Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Basta ya con las noticias falsas sobre el secuestro de Moro, un grupo de historiadores escribe una carta abierta contra las conspiraciónes

Varios medios insisten en proponer de nuevo a sus lectores falsos misterios y recurrentes fantasías de conspiración sobre el secuestro de Aldo Moro. Ocuriò tambièn en el manifiesto el pasado 2 de agosto.​ Con motivo del cuadragésimo aniversario de la masacre de Bolonia, un artículo de Tommaso di Francesco y un discurso de Saverio Ferrari hacen referencia al tema, aunque no tenga nada que ver con el tema abordado.​ Nos referimos, en particular, al siguiente pasaje «… Catracchia, el administrador de la cuenta del Sisde de los edificios en via Gradoli, donde en el número 96 estaba el antro de las Brigadas Rojas alquilado por el ingeniero Borghi, alias Mario Moretti, donde Aldo Moro estuvo inicialmente preso».
Es una afirmación sin fundamento que lleva al lector a creer que haya un vínculo oculto entre el Sisde y las Brigadas Rojas: un vínculo, en realidad, siempre negado por las investigaciones historiográficas y por los hallazgos procesales.​ Por lo contrario, la actividad judicial y las distintas comisiones de investigación determinaron que el Honorable​ Moro nunca ha estado secuestrado en las instalaciones de via Gradoli, que en cambio sirvió como base para dos brigadistas, Mario Moretti y Barbara Balzerani.​ La última Comisión Parlamentaria de Investigación sobre el caso Moro incluso llevó a cabo una investigación de DNA sobre los hallazgos secuestrados en el apartamento de via Gradoli, señalando la ausencia de rastros genéticos atribuibles a Aldo Moro.
Con respecto al episodio del alquiler en via Gradoli, hay que decir que han surgido unas claras evidencias en mas de una Corte de Assise.​ Parece correcto señalarlas, las enumeramos en estas pocas líneas:

  1. El ingeniero Borghi / Moretti alquiló el local en via Gradoli 96 siguiendo un anuncio normal en diciembre de 1975;
  2. Los propietarios eran Giancarlo Ferrero y Luciana Bozzi, propietarios del apartamento de la escritura en fecha 01/07/1974;
  3. Se constata que se trató de una transacción entre particulares, sin involucrar a la figura del administrador;
  4. El Sisde, el nuevo servicio secreto civil, fue creado en 1977, es decir, dos años después de la firma del contrato de arrendamiento de la base de las Brigadas Rojas.
  5. Es evidente que el contrato de arrendamiento entre las Brigadas Rojas y los cónyuges Ferrero no podía, por lo tanto, involucrarse con el Sisde, que en aquel entonces no existía.
  6. También hay que recordar que, como se sabe, la base de las Brigadas Rojas en via Gradoli 96 dejó de ser un “antro” en 1978, precisamente durante el secuestro de Moro.
  7. Para evitar contigüidades desmotivadas y engañosas, se debe enfatizar que la base de los Nar (formación neofascista) estaba en cambio en el número 65 en via Gradoli y en cualquier caso su estancia se remonta al1981. Otro extremista de derecha había vivido en via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli de Tercera posición (formación neofascista), pero en 1986, muchos años después de los hechos en cuestión.​ En aras de la exhaustividad de los documentos, en todo caso conviene precisar que no se trataba de la misma habitación que ocupaban en ese momento las Brigadas Rojas. Finalmente, parece que no fue el administrador Catracchia, sino otro extremista de derecha, hijo de un magistrado de Casación que alquiló el estudio a Tomaselli: Andrea Insabato, propietario del pequeño apartamento y, además, futuro terrorrista en la sede del Manifiesto en diciembre del 2000.
  8. De toda forma las tres empresas inmobiliarias, propietarias de unos appartamentos presentes en los dos edificios del numero 96, han sido creadas antes del nacimiento del Sisde, por esa razon, no podian ser una emanación.
  9. En particular, estàn en las actas las propiedades inmobiliarias de Vincenzo Parisi, en 1978 comisario de Grosseto, desde 1980 en plantilla en el Sisde (del que se convierte en director en 1984) y en 1987 jefe de policía.
  10. La intensa actividad inmobiliaria del gerente de Parisi, con los apartamentos propiedad de sus hijas María Rosaria y Daniela, no parece recordar misterios ocultos.​ En todo caso, existen hechos notariales sobre el número 75 que se producen por primera vez un año y medio después del secuestro de Moro, mientras que los posteriores, relacionados con el número 96, se producen a mediados de los años 80: cuatro y nueve años después de la firma del 1975 contrato de arrendamiento por las Brigadas Rojas.
  11. En lo que respecta al edificio de via Gradoli, estas fechas no suelen ser comunicadas a los lectores.​ Por otro lado, en esta como en muchas otras ocasiones, la precisión de los tiempos cronológicos es necesaria para una interpretación ponderada de los hechos inspirada al método histórico.​ Un correcto análisis de los tiempos, las fuentes y el vínculo causa-efecto niega rotundamente cualquier posible participación de entidades no imputables a la lucha armada emprendida por las Brigadas Rojas en el lejano 1970. Por eso denunciamos el incumplimiento de los criterios más elementales de verdad y lógica en la reconstrucción. de hechos y circunstancias, una degeneración particularmente grave de y en la prensa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 de agosto de 2020 (actualizado el 1 de octubre 2020)

Versión original https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Quiénes son los 60 signatarios de la carta:
El discurso fue preparado por un gran grupo de historiadores y expertos, que durante mucho tiempo han estado involucrados en estudios históricamente relevantes sobre las Brigadas Rojas y otras formaciones de combate, más generalmente sobre los movimientos subversivos de la década de 1970. Aquí hay una breve información.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Stop conspiracy theories and fake news on the Moro kidnapping, historians and scholars sign an open letter and challenge the dominant narrative

Public authorities, istitutional parties and media insist on perpetuating fake mysteries and recurring conspiracy theories about the kidnapping of Aldo Moro [President of Christian democracy]. According to this narrative, the kidnapping of Moro was etero-directed by the C.I.A. and carried out thanks to their support. The craziest insinuation, never proved but repeated all over the places including popular films with Hollywood actors, concerned one of the leading members of the Red Brigades, Mario Moretti (arrested in 1981 and still in jail), being a C.I.A. agent in disguise. Long time has passed since then. Nevertheless, the misinformation campaign has been so successful as to become the authoritative narrative concerning those years, acritically accepted even by left-wing newspapers. The open letter concentrate on fake news concerning the base in which Moro was held prisoner

Several media and newspapers keep suggesting that there are still unsolved mysteries about the kidnapping of Aldo Moro [president of Christian democracy]. The most recent example is the issue of manifesto of last 2 August, which came out on the fortieth anniversary of the Bologna Station bombing, attribuited by the judiciary to the NAR, a neo fascist group. An article by Tommaso di Francesco and a talk by Saverio Ferrari hinted at the Moro kidnapping, although it has, little to do with the addressed topic. We refer, in particular, to the following passage «… Catracchia, the administrator on behalf of the Sisde of the buildings in via Gradoli on behalf of the Sisde [Democratic security information service, the civilian secret service], the very same street hosting, at street number 96, the where at number 96 there was the Red Brigade’s den which was rented by the engineer Borghi, alias Mario Moretti, where Aldo Moro was initially held prisoner».
This last unsubstantiated claim may lead readers to believe that there was some secret connection between SISDE and the Red Brigades. As a matter of fact, however, both historiographical research and trial findings reached the conclusion that there was no such connection: Moro had never been detained in the apartment located in via Gradoli, which was merely the base used by the Red Brigades members Mario Moretti and Barbara Balzarani, as several Inquiry Committees appointed by Parliament in order to investigate the Moro case also have acknowledged. In particular, a DNA analysis commissioned by the most recent Inquiry Committee on the objects found in the Via Gradoli apartment rules out genetic traces attributable to Aldo Moro.
As concerns the renting of the Via Gradoli apartment, we can therefore make the following points based on the evidence assessed through the various trials relating to the case:

  1. Engineer Borghi/Moretti found the apartmen in via Gradoli 96 simply through an advertisement in December 1975;
  2. The owners were Giancarlo Ferrero and his wife Luciana Bozzi, who had bought the apartment on 1/07/1974;
  3. The lease agreement was a transaction between individuals, with no involvement whatsoever of any administrator or other third-party;
  4. SISDE, the recently formed Secret Service answering to the Ministery of Internal affairs, started its activities in 1977, that is, two years after Moretti, on behalf of the Red Brigades, signed the lease agreement;
  5. SISDE could not therefore have been involved in the lease agreement between Moretti/Borghi and the Ferrero family;
  6. The Brigades Rouges stopped using that apartment as a base as early as 1978, precisely during the period of Moro detention.
  7. To avoid ungrounded and misleading associations, we highlight that the Nar (a neofascist group) headquarter was at number 65 in via Gradoli, and the occupancydates back to 1981. It is true that another right-wing extremist, Enrico Tomaselli, a member of Terza Posizione, used the apartment in via Gradoli 96, but he started using it as late as 1986, that is, many years after the facts we are considering. For the sake of completeness, it should be noted that the apartment Tomaselli used was not the same used by the Red Brigades years before. Finally, Tomaselli rented that flat not from Catracchia, but from another right-wing extremist, Andrea Insabato, the son of a Supreme Court judge and the perpetrator of the bombing of the manifesto building years later in December 2000.
  8. The three real estate companies that own some of the apartements in the two buildings at number 96 of via Gradoli were created before the birth of the Sisde therefore they could not be an emanation for this Service.
  9. All records concerning of the real estate properties of Vincenzo Parisi, who was appointed Police Chief of Grosseto in 1978 and who started working for SISDE in 1980 (of which he became Director in 1984), are available.
  10. The busy rental business that Parisi ran at the apartments registered in the names of his daughters Maria Rosaria and Daniela does not entail any mystery lying behind it, and, in any case, the earliest leasing contract concerning these apartments postdates the Moro kidnapping by one and half years, while Moretti/Borghi had signed the lease contract as far back as 1975, that is, four years earlier.
  11. In most accounts of the rental of the via Gradoli apartment, these chronological facts are simply ignored. However, on this as on many other topics, chronological accuracy is essential in order to arrive at a weighted and methodologically sound evaluation of the facts. A correct analysis of the dates, the sources and the cause-effect relations rules out any involvement of other entities external to the Red Brigades in the armed struggle which they had undertaken as early as 1970. We therefore reject the dominant narrative in the Italian press concerning these events and circumstances for both failing to meet the most elementary standards of truth and for defying logic: an example of how not to do journalism.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Rome, August 12 2020 (updated October 1st 2020)

Original version https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono:
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Via Gradoli, comitato anti fake su Moro: 51 storici firmano contro ‘complottismo’

In meno di un mese i firmatari «contro la dietrologia» sul sequestro Moro sono più che raddoppiati. A quei 23 tra storici, ricercatori, studiosi indipendenti e giornalisti che lo scorso 17 agosto avevano reso noto il loro circostanziato dissenso «sulle fantasie di complotto» (in modo particolare sulla vicenda di via Gradoli), si sono aggiunti altri 28 analoghi firmatari e portato a 51 il numero totale (qui il testo della lettera).
L’obiettivo è «spazzare via una volta per tutte la ‘fake news’ che vuole esistente un legame occulto tra il Sisde e le Br»: legame, in realtà, «sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali», si spiega nel documento. «L’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani», scrivono i firmatari, sottolineando che «l’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro».
«Dal punto di vista culturale, e politico, mi sembra che il nostro pacatissimo intervento sia stato un fatto significativo», commenta lo storico Marco Clementi, uno dei primi a sottoscrivere il documento. «È stata una presa di posizione rilevante per molti motivi, mi limito a citarne uno: richiama tutti, ma proprio tutti, a misurarsi con il principio di realtà e per esempio con la cronologia dei fatti. In breve, è la rivincita del punto di vista storico sulle dietrologie raffazzonate che hanno mistificato le narrazioni successive al sequestro».
I firmatari sono storici universitari, ricercatori indipendenti, giornalisti dedicati al tema. Molti tra loro hanno pubblicato saggi di ricostruzione sulla lotta armata e più in generale sui bellicosi anni Settanta. E ci sono anche studiosi stranieri, come Richard Drake, professore di storia alla University of Montana, autore di “Il caso Aldo Moro” (Tropea). Da segnalare le firme di Monica Galfrè e Massimo Scavino e di autori come Aldo Grandi e Massimiliano Griner, mentre si preannunciano altre firme che potrebbero ulteriormente ampliare il numero.
«Tanto da rendere esplicito – spiega Matteo Albanese, ricercatore presso l’università di Padova – un bisogno ormai diffuso: quello di processare criticamente le tante congetture, amplificate da molta e disattenta stampa come verità acquisite. Vere e proprie fake news, diciamolo. Stiamo ragionando sull’opportunità di intervenire più spesso, se e quando necessario».

Ai precedenti 23 firmatari (Matteo Antonio Albanese, Gianremo Armeni, Andrea Brazzoduro, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Silvia De Bernardinis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Eros Francescangeli, Mario Gamba, Marco Grispigni, Davide F. Jabes, Nicola Lofoco, Carla Mosca, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Francesco Pota, Nicola Rao, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Giuliano Spazzali, Davide Steccanella, Ugo Maria Tassinari) si sono aggiunti altri 27 tra storici e ricercatori.

Ecco i nuovi firmatari: Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale; Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder; Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur; Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali; Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova; Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento; Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”; Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze; Aldo Grandi, giornalista e saggista; Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico; Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes e ricercatore indipendente; Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino; Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi; Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Prunetti, scrittore e traduttore; Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo; Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina e direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba; Marco Scavino, ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino; Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.

