Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Basta ya con las noticias falsas sobre el secuestro de Moro, un grupo de historiadores escribe una carta abierta contra las conspiraciónes

Varios medios insisten en proponer de nuevo a sus lectores falsos misterios y recurrentes fantasías de conspiración sobre el secuestro de Aldo Moro. Ocuriò tambièn en el manifiesto el pasado 2 de agosto.​ Con motivo del cuadragésimo aniversario de la masacre de Bolonia, un artículo de Tommaso di Francesco y un discurso de Saverio Ferrari hacen referencia al tema, aunque no tenga nada que ver con el tema abordado.​ Nos referimos, en particular, al siguiente pasaje «… Catracchia, el administrador de la cuenta del Sisde de los edificios en via Gradoli, donde en el número 96 estaba el antro de las Brigadas Rojas alquilado por el ingeniero Borghi, alias Mario Moretti, donde Aldo Moro estuvo inicialmente preso».
Es una afirmación sin fundamento que lleva al lector a creer que haya un vínculo oculto entre el Sisde y las Brigadas Rojas: un vínculo, en realidad, siempre negado por las investigaciones historiográficas y por los hallazgos procesales.​ Por lo contrario, la actividad judicial y las distintas comisiones de investigación determinaron que el Honorable​ Moro nunca ha estado secuestrado en las instalaciones de via Gradoli, que en cambio sirvió como base para dos brigadistas, Mario Moretti y Barbara Balzerani.​ La última Comisión Parlamentaria de Investigación sobre el caso Moro incluso llevó a cabo una investigación de DNA sobre los hallazgos secuestrados en el apartamento de via Gradoli, señalando la ausencia de rastros genéticos atribuibles a Aldo Moro.
Con respecto al episodio del alquiler en via Gradoli, hay que decir que han surgido unas claras evidencias en mas de una Corte de Assise.​ Parece correcto señalarlas, las enumeramos en estas pocas líneas:

  1. El ingeniero Borghi / Moretti alquiló el local en via Gradoli 96 siguiendo un anuncio normal en diciembre de 1975;
  2. Los propietarios eran Giancarlo Ferrero y Luciana Bozzi, propietarios del apartamento de la escritura en fecha 01/07/1974;
  3. Se constata que se trató de una transacción entre particulares, sin involucrar a la figura del administrador;
  4. El Sisde, el nuevo servicio secreto civil, fue creado en 1977, es decir, dos años después de la firma del contrato de arrendamiento de la base de las Brigadas Rojas.
  5. Es evidente que el contrato de arrendamiento entre las Brigadas Rojas y los cónyuges Ferrero no podía, por lo tanto, involucrarse con el Sisde, que en aquel entonces no existía.
  6. También hay que recordar que, como se sabe, la base de las Brigadas Rojas en via Gradoli 96 dejó de ser un “antro” en 1978, precisamente durante el secuestro de Moro.
  7. Para evitar contigüidades desmotivadas y engañosas, se debe enfatizar que la base de los Nar (formación neofascista) estaba en cambio en el número 65 en via Gradoli y en cualquier caso su estancia se remonta al1981. Otro extremista de derecha había vivido en via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli de Tercera posición (formación neofascista), pero en 1986, muchos años después de los hechos en cuestión.​ En aras de la exhaustividad de los documentos, en todo caso conviene precisar que no se trataba de la misma habitación que ocupaban en ese momento las Brigadas Rojas. Finalmente, parece que no fue el administrador Catracchia, sino otro extremista de derecha, hijo de un magistrado de Casación que alquiló el estudio a Tomaselli: Andrea Insabato, propietario del pequeño apartamento y, además, futuro terrorrista en la sede del Manifiesto en diciembre del 2000.
  8. De toda forma las tres empresas inmobiliarias, propietarias de unos appartamentos presentes en los dos edificios del numero 96, han sido creadas antes del nacimiento del Sisde, por esa razon, no podian ser una emanación.
  9. En particular, estàn en las actas las propiedades inmobiliarias de Vincenzo Parisi, en 1978 comisario de Grosseto, desde 1980 en plantilla en el Sisde (del que se convierte en director en 1984) y en 1987 jefe de policía.
  10. La intensa actividad inmobiliaria del gerente de Parisi, con los apartamentos propiedad de sus hijas María Rosaria y Daniela, no parece recordar misterios ocultos.​ En todo caso, existen hechos notariales sobre el número 75 que se producen por primera vez un año y medio después del secuestro de Moro, mientras que los posteriores, relacionados con el número 96, se producen a mediados de los años 80: cuatro y nueve años después de la firma del 1975 contrato de arrendamiento por las Brigadas Rojas.
  11. En lo que respecta al edificio de via Gradoli, estas fechas no suelen ser comunicadas a los lectores.​ Por otro lado, en esta como en muchas otras ocasiones, la precisión de los tiempos cronológicos es necesaria para una interpretación ponderada de los hechos inspirada al método histórico.​ Un correcto análisis de los tiempos, las fuentes y el vínculo causa-efecto niega rotundamente cualquier posible participación de entidades no imputables a la lucha armada emprendida por las Brigadas Rojas en el lejano 1970. Por eso denunciamos el incumplimiento de los criterios más elementales de verdad y lógica en la reconstrucción. de hechos y circunstancias, una degeneración particularmente grave de y en la prensa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 de agosto de 2020 (actualizado el 1 de octubre 2020)

Versión original https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Quiénes son los 60 signatarios de la carta:
El discurso fue preparado por un gran grupo de historiadores y expertos, que durante mucho tiempo han estado involucrados en estudios históricamente relevantes sobre las Brigadas Rojas y otras formaciones de combate, más generalmente sobre los movimientos subversivos de la década de 1970. Aquí hay una breve información.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Stop conspiracy theories and fake news on the Moro kidnapping, historians and scholars sign an open letter and challenge the dominant narrative

Public authorities, istitutional parties and media insist on perpetuating fake mysteries and recurring conspiracy theories about the kidnapping of Aldo Moro [President of Christian democracy]. According to this narrative, the kidnapping of Moro was etero-directed by the C.I.A. and carried out thanks to their support. The craziest insinuation, never proved but repeated all over the places including popular films with Hollywood actors, concerned one of the leading members of the Red Brigades, Mario Moretti (arrested in 1981 and still in jail), being a C.I.A. agent in disguise. Long time has passed since then. Nevertheless, the misinformation campaign has been so successful as to become the authoritative narrative concerning those years, acritically accepted even by left-wing newspapers. The open letter concentrate on fake news concerning the base in which Moro was held prisoner

Several media and newspapers keep suggesting that there are still unsolved mysteries about the kidnapping of Aldo Moro [president of Christian democracy]. The most recent example is the issue of manifesto of last 2 August, which came out on the fortieth anniversary of the Bologna Station bombing, attribuited by the judiciary to the NAR, a neo fascist group. An article by Tommaso di Francesco and a talk by Saverio Ferrari hinted at the Moro kidnapping, although it has, little to do with the addressed topic. We refer, in particular, to the following passage «… Catracchia, the administrator on behalf of the Sisde of the buildings in via Gradoli on behalf of the Sisde [Democratic security information service, the civilian secret service], the very same street hosting, at street number 96, the where at number 96 there was the Red Brigade’s den which was rented by the engineer Borghi, alias Mario Moretti, where Aldo Moro was initially held prisoner».
This last unsubstantiated claim may lead readers to believe that there was some secret connection between SISDE and the Red Brigades. As a matter of fact, however, both historiographical research and trial findings reached the conclusion that there was no such connection: Moro had never been detained in the apartment located in via Gradoli, which was merely the base used by the Red Brigades members Mario Moretti and Barbara Balzarani, as several Inquiry Committees appointed by Parliament in order to investigate the Moro case also have acknowledged. In particular, a DNA analysis commissioned by the most recent Inquiry Committee on the objects found in the Via Gradoli apartment rules out genetic traces attributable to Aldo Moro.
As concerns the renting of the Via Gradoli apartment, we can therefore make the following points based on the evidence assessed through the various trials relating to the case:

  1. Engineer Borghi/Moretti found the apartmen in via Gradoli 96 simply through an advertisement in December 1975;
  2. The owners were Giancarlo Ferrero and his wife Luciana Bozzi, who had bought the apartment on 1/07/1974;
  3. The lease agreement was a transaction between individuals, with no involvement whatsoever of any administrator or other third-party;
  4. SISDE, the recently formed Secret Service answering to the Ministery of Internal affairs, started its activities in 1977, that is, two years after Moretti, on behalf of the Red Brigades, signed the lease agreement;
  5. SISDE could not therefore have been involved in the lease agreement between Moretti/Borghi and the Ferrero family;
  6. The Brigades Rouges stopped using that apartment as a base as early as 1978, precisely during the period of Moro detention.
  7. To avoid ungrounded and misleading associations, we highlight that the Nar (a neofascist group) headquarter was at number 65 in via Gradoli, and the occupancydates back to 1981. It is true that another right-wing extremist, Enrico Tomaselli, a member of Terza Posizione, used the apartment in via Gradoli 96, but he started using it as late as 1986, that is, many years after the facts we are considering. For the sake of completeness, it should be noted that the apartment Tomaselli used was not the same used by the Red Brigades years before. Finally, Tomaselli rented that flat not from Catracchia, but from another right-wing extremist, Andrea Insabato, the son of a Supreme Court judge and the perpetrator of the bombing of the manifesto building years later in December 2000.
  8. The three real estate companies that own some of the apartements in the two buildings at number 96 of via Gradoli were created before the birth of the Sisde therefore they could not be an emanation for this Service.
  9. All records concerning of the real estate properties of Vincenzo Parisi, who was appointed Police Chief of Grosseto in 1978 and who started working for SISDE in 1980 (of which he became Director in 1984), are available.
  10. The busy rental business that Parisi ran at the apartments registered in the names of his daughters Maria Rosaria and Daniela does not entail any mystery lying behind it, and, in any case, the earliest leasing contract concerning these apartments postdates the Moro kidnapping by one and half years, while Moretti/Borghi had signed the lease contract as far back as 1975, that is, four years earlier.
  11. In most accounts of the rental of the via Gradoli apartment, these chronological facts are simply ignored. However, on this as on many other topics, chronological accuracy is essential in order to arrive at a weighted and methodologically sound evaluation of the facts. A correct analysis of the dates, the sources and the cause-effect relations rules out any involvement of other entities external to the Red Brigades in the armed struggle which they had undertaken as early as 1970. We therefore reject the dominant narrative in the Italian press concerning these events and circumstances for both failing to meet the most elementary standards of truth and for defying logic: an example of how not to do journalism.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Rome, August 12 2020 (updated October 1st 2020)

Original version https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono:
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Via Gradoli, comitato anti fake su Moro: 51 storici firmano contro ‘complottismo’

In meno di un mese i firmatari «contro la dietrologia» sul sequestro Moro sono più che raddoppiati. A quei 23 tra storici, ricercatori, studiosi indipendenti e giornalisti che lo scorso 17 agosto avevano reso noto il loro circostanziato dissenso «sulle fantasie di complotto» (in modo particolare sulla vicenda di via Gradoli), si sono aggiunti altri 28 analoghi firmatari e portato a 51 il numero totale (qui il testo della lettera).
L’obiettivo è «spazzare via una volta per tutte la ‘fake news’ che vuole esistente un legame occulto tra il Sisde e le Br»: legame, in realtà, «sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali», si spiega nel documento. «L’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani», scrivono i firmatari, sottolineando che «l’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro».
«Dal punto di vista culturale, e politico, mi sembra che il nostro pacatissimo intervento sia stato un fatto significativo», commenta lo storico Marco Clementi, uno dei primi a sottoscrivere il documento. «È stata una presa di posizione rilevante per molti motivi, mi limito a citarne uno: richiama tutti, ma proprio tutti, a misurarsi con il principio di realtà e per esempio con la cronologia dei fatti. In breve, è la rivincita del punto di vista storico sulle dietrologie raffazzonate che hanno mistificato le narrazioni successive al sequestro».
I firmatari sono storici universitari, ricercatori indipendenti, giornalisti dedicati al tema. Molti tra loro hanno pubblicato saggi di ricostruzione sulla lotta armata e più in generale sui bellicosi anni Settanta. E ci sono anche studiosi stranieri, come Richard Drake, professore di storia alla University of Montana, autore di “Il caso Aldo Moro” (Tropea). Da segnalare le firme di Monica Galfrè e Massimo Scavino e di autori come Aldo Grandi e Massimiliano Griner, mentre si preannunciano altre firme che potrebbero ulteriormente ampliare il numero.
«Tanto da rendere esplicito – spiega Matteo Albanese, ricercatore presso l’università di Padova – un bisogno ormai diffuso: quello di processare criticamente le tante congetture, amplificate da molta e disattenta stampa come verità acquisite. Vere e proprie fake news, diciamolo. Stiamo ragionando sull’opportunità di intervenire più spesso, se e quando necessario».

Ai precedenti 23 firmatari (Matteo Antonio Albanese, Gianremo Armeni, Andrea Brazzoduro, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Silvia De Bernardinis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Eros Francescangeli, Mario Gamba, Marco Grispigni, Davide F. Jabes, Nicola Lofoco, Carla Mosca, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Francesco Pota, Nicola Rao, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Giuliano Spazzali, Davide Steccanella, Ugo Maria Tassinari) si sono aggiunti altri 27 tra storici e ricercatori.

Ecco i nuovi firmatari: Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale; Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder; Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur; Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali; Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova; Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento; Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”; Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze; Aldo Grandi, giornalista e saggista; Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico; Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes e ricercatore indipendente; Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino; Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi; Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Prunetti, scrittore e traduttore; Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo; Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina e direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba; Marco Scavino, ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino; Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.

