Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Basta ya con las noticias falsas sobre el secuestro de Moro, un grupo de historiadores escribe una carta abierta contra las conspiraciónes

Varios medios insisten en proponer de nuevo a sus lectores falsos misterios y recurrentes fantasías de conspiración sobre el secuestro de Aldo Moro. Ocuriò tambièn en el manifiesto el pasado 2 de agosto.​ Con motivo del cuadragésimo aniversario de la masacre de Bolonia, un artículo de Tommaso di Francesco y un discurso de Saverio Ferrari hacen referencia al tema, aunque no tenga nada que ver con el tema abordado.​ Nos referimos, en particular, al siguiente pasaje «… Catracchia, el administrador de la cuenta del Sisde de los edificios en via Gradoli, donde en el número 96 estaba el antro de las Brigadas Rojas alquilado por el ingeniero Borghi, alias Mario Moretti, donde Aldo Moro estuvo inicialmente preso».
Es una afirmación sin fundamento que lleva al lector a creer que haya un vínculo oculto entre el Sisde y las Brigadas Rojas: un vínculo, en realidad, siempre negado por las investigaciones historiográficas y por los hallazgos procesales.​ Por lo contrario, la actividad judicial y las distintas comisiones de investigación determinaron que el Honorable​ Moro nunca ha estado secuestrado en las instalaciones de via Gradoli, que en cambio sirvió como base para dos brigadistas, Mario Moretti y Barbara Balzerani.​ La última Comisión Parlamentaria de Investigación sobre el caso Moro incluso llevó a cabo una investigación de DNA sobre los hallazgos secuestrados en el apartamento de via Gradoli, señalando la ausencia de rastros genéticos atribuibles a Aldo Moro.
Con respecto al episodio del alquiler en via Gradoli, hay que decir que han surgido unas claras evidencias en mas de una Corte de Assise.​ Parece correcto señalarlas, las enumeramos en estas pocas líneas:

  1. El ingeniero Borghi / Moretti alquiló el local en via Gradoli 96 siguiendo un anuncio normal en diciembre de 1975;
  2. Los propietarios eran Giancarlo Ferrero y Luciana Bozzi, propietarios del apartamento de la escritura en fecha 01/07/1974;
  3. Se constata que se trató de una transacción entre particulares, sin involucrar a la figura del administrador;
  4. El Sisde, el nuevo servicio secreto civil, fue creado en 1977, es decir, dos años después de la firma del contrato de arrendamiento de la base de las Brigadas Rojas.
  5. Es evidente que el contrato de arrendamiento entre las Brigadas Rojas y los cónyuges Ferrero no podía, por lo tanto, involucrarse con el Sisde, que en aquel entonces no existía.
  6. También hay que recordar que, como se sabe, la base de las Brigadas Rojas en via Gradoli 96 dejó de ser un “antro” en 1978, precisamente durante el secuestro de Moro.
  7. Para evitar contigüidades desmotivadas y engañosas, se debe enfatizar que la base de los Nar (formación neofascista) estaba en cambio en el número 65 en via Gradoli y en cualquier caso su estancia se remonta al1981. Otro extremista de derecha había vivido en via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli de Tercera posición (formación neofascista), pero en 1986, muchos años después de los hechos en cuestión.​ En aras de la exhaustividad de los documentos, en todo caso conviene precisar que no se trataba de la misma habitación que ocupaban en ese momento las Brigadas Rojas. Finalmente, parece que no fue el administrador Catracchia, sino otro extremista de derecha, hijo de un magistrado de Casación que alquiló el estudio a Tomaselli: Andrea Insabato, propietario del pequeño apartamento y, además, futuro terrorrista en la sede del Manifiesto en diciembre del 2000.
  8. De toda forma las tres empresas inmobiliarias, propietarias de unos appartamentos presentes en los dos edificios del numero 96, han sido creadas antes del nacimiento del Sisde, por esa razon, no podian ser una emanación.
  9. En particular, estàn en las actas las propiedades inmobiliarias de Vincenzo Parisi, en 1978 comisario de Grosseto, desde 1980 en plantilla en el Sisde (del que se convierte en director en 1984) y en 1987 jefe de policía.
  10. La intensa actividad inmobiliaria del gerente de Parisi, con los apartamentos propiedad de sus hijas María Rosaria y Daniela, no parece recordar misterios ocultos.​ En todo caso, existen hechos notariales sobre el número 75 que se producen por primera vez un año y medio después del secuestro de Moro, mientras que los posteriores, relacionados con el número 96, se producen a mediados de los años 80: cuatro y nueve años después de la firma del 1975 contrato de arrendamiento por las Brigadas Rojas.
  11. En lo que respecta al edificio de via Gradoli, estas fechas no suelen ser comunicadas a los lectores.​ Por otro lado, en esta como en muchas otras ocasiones, la precisión de los tiempos cronológicos es necesaria para una interpretación ponderada de los hechos inspirada al método histórico.​ Un correcto análisis de los tiempos, las fuentes y el vínculo causa-efecto niega rotundamente cualquier posible participación de entidades no imputables a la lucha armada emprendida por las Brigadas Rojas en el lejano 1970. Por eso denunciamos el incumplimiento de los criterios más elementales de verdad y lógica en la reconstrucción. de hechos y circunstancias, una degeneración particularmente grave de y en la prensa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 de agosto de 2020 (actualizado el 1 de octubre 2020)

Versión original https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Quiénes son los 60 signatarios de la carta:
El discurso fue preparado por un gran grupo de historiadores y expertos, que durante mucho tiempo han estado involucrados en estudios históricamente relevantes sobre las Brigadas Rojas y otras formaciones de combate, más generalmente sobre los movimientos subversivos de la década de 1970. Aquí hay una breve información.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Stop conspiracy theories and fake news on the Moro kidnapping, historians and scholars sign an open letter and challenge the dominant narrative

Public authorities, istitutional parties and media insist on perpetuating fake mysteries and recurring conspiracy theories about the kidnapping of Aldo Moro [President of Christian democracy]. According to this narrative, the kidnapping of Moro was etero-directed by the C.I.A. and carried out thanks to their support. The craziest insinuation, never proved but repeated all over the places including popular films with Hollywood actors, concerned one of the leading members of the Red Brigades, Mario Moretti (arrested in 1981 and still in jail), being a C.I.A. agent in disguise. Long time has passed since then. Nevertheless, the misinformation campaign has been so successful as to become the authoritative narrative concerning those years, acritically accepted even by left-wing newspapers. The open letter concentrate on fake news concerning the base in which Moro was held prisoner

Several media and newspapers keep suggesting that there are still unsolved mysteries about the kidnapping of Aldo Moro [president of Christian democracy]. The most recent example is the issue of manifesto of last 2 August, which came out on the fortieth anniversary of the Bologna Station bombing, attribuited by the judiciary to the NAR, a neo fascist group. An article by Tommaso di Francesco and a talk by Saverio Ferrari hinted at the Moro kidnapping, although it has, little to do with the addressed topic. We refer, in particular, to the following passage «… Catracchia, the administrator on behalf of the Sisde of the buildings in via Gradoli on behalf of the Sisde [Democratic security information service, the civilian secret service], the very same street hosting, at street number 96, the where at number 96 there was the Red Brigade’s den which was rented by the engineer Borghi, alias Mario Moretti, where Aldo Moro was initially held prisoner».
This last unsubstantiated claim may lead readers to believe that there was some secret connection between SISDE and the Red Brigades. As a matter of fact, however, both historiographical research and trial findings reached the conclusion that there was no such connection: Moro had never been detained in the apartment located in via Gradoli, which was merely the base used by the Red Brigades members Mario Moretti and Barbara Balzarani, as several Inquiry Committees appointed by Parliament in order to investigate the Moro case also have acknowledged. In particular, a DNA analysis commissioned by the most recent Inquiry Committee on the objects found in the Via Gradoli apartment rules out genetic traces attributable to Aldo Moro.
As concerns the renting of the Via Gradoli apartment, we can therefore make the following points based on the evidence assessed through the various trials relating to the case:

  1. Engineer Borghi/Moretti found the apartmen in via Gradoli 96 simply through an advertisement in December 1975;
  2. The owners were Giancarlo Ferrero and his wife Luciana Bozzi, who had bought the apartment on 1/07/1974;
  3. The lease agreement was a transaction between individuals, with no involvement whatsoever of any administrator or other third-party;
  4. SISDE, the recently formed Secret Service answering to the Ministery of Internal affairs, started its activities in 1977, that is, two years after Moretti, on behalf of the Red Brigades, signed the lease agreement;
  5. SISDE could not therefore have been involved in the lease agreement between Moretti/Borghi and the Ferrero family;
  6. The Brigades Rouges stopped using that apartment as a base as early as 1978, precisely during the period of Moro detention.
  7. To avoid ungrounded and misleading associations, we highlight that the Nar (a neofascist group) headquarter was at number 65 in via Gradoli, and the occupancydates back to 1981. It is true that another right-wing extremist, Enrico Tomaselli, a member of Terza Posizione, used the apartment in via Gradoli 96, but he started using it as late as 1986, that is, many years after the facts we are considering. For the sake of completeness, it should be noted that the apartment Tomaselli used was not the same used by the Red Brigades years before. Finally, Tomaselli rented that flat not from Catracchia, but from another right-wing extremist, Andrea Insabato, the son of a Supreme Court judge and the perpetrator of the bombing of the manifesto building years later in December 2000.
  8. The three real estate companies that own some of the apartements in the two buildings at number 96 of via Gradoli were created before the birth of the Sisde therefore they could not be an emanation for this Service.
  9. All records concerning of the real estate properties of Vincenzo Parisi, who was appointed Police Chief of Grosseto in 1978 and who started working for SISDE in 1980 (of which he became Director in 1984), are available.
  10. The busy rental business that Parisi ran at the apartments registered in the names of his daughters Maria Rosaria and Daniela does not entail any mystery lying behind it, and, in any case, the earliest leasing contract concerning these apartments postdates the Moro kidnapping by one and half years, while Moretti/Borghi had signed the lease contract as far back as 1975, that is, four years earlier.
  11. In most accounts of the rental of the via Gradoli apartment, these chronological facts are simply ignored. However, on this as on many other topics, chronological accuracy is essential in order to arrive at a weighted and methodologically sound evaluation of the facts. A correct analysis of the dates, the sources and the cause-effect relations rules out any involvement of other entities external to the Red Brigades in the armed struggle which they had undertaken as early as 1970. We therefore reject the dominant narrative in the Italian press concerning these events and circumstances for both failing to meet the most elementary standards of truth and for defying logic: an example of how not to do journalism.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Rome, August 12 2020 (updated October 1st 2020)

Original version https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono:
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Via Gradoli, comitato anti fake su Moro: 51 storici firmano contro ‘complottismo’

In meno di un mese i firmatari «contro la dietrologia» sul sequestro Moro sono più che raddoppiati. A quei 23 tra storici, ricercatori, studiosi indipendenti e giornalisti che lo scorso 17 agosto avevano reso noto il loro circostanziato dissenso «sulle fantasie di complotto» (in modo particolare sulla vicenda di via Gradoli), si sono aggiunti altri 28 analoghi firmatari e portato a 51 il numero totale (qui il testo della lettera).
L’obiettivo è «spazzare via una volta per tutte la ‘fake news’ che vuole esistente un legame occulto tra il Sisde e le Br»: legame, in realtà, «sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali», si spiega nel documento. «L’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani», scrivono i firmatari, sottolineando che «l’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro».
«Dal punto di vista culturale, e politico, mi sembra che il nostro pacatissimo intervento sia stato un fatto significativo», commenta lo storico Marco Clementi, uno dei primi a sottoscrivere il documento. «È stata una presa di posizione rilevante per molti motivi, mi limito a citarne uno: richiama tutti, ma proprio tutti, a misurarsi con il principio di realtà e per esempio con la cronologia dei fatti. In breve, è la rivincita del punto di vista storico sulle dietrologie raffazzonate che hanno mistificato le narrazioni successive al sequestro».
I firmatari sono storici universitari, ricercatori indipendenti, giornalisti dedicati al tema. Molti tra loro hanno pubblicato saggi di ricostruzione sulla lotta armata e più in generale sui bellicosi anni Settanta. E ci sono anche studiosi stranieri, come Richard Drake, professore di storia alla University of Montana, autore di “Il caso Aldo Moro” (Tropea). Da segnalare le firme di Monica Galfrè e Massimo Scavino e di autori come Aldo Grandi e Massimiliano Griner, mentre si preannunciano altre firme che potrebbero ulteriormente ampliare il numero.
«Tanto da rendere esplicito – spiega Matteo Albanese, ricercatore presso l’università di Padova – un bisogno ormai diffuso: quello di processare criticamente le tante congetture, amplificate da molta e disattenta stampa come verità acquisite. Vere e proprie fake news, diciamolo. Stiamo ragionando sull’opportunità di intervenire più spesso, se e quando necessario».

Ai precedenti 23 firmatari (Matteo Antonio Albanese, Gianremo Armeni, Andrea Brazzoduro, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Silvia De Bernardinis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Eros Francescangeli, Mario Gamba, Marco Grispigni, Davide F. Jabes, Nicola Lofoco, Carla Mosca, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Francesco Pota, Nicola Rao, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Giuliano Spazzali, Davide Steccanella, Ugo Maria Tassinari) si sono aggiunti altri 27 tra storici e ricercatori.

Ecco i nuovi firmatari: Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale; Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder; Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur; Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali; Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova; Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento; Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”; Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze; Aldo Grandi, giornalista e saggista; Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico; Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes e ricercatore indipendente; Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino; Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi; Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Prunetti, scrittore e traduttore; Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo; Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina e direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba; Marco Scavino, ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino; Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.

Dietrologie e complottismi sono la versione aggiornata del nuovo negazionismo storiografico

In un articolo apparso sul manifesto del 9 settembre 2020, Marco Rovelli, sostiene che vi sia una fondamentale differenza nella cultura del sospetto che anima gli attuali negazionismi complottisti sul covid, no vax ecc… e la cosiddetta «controinformazione applicata su piani spazio temporali specifici»: strategia della tensione, rapimento Moro, trattativa Stato-mafia (leggi qui).
In realtà esistono decisive affinità tra i due modelli di negazionismo: il primo scientifico, l’altro storiografico. Il dispositivo cognitivo è lo stesso e le tecniche narrative analoghe: false correlazioni, approssimazioni, de relato di pentiti spesso attribuiti a defunti, spregio della cronologia e molto altro condito da un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. La questione per altro è stata paradossalmente posta proprio al manifesto da un gruppo di storici e ricercatori per quanto era stato scritto sui rapporti tra Br-Sisde in via Gradoli su alcuni articoli apparsi il 2 agosto 2020 (leggi qui e qui) in occasione del quarantennale della strage di Bologna (La lettera degli storici e ricercatori contro fake news, dietrologie e complotti nella vicenda Moro)
In passato mi è capitato di sostenere che si tratta del confronto tra due paradigmi contrapposti: uno galileiano e l’altro orweliano. Dietro la pretesa di svolgere «controinformazione» c’è in realtà un processo cognitivo che ha introiettato una sorta di culto ossessivo dei poteri occulti, dei poteri invisibili. Si tratta di una degenerazione delle vecchie teorie delle élites, che almeno avevano un fondamento nelle matrici sociali ed economiche di società oligarchiche. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, dal nascosto fino all’esoterico, piuttosto che tentare di andare alla radice, scavare, scarnificare, approfondire, scendere al fondo delle cose, fare l’anatomia della società, come scriveva Marx, non l’alchimia, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri». Una visione che ricorda terribilmente le narrazioni reazionarie elaborate contro gli scossoni della modernità politica, e che vide nell’abbé Augustin Barruel un capostipite, con le sue «memorie per la storia del giacobinismo», ridotto ad una cospirazione della setta degli Illuminati di Baviera.
E’ sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava.
L’ idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Che la comprensione della società, del mondo, della storia, si risolva con una risalita verso l’alto, ricostruendo l’ordito della cospirazione, quell’apice dove i burattinai tirano i fili, regolano i giochi, è divenuta una forma di pensiero povero, di semplificazione consolatoria. Un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione dei poteri mai rimessi in discussione, del capitalismo attuale che con le dietrologie vuole insegnarci che ribellarsi, non solo non è mai stato giusto, anzi è stato sempre sbagliato perché non è mai servito a nulla conducendo inevitabilmente alla sconfitta, ma che – in realtà – dietro ogni ribellione non c’è genuinità, sincerità, ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.