Dietrologie e complottismi sono la versione aggiornata del nuovo negazionismo storiografico

In un articolo apparso sul manifesto del 9 settembre 2020, Marco Rovelli, sostiene che vi sia una fondamentale differenza nella cultura del sospetto che anima gli attuali negazionismi complottisti sul covid, no vax ecc… e la cosiddetta «controinformazione applicata su piani spazio temporali specifici»: strategia della tensione, rapimento Moro, trattativa Stato-mafia (leggi qui).
In realtà esistono decisive affinità tra i due modelli di negazionismo: il primo scientifico, l’altro storiografico. Il dispositivo cognitivo è lo stesso e le tecniche narrative analoghe: false correlazioni, approssimazioni, de relato di pentiti spesso attribuiti a defunti, spregio della cronologia e molto altro condito da un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. La questione per altro è stata paradossalmente posta proprio al manifesto da un gruppo di storici e ricercatori per quanto era stato scritto sui rapporti tra Br-Sisde in via Gradoli su alcuni articoli apparsi il 2 agosto 2020 (leggi qui e qui) in occasione del quarantennale della strage di Bologna (La lettera degli storici e ricercatori contro fake news, dietrologie e complotti nella vicenda Moro)
In passato mi è capitato di sostenere che si tratta del confronto tra due paradigmi contrapposti: uno galileiano e l’altro orweliano. Dietro la pretesa di svolgere «controinformazione» c’è in realtà un processo cognitivo che ha introiettato una sorta di culto ossessivo dei poteri occulti, dei poteri invisibili. Si tratta di una degenerazione delle vecchie teorie delle élites, che almeno avevano un fondamento nelle matrici sociali ed economiche di società oligarchiche. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, dal nascosto fino all’esoterico, piuttosto che tentare di andare alla radice, scavare, scarnificare, approfondire, scendere al fondo delle cose, fare l’anatomia della società, come scriveva Marx, non l’alchimia, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri». Una visione che ricorda terribilmente le narrazioni reazionarie elaborate contro gli scossoni della modernità politica, e che vide nell’abbé Augustin Barruel un capostipite, con le sue «memorie per la storia del giacobinismo», ridotto ad una cospirazione della setta degli Illuminati di Baviera.
E’ sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava.
L’ idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Che la comprensione della società, del mondo, della storia, si risolva con una risalita verso l’alto, ricostruendo l’ordito della cospirazione, quell’apice dove i burattinai tirano i fili, regolano i giochi, è divenuta una forma di pensiero povero, di semplificazione consolatoria. Un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione dei poteri mai rimessi in discussione, del capitalismo attuale che con le dietrologie vuole insegnarci che ribellarsi, non solo non è mai stato giusto, anzi è stato sempre sbagliato perché non è mai servito a nulla conducendo inevitabilmente alla sconfitta, ma che – in realtà – dietro ogni ribellione non c’è genuinità, sincerità, ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.

Basta fake news sul sequestro Moro, un gruppo di storici scrive una lettera aperta contro le dietrologie

Non se ne può più delle dietrologie sul sequestro Moro, di narrazioni complottiste costruite in spregio dei più elementari criteri logici, prive di correlazioni, del rispetto della cronologia, della verifica delle fonti, di de relato che mettono in bocca a defunti le affermazioni più improbabili e che ovviamente nessuno può confermare o smentire. Un gruppo di storici e studiosi, con origini, percorsi e orizzonti diversi, hanno detto basta. In una lettera aperta invitano la comunità degli studiosi e il mondo della comunicazione a non avallare più simili approcci e ripristinare il rispetto del metodo storiografico. La lettera aperta prende avvio dai numerosi resoconti giornalistici apparsi in occasione del quarantennale della strage di Bologna e nei quali, in forma diretta o allusiva, si costruiva un nesso abusivo tra la bomba alla stazione e la vicenda Moro

Diversi organi di stampa insistono nel riproporre ai loro lettori finti misteri e ricorrenti fantasie di complotto sul sequestro di Aldo Moro. È successo anche sul Manifesto del 2 agosto. In occasione del quarantennale della strage di Bologna, un articolo di Tommaso di Francesco e un intervento di Saverio Ferrari richiamano l’argomento, benché nulla c’entri con il tema affrontato. Ci riferiamo, in particolare, al seguente passaggio «… Catracchia, l’amministratore per conto del Sisde delle palazzine di via Gradoli, dove al civico 96 si trovava il covo Br affittato dall’ingegner Borghi, alias Mario Moretti, dove Aldo Moro fu inizialmente tenuto prigioniero».
È un’affermazione priva di fondamento che induce il lettore a credere accertato un legame occulto tra il Sisde e le Br: legame, in realtà, sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali. Al contrario, l’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che l’on. Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani. L’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro.
In ordine all’episodio dell’affitto di via Gradoli, c’è da dire che in più Corti di Assise sono emerse chiare evidenze. Ci sembra doveroso segnalarle, le elenchiamo in queste poche righe:

  1. L’ingegner Borghi/Moretti ha affittato i locali di via Gradoli 96 a seguito di normale annuncio pubblicitario nel dicembre del 1975;
  2. I locatori erano i signori Giancarlo Ferrerò e Luciana Bozzi, proprietari dell’appartamento dal rogito avvenuto in data 01/07/1974;
  3. È accertato che si è trattato di una transazione tra privati, senza coinvolgere la figura dell’amministratore;
  4. Il Sisde, il nuovo servizio segreto civile, è stato creato nel 1977, cioè due anni dopo la stipula del contratto di affitto per la base brigatista.
  5. È evidente che il contratto d’affitto tra brigatisti e coniugi Ferrerò non poteva perciò essere implicato con il Sisde, del resto inesistente in quel momento.
  6. Occorre peraltro ricordare che, com’è noto, la base Br di via Gradoli 96 ha cessato di essere “un covo” nel 1978, proprio durante il sequestro Moro.
  7. Per evitare contiguità immotivate e fuorvianti, va sottolineato che la base dei Nar era invece al civico 65 di via Gradoli e comunque il loro soggiorno risale al 1981. Un altro estremista di destra aveva in realtà abitato in via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli di Terza Posizione – ma nel 1986, cioè molti anni dopo i fatti in oggetto. Per completezza documentale, va comunque precisato che non si trattava dello stesso vano occupato a suo tempo dalle Br. Infine, risulta che ad affittare il monolocale al Tomaselli non sia stato l’amministratore Catracchia ma un altro estremista di destra figlio di un magistrato di Cassazione: Andrea Insabato, proprietario del piccolo appartamento e peraltro futuro attentatore alla sede del Manifesto nel dicembre 2000.
  8. In ogni caso le tre società immobiliari, proprietarie di alcuni degli appartamenti presenti nelle due palazzine del civico 96, sono state tutte create prima della nascita del Sisde, dunque non ne potevano essere un’emanazione.
  9. In particolare, sono agli atti le proprietà immobiliari di Vincenzo Parisi, nel 1978 questore di Grosseto, dal 1980 in organico al Sisde (di cui diventa direttore nel 1984) e nel 1987 capo della Polizia.
  10. L’intensa attività immobiliarista del dirigente Parisi, con gli appartamenti intestati alle figlie Maria Rosaria e Daniela, non sembra richiamare reconditi misteri. Ad ogni buon conto, sono fatti notarili riguardanti il civico 75 che ricorrono una prima volta un anno e mezzo dopo il rapimento Moro mentre i successivi, inerenti al civico 96, avvengono oltre la metà degli anni 80: quattro e nove anni dopo la stipula del contratto di affitto del 1975 da parte delle Brigate Rosse.
  11. Quando si tratta dell’immobile di via Gradoli queste date abitualmente non vengono segnalate ai lettori. E invece, in questa come in molte altre occasioni, la precisione sui tempi cronologici è necessaria per un’interpretazione ponderata dei fatti ispirata al metodo storico. Un’analisi corretta dei tempi, delle fonti e del nesso causa-effetto smentisce seccamente ogni possibile coinvolgimento di entità non riconducibili alla lotta armata intrapresa dalle Br nel lontano 1970. Denunciamo pertanto il mancato rispetto dei più elementari criteri di verità e di logica nella ricostruzione di eventi e circostanze, una degenerazione particolarmente grave della e nella stampa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 agosto 2020 (aggiornato il 1 ottobre 2020)

La versione inglese della lettera (https://insorgenze.net/2020/10/02/enough-with-the-conspiracy-theories-and-fake-news-on-the-moro-kidnapping-historians-and-scholars-join-forces-in-an-open-letter/)

Chi sono i 59 firmatari della lettera:
L’intervento è stato elaborato da un nutrito gruppo di storici e di esperti, da tempo impegnati in studi di rilevanza storica sulle Brigate Rosse e sulle altre formazioni combattenti, più in generale sui movimenti sovversivi degli anni Settanta. Ecco alcune informazioni sintetiche.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis PowersV-1 Carrying Capital Ship(Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.
Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

La lettera del giudice Guido Salvini a Insorgenze, «non credo al complotto nel rapimento Moro, ma non tutto è chiaro»

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Il dottor Guido Salvini, attualmente Gip presso il tribunale di Milano mi ha inviato questa lettera. Autore quando era giudice istruttore della nuova inchiesta sulla strage di Piazza Fontana (Milano 1969), che ha finalmente individuato gli autori dell’attentato, e un’altra indagine sulla strage di piazza della Loggia (Brescia 1974). Esperto di quel complesso mondo di relazioni e intrecci tra destra, ordinovista e avanguardista, e apparati dello Stato, ha condotto inchieste anche sul fronte opposto: l’omicidio del militante di estrema destra Sergio Ramelli, 1975, da parte del servizio d’ordine di Avanguardia operaia e sui fatti di via De Amicis a Milano nel 1977, che portarono all’uccisone dell’agente Antonio Custra.  Il dottor Salvini contesta il giudizio negativo da noi espresso nel corso di una intervista (leggi qui) sulla sua attività di consulente della seconda commissione Moro, presieduta da Giuseppe Fioroni. Pubblico il suo testo accompagnato da una mia replica ringraziando il giudice Salvini per l’attenzione mostrata

guido_salvini

Vi scrive Guido Salvini giudice del Tribunale di Milano. Ho letto la vostra intervista a Matteo Antonio Albanese autore del libro Tondini di ferro e bossoli di piombo. Ho trovato interessanti le riflessioni sui rapporti tormentati che vi furono tra il Pci e il mondo delle Brigate rosse ai suoi inizi e sull’intuizione da parte di queste ultime del fenomeno della globalizzazione. In una domanda posta dall’intervistatore mi sono però attribuite, anche in modo inutilmente sgarbato, opinioni sul sequestro Moro che non ho mai avuto e che non ho mai espresso e che al più possono essere proprie di qualche parlamentare componente della seconda Commissione Moro per la quale ho lavorato in completa autonomia come consulente. Infatti non ho mai pensato né scritto, come è facile verificare, che il sequestro Moro sia stato ispirato o diretto dalle stesse forze, i Servizi segreti, la C.I.A. la Nato o che altro che sono stati presenti nella strategia della tensione e nelle stragi degli anni ’60- ‘70 sulle quali ho condotto istruttorie. Né penso che ad esso abbiano partecipato la ‘ndrangheta o altre entità misteriose. Queste sono opinioni di altri che l’articolo non cita

Credo tuttavia che soprattutto negli ultimi giorni del sequestro vi siano state in entrambe le parti, lo Stato e le Brigate Rosse, incertezze e imbarazzi su come affrontare la possibile liberazione dell’ostaggio da un lato e come portare a termine l’operazione dall’altro e che questa situazione, in cui i due attori dovevano necessariamente compiere scelte di interesse e forse auspicate anche da realtà esterne al sequestro, abbia in entrambi provocato in alcuni passaggi un’amputazione della narrazione di quanto avvenuto. Mi riferisco, ad esempio, per quanto riguarda lo Stato, all’incertezza se fare di tutto perché Moro fosse recuperato vivo e alla contemporanea assillante ricerca dei memoriali dello statista giudicati pericolosi per gli equilibri dell’epoca. Per quanto concerne le Brigate Rosse mi riferisco alle non convincenti versioni in merito al luogo o ai luoghi ove l’ostaggio fu tenuto prigioniero e alle modalità con le quali, mentre erano ancora in corso contatti ed iniziative, ha trascorso le ultime ore e con le quali è stato ucciso. Su questi passaggi vi sono probabilmente ancora alcune verità e forse il ruolo di alcune persone da proteggere. Spero di essermi spiegato in queste poche righe e forse la lettura del libro potrà spingermi a tornare in modo più ampio sull’argomento sul mio sito guido.salvini.it

Vi ringrazio per l’attenzione.
cordialità
Guido Salvini

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Dott. Salvini,
Registro con favore il giudizio anticomplottista da lei espresso sul sequestro Moro, cito le sue parole: «il sequestro Moro non sia stato ispirato o diretto dalle stesse forze, i Servizi segreti, la C.I.A. la Nato o che altro che sono stati presenti nella strategia della tensione e nelle stragi degli anni ’60-‘70 sulle quali ho condotto istruttorie. Né penso che ad esso abbiano partecipato la ‘ndrangheta o altre entità misteriose».

La mia valutazione negativa del suo lavoro di consulente nella commissione Moro 2 era tuttavia fondata sull’analisi delle sue attività: escussioni di testimoni, indagini perlustrative, proposte di piste da indagare che manifestavano un consolidato pregiudizio dietrologico. Mi riferisco all’endorsement del libro di un personaggio imbarazzante come Paolo Cucchiarelli (20 giugno 2016, n. prot. 2060 e 682/1), nel quale si individuavano almeno 4 spunti di indagine da seguire, tra cui le dichiarazioni di un pentito della ‘ndrangheta Fonti, anche lui replicante di fake news, come la presenza di Moro nell’angusto monolocale di via Gradoli in una fase del sequestro (circostanza smentita dalle evidenze genetiche delle analisi sulla tracce di Dna, condotta dalla stessa commissione), oppure su un presunto ruolo di Giustino De Vuono in via Fani e nella esecuzione del presidente del consiglio nazionale della Dc. O ancora l’articolo fiction dello scrittore Pietro De Donato apparso nel novembre 1978 su Penthause, rivista glamour notoriamente specializzata sul tema. E ancora la richiesta di sentire, protocollo 519/1, il collaboratore di giustizia, sempre della ‘ndrangheta, Stefano Carmine Serpa che nulla mai aveva detto sulle Brigate rosse e il rapimento Moro, ma in una deposizione del 2010 aveva riferito dei rapporti tra il generale dei Cc Delfino e Antonio Nirta, altro affiliato alle cosche ‘ndranghestite. L’ulteriore sostegno ai testi (28 dic 2018, prot. 2497 – e 844/1) di Mario Josè Cerenghino, autore di libri in coppia con Giovanni Fasanella, la cui ossessione complottista non ha bisogno di presentazioni, o ancora di Rocco Turi, autore di una storia segreta del Pci, dai partigiani al caso Moro, sostenitore di una tesi dietrologica diametralmente opposta alla precedente, che intravede nelle Repubblica popolare cecoslovacca una funzione promotrice dell’attività delle Brigate rosse, fino fantasticare l’addestramento in campi dell’Europa orientale dei militanti Br. Potrei continuare, ma non serve.