Dietrologie e complottismi sono la versione aggiornata del nuovo negazionismo storiografico

In un articolo apparso sul manifesto del 9 settembre 2020, Marco Rovelli, sostiene che vi sia una fondamentale differenza nella cultura del sospetto che anima gli attuali negazionismi complottisti sul covid, no vax ecc… e la cosiddetta «controinformazione applicata su piani spazio temporali specifici»: strategia della tensione, rapimento Moro, trattativa Stato-mafia (leggi qui).
In realtà esistono decisive affinità tra i due modelli di negazionismo: il primo scientifico, l’altro storiografico. Il dispositivo cognitivo è lo stesso e le tecniche narrative analoghe: false correlazioni, approssimazioni, de relato di pentiti spesso attribuiti a defunti, spregio della cronologia e molto altro condito da un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. La questione per altro è stata paradossalmente posta proprio al manifesto da un gruppo di storici e ricercatori per quanto era stato scritto sui rapporti tra Br-Sisde in via Gradoli su alcuni articoli apparsi il 2 agosto 2020 (leggi qui e qui) in occasione del quarantennale della strage di Bologna (La lettera degli storici e ricercatori contro fake news, dietrologie e complotti nella vicenda Moro)
In passato mi è capitato di sostenere che si tratta del confronto tra due paradigmi contrapposti: uno galileiano e l’altro orweliano. Dietro la pretesa di svolgere «controinformazione» c’è in realtà un processo cognitivo che ha introiettato una sorta di culto ossessivo dei poteri occulti, dei poteri invisibili. Si tratta di una degenerazione delle vecchie teorie delle élites, che almeno avevano un fondamento nelle matrici sociali ed economiche di società oligarchiche. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, dal nascosto fino all’esoterico, piuttosto che tentare di andare alla radice, scavare, scarnificare, approfondire, scendere al fondo delle cose, fare l’anatomia della società, come scriveva Marx, non l’alchimia, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri». Una visione che ricorda terribilmente le narrazioni reazionarie elaborate contro gli scossoni della modernità politica, e che vide nell’abbé Augustin Barruel un capostipite, con le sue «memorie per la storia del giacobinismo», ridotto ad una cospirazione della setta degli Illuminati di Baviera.
E’ sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava.
L’ idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Che la comprensione della società, del mondo, della storia, si risolva con una risalita verso l’alto, ricostruendo l’ordito della cospirazione, quell’apice dove i burattinai tirano i fili, regolano i giochi, è divenuta una forma di pensiero povero, di semplificazione consolatoria. Un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione dei poteri mai rimessi in discussione, del capitalismo attuale che con le dietrologie vuole insegnarci che ribellarsi, non solo non è mai stato giusto, anzi è stato sempre sbagliato perché non è mai servito a nulla conducendo inevitabilmente alla sconfitta, ma che – in realtà – dietro ogni ribellione non c’è genuinità, sincerità, ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.

Basta fake news sul sequestro Moro, un gruppo di storici scrive una lettera aperta contro le dietrologie

Non se ne può più delle dietrologie sul sequestro Moro, di narrazioni complottiste costruite in spregio dei più elementari criteri logici, prive di correlazioni, del rispetto della cronologia, della verifica delle fonti, di de relato che mettono in bocca a defunti le affermazioni più improbabili e che ovviamente nessuno può confermare o smentire. Un gruppo di storici e studiosi, con origini, percorsi e orizzonti diversi, hanno detto basta. In una lettera aperta invitano la comunità degli studiosi e il mondo della comunicazione a non avallare più simili approcci e ripristinare il rispetto del metodo storiografico. La lettera aperta prende avvio dai numerosi resoconti giornalistici apparsi in occasione del quarantennale della strage di Bologna e nei quali, in forma diretta o allusiva, si costruiva un nesso abusivo tra la bomba alla stazione e la vicenda Moro

Diversi organi di stampa insistono nel riproporre ai loro lettori finti misteri e ricorrenti fantasie di complotto sul sequestro di Aldo Moro. È successo anche sul Manifesto del 2 agosto. In occasione del quarantennale della strage di Bologna, un articolo di Tommaso di Francesco e un intervento di Saverio Ferrari richiamano l’argomento, benché nulla c’entri con il tema affrontato. Ci riferiamo, in particolare, al seguente passaggio «… Catracchia, l’amministratore per conto del Sisde delle palazzine di via Gradoli, dove al civico 96 si trovava il covo Br affittato dall’ingegner Borghi, alias Mario Moretti, dove Aldo Moro fu inizialmente tenuto prigioniero».
È un’affermazione priva di fondamento che induce il lettore a credere accertato un legame occulto tra il Sisde e le Br: legame, in realtà, sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali. Al contrario, l’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che l’on. Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani. L’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro.
In ordine all’episodio dell’affitto di via Gradoli, c’è da dire che in più Corti di Assise sono emerse chiare evidenze. Ci sembra doveroso segnalarle, le elenchiamo in queste poche righe:

  1. L’ingegner Borghi/Moretti ha affittato i locali di via Gradoli 96 a seguito di normale annuncio pubblicitario nel dicembre del 1975;
  2. I locatori erano i signori Giancarlo Ferrerò e Luciana Bozzi, proprietari dell’appartamento dal rogito avvenuto in data 01/07/1974;
  3. È accertato che si è trattato di una transazione tra privati, senza coinvolgere la figura dell’amministratore;
  4. Il Sisde, il nuovo servizio segreto civile, è stato creato nel 1977, cioè due anni dopo la stipula del contratto di affitto per la base brigatista.
  5. È evidente che il contratto d’affitto tra brigatisti e coniugi Ferrerò non poteva perciò essere implicato con il Sisde, del resto inesistente in quel momento.
  6. Occorre peraltro ricordare che, com’è noto, la base Br di via Gradoli 96 ha cessato di essere “un covo” nel 1978, proprio durante il sequestro Moro.
  7. Per evitare contiguità immotivate e fuorvianti, va sottolineato che la base dei Nar era invece al civico 65 di via Gradoli e comunque il loro soggiorno risale al 1981. Un altro estremista di destra aveva in realtà abitato in via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli di Terza Posizione – ma nel 1986, cioè molti anni dopo i fatti in oggetto. Per completezza documentale, va comunque precisato che non si trattava dello stesso vano occupato a suo tempo dalle Br. Infine, risulta che ad affittare il monolocale al Tomaselli non sia stato l’amministratore Catracchia ma un altro estremista di destra figlio di un magistrato di Cassazione: Andrea Insabato, proprietario del piccolo appartamento e peraltro futuro attentatore alla sede del Manifesto nel dicembre 2000.
  8. In ogni caso le tre società immobiliari, proprietarie di alcuni degli appartamenti presenti nelle due palazzine del civico 96, sono state tutte create prima della nascita del Sisde, dunque non ne potevano essere un’emanazione.
  9. In particolare, sono agli atti le proprietà immobiliari di Vincenzo Parisi, nel 1978 questore di Grosseto, dal 1980 in organico al Sisde (di cui diventa direttore nel 1984) e nel 1987 capo della Polizia.
  10. L’intensa attività immobiliarista del dirigente Parisi, con gli appartamenti intestati alle figlie Maria Rosaria e Daniela, non sembra richiamare reconditi misteri. Ad ogni buon conto, sono fatti notarili riguardanti il civico 75 che ricorrono una prima volta un anno e mezzo dopo il rapimento Moro mentre i successivi, inerenti al civico 96, avvengono oltre la metà degli anni 80: quattro e nove anni dopo la stipula del contratto di affitto del 1975 da parte delle Brigate Rosse.
  11. Quando si tratta dell’immobile di via Gradoli queste date abitualmente non vengono segnalate ai lettori. E invece, in questa come in molte altre occasioni, la precisione sui tempi cronologici è necessaria per un’interpretazione ponderata dei fatti ispirata al metodo storico. Un’analisi corretta dei tempi, delle fonti e del nesso causa-effetto smentisce seccamente ogni possibile coinvolgimento di entità non riconducibili alla lotta armata intrapresa dalle Br nel lontano 1970. Denunciamo pertanto il mancato rispetto dei più elementari criteri di verità e di logica nella ricostruzione di eventi e circostanze, una degenerazione particolarmente grave della e nella stampa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 agosto 2020 (aggiornato il 1 ottobre 2020)

La versione inglese della lettera (https://insorgenze.net/2020/10/02/enough-with-the-conspiracy-theories-and-fake-news-on-the-moro-kidnapping-historians-and-scholars-join-forces-in-an-open-letter/)

Chi sono i 59 firmatari della lettera:
L’intervento è stato elaborato da un nutrito gruppo di storici e di esperti, da tempo impegnati in studi di rilevanza storica sulle Brigate Rosse e sulle altre formazioni combattenti, più in generale sui movimenti sovversivi degli anni Settanta. Ecco alcune informazioni sintetiche.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis PowersV-1 Carrying Capital Ship(Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.
Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Cossiga e gli ex Br, «Ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”»

Il titolo della edizione cartacea del Corriere della sera uscito in edicola il 7 agosto 2020 citava le «lettere inedite», titolo che si ritrova anche nella stringa (https://www.corriere.it/…/cossiga-ex-br-lettere-inedite-mi-…).  Stranamente nell’edizione online, quelle lettere «inedite» sono diventate «segrete». Un malizioso stravolgimento del pezzo firmato da Bianconi e della realtà dei fatti, perché l’epistolario di Cossiga non fu segreto né tantomeno inedito

 

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Chi ricorda l’estate del 1991, sa bene come andarono le cose, a partire dai quattro decreti di grazia d’ufficio proposti (cioè promossi direttamente dalla presidenza della Repubblica e non richiesti da Curcio) e rifiutati dall’allora Guardasigilli Martelli (che secondo la Costituzione avrebbe dovuto controfirmare). Questione poi avocata dal presidente del consiglio Andreotti che, a sua volta, pose il veto del governo, spalleggiato dal Pci. Ne scaturì un conflitto di attribuzioni di natura costituzionale che celava anche un conflitto politico. Cossiga graziando Curcio con motivazioni dichiaratamente politiche voleva aprire la stagione dell’amnistia e chiudere con l’emergenza giudiziaria, convinto che questa avesse creato un vulnus nella tradizione giuridica, inasprendo il codice Rocco rispetto alla versione originale d’epoca fascista e soprattutto introducendo palesi criteri d’iniquità nei trattamenti processuali, penali e penitenziari: dove pentiti e dissociati a parità di reati si avvalevano di trattamenti di favore rispetto a chi aveva rifiutato di accedere a quei dispositivi mantenendo la propria dignità personale e politica. Non solo, ma Cossiga aveva capito che la delega fornita alla magistratura aveva favorito il suo ingresso negli affari politici, iniziando a destabilizzare l’equilibrio tra poteri previsto dalla costituzionalismo liberale. Cossiga era cosciente di aver innescato lui stesso una profonda ferita nella tradizione giuridica italiana quindi pensava all’amnistia come ad uno dei modi per disinnescare l’emergenza giudiziaria, ricollocare la sfera giudiziaria nel suo alveo naturale e rilanciare una più corretta dialettica politica e sociale. Intravedeva all’orizzonte quel che poteva accadere di lì a poco e poi accadde: la fine della Prima repubblica e l’avvento del protagonismo politico delle procure che deflagrò con le inchieste per «Mani pulite». Mesi prima aveva avviato un duro braccio di ferro con il Consiglio superiore della magistratura sulla definizione di alcuni ordini del giorno, uno di essi riguardava la vicenda Gladio, fino al ritiro della delega al vicepresidente Giovanni Galloni. Nel novembre successivo inviò la forza pubblica nell’aula del Csm, giustificando la presenza in aula dei Carabinieri con i ‘poteri di polizia delle sedute’ a lui attribuiti. Da quello scontro venne fuori la stagione delle “esternazioni», del «presidente picconatore».

Il 28 luglio, in una delle sue sortite Cossiga disse: «Quando noi, alla fine degli Anni Settanta, ci battevamo con tutta la forza di cui poteva disporre lo Stato contro la banda armata detta Brigate rosse, il partito comunista di mio cugino Berlinguer portava in quella lotta anche un impegno ulteriore, per un fatto propriamente politico, che andava oltre quello, comune a tutti, della difesa dello Stato dall’eversione. A quei tempi il Pci voleva impedire a qualsiasi costo che una guerriglia, in qualsiasi maniera legittimata, potesse pretendere di occupare uno spazio alla sua estrema sinistra. Guai se, dal punto di vista del Pci, la guerriglia brigatista avesse ottenuto una legittimazione alla maniera dell’Olp. Questo interesse in qualche misura privato del Pci si aggiungeva allora al nostro, che era semplicemente quello di difendere lo Stato, battere quei nemici, ma senza rinunciare a capirli: per far fallire il loro piano dal punto di vista morale e politico, e poi anche sul terreno dello scontro militare. Quello volevamo ottenere e quello ottenemmo. Io fui sconfitto col caso Moro, è vero. Ma sono stato un combattente di prima linea in quella guerra». Ed ancora, «I comunisti sono stati i più scatenati contro di me in questo momento. Mi dispiace per loro, perché io credo che proprio a sinistra sia stato capito nel modo giusto quello che era mia intenzione sottolineare dando la grazia a Curcio […] Il Pci – mi scusi, io seguito a chiamarlo Pci – è rimasto in braghe di tela. Politicamente sono sconfitti: non hanno saputo cogliere neanche una questione così delicata e importante per la sinistra, qual era e resta la questione del terrorismo e del partito armato. Io ho proposto la grazia per Curcio perché sento di essere il capo di uno Stato forte. Loro sono apparsi deboli», (La Stampa, 15 agosto 1991).

L’epistolario di Cossiga è una diretta conseguenza di quella clamorosa stagione di cui si trova traccia nelle emeroteche. Dopo il rifiuto della grazia, Cossiga rese visita in carcere a Curcio, da qui il resoconto che questi scrisse del loro incontro. Negli anni successivi arrivarono le altre lettere a Gallinari e Maccari, il biglietto per il libro intervista di Mario Moretti del 1993, che ricostruiva la storia delle Brigate rosse e il sequestro Moro. Nel 2002 la lettera al sottoscritto, pervenuta nel reparto di isolamento del carcere di Marino del Tronto, immediatamente dopo la mia estradizione dalla Francia, salutata da tutti i media italiani come la fine della dottrina Mitterrand. Lettera che fece il giro del mondo, finendo davanti alle giuridizioni francesi, argentine e brasiliane. Questi messaggi, e le dichiarazioni del 1991 di Cossiga, meriterebbero una riflessione più approfondita. Per il momento mi limito a sottolineare solo una cosa: Renato Curcio ricevette la visita di Cossiga dopo il rifiuto della grazia, sucessivamente chiese al tribunale di Sassari un cumulo di pena che gli avrebbe permesso l’uscita dal carcere. I magistrati sardi glielo negarono. Terminò di scontare la pena molto più tardi. Prospero Gallinari e Gennaro Maccari sono morti durante l’esecuzione della loro condanna. Mario Moretti è ancora “fine pena mai”, ha raggiunto ormai il suo 39vesimo anno di carcere. Il sottoscritto ha terminato la pena nel 2014, scontata fino all’ultimo giorno (quindici anni e alcuni mesi). L’interlocuzione con Cossiga verteva su una soluzione generale della prigionia politica che alla fine non ci fu. Quelle di Cossiga furono le lettere di uno sconfitto, un capo di stato maggiore che aveva vinto la battaglia contro la lotta armata ma aveva perso la guerra contro l’emergenza, da lui stesso creata.