Basta fake news sul sequestro Moro, un gruppo di storici scrive una lettera aperta contro le dietrologie

Non se ne può più delle dietrologie sul sequestro Moro, di narrazioni complottiste costruite in spregio dei più elementari criteri logici, prive di correlazioni, del rispetto della cronologia, della verifica delle fonti, di de relato che mettono in bocca a defunti le affermazioni più improbabili e che ovviamente nessuno può confermare o smentire. Un gruppo di storici e studiosi, con origini, percorsi e orizzonti diversi, hanno detto basta. In una lettera aperta invitano la comunità degli studiosi e il mondo della comunicazione a non avallare più simili approcci e ripristinare il rispetto del metodo storiografico. La lettera aperta prende avvio dai numerosi resoconti giornalistici apparsi in occasione del quarantennale della strage di Bologna e nei quali, in forma diretta o allusiva, si costruiva un nesso abusivo tra la bomba alla stazione e la vicenda Moro

Diversi organi di stampa insistono nel riproporre ai loro lettori finti misteri e ricorrenti fantasie di complotto sul sequestro di Aldo Moro. È successo anche sul Manifesto del 2 agosto. In occasione del quarantennale della strage di Bologna, un articolo di Tommaso di Francesco e un intervento di Saverio Ferrari richiamano l’argomento, benché nulla c’entri con il tema affrontato. Ci riferiamo, in particolare, al seguente passaggio «… Catracchia, l’amministratore per conto del Sisde delle palazzine di via Gradoli, dove al civico 96 si trovava il covo Br affittato dall’ingegner Borghi, alias Mario Moretti, dove Aldo Moro fu inizialmente tenuto prigioniero».
È un’affermazione priva di fondamento che induce il lettore a credere accertato un legame occulto tra il Sisde e le Br: legame, in realtà, sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali. Al contrario, l’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che l’on. Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani. L’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro.
In ordine all’episodio dell’affitto di via Gradoli, c’è da dire che in più Corti di Assise sono emerse chiare evidenze. Ci sembra doveroso segnalarle, le elenchiamo in queste poche righe:

  1. L’ingegner Borghi/Moretti ha affittato i locali di via Gradoli 96 a seguito di normale annuncio pubblicitario nel dicembre del 1975;
  2. I locatori erano i signori Giancarlo Ferrerò e Luciana Bozzi, proprietari dell’appartamento dal rogito avvenuto in data 01/07/1974;
  3. È accertato che si è trattato di una transazione tra privati, senza coinvolgere la figura dell’amministratore;
  4. Il Sisde, il nuovo servizio segreto civile, è stato creato nel 1977, cioè due anni dopo la stipula del contratto di affitto per la base brigatista.
  5. È evidente che il contratto d’affitto tra brigatisti e coniugi Ferrerò non poteva perciò essere implicato con il Sisde, del resto inesistente in quel momento.
  6. Occorre peraltro ricordare che, com’è noto, la base Br di via Gradoli 96 ha cessato di essere “un covo” nel 1978, proprio durante il sequestro Moro.
  7. Per evitare contiguità immotivate e fuorvianti, va sottolineato che la base dei Nar era invece al civico 65 di via Gradoli e comunque il loro soggiorno risale al 1981. Un altro estremista di destra aveva in realtà abitato in via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli di Terza Posizione – ma nel 1986, cioè molti anni dopo i fatti in oggetto. Per completezza documentale, va comunque precisato che non si trattava dello stesso vano occupato a suo tempo dalle Br. Infine, risulta che ad affittare il monolocale al Tomaselli non sia stato l’amministratore Catracchia ma un altro estremista di destra figlio di un magistrato di Cassazione: Andrea Insabato, proprietario del piccolo appartamento e peraltro futuro attentatore alla sede del Manifesto nel dicembre 2000.
  8. In ogni caso le tre società immobiliari, proprietarie di alcuni degli appartamenti presenti nelle due palazzine del civico 96, sono state tutte create prima della nascita del Sisde, dunque non ne potevano essere un’emanazione.
  9. In particolare, sono agli atti le proprietà immobiliari di Vincenzo Parisi, nel 1978 questore di Grosseto, dal 1980 in organico al Sisde (di cui diventa direttore nel 1984) e nel 1987 capo della Polizia.
  10. L’intensa attività immobiliarista del dirigente Parisi, con gli appartamenti intestati alle figlie Maria Rosaria e Daniela, non sembra richiamare reconditi misteri. Ad ogni buon conto, sono fatti notarili riguardanti il civico 75 che ricorrono una prima volta un anno e mezzo dopo il rapimento Moro mentre i successivi, inerenti al civico 96, avvengono oltre la metà degli anni 80: quattro e nove anni dopo la stipula del contratto di affitto del 1975 da parte delle Brigate Rosse.
  11. Quando si tratta dell’immobile di via Gradoli queste date abitualmente non vengono segnalate ai lettori. E invece, in questa come in molte altre occasioni, la precisione sui tempi cronologici è necessaria per un’interpretazione ponderata dei fatti ispirata al metodo storico. Un’analisi corretta dei tempi, delle fonti e del nesso causa-effetto smentisce seccamente ogni possibile coinvolgimento di entità non riconducibili alla lotta armata intrapresa dalle Br nel lontano 1970. Denunciamo pertanto il mancato rispetto dei più elementari criteri di verità e di logica nella ricostruzione di eventi e circostanze, una degenerazione particolarmente grave della e nella stampa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 agosto 2020 (aggiornato il 1 ottobre 2020)

La versione inglese della lettera (https://insorgenze.net/2020/10/02/enough-with-the-conspiracy-theories-and-fake-news-on-the-moro-kidnapping-historians-and-scholars-join-forces-in-an-open-letter/)

Chi sono i 59 firmatari della lettera:
L’intervento è stato elaborato da un nutrito gruppo di storici e di esperti, da tempo impegnati in studi di rilevanza storica sulle Brigate Rosse e sulle altre formazioni combattenti, più in generale sui movimenti sovversivi degli anni Settanta. Ecco alcune informazioni sintetiche.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis PowersV-1 Carrying Capital Ship(Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.
Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Cossiga e gli ex Br, «Ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”»

Il titolo della edizione cartacea del Corriere della sera uscito in edicola il 7 agosto 2020 citava le «lettere inedite», titolo che si ritrova anche nella stringa (https://www.corriere.it/…/cossiga-ex-br-lettere-inedite-mi-…).  Stranamente nell’edizione online, quelle lettere «inedite» sono diventate «segrete». Un malizioso stravolgimento del pezzo firmato da Bianconi e della realtà dei fatti, perché l’epistolario di Cossiga non fu segreto né tantomeno inedito

 