Nella seconda parte della lettera, contradicendo quanto affermato all’inizio, solleva nuovi dubbi sugli ultimi momenti del sequestro. Convengo con lei che da parte dello Stato, ed in modo particolare delle due maggiori forze politiche protagoniste della linea della fermezza, Democrazia cristiana e Partito comunista, vi siano ancora moltissime cose da scoprire sulla decisione ostinata e sui comportamenti messi in campo per evitare, fino a sabotare, qualsiasi iniziativa di mediazione e negoziato in favore della liberazione dell’ostaggio. Mi riferisco, per esempio, all’impegno preso e non mantenuto dal senatore Fanfani di intervenire il 7 maggio 1978, con un messaggio di apertura all’interno di una dichiarazione pubblica. 
Ritengo che da parte brigatista i dubbi da lei espressi non trovino fondamento. Cosa c’è di poco chiaro e non trasparente nella telefonata del 30 aprile realizzata da Mario Moretti alla famiglia Moro? Consapevole della necessità di uscire dal vicolo cieco in cui si era infilata la vicenda, il responsabile dell’esecutivo brigatista tentò una mediazione finale che ridimensionava le precedenti rivendicazioni, la liberazione di uno o più prigionieri politici, e chiedeva un semplice segnale di apertura, che nella trattativa che sarebbe seguita dopo la sospensione della sentenza poteva vertere nel miglioramento delle condizioni di vita nelle carceri. Perché questo aspetto continua ad essere evitato, sottovalutato e poco studiato, avvalorando contorte ipotesi di trattative parallele, somme di denaro o altro, rifiutate in principio dalle Br? Forse perché la responsabilità di chi si è sottratto a tutto ciò non è ancora politicamente sostenibile?
Ed ancora, sull’ipotesi dello spostamento dell’ostaggio, la invito a studiare tutti i sequestri, politici o a scopo di finanziamento, realizzati dalle Brigate rosse. Mi dica se c’è un solo caso dove l’ostaggio viene traslocato durante la prigionia? Approntare una base-prigione è cosa molto complessa e se non si comprende qual era il modo di approntare la logistica nelle Br si può cadere in facili giochi di fantasia.
Infine, tra i temi che la commissione ha rifiutato di affrontare c’è quello della tortura, verità indicibile di questo Paese. Un commissario aveva presentato un’articolata richiesta di approfondimento della vicenda di Enrico Triaca, il tipografo di via Pio Foà arrestato e torturato il 17 maggio 1978, una settimana dopo il ritrovamento del corpo di Moro, con una lista di testimoni da ascoltare, tra cui Nicola Ciocia, il funzionario dell’Ucigos soprannominato “dottor De Tormentis”, esperto in waterboarding. Sorprende che lei non se ne sia interessato sollecitando spunti d’inchiesta, audizioni o proponendo materiali e sentenze della magistratura presenti sulla questione? Dottor Salvini, ha perso davvero una grande occasione.
Cordialmente, Paolo Persichetti

Il delitto Tobagi e le polemiche infinite

L’omidicio di Tobagi si trasformò in una resa dei conti tra differenti organizzazioni sindacali del giornalismo lombardo che vedevano contrapposti craxiani e giornalisti del Pci. Ne venne fuori una narrazione complottista che vedeva negli autori del delitto dei semplici manovali. Le tesi dietrologicche furono rilanciate dopo la scoperta delle dichiarazioni di un confidente che aveva indicato in Tobagi un possibile obiettivo e che aprirono un nuovo fronte di polemiche, stavolta tra ex appartenenti all’antiterrorismo. Davide Steccanella ripercorre dettagliatamente l’intricata vicenda

di Davide Steccanella

Tobagi targa errata

La targa sbagliata del Liceo Parini che attribuisce l’omicidio alle Brigate rosse

Nel libro Come mi batte forte il tuo cuore (Einaudi, 2009) Benedetta Tobagi ha scritto: «scegliendo di montare tasselli poco chiari, si possono tessere trame verosimili, ma non verificabili, oppure riesumare polemiche già consumate contando sulla memoria corta dei mezzi d’informazione». Vanamente verrebbe da dire, perché come per l’omicidio di Aldo Moro anche per quello di Walter Tobagi, guarda caso i due delitti di maggiore rilevanza mediatica tra i tanti compiuti durante i cosiddetti “anni di piombo”, non manca chi ancora oggi sostiene che sarebbero stati condannati gli esecutori e non i “mandanti” o che comunque permangano irrisolti misteri.
Nel “caso Tobagi” si verificò persino uno scontro istituzionale senza precedenti tra il Presidente della Repubblica e i membri togati del CSM che nel dicembre del 1985 si dimisero in blocco per il divieto posto da Francesco Cossiga alla fissata trattazione in seduta plenaria delle dichiarazioni rese qualche giorno prima dall’allora Presidente del Consiglio Bettino Craxi.

Ricapitoliamo i fatti in ordine cronologico
Walter Tobagi fu ucciso il 28 maggio 1980 e l’omicidio fu rivendicato da una sigla, Brigata 28 marzo, che pochi giorni prima, 7 maggio, aveva rivendicato il ferimento del giornalista di Repubblica Guido Passalacqua.
Il nome richiamava la data di un’operazione dei carabinieri di due mesi prima in una base genovese delle Brigate rosse in via Fracchia nel corso della quale erano morti i quattro i militanti che si trovavano al suo interno; il giorno dopo Walter Tobagi aveva scritto sul Corriere della sera un articolo dal titolo: Adesso si dissolve il mito della colonna imprendibile.
L’operazione era stata resa possibile dalle rivelazioni fatte ai magistrati torinesi dal primo brigatista pentito, Patrizio Peci, in merito al quale il 20 aprile Tobagi aveva firmato un secondo articolo dal titolo Non sono samurai invincibili.
In quello che sarà uno dei suoi ultimi scritti (l’ultimo, Senza promettere la luna, dedicato alle imminenti elezioni, sarà pubblicato il 23 maggio) si legge: «Le notizie delle ultime ore, la tragedia dell’avvocato Arnaldi a Genova o l’arresto di Sergio Spazzali a Milano, sembrano iscriversi in quel filone aperto da Peci e dagli altri brigatisti pentiti. L’immagine delle Brigate rosse si è rovesciata, sono emerse falle e debolezze. E forse non è azzardato pensare che tante confessioni nascano non dalla paura, quanto da dissensi interni, laceranti sull’organizzazione e sulla linea del partito armato».
L’indagine affidata agli ufficiali della sezione antiterrorismo dei carabinieri di Milano Umberto Bonaventura e Alessandro Ruffino e coordinata dal Sostituto Procuratore della Repubblica Armando Spataro fu particolarmente rapida e dopo soli quattro mesi vennero arrestati tutti i responsabili.
Dai documenti d’indagine risulta che il 5 giugno viene posta sotto osservazione un’abitazione di via Solferino 34 intestata a Caterina Rosenzweig, nota agli inquirenti perché arrestata il 23 marzo di due anni prima, avendo la stessa dimenticato passaporto e guanti nel corso di un attentato incendiario alla Bassani Ticino di Venegono Inferiore (VA) rivendicato dalle Formazioni Comuniste Combattenti, nella cui base milanese di via Negroli il 13 settembre 1978 era stato arrestato Corrado Alunni.
Gli inquirenti sapevano del suo legame con Marco Barbone perché costui le aveva inviato in carcere alcune lettere e l’11 giugno dispongono l’intercettazione delle utenze telefoniche della Rosenzweig e di coloro che, oltre a Barbone, risultavano in costante contatto con lei: Paolo Morandini, Silvana Montanari e Stefano Mari.
Contemporaneamente viene disposta una perizia per confrontare la grafia che compariva sulle buste di rivendicazione di due attentati del 1979 ai giornali L’Unità e Il Corriere della sera siglati Guerriglia Rossa, con quella, che risultava identica, del manoscritto di rivendicazione di una rapina del 1978 in via Colletta reperita in via Negroli e quella, pure apparentemente simile, delle lettere inviate da Barbone alla fidanzata.
Il 5 luglio Barbone parte per il servizio militare ad Albenga e a settembre L’Espresso pubblica le dichiarazioni rese l’8 luglio dal generale Dalla Chiesa alla Commissione Moro in cui riferiva che per l’omicidio Tobagi stavano indagando su ex militanti delle FCC di Alunni e sulla base dell’esito confermativo del 16 settembre della perizia sulla sua grafia, il 25 settembre Barbone viene arrestato per la rapina di via Colletta, per evitare, diranno gli inquirenti, che messo in allarme da quell’articolo si desse alla fuga e tradotto nella caserma Porta Magenta di via Tolentino.
Il 2 ottobre Barbone interrogato nega ogni addebito, al termine il PM Spataro lo informa che è sospettato anche per l’omicidio Tobagi e gli attentati di Guerriglia Rossa, il giorno dopo chiede un incontro riservato con il generale Dalla Chiesa in caserma e il 4 ottobre verbalizza al PM i nominativi degli altri cinque componenti della 28 marzo che vengono tutti arrestati.
Si tratta di due operai e tre studenti: Paolo Morandini, 21 anni, Daniele Laus, 22 anni, ex militante nella SAP (Squadra Armata Proletaria) Sempione, Manfredi De Stefano, 23 anni, operaio IRE di Varese ed ex militante in altra SAP legata alle FCC, Mario Marano, 27 anni, e Francesco Giordano, 28 anni, entrambi ex militanti delle Unità Comuniste Combattenti di Guglielmo Guglielmi.
Morandini e Laus confessano subito (il secondo ritratterà in istruttoria) e il processo denominato Rosso-Tobagi inizia il 1° marzo 1983 e si conclude il 28 novembre dello stesso anno con la condanna dei sei imputati e la scarcerazione di Barbone e Morandini in applicazione della legge premiale n. 304 del 1982.

La campagna dell’Avanti
Sin dalla conclusione dell’istruttoria il PSI, sollecitato da alcune affermazioni dell’allora direttore del Corriere Franco Di Bella (successivamente risultato iscritto alla P2 di Licio Gelli), che riteneva che il movente dell’omicidio fosse da ricercare nell’impegno sindacale del giornalista, monta una campagna stampa su L’Avanti in cui mette in discussione la verità di Barbone, sostenendo che fosse stata concordata con la Procura in cambio dell’impunità per la fidanzata Caterina Rosenzweig, perché il testo della rivendicazione dell’omicidio appariva un elaborato troppo tecnico per non essere stato scritto da un giornalista professionista.
Il 27 maggio 1983, in occasione della campagna elettorale, il segretario Bettino Craxi (che il 4 agosto diventerà il nuovo Presidente del Consiglio) dichiara in un comizio al Castello Sforzesco che «Gli organi di polizia e la magistratura fin dal dicembre 1979 erano a conoscenza che gruppi terroristici progettavano un attentato a un giornalista milanese che la fonte confidenziale indicava in Walter Tobagi, informandoli del luogo esatto dove l’attentato sarebbe stato compiuto».
Procura e carabinieri smentiscono indignati, affermando che quando il nome di Tobagi era stato trovato nel gennaio del 1979 in una valigetta attribuibile ai Reparti Comunisti d’attacco (gruppo collegato alle Formazioni Comuniste Combattenti) al giornalista fu proposta una scorta che lui rifiutò, ma dopo le polemiche all’esito del processo per la scarcerazione di Barbone e Morandini, il 19 dicembre 1983 l’allora Ministro dell’Interno Oscar Luigi Scalfaro rivela l’esistenza di un appunto riservato del 13 dicembre 1979 in cui un carabiniere che si firma Ciondolo riporta la notizia ricevuta da una fonte confidenziale.
«Secondo il postino, il (segue il nome di un altro confidente) e gli altri avrebbero lasciato il proposito di compiere azioni in Varese ma avrebbero in programma un’azione a Milano. Costui non ha lasciato capire pienamente quale possa essere il loro obiettivo ma ha riferito al postino che si tratta di un vecchio progetto delle Formazioni comuniste combattenti. Per quanto riguarda l’azione da compiere qui a Milano e la zona nella quale il gruppo sta operando il postino ritiene che vi sia in programma un attentato o il rapimento di Walter Tobagi e la zona in cui il gruppo sta operando dovrebbe essere quella di piazza Napoli-piazza Amendola-via Solari dove il Tobagi dovrebbe abitare».
L’Avanti pubblica il documento e il carabiniere Ciondolo viene prontamente identificato nel brigadiere Dario Covolo e così pure il postino: si tratta di un ex militante varesino delle FCC, Rocco Ricciardi, arrestato il 16 novembre 1981, il quale sin dal marzo del 1979 aveva iniziato a collaborare segretamente con i carabinieri consentendo loro di arrestare nel maggio dello stesso anno a Como sette componenti di rilievo delle FCC, che di lì a poco cesseranno di esistere.
La fonte di Ricciardi in realtà non era un altro confidente, ma, come si legge nel documento, Pierangelo Franzetti, ex operaio IRE di Varese, militante nei Reparti Comunisti d’Attacco.

