Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Basta ya con las noticias falsas sobre el secuestro de Moro, un grupo de historiadores escribe una carta abierta contra las conspiraciónes

Varios medios insisten en proponer de nuevo a sus lectores falsos misterios y recurrentes fantasías de conspiración sobre el secuestro de Aldo Moro. Ocuriò tambièn en el manifiesto el pasado 2 de agosto.​ Con motivo del cuadragésimo aniversario de la masacre de Bolonia, un artículo de Tommaso di Francesco y un discurso de Saverio Ferrari hacen referencia al tema, aunque no tenga nada que ver con el tema abordado.​ Nos referimos, en particular, al siguiente pasaje «… Catracchia, el administrador de la cuenta del Sisde de los edificios en via Gradoli, donde en el número 96 estaba el antro de las Brigadas Rojas alquilado por el ingeniero Borghi, alias Mario Moretti, donde Aldo Moro estuvo inicialmente preso».
Es una afirmación sin fundamento que lleva al lector a creer que haya un vínculo oculto entre el Sisde y las Brigadas Rojas: un vínculo, en realidad, siempre negado por las investigaciones historiográficas y por los hallazgos procesales.​ Por lo contrario, la actividad judicial y las distintas comisiones de investigación determinaron que el Honorable​ Moro nunca ha estado secuestrado en las instalaciones de via Gradoli, que en cambio sirvió como base para dos brigadistas, Mario Moretti y Barbara Balzerani.​ La última Comisión Parlamentaria de Investigación sobre el caso Moro incluso llevó a cabo una investigación de DNA sobre los hallazgos secuestrados en el apartamento de via Gradoli, señalando la ausencia de rastros genéticos atribuibles a Aldo Moro.
Con respecto al episodio del alquiler en via Gradoli, hay que decir que han surgido unas claras evidencias en mas de una Corte de Assise.​ Parece correcto señalarlas, las enumeramos en estas pocas líneas:

  1. El ingeniero Borghi / Moretti alquiló el local en via Gradoli 96 siguiendo un anuncio normal en diciembre de 1975;
  2. Los propietarios eran Giancarlo Ferrero y Luciana Bozzi, propietarios del apartamento de la escritura en fecha 01/07/1974;
  3. Se constata que se trató de una transacción entre particulares, sin involucrar a la figura del administrador;
  4. El Sisde, el nuevo servicio secreto civil, fue creado en 1977, es decir, dos años después de la firma del contrato de arrendamiento de la base de las Brigadas Rojas.
  5. Es evidente que el contrato de arrendamiento entre las Brigadas Rojas y los cónyuges Ferrero no podía, por lo tanto, involucrarse con el Sisde, que en aquel entonces no existía.
  6. También hay que recordar que, como se sabe, la base de las Brigadas Rojas en via Gradoli 96 dejó de ser un “antro” en 1978, precisamente durante el secuestro de Moro.
  7. Para evitar contigüidades desmotivadas y engañosas, se debe enfatizar que la base de los Nar (formación neofascista) estaba en cambio en el número 65 en via Gradoli y en cualquier caso su estancia se remonta al1981. Otro extremista de derecha había vivido en via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli de Tercera posición (formación neofascista), pero en 1986, muchos años después de los hechos en cuestión.​ En aras de la exhaustividad de los documentos, en todo caso conviene precisar que no se trataba de la misma habitación que ocupaban en ese momento las Brigadas Rojas. Finalmente, parece que no fue el administrador Catracchia, sino otro extremista de derecha, hijo de un magistrado de Casación que alquiló el estudio a Tomaselli: Andrea Insabato, propietario del pequeño apartamento y, además, futuro terrorrista en la sede del Manifiesto en diciembre del 2000.
  8. De toda forma las tres empresas inmobiliarias, propietarias de unos appartamentos presentes en los dos edificios del numero 96, han sido creadas antes del nacimiento del Sisde, por esa razon, no podian ser una emanación.
  9. En particular, estàn en las actas las propiedades inmobiliarias de Vincenzo Parisi, en 1978 comisario de Grosseto, desde 1980 en plantilla en el Sisde (del que se convierte en director en 1984) y en 1987 jefe de policía.
  10. La intensa actividad inmobiliaria del gerente de Parisi, con los apartamentos propiedad de sus hijas María Rosaria y Daniela, no parece recordar misterios ocultos.​ En todo caso, existen hechos notariales sobre el número 75 que se producen por primera vez un año y medio después del secuestro de Moro, mientras que los posteriores, relacionados con el número 96, se producen a mediados de los años 80: cuatro y nueve años después de la firma del 1975 contrato de arrendamiento por las Brigadas Rojas.
  11. En lo que respecta al edificio de via Gradoli, estas fechas no suelen ser comunicadas a los lectores.​ Por otro lado, en esta como en muchas otras ocasiones, la precisión de los tiempos cronológicos es necesaria para una interpretación ponderada de los hechos inspirada al método histórico.​ Un correcto análisis de los tiempos, las fuentes y el vínculo causa-efecto niega rotundamente cualquier posible participación de entidades no imputables a la lucha armada emprendida por las Brigadas Rojas en el lejano 1970. Por eso denunciamos el incumplimiento de los criterios más elementales de verdad y lógica en la reconstrucción. de hechos y circunstancias, una degeneración particularmente grave de y en la prensa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 de agosto de 2020 (actualizado el 1 de octubre 2020)