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Chi ricorda l’estate del 1991, sa bene come andarono le cose, a partire dai quattro decreti di grazia d’ufficio proposti (cioè promossi direttamente dalla presidenza della Repubblica e non richiesti da Curcio) e rifiutati dall’allora Guardasigilli Martelli (che secondo la Costituzione avrebbe dovuto controfirmare). Questione poi avocata dal presidente del consiglio Andreotti che, a sua volta, pose il veto del governo, spalleggiato dal Pci. Ne scaturì un conflitto di attribuzioni di natura costituzionale che celava anche un conflitto politico. Cossiga graziando Curcio con motivazioni dichiaratamente politiche voleva aprire la stagione dell’amnistia e chiudere con l’emergenza giudiziaria, convinto che questa avesse creato un vulnus nella tradizione giuridica, inasprendo il codice Rocco rispetto alla versione originale d’epoca fascista e soprattutto introducendo palesi criteri d’iniquità nei trattamenti processuali, penali e penitenziari: dove pentiti e dissociati a parità di reati si avvalevano di trattamenti di favore rispetto a chi aveva rifiutato di accedere a quei dispositivi mantenendo la propria dignità personale e politica. Non solo, ma Cossiga aveva capito che la delega fornita alla magistratura aveva favorito il suo ingresso negli affari politici, iniziando a destabilizzare l’equilibrio tra poteri previsto dalla costituzionalismo liberale. Cossiga era cosciente di aver innescato lui stesso una profonda ferita nella tradizione giuridica italiana quindi pensava all’amnistia come ad uno dei modi per disinnescare l’emergenza giudiziaria, ricollocare la sfera giudiziaria nel suo alveo naturale e rilanciare una più corretta dialettica politica e sociale. Intravedeva all’orizzonte quel che poteva accadere di lì a poco e poi accadde: la fine della Prima repubblica e l’avvento del protagonismo politico delle procure che deflagrò con le inchieste per «Mani pulite». Mesi prima aveva avviato un duro braccio di ferro con il Consiglio superiore della magistratura sulla definizione di alcuni ordini del giorno, uno di essi riguardava la vicenda Gladio, fino al ritiro della delega al vicepresidente Giovanni Galloni. Nel novembre successivo inviò la forza pubblica nell’aula del Csm, giustificando la presenza in aula dei Carabinieri con i ‘poteri di polizia delle sedute’ a lui attribuiti. Da quello scontro venne fuori la stagione delle “esternazioni», del «presidente picconatore».

Il 28 luglio, in una delle sue sortite Cossiga disse: «Quando noi, alla fine degli Anni Settanta, ci battevamo con tutta la forza di cui poteva disporre lo Stato contro la banda armata detta Brigate rosse, il partito comunista di mio cugino Berlinguer portava in quella lotta anche un impegno ulteriore, per un fatto propriamente politico, che andava oltre quello, comune a tutti, della difesa dello Stato dall’eversione. A quei tempi il Pci voleva impedire a qualsiasi costo che una guerriglia, in qualsiasi maniera legittimata, potesse pretendere di occupare uno spazio alla sua estrema sinistra. Guai se, dal punto di vista del Pci, la guerriglia brigatista avesse ottenuto una legittimazione alla maniera dell’Olp. Questo interesse in qualche misura privato del Pci si aggiungeva allora al nostro, che era semplicemente quello di difendere lo Stato, battere quei nemici, ma senza rinunciare a capirli: per far fallire il loro piano dal punto di vista morale e politico, e poi anche sul terreno dello scontro militare. Quello volevamo ottenere e quello ottenemmo. Io fui sconfitto col caso Moro, è vero. Ma sono stato un combattente di prima linea in quella guerra». Ed ancora, «I comunisti sono stati i più scatenati contro di me in questo momento. Mi dispiace per loro, perché io credo che proprio a sinistra sia stato capito nel modo giusto quello che era mia intenzione sottolineare dando la grazia a Curcio […] Il Pci – mi scusi, io seguito a chiamarlo Pci – è rimasto in braghe di tela. Politicamente sono sconfitti: non hanno saputo cogliere neanche una questione così delicata e importante per la sinistra, qual era e resta la questione del terrorismo e del partito armato. Io ho proposto la grazia per Curcio perché sento di essere il capo di uno Stato forte. Loro sono apparsi deboli», (La Stampa, 15 agosto 1991).

L’epistolario di Cossiga è una diretta conseguenza di quella clamorosa stagione di cui si trova traccia nelle emeroteche. Dopo il rifiuto della grazia, Cossiga rese visita in carcere a Curcio, da qui il resoconto che questi scrisse del loro incontro. Negli anni successivi arrivarono le altre lettere a Gallinari e Maccari, il biglietto per il libro intervista di Mario Moretti del 1993, che ricostruiva la storia delle Brigate rosse e il sequestro Moro. Nel 2002 la lettera al sottoscritto, pervenuta nel reparto di isolamento del carcere di Marino del Tronto, immediatamente dopo la mia estradizione dalla Francia, salutata da tutti i media italiani come la fine della dottrina Mitterrand. Lettera che fece il giro del mondo, finendo davanti alle giuridizioni francesi, argentine e brasiliane. Questi messaggi, e le dichiarazioni del 1991 di Cossiga, meriterebbero una riflessione più approfondita. Per il momento mi limito a sottolineare solo una cosa: Renato Curcio ricevette la visita di Cossiga dopo il rifiuto della grazia, sucessivamente chiese al tribunale di Sassari un cumulo di pena che gli avrebbe permesso l’uscita dal carcere. I magistrati sardi glielo negarono. Terminò di scontare la pena molto più tardi. Prospero Gallinari e Gennaro Maccari sono morti durante l’esecuzione della loro condanna. Mario Moretti è ancora “fine pena mai”, ha raggiunto ormai il suo 39vesimo anno di carcere. Il sottoscritto ha terminato la pena nel 2014, scontata fino all’ultimo giorno (quindici anni e alcuni mesi). L’interlocuzione con Cossiga verteva su una soluzione generale della prigionia politica che alla fine non ci fu. Quelle di Cossiga furono le lettere di uno sconfitto, un capo di stato maggiore che aveva vinto la battaglia contro la lotta armata ma aveva perso la guerra contro l’emergenza, da lui stesso creata.

Documenti – Un articolo di Giovanni Bianconi racconta la corrispondenza privata, resa pubblica dalla Camera dei deputati, che l’ex Presidente della Repubblica Francesco Cossiga ebbe con alcuni esponenti delle Brigate rosse dal 1991 fino al 2002

Corriere della sera del 7 agosto 2020
di Giovanni Bianconi

Un anno dopo il fallito tentativo di concedergli la grazia nell’estate 1991, l’ormai ex presidente della Repubblica Francesco Cossiga incontrò Renato Curcio, uno dei fondatori delle Brigate rosse. Il colloquio avvenne a quattr’occhi, nel carcere romano di Rebibbia, il 25 novembre 1992, quando Cossiga aveva lasciato il Quirinale da sei mesi. Parlarono di molte cose, dal «carattere sociale e politico del fenomeno armato», che l’ex capo dello Stato non definiva terrorismo bensì «sovversivismo di sinistra», al caso Moro, alla vicenda della grazia abortita. 