Quel documento era difficilmente collegabile al delitto
A quel punto, posto che meno di sei mesi dopo Walter Tobagi fu effettivamente colpito in via Solari da Barbone che aveva militato nelle FCC di cui aveva parlato Ricciardi e meno di quattro mesi dopo gli inquirenti furono già in grado di arrestarlo, si disse che non si era voluto impedire una morte annunciata e si era imbastita una versione di comodo.
In realtà, ad un’attenta lettura, quel documento non era facilmente collegabile al delitto di sei mesi dopo e tanto meno a Barbone e non perché, come disse qualcuno, ancora non poteva esistere la sigla Brigata 28 marzo (che si riferiva alla data di un fatto accaduto l’anno successivo), ma per altre ragioni.
Ricciardi si limita a dire che secondo lui il fatto che Franzetti gli avesse detto che il suo gruppo stava cessando azioni su Varese per spostarsi a Milano per un precedente progetto delle FCC poteva significare il sequestro di Tobagi, perché agli inizi del 1978 era stato uno degli obiettivi del gruppo. Ricciardi, che ben conosceva Barbone e la Rosenzweig (e proprio per il progettato sequestro Tobagi), non li nomina con riferimento al Franzetti e neppure quando, parlando di altro, cita ex militanti delle FCC (Balice, Serafini, Belloli), per cui dedurre che da quell’appunto gli inquirenti avrebbero potuto risalire al futuro fondatore della 28 marzo, ai tempi persona incensurata, appare una forzatura.
Neppure col senno di poi tuttavia, quando nel dicembre del 1983 tutte le indagini su quei gruppi si erano ormai concluse, quell’appunto appare collegabile all’omicidio di sei mesi dopo. Le successive indagini accerteranno infatti che nel dicembre 1979 il gruppo che l’anno dopo avrebbe assunto la sigla 28 marzo si era appena formato e organizzava rapine di autofinanziamento e Barbone aveva cessato da tempo ogni contatto con gli ex FCC, tanto che Ricciardi rimasto in contatto con loro nulla più sapeva di lui, né di Guerriglia Rossa né di altro. Per cui si può affermare con adeguata certezza che nel dicembre del 1979, contrariamente all’idea che si era fatta il Ricciardi, non era ancora in preparazione un attentato al giornalista del Corriere, né da parte del gruppo di Barbone né da parte di quello di Franzetti.

La querela di Spataro
Ma le polemiche non si placano e Spataro sporge querela per diffamazione contro il direttore dell’Avanti Ugo Intini, il vicedirettore Francesco Gozzano, i giornalisti Adolfo Fiorani e Piervittorio Scorti, il sociologo Roberto Guiducci e i deputati PSI Salvo Andò e Paolo Pillitteri, mentre Ricciardi scrive un memoriale dove nega di avere fatto a dicembre il nome di Barbone, ammettendo di essere stato contattato dai Carabinieri dopo l’omicidio di Tobagi: «Per parte mia mi impegnai nella ricerca di notizie sulla 28 marzo. In proposito riuscii a riferire ai carabinieri una sola voce: Marchettini mi aveva detto che un tale Manfredi che conoscevo personalmente, parlando in un bar con il Franzetti alla presenza di Marchettini stesso, aveva lasciato vagamente intendere che aveva rapporti con la 28 marzo. I CC, sempre durante l’estate, identificarono questo Manfredi per Manfredi Di Stefano ed io ne riconobbi la foto».
Nel 1985, al processo di appello (nel frattempo Manfredi De Stefano era morto il 6 aprile 1984 nel carcere di Udine) la versione di Barbone viene confermata da Marano e Laus, che, scrive Leo Valiani: «il 4 giugno in una lucida deposizione ha corretto le precedenti forzature tese a lasciar bollire nell’ambiguità l’ipotesi dei mandanti del delitto, di mani estranee e specializzate nella stesura del volantino e a diradare le possibili ombre di un coinvolgimento di Caterina Rosenzweig».
Ricciardi, intervistato il 14 giugno 1985 dall’Unità prima di deporre, dichiara: «Intendo dire tutto con chiarezza perché sono state commesse leggerezze sul mio conto anche dall’onorevole Scalfaro che ha fatto il mio nome in Parlamento, esponendomi a rappresaglie e mettendo in pericolo i miei familiari. Si è detto che avrei preannunciato l’omicidio di Walter Tobagi. Ma questo non è vero. Per conto mio percepii che Franzetti potesse parlare di Tobagi giacché nei suoi confronti c’era stato da parte delle Formazioni Comuniste Combattenti quel vecchio progetto di sequestro nel gennaio 1978. Fu una mia personale ipotesi e in questi termini la riferii ai carabinieri».
Il 7 ottobre 1985 la Corte di appello conferma la sentenza di primo grado (con sconti di pena per Marano e Laus), che diviene definitiva nell’ottobre dell’anno successivo.
Il 23 Novembre 1985 il Tribunale di Roma condanna Intini, Andò, Pillitteri, Gozzano e Fiorani per diffamazione ai danni di Spataro e il Presidente del consiglio Craxi dichiara al Tg «Faccio mie parola per parola tutte le affermazioni ed i giudizi che hanno determinato la condanna dei compagni socialisti», affermazione che apre un “caso” senza precedenti al CSM perché il 5 dicembre il Presidente della Repubblica Cossiga ne vieta la discussione determinando le dimissioni (poi rientrate) di tutti i membri togati.
In appello interviene l’applicazione della sopraggiunta amnistia con conferma del risarcimento danni a Spataro, ribadito dalla Cassazione nel 1987 e il 21 maggio 1993 il Tribunale di Milano assolve tutti gli imputati delle FCC, tra cui Barbone, Ricciardi e la Rosenzweig, per il tentato sequestro di Walter Tobagi del 1978, perché il fatto non sussiste.

Le accuse di Magosso e Arlati
La vicenda sembrerebbe finita, quando nel 2003 il giornalista Renzo Magosso e l’ex capitano Roberto Arlati pubblicano per Franco Angeli il libro Le carte di Moro, perché Tobagi che riprende le accuse ai carabinieri e il 17 giugno 2004 Magosso pubblica sul settimanale Gente un’intervista a Dario Covolo dal titolo Tobagi poteva essere salvato che accusa i superiori Ruffino e Bonaventura di avere chiuso le sue note in un cassetto e di avere subito mobbing per quel fatto.
Il 18 giugno 2004 alla Camera il deputato verde Marco Boato dichiara: «A distanza di 24 anni sono ricorrenti gli interrogativi sulle gravi omissioni da parte di ufficiali dei carabinieri dell’epoca che nascosero e non diedero seguito a una nota informativa preventiva redatta da un sottufficiale del nucleo antiterrorismo» e l’ex deputato Claudio Martelli allestisce uno speciale su Canale 5, seguito nel 2005 da Giovanni Minoli sulla RAI che dedica al “caso Tobagi” un’intera puntata di La storia siamo noi, in cui trasmette un’intervista a Covolo (da tempo traferitosi all’estero), che ribadisce la tesi del “delitto annunciato”.

Un’altra querela
Ruffino e la sorella di Bonaventura (deceduto nel 1992) querelano per diffamazione Magosso, Covolo e il direttore di Gente Umberto Brindani e nel corso del processo che si celebra avanti il Tribunale di Monza, all’udienza dell’11 luglio 2007 Dario Covolo viene esaminato come imputato di reato connesso e quando gli viene mostrato l’appunto del 13 dicembre 1979 dichiara: «ci sono degli appunti successivi a questo, dove si fa nome e cognome di quelli che devono ammazzare. O per lo meno si fa il nome e si dice: Guarda che il gruppo che sta operando dovrebbe essere la Caterina e il suo fidanzato, il suo convivente, Barbone Marco, non mi si fanno i nomi degli altri però quei nomi vengono fatti in successivi appunti».
Questi “ulteriori appunti” non verranno mai rintracciati e il 23 luglio 2007, nel corso di una conferenza a Milano dal tiolo Le verità nascoste. Il caso Tobagi, sempre Covolo dichiara: «Spiegai per tempo in un rapporto che un attentato sarebbe stato fatto nei confronti di Walter Tobagi e diedi i nomi di chi l’avrebbe compiuto. Ma non venne preso alcun provvedimento. Dopo la morte di Tobagi ho avuto una discussione molto accesa con Ruffino perché gli avevo detto che volevano uccidere Tobagi e gli avevo fatto i nomi di Marco Barbone e altri. Queste cose le ho anche ripetute come testimone al processo in corso a Monza davanti a lui. L’incredibile è che per aver fatto il mio dovere ora devo risponderne legalmente».
Il 20 settembre 2007 il Tribunale di Monza condanna Magosso e Brindani e la sentenza viene definita dal Presidente dell’Ordine dei giornalisti della Lombardia, Franco Abruzzo «lesiva della libertà di stampa», ma nel settembre dell’anno successivo viene condannato anche Covolo, condanne tutte confermate nel 2009 in Appello e definitive nel 2010.

Le polemiche continuano, arriva anche la commissione Moro
Al termine del libro Ragazzi di buona famiglia di Fabrizio Calvi (Piemme) si legge che: «Dopo ventisette anni, il barbaro assassinio di Walter Tobagi non ha ancora smesso di far discutere – e indignare – l’Italia».
Nel 2009 Benedetta Tobagi pubblica per Einaudi Come mi batte forte il tuo cuore in cui definisce la nota di Covolo troppo «generica» per costituire prova che i carabinieri fossero stati avvertiti sei mesi prima dell’omicidio del padre e dopo avere direttamente parlato con Covolo non ritiene sia stato «perseguitato per quel documento».
Nel 2010 Armando Spataro pubblica per Laterza Ne valeva la pena in cui racconta che l’indagine sulla 28 marzo si concentrò sull’area gravitante intorno alla sigla Guerriglia rossa sia perché aveva come obiettivo il mondo della stampa sia per le identiche modalità di recapito delle rivendicazioni a mezzo posta a vari giornalisti, e che fu Ruffino a rilevare per primo l’evidente identità di grafia tra la rivendicazione della rapina di via Colletta trovata due anni prima in via Negroli e quella sulle buste di rivendicazione di Guerriglia rossa e sulle lettere di Barbone alla Rosenzweig.
Ancora una volta la vicenda sembrerebbe conclusa, ma il 19 ottobre 2016 nel corso della seduta n. 107 della Commissione parlamentare di inchiesta sul rapimento e sulla morte di Aldo Moro presieduta da Giuseppe Fioroni, l’ex deputato Umberto Giovine torna a parlare della vicenda Tobagi in termini accusatori:
«Come mai Caterina Rosenzweig rimane fuori dall’inchiesta? È una cosa inaudita. La giustificazione che dette – e lo dico con nome e cognome – Armando Spataro è ancora peggio del fatto in sé. Disse che, siccome Caterina Rosenzweig apparteneva a una «famiglia bene» di Milano – una cosa che un giudice non dovrebbe neanche pensare (io sono nipote di un magistrato), figuriamoci dirla – per questo è rimasta fuori dall’inchiesta; poi questi assassini hanno avuto delle pene irrisorie. Dopo l’affare Moro questa è la cosa che mi fa più andare in bestia quando penso all’Italia, non so se qualcuno ha il potere di intervenire ex post su una cosa del genere, ma che fosse una cosa invereconda lo si capì subito, solo che noi socialisti non ci comportammo in modo intelligente. Anziché muoverci in termini di diritto e contestare ogni mossa di Spataro, la buttammo in politica».

Il flop delle nuove rivelazioni
L’ingente elaborato finale della nuova Commissione Moro non approda a particolari novità, ma il 16 gennaio 2018 i media danno ampio risalto a una conferenza stampa organizzata da Renzo Magosso presso la sala dell’associazione lombarda giornalisti di via Monte Santo in cui vengono annunciate «nuove rivelazioni sull’omicidio Tobagi». Alla conferenza è presente il Giudice Guido Salvini, il quale, pur escludendo ogni «complotto», afferma che non essendo credibile che senza la nota Covolo i carabinieri abbiano potuto mirare proprio a Barbone nella scelta del reperto grafico da comparare con quello reperito due anni prima nella base di Alunni, vi fu una iniziale sottovalutazione di quel documento e dopo l’omicidio si è voluto celare la cosa.
Il giorno dopo Il Corriere della sera, forzando non poco il contenuto di quelle affermazioni, titola: «L’ultima verità sull’assassinio di Tobagi, il giudice Salvini: ‘Si poteva salvare’», e ne seguono nuove polemiche.
In realtà, a quella conferenza non fu esibito nessun nuovo elemento rispetto a quelli già noti. L’appunto di Bonaventura a Bozzo era stato depositato nel corso del processo di Monza, come risultava da una interpellanza presentata dal Partito Radicale riportata in un articolo datato 2008 reperibile sul sito web di Franco Abruzzo, dove si legge: «In quest’ultimo processo è emerso ora un fatto nuovo, giudicato dai Radicali grave e sconvolgente. Il generale Niccolò Bozzo – è scritto nell’interpellanza dei Radicali -, all’epoca dei fatti stretto collaboratore del generale Dalla Chiesa, sentito come teste, ha presentato un documento riservato preparato dai suoi superiori, nel quale venivano date indicazioni a Bozzo per fornire, se interrogato dalla magistratura, la versione ‘concordata’ sulle indagini». La scansione dei primi atti d’indagine era già stata riferita da Spataro nel libro Ne valeva la pena di otto anni prima (pagg. 82 e ss.) e l’articolo su L’Occhio del 25 settembre 1980, dove Magosso scriveva «Preso Marco Barbone delle Br, l’informazione viene da Varese», era stato citato da Stefania Limiti in un post datato 20 ottobre 2009 leggibile sul sito Miccia Corta.
Sempre nel 2018 Zona Contemporanea pubblica Vicolo Tobagi di Antonello De Stefano, il quale ricorda che il fratello fu arrestato mentre era con lui la sera del 3 ottobre ad Arona davanti al Bar Stadio, un giorno prima quindi della data del verbale di confessione di Barbone, confermando che Manfredi conosceva Marchettini perché avevano lavorato insieme all’IRE di Varese. Nel libro compare un’intervista a Francesco Giordano che dice di avere conosciuto i membri di quel gruppo alla fine del 1979 tramite Mario Marano, con loro vennero organizzate due rapine di autofinanziamento, la prima a ridosso di Natale 1979 a Castelpalasio e la seconda nel gennaio del 1980, e la proposta di un attentato a Tobagi gli fu fatta da Barbone dopo il 28 marzo del 1980.
Il 15 agosto 2018 Antonello De Stefano rilascia un’intervista a Roberto Pietrobelli sul Fatto Quotidiano in cui dichiara: «Mio fratello non è morto per un aneurisma e qualche inquirente ha falsificato le carte. Ho aspettato così a lungo a prendere un’iniziativa ufficiale sulla morte di mio fratello, perché ho voluto studiare i 138 faldoni del processo e leggere i 220 mila documenti che essi contengono. Manfredi venne picchiato nel carcere di San Vittore e salvato dalle guardie. Poi fu trasferito a Udine. Ed è all’amministrazione penitenziaria che mi sono rivolto». Si legge nell’articolo: «Pochi giorni fa De Stefano ha scritto a Francesco Basentini, capo del Dipartimento Amministrazione Penitenziaria, nonché per conoscenza al presidente della Repubblica Sergio Mattarella, e ai ministri della Giustizia, della Difesa e degli Interni: Mi trovo nella condizione di richiederle le cartelle cliniche del detenuto Manfredi De Stefano, mio fratello, a far data dal 3 ottobre 1980 e fino al 6 aprile 1984, data della sua morte».