Versión original https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Quiénes son los 60 signatarios de la carta:
El discurso fue preparado por un gran grupo de historiadores y expertos, que durante mucho tiempo han estado involucrados en estudios históricamente relevantes sobre las Brigadas Rojas y otras formaciones de combate, más generalmente sobre los movimientos subversivos de la década de 1970. Aquí hay una breve información.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Basta fake news sul sequestro Moro, un gruppo di storici scrive una lettera aperta contro le dietrologie

Non se ne può più delle dietrologie sul sequestro Moro, di narrazioni complottiste costruite in spregio dei più elementari criteri logici, prive di correlazioni, del rispetto della cronologia, della verifica delle fonti, di de relato che mettono in bocca a defunti le affermazioni più improbabili e che ovviamente nessuno può confermare o smentire. Un gruppo di storici e studiosi, con origini, percorsi e orizzonti diversi, hanno detto basta. In una lettera aperta invitano la comunità degli studiosi e il mondo della comunicazione a non avallare più simili approcci e ripristinare il rispetto del metodo storiografico. La lettera aperta prende avvio dai numerosi resoconti giornalistici apparsi in occasione del quarantennale della strage di Bologna e nei quali, in forma diretta o allusiva, si costruiva un nesso abusivo tra la bomba alla stazione e la vicenda Moro

Diversi organi di stampa insistono nel riproporre ai loro lettori finti misteri e ricorrenti fantasie di complotto sul sequestro di Aldo Moro. È successo anche sul Manifesto del 2 agosto. In occasione del quarantennale della strage di Bologna, un articolo di Tommaso di Francesco e un intervento di Saverio Ferrari richiamano l’argomento, benché nulla c’entri con il tema affrontato. Ci riferiamo, in particolare, al seguente passaggio «… Catracchia, l’amministratore per conto del Sisde delle palazzine di via Gradoli, dove al civico 96 si trovava il covo Br affittato dall’ingegner Borghi, alias Mario Moretti, dove Aldo Moro fu inizialmente tenuto prigioniero».
È un’affermazione priva di fondamento che induce il lettore a credere accertato un legame occulto tra il Sisde e le Br: legame, in realtà, sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali. Al contrario, l’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che l’on. Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani. L’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro.
In ordine all’episodio dell’affitto di via Gradoli, c’è da dire che in più Corti di Assise sono emerse chiare evidenze. Ci sembra doveroso segnalarle, le elenchiamo in queste poche righe:

  1. L’ingegner Borghi/Moretti ha affittato i locali di via Gradoli 96 a seguito di normale annuncio pubblicitario nel dicembre del 1975;
  2. I locatori erano i signori Giancarlo Ferrerò e Luciana Bozzi, proprietari dell’appartamento dal rogito avvenuto in data 01/07/1974;
  3. È accertato che si è trattato di una transazione tra privati, senza coinvolgere la figura dell’amministratore;
  4. Il Sisde, il nuovo servizio segreto civile, è stato creato nel 1977, cioè due anni dopo la stipula del contratto di affitto per la base brigatista.
  5. È evidente che il contratto d’affitto tra brigatisti e coniugi Ferrerò non poteva perciò essere implicato con il Sisde, del resto inesistente in quel momento.
  6. Occorre peraltro ricordare che, com’è noto, la base Br di via Gradoli 96 ha cessato di essere “un covo” nel 1978, proprio durante il sequestro Moro.
  7. Per evitare contiguità immotivate e fuorvianti, va sottolineato che la base dei Nar era invece al civico 65 di via Gradoli e comunque il loro soggiorno risale al 1981. Un altro estremista di destra aveva in realtà abitato in via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli di Terza Posizione – ma nel 1986, cioè molti anni dopo i fatti in oggetto. Per completezza documentale, va comunque precisato che non si trattava dello stesso vano occupato a suo tempo dalle Br. Infine, risulta che ad affittare il monolocale al Tomaselli non sia stato l’amministratore Catracchia ma un altro estremista di destra figlio di un magistrato di Cassazione: Andrea Insabato, proprietario del piccolo appartamento e peraltro futuro attentatore alla sede del Manifesto nel dicembre 2000.
  8. In ogni caso le tre società immobiliari, proprietarie di alcuni degli appartamenti presenti nelle due palazzine del civico 96, sono state tutte create prima della nascita del Sisde, dunque non ne potevano essere un’emanazione.
  9. In particolare, sono agli atti le proprietà immobiliari di Vincenzo Parisi, nel 1978 questore di Grosseto, dal 1980 in organico al Sisde (di cui diventa direttore nel 1984) e nel 1987 capo della Polizia.
  10. L’intensa attività immobiliarista del dirigente Parisi, con gli appartamenti intestati alle figlie Maria Rosaria e Daniela, non sembra richiamare reconditi misteri. Ad ogni buon conto, sono fatti notarili riguardanti il civico 75 che ricorrono una prima volta un anno e mezzo dopo il rapimento Moro mentre i successivi, inerenti al civico 96, avvengono oltre la metà degli anni 80: quattro e nove anni dopo la stipula del contratto di affitto del 1975 da parte delle Brigate Rosse.
  11. Quando si tratta dell’immobile di via Gradoli queste date abitualmente non vengono segnalate ai lettori. E invece, in questa come in molte altre occasioni, la precisione sui tempi cronologici è necessaria per un’interpretazione ponderata dei fatti ispirata al metodo storico. Un’analisi corretta dei tempi, delle fonti e del nesso causa-effetto smentisce seccamente ogni possibile coinvolgimento di entità non riconducibili alla lotta armata intrapresa dalle Br nel lontano 1970. Denunciamo pertanto il mancato rispetto dei più elementari criteri di verità e di logica nella ricostruzione di eventi e circostanze, una degenerazione particolarmente grave della e nella stampa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 agosto 2020 (aggiornato il 1 ottobre 2020)

La versione inglese della lettera (https://insorgenze.net/2020/10/02/enough-with-the-conspiracy-theories-and-fake-news-on-the-moro-kidnapping-historians-and-scholars-join-forces-in-an-open-letter/)

Chi sono i 59 firmatari della lettera:
L’intervento è stato elaborato da un nutrito gruppo di storici e di esperti, da tempo impegnati in studi di rilevanza storica sulle Brigate Rosse e sulle altre formazioni combattenti, più in generale sui movimenti sovversivi degli anni Settanta. Ecco alcune informazioni sintetiche.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis PowersV-1 Carrying Capital Ship(Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.
Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Lo Stato voyeur. Il controllo sociale nella società neoliberale