Cossiga spiegò che nelle sue intenzioni quell’atto di clemenza unilaterale doveva essere un primo passo per superare le leggi di emergenza a cui lui stesso aveva contributo, prima da ministro dell’Interno e poi da presidente del Consiglio, quando le Br avevano lanciato il loro «attacco al cuore dello Stato». I vertici delle forze di sicurezza erano d’accordo, ma i parenti delle vittime no, al pari di alcune forze politiche; in primo luogo l’ex Pci divenuto Partito democratico della sinistra.
Lo scritto di Curcio
«Il senatore Cossiga ha commentato che, in effetti, la nostra esperienza, per molti di quel partito, rappresenta ciò che essi hanno segretamente desiderato e mai apertamente osato fare», ha scritto Curcio in un resoconto dell’incontro conservato nell’archivio privato del presidente emerito. Insieme e a un biglietto inviato al fondatore delle Br per ringrazialo dell’incontro che «è stato per me di grande interesse politico, culturale, e soprattutto umano». Risposta dell’ex brigatista: «Debbo dirle che dopo anni di fuoco, non solo metaforico, e di K (nell’estrema sinistra il ministro dell’Interno del ’77 veniva chiamato Kossiga, con la doppia S stilizzata come il simbolo delle SS naziste, ndr), ho sentito la nostra stretta di mano come segno di una nuova maturazione personale… Il colloquio mi ha lasciato una visione più chiara dei sentieri percorsi e anche di me stesso, e di ciò le sono grato». 

Curcio comincerà a uscire dal carcere solo l’anno successivo, in un periodo in cui Cossiga (non più Kossiga bensì il «picconatore» del sistema di cui era stato parte) ha intrattenuto rapporti epistolari e diretti con molti ex terroristi. In prevalenza di sinistra, ma non solo. Nel suo archivio donato alla Camera dei deputati, oltre al carteggio con Curcio ci sono le lettere inviate ad altri brigatisti come Prospero Gallinari, Mario Moretti e Germano Maccari, militanti dell’Unione dei comunisti combattenti, pentiti come Marco Barbone e l’ex di Prima linea Roberto Sandalo, esponenti dell’Autonomia operaia fuggiti in Francia per evitare il carcere, a cominciare da Toni Negri. Il quale, una volta rientrato in Italia per finire di scontare la pena, si rivolse all’ex presidente per chiedere una buona parola con un dirigente della Digos.

La vacanza di Toni Negri
Su sollecitazione di Cossiga, in virtù di un’antica conoscenza personale e «come primo effetto della reciproca smobilitazione ideologica», Negri gli dava del tu, e il 12 aprile 1998, giorno di Pasqua, gli scrisse per fargli gli auguri e «per chiederti di intervenire eccezionalmente in mio favore». Dopo un primo diniego, il professore detenuto aspirava a ottenere un permesso per «una brevissima vacanza», però serviva che la polizia «dichiarasse insussistente, come in realtà è, il pericolo di fuga». Così Negri s’era rivolto al presidente emerito: «Mi permetto di insistere con te perché, se ti è possibile, tu faccia questo intervento. Ti ringrazio fin d’ora per quello che potrai fare». 

All’ex carceriere di Moro Prospero Gallinari, scarcerato per motivi di salute, Cossiga scrisse il 5 maggio ’94: «Sono lieto che Lei sia rientrato a casa e formulo gli auguri più fervidi per una vita normale e serena». Aggiungendo il rammarico perché nell’ex Pci c’era chi considerava le Br «uno strumento della Cia e della P2! Che vergogna e che falsità, che viltà e che malafede! Ma non se la prenda. Se viene a Roma me lo faccia sapere». 

In una lettera a Mario Moretti, il «regista» del caso Moro, l’ex presidente lo ringrazia per il libro sulla storia delle Br scritto nel 1994, e ribadisce la sua idea di un fenomeno «radicato socialmente e radicalmente nella società e nella sinistra italiana, e collegata alla divisione ideologica dell’Europa».

L’omicidio Giorgieri
È per questa sua analisi che Cossiga, morto dieci anni fa, è stato e continua ad essere pressoché l’unico politico apprezzato dagli ex militanti della lotta armata di sinistra. Compresi i giovani aderenti alla fazione brigatista che nel 1987 uccisero il generale Licio Giorgieri, come Francesco Maietta e Fabrizio Melorio. «Le sue esternazioni hanno avuto per me lo stesso effetto di rottura e di nuovo punto di partenza delle considerazioni del professor De Felice in materia di fascismo e resistenza», gli scrive Maietta dalla cella nel 1993; cinque anni dopo Cossiga sarà ospite al matrimonio dell’ex brigatista, uscito dal carcere. 

E al suo compagno di cella Melorio, che all’ex presidente aveva raccontato il passaggio dall’essere suo nemico giurato nel ’77 a «condividere molte delle cose che lei sostiene», Cossiga confida: «Ho letto con attenzione, trepidazione e commozione la sua lettera… perché in fondo mi sento anche un po’ “colpevole” della Sua prigionia, essendo stato uno di quelli che hanno combattuto quella guerra, e per di più per essermi trovato dalla parte dei vincitori».

La mamma di Mambro
Nel 2002 il «picconatore» manda una lettera a Paolo Persichetti, altro ex dell’Udcc appena estradato dalla Francia e chiuso in prigione: «Ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati non col voto popolare o con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le forze di polizia e di sicurezza dello Stato». 

In un altro faldone, insieme a documenti e atti parlamentari e giudiziari sulla strage di Bologna di quarant’anni fa, sono conservate alcune lettere inviate a Cossiga da Valerio Fioravanti e Francesca Mambro, quando ancora erano sotto processo per la bomba alla quale si sono sempre proclamati estranei. Dopo la condanna nell’appello bis, a luglio ’94, gli scrisse pure la mamma di Francesca Mambro: «Io e i miei figli Le chiediamo aiuto per la ricerca della verità, perché chi è dalla parte della Giustizia si senta anche dalla parte della difesa di Francesca e Valerio». Ma un anno dopo arrivò l’ergastolo definitivo.

Il testo della lettera di Cossiga
Francesco Cossiga, Eravate dei nemici politici, non dei criminali
La fotocopia della lettera di Cossiga

L’intervista alla Stampa
Persichetti, «Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70»

Un ritratto di Cossiga
Franco Piperno, Cossiga architetto dell’emergenza giudiziaria. Era convinto che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni

La lettera del giudice Guido Salvini a Insorgenze, «non credo al complotto nel rapimento Moro, ma non tutto è chiaro»

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Il dottor Guido Salvini, attualmente Gip presso il tribunale di Milano mi ha inviato questa lettera. Autore quando era giudice istruttore della nuova inchiesta sulla strage di Piazza Fontana (Milano 1969), che ha finalmente individuato gli autori dell’attentato, e un’altra indagine sulla strage di piazza della Loggia (Brescia 1974). Esperto di quel complesso mondo di relazioni e intrecci tra destra, ordinovista e avanguardista, e apparati dello Stato, ha condotto inchieste anche sul fronte opposto: l’omicidio del militante di estrema destra Sergio Ramelli, 1975, da parte del servizio d’ordine di Avanguardia operaia e sui fatti di via De Amicis a Milano nel 1977, che portarono all’uccisone dell’agente Antonio Custra.  Il dottor Salvini contesta il giudizio negativo da noi espresso nel corso di una intervista (leggi qui) sulla sua attività di consulente della seconda commissione Moro, presieduta da Giuseppe Fioroni. Pubblico il suo testo accompagnato da una mia replica ringraziando il giudice Salvini per l’attenzione mostrata

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Vi scrive Guido Salvini giudice del Tribunale di Milano. Ho letto la vostra intervista a Matteo Antonio Albanese autore del libro Tondini di ferro e bossoli di piombo. Ho trovato interessanti le riflessioni sui rapporti tormentati che vi furono tra il Pci e il mondo delle Brigate rosse ai suoi inizi e sull’intuizione da parte di queste ultime del fenomeno della globalizzazione. In una domanda posta dall’intervistatore mi sono però attribuite, anche in modo inutilmente sgarbato, opinioni sul sequestro Moro che non ho mai avuto e che non ho mai espresso e che al più possono essere proprie di qualche parlamentare componente della seconda Commissione Moro per la quale ho lavorato in completa autonomia come consulente. Infatti non ho mai pensato né scritto, come è facile verificare, che il sequestro Moro sia stato ispirato o diretto dalle stesse forze, i Servizi segreti, la C.I.A. la Nato o che altro che sono stati presenti nella strategia della tensione e nelle stragi degli anni ’60- ‘70 sulle quali ho condotto istruttorie. Né penso che ad esso abbiano partecipato la ‘ndrangheta o altre entità misteriose. Queste sono opinioni di altri che l’articolo non cita