Anche la corte di Strasburgo dice la sua
Passano altri due anni e il 16 gennaio 2020 la Corte di Strasburgo condanna l’Italia per violazione del diritto alla libertà d’espressione di Renzo Magosso e Umberto Brindani assegnando loro un risarcimento di 15mila euro perché, si legge nella sentenza CEDU: «Legittimamente i querelanti potevano dolersi con il brigadiere che ha fatto le affermazioni riportate nel settimanale, per contestare l’eventuale falsità o parzialità delle sue dichiarazioni. Viceversa, quanto al cronista e al direttore responsabile del settimanale, l’oggetto della contesa non poteva riguardare la verità dei fatti narrati ma solo se il cronista si fosse limitato a riportare le frasi dell’intervistato, svolgendo ragionevoli verifiche sulla sua attendibilità, e non avesse operato proprie inserzioni e considerazioni offensive sulla narrazione riferita», aggiungendo che sul punto i tribunali nazionali «non hanno fornito motivi rilevanti e sufficienti per ignorare le informazioni fornite e i controlli effettuati dai ricorrenti, che sono stati il risultato di un’indagine seria e approfondita».
Nel commentare la sentenza a lui favorevole Magosso dichiara al Dubbio: «Se hanno saputo di Barbone solo successivamente, per quale motivo sono andati a controllare? A giugno del 1980 venni contattato dal direttore del Corriere, Franco Di Bella, che mi disse: il generale Dalla Chiesa mi ha detto che ad ammazzare Tobagi è stato il figlio del nostro direttore generale Donato Barbone. Così andai a verificare con Umberto Bonaventura, che confermò la circostanza, aggiungendo di essere arrivato a Barbone tramite un manoscritto anonimo su un attentato mai avvenuto ordito dalle Fcc nel quale riconobbe la calligrafia del giovane. Non ci ho creduto, ma lui mi disse che era un’informazione sicura che veniva da Varese. Così gli chiesi di informarmi dell’arresto, cosa che fece. Su L’Occhio scrissi: preso Marco Barbone delle Br, l’informazione viene da Varese. Otto giorni prima che confessasse. Come fa la magistratura a dire che non ne sapeva nulla?».
Anche qui, fermo restando che la CEDU non ha confermato la versione di Covolo, limitandosi a stabilire che non è perseguibile il giornalista che riporta dichiarazioni altrui dopo avere svolto adeguata inchiesta (che non significa inconfutabile), si potrebbe obiettare che quanto ricorda Magosso non smentisce la versione degli inquirenti. A giugno i carabinieri erano già sulle tracce di Barbone per cui l’anticipazione di Dalla Chiesa a Di Bella è imprudente ma compatibile; l’informazione da Varese poteva riferirsi a quanto riferito da Ricciardi su De Stefano dopo l’omicidio per averlo appreso dal Marchettini e non al precedente appunto del 13 dicembre 1979; se Magosso scrive il 25 settembre che Barbone è delle BR mostra di non essere troppo informato su costui, che comunque indica come arrestato e non come l’assassino di Tobagi.

In ogni caso, questi sono i fatti e ognuno è libero di interpretarli come ritiene, ma poiché ritengo probabile che per il quarantennale dell’assassinio di Walter Tobagi la vicenda della nota Covolo verrà ripresa, pareva corretto ricostruirla.

Gero Grassi querelato per le fake news sul sequestro Moro

Grassi scuole

Gero Grassi intrattiene una platea di sventurati studenti dell’IISS “Da Vnci – Majorana” di Mola di Bari. Esprimiamo loro tutta la nostra solidarietà!

L’ex parlamentare Gero Grassi, già vicepresidente del partito democratico alla Camera e membro della commissione parlamentare d’inchiesta sul rapimento e l’uccisione di Aldo Moro nella passata legislatura, acceso sostenitore delle più strampalate ipotesi dietrologie sul sequestro Moro, è stato querelato per aver sostenuto che il presidente democristiano non fu nascosto, come accertato in sede giudiziaria e storiografica, nella base brigatista di via Montalcini 8, nel quartiere romano di Portuense, ma in un’abitazione situata in via dei Massimi 91, nella zona della Balduina, non lontano da via Fani, dove la mattina del 16 marzo 1978 lo statista democristiano venne rapito e la sua scorta annientata.
La querela sarebbe stata promossa da una coppia di coniugi residenti all’epoca nell’appartamento indicato da Grassi come la prigione di Moro. A darne notizia, lo scorso 8 maggio, è stato il Corriere della sera che ha riferito anche il nome del legale, l’avvocato Michele Gentiloni Silveri, incaricato dalla coppia di procedere per diffamazione e denuncia di «eventuali altri reati relativi alla divulgazione del segreto».

La resa dei conti
Forse è iniziata l’epoca della resa dei conti sulle tante fandonie, invenzioni, falsità e intossicazioni che hanno inquinato la storia del rapimento Moro. Una stratificazione di menzogne, depistaggi diffusi inizialmente da quelle forze politiche che durante il sequestro hanno prima disprezzato il comportamento del prigioniero, ignorato le sue richieste, negato l’autenticità dei suoi scritti chiamando in causa inesistenti torture, sevizie e manipolazioni (si legga in proposito il saggio definitivo di Michele De Sivio in Il Memoriale di Aldo Moro, 1978, edizione critica, Direzione Generale degli Archivi, De Luca Editori D’Arte, 2019, pp. 17-56) e dopo la sua morte hanno vigliaccamente cercato con tutti i mezzi possibili di scaricare altrove la responsabilità delle loro scelte politiche. Un atteggiamento da cui ha preso forma una narrazione dietrologica e complottista del sequestro che nel corso dei decenni successivi, ignorando ed osteggiando le nuove acquisizioni giudiziarie e storiografiche, coniugandosi con rinnovati interessi politici che hanno fatto del sequestro un caso a sé, un terreno di resa dei conti tra forze politiche, è divenuta un fiume in piena esondato in mille rivoli senza un approdo significativo, generando un panorama di conoscenze malarico, una memoria malsana, una palude storiografica infestata. In questo acquitrino insalubre hanno trovato la loro ragion d’essere una pletora di cialtroni, un circo Barnum di pagliacci e mitomani dietro cui si celano figure senza scrupoli.

Che cosa aveva detto Grassi?
In una intervista diffusa dall’Agi il 5 marzo 2020, dal titolo «Moro: 16/3 strage via Fani, Grassi “prigione fu in via Massimi”», l’ex membro della commissione presieduta da Giuseppe Fioroni, aveva sostenuto:
«la prigione di Moro non fu in via Montalcini, ma in via dei Massimi 91, uno stabile del Vaticano, in cui si trovavano la garçonnière del piduista monsignor Marcinkus (statunitense ed ex Presidente dello Ior), la Tumco (società vicino alla Cia) e due ex coniugi, all’epoca ventiseienni, che ospitarono tra l’altro Prospero Gallinari tra l’ottobre e il dicembre del 1978. Lo stabile, che aveva anche un accesso diretto al garage, era inoltre frequentato da Piperno, Faranda e da una terrorista della Raf. Via Massimi si trova a circa 1,5 km dal luogo dell’eccidio di va Fani. Io penso – prosegue Grassi – che questi de ex coniugi possano essere stati i veri carcerieri di Moro. Erano entrambi italiani e romani. Lei era figlia di un importante dirigente ai vertici di un ente nazionale pubblico nel settore della ricerca. Lui di estrazione popolare, era un ufficiale dell’Aeronautica, con il patentino Nos, quindi abilitato ad accedere alle carte della Nato. Entrambi gli ex coniugi frequentavano ambienti della sinistra extraparlamentare. Lei giustificò di aver ottenuto la locazione dell’appartamento in via dei Massimi 91 con un fitto mensile simbolico, grazie alle conoscenze di suo padre».
Nell’intervista appena citata Grassi rende esplicito un retropensiero già contenuto nelle ricostruzioni fatte in un suo volume pubblicato nel 2019 ed ispirato ai lavori della commissione Moro 2. Senza fornire nuovi elementi che giustificassero siffatte conclusioni, accusa la coppia di giovani affittuari di avere tenuto in custodia Moro nella loro abitazione, ed aggiunge altre clamorose affermazioni, come la presenza nello stabile di via dei Massimi 91 di una donna descritta come una «terrorista della Raf», nonché di Franco Piperno e Adriana Faranda.

Dalla verità negata alle bugie conclamate
In una pubblicazione dal titolo Aldo Moro, la verità negata, edita nel 2019 con i finanziamenti del Consiglio regionale della Puglia (soldi pubblici), all’interno di una linea editoriale denominata «Leggi la Puglia», numero 7,(1) Gero Grassi si era soffermato sulla deposizione della coppia che davanti alla commissione Moro 2 aveva rivelato, in seduta segreta, di aver offerto ospitalità nell’autunno del 1978, per alcune settimane a cavallo dei mesi di novembre e dicembre, circa sei mesi dopo il sequestro del presidente del Consiglio nazionale della Dc, ad una persona dall’identità a loro sconosciuta, dai modi molto distinti e riservati che usciva presto al mattino e rientrava solo la sera. I due solo successivamente si resero conto, dalle immagini apparse in Tv, che si trattava di Prospero Gallinari, in quel momento dirigente della colonna romana:

«In Commissione interroghiamo, in modo segreto2, una signora che racconta di aver ospitato, a casa sua, nei mesi di novembre e dicembre 1978, il latitante Prospero Gallinari, senza conoscere l’identità. La signora, all’epoca ventiseienne, è la moglie di un ufficiale dell’areonautica, in possesso del Nulla Osta di Sicurezza Nato che rilascia il SISMI. Il marito afferma che, poiché lui era conosciuto da Norma Andriani, Morucci e Gallinari sapevano la sua professione3. La signora dichiara che la richiesta di ospitare una persona le arriva da Norma Andriani e Adriana Faranda, mentre al marito analoga richiesta giunge da Valerio Morucci. I coniugi non sanno chi è la persona da ospitare, ma hanno capito che è coinvolta nel caso Moro e che si tratta di un brigatista. La richiesta le è fatta perché con il marito ha sempre gravitato nei gruppi degli extraparlamentari di sinistra dell’Università di Roma e conosce tanti militanti vicini al terrorismo. Dopo circa due mesi la signora ha paura e convince il marito a far sì che l’ospite vada via. Gli porta un borsone pesantissimo, in tram, in una piazza romana e non lo rivede più. In seguito tramite la televisione riconosce la identità. I coniugi abitano in via Massimi, 91 in una palazzina il cui accesso avviene direttamente anche dal garage. A via Massimi, 91 abita anche Birgit Kraatz, compagna di Piperno e vicina ai terroristi tedeschi»4.

Come Grassi stesso riconosce, i due non appartenevano alle Br ma facevano parte di un’area politica di “movimento”, che per storie di militanza e amicizia comune era contigua o si trovava ad avere relazioni con persone che erano entrate a far parte della Brigate rosse. Si trattava di una situazione molto diffusa in quegli anni. La donna, in particolare, aveva militato nel movimento femminista, frequentando la sede romana di via del Governo vecchio insieme a Norma Andriani. La posizione dei due coniugi viene così riassunta nella terza relazione della commissione Moro 2:

«Le due persone in oggetto partecipavano, in vario modo, alla mobilitazione che caratterizzò molti ambienti della sinistra extraparlamentare nel periodo del sequestro Moro. In particolare, dal complesso delle escussioni e audizioni svolte, è risultato che la donna, con trascorsi nel femminismo militante e attiva nel collettivo di via del Governo Vecchio, strinse una relazione piuttosto stretta con una brigatista della colonna romana, Norma Andriani, e forse col compagno di quest’ultima, Carlo Brogi, mentre l’uomo, anche se appartenente alle Forze armate, frequentava ambienti extraparlamentari. Questo rapporto indusse la Andriani a proporre di ospitare un compagno, che – secondo quanto dichiarato dagli interessati – solo successivamente i due identificarono in Prospero Gallinari. Fu dunque procurato un appuntamento alla donna con Adriana Faranda, mentre l’uomo, nel rispetto delle regole di compartimentazione della clandestinità, si incontrava separatamente con Valerio Morucci. Ad entrambi, fu richiesto supporto logistico al fine di ospitare il brigatista rosso ricercato, dopo che Faranda e Morucci li ebbero sottoposti a una valutazione politica simile a quella in uso per il reclutamento di militanti irregolari. In una prima fase ci fu un impegno a ricercare un alloggio per Gallinari, ma poi si ritenne preferibile ospitarlo in via Massimi 91, dove Gallinari rimase per alcuni mesi dell’autunno 1978, prima di un successivo trasferimento avvenuto prima del Natale di quell’anno. I due testimoni non hanno fornito molte indicazioni sul periodo in cui Gallinari stette a casa loro. è emerso che furono custodite armi in cantina e che fu fornito supporto al brigatista nel trasporto di una borsa, verosimilmente contenente armi, che fu data a una persona a piazza Madonna del Cenacolo. Stando alle dichiarazioni degli interessati, la crescita della pressione e l’insorgere di timori indussero a chiedere a Gallinari di trovare un altro rifugio5.

Prima della affermazioni di Grassi del 5 marzo 2020, mai l’ipotesi che in via dei Massimi vi fosse stata la prigione (o una delle prigioni) di Moro durante il sequestro, su cui ha lavorato inutilmente la commissione Moro 2 producendo una quantità impressionante di congetture e fantasie, aveva preso in considerazione un ruolo dei due coniugi, puntando ad altre location presenti nell’immobile. Non a caso nel libro Aldo Moro, la verità negata, Grassi cita, stavolta per extenso, il nome della presunta «terrorista della Raf» che avrebbe abitato in via dei Massimi 91: «Birgit Kraatz, compagna di Piperno e vicina ai terroristi tedeschi». L’insistenza sul nome della giornalista tedesca, come vedremo meglio più avanti militante della Spd e corrispondente in Italia dei più importanti quotidiani tedeschi e della stessa Tv nazionale, non è affatto casuale ma trova ragione nelle accuse, da Grassi condivise e ripetute, avanzate nei confronti della donna e di Franco Piperno dalla commissione Moro 2.