La giungla delle banche dati e le schedature di massa in Francia

Paolo Persichetti
LiberazioneQueer 5 ottobre 2008

Edvige, Cristina, Ariane, Eloi, nomi di donna dietro i quali non si nascondono i corpi di suadenti fanciulle ma il ghigno gelido del Grande fratello. Edvige infatti è l’acronimo di Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale (utilizzo documentale e valorizzazione dell’informazione generale). Questo perché in Francia da un po’ di tempo è invalsa la moda d’indicare con dei nominativi femminili i nuovi sistemi di schedatura di massa messi in piedi dalle forze di polizia e dai servizi di sicurezza.
Istituito con un decreto del governo apparso il 1 luglio scorso, forse contando sulla speranza che il clima estivo fosse sufficiente per distrarre l’opinione pubblica, Edvige è il risultato della riorganizzazione dei Servizi di sicurezza francesi. Nato dalla fusione delle schedature portate in eredità dai vecchi Renseignements généraux (Rg), circa 2,5 milioni di persone trattate, una sorta di Digos nostrana ma solo con funzioni informative senza mandato di polizia giudiziaria, e quelle realizzate dalla Dst (Direzione della sorveglianza del territorio, l’equivalente della nostra Aisi, Agenzia d’informazione e sicurezza interna, l’ex Sisde).
La nuova banca dati conterrà «dati a carattere personale» riguardanti «persone fisiche a partire dall’età di 13 anni», stato civile, indirizzi fisici, numeri di telefono e recapiti elettronici, oltre che «i segni particolari e oggettivi, fotografie e comportamenti» anche di natura sessuale, religiosa oltre che le opinioni politiche, filosofiche. Le informazioni raccolte saranno «relative a individui, gruppi, organizzazioni e persone morali che, a seguito della loro attività individuale o collettiva, siano suscettibili di mettere in pericolo l’ordine pubblico», di persone o gruppi che «hanno sollecitato, esercitato o esercitano un mandato politico, sindacale o economico» o ancora «che giocano un ruolo istituzionale, economico, sociale o religioso significativo» a condizione che «queste informazioni siano necessarie al governo a ai suoi rappresentanti per l’esercizio delle loro responsabilità». In sostanza vengono monitorate alla stessa maniera attività garantite dalla costituzione e comportamenti considerati un rischio per la sicurezza pubblica. Come se non bastasse, la raccolta delle informazioni non risparmia nemmeno «i dati relativi all’ambiente circostante la persona» schedata, le sue relazioni dirette, attuali e passate, familiari, amici, colleghi di lavoro, relazioni sentimentali, extraconiugali, nonché «informazioni fiscali e patrimoniali» finalizzate a «informare il governo e i rappresentanti dello Stato (prefetti) nei dipartimenti e negli enti locali».
L’annuncio della creazione di questa nuova banca dati ha però immediatamente provocato la rivolta delle associazioni che si occupano della tutela dei diritti e delle libertà pubbliche. Indignazione che si è immediatamente generalizzata raccogliendo l’adesione di centinaia di altri collettivi, sindacati, partiti e cittadini che si sono organizzati in un comitato: “No a Edvige”. Fino ad oggi hanno aderito alla mobilitazione lanciata sul web almeno 840 strutture, mentre 150 mila sono i cittadini che hanno firmato l’appello nel quale si chiede di «ritirare il decreto che autorizza la banca dati» e si denuncia «la creazione di un livello di sorveglianza dei cittadini assolutamente sproporzionato e incompatibile con una concezione dello Stato di diritto». In particolare si sottolinea come i dati raccolti consentono di ricavare informazioni relative alle origini etniche, alla salute e alla vita sessuale, alle convinzioni politiche, gli orientamenti culturali, ideologici o religiosi delle persone con i rischi di discriminazione presente e futura che tutto ciò comporta di fronte a possibili derive. La schedatura sistematica e generalizzata a partire dall’età di 13 anni crea un potente strumento di controllo sociale che istituisce nuove categorie di classi pericolose e ripristina le vecchie teorie della tipologia d’autore. «Prendiamo l’esempio di un liceale – ha spiegato Hélène Franco, del Syndicat de la magistrature (sinistra garantista della magistratura) – questo minore se ha più di 13 anni e fa del sindacalismo liceale potrà essere schedato due volte. In una prima circostanza come attivista sindacale e poi se partecipa a una manifestazione nel corso della quale verranno realizzate delle scritte sulle mura del Rettorato, anche se realizzate da altri. Cinque anni dopo se questo giovane si presenterà ad un concorso nel pubblico impiego si vedrà rinfacciare queste informazioni e vedrà il suo lavoro sfumare». Didier Gournet, del sindacato Cfdt, ricorda che «in milioni d’imprese i sara una schedatura dei delegati sindacali e dei militanti, grazie a Edvige. Non è un caso se il padronato non ha fatto sentire la sua voce su questa vicenda».