Credo tuttavia che soprattutto negli ultimi giorni del sequestro vi siano state in entrambe le parti, lo Stato e le Brigate Rosse, incertezze e imbarazzi su come affrontare la possibile liberazione dell’ostaggio da un lato e come portare a termine l’operazione dall’altro e che questa situazione, in cui i due attori dovevano necessariamente compiere scelte di interesse e forse auspicate anche da realtà esterne al sequestro, abbia in entrambi provocato in alcuni passaggi un’amputazione della narrazione di quanto avvenuto. Mi riferisco, ad esempio, per quanto riguarda lo Stato, all’incertezza se fare di tutto perché Moro fosse recuperato vivo e alla contemporanea assillante ricerca dei memoriali dello statista giudicati pericolosi per gli equilibri dell’epoca. Per quanto concerne le Brigate Rosse mi riferisco alle non convincenti versioni in merito al luogo o ai luoghi ove l’ostaggio fu tenuto prigioniero e alle modalità con le quali, mentre erano ancora in corso contatti ed iniziative, ha trascorso le ultime ore e con le quali è stato ucciso. Su questi passaggi vi sono probabilmente ancora alcune verità e forse il ruolo di alcune persone da proteggere. Spero di essermi spiegato in queste poche righe e forse la lettura del libro potrà spingermi a tornare in modo più ampio sull’argomento sul mio sito guido.salvini.it

Vi ringrazio per l’attenzione.
cordialità
Guido Salvini

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Dott. Salvini,
Registro con favore il giudizio anticomplottista da lei espresso sul sequestro Moro, cito le sue parole: «il sequestro Moro non sia stato ispirato o diretto dalle stesse forze, i Servizi segreti, la C.I.A. la Nato o che altro che sono stati presenti nella strategia della tensione e nelle stragi degli anni ’60-‘70 sulle quali ho condotto istruttorie. Né penso che ad esso abbiano partecipato la ‘ndrangheta o altre entità misteriose».

La mia valutazione negativa del suo lavoro di consulente nella commissione Moro 2 era tuttavia fondata sull’analisi delle sue attività: escussioni di testimoni, indagini perlustrative, proposte di piste da indagare che manifestavano un consolidato pregiudizio dietrologico. Mi riferisco all’endorsement del libro di un personaggio imbarazzante come Paolo Cucchiarelli (20 giugno 2016, n. prot. 2060 e 682/1), nel quale si individuavano almeno 4 spunti di indagine da seguire, tra cui le dichiarazioni di un pentito della ‘ndrangheta Fonti, anche lui replicante di fake news, come la presenza di Moro nell’angusto monolocale di via Gradoli in una fase del sequestro (circostanza smentita dalle evidenze genetiche delle analisi sulla tracce di Dna, condotta dalla stessa commissione), oppure su un presunto ruolo di Giustino De Vuono in via Fani e nella esecuzione del presidente del consiglio nazionale della Dc. O ancora l’articolo fiction dello scrittore Pietro De Donato apparso nel novembre 1978 su Penthause, rivista glamour notoriamente specializzata sul tema. E ancora la richiesta di sentire, protocollo 519/1, il collaboratore di giustizia, sempre della ‘ndrangheta, Stefano Carmine Serpa che nulla mai aveva detto sulle Brigate rosse e il rapimento Moro, ma in una deposizione del 2010 aveva riferito dei rapporti tra il generale dei Cc Delfino e Antonio Nirta, altro affiliato alle cosche ‘ndranghestite. L’ulteriore sostegno ai testi (28 dic 2018, prot. 2497 – e 844/1) di Mario Josè Cerenghino, autore di libri in coppia con Giovanni Fasanella, la cui ossessione complottista non ha bisogno di presentazioni, o ancora di Rocco Turi, autore di una storia segreta del Pci, dai partigiani al caso Moro, sostenitore di una tesi dietrologica diametralmente opposta alla precedente, che intravede nelle Repubblica popolare cecoslovacca una funzione promotrice dell’attività delle Brigate rosse, fino fantasticare l’addestramento in campi dell’Europa orientale dei militanti Br. Potrei continuare, ma non serve.

Nella seconda parte della lettera, contradicendo quanto affermato all’inizio, solleva nuovi dubbi sugli ultimi momenti del sequestro. Convengo con lei che da parte dello Stato, ed in modo particolare delle due maggiori forze politiche protagoniste della linea della fermezza, Democrazia cristiana e Partito comunista, vi siano ancora moltissime cose da scoprire sulla decisione ostinata e sui comportamenti messi in campo per evitare, fino a sabotare, qualsiasi iniziativa di mediazione e negoziato in favore della liberazione dell’ostaggio. Mi riferisco, per esempio, all’impegno preso e non mantenuto dal senatore Fanfani di intervenire il 7 maggio 1978, con un messaggio di apertura all’interno di una dichiarazione pubblica. 
Ritengo che da parte brigatista i dubbi da lei espressi non trovino fondamento. Cosa c’è di poco chiaro e non trasparente nella telefonata del 30 aprile realizzata da Mario Moretti alla famiglia Moro? Consapevole della necessità di uscire dal vicolo cieco in cui si era infilata la vicenda, il responsabile dell’esecutivo brigatista tentò una mediazione finale che ridimensionava le precedenti rivendicazioni, la liberazione di uno o più prigionieri politici, e chiedeva un semplice segnale di apertura, che nella trattativa che sarebbe seguita dopo la sospensione della sentenza poteva vertere nel miglioramento delle condizioni di vita nelle carceri. Perché questo aspetto continua ad essere evitato, sottovalutato e poco studiato, avvalorando contorte ipotesi di trattative parallele, somme di denaro o altro, rifiutate in principio dalle Br? Forse perché la responsabilità di chi si è sottratto a tutto ciò non è ancora politicamente sostenibile?
Ed ancora, sull’ipotesi dello spostamento dell’ostaggio, la invito a studiare tutti i sequestri, politici o a scopo di finanziamento, realizzati dalle Brigate rosse. Mi dica se c’è un solo caso dove l’ostaggio viene traslocato durante la prigionia? Approntare una base-prigione è cosa molto complessa e se non si comprende qual era il modo di approntare la logistica nelle Br si può cadere in facili giochi di fantasia.
Infine, tra i temi che la commissione ha rifiutato di affrontare c’è quello della tortura, verità indicibile di questo Paese. Un commissario aveva presentato un’articolata richiesta di approfondimento della vicenda di Enrico Triaca, il tipografo di via Pio Foà arrestato e torturato il 17 maggio 1978, una settimana dopo il ritrovamento del corpo di Moro, con una lista di testimoni da ascoltare, tra cui Nicola Ciocia, il funzionario dell’Ucigos soprannominato “dottor De Tormentis”, esperto in waterboarding. Sorprende che lei non se ne sia interessato sollecitando spunti d’inchiesta, audizioni o proponendo materiali e sentenze della magistratura presenti sulla questione? Dottor Salvini, ha perso davvero una grande occasione.
Cordialmente, Paolo Persichetti

Le bugie di Alberto Franceschini

Pierluigi Zuffada, militante del nucleo storico delle Brigate rosse, tra i fondatori della Brigata di fabbrica della Sit-Siemens di Milano, risponde alle dichiarazioni di Alberto Franceschini raccolte da Concetto Vecchio su Repubblica del 30 luglio 2020 (qui), in una lettera inviata alla ricercatrice Silvia De Bernardinis e alla redazione del blog Insorgenze. Il valore storico delle affermazioni di Zuffada merita sicuramente un ulteriore approfondimento, anche alla luce delle novità storiografiche emerse negli ultimi tempi (la vicenda di Silvano Girotto, la telefonata a Levati e le circostanze dell’arresto di Semeria) che rafforzano la sua versione dei fatti contro quella di Franceschini. Ne riparleremo presto