Morti che parlano tra loro, le fake news della commissione Moro 2
Nella terza relazione prodotta dalla commissione Moro 2 (che Grassi cita alle pp. 158-163), a Birgit Kraatz, di cui finalmente si cita l’attività professionale, ovvero quella di «giornalista», viene attribuita una ulteriore identità politica: «attiva nel movimento estremista “Due giugno”». Il gruppo “Due giugno” era una formazione della sinistra armata tedesca occidentale, fondato nel 1971 realizzò diverse azioni tra cui l’uccisione del presidente della Corte federale di giustizia Günter von Drenkmann e il rapimento del parlamentare della Cdu, Peter Lorenz.
Secondo la ricostruzione fatta dalla commissione sulla base di una concatenazione di de relato pronunciati da persone defunte: «Si è in particolare riscontrato che in quelle palazzine abitava la giornalista tedesca Birgit Kraatz, già attiva nel movimento estremista ‘Due giugno’ e compagna di Franco Piperno. Secondo la testimonianza di più condomini Piperno frequentava quell’abitazione e, secondo una testimonianza che l’interessato ha dichiarato di aver appreso dal portiere dello stabile, lo stesso Piperno avrebbe da lì osservato i movimenti di Moro e della scorta. La stessa Kraatz ha ricordato la sua relazione con il Piperno, ma ha escluso che si trattenesse nel condominio». La prova di tali significative asserzioni della commissione starebbe nelle racconto fatto ad una testimone dal marito che avrebbe ricevuto, molti anni dopo il sequestro Moro, le confidenze di un altro condomino dell’immobile di via dei Massimi, il generale del Genio Renato D’Ascia, nel frattempo defunto. Secondo queste confidenze, «Nella Palazzina B c’era un covo della Brigate rosse legato al sequestro dello statista e che propio nei giorni dell’eccidio di via Fani ci fu movimento nel garage seminterrato della Palazzina e il covo. Cioè qualcuno era passato dal garage. Posso solo dedurre, non essendo la diretta recettrice della confidenza, che l’ingresso si realizzò a mezzo auto. Purtroppo non sono in grado di dare nessuna indicazione relativa al piano cui si sarebbe situato, ma posso aggiungere che egli disse a mio marito della cittadina tedesca del piano terra, che ricordo chiamarsi Birgitte»6.

Un popolo di scimmie

Immancabile arriva Sergio Flamigni come nella novella di Kipling sul popolo delle scimmie, il quale crede di essere superiore a tutti gli altri popoli della giungla, di possedere tutta l’intelligenza, tutta l’intuizione storica, tutta la sapienza della conoscenza. I dietrologi si accreditano tra loro, come in un gioco di specchi e di echi reciproci, dove il rimbalzo delle parole dell’uno e dell’altro diventa fonte del vero, generando una sorta di circuito autistico totalmente estraneo alla realtà dei fatti e della storia. Nel novembre 2018, il padre del la narrazione complottista sul sequestro Moro, pubblica un nuovo volume, Il quarto uomo del delitto Moro. L’enigma del brigatista Maccari, Kaos edizioni. A pagina 15 del testo riassume quanto scritto nella terza relazione della Commissione Moro 2, con l’intenzione di avvalorarne i contenuti. Non si lascia sfuggire il passaggio nel quale si afferma che la giornalista tedesca Birgit Kraatz era una attivista del movimento estremista “Due giugno” e che dalla sua abitazione «Franco Piperno avrebbe da lì osservato i movimenti di Moro e della scorta». Una novità assoluta, poiché mai prima di quel momento si era letto o saputo che Moro abitualmente transitasse con la sua scorta in via dei Massimi. Nella pagina successiva riferisce il doppio de relato di persone nel frattempo scomparse che abbiamo letto sopra, citando il «generale del Genio militare Renato D’Ascia» che avrebbe riferito della esistenza di una base Br, impiegata durante il sequestro come prigione di Moro, e che nello stesso immobile avrebbe abitato a piano terra una «cittadina tedesca di nome Brigitte». Affermazione tesa a collegare la presunta presenza della base Br con la giornalista tedesca Kraatz. Non contento, a p. 92 da per assodato che le tre auto del commando brigatista con a bordo il presidente Dc appena sequestrato si rifugiarono immediatamente dopo l’assalto di via Fani nel garage delle due palazzine di via dei Massimi 91.

Un contadino in via dei Massimi

Prima della scoperta fatta dalla commissione Moro 2 (l’unica novità positiva prodotta nei suoi tre anni di attività accanto ad una raffica di sonore smentite7), ad accennare in modo estremamente allusivo del passaggio di Prospero Gallinari in via dei Massimi nell’autunno del 1978 era stato Gallinari stesso nel suo libro, Un contadino nella metropoli. A pagina 201 della sua autobiografia, racconta che fu «ospitato da due persone pulite, marito e moglie, che per la loro posizione sociale assicurano una buona copertura». Di quella momentanea collocazione accennò anni dopo ai suoi compagni, ricordando che la presenza di una persona in uniforme (il marito era un ufficiale dell’aeronautica militare) in una casa dove era opsitato era il miglior mezzo di dissuasione nel caso le forze dell’ordine avessero bussato alla porta per un controllo. Il raffronto delle testimonianze fornite da Gallinari e Anna Laura Braghetti (la titolare dell’appartamento di via Montalcini 8, dove fu tenuto Moro in tutti i 55 giorni del sequestro) nei loro libri, consente di ricostruire in dettaglio il contesto e spostamenti avvenuti a conclusione del sequestro8. Il 17 maggio 1978, pochi giorni dopo l’uccisione di Moro e il ritrovamento del corpo in via Caetani, venne scoperta la tipografia brigatista di via Pio Foà. Gli sviluppi di quella indagine, grazie all’impiego della tortura durante l’interrogatorio del tipografo delle Br Enrico Triaca, portarono alla scoperta della base di via Palombini e all’arresto di altri due militanti9. Per non destare sospetti Gallinari e la Braghetti si appoggiarono nel corso della estate in una base estiva situata a santa Marinella, sul litorale nord della Capitale, dove vennero raggiunti anche da Balzerani e Moretti. In settembre Braghetti rientra a Roma per riprendere il lavoro e scopre che la polizia l’aveva cercata con un pretesto in via Montalcini. Una condomina, che la mattina del 9 maggio aveva incontrato la Braghetti nel garage e scorto il frontale della Renault 4 sotto la saracinesca basculante, insospettita dalle immagini televisive del ritrovamento del corpo di Moro nel bagagliaio di una Renault dello stesso colore, in via Caetani, non si recò direttamente dalla polizia, ma per vie riservate, tramite un avvocato che conosceva un importante politico democristiano, Remo Gaspari, aveva fatto pervenire un biglietto che questi aveva consegnato al ministero dell’Interno e da qui era giunto all’Ucigos, che si mosse inevitabilmente in ritardo. Nel mese di luglio si attivarono le indagini. L’attenzionamento della base spinse i brigatisti a trovare nuove sistemazioni. Gallinari non mise più piede a via Montalcini ma restò a santa Marinella per tutto il mese di settembre, mentre il 4 ottobre venne traslocato e abbandonato definitivamente l’appartamento di via Montalcini, che poi sarà venduto con una procura dalla zia della Braghetti10. Nel frattempo un’operazione dei carabinieri di Dalla Chiesa aveva scompaginato la colonna milanese, il primo ottobre era caduta la base di via Montenevoso, dove furono arrestati due membri dell’esecutivo e rinvenuta la bozza dattiloscritta del memoriale di Moro. La situazione era molto critica, i brigatisti romani non sapevano fin dove i carabinieri potessero arrivare, bisognava quindi riorganizzare la logistica della colonna che nel frattempo, dopo la prova fornita nel corso del sequestro, vedeva riconosciuto il proprio peso e acquisiva rappresentanza nell’organizzazione. Gallinari ne avrebbe preso la guida, bisognava quindi trovargli una sistemazione adeguata. Braghetti tornò nella casa di famiglia in via Laurentina, da dove fece perdere le tracce quando si accorse di essere pedinata, per rifugiarsi nella base di via dei Savorelli, dove abitava Balzerani (la Braghetti nel suo libro commette un errore di memoria ed indica una zona diversa). Dopo varie ricerche, Gallinari trovò ospitalità in via dei Massimi 91 per trasferirsi alla fine del 1978 in una nuova base, affittata da un prestanome, in via san Giovanni in laterano 28, dove abitò insieme alla Braghetti fino al giorno del suo grave ferimento e dell’arresto, il 24 settembre 1979.

La giornalista che intervistava Berlinguer
Il coinvolgimento della giornalista Birgit Kraatz, per più di trent’anni corrispondente romana di Der Spiegel, Stern e della Tv pubblica tedesca ZDF, molto conosciuta nei circoli della stampa e del mondo politico romano, è stata la compagna di Lucio Magri con cui ha avuto una figlia, amica di Marco Pannella ed Eugenio Scalfari, appare un gigantesco infortunio della commissione presieduta da Giuseppe Fioroni, ed in particolare dei due consulenti, il tenente colonnello dei Cc Massimo Giraudo e il magistrato Guido Salvini, che hanno partecipato al lavoro informativo sulla donna, qualificata come esponente del movimento eversivo 2 giugno11. Iscritta alla Spd dal 1974, Kraatz ha di fatto curato i rapporti della socialdemocrazia tedesca con la sinistra italiana, in modo particolare col Pci, intervistando nel 1976 Enrico Berlinguer (è citata persino nella biografia scritta da Chiara Valentini). Ha anche scritto un libro intervista con Willy Brandt, pubblicato in Italia da Editori riuniti. Ancora peggiore la figura commessa da Gero Grassi che non si è nemmeno accorto della rettifica intervenuta dopo l’intervista a Piperno apparsa sul Dubbio del 26 aprile 2018, nel quale si precisava la posizione della Kraatz e si ridicolizzava “l’incidente” incorso alla commissione (leggi qui)12, al punto che Giuseppe Fioroni evita di ripetere l’errore nel libro scritto con la giornalista Maria Antonietta Calabrò, Il caso non è chiuso. La verità non detta, Lindau 2019, finito di stampare nell’aprile 2018. In una dichiarazione fatta al Senato durante la presentazione del volume, ripresa dall’Ansa del 5 ottobre successivo, Fioroni spiegava che ad agosto 2018, a lavori della commissione chiusa dunque, sarebbe pervenuta una nuova informativa (sic!) che smentiva il coinvolgimento della Kraatz nell’organizzazione 2 giugno, «Sull’adesione di Birgit Kraatz all’organizzazione estremista tedesca del ‘2 Giugno’, “ci sono degli atti che lo dicono e che noi abbiamo ereditato, ma c’è anche un documento di due mesi fa che dice che lei non c’entra niente“». In difficoltà per la micidiale bufala scolpita ad memoriam nella relazione della commissione, Fioroni balbettava che «il riferimento alla giornalista era per il rapporto avuto con Piperno (“assolutamente legittimo”, secondo Fioroni) e in primis per l’eventuale presenza di Piperno nel palazzo romano. “A noi interessa solo per le relazioni sentimentali che aveva – ha concluso l’ex deputato – abbiamo inserito lei nel testo solamente per dimostrare che c’era Piperno che frequentava quella casa. Poi se era dell’organizzazione del 2 giugno o altro, a me non serviva a niente”»13. Di tutto ciò, ovviamente, Gero Grassi non si è mai accorto, impegnato nei suoi tour di conferenze, oltre 500, nelle scuole, sedi del Pd, sale istituzionali, per raccontare certamente non la storia del rapimento Moro, ma….

Note
1
Al fine di valorizzare la Puglia, il suo territorio, le sue tradizioni, il suo patrimonio culturale, nonché l’Istituzione consiliare, l’Ufficio di Presidenza del Consiglio regionale della Puglia, con Delibera n. l5l del 13 marzo 2018, ha approvato il disciplinare della linea editoriale denominata “LEGGI LA PUGLIA” in cui confluiscono tutte le pubblicazioni realizzate con il coordinamento della Sezione Biblioteca e Comunicazione Istituzionale. A partire dal 2018 infatti, tutte le pubblicazioni sono edite, con l’individuazione dell’editore di volta in volta più consono, in formato cartaceo, con una tiratura congrua alla distribuzione che si ritiene di effettuare e dei target di pubblico che si presume di raggiungere, e in formato digitale, scaricabile e utilizzabile gratuitamente a fini didattici, così da condividere e rendere i contenuti anche oltre i confini regionali, grazie alle potenzialità delle moderne tecnologie. Ricorrendo ai medesimi finanziamenti in occasione dei progetti “Moro vive”, “Moro professore”, “Moro educatore”, “Moro martire laico”, Grassi ha pubblicato altri due volumi, editi in più edizioni: Moro vive, linea editoriale numero 3 e 17, anno pubblicazione 2018 e 2019; Aldo Moro, per ricordare, redatto insieme a Mimma Gattulli, linea editoriale numero 26, del gennaio 2020.

2 Cf. nota 392 op.cit. «Audizione Commissione Moro-2 (25 luglio 2017). L’identità della signora per motivi di sicurezza, in quanto incensurata, non è diffusa».

3 Cf. Nota 393 op. cit. «Audizione Commissione Moro-2 (25 luglio 2017). L’identità della signora per motivi di sicurezza, in quanto incensurata, non è diffusa».

4 Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, p. 143.

5 Cit. Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, pp.
161-162.

6 Cit. Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, pp.
159-160.

7 Ricordiamo in modo sintetico: la nuova perizia tridimensionale della polizia scientifica che ha confermato la dinamica dell’agguato in via Fani fornita dai brigatisti. La smentita delle affermazioni del testimone Alessandro Marini riguardo ai colpi di arma da fuoco rivolti contro di lui da due persone su una moto Honda. La prova certificata dall’assenza di Dna che Moro non è mai stato nella base di via Gradoli. La nuova perizia balistica e audiometrica del Ris dei carabinieri sulla compatibilità del box di via Montalcini 8 con l’esecuzione di Moro. La conferma delle armi impiegate per l’esecuzione di Moro avvenuta all’interno del box.

8 Anna Laura Braghetti con Paolo Tavella, Il Prigioniero, 2012 (prima ed. 2003), pp. 96-100. Prospero Gallinari, Un contadino nella metropoli, Bompiani 2006, pp.200-203.