Insediatosi alla presidenza della repubblica dopo una durissima battaglia politica interna al suo stesso partito, l’Ump, che lo aveva visto vittima di una macchinazione nell’affare Clearstream (una storia di tangenti e casse nere depositate in conti bancari esteri), innescato proprio da una segnalazione in cui erano coinvolti i Renseignements généraux, Nicolas Sarkozy ha voluto mettere fine all’anomalia tutta francese rappresentata dalla presenza di un servizio informazioni della polizia, separato e concorrente con i Servizi di sicurezza, e che a sua volta comprendeva una specifica sezione alle dipendenze della prefettura di Parigi (un vero servizio informazioni all’interno del servizio informazioni), praticamente sotto il diretto controllo dei governi in carica e vero e proprio strumento di lotta politica “sporca”. Questa superfetazione di organismi d’intelligence, oltre a dilettare gli scrittori dei romanzi polizieschi d’Oltralpe è stata causa negli anni di continue guerre, colpi bassi e sgambetti che le varie strutture d’informazione concorrenti legate a cordate politiche e potentati di turno si lanciavano reciprocamente.
A seguito dell’intero riordino del comparto sicurezza, le competenze del settore degli Rg che si occupavano d’«informazione generale» e operavano alla luce del sole («en milieu ouvert») nell’ambito delle manifestazioni pubbliche e dei movimenti sociali (resoconto delle manifestazioni di piazza, numero dei partecipanti e caratteristiche politico-ideologiche, analisi e informazioni sulle violenze urbane, dei gruppi extra-parlamentari, analisi e informazione sui conflitti sociali e sindacali, un tempo persino sulle forze politiche parlamentari) è stata trasferita, insieme al suo personale, alle dipendenze della Direzione centrale della sicurezza pubblica, in pratica la polizia classica dei commissariati o più esattamente ad una nuova sottodirezione dell’informazione generale (Sdig). La parte restante, incaricata di missioni sotto copertura (operante «en milieu fermé»), osservazione e infiltrazione nell’ambito della lotta antiterrorista e per la difesa degli interessi fondamentali dello Stato, è entrata a far parte della Direzione centrale della sicurezza interna.
Questa riforma dei servizi ha dato però luogo a una proliferazione ulteriore dei sistemi di trattamento automatico dei dati sensibili. Si sono moltiplicate così le schedature informatiche. Se Edvige è la nuova banca dati della polizia, la misteriosa Cristina raccoglie le schedature dei servizi d’intelligence interni. Informazioni classificate segreto di Stato e di cui non si conosce l’entità. Il Cnil, la Commission nationale d’informatique et des libertés, cioè l’agenzia francese di controllo in materia di protezione dei dati personali, un equivalente ma con molti più mezzi della nostra autorità garante dei dati personali, ha potuto solo accertare che nel 2005 questa banca dati è stata consultata almeno un milione di volte.
Ad essi si accostano lo Stic, il sistema di trattamento delle infrazioni constatate, un immenso schedario d’informazioni giudiziarie raccolto in base alla informatizzazione dei processi verbali e delle procedure giuridiche attivate nel corso d’indagini di polizia giudiziaria (cosa assolutamente diversa dal casellario giudiziario dove risultano iscritte unicamente le condanne definitive). All’inizio del 2006 lo Stic recensiva l’identità di 22,5 milioni di vittime di reati e infrazioni e 4,75 milioni di schede riguardanti persone coinvolte in varia misura nelle indagini, sulla base di «indizi gravi e concordanti». Nel 2005 questo sistema aveva contato 12 milioni di consultazioni. Secondo le informazioni fornite dal Cnil i dati degli autori, o supposti tali, dei reati restano in memoria per 20 anni (5 per i minori). La durata di conservazione delle informazioni sulle vittime invece è di 15. Superati questi termini un sistema di cancellazione automatica dovrebbe distruggere le informazioni raccolte. Nella realtà