Di Pierluigi Zuffada

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“Cara Silvia buongiorno. Ormai è trascorso tanto tempo dall’ultimo incontro e sinceramente mi dispiace rifarmi vivo per una questione esterna al nostro rapporto, quasi imposta. Mi riferisco all’intervista di Franceschini pubblicata su La Repubblica on line. Della mia militanza nelle Brigate Rosse non ho mai parlato con chiunque, tantomeno pubblicamente. La mia storia è tutta mia, e ciò che oggi sono è il frutto di tutti i miei 74 anni di vita, di ciò che pensavo e ho fatto, e delle persone con cui ho avuto rapporti. In sostanza, come succede ad ogni persona, la mia coscienza deriva dall’intero percorso della mia vita, ed è il risultato di una doppia e simultanea operazione: guardarsi dentro per guardare fuori, guardare i mutamenti del fuori per capire i mutamenti dentro di te. Ma arrivo all’intervista di Franceschini. Non c’è molto da dire, tantomeno ragionare sui motivi che hanno spinto Repubblica a costruirla e pubblicarla. Un mio amico sostiene che la giustificazione è come il buco del culo: anche per le cose più ignobili, se ne trova sempre una. Mi piace, invece, parlare di alcuni fatti.

La liberazione di Curcio dal carcere di Casale Monferrato e l’ingenuità di Franceschini a Pianosa
Il primo riguarda la liberazione di Renato. La liberazione è stata decisa dall’Esecutivo dell’organizzazione all’interno di un programma per la liberazione dei compagni dalle galere. L’inchiesta ha portato a scegliere il carcere di Casale Monferrato come primo obiettivo, e tale scelta è stata imposta dalle allora capacità operative dell’Organizzazione, soprattutto dall’inesperienza nell’assaltare un carcere. Nella decisione di scegliere Casale hanno pesato soprattutto le argomentazioni di “Mara” Cagol. In contemporanea era stata fatta un’inchiesta sul carcere di Saluzzo, dove Franceschini era recluso, e addirittura in seguito al suo trasferimento a Pianosa, Moretti ha portato avanti inchieste per pianificare un’evasione da Pianosa. Da notare che Franceschini si è fatto beccare sul tetto di quel carcere durante una ricognizione per scappare, vanificando di fatto tutto il progetto di fuga. Se non ricordo male, né lui, né i suoi compagni di cella sono mai stati incriminati per tentata evasione, o danneggiamento delle sbarre della finestra. Ma ritornando a Casale, nella fase di pianificazione dell’azione sono stati evidenziati errori “tecnici”, per il superamento di uno di questi io sono stato chiamato da Mario Moretti: una volta corretto, ho insistito per parteciparvi attivamente, e in seguito processato e condannato.

Non potendo attaccare Mara, Franceschini ha preso di mira Moretti
Ma a partire dalla liberazione di Renato, Franceschini ha iniziato a imputare a Mario di non essere andato a liberarlo: la sua “visione” su Moretti è stata rafforzata dall’aver preferito Renato a lui. Non poteva prendersela con Mara, conoscendo bene come era fatta: lei non gliela avrebbe mai fatta passare. Si può dire che Franceschini abbia tratto un vantaggio dalla morte di Mara, nel senso che si è trovato un testimone in meno per contrastare la sua versione.

La vera storia della cattura di Pinerolo
Ma da dove parte l’idea di Mario come infiltrato, agente più o meno segreto, doppio-triplo giochista? Dalla sua cattura a Pinerolo, insieme a Renato, mentre si accingevano ad incontrare Girotto, “frate mitra” come alcuni giornali lo presentavano. Innanzitutto Franceschini non doveva andare a quell’appuntamento, a cui doveva essere presente solo Renato. Ma ancor prima di quell’incontro con il “guerrigliero”, Mara aveva avvisato Renato e Franceschini che Girotto non la raccontava giusta. Secondo lei, Girotto non era mai stato sulle montagne o le foreste della Bolivia o di qualche altro paese andino, perche lui… non aveva il passo da montanaro. Chi vive per un lungo periodo in montagna assume posture e andature del tutto particolari. Girotto non le aveva, e Mara aveva iniziato a sospettare di lui. Ma i sospetti di Mara non hanno trovato credito, altrimenti i due non si sarebbero fatti arrestare. Ma la cosa non finisce lì. La sera prima dell’appuntamento, alla colonna milanese arriva una “soffiata”: l’appuntamento tra Renato e Girotto era una trappola. Non siamo riusciti MAI a risalire alla fonte originaria di quella soffiata, in quanto della notizia erano a conoscenza solo i Carabinieri di Dalla Chiesa e la Procura di Torino. In base a quella soffiata Mario, accompagnato da due compagni, inizia un folle viaggio di notte alla ricerca di Renato per avvisarlo della trappola. Non sapevano dove abitasse a Torino, per cui decisero di andare da Franceschini, di cui conoscevano l’alloggio a Piacenza. La decisione di andare da Franceschini fu presa perchè lui conosceva dove Renato abitava. Arrivati a Piacenza, scoprono che Franceschini non è in casa; i compagni lo aspettano in strada perchè pensano che sia andato al cinema, in quanto la finestra dell’appartamento che dava sulla strada era aperta, segno evidente che lui non poteva essere andato lontano e, soprattutto, che di lì a poco sarebbe rientrato in casa. Quando dopo l’una di notte non lo vedono rincasare, i compagni partano per l’Astigiano per avvisare Mara, che conosce l’abitazione di Renato, ma non la trovano. Pensano che sia a Torino a casa di Renato, per cui da lì vanno a Torino per cercarli, sperando che un contatto del luogo potesse conoscere l’abitazione di Renato. Non trovano il contatto, e in quel momento Mario e i due compagni prendono una decisione folle, anche perchè era arrivata la mattina: vanno al luogo dell’appuntamento a Pinerolo nella speranza di avvisare Renato prima dell’incontro con Girotto, rischiando di cadere anch’essi nella trappola. Pensavano che ad accompagnarlo fosse Mara, non certo che Franceschini fosse presente all’appuntamento. Si accorgono di una situazione strana, nel senso che il luogo pullula di agenti in borghese. La trappola era già scattata, i compagni riescono a svignarsela. Da quel giorno, Franceschini individua in Mario Moretti il responsabile della sua cattura, idea rafforzata in seguito dal fatto che Mario non veniva catturato. Sic!

Mario Moretti nel 1975 era ricercato, non poteva tornare in fabbrica, Franceschini mente anche su questo punto
Anche l’inadeguatezza di Moretti a far parte dell’Esecutivo delle Brigate Rosse, che Franceschini sostiene di aver detto personalmente a Mario in occasione dell’Esecutivo tenuto il giorno prima del suo arresto a Pinerolo, è una circostanza che non torna. Franceschini dice di aver sostenuto durante la riunione che Mario avrebbe dovuto ritornare in fabbrica per correggere la “concezione sindacalista” del suo pensiero. E questo avrebbe potuto tranquillamente farlo, in quanto Mario, secondo sempre Franceschini, fino al ’76 non era ricercato. L’individuazione della base di Via Boiardo, in seguito alle indicazioni date alla polizia da Pisetta, ha portato alla “latitanza” di Mario, in seguito anche al ritrovamento nella base dei tentativi di sviluppo di fotografie, allo scopo di impratichirsi in quella tecnica. Quelle foto ritraevano il figlio di Mario. Immediatamente dopo la scoperta della base (il famoso “covo di via Boiardo”) furono eseguite perquisizioni nella casa della moglie di Mario allo scopo di ritrovare prove di reato. Era il maggio del 1972! Da quel momento Mario fu ricercato dalle forze di polizia. Da tenere presente che Mario entrò in clandestinità alla fine del 1971, ultimo anno in cui fu impiegato alla Sit Siemens. Mario non fu mai un “latitante”, in quanto entrò in clandestinità per una scelta fatta dall’Organizzazione mesi prima del 1972.