Documenti – Un articolo di Giovanni Bianconi racconta la corrispondenza privata, resa pubblica dalla Camera dei deputati, che l’ex Presidente della Repubblica Francesco Cossiga ebbe con alcuni esponenti delle Brigate rosse dal 1991 fino al 2002

Corriere della sera del 7 agosto 2020
di Giovanni Bianconi

Un anno dopo il fallito tentativo di concedergli la grazia nell’estate 1991, l’ormai ex presidente della Repubblica Francesco Cossiga incontrò Renato Curcio, uno dei fondatori delle Brigate rosse. Il colloquio avvenne a quattr’occhi, nel carcere romano di Rebibbia, il 25 novembre 1992, quando Cossiga aveva lasciato il Quirinale da sei mesi. Parlarono di molte cose, dal «carattere sociale e politico del fenomeno armato», che l’ex capo dello Stato non definiva terrorismo bensì «sovversivismo di sinistra», al caso Moro, alla vicenda della grazia abortita. 

Cossiga spiegò che nelle sue intenzioni quell’atto di clemenza unilaterale doveva essere un primo passo per superare le leggi di emergenza a cui lui stesso aveva contributo, prima da ministro dell’Interno e poi da presidente del Consiglio, quando le Br avevano lanciato il loro «attacco al cuore dello Stato». I vertici delle forze di sicurezza erano d’accordo, ma i parenti delle vittime no, al pari di alcune forze politiche; in primo luogo l’ex Pci divenuto Partito democratico della sinistra.
Lo scritto di Curcio
«Il senatore Cossiga ha commentato che, in effetti, la nostra esperienza, per molti di quel partito, rappresenta ciò che essi hanno segretamente desiderato e mai apertamente osato fare», ha scritto Curcio in un resoconto dell’incontro conservato nell’archivio privato del presidente emerito. Insieme e a un biglietto inviato al fondatore delle Br per ringrazialo dell’incontro che «è stato per me di grande interesse politico, culturale, e soprattutto umano». Risposta dell’ex brigatista: «Debbo dirle che dopo anni di fuoco, non solo metaforico, e di K (nell’estrema sinistra il ministro dell’Interno del ’77 veniva chiamato Kossiga, con la doppia S stilizzata come il simbolo delle SS naziste, ndr), ho sentito la nostra stretta di mano come segno di una nuova maturazione personale… Il colloquio mi ha lasciato una visione più chiara dei sentieri percorsi e anche di me stesso, e di ciò le sono grato». 

Curcio comincerà a uscire dal carcere solo l’anno successivo, in un periodo in cui Cossiga (non più Kossiga bensì il «picconatore» del sistema di cui era stato parte) ha intrattenuto rapporti epistolari e diretti con molti ex terroristi. In prevalenza di sinistra, ma non solo. Nel suo archivio donato alla Camera dei deputati, oltre al carteggio con Curcio ci sono le lettere inviate ad altri brigatisti come Prospero Gallinari, Mario Moretti e Germano Maccari, militanti dell’Unione dei comunisti combattenti, pentiti come Marco Barbone e l’ex di Prima linea Roberto Sandalo, esponenti dell’Autonomia operaia fuggiti in Francia per evitare il carcere, a cominciare da Toni Negri. Il quale, una volta rientrato in Italia per finire di scontare la pena, si rivolse all’ex presidente per chiedere una buona parola con un dirigente della Digos.

La vacanza di Toni Negri
Su sollecitazione di Cossiga, in virtù di un’antica conoscenza personale e «come primo effetto della reciproca smobilitazione ideologica», Negri gli dava del tu, e il 12 aprile 1998, giorno di Pasqua, gli scrisse per fargli gli auguri e «per chiederti di intervenire eccezionalmente in mio favore». Dopo un primo diniego, il professore detenuto aspirava a ottenere un permesso per «una brevissima vacanza», però serviva che la polizia «dichiarasse insussistente, come in realtà è, il pericolo di fuga». Così Negri s’era rivolto al presidente emerito: «Mi permetto di insistere con te perché, se ti è possibile, tu faccia questo intervento. Ti ringrazio fin d’ora per quello che potrai fare». 

All’ex carceriere di Moro Prospero Gallinari, scarcerato per motivi di salute, Cossiga scrisse il 5 maggio ’94: «Sono lieto che Lei sia rientrato a casa e formulo gli auguri più fervidi per una vita normale e serena». Aggiungendo il rammarico perché nell’ex Pci c’era chi considerava le Br «uno strumento della Cia e della P2! Che vergogna e che falsità, che viltà e che malafede! Ma non se la prenda. Se viene a Roma me lo faccia sapere». 

In una lettera a Mario Moretti, il «regista» del caso Moro, l’ex presidente lo ringrazia per il libro sulla storia delle Br scritto nel 1994, e ribadisce la sua idea di un fenomeno «radicato socialmente e radicalmente nella società e nella sinistra italiana, e collegata alla divisione ideologica dell’Europa».

L’omicidio Giorgieri
È per questa sua analisi che Cossiga, morto dieci anni fa, è stato e continua ad essere pressoché l’unico politico apprezzato dagli ex militanti della lotta armata di sinistra. Compresi i giovani aderenti alla fazione brigatista che nel 1987 uccisero il generale Licio Giorgieri, come Francesco Maietta e Fabrizio Melorio. «Le sue esternazioni hanno avuto per me lo stesso effetto di rottura e di nuovo punto di partenza delle considerazioni del professor De Felice in materia di fascismo e resistenza», gli scrive Maietta dalla cella nel 1993; cinque anni dopo Cossiga sarà ospite al matrimonio dell’ex brigatista, uscito dal carcere. 

E al suo compagno di cella Melorio, che all’ex presidente aveva raccontato il passaggio dall’essere suo nemico giurato nel ’77 a «condividere molte delle cose che lei sostiene», Cossiga confida: «Ho letto con attenzione, trepidazione e commozione la sua lettera… perché in fondo mi sento anche un po’ “colpevole” della Sua prigionia, essendo stato uno di quelli che hanno combattuto quella guerra, e per di più per essermi trovato dalla parte dei vincitori».

La mamma di Mambro
Nel 2002 il «picconatore» manda una lettera a Paolo Persichetti, altro ex dell’Udcc appena estradato dalla Francia e chiuso in prigione: «Ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati non col voto popolare o con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le forze di polizia e di sicurezza dello Stato». 

In un altro faldone, insieme a documenti e atti parlamentari e giudiziari sulla strage di Bologna di quarant’anni fa, sono conservate alcune lettere inviate a Cossiga da Valerio Fioravanti e Francesca Mambro, quando ancora erano sotto processo per la bomba alla quale si sono sempre proclamati estranei. Dopo la condanna nell’appello bis, a luglio ’94, gli scrisse pure la mamma di Francesca Mambro: «Io e i miei figli Le chiediamo aiuto per la ricerca della verità, perché chi è dalla parte della Giustizia si senta anche dalla parte della difesa di Francesca e Valerio». Ma un anno dopo arrivò l’ergastolo definitivo.

Il testo della lettera di Cossiga
Francesco Cossiga, Eravate dei nemici politici, non dei criminali
La fotocopia della lettera di Cossiga

L’intervista alla Stampa
Persichetti, «Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70»

Un ritratto di Cossiga
Franco Piperno, Cossiga architetto dell’emergenza giudiziaria. Era convinto che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni

Le bugie di Alberto Franceschini

Pierluigi Zuffada, militante del nucleo storico delle Brigate rosse, tra i fondatori della Brigata di fabbrica della Sit-Siemens di Milano, risponde alle dichiarazioni di Alberto Franceschini raccolte da Concetto Vecchio su Repubblica del 30 luglio 2020 (qui), in una lettera inviata alla ricercatrice Silvia De Bernardinis e alla redazione del blog Insorgenze. Il valore storico delle affermazioni di Zuffada merita sicuramente un ulteriore approfondimento, anche alla luce delle novità storiografiche emerse negli ultimi tempi (la vicenda di Silvano Girotto, la telefonata a Levati e le circostanze dell’arresto di Semeria) che rafforzano la sua versione dei fatti contro quella di Franceschini. Ne riparleremo presto

Di Pierluigi Zuffada

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“Cara Silvia buongiorno. Ormai è trascorso tanto tempo dall’ultimo incontro e sinceramente mi dispiace rifarmi vivo per una questione esterna al nostro rapporto, quasi imposta. Mi riferisco all’intervista di Franceschini pubblicata su La Repubblica on line. Della mia militanza nelle Brigate Rosse non ho mai parlato con chiunque, tantomeno pubblicamente. La mia storia è tutta mia, e ciò che oggi sono è il frutto di tutti i miei 74 anni di vita, di ciò che pensavo e ho fatto, e delle persone con cui ho avuto rapporti. In sostanza, come succede ad ogni persona, la mia coscienza deriva dall’intero percorso della mia vita, ed è il risultato di una doppia e simultanea operazione: guardarsi dentro per guardare fuori, guardare i mutamenti del fuori per capire i mutamenti dentro di te. Ma arrivo all’intervista di Franceschini. Non c’è molto da dire, tantomeno ragionare sui motivi che hanno spinto Repubblica a costruirla e pubblicarla. Un mio amico sostiene che la giustificazione è come il buco del culo: anche per le cose più ignobili, se ne trova sempre una. Mi piace, invece, parlare di alcuni fatti.

La liberazione di Curcio dal carcere di Casale Monferrato e l’ingenuità di Franceschini a Pianosa
Il primo riguarda la liberazione di Renato. La liberazione è stata decisa dall’Esecutivo dell’organizzazione all’interno di un programma per la liberazione dei compagni dalle galere. L’inchiesta ha portato a scegliere il carcere di Casale Monferrato come primo obiettivo, e tale scelta è stata imposta dalle allora capacità operative dell’Organizzazione, soprattutto dall’inesperienza nell’assaltare un carcere. Nella decisione di scegliere Casale hanno pesato soprattutto le argomentazioni di “Mara” Cagol. In contemporanea era stata fatta un’inchiesta sul carcere di Saluzzo, dove Franceschini era recluso, e addirittura in seguito al suo trasferimento a Pianosa, Moretti ha portato avanti inchieste per pianificare un’evasione da Pianosa. Da notare che Franceschini si è fatto beccare sul tetto di quel carcere durante una ricognizione per scappare, vanificando di fatto tutto il progetto di fuga. Se non ricordo male, né lui, né i suoi compagni di cella sono mai stati incriminati per tentata evasione, o danneggiamento delle sbarre della finestra. Ma ritornando a Casale, nella fase di pianificazione dell’azione sono stati evidenziati errori “tecnici”, per il superamento di uno di questi io sono stato chiamato da Mario Moretti: una volta corretto, ho insistito per parteciparvi attivamente, e in seguito processato e condannato.

Non potendo attaccare Mara, Franceschini ha preso di mira Moretti
Ma a partire dalla liberazione di Renato, Franceschini ha iniziato a imputare a Mario di non essere andato a liberarlo: la sua “visione” su Moretti è stata rafforzata dall’aver preferito Renato a lui. Non poteva prendersela con Mara, conoscendo bene come era fatta: lei non gliela avrebbe mai fatta passare. Si può dire che Franceschini abbia tratto un vantaggio dalla morte di Mara, nel senso che si è trovato un testimone in meno per contrastare la sua versione.

La vera storia della cattura di Pinerolo
Ma da dove parte l’idea di Mario come infiltrato, agente più o meno segreto, doppio-triplo giochista? Dalla sua cattura a Pinerolo, insieme a Renato, mentre si accingevano ad incontrare Girotto, “frate mitra” come alcuni giornali lo presentavano. Innanzitutto Franceschini non doveva andare a quell’appuntamento, a cui doveva essere presente solo Renato. Ma ancor prima di quell’incontro con il “guerrigliero”, Mara aveva avvisato Renato e Franceschini che Girotto non la raccontava giusta. Secondo lei, Girotto non era mai stato sulle montagne o le foreste della Bolivia o di qualche altro paese andino, perche lui… non aveva il passo da montanaro. Chi vive per un lungo periodo in montagna assume posture e andature del tutto particolari. Girotto non le aveva, e Mara aveva iniziato a sospettare di lui. Ma i sospetti di Mara non hanno trovato credito, altrimenti i due non si sarebbero fatti arrestare. Ma la cosa non finisce lì. La sera prima dell’appuntamento, alla colonna milanese arriva una “soffiata”: l’appuntamento tra Renato e Girotto era una trappola. Non siamo riusciti MAI a risalire alla fonte originaria di quella soffiata, in quanto della notizia erano a conoscenza solo i Carabinieri di Dalla Chiesa e la Procura di Torino. In base a quella soffiata Mario, accompagnato da due compagni, inizia un folle viaggio di notte alla ricerca di Renato per avvisarlo della trappola. Non sapevano dove abitasse a Torino, per cui decisero di andare da Franceschini, di cui conoscevano l’alloggio a Piacenza. La decisione di andare da Franceschini fu presa perchè lui conosceva dove Renato abitava. Arrivati a Piacenza, scoprono che Franceschini non è in casa; i compagni lo aspettano in strada perchè pensano che sia andato al cinema, in quanto la finestra dell’appartamento che dava sulla strada era aperta, segno evidente che lui non poteva essere andato lontano e, soprattutto, che di lì a poco sarebbe rientrato in casa. Quando dopo l’una di notte non lo vedono rincasare, i compagni partano per l’Astigiano per avvisare Mara, che conosce l’abitazione di Renato, ma non la trovano. Pensano che sia a Torino a casa di Renato, per cui da lì vanno a Torino per cercarli, sperando che un contatto del luogo potesse conoscere l’abitazione di Renato. Non trovano il contatto, e in quel momento Mario e i due compagni prendono una decisione folle, anche perchè era arrivata la mattina: vanno al luogo dell’appuntamento a Pinerolo nella speranza di avvisare Renato prima dell’incontro con Girotto, rischiando di cadere anch’essi nella trappola. Pensavano che ad accompagnarlo fosse Mara, non certo che Franceschini fosse presente all’appuntamento. Si accorgono di una situazione strana, nel senso che il luogo pullula di agenti in borghese. La trappola era già scattata, i compagni riescono a svignarsela. Da quel giorno, Franceschini individua in Mario Moretti il responsabile della sua cattura, idea rafforzata in seguito dal fatto che Mario non veniva catturato. Sic!