le cose sono molto diverse e il riflesso questurino di conservare ogni informazione prevale anche sulla legge. Solo sotto pressione dell’agenzia di controllo, nel 2004 il ministero degli Interni francese ha proceduto alla distruzione di 1.241.742 schede personali, conservate oltre i termini di legge. Diversi ricorsi patrocinati sempre dal Cnil hanno dato luogo ad ulteriori cancellazioni di schede riguardanti cittadini che si erano visti rifiutare il lavoro a causa delle informazioni presenti nella banca dati. Il Judex invece è l’altro mastodontico schedario utilizzato dalla gendarmerie, i carabinieri francesi. Realizzato con modalità analoghe allo Stic, raccoglie 2,8 milioni di schede su persone implicate in indagini e più di 8 milioni di dati contenuti in procedure giudiziarie (inchieste, processi verbali, multe…). Questi due sistemi verranno prossimamente raccolti all’interno di una unica banca dati che prenderà l’incantevole nome di Ariane.
La lista delle banche dati prosegue elencando il Faed (banca dati automatizzata delle impronte digitali) contenente all’agosto 2006 le impronte di circa 2,4 milioni di persone. Il Fnaeg (banca dati automatizzata delle impronte genetiche) che raccoglieva nel 2007 circa 615 mila prelevamenti individuali. Nel caso di condanne definitive l’impronta può essere conservata per 40 anni; 25 per le persone coinvolte nelle indagini ma scagionate. I criteri della schedatura oltre alla regola della colpa accertata processualmente accludono anche quello del sospetto che non viene meno neanche di fronte all’errore giudiziario.
Dal 1982, poi, è stato istituito il Fit, la banca dati automatizzata sul terrorismo, “legalizzata” però soltanto nel 1991. Anche questo sistema di schedatura non si ispira a responsabilità processuali accertate ma al semplice criterio del sospetto nei confronti di tutti coloro ritenuti dai servizi di polizia e intelligence «in grado di mettere a rischio la sicurezza dello Stato o la sicurezza pubblica». Nonostante si tratti di un’aperta violazione dei principi costituzionali, in questa banca dati vengono raccolte informazioni inerenti alle attività politiche e sindacali o alle opinioni filosofiche e religiose della persona recensita.
L’Fpr è invece la banca dati che raccoglie i nominativi e le informazioni utili alla cattura delle persone ricercate (per l’esecuzione di condanne) o per ragioni amministrative (divieto d’entrata nel territorio, espulsioni, violazioni fiscali) o al ritrovamento di quelle scomparse. Nel gennaio 2006 contava 357 mila schede personali. Il Fjais è invece la banca dati che raccoglie informazioni sugli autori d’infrazioni sessuali. Nel luglio 2006 raccoglieva 32 mila dossier.
Il Sis è il sistema di banca dati integrata Schengen, comune a tutti i paesi membri dell’Unione europea. Nel giugno 2003 contava 1,3 milioni informazioni sulle persone. Potremmo continuare ancora perché esistono banche dati persino sui cittadini nati fuori dal territorio nazionale (Fpne), circa 7 milioni di schede individuali, o sui libretti di circolazione rilasciati a persone senza domicilio né residenza fissi (almeno 168 mila schede).
La creazione della nuova banca dati Edvige ha attirato l’attenzione sulla giungla delle schedature che realizzano un monitoraggio permanente dei gusti, dei comportamenti, delle opinioni e delle relazioni dei cittadini. Un delirio del controllo che risponde ad una logica del sospetto diffuso, della paura epidemica, e mira all’edificazione di una società disciplinare che i nuovi strumenti del panoptismo informatico consentono di realizzare.
A fronte di un avanzamento tecnologico inarrestabile ma che, come sempre nella storia del progresso tecnico-scientifico, porta con sé una ambivalenza costitutiva, una biforcazione verso una maggiore libertà, in questo caso nella comunicazione, nella rapidità, nella creatività, ma al tempo stesso apre la via al baratro di un controllo, di una tracciabilità senza precedenti che può annullare alla radice la stessa libertà, può la semplice rivendicazione della verifica democratica, della trasparenza sociale, supplire ai rischi di un uso distorto della nuova tecnologia informatica? Non occorre, forse, aprire un contenzioso politico-sociale che imponga di non fare più uso di queste forme tecnologiche nel campo del controllo sociale?

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Francia, la nuova banca dati che scheda le minoranze etniche non sedentarizzate