9 https://insorgenze.net/2014/01/17/gli-anni-spezzati-dalla-tortura-per-la-seconda-volta-una-sentenza-della-magistratura-riconosce-luso-della-tortura-contro-gli-arrestati-per-fatti-di-lotta-armata/

10 La data venne accertata nell’inchiesta condotta dal giudice istruttore Imposimato e dalla commissione Pellegrino.

11 Riscontro dell’attività dei sue consulenti è reperibile in. Ufficio presidenza commissione moro 2, Resoconto stenografico 125, giovedì 23 febbraio 2017, «il 20 febbraio 2017 il dottor Salvini e il tenente colonnello Massimo Giraudo hanno depositato il verbale, segreto, di sommarie informazioni rese da Birgit Magarethe Kraatz»; Ufficio presidenza commissione moro 2, Resoconto stenografico 146 ,martedì 25 luglio 2017, dove per altro viene esaminata in seduta segreta uno dei coniugi di via dei Massimimi 91, «incaricare il dottor Salvini e il tenente colonnello Giraudo, nell’ambito del filone di indagine su un possibile covo brigatista nell’area della Balduina, di acquisire sommarie informazioni testimoniali da una persona al corrente dei fatti». Ed ancora i verbali di sommarie informazioni del 28/10/2016 inviati dal inviati dal tenete colonnello Girando (636/8 segreto, coll. doc 634/1), materiali pubblici estratti dal sito gerograssi.it.

12 https://insorgenze.net/2018/04/26/franco-pipern-il-pci-impedi-a-fanfani-di-salvare-moro-gotor-scrive-balle/

13 Moro: Fioroni, Kraatz non fa parte organizzazione 2 giugno. Su cronista tedesca ex di Piperno. Risulta da atto recente
ROMA
(ANSA) – ROMA, 5 OTT – Sull’adesione di Birgit Kraatz all’organizzazione estremista tedesca del ‘2 Giugno’, “ci sono degli atti che lo dicono e che noi abbiamo ereditato, ma c’è anche un documento di due mesi fa che dice che lei non c’entra niente”.
Così Giuseppe Fioroni precisa il riferimento alla giornalista tedesca che fu corrispondente in Italia dal 1968-98 per Spiegel, Stern e Zdf e citata nel libro che l’ex ministro ha scritto sul caso Moro (sulla base del lavoro svolto dalla commissione parlamentare d’inchiesta Moro2, presieduta da Fioroni). La donna ha escluso a più riprese la sua appartenenza al gruppo estremista, contestando quanto scritto, invece, nella relazione della Commissione, in cui viene citata come “già attiva nel movimento estremista 2 giugno e compagna di Franco Piperno”. Un passaggio che nel libro non c’è.
A pagina 123 Kraatz viene nominata perché, all’epoca del rapimento dello statista della Dc, abitava in un palazzo di proprietà dello Ior, in via Massimi a Roma, e lo stesso che ospitò poco dopo Prospero Gallinari, Br, che era nel gruppo che uccise la scorta di Moro. Inoltre, come si legge nel libro, la donna a quel tempo era “legata sentimentalmente a Franco Piperno, il leader di Autonomia operaia”, e “secondo la testimonianza di più condomini – continua il testo – Piperno frequentava l’abitazione della Kraatz che ha confermato alla commissione il suo rapporto d’amore con Piperno, ma ha escluso che si trattenesse nel condominio, anche se vi si recava qualche volta”.
Quindi, come ha chiarito Fioroni alla presentazione del libro ieri al Senato, il riferimento alla giornalista era per il rapporto avuto con Piperno (“assolutamente legittimo”, secondo Fioroni) e in primis per l’eventuale presenza di Piperno nel palazzo romano. “A noi interessa solo per le relazioni sentimentali che aveva – ha concluso l’ex deputato – abbiamo inserito lei nel testo solamente per dimostrare che c’era Piperno che frequentava quella casa. Poi se era dell’organizzazione del 2 giugno o altro, a me non serviva a niente”. (ANSA).
SUA/ S43 QBXL

Il viaggio negli Usa di Napolitano in pieno sequestro Moro/3

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«Come sapete, qualche mese fa ho ricevuto e ho accolto in linea di massima l’invito di alcune università a recarmi negli Stati uniti per un giro di conferenze e seminari nella prima metà del mese di aprile». A scrivere è Giorgio Napolitano in una lettera indirizzata il 2 febbraio 1978 alla segreteria del suo partito. Più avanti nel testo il dirigente comunista entra nei dettagli della preparazione e della organizzazione del viaggio:

«In particolare il prof. La Palombara1 alcune settimane or sono mi ha detto di aver parlato personalmente con l’ambasciatore Gardner e di aver ricevuto assicurazioni in proposito. Accenni nello stesso senso mi ha fatto il professor Modigliani, venuto ancor più di recente in Italia. Infine avevo parlato anche io, come alcuni compagni sanno, col primo segretario dell’ambasciata americana, il quale mi aveva solo raccomandato di avanzare per tempo la richiesta del visto. Se voi siete d’accordo, io dunque inoltrerei senz’altro la richiesta del visto e preciserei alle università che mi hanno invitato, il mio periodo di soggiorno negli Stati uniti che dovrebbe cominciare il 4 o 5 aprile e durare una quindicina di giorni. Si tratta infatti di trascorrere due o tre giorni in ciascuna delle tre università che mi hanno invitato (Princeton, Yale, Harvard) e di avere inoltre alcuni giorni per contatti, discussioni ecc. che è possibile avere a New York e a Washington. Per quanto riguarda questa possibilità di incontri fuori dal giro delle università, ho preso accordi con Jacoviello quando è venuto a Roma e posso fare affidamento su diversi altri amici e canali negli Stati uniti. Avremo comunque tempo di parlare nel merito dell’atteggiamento da tenere nel corso delle discussioni che potrò avere negli Stati uniti»2.

Napolitano lavorava da almeno tre anni a questo appuntamento con un impegno e uno zelo personale che lasciano trapelare il desiderio di accreditarsi in tutti i modi come l’interlocutore privilegiato di quell’avvicinamento a Ovest (vedi i ripetuti tentativi di accreditarsi al ricevimento dato da Ted Kennedy durante la sua visita a Roma nel novembre 1976, leggi qui), a cui la segreteria di Berlinguer stava lavorando da quando aveva preso in mano le redini del Pci. Convinto di essere giunto nell’anticamera del governo sulla spinta di una progressione elettorale che sembrava inarrestabile, il vertice comunista riteneva fondamentale, per poter compiere indenne il passo finale, ottenere l’avallo dell’amministrazione statunitense.

«Se il Pci ottiene un attestato di rispettabilità dagli Usa, la vittoria elettorale sarebbe inevitabile»

Già nel 1975 era pervenuto a Giorgio Napolitano un primo invito a recarsi negli Stati Uniti per tenere un ciclo di conferenze promosso dallo stesso Centro studi che poi lo avrebbe invitato di nuovo nel 1978. In quell’occasione non fu possibile dare seguito alla richiesta, in quanto il Dipartimento di Stato gli negò il visto, così come lo negò a Segre, che stava per recarsi a Washington con una delegazione dell’Istituto Affari Internazionali. Per protesta l’intera delegazione (compreso Gianni Agnelli) rinunciò al viaggio3. L’incidente si risolse nel novembre quando Segre e Franco Calamandrei poterono infine entrare negli Usa come membri di una delegazione dell’Unione interparlamentare guidata da Giulio Andreotti, che svolse il ruolo di garante. A individuare la figura di Napolitano era stato un piccolo gruppo di accademici che comprendeva, oltre al citato La Palombara, Stanley Hoffmann di Harvard, Nick Wahl di Princeton e Zbigniew Brzezinski, docente alla Columbia University, esponente della commissione Trilateral e futuro consigliere della Sicurezza nazionale del presidente Carter. Si trattò, sempre secondo le parole di La Palombara, di un primo tentativo di apertura verso l’eurocomunismo rivolto all’amministrazione Ford. Con una lettera alla Casa Bianca, inviata da Wahl e firmata da Hoffmann, «volevamo indagare se l’esecutivo fosse disposto ad adottare un’interpretazione più morbida dei visti d’ingresso per un numero limitato di eurocomunisti europei che consideravamo importanti. Ma il risultato fu, come sappiamo, negativo. Si incaricò di bloccare tutto Helmut Sonnenfeldt, consigliere del Dipartimento di Stato retto da Kissinger»4. La pubblicazione nel 2015 dei Kissinger cables, le comunicazioni tra Henry Kissinger e le ambasciate Usa di tutto il mondo, ha permesso di conoscere meglio i retroscena di questo rifiuto. Era l’agosto del 1975 quando l’ambasciatore a Roma John Volpe scriveva al suo superiore: «Nell’aprile scorso, abbiamo raccomandato di non rilasciare un visto a Giorgio Napolitano, che voleva recarsi negli Stati Uniti per tenere conferenze in quattro università»5. Dalle comunicazioni emerge che della faccenda si era occupato direttamente lo stesso Kissinger il quale, anche se in un cablo all’ambasciatore Volpe qualificava la richiesta «intempestiva», mostrava di avere una lettura complessa delle posizioni interne al Pci. Nel 1976, infatti, scrisse che «i comunisti non sono tutti uguali» e tra questi distingueva Napolitano che «ha confessato le proprie perplessità su come sviluppare il socialismo all’interno di uno stato democratico, tenuto conto della specificità dell’esperimento sovietico»6. La decisione americana, dettata da realpolitik, era legata tra le altre ragioni alla necessità di non fare gesti che legittimassero, e quindi favorissero elettoralmente, il Pci, forza politica in forte ascesa e con ulteriori margini di progresso. «Non c’è dubbio – scriveva ancora Volpe nell’agosto dello stesso anno – che il rilascio di visti per Berlinguer e per altri alti funzionari del Pci giocherebbe a favore della loro rispettabilità democratica agli occhi dell’elettorato italiano. E come ha detto Berlinguer a Moro, “se il Pci dovesse ottenere un attestato di rispettabilità, la vittoria sarebbe inevitabile”»7. Negare il visto d’ingresso avrebbe suscitato delle critiche ma sarebbe stato, concludeva l’ambasciatore: «il danno minore per gli Stati Uniti e per la causa della democrazia in Italia di quanto lo sarebbe lo sfruttamento da parte del Pci del rilascio dei visti come una sorta di presunta indicazione del fatto che il governo americano ha accettato le credenziali democratiche del Pci»8.

18 marzo 1978, è arrivato il visto grazie ad Andreotti
Il 18 marzo 1978 Napolitano annunciò che aveva ricevuto finalmente il visto per gli Usa9. Il viaggio, che sarebbe durato due settimane, era nato da un’iniziativa del Centro per gli studi europei diretto dal professor Stanley Hoffmann dell’università di Harvard. L’intenso programma di incontri, seminari e conferenze era coordinato dal professor Peter Lange, un italianista in contatto con La Palombara. A sbloccare il visto di Napolitano aveva anche contribuito l’intercessione di Andreotti, come avrebbe rivelato egli stesso: «Mi diedi da fare anch’io con l’ambasciata statunitense a Roma perché quel visto fosse concesso. Si trattava infatti di un’occasione importantissima: Napolitano poté spiegare agli americani l’evoluzione del Pci e il senso della politica che il suo partito perseguiva in quegli anni»10. In una lettera autografa del 9 maggio 2006, conservata presso l’archivio Andreotti, Napolitano appena eletto al Quirinale rendeva omaggio a quel gesto che creò le basi della sua futura carriera istituzionale11:

«Non dimentico come ti adoperasti per il buon esito di quella mia prima missione negli Stati Uniti: venni a chiederti consiglio nel tuo studio a Palazzo Chigi, mi assicurasti il sostegno della nostra ambasciata a Washington, mi mettesti in contatto con Dini, a casa del quale potei incontrare il rappresentante del Fondo monetario»12.

Una confidenza importante quella a cui si lasciò andare Napolitano, che lasciava trapelare uno dei segreti del suo viaggio negli Usa, tenuto nascosto ai militanti del Pci. Nella sua nota alla Segreteria Napolitano riferiva che avrebbe «ritirato, ovviamente, il visto e deciso con voi se partire alla data stabilita, in relazione al modo in cui si evolverà la vicenda Moro e la situazione complessiva»13.

Le perplessità della Direzione: chi parte? Napolitano o Berlinguer?
A suscitare perplessità tra i massimi dirigenti del Pci sui tempi del viaggio, il cui inizio era previsto per il 3 aprile, non era soltanto il rapimento Moro o l’esame parlamentare della legge sull’aborto, i cui margini di approvazione erano strettissimi, tanto che la partita si sarebbe giocata con pochi voti di differenza14. Sullo sfondo, molto probabilmente, c’era il ricordato invito a Berlinguer stesso di recarsi negli Stati Uniti (leggi qui), che non a caso chiese a Napolitano di verificare la possibilità di un rinvio. In una seconda lettera indirizzata il 23 marzo a Berlinguer, Natta e al resto della Segreteria, emergono i sondaggi fatti per valutare un possibile ritardo del viaggio: «Secondo il suggerimento datomi da Berlinguer stamattina – scrive Napolitano – ho telefonato oggi pomeriggio a Jacoviello per chiedergli di sondare con gli amici americani la possibilità di far slittare – data la coincidenza con le votazioni sull’aborto – di almeno una dozzina di giorni tutte le date del mio programma di conferenze e incontri negli Stati uniti. Jacoviello mi ha risposto di considerarlo impossibile – dato che ci sono volute settimane per combinare i diversi impegni e fissare le date – e ha aggiunto che mentre, ovviamente, eventuali ulteriori aggravamenti della situazione dell’ordine democratico potrebbero risultare talmente drammatici da giustificare l’annullamento, il rinvio sine die del mio viaggio sarebbe difficile spiegarlo agli amici americani con la faccenda delle votazioni sull’aborto. Se ne potrebbe dare un’interpretazione politica (un ripensamento politico sul mio viaggio) con conseguenze alquanto negative»15. Napolitano voleva assolutamente partire. Lo si capisce dalla cura degli argomenti che sceglie per far comprendere agli altri dirigenti del suo partito quanto un rinvio rischiasse di provocare malintesi diplomatici, che avrebbero azzerato il faticoso obiettivo di allacciare rapporti con le autorità statunitensi ed essere finalmente riconosciuti come una potenziale forza di governo che non avrebbe messo in discussione gli equilibri geopolitici. «Detto ciò – continua la sua lettera alla Segreteria – lascio valutare a voi i due lati della questione: l’annullamento del viaggio (posso anche provare a telefonare direttamente all’americano Peter Lange che ha collaborato alla definizione di tutto il programma, per vedere se è possibile uno spostamento di 12-15 giorni anziché un rinvio sine die, ma l’opinione negativa di Jacoviello mi sembra fondata) e il rischio che il margine di maggioranza nelle votazioni sull’aborto risulti talmente ristretto da rendere decisivo il mio voto. Si può anche – come si diceva stamattina con Natta – verificare l’evolversi della situazione nel corso delle votazioni e prima di quella finale, riservandosi di richiamarmi ove ciò appaia indispensabile (anche se alcuni degli impegni di maggior rilievo politico sono previsti per gli ultimi giorni della mia permanenza negli Usa: in modo particolare l’incontro al di New York è previsto per il giorno 14)»16.