Mario Moretti nel 1975 era ricercato, non poteva tornare in fabbrica, Franceschini mente anche su questo punto
Anche l’inadeguatezza di Moretti a far parte dell’Esecutivo delle Brigate Rosse, che Franceschini sostiene di aver detto personalmente a Mario in occasione dell’Esecutivo tenuto il giorno prima del suo arresto a Pinerolo, è una circostanza che non torna. Franceschini dice di aver sostenuto durante la riunione che Mario avrebbe dovuto ritornare in fabbrica per correggere la “concezione sindacalista” del suo pensiero. E questo avrebbe potuto tranquillamente farlo, in quanto Mario, secondo sempre Franceschini, fino al ’76 non era ricercato. L’individuazione della base di Via Boiardo, in seguito alle indicazioni date alla polizia da Pisetta, ha portato alla “latitanza” di Mario, in seguito anche al ritrovamento nella base dei tentativi di sviluppo di fotografie, allo scopo di impratichirsi in quella tecnica. Quelle foto ritraevano il figlio di Mario. Immediatamente dopo la scoperta della base (il famoso “covo di via Boiardo”) furono eseguite perquisizioni nella casa della moglie di Mario allo scopo di ritrovare prove di reato. Era il maggio del 1972! Da quel momento Mario fu ricercato dalle forze di polizia. Da tenere presente che Mario entrò in clandestinità alla fine del 1971, ultimo anno in cui fu impiegato alla Sit Siemens. Mario non fu mai un “latitante”, in quanto entrò in clandestinità per una scelta fatta dall’Organizzazione mesi prima del 1972.

La campagna di primavera fu gestita da tutte le componenti dell’organizzazione, durante il rapimento i militanti prigionieri ebbero un ruolo importante e quello di Franceschini fu decisivo
Ma arrivo con gli ultimi due punti. Nell’intervista Franceschini si ritiene responsabile di aver costruito un’organizzazione che, solo dopo la sua cattura, e quindi al di fuori di una sua partecipazione o decisione, si è macchiata di numerosi delitti. Considero solo il “caso
Moro”. La gestione politica della Campagna di Primavera è stata fatta da tutte le componenti dell’organizzazione. Ugualmente va detto che il Fronte delle Carceri ha avuto un peso non indifferente, anzi. Per inciso, a mio personale parere, e ripeto personale, l’aver richiesto con il Secondo Comunicato la liberazione dei compagni imprigionati in cambio della vita di Moro sia stato un errore madornale, in quanto con quella richiesta si sono chiuse tutte le possibilità di manovra. Si sono chiuse cioè tutte le possibilità di evidenziare le contraddizioni in campo alle forze istituzionali e addirittura di aprirne delle nuove, e magari di trovare un’altra soluzione all’iniziativa. Con quella richiesta è stata facilitata l’intransigenza del Pci, da cui ha origine l’esito del rapimento e la morte di Moro. Al di là di un mio convincimento per nulla recente, proprio perchè il Fronte carcerario ha avuto un peso notevole, Franceschini è completamente responsabile, se non addirittura il principale artefice della richiesta di liberazione dei prigionieri politici. E di come la storia sia finita.

Nel 1978 Andreotti aveva la scorta, Franceschini non sa quel che dice
Lascio perdere l’affermazione sulla presunta inadeguatezza di Mario a essere un dirigente delle Brigate Rosse: ricordo solo che il suo arresto avvenne nel 1981, dopo 10 anni di dirigenza dell’organizzazione. Franceschini inoltre afferma che in carcere «non gli fu mai spiegata» la scelta di rapire Moro e di uccidere gli agenti di scorta, invece di rapire Andreotti. Andreotti non era scortato (e non sarebbero di conseguenza stati sacrificati gli agenti della scorta), cosa che lui stesso aveva verificato prima dell’arresto a Pinerolo (avvenuto nel ’74): infatti Andreotti gironzolava per Roma, ovviamente senza scorta, e addirittura Franceschini afferma che «arrivai persino a toccargli la gobba». Consideriamo solo le date: indagine condotta a Roma da Franceschini nel 1974, rapimento Moro nel 1978. Sono passati 4 anni, di guerriglia e di ovvia ristrutturazione degli apparati dello stato.

Ritornando tra le braccia del Pci, Franceschini si è ritagliato il ruolo di suggeritore degli scenari dietrologici utili a quel partito
Per ultimo. Franceschini conosce bene i suoi polli: c’è cresciuto, si è alimentato, c’è ritornato. Sto parlando del Pci. Grazie al Pci di allora ha trovato una collocazione sociale e lavorativa in seguito alla sua dissociazione. Ma per portare acqua al suo mulino, Franceschini sa bene che doveva dare qualcosa in più. E il “qualcosa in più” fa parte proprio della sua personalità: lui si considerava il più intelligente e … il più furbo, proprio così. E conoscendo i suoi polli, sapendo che la sola dissociazione non era poi la carta definitiva da giocare, ecco che trova la via maestra da percorrere tutta, insieme a Flamigni e soci: grazie alla veste politica e culturale del “redento”, inizia a suggerire argomenti che sicuramente avrebbero fatto presa nei suoi interlocutori, a rafforzare cioè la ricerca e di chi sta dietro alle “sedicenti”, o “cosidette” Brigate Rosse. La rinsposta per Franceschini è semplice: ma sicuramente Moretti. Poichè è difficile sostenere che Moretti sia al servizio del Kgb o della Cia, Franceschini insistere su una presunta ambiguità del “capo”, lasciando poi ai suoi interlocutori/padroni il compito di ricamarci a dovere, cosa di cui sono veramente abili, facendo continuo sfoggio pur indossando abiti via via diversi, a seconda della convenienza del momento: dal Pci verso la Dc, cavalcando oggi il Pd. Sembra il testo di una canzone di Rino Gaetano. Fra parentesi, Moretti sta espiando ancora una pena, a 39 anni e mezzo dalla sua cattura! Già, dimostrazione evidente della sua presunta ambiguità.

Concludo. Mi sembra ormai giunto il momento di chiudere definitivamente con queste storie, e questa lettera che scrivo la interpreto come un piccolissimo contributo a chiudere con le polemiche. La società in cui sono nate, sono cresciute, hanno avuto importanza e sono morte le varie componenti del movimento rivoluzionario degli anni 70 e 80, non esiste più. Le contraddizioni sociali e di classe oggi marciano su altri mezzi e per altre strade, irriconoscibili da quelli d’allora. Per cui … mi sembra opportuno finire di dare elementi concreti di verità a coloro che li usano per distruggere ogni attuale possibilità di antagonismo. Penso che bisognerebbe lottare per l’ignoranza del potere.

 

«Le Brigate rosse furono le prime a parlare di globalizzazione»

Anteprima – E’ in uscita nelle librerie Tondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse, di Matteo Antonio Albanese, Pacini editore. Il volume, che si ferma al 1974, propone alcune importanti scoperte documentali e delle nuove proposte interpretative che faranno discutere. Ne ho parlato con l’autore

Albanese

Alcuni anni fa il sociologo Pio Marconi scrisse che le Brigate rosse, attraverso la categoria di Stato imperialista delle multinazionali, avevano individuato con largo anticipo la fase di internazionalizzazione del modo di produzione e del mercato capitalistico, successivamente definito “globalizzazione”. Nel tuo lavoro aggiungi un fatto nuovo: sostieni che le Brigate rosse furono in assoluto le prime ad introdurre e descrivere il fenomeno della globalizzazione del sistema capitalistico. Puoi spiegare come sei giunto a questa scoperta?

Lessi alcuni dei lavori di Pio Marconi mentre preparavo il mio progetto di ricerca per l’ammissione al dottorato. Mi ricordo che in quei mesi avevo cominciato a leggere con un poco di attenzione le varie pubblicazioni, scientifiche e non, sul fenomeno brigatista. Vivendo, allora, a Milano mi sembrò naturale cominciare un giro dei vari luoghi della città in cui quella memoria era stata in qualche modo conservata. La libreria Calusca e l’archivio Primo Moroni sono stati passaggi importanti per cominciare ad inquadrare il fenomeno. Nello specifico, però, fu una bancarella di libri alla festa dell’Unità il luogo dove trovai, ed acquistai, un paio di numeri di Sinistra Proletaria. Un articolo, in particolare, mi colpì molto: era intitolato la globalizzazione del capitale finanziario ed è contenuto nel numero luglio-settembre 1970. Nel corso degli anni ho poi avuto modo di scoprire, grazie ad Harold James professore di storia economica a Princeton che quella definizione elaborata in quella data anticipava di quasi un anno la prima categorizzazione conosciuta di questo fenomeno in questi termini (tutti i riferimenti sono presenti in un articolo scritto da me e Harold James ed uscito il 2 febbraio 2011 su Project Syndicate). Mi sembra, poi, interessante ricordare come tra le carte del fondo Pci all’Istituto Gramsci di Roma mi sono imbattuto nella stessa pubblicazione che, evidentemente, i militanti del Pci deputati allo studio dei gruppi della sinistra extraparlamentare avevano trovato, ritenuto degno di nota e catalogato. Era una prima ma fondamentale scoperta “archivistica” che ha cominciato a farmi riflettere sulla dimensione del dibattito in corso in quegli anni e che mi riportato alla memoria alcuni saggi sui Quaderni Piacentini e poi su Quaderni Rossi. Ecco, credo che lo sforzo più grande non sia solo confinato al mero dato cronologico dell’utilizzo della categoria, che pure rimane indicativo, ma che, invece, ci metta nella direzione per contestualizzare quell’utilizzo, per comprenderne i legami semantici e politici dentro un campo politico preciso.

Ancora oggi molti studiosi e osservatori che si occupano dell’esperienza brigatista si soffermano su una loro presunta inadeguatezza culturale, eppure queste scoperte storiografiche ci descrivono una situazione diversa. Alla luce di queste nuove evidenze, che giudizio suggerisce allo storico la distanza che emerge tra il respiro prospettico dell’analisi brigatista e il tatticismo nel quale era incagliato il Pci alla continua ricerca di formule e alleanze politiche che gli fornissero una legittimazione istituzionale?

La domanda è molto importante e la sua risposta per cercare di essere esaustiva necessita di una precisazione importante. Le Brigate rosse sono state un gruppo rivoluzionario, il partito comunista in quegli anni ha da tempo dismesso l’idea e ogni tipo di strategia rivoluzionaria. Non dico assolutamente che dentro quel partito non fossero rimaste culture e fascinazioni rivoluzionarie ma credo sia storicamente accurato dire che il Pci non fosse un’organizzazione che si poneva la rivoluzione come orizzonte strategico. Le Br invece sì. Le Br, al pari di molti altri soggetti rivoluzionari (o presunti tali) del tempo, nascono e crescono dentro un dibattito internazionale sulle forme di trasformazione. Fu un dibattito articolato e ricco che ebbe la fortuna di vivere anche grazie all’apporto di alcuni dei migliori intellettuali del momento. Le Br, poi, fanno un passo ulteriore e cioè quello dell’intuizione, più che di piena comprensione parlerei di intuizione, della globalizzazione. Sono convinto che l’internità ad alcune realtà di punta del capitalismo di quel periodo abbia fornito la “materia prima” per quell’analisi sviluppata dal gruppo di studio interno della Ibm; a questo aspetto si unisca la sensibilità di Curcio (e di altri tra cui Margherita Cagol il cui ruolo, forse, è troppo sottostimato) che aveva studiato intensamente la sociologia industriale americana. Se di inadeguatezza, invece, si può parlare questa, a mio modo di vedere, è sulla ricaduta politica di quella trasformazione. L’idea che la crisi del fordismo, ed in ultima analisi della sua scomparsa dal mondo occidentale, potesse essere l’occasione per una rivoluzione in senso socialista rimane il punto debole dell’analisi brigatista. Non è, questa, una critica che si possa muovere alle sole Br in quanto molti altri gruppi, da prospettive differenti, cadono nello stesso errore. L’errata valutazione del profondo cambio sociologico, financo antropologico, che stava avvenendo dentro la classe operaia e le sue strutture sfugge all’analisi della sinistra rivoluzionaria. Da questo punto di vista la lenta trasformazione del Pci in partito socialdemocratico, elemento colto pienamente da Moro, è irreversibile e profondamente innervato nel corpo vivo di quel partito e la sua ricerca di una diversa collocazione sia internazionale che istituzionale, già cominciata sul finire degli anni ’60, rimangono il nodo storiografico e politico ineludibile.

Eppure la scelta di portare l’iniziativa armata fuori dalle fabbriche mettendo radice nei territori ed in particolare nelle periferie di alcune grandi città, come Roma, poi Napoli (in quelle milanesi – come sottolinei nel tuo lavoro – erano presenti fin dalla nascita), sembra dimostrare che le Br fossero consapevoli di questa mutazione (sulla scia della riflessione che proveniva dell’esperienza operaista). Più che l’avvio di un processo rivoluzionario, la distanza storica ci permette forse di dire che esse agirono come una controtendenza che si oppose ai processi di ristrutturazione produttiva dell’economia e dello Stato? Si può dire che la presenza della lotta armata ha ritardato di almeno un decennio la rottura di quegli argini che hanno lasciato via libera agli spiriti animali del capitalismo ultraliberale più selvaggio? In fondo la Fiat riesce a realizzare la massiccia ondata di licenziamenti, i famosi 23 mila del settembre 1980, solo dopo lo smantellamento della colonna torinese e genovese provocata dalla delazione di Patrizio Peci.