La campagna di primavera fu gestita da tutte le componenti dell’organizzazione, durante il rapimento i militanti prigionieri ebbero un ruolo importante e quello di Franceschini fu decisivo
Ma arrivo con gli ultimi due punti. Nell’intervista Franceschini si ritiene responsabile di aver costruito un’organizzazione che, solo dopo la sua cattura, e quindi al di fuori di una sua partecipazione o decisione, si è macchiata di numerosi delitti. Considero solo il “caso
Moro”. La gestione politica della Campagna di Primavera è stata fatta da tutte le componenti dell’organizzazione. Ugualmente va detto che il Fronte delle Carceri ha avuto un peso non indifferente, anzi. Per inciso, a mio personale parere, e ripeto personale, l’aver richiesto con il Secondo Comunicato la liberazione dei compagni imprigionati in cambio della vita di Moro sia stato un errore madornale, in quanto con quella richiesta si sono chiuse tutte le possibilità di manovra. Si sono chiuse cioè tutte le possibilità di evidenziare le contraddizioni in campo alle forze istituzionali e addirittura di aprirne delle nuove, e magari di trovare un’altra soluzione all’iniziativa. Con quella richiesta è stata facilitata l’intransigenza del Pci, da cui ha origine l’esito del rapimento e la morte di Moro. Al di là di un mio convincimento per nulla recente, proprio perchè il Fronte carcerario ha avuto un peso notevole, Franceschini è completamente responsabile, se non addirittura il principale artefice della richiesta di liberazione dei prigionieri politici. E di come la storia sia finita.

Nel 1978 Andreotti aveva la scorta, Franceschini non sa quel che dice
Lascio perdere l’affermazione sulla presunta inadeguatezza di Mario a essere un dirigente delle Brigate Rosse: ricordo solo che il suo arresto avvenne nel 1981, dopo 10 anni di dirigenza dell’organizzazione. Franceschini inoltre afferma che in carcere «non gli fu mai spiegata» la scelta di rapire Moro e di uccidere gli agenti di scorta, invece di rapire Andreotti. Andreotti non era scortato (e non sarebbero di conseguenza stati sacrificati gli agenti della scorta), cosa che lui stesso aveva verificato prima dell’arresto a Pinerolo (avvenuto nel ’74): infatti Andreotti gironzolava per Roma, ovviamente senza scorta, e addirittura Franceschini afferma che «arrivai persino a toccargli la gobba». Consideriamo solo le date: indagine condotta a Roma da Franceschini nel 1974, rapimento Moro nel 1978. Sono passati 4 anni, di guerriglia e di ovvia ristrutturazione degli apparati dello stato.

Ritornando tra le braccia del Pci, Franceschini si è ritagliato il ruolo di suggeritore degli scenari dietrologici utili a quel partito
Per ultimo. Franceschini conosce bene i suoi polli: c’è cresciuto, si è alimentato, c’è ritornato. Sto parlando del Pci. Grazie al Pci di allora ha trovato una collocazione sociale e lavorativa in seguito alla sua dissociazione. Ma per portare acqua al suo mulino, Franceschini sa bene che doveva dare qualcosa in più. E il “qualcosa in più” fa parte proprio della sua personalità: lui si considerava il più intelligente e … il più furbo, proprio così. E conoscendo i suoi polli, sapendo che la sola dissociazione non era poi la carta definitiva da giocare, ecco che trova la via maestra da percorrere tutta, insieme a Flamigni e soci: grazie alla veste politica e culturale del “redento”, inizia a suggerire argomenti che sicuramente avrebbero fatto presa nei suoi interlocutori, a rafforzare cioè la ricerca e di chi sta dietro alle “sedicenti”, o “cosidette” Brigate Rosse. La rinsposta per Franceschini è semplice: ma sicuramente Moretti. Poichè è difficile sostenere che Moretti sia al servizio del Kgb o della Cia, Franceschini insistere su una presunta ambiguità del “capo”, lasciando poi ai suoi interlocutori/padroni il compito di ricamarci a dovere, cosa di cui sono veramente abili, facendo continuo sfoggio pur indossando abiti via via diversi, a seconda della convenienza del momento: dal Pci verso la Dc, cavalcando oggi il Pd. Sembra il testo di una canzone di Rino Gaetano. Fra parentesi, Moretti sta espiando ancora una pena, a 39 anni e mezzo dalla sua cattura! Già, dimostrazione evidente della sua presunta ambiguità.

Concludo. Mi sembra ormai giunto il momento di chiudere definitivamente con queste storie, e questa lettera che scrivo la interpreto come un piccolissimo contributo a chiudere con le polemiche. La società in cui sono nate, sono cresciute, hanno avuto importanza e sono morte le varie componenti del movimento rivoluzionario degli anni 70 e 80, non esiste più. Le contraddizioni sociali e di classe oggi marciano su altri mezzi e per altre strade, irriconoscibili da quelli d’allora. Per cui … mi sembra opportuno finire di dare elementi concreti di verità a coloro che li usano per distruggere ogni attuale possibilità di antagonismo. Penso che bisognerebbe lottare per l’ignoranza del potere.

 

La mancata rappresaglia contro Pino Rauti per la strage di Brescia

468px-Rauti_AlmiranteNel giugno del 1974 un gruppo di militanti romani provenienti da Potere operaio e che operavano all’ombra del Comitato comunista centocelle (Cococen), in procinto di muovere i primi passi verso la lotta armata, inizialmente sotto la sigla Lapp (Lotta armata per il potere proletario) e successivamente nelle Fca (Formazioni comuniste armate), meditò di compiere un attentato contro Pino Rauti, figura di spicco della destra neofascista della capitale. L’azione era stata concepita come rappresaglia per la strage compiuta il 28 maggio precedente in piazza della Loggia a Brescia, nel corso di una manifestazione antifascista indetta dai sindacati e dal locale Comitato antifascista, che costò la vita ad 8 persone e ne ferì 1029. L’esponente missino abitava in via Stresa, a ridosso dell’incrocio con via Fani, tanto che il 16 marzo 1978 fu tra i primi a telefonare al centralino della questura per dare l’allarme: alle 9.15 dichiarò di aver sentito alcune raffiche di mitra e visto due uomini in divisa da ufficiali dell’aeronautica e una Fiat 132 blu risalire via Stresa ad altissima velocità. Osservando i movimenti di Rauti, il gruppo aveva notato che quando questi lasciava la propria abitazione percorreva un tratto di strada in salita dove a causa di uno stop la sua automobile era costretta a sostare (in effetti Rauti si immetteva su via della Camilluccia risalendo il breve tratto di via Stresa che segue l’incrocio con via Fani). Di fronte allo stop, sul lato opposto della via, era fissato un grosso cartellone pubblicitario dietro al quale uno del gruppo si sarebbe appostato per sparare con un fucile di precisione Sig Sauer attraverso un foro praticatto sull’insegna. L’attacco, preparato nei minimi dettagli, era giunto fino alla fase operativa ma il giorno previsto, arrivato sul luogo di raduno nel quartiere Prati, il responsabile militare del commando informò gli altri componenti che l’azione era stata annullata. Tra i componenti del gruppo che avevano progettato l’esecuzione di Rauti c’erano due futuri brigatisti della colonna romana che quattro anni dopo presero parte al sequestro in via Fani del presidente del consiglio nazionale della Dc, Aldo Moro. Un precedente importante che spiega perché gli esponenti della colonna romana che progettarono il sequestro dello statista democristiano erano così pratici della zona.

Fonte Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera, Deriveapprodi 2017