3 aprile, parte Napolitano con una ricca agenda di appuntamenti
La Segreteria comprese le ragioni e il 3 aprile Napolitano lasciò l’Italia per New York. Anche se non era il primo dirigente del Pci a fare ingresso negli Usa, la sua visita costituiva una novità assoluta, come lui stesso sottolineò in un articolo-resoconto scritto al suo rientro e apparso su Rinascita del 5 maggio 1978: «La novità e il significato dell’avvenimento stavano nel fatto stesso del rilascio del visto»17, concesso in deroga alla legislazione (lo Smith Act del 1940 e il Mc Carran Act del 1950) che impediva il rilascio di permessi di entrata per chi era ritenuto una «minaccia» per il Paese (i comunisti tradizionalmente rientravano in quella categoria). «Per la prima volta – prosegue Napolitano – un membro della Direzione del Pci [era stato] invitato in quanto tale negli Stati uniti per illustrare la politica del Pci, e non come componente di una delegazione unitaria, di carattere parlamentare o regionale o comunale»18, come era stato in precedenza per Pecchioli e Segre. Il programma degli incontri era davvero molto fitto19: si andava dai confronti con gli staff dirigenziali e le redazioni dei più noti quotidiani e settimanali, come il NewYork Times, il Washington Post, Newsweek, o i top editors di Time e Fortune a conversazioni private con rappresentanti del mondo degli affari e del mondo politico e culturale fino alle conferenze nelle università di Princeton, Harvard e Yale. Chiudevano l’esperienza alcuni seminari al Centro di ricerca della politica estera della John Hopkins University di Washington e al Centro di studi strategici della Georgetown University diretto da Kissinger nonché importanti incontri con gruppi e centri decisionali come il Lehman Institute e il Council on Foreingn Relations dove, a detta di La Palombara, la visita raggiunse il suo culmine davanti a un uditorio composto da avvocati, banchieri e dirigenti industriali di portata internazionale20.

«Le Brigate rosse non sono marionette di un complotto reazionario ma figli degeneri del marxismo rivoluzionario»
I temi affrontati durante gli incontri furono la politica estera del Pci, la sinistra europea, la politica economica, in particolare la posizione del Pci sull’intervento dello Stato nell’economia e, ovviamente, il terrorismo. Se ne parlò, scrisse Napolitano su Rinascita, fin dal primo giorno nella redazione di Newsweek: «Si discute sulle sue cause, sulla sua dimensione internazionale e sulla rilevanza e virulenza in Italia. Mi sembra che venga apprezzato il nostro impegno a non seguire la troppo facile strada della riduzione del fenomeno a complotto reazionario – le Brigate rosse come marionette, opportunamente travestite, della reazione – e a fare invece i conti con le degenerazioni, fino al delirio ideologico e al crimine più barbaro, dell’ispirazione rivoluzionaria del marxismo e del movimento comunista»21.

A casa di Agnelli in Park Avenue
Pochi giorni dopo a Princeton si registrò un episodio particolare: al momento delle domande un giovane studente, esprimendosi in un buon inglese, dopo aver rilevato contraddizioni nell’esposizione di Napolitano, chiese quali legami restassero ancora tra gli scritti del giovane Marx e la politica del Pci. Alla fine egli stesso si presentò al dirigente comunista: era Edoardo Agnelli, il figlio di Gianni22. La trasparenza impiegata nel caso dell’aneddoto su Edoardo Agnelli non trovò seguito quando si trattò di riferire l’incontro, mantenuto segreto per trentacinque anni, che Napolitano ebbe con il padre, Gianni Agnelli, nella sua casa in Park Avenue, a New York. L’episodio venne rivelato dal protagonista soltanto nel 2013:

«Fui condotto – raccontò Napolitano – da Furio Colombo nella casa dell’Avvocato in Park Avenue. Sapeva che ero in America, voleva conoscermi. Parlammo vivacemente, dei miei incontri americani in primo luogo, ma anche dell’Italia naturalmente. Curioso, attento, gentile. E, di certo, uomo di visione internazionale. Ecco l’impressione che mi fece subito Agnelli in quell’incontro che rappresentava un inedito o quasi, perché credo che fino a quel momento l’Avvocato conoscesse di persona pochissimi esponenti nazionali del Pci oltre a Giorgio Amendola e Luciano Lama, che aveva avuto come controparte sindacale. Così cominciò una conoscenza, nacque un interesse reciproco, e si avviò un rapporto che ebbe poi tappe interessanti e particolari in seguito»23.

Magro bilancio ma pieno accordo sulla linea della fermezza
La missione negli Stati uniti aveva «acceso un interesse» verso il Pci, aperto «canali di comunicazione e confronto» che da lì bisognava percorrere. Fu quello il bilancio del viaggio negli Usa tirato da Napolitano al suo rientro24. Secondo l’esponente comunista, il contatto di notevole ampiezza avuto «con ambienti rappresentativi del mondo universitario e culturale americano, in alcuni dei suoi centri più importanti e più impegnati politicamente» sarebbe stato estremamente utile poiché era convinto «che tra questo mondo e le sedi di elaborazione della politica ci sia comunicazione, non separazione». In sostanza il suo viaggio aveva permesso all’amministrazione Carter di rimettere in discussione diffidenze e pregiudizi verso i comunisti italiani.
Nonostante ciò il favore accademico raccolto era rimasto privo di risultati politici. Il Pci non ottenne la benedizione auspicata, anche perché la situazione politica italiana stava evolvendo velocemente. Alle elezioni amministrative parziali del maggio 1978 il Pci subì un primo segnale di arresto che spinse Berlinguer ad accennare un’autocritica sulla politica del compromesso storico: «Siamo stati generosi forse fino al livello della ingenuità, anche perché a questa nostra generosità e lealtà non ha corrisposto eguale lealtà da parte di altri partiti e da parte della stessa Democrazia cristiana»25. Nel gennaio del 1979 il Pci uscì dalla maggioranza di governo, tardiva decisione che non impedì la durissima sconfitta elettorale del giugno 1979, dove i comunisti arretrarono per la prima volta dalla nascita della Repubblica, perdendo quattro punti percentuale e un milione e mezzo di voti. Addebitare quel risultato alla politica di logoramento che gli americani avevano ricalcato sulla strategia elaborata da Moro, sarebbe riduttivo. Nessuno aveva obbligato il Pci a scegliere la strada del compromesso storico. I comunisti pagavano il prezzo della loro inadeguatezza di cultura politica che il decennio aveva portato in superficie: la scelta di strategie fondate sull’autonomia del politico nel momento di massimo protagonismo dei movimenti sociali probabilmente ne mise a nudo l’incapacità di interpretare quelle domande di radicale mutamento che avevano osteggiato nonostante ne avessero ricavato un vantaggio elettorale alla metà degli anni Settanta. Non a caso, l’unico vero risultato politico incassato durante il viaggio di Napolitano negli Usa fu la totale sintonia sulla strategia della fermezza da mantenere di fronte al sequestro di Moro e più in generale verso i sommovimenti sociali di quel periodo. La politica americana era dettata dalla realpolitik: nel momento in cui il Pci non sembrava più in grado di varcare la soglia di Palazzo Chigi, per gli Usa veniva meno il problema di concedergli eventuali atout, anche se ciò non impedì l’ulteriore approfondimento della «politica dei contatti». Il 20 luglio 1978 l’ambasciatore Gardner, in accordo con il Dipartimento di Stato, sottoscrisse un memorandum che «apriva un nuovo corso, autorizzando un numero molto maggiore di funzionari d’ambasciata a intrecciare rapporti con i membri del partito comunista»26.

La processione dei dirigenti del Pci davanti al cancello di Villa Taverna
Le nuove procedure consentirono inviti formali per esponenti del Pci che ricoprivano incarichi pubblici, dal sindaco di Roma al presidente della Camera, nessuna preclusione nei rapporti con i giornalisti de l’Unità e grande disponibilità in ambito culturale27. Il problema dell’amministrazione Usa restava sempre quello di non dare adito all’equivoco che questo diverso atteggiamento verso il Pci, questo lavoro di conoscenza di una parte d’Italia rimasta fino a quel momento ai margini, potesse essere interpretato come un lasciapassare per l’ingresso del Pci al governo. Per aggirare questo rischio Gardner ottenne da Brzezinski e Vance un’ulteriore concessione: fu stabilito un protocollo segreto che consentiva all’ambasciatore in persona di incontrare in privato alcuni esponenti di primo piano del Pci, come Emanuele Macaluso, Ugo Pecchioli e lo stesso Napolitano. Il primo incontro avvenne a casa di Cesare Merlini, presidente dell’Istituto Affari internazionali, in cui si stabilirà una consuetudine di incontri protetti da riservatezza assoluta. Per evitare fughe di notizie l’ambasciatore riferì direttamente a Carter e Brzezinski senza mai inviare telegrammi a Washington. Napolitano ne parlò solo con Berlinguer28. Nonostante l’impegno assunto, però, fu proprio Gardner – per rispondere a chi negli Usa criticava il suo operato – a far trapelare la notizia sul Los Angeles Times. Oltre ai ricevimenti a Villa Taverna, si riferiva che «Gardner aveva incontrato funzionari del partito comunista soltanto in occasioni private» e si lasciava chiaramente intendere che avesse visto «almeno due dei membri della segreteria del partito: Giorgio Napolitano e Giancarlo Pajetta». L’articolo riportava anche valutazioni politiche sull’esito degli incontri, «apparsi deludenti», inquadrandoli in una strategia che mirava a «incoraggiare e accelerare il processo di occidentalizzazione del partito»29. Il tiro giocato dall’ambasciatore Usa provocò indignate proteste sulla stampa del Pci e un duro editoriale di Eugenio Scalfari, su la Repubblica, con il titolo «L’ambasciatore delle gaffes»30, ma non mise fine alla processione dei dirigenti del Pci davanti al cancello di Villa Taverna. 3/ continua

Fonte: Paolo Persichetti in, Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera, Deriveapprodi 2007

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Note
1 Politologo della università di Yale, tra i maggiori esperti della politica italiana, nel biennio 1980-81 fu capo dell’ufficio culturale dell’ambasciata americana a Roma.
2 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0317, Estero, Lettera di Giorgio Napolitano alla segreteria, 2 febbraio 1978, f. 1152.
3 la Repubblica, 3 aprile 1999.
4 Intervista a Joseph La Palombara di G. Cubeddu, Alla ricerca della solidarietà nazionale, http://www.30giorni.it,4 aprile 2008,  p. 2-3 (http://www.30giorni.it/articoli_id_17702_l1.htm).
5 S. Maurizi, Espressonline, 8 aprile 2015.Vedi http://espresso.repubblica.it/palazzo/2013/04/08/news/quel-comunista-non-deve-entrare-1.52900.
6 Ibid.
7 Ibid.
8 Ibid.
9 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, Direzione sezione estero, Stati Uniti, «Nota di Giorgio Napolitano alla segreteria», 18 marzo 1978 (514/S), ff. 2156-57.
10 R. Rotondo, «Napolitano in Usa, così Andreotti mediò», Avvenire, 17 aprile 2013.
11 Giorgio Napolitano fu presidente della Camera dei deputati nella XI legislatura dal 1992 al 1994; ministro dell’Interno nel primo governo Prodi, 1996-1998; senatore a vita dal 2005; presidente della Repubblica con doppio mandato dal maggio 2006 fino al gennaio 2015.
12 Avvenire, 17 aprile 2013.
13 Ibid.
14 La legge 194 che introduceva l’interruzione volontaria della gravidanza venne approvata dalla Camera il 14 aprile 1978, alla fine di una seduta fiume di 36 ore, con 308 voti favorevoli (quelli di Pci, Psi, Psdi, Pri, Pli e di un drappello di democristiani) e 275 contrari (quasi tutta la Dc, Msi, e per ragioni opposte i Radicali e il Pdup-Dp). Un mese più tardi, il 18 maggio 1978, venne approvata in via definitiva al Senato senza subire alcuna ulteriore modifica, con 160 voti a favore e 148 contrari.
15 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, Direzione sezione estero, Stati Uniti, Nota di Giorgio Napolitano alla segreteria, 23 marzo 1978 (533/S), f. 2158.
16 Ibid.
17 G. Napolitano, «Il Pci spiegato agli americani. Taccuino di viaggio negli Usa», Rinascita, 5 maggio 1978, p.32.
18 Ibid.
19 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, f. 2146, A. Jacoviello, l’Unità, 5 aprile 1978.
20 J. La Palombara, op. cit., pp. 5-6.
21 G. Napolitano, op. cit., p. 32.
22 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, f. 2148, l’Unità, 9 aprile 1978.
23 la Repubblica, 13 gennaio 2013.
24 G. Napolitano, op. cit., p. 32.
25 Rapporto di Enrico Berlinguer alla riunione dei segretari regionali, 25 maggio 1978, l’Unità, 26 maggio 1978.
26 N. R. Gardner, op. cit., p. 244.
27 Ivi, pp. 244-245.
28 Ivi, p. 244, Cf. Presentazione del libro di Gardner a Roma, 4 settembre 2004. (https://www.radioradicale.it/scheda/161849/mission-italy-gli-anni-di-piombo-raccontati-dallambasciatore-americano-a-roma-1977).
29 Ivi, p. 259, articolo ripreso dal International Herald Tribune, 20 luglio 1978.
30 la Repubblica, 21 luglio 1978. Si veda anche Un’altra «gaffe» dell’ambasciatore, l’Unità, 22 luglio1978.