Come cercavo di dire, ed è per questo che nel libro si può incontrare spesso la parola “cultura” e la categoria di habitus, le Br sentono questo cambiamento, lo avvertono e non sono sole. Tutta l’elaborazione negriana sull’operaio sociale che affonda le proprie radici nel pensiero di Tronti (anche in polemica con esso) è un processo di riflessione collettiva sulle trasformazioni in atto. Per intenderci non credo ai cattivi maestri; penso che da un punto di vista storico siano i processi, che sono plurali per loro natura e, molto raramente i singoli, a fare la differenza. Insomma, in Italia, e non solo, c’è un processo endogeno di lunga durata che investe centinaia di migliaia di persone (alle elezioni del 1972 le liste alla sinistra del Pci raccolgono mezzo milione di voti) e che per almeno un decennio ha un problema centrale: la presa del potere e la rivoluzione in un paese come l’Italia. Possiamo leggere le Br fuori da questo contesto? No, non scherziamo. Ora se il processo di cambiamento del modello produttivo (non del modo, chiaramente) è un accidente che dura da circa 4 decenni, le variabili da considerare sono molte. È stato Serge Mallet a scrivere di questa trasformazione già agli inizi degli anni ’60 soprattutto, come spesso avviene, nelle realtà più avanzate del capitalismo francese. La riproduzione sociale del capitale portava, quasi (il quasi è estremamente importante) forzosamente, le lotte fuori dalla fabbrica. Di nuovo non sono le sole Br a riflettere su temi quali la casa, i trasporti ed in generale alle condizioni extra-produttive della vita dei lavoratori ma stanno dentro un movimento ampio. Sicuramente furono un fenomeno di controtendenza e la loro presa dentro le fabbriche e nei quartieri popolari si può, ed a mio parere si deve, leggere dentro il contesto della crisi. Quanto, poi, quella crisi si sia dipanata anche a causa dell’azione dei soggetti e quanto, invece, abbia vissuto di tempistiche legate al progetto di ristrutturazione che investiva un ciclo produttivo sempre più globalizzato è, a mio parere, solo abbozzato nel libro e mi riprometto di studiarlo in maniera più approfondita.

Proponi una strumentazione concettuale ispirata alla lezione di Pierre Bourdieu, in particolare ti soffermi con molta efficacia sulla nozione di “habitus” e sul peso che ha avuto nel determinare la radicalità del movimento operaio e di altri segmenti sociali che si intrecciano e associano alle sue lotte fino alla crescita di una area politica rivoluzionaria alla sinistra del Pci.

Non posso assumermi meriti non miei; fu il mio allora relatore di dottorato Gerhard Haupt che è un profondo conoscitore del pensiero di Bourdieu ad indirizzarmi in questa direzione. Da parte mia ho cercato di calare quella teoria sia dentro le ricerche esistenti, da Marco Revelli a Giuseppe Berta ed altri, e alle carte degli archivi sindacali che ho visitato. In particolare, mi colpirono molto una serie di volantini di alcune fabbriche del milanese datati fine 1972 (Borletti ed altri) che cominciavano a parlare delle lotte contro la cassa integrazione e contro i primi processi di internazionalizzazione delle produzioni. Questi primi “sintomi” di globalizzazione si legavano a doppio filo non solo con l’articolo di Sinistra Proletaria che ho già citato ma anche con un volantino molto simile dei Comitati di Base Pirelli dell’ottobre 1969. Di fronte a queste testimonianze documentali ed a questa letteratura ho cominciato a pensare alla tuta blu non solo come abito ma come habitus, appunto, come conglomerato sociale e culturale e come narrazione salvifica che era stata “venduta” ai milioni di contadini che emigrarono al nord con il sogno del posto fisso in fabbrica. Una fabbrica che, invece di espandersi, come pensava un certo operaismo, stava cercando di fuggire verso altri lidi. Cosa succedeva a quella narrazione ed a quel sogno inseguito con tanta caparbietà da quella generazione? Come mutava non solo la condizione sociale e culturale di chi perdeva il lavoro ma anche quella dei figli di quel soggetto? Ecco credo che se la guardiamo attraverso questa lente e tenendo presente che per il filosofo francese la “costruzione” dell’habitus è un processo di violenza simbolica e qui di violenza si parla, le due cose non possano essere non messe in collegamento. Un collegamento non diretto e meccanicista ma culturale, sociale e di narrativa. Per quanto riguarda la nascita alla sinistra del Pci credo che il tutto vada messo nella giusta ottica; soggetti, pur piccoli, alla sinistra del Pci esistono dal 1960 con le varie scissioni di gruppuscoli maoisti che cominciano a portare una critica serrata a quel partito che si stava, inesorabilmente, trasformando. Semmai c’è da porsi la domanda di quanta compenetrazione ci fu tra gruppi della sinistra extraparlamentare e movimento operaio perché se è vero che gli studenti “andarono al popolo” non penso che questo dato vada sovrastimato senza sottolineare anche le diffidenze che pezzi di mondo del lavoro mantennero sempre nei confronti di quei giovani che, spesso, provenivano, comunque, da contesti sociali più agiati.

L’arco temporale che affronti nel volume va dal 1968 al 1974. Un periodo caratterizzato da mutamenti sociali ed economici rapidi, drastici passaggi di fase: in quegli anni si sviluppa fino al suo apice la spinta delle lotte operaie tra biennio 68-69 e fazzoletti rossi alla Fiat, ci sono eventi acuti come lo stragismo, lo choc petrolifero. Le Br non credono a svolte golpiste sono molto attente invece alle proposte avanzate dalla Trilateral, raccolte nel famoso rapporto preparato da Croizier e Huntigton sulla crisi della democrazia e la loro governabilità. Tuttavia nello loro prime azioni selezionano obiettivi che appartengono a quel personale fascista recuperato dagli apparati di comando delle imprese. Come spieghi questa dualità?

A questa domanda, in realtà, hanno risposto le Br nell’autointervista che è pubblica fin da subito, nel 1971: i fascisti, o meglio il neofascismo, rimane lo strumento del capitale ma il progetto non è più quello di una svolta dittatoriale ma la costruzione di una cultura autoritaria di massa. In questo sta la distanza con Feltrinelli che, invece, pensava ad una riedizione del fascismo tout-court. Questa linea che si intravede già nelle rivendicazioni delle prime azioni con la dicitura «fascisti in camicia bianca» porterà, come conseguenza logica, allo sviluppo della campagna di primavera del 1974 con il rapimento Sossi. Va da sé, però, che le Br hanno nei primi anni della loro vita politica due obiettivi: il primo è quello di accreditarsi presso il soggetto sociale di riferimento che era la classe operaia e, quindi, intervenire sulle contraddizioni quotidiane dei luoghi in cui militavano era quasi scontato. Le Br nascono in fabbrica, e molto meno nel movimento studentesco, e da lì “devono” partire. Hanno, però, sempre ribadito, fino a dire nel 1973 che i fascisti erano di per sé poco importanti, che il progetto delle classi dominanti era quello della costruzione di una democrazia autoritaria di stampo gaullista. C’è, poi, un altro elemento centrale: l’egemonia sulla classe operaia si svolge con e contro un avversario politico: il Pci ed è per questo che la relazione con quel partito e le sue strutture fu così importante.

Veniamo ad un’altra novità che si trova nel tuo libro: negli archivi del Pci hai trovato due documenti inediti che mettono in luce nuovi aspetti del rapporto conflittuale tra Pci e Br. Ce ne puoi parlare?

Sì, nell’archivio del Pci trovo documenti che, insieme alle interviste, mi aiutano a comprendere meglio la relazione tra Br e Partito: una relazione che, lo ripeto, è quanto meno duale. Quello che mi interessava sottolineare erano due punti e credo, anche grazie a questa documentazione di esserci riuscito: il Pci conosceva le Br e le conosceva bene. Sapeva non solo chi fossero, almeno a grandi linee, ma ne conoscevano la linea politica perché le Br erano soggetto interno alla classe ed alle sue organizzazioni. Su questo punto non si può più tornare indietro. Di conseguenza tutta la pubblicistica sulle “sedicenti” Br va letta ed interpretata come uno scontro, quasi una pedagogia nel paternalismo che caratterizzava quel partito, tutto interno alla sinistra italiana. Sono convinto che, anziché affidarsi a strambe teorie del complotto, vada letto lo scontro in atto tra un partito, enorme ed innervato nella società, contro un gruppo rivoluzionario. Almeno fino alla fine del 1973 questo scontro il Pci cercherà di regolarlo, appunto, come uno screzio di famiglia (altro che album!). Non le disconosce le Br, anzi, le riconosce pienamente come avversario e le tratta con condiscendenza nell’idea, assolutamente fondata, che fossero espressione del radicalismo espresso da pezzi di movimento ed ha l’obiettivo di far rientrare quel gruppo, o almeno una gran parte di esso, dentro l’alveo della sinistra istituzionale. A questo compromesso le Br non scendono e lì si apre tutta un’altra storia ed una diversa relazione politica tra i due soggetti.

In effetti c’è un’ammissione fatta da Enrico Berlinguer nel corso di una intervista a Repubblica del 22 aprile 1978 nella quale il segretario del Pci dichiara che le Br: «sono i nostri antagonisti diretti, sostenitori di un’opzione alternativa nella sinistra». Una frase pronunciata nei giorni del sequestro Moro, stranamente sfuggita al linguaggio sempre controllato di Berlinguer e che tuttavia non ha mai attirato l’attenzione degli storici. Tonino Paroli, uno degli esponenti del gruppo dell’appartamento che partecipò alla fondazione delle Br, da me interpellato sui documenti che hai scoperto, si è mostrato molto perplesso. Sostiene che nessuno dei Br che provenivano dall’esperienza dell’appartamento è poi rientrato nel Pci. A suo avviso, probabilmente, si tratta di alcuni esponenti dell’appartamento che hanno frequentato il Cpm, Sinistra proletaria, magari sono andati un pochino oltre, forse commettendo anche qualche piccola azione illegale, ma poi si sono fermati rientrando nel Pci.

Allora la domanda ha una sua complessità e devo dividere la risposta in due parti: in primo luogo è assolutamente possibile che l’interpretazione di Paroli sia esatta: quelli che si ritrovano a bussare alla porta del partito sono stati elementi “minori” che non hanno, poi, aderito integralmente al progetto politico brigatista. Questo, però, ci parla di nuovo della dimensione assunta, in un certo momento, dal fenomeno Br. Quanti sono stati le donne e gli uomini che hanno gravitato in quell’area in diversi momenti? A mio parere molti di più di quanto ancora oggi non si sappia o non si voglia sapere. Questo, in sé, non muta la natura di quel documento, non sposta di una virgola il nodo della relazione politica tra Br e Pci e non la sposta anche perché, almeno fino alla fine del ’73 le Br non sono, da un punto di vista strettamente penale che era quello che più preoccupava il Pci, accusate di grosse cose. A dirla così oggi, si può sorridere, ma il livello di illegalità sul quale si muovevano le Br non era affatto dissimile da quello di decine e decine di altre sigle più o meno estemporanee della sinistra italiana inclusi alcuni membri del Pci. Quello che è interessante in quel documento non è tanto che alcuni militanti, inseriti a pieno titolo o meno cambia poco in quella fase, vogliano ritornare nel Pci spaventati o perché, forse, fanno considerazioni politiche altre ma è la risposta del partito ad essere importante con tutto ciò che ne consegue. Il secondo punto, poi, che mi fa riflettere su quanto detto da Paroli afferisce alla seconda mandata di documenti, come sai sono 2 fascicoli diversi, in cui si parla apertamente di elementi a quell’epoca di punta delle Br conosciuti dal Pci e c’è la famosa proposta di collegio di difesa pagato dal Pci a membri delle Br. Questo accenno è importante non solo perché lo riporta anni prima Franceschini nel suo libro ma anche perché lo ribadisce Curcio nel corso della sua chiacchierata con me quando mi dice che vi fu una riunione tra Br ed alcuni esponenti del Pci; riunione nel corso della quale la proposta fu formalizzata e respinta dalle Br. Tre indizi, insomma mi sembrano sufficienti a fare non dico una prova ma almeno ad indicare una direzione di ricerca.

Nel corso delle tue ricerche sulle relazioni tra Pci e Br dai corpo al dubbio che l’operazione Girotto, che portò all’arresto di Curcio e Franceschini, non sia opera solo di Dalla Chiesa ma ci sia stato anche un intervento pesante del Pci.

Come giustamente dici, è un dubbio. La storia si fa solo con i dubbi i quali però devono essere supportati da qualche indizio documentale. Su questo punto, lo dichiaro nel libro non ho prove schiaccianti ma solo un’inferenza logica che non è sufficiente, non prova nulla ma apre, semmai, la strada per eventuali altre ricerche. La risposta sta nella domanda successiva. Se il Pci deve intervenire nel corso del processo Sossi per bloccare la disponibilità di Cuba ad ospitare i militanti della XXII ottobre in caso di scarcerazione com’è possibile che poche settimane dopo si presenti un ex prete guerrigliero chiedendo informazioni sulle Br portandosi dietro delle credenziali cubane? Non mi sembra né un caso né, in quel clima politico internazionale, una svista possibile. Girotto fa il nome di un uomo dei servizi cubani che gli firma una lettera con la quale si presenta a Lazagna, lo stesso Lazagna non si fida pienamente di lui. Ora è possibile che i cubani, ripeto poche settimane dopo il problema con Sossi ed i militanti della XXII ottobre, non si pongano il problema prima di firmare “patenti di comunismo” ad un italiano di avvisare il partito comunista italiano? A me, francamente pare inverosimile. Per di più, e questo ce lo dice Dalla Chiesa, sappiamo che dopo il rifiuto delle Br all’offerta del partito il Pci comincia un’opera di collaborazione con la polizia che diventerà sempre più stretta con il passare degli anni e con l’aumento della ferocia degli attacchi brigatisti. Di nuovo tre indizi non faranno una prova ma ci indicano una direzione fino ad oggi negletta.

Nel volume citi una significativa testimonianza di Sergio Flamigni che, a mio avviso, rende palese quanto sia falsa e dolosa la narrazione dietrologica avviata dal Pci negli anni 80. Se Berlinguer è costretto a chiamare Mosca per chiedere di fare pressione su Fidel Castro affinché ritiri la propria disponibilità ad offrire asilo ai militanti della XXII ottobre in cambio della liberazione di Sossi, cosa mai c’entrano la Cia, la Nato, gli americani, la P2? E’ una storia tutta interna alla terribile dialettica del movimento comunista. Dubito che Flamigni non abbia avuto mai conoscenza dei documenti della federazione di Reggio Emilia. Sulla storia delle Brigate rosse la sua posizione è dettata da una malafede totale.

La testimonianza di Flamigni sulla telefonata è stata molto importante: tu dici dolosa, posso concordare, io ti dico dolorosa. Intendiamoci non giustifico il complottismo, non mi piace e credo sia chiaro, penso anche, però, che per molti militanti e dirigenti del Pci di quella generazione e di quella successiva sia stata incomprensibile la rottura. Per quanto conoscessero, a fondo anche per via dell’infiltrazione che praticavano in molti gruppi, le tematiche che si agitavano dentro la sinistra rivoluzionaria non hanno mai compreso e non sono riusciti a processare quello che, ai loro occhi, era un tradimento. Di fronte a questo tradimento hanno reagito costruendosi una comoda realtà parallela nella quale chiunque rifiutasse la via Pci era, per forza, manipolato o peggio prezzolato. Lo dico nel libro, il livello di paranoia era altissimo ma, allo stesso tempo, sono gli anni delle stragi e delle trame neofasciste non possiamo non tenere conto di questo dato. Se mi chiedi cosa c’entrassero la Cia o la Nato con l’operazione Sossi ti dico: assolutamente nulla. Allo stesso tempo quei soggetti erano presenti in modo decisivo nel paese in quegli anni. Lo spettro dell’interferenza americana era una costante ad ogni livello. Ripeto il disastro creato dal complottismo è enorme e serviranno anni per uscirne ma allo stesso tempo non si deve ignorare che le trame per la destabilizzazione del paese c’erano ed erano reali. Sia chiaro il complottismo non fa bene alla ricostruzione storica di quegli come di altri eventi ma è altrettanto vero che per decenni si è chiesta una verità almeno storica sulle stragi e siamo ancora lontani dall’aver accesso a tutti i documenti che, probabilmente, farebbero chiarezza su molti aspetti.

Sulla questione delle stragi, della cosiddetta “strategia della tensione” che ritengo una categoria inadeguata, tendo a separare il dato storiografico assodato, gli attentati dinamitardi realizzati in grande quantità in quegli anni dall’estrema destra con la supervisione, il controllo a distanza, il lasciar fare, degli apparati, le connessioni con alcuni servizi militari esteri, dall’uso politico che di tutto ciò si è fatto. La denuncia di trame e complotti è diventato dentro la sinistra un alibi per giustificare i propri fallimenti politici, l’incapacità di leggere i mutamenti di fase, giustificare la continua ricerca di un capro espiatorio su cui riversare i propri insuccessi: da Portella delle Ginestre fino al ponte di Genova, la storia della Repubblica viene letta come un continuum criminale di trame animate da un disegno comune, una «scatola nera unica», come ha scritto tempo fa Travaglio (che di sinistra non è). De Lorenzo, le stragi, Moro, l’agenda rossa, Berlusconi, la trattativa Stato-Mafia. Penso ad un magistrato come Guido Salvini che tanto ha fatto per ricostruire le vicende di piazza Fontana e Brescia. Nominato consulente della commissione Moro 2, chiusasi senza risultati, si è mosso con lo stesso paradigma di pensiero. Convinto che la storia delle Br e del sequestro Moro non fosse diversa da quella delle stragi di Stato, ha fatto una pessima fugura.

Come sai mi sono occupato per parecchi anni, ed ancora lo faccio, di estremismo di destra e neofascismo, quindi, parlo con un poco di letture alle spalle e quel minimo di approfondimento della questione: sono d’accordo quando dici che “strategia della tensione” è una categoria inadeguata, tanto quanto lo è quella di guerra civile strisciante per intenderci. Ci siamo, forse, tutti me compreso adagiati su questa dicitura giornalistica che, però, ha il pregio dell’immediatezza. Di nuovo debbo spezzare la risposta in due punti: in primo luogo il disegno che vede insieme pezzi degli apparati di sicurezza dello Stato, non solo italiani, ed estremismo neofascista per quanto fosse gridata a gran voce da molti, penso al libro inchiesta su Piazza Fontana che pur contenendo alcuni errori si rivelò nel tempo piuttosto preciso, tu sai bene quanti anni ci sono voluti per appurare da un punto di vista penale e storico quei legami e quelle responsabilità. Questo ci rimanda direttamente alla costante e meticolosa opera di disinformazione posta in essere da quel grumo di poteri che comprendevano mass media, uomini d’affari, pezzi della maggioranza governativa, alte schiere militari, solo per citarne alcuni. Capisci che in quegli anni fu estremamente difficile per tutti riuscire ad intravedere la verità dietro quella cortina di fumo. Per quel che riguarda, invece, l’uso strumentale che una certa sinistra ha fatto nel corso degli anni dello stragismo, io credo che ci sia un’ulteriore precisazione importante: tu parli di incapacità di leggere i mutamenti e posso essere d’accordo, io, però, non sottovaluterei delle scelte che vengono fatte in maniera consequenziale. L’idea della trasformazione dell’Italia in una democrazia parlamentare maggioritaria all’interno della quale il Pci si trasformasse in un partito socialdemocratico era l’asse portante della strategia di Moro ma non è che a Botteghe Oscure non lo sapessero. L’idea che bisognasse uscire da una fase di contrapposizione sociale fino ad espellere qualsiasi forma di contrasto, Schmitt direbbe di politica, non è un’idea soltanto della Dc. Allora, io credo che i risultati di alcune inchieste saranno sempre poveri se non si fa lo sforzo di comprendere come sia cambiato il quadro di riferimento politico, e anche sociale, del paese tra la metà degli anni ’70 fino al 1992 con la scomparsa dei regimi sovietici.

Veniamo agli aspetti, a mio avviso, problematici della tua ricerca: introduci una periodizzazione innovativa che anticipa di due anni la svolta delle Br con l’assalto alla sezione missina di Padova, del 1974, anziché con l’azione Coco del 1976.

Le periodizzazioni in storia sono sempre difficilissime; quello che ho tentato di fare è di dare unitarietà alla storia brigatista di quei primi anni. L’omicidio Coco è la continuazione dell’operazione Sossi ma, nel frattempo, l’omicidio è già entrato nella storia delle Br. Inutile nasconderci dietro un dito il fatto che a morire siano stati due militanti missini per anni ha fatto sì che questo episodio venisse in qualche modo derubricato a momento secondario e minore. Le divisioni tra prima e dopo non mi fanno impazzire ed il tentativo di riportare la morte di Giralucci e Mazzola dentro l’alveo della storia brigatista, a mio parere, è una parte importante di un ragionamento: le Br erano un gruppo armato e la questione, almeno a livello teorico, era patrimonio culturale e politico condiviso. Su questo, infatti, c’è una distanza enorme con altre sigle che in quel periodo avevano le stesse pratiche ma non rivendicavano come la nascente Autonomia Operaia. Se assumiamo la rivendicazione, di cui parlerò dopo, come gesto politico allora gli va dato il giusto peso ed a quel momento che, ricordiamolo, avviene a ridosso della strage di Brescia, va attribuita una valenza che può fare da spartiacque anche se, ripeto, vedo una rottura nella storia brigatista almeno non fino al cambiamento sociologico portato dal movimento del ’77 che fu, effettivamente, peculiare.

E’ vero, la scelta di assumere politicamente quelle uccisioni ha una valenza particolare sempre sottovalutata dal punto di vista storiografico, vicenda che per altro provocò la rottura dell’asse con Negri e l’uscita dei suoi dalla rivista Controinformazione. E’ anche vero che questo episodio smonta l’artificiosa suddivisione tra prime Br, vere, integre e buone, e le successive: quelle morettiane, sanguinarie e “dubbie”. L’orizzonte dell’omicidio politico era già stato oltrepassato ben prima, quando a dirigere il gruppo c’erano ancora Curcio e Franceschini. Inoltre, pochi mesi dopo, a settembre, Carlo Picchiura, membro della nascente colonna veneta, in un conflitto a fuoco occasionale ad un posto di blocco uccise un agente di polizia. Tuttavia, la vicenda di Padova fu un incidente di percorso: un’azione pianificata male e realizzata peggio. L’azione Coco resta un punto di svolta perché dopo una fase di confronto nazionale, una sorta di tavolo comune che riuniva diversi gruppi e aree combattenti, le Br rompono gli indugi e tornano sulla scena concludendo l’azione Sossi, dopo aver avviato una importante riorganizzazione interna e logistica. Stavolta non vi è nulla di improvvisato ma l’intenzione di indicare a tutto il movimento rivoluzionario quale è la via da seguire se si vuole fare la lotta armata in Italia.

L’azione Coco è un’azione preparata e pensata come risposta diretta di tutta l’organizzazione alla campagna contro Sossi, su questo punto non ci piove. Ed il momento di confronto con le altre sigle rafforza la mia idea. Eravamo in una fase di stallo dal punto di vista di coloro i quali pensavano alla lotta armata. Rimane, a mio parere, importante l’azione padovana perché per chiunque, persino per le “cattivissime” Brigate rosse, uccidere un uomo (o due come nel caso specifico) è un passo gigantesco. Affermare i principi della lotta armata e praticarli sono cose diverse. L’azione padovana è pensata (non è per intenderci un brigatista che vistosi fermare ad un posto di blocco inatteso, spara) ed attuata male, lo dicono tutti. La mia domanda di ricerca, la cui risposta come capita a chiunque può anche non essere corretta, è stata: nella pianificazione di quell’azione pensata e svolta così male c’è la possibilità che alcuni membri delle Br abbiano visto un’opportunità? In realtà non ho fatto altro se non trattare le Br per quelle che furono, cioè un gruppo politico armato, e sgombrare il campo da un mostro mitologico che è stato rappresentato come un cubo unanime e non scalfibile.

Altra questione da te proposta è la presenza di una dialettica interna tra una presunta ala militare e un’ala politica, dovuta – secondo quanto sostieni – alla divisione che ci fu a conclusione del sequestro Sossi. Uno strascico che avrebbe provocato una forzatura dell’ala militare nell’azione di Padova.

Questo punto che è stato sviluppato dentro la trattazione del duplice omicidio padovano è, probabilmente, la parte più complessa del libro e mi preme fare due precisazioni anche se so che su questo punto specifico ci possono essere disaccordi. Prima precisazione: la retorica delle Br come cubo d’acciaio l’ho sempre trovata un’invenzione. Le Br furono un gruppo politico e come all’interno di ogni altro gruppo politico che vi fossero scontri sulla linea è un dato di fatto. Credo che sorvolare su questo aspetto alimenti l’idea di chi crede all’esistenza del cervello unico, cosa che nella storia dei gruppi politici non è mai esistita neppure nella destra neofascista. Il tentativo di articolare questa visione intorno al nodo del “passare all’azione” mi sembrava fosse quasi naturale visto le ricostruzioni fatte da molti dei protagonisti del tempo ed alla luce dell’esito finale dell’operazione Sossi che, anche se frutta al gruppo una visibilità politica enorme, non raggiunge l’obiettivo della scarcerazione dei militanti della XXII ottobre. Il secondo punto si annoda inevitabilmente al primo ed ha a che fare con il teorema 7 aprile. Ho già detto di non credere ai cattivi maestri e non credo nemmeno all’esistenza del partito armato. Credo, invece, nell’esistenza di una galassia armata all’interno della quale c’era un dibattito, a volte anche aspro, tra organizzazioni e dentro la stessa organizzazione. Credo che il passaggio di militanti da una sigla all’altra fosse nell’ordine delle cose. Non vedo, però, rapporto di subordinazione o capi né tra gruppi che internamente ai gruppi stessi. Se il capo delle Br non è mai esistito, potevano esserci, semmai, singoli che avevano più o meno influenza dentro un dibattito, la “leggerezza” con la quale viene preparata l’effrazione nella federazione del Msi la leggo, a pochi giorni dallo scontro su Sossi e a ridosso dalla strage neofascista di Brescia, come una parte di quel dibattito interno. Non penso, insomma, a due “ali” contrapposte che non condividevano l’idea di fondo della lotta armata ma ad un dibattito articolato che, in un gruppo armato, si materializza non soltanto nella rivendicazione ma nella prassi.

Che nelle Br si discutesse molto e ci fossero sensibilità, culture e nel tempo fossero emerse linee diverse, è un fatto storicamente accertato. Esiste una mole documentale importante, ci sono le molteplici scissioni, i distacchi, gli abbandoni. Le Brigate rosse sono state attraversate dagli anni 70, molti militanti vi hanno transitato – come tu stesso ricordi – per periodi più o meno brevi per poi uscirne per ragioni non sempre personali: basti anche solo pensare a Gianfranco Faina, comunista libertario, che contribuisce in modo decisivo alla nascita della colonna genovese e che presto si distaccherà per fondare un suo gruppo, o Corrado Alunni, Susanna Ronconi e Fabrizio Pelli che esce su posizioni libertarie. Il problema è definire in modo corretto i termini della dialettica interna: il dualismo che tu proponi subito dopo Sossi mi sembra errato anche nella scelta degli interpreti.

Di nuovo io credo che sia quello il nodo del dibattito; in un’organizzazione armata che le contraddizioni che emergono nel corso di un dibattito politico possano avere delle ripercussioni, dirette o indirette, nell’azione a me non sembra peregrino. Come dico nel libro non ho mai creduto alla divisione in “ala militare” ed “ala politica” perché la scelta della lotta armata era condivisa da tutti. La questione semmai si innesta sull’opportunità e mentre per Coco questa opportunità sarà largamente condivisa, l’azione padovana è confusa al punto che alcuni membri sicuramente carismatici come Curcio lamenteranno di non esserne stati informati in modo esaustivo. Allo stesso tempo mi sembrava interessante, non dico che sia la sola chiave di lettura, perché c’è l’elemento dell’inchiesta interna, doverosa visto il risultato tragico dell’azione, che le Br svolgono (anche questa era prassi normale) e che non divide l’organizzazione in ali; per intenderci lo stesso militante poteva essere in generale più cauto sulla questione Sossi ed avere, invece, l’idea che quell’incidente sul lavoro avesse, in realtà, “sbloccato”, il dibattito interno.

Gero Grassi querelato per le fake news sul sequestro Moro

Grassi scuole

Gero Grassi intrattiene una platea di sventurati studenti dell’IISS “Da Vnci – Majorana” di Mola di Bari. Esprimiamo loro tutta la nostra solidarietà!

L’ex parlamentare Gero Grassi, già vicepresidente del partito democratico alla Camera e membro della commissione parlamentare d’inchiesta sul rapimento e l’uccisione di Aldo Moro nella passata legislatura, acceso sostenitore delle più strampalate ipotesi dietrologie sul sequestro Moro, è stato querelato per aver sostenuto che il presidente democristiano non fu nascosto, come accertato in sede giudiziaria e storiografica, nella base brigatista di via Montalcini 8, nel quartiere romano di Portuense, ma in un’abitazione situata in via dei Massimi 91, nella zona della Balduina, non lontano da via Fani, dove la mattina del 16 marzo 1978 lo statista democristiano venne rapito e la sua scorta annientata.
La querela sarebbe stata promossa da una coppia di coniugi residenti all’epoca nell’appartamento indicato da Grassi come la prigione di Moro. A darne notizia, lo scorso 8 maggio, è stato il Corriere della sera che ha riferito anche il nome del legale, l’avvocato Michele Gentiloni Silveri, incaricato dalla coppia di procedere per diffamazione e denuncia di «eventuali altri reati relativi alla divulgazione del segreto».

La resa dei conti
Forse è iniziata l’epoca della resa dei conti sulle tante fandonie, invenzioni, falsità e intossicazioni che hanno inquinato la storia del rapimento Moro. Una stratificazione di menzogne, depistaggi diffusi inizialmente da quelle forze politiche che durante il sequestro hanno prima disprezzato il comportamento del prigioniero, ignorato le sue richieste, negato l’autenticità dei suoi scritti chiamando in causa inesistenti torture, sevizie e manipolazioni (si legga in proposito il saggio definitivo di Michele De Sivio in Il Memoriale di Aldo Moro, 1978, edizione critica, Direzione Generale degli Archivi, De Luca Editori D’Arte, 2019, pp. 17-56) e dopo la sua morte hanno vigliaccamente cercato con tutti i mezzi possibili di scaricare altrove la responsabilità delle loro scelte politiche. Un atteggiamento da cui ha preso forma una narrazione dietrologica e complottista del sequestro che nel corso dei decenni successivi, ignorando ed osteggiando le nuove acquisizioni giudiziarie e storiografiche, coniugandosi con rinnovati interessi politici che hanno fatto del sequestro un caso a sé, un terreno di resa dei conti tra forze politiche, è divenuta un fiume in piena esondato in mille rivoli senza un approdo significativo, generando un panorama di conoscenze malarico, una memoria malsana, una palude storiografica infestata. In questo acquitrino insalubre hanno trovato la loro ragion d’essere una pletora di cialtroni, un circo Barnum di pagliacci e mitomani dietro cui si celano figure senza scrupoli.

Che cosa aveva detto Grassi?
In una intervista diffusa dall’Agi il 5 marzo 2020, dal titolo «Moro: 16/3 strage via Fani, Grassi “prigione fu in via Massimi”», l’ex membro della commissione presieduta da Giuseppe Fioroni, aveva sostenuto:
«la prigione di Moro non fu in via Montalcini, ma in via dei Massimi 91, uno stabile del Vaticano, in cui si trovavano la garçonnière del piduista monsignor Marcinkus (statunitense ed ex Presidente dello Ior), la Tumco (società vicino alla Cia) e due ex coniugi, all’epoca ventiseienni, che ospitarono tra l’altro Prospero Gallinari tra l’ottobre e il dicembre del 1978. Lo stabile, che aveva anche un accesso diretto al garage, era inoltre frequentato da Piperno, Faranda e da una terrorista della Raf. Via Massimi si trova a circa 1,5 km dal luogo dell’eccidio di va Fani. Io penso – prosegue Grassi – che questi de ex coniugi possano essere stati i veri carcerieri di Moro. Erano entrambi italiani e romani. Lei era figlia di un importante dirigente ai vertici di un ente nazionale pubblico nel settore della ricerca. Lui di estrazione popolare, era un ufficiale dell’Aeronautica, con il patentino Nos, quindi abilitato ad accedere alle carte della Nato. Entrambi gli ex coniugi frequentavano ambienti della sinistra extraparlamentare. Lei giustificò di aver ottenuto la locazione dell’appartamento in via dei Massimi 91 con un fitto mensile simbolico, grazie alle conoscenze di suo padre».
Nell’intervista appena citata Grassi rende esplicito un retropensiero già contenuto nelle ricostruzioni fatte in un suo volume pubblicato nel 2019 ed ispirato ai lavori della commissione Moro 2. Senza fornire nuovi elementi che giustificassero siffatte conclusioni, accusa la coppia di giovani affittuari di avere tenuto in custodia Moro nella loro abitazione, ed aggiunge altre clamorose affermazioni, come la presenza nello stabile di via dei Massimi 91 di una donna descritta come una «terrorista della Raf», nonché di Franco Piperno e Adriana Faranda.

Dalla verità negata alle bugie conclamate
In una pubblicazione dal titolo Aldo Moro, la verità negata, edita nel 2019 con i finanziamenti del Consiglio regionale della Puglia (soldi pubblici), all’interno di una linea editoriale denominata «Leggi la Puglia», numero 7,(1) Gero Grassi si era soffermato sulla deposizione della coppia che davanti alla commissione Moro 2 aveva rivelato, in seduta segreta, di aver offerto ospitalità nell’autunno del 1978, per alcune settimane a cavallo dei mesi di novembre e dicembre, circa sei mesi dopo il sequestro del presidente del Consiglio nazionale della Dc, ad una persona dall’identità a loro sconosciuta, dai modi molto distinti e riservati che usciva presto al mattino e rientrava solo la sera. I due solo successivamente si resero conto, dalle immagini apparse in Tv, che si trattava di Prospero Gallinari, in quel momento dirigente della colonna romana:

«In Commissione interroghiamo, in modo segreto2, una signora che racconta di aver ospitato, a casa sua, nei mesi di novembre e dicembre 1978, il latitante Prospero Gallinari, senza conoscere l’identità. La signora, all’epoca ventiseienne, è la moglie di un ufficiale dell’areonautica, in possesso del Nulla Osta di Sicurezza Nato che rilascia il SISMI. Il marito afferma che, poiché lui era conosciuto da Norma Andriani, Morucci e Gallinari sapevano la sua professione3. La signora dichiara che la richiesta di ospitare una persona le arriva da Norma Andriani e Adriana Faranda, mentre al marito analoga richiesta giunge da Valerio Morucci. I coniugi non sanno chi è la persona da ospitare, ma hanno capito che è coinvolta nel caso Moro e che si tratta di un brigatista. La richiesta le è fatta perché con il marito ha sempre gravitato nei gruppi degli extraparlamentari di sinistra dell’Università di Roma e conosce tanti militanti vicini al terrorismo. Dopo circa due mesi la signora ha paura e convince il marito a far sì che l’ospite vada via. Gli porta un borsone pesantissimo, in tram, in una piazza romana e non lo rivede più. In seguito tramite la televisione riconosce la identità. I coniugi abitano in via Massimi, 91 in una palazzina il cui accesso avviene direttamente anche dal garage. A via Massimi, 91 abita anche Birgit Kraatz, compagna di Piperno e vicina ai terroristi tedeschi»4.

Come Grassi stesso riconosce, i due non appartenevano alle Br ma facevano parte di un’area politica di “movimento”, che per storie di militanza e amicizia comune era contigua o si trovava ad avere relazioni con persone che erano entrate a far parte della Brigate rosse. Si trattava di una situazione molto diffusa in quegli anni. La donna, in particolare, aveva militato nel movimento femminista, frequentando la sede romana di via del Governo vecchio insieme a Norma Andriani. La posizione dei due coniugi viene così riassunta nella terza relazione della commissione Moro 2:

«Le due persone in oggetto partecipavano, in vario modo, alla mobilitazione che caratterizzò molti ambienti della sinistra extraparlamentare nel periodo del sequestro Moro. In particolare, dal complesso delle escussioni e audizioni svolte, è risultato che la donna, con trascorsi nel femminismo militante e attiva nel collettivo di via del Governo Vecchio, strinse una relazione piuttosto stretta con una brigatista della colonna romana, Norma Andriani, e forse col compagno di quest’ultima, Carlo Brogi, mentre l’uomo, anche se appartenente alle Forze armate, frequentava ambienti extraparlamentari. Questo rapporto indusse la Andriani a proporre di ospitare un compagno, che – secondo quanto dichiarato dagli interessati – solo successivamente i due identificarono in Prospero Gallinari. Fu dunque procurato un appuntamento alla donna con Adriana Faranda, mentre l’uomo, nel rispetto delle regole di compartimentazione della clandestinità, si incontrava separatamente con Valerio Morucci. Ad entrambi, fu richiesto supporto logistico al fine di ospitare il brigatista rosso ricercato, dopo che Faranda e Morucci li ebbero sottoposti a una valutazione politica simile a quella in uso per il reclutamento di militanti irregolari. In una prima fase ci fu un impegno a ricercare un alloggio per Gallinari, ma poi si ritenne preferibile ospitarlo in via Massimi 91, dove Gallinari rimase per alcuni mesi dell’autunno 1978, prima di un successivo trasferimento avvenuto prima del Natale di quell’anno. I due testimoni non hanno fornito molte indicazioni sul periodo in cui Gallinari stette a casa loro. è emerso che furono custodite armi in cantina e che fu fornito supporto al brigatista nel trasporto di una borsa, verosimilmente contenente armi, che fu data a una persona a piazza Madonna del Cenacolo. Stando alle dichiarazioni degli interessati, la crescita della pressione e l’insorgere di timori indussero a chiedere a Gallinari di trovare un altro rifugio5.

Prima della affermazioni di Grassi del 5 marzo 2020, mai l’ipotesi che in via dei Massimi vi fosse stata la prigione (o una delle prigioni) di Moro durante il sequestro, su cui ha lavorato inutilmente la commissione Moro 2 producendo una quantità impressionante di congetture e fantasie, aveva preso in considerazione un ruolo dei due coniugi, puntando ad altre location presenti nell’immobile. Non a caso nel libro Aldo Moro, la verità negata, Grassi cita, stavolta per extenso, il nome della presunta «terrorista della Raf» che avrebbe abitato in via dei Massimi 91: «Birgit Kraatz, compagna di Piperno e vicina ai terroristi tedeschi». L’insistenza sul nome della giornalista tedesca, come vedremo meglio più avanti militante della Spd e corrispondente in Italia dei più importanti quotidiani tedeschi e della stessa Tv nazionale, non è affatto casuale ma trova ragione nelle accuse, da Grassi condivise e ripetute, avanzate nei confronti della donna e di Franco Piperno dalla commissione Moro 2.

Morti che parlano tra loro, le fake news della commissione Moro 2
Nella terza relazione prodotta dalla commissione Moro 2 (che Grassi cita alle pp. 158-163), a Birgit Kraatz, di cui finalmente si cita l’attività professionale, ovvero quella di «giornalista», viene attribuita una ulteriore identità politica: «attiva nel movimento estremista “Due giugno”». Il gruppo “Due giugno” era una formazione della sinistra armata tedesca occidentale, fondato nel 1971 realizzò diverse azioni tra cui l’uccisione del presidente della Corte federale di giustizia Günter von Drenkmann e il rapimento del parlamentare della Cdu, Peter Lorenz.
Secondo la ricostruzione fatta dalla commissione sulla base di una concatenazione di de relato pronunciati da persone defunte: «Si è in particolare riscontrato che in quelle palazzine abitava la giornalista tedesca Birgit Kraatz, già attiva nel movimento estremista ‘Due giugno’ e compagna di Franco Piperno. Secondo la testimonianza di più condomini Piperno frequentava quell’abitazione e, secondo una testimonianza che l’interessato ha dichiarato di aver appreso dal portiere dello stabile, lo stesso Piperno avrebbe da lì osservato i movimenti di Moro e della scorta. La stessa Kraatz ha ricordato la sua relazione con il Piperno, ma ha escluso che si trattenesse nel condominio». La prova di tali significative asserzioni della commissione starebbe nelle racconto fatto ad una testimone dal marito che avrebbe ricevuto, molti anni dopo il sequestro Moro, le confidenze di un altro condomino dell’immobile di via dei Massimi, il generale del Genio Renato D’Ascia, nel frattempo defunto. Secondo queste confidenze, «Nella Palazzina B c’era un covo della Brigate rosse legato al sequestro dello statista e che propio nei giorni dell’eccidio di via Fani ci fu movimento nel garage seminterrato della Palazzina e il covo. Cioè qualcuno era passato dal garage. Posso solo dedurre, non essendo la diretta recettrice della confidenza, che l’ingresso si realizzò a mezzo auto. Purtroppo non sono in grado di dare nessuna indicazione relativa al piano cui si sarebbe situato, ma posso aggiungere che egli disse a mio marito della cittadina tedesca del piano terra, che ricordo chiamarsi Birgitte»6.

Un popolo di scimmie

Immancabile arriva Sergio Flamigni come nella novella di Kipling sul popolo delle scimmie, il quale crede di essere superiore a tutti gli altri popoli della giungla, di possedere tutta l’intelligenza, tutta l’intuizione storica, tutta la sapienza della conoscenza. I dietrologi si accreditano tra loro, come in un gioco di specchi e di echi reciproci, dove il rimbalzo delle parole dell’uno e dell’altro diventa fonte del vero, generando una sorta di circuito autistico totalmente estraneo alla realtà dei fatti e della storia. Nel novembre 2018, il padre del la narrazione complottista sul sequestro Moro, pubblica un nuovo volume, Il quarto uomo del delitto Moro. L’enigma del brigatista Maccari, Kaos edizioni. A pagina 15 del testo riassume quanto scritto nella terza relazione della Commissione Moro 2, con l’intenzione di avvalorarne i contenuti. Non si lascia sfuggire il passaggio nel quale si afferma che la giornalista tedesca Birgit Kraatz era una attivista del movimento estremista “Due giugno” e che dalla sua abitazione «Franco Piperno avrebbe da lì osservato i movimenti di Moro e della scorta». Una novità assoluta, poiché mai prima di quel momento si era letto o saputo che Moro abitualmente transitasse con la sua scorta in via dei Massimi. Nella pagina successiva riferisce il doppio de relato di persone nel frattempo scomparse che abbiamo letto sopra, citando il «generale del Genio militare Renato D’Ascia» che avrebbe riferito della esistenza di una base Br, impiegata durante il sequestro come prigione di Moro, e che nello stesso immobile avrebbe abitato a piano terra una «cittadina tedesca di nome Brigitte». Affermazione tesa a collegare la presunta presenza della base Br con la giornalista tedesca Kraatz. Non contento, a p. 92 da per assodato che le tre auto del commando brigatista con a bordo il presidente Dc appena sequestrato si rifugiarono immediatamente dopo l’assalto di via Fani nel garage delle due palazzine di via dei Massimi 91.

Un contadino in via dei Massimi

Prima della scoperta fatta dalla commissione Moro 2 (l’unica novità positiva prodotta nei suoi tre anni di attività accanto ad una raffica di sonore smentite7), ad accennare in modo estremamente allusivo del passaggio di Prospero Gallinari in via dei Massimi nell’autunno del 1978 era stato Gallinari stesso nel suo libro, Un contadino nella metropoli. A pagina 201 della sua autobiografia, racconta che fu «ospitato da due persone pulite, marito e moglie, che per la loro posizione sociale assicurano una buona copertura». Di quella momentanea collocazione accennò anni dopo ai suoi compagni, ricordando che la presenza di una persona in uniforme (il marito era un ufficiale dell’aeronautica militare) in una casa dove era opsitato era il miglior mezzo di dissuasione nel caso le forze dell’ordine avessero bussato alla porta per un controllo. Il raffronto delle testimonianze fornite da Gallinari e Anna Laura Braghetti (la titolare dell’appartamento di via Montalcini 8, dove fu tenuto Moro in tutti i 55 giorni del sequestro) nei loro libri, consente di ricostruire in dettaglio il contesto e spostamenti avvenuti a conclusione del sequestro8. Il 17 maggio 1978, pochi giorni dopo l’uccisione di Moro e il ritrovamento del corpo in via Caetani, venne scoperta la tipografia brigatista di via Pio Foà. Gli sviluppi di quella indagine, grazie all’impiego della tortura durante l’interrogatorio del tipografo delle Br Enrico Triaca, portarono alla scoperta della base di via Palombini e all’arresto di altri due militanti9. Per non destare sospetti Gallinari e la Braghetti si appoggiarono nel corso della estate in una base estiva situata a santa Marinella, sul litorale nord della Capitale, dove vennero raggiunti anche da Balzerani e Moretti. In settembre Braghetti rientra a Roma per riprendere il lavoro e scopre che la polizia l’aveva cercata con un pretesto in via Montalcini. Una condomina, che la mattina del 9 maggio aveva incontrato la Braghetti nel garage e scorto il frontale della Renault 4 sotto la saracinesca basculante, insospettita dalle immagini televisive del ritrovamento del corpo di Moro nel bagagliaio di una Renault dello stesso colore, in via Caetani, non si recò direttamente dalla polizia, ma per vie riservate, tramite un avvocato che conosceva un importante politico democristiano, Remo Gaspari, aveva fatto pervenire un biglietto che questi aveva consegnato al ministero dell’Interno e da qui era giunto all’Ucigos, che si mosse inevitabilmente in ritardo. Nel mese di luglio si attivarono le indagini. L’attenzionamento della base spinse i brigatisti a trovare nuove sistemazioni. Gallinari non mise più piede a via Montalcini ma restò a santa Marinella per tutto il mese di settembre, mentre il 4 ottobre venne traslocato e abbandonato definitivamente l’appartamento di via Montalcini, che poi sarà venduto con una procura dalla zia della Braghetti10. Nel frattempo un’operazione dei carabinieri di Dalla Chiesa aveva scompaginato la colonna milanese, il primo ottobre era caduta la base di via Montenevoso, dove furono arrestati due membri dell’esecutivo e rinvenuta la bozza dattiloscritta del memoriale di Moro. La situazione era molto critica, i brigatisti romani non sapevano fin dove i carabinieri potessero arrivare, bisognava quindi riorganizzare la logistica della colonna che nel frattempo, dopo la prova fornita nel corso del sequestro, vedeva riconosciuto il proprio peso e acquisiva rappresentanza nell’organizzazione. Gallinari ne avrebbe preso la guida, bisognava quindi trovargli una sistemazione adeguata. Braghetti tornò nella casa di famiglia in via Laurentina, da dove fece perdere le tracce quando si accorse di essere pedinata, per rifugiarsi nella base di via dei Savorelli, dove abitava Balzerani (la Braghetti nel suo libro commette un errore di memoria ed indica una zona diversa). Dopo varie ricerche, Gallinari trovò ospitalità in via dei Massimi 91 per trasferirsi alla fine del 1978 in una nuova base, affittata da un prestanome, in via san Giovanni in laterano 28, dove abitò insieme alla Braghetti fino al giorno del suo grave ferimento e dell’arresto, il 24 settembre 1979.

La giornalista che intervistava Berlinguer
Il coinvolgimento della giornalista Birgit Kraatz, per più di trent’anni corrispondente romana di Der Spiegel, Stern e della Tv pubblica tedesca ZDF, molto conosciuta nei circoli della stampa e del mondo politico romano, è stata la compagna di Lucio Magri con cui ha avuto una figlia, amica di Marco Pannella ed Eugenio Scalfari, appare un gigantesco infortunio della commissione presieduta da Giuseppe Fioroni, ed in particolare dei due consulenti, il tenente colonnello dei Cc Massimo Giraudo e il magistrato Guido Salvini, che hanno partecipato al lavoro informativo sulla donna, qualificata come esponente del movimento eversivo 2 giugno11. Iscritta alla Spd dal 1974, Kraatz ha di fatto curato i rapporti della socialdemocrazia tedesca con la sinistra italiana, in modo particolare col Pci, intervistando nel 1976 Enrico Berlinguer (è citata persino nella biografia scritta da Chiara Valentini). Ha anche scritto un libro intervista con Willy Brandt, pubblicato in Italia da Editori riuniti. Ancora peggiore la figura commessa da Gero Grassi che non si è nemmeno accorto della rettifica intervenuta dopo l’intervista a Piperno apparsa sul Dubbio del 26 aprile 2018, nel quale si precisava la posizione della Kraatz e si ridicolizzava “l’incidente” incorso alla commissione (leggi qui)12, al punto che Giuseppe Fioroni evita di ripetere l’errore nel libro scritto con la giornalista Maria Antonietta Calabrò, Il caso non è chiuso. La verità non detta, Lindau 2019, finito di stampare nell’aprile 2018. In una dichiarazione fatta al Senato durante la presentazione del volume, ripresa dall’Ansa del 5 ottobre successivo, Fioroni spiegava che ad agosto 2018, a lavori della commissione chiusa dunque, sarebbe pervenuta una nuova informativa (sic!) che smentiva il coinvolgimento della Kraatz nell’organizzazione 2 giugno, «Sull’adesione di Birgit Kraatz all’organizzazione estremista tedesca del ‘2 Giugno’, “ci sono degli atti che lo dicono e che noi abbiamo ereditato, ma c’è anche un documento di due mesi fa che dice che lei non c’entra niente“». In difficoltà per la micidiale bufala scolpita ad memoriam nella relazione della commissione, Fioroni balbettava che «il riferimento alla giornalista era per il rapporto avuto con Piperno (“assolutamente legittimo”, secondo Fioroni) e in primis per l’eventuale presenza di Piperno nel palazzo romano. “A noi interessa solo per le relazioni sentimentali che aveva – ha concluso l’ex deputato – abbiamo inserito lei nel testo solamente per dimostrare che c’era Piperno che frequentava quella casa. Poi se era dell’organizzazione del 2 giugno o altro, a me non serviva a niente”»13. Di tutto ciò, ovviamente, Gero Grassi non si è mai accorto, impegnato nei suoi tour di conferenze, oltre 500, nelle scuole, sedi del Pd, sale istituzionali, per raccontare certamente non la storia del rapimento Moro, ma….

Note
1
Al fine di valorizzare la Puglia, il suo territorio, le sue tradizioni, il suo patrimonio culturale, nonché l’Istituzione consiliare, l’Ufficio di Presidenza del Consiglio regionale della Puglia, con Delibera n. l5l del 13 marzo 2018, ha approvato il disciplinare della linea editoriale denominata “LEGGI LA PUGLIA” in cui confluiscono tutte le pubblicazioni realizzate con il coordinamento della Sezione Biblioteca e Comunicazione Istituzionale. A partire dal 2018 infatti, tutte le pubblicazioni sono edite, con l’individuazione dell’editore di volta in volta più consono, in formato cartaceo, con una tiratura congrua alla distribuzione che si ritiene di effettuare e dei target di pubblico che si presume di raggiungere, e in formato digitale, scaricabile e utilizzabile gratuitamente a fini didattici, così da condividere e rendere i contenuti anche oltre i confini regionali, grazie alle potenzialità delle moderne tecnologie. Ricorrendo ai medesimi finanziamenti in occasione dei progetti “Moro vive”, “Moro professore”, “Moro educatore”, “Moro martire laico”, Grassi ha pubblicato altri due volumi, editi in più edizioni: Moro vive, linea editoriale numero 3 e 17, anno pubblicazione 2018 e 2019; Aldo Moro, per ricordare, redatto insieme a Mimma Gattulli, linea editoriale numero 26, del gennaio 2020.

2 Cf. nota 392 op.cit. «Audizione Commissione Moro-2 (25 luglio 2017). L’identità della signora per motivi di sicurezza, in quanto incensurata, non è diffusa».

3 Cf. Nota 393 op. cit. «Audizione Commissione Moro-2 (25 luglio 2017). L’identità della signora per motivi di sicurezza, in quanto incensurata, non è diffusa».

4 Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, p. 143.

5 Cit. Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, pp.
161-162.

6 Cit. Gero Grassi, Aldo Moro, la verità negata, Consiglio regionale della Puglia 2019, pp.
159-160.

7 Ricordiamo in modo sintetico: la nuova perizia tridimensionale della polizia scientifica che ha confermato la dinamica dell’agguato in via Fani fornita dai brigatisti. La smentita delle affermazioni del testimone Alessandro Marini riguardo ai colpi di arma da fuoco rivolti contro di lui da due persone su una moto Honda. La prova certificata dall’assenza di Dna che Moro non è mai stato nella base di via Gradoli. La nuova perizia balistica e audiometrica del Ris dei carabinieri sulla compatibilità del box di via Montalcini 8 con l’esecuzione di Moro. La conferma delle armi impiegate per l’esecuzione di Moro avvenuta all’interno del box.

8 Anna Laura Braghetti con Paolo Tavella, Il Prigioniero, 2012 (prima ed. 2003), pp. 96-100. Prospero Gallinari, Un contadino nella metropoli, Bompiani 2006, pp.200-203.

9 https://insorgenze.net/2014/01/17/gli-anni-spezzati-dalla-tortura-per-la-seconda-volta-una-sentenza-della-magistratura-riconosce-luso-della-tortura-contro-gli-arrestati-per-fatti-di-lotta-armata/

10 La data venne accertata nell’inchiesta condotta dal giudice istruttore Imposimato e dalla commissione Pellegrino.

11 Riscontro dell’attività dei sue consulenti è reperibile in. Ufficio presidenza commissione moro 2, Resoconto stenografico 125, giovedì 23 febbraio 2017, «il 20 febbraio 2017 il dottor Salvini e il tenente colonnello Massimo Giraudo hanno depositato il verbale, segreto, di sommarie informazioni rese da Birgit Magarethe Kraatz»; Ufficio presidenza commissione moro 2, Resoconto stenografico 146 ,martedì 25 luglio 2017, dove per altro viene esaminata in seduta segreta uno dei coniugi di via dei Massimimi 91, «incaricare il dottor Salvini e il tenente colonnello Giraudo, nell’ambito del filone di indagine su un possibile covo brigatista nell’area della Balduina, di acquisire sommarie informazioni testimoniali da una persona al corrente dei fatti». Ed ancora i verbali di sommarie informazioni del 28/10/2016 inviati dal inviati dal tenete colonnello Girando (636/8 segreto, coll. doc 634/1), materiali pubblici estratti dal sito gerograssi.it.

12 https://insorgenze.net/2018/04/26/franco-pipern-il-pci-impedi-a-fanfani-di-salvare-moro-gotor-scrive-balle/

13 Moro: Fioroni, Kraatz non fa parte organizzazione 2 giugno. Su cronista tedesca ex di Piperno. Risulta da atto recente
ROMA
(ANSA) – ROMA, 5 OTT – Sull’adesione di Birgit Kraatz all’organizzazione estremista tedesca del ‘2 Giugno’, “ci sono degli atti che lo dicono e che noi abbiamo ereditato, ma c’è anche un documento di due mesi fa che dice che lei non c’entra niente”.
Così Giuseppe Fioroni precisa il riferimento alla giornalista tedesca che fu corrispondente in Italia dal 1968-98 per Spiegel, Stern e Zdf e citata nel libro che l’ex ministro ha scritto sul caso Moro (sulla base del lavoro svolto dalla commissione parlamentare d’inchiesta Moro2, presieduta da Fioroni). La donna ha escluso a più riprese la sua appartenenza al gruppo estremista, contestando quanto scritto, invece, nella relazione della Commissione, in cui viene citata come “già attiva nel movimento estremista 2 giugno e compagna di Franco Piperno”. Un passaggio che nel libro non c’è.
A pagina 123 Kraatz viene nominata perché, all’epoca del rapimento dello statista della Dc, abitava in un palazzo di proprietà dello Ior, in via Massimi a Roma, e lo stesso che ospitò poco dopo Prospero Gallinari, Br, che era nel gruppo che uccise la scorta di Moro. Inoltre, come si legge nel libro, la donna a quel tempo era “legata sentimentalmente a Franco Piperno, il leader di Autonomia operaia”, e “secondo la testimonianza di più condomini – continua il testo – Piperno frequentava l’abitazione della Kraatz che ha confermato alla commissione il suo rapporto d’amore con Piperno, ma ha escluso che si trattenesse nel condominio, anche se vi si recava qualche volta”.
Quindi, come ha chiarito Fioroni alla presentazione del libro ieri al Senato, il riferimento alla giornalista era per il rapporto avuto con Piperno (“assolutamente legittimo”, secondo Fioroni) e in primis per l’eventuale presenza di Piperno nel palazzo romano. “A noi interessa solo per le relazioni sentimentali che aveva – ha concluso l’ex deputato – abbiamo inserito lei nel testo solamente per dimostrare che c’era Piperno che frequentava quella casa. Poi se era dell’organizzazione del 2 giugno o altro, a me non serviva a niente”. (ANSA).
SUA/ S43 QBXL