L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

L’autodafé di Cesare Battisti

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Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

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Estradizioni, «L’Italia ha sempre aggirato regole»

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La lettera che Cossiga scrisse il 27 settembre 2002 all’ex Br Paolo Persichetti

L’Italia “non ha mai ottenuto un’estradizione con una procedura corretta, ha sempre aggirato le regole. Questo vale per il mio caso, per quello di Rita Algranati, arrestata al Cairo e rimpatriata senza alcuna procedura formale, e, ancora di più, per quello di Cesare Battisti“. A parlare all’AdnKronos è Paolo Persichetti, negli anni ’80 nelle Brigate Rosse-Unione dei Comunisti, primo (e unico) ex terrorista estradato in Italia dalla Francia. Il suo fu un caso giudiziario e politico. Nel 1993 Persichetti venne arrestato a Parigi, dove era arrivato legalmente prima della condanna in contumacia a 22 anni per banda armata e concorso morale nell’omicidio del generale Licio Giorgieri. Venne arrestato e liberato dopo 14 mesi, grazie all’intervento del presidente francese François Mitterand, e, nonostante alla fine il governo Balladur avesse deciso a favore della sua estradizione in Italia, a stopparne l’esecuzione fu l’arrivo all’Eliseo di Jacques Chirac, contrario a rimettere in discussione la dottrina Mitterrand. La vicenda si chiuse quasi dieci anni dopo: il 24 agosto del 2002, dopo essere stato fermato dalla polizia francese, l’ex Br venne consegnato nel corso della notte alle autorità italiane sotto il tunnel del Monte Bianco in virtù di quell’estradizione concessa ma mai eseguita.

«Io, di fatto, nel 2002 venni arrestato perché mi sospettavano di essere implicato nel delitto Biagi, cosa assolutamente falsa – spiega Persichetti -. Se avesse voluto agire nella legalità, l’Italia avrebbe dovuto emettere un mandato di arresto internazionale, supportato appunto da prove certe, e procedere a una nuova richiesta di estradizione. Ma nulla di tutto questo accadde».

E ora che il fronte delle estradizioni si è riaperto? «Le immagini di Battisti esibito terrorismo_foto_paolo_persichetticome un trofeo, il ghigno feroce di un ministro dell’Interno che vuol decidere al posto della magistratura e che lascia morire in mare profughi che fuggono da guerre e miseria, dovrebbero far riflettere la società e le autorità francesi. Chiunque verrà riconsegnato all’Italia, come è accaduto a me, non verrà punito per le vecchie condanne ma per il reato di esilio».

LA LETTERA DI COSSIGA – «Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per ‘redimere’ gli uomini! E non perda mai la speranza”. Si concludeva così la lettera che il presidente emerito della Repubblica Francesco Cossiga scrisse il 27 settembre 2002 all’ex Br, in risposta a un’intervista che Persichetti aveva fatto dal carcere in cui, tra l’altro, ricordava le posizioni di Cossiga, Macaluso ed Erri De Luca sull’amnistia. “Quando mi consegnarono quella busta in cella pensai che fosse un falso – racconta ora Persichetti all’AdnKronos -. Non me lo aspettavo. Poi però quella lettera venne usata innumerevoli volte, in tutti i casi di opposizione all’estradizione. Cossiga diceva alcune cose fondamentali, che oggi sono più attuali che mai».

Cossiga, rivendicava di aver «combattuto duramente il terrorismo» ma spiegava come si trattasse di un «fenomeno politico» che «affondava le sue radici nella particolare situazione sociale politica del Paese, e non invece un ‘humus delinquenziale’. “Voi siete stati battuti dall’unità politica tra la Democrazia Cristiana e il Partito Comunista Italiano, e per il fatto che non siete stati in grado di trascinare le masse in una vera e propria rivoluzione – scriveva tra l’altro Cossiga -. Ma tutto questo fa parte di un periodo storico dell’Italia che è concluso; e ormai la cosiddetta ‘giustizia’ che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o ‘vendetta’ o ‘paura’, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati, non con il voto popolare e con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le Forze di Polizia e di Sicurezza dello Stato».

Per questo, aggiungeva Cossiga, «io che sono stato per moltissimi di voi: ‘Cossiga con la K’ e addirittura ‘un capo di assassini e un mandante di assassinii’, oggi sono perché si chiuda questo doloroso capitolo della storia civile e politica del Paese, anche ad evitare che pochi irriducibili diventino cattivi maestri di nuovi terroristi, quelli che hanno ucciso D’Antona e Biagi che, per le Forze di Polizia e per la giustizia, è facile ricercare tra di voi, perché voi siete stati sconfitti politicamente e militarmente con l’aiuto della sinistra: andare a cercarli altrove potrebbe essere forse più imbarazzante…».

«Purtroppo ogni tentativo mio e di altri colleghi della destra o della sinistra di far approvare una legge di amnistia e di indulto si è scontrato soprattutto con l’opposizione del mondo politico che fa capo all’ex partito comunista», si rammaricava il presidente emerito.

Poi un passaggio più personale: «Leggo che Le hanno rifiutato l’uso di un computer, che onestamente non sapevo costituisse un’arma da guerra! Qualora Lei lo richieda ancora e ancora glielo rifiutassero, me lo faccia sapere, che provvederò io a farglielo dare. Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per ‘redimere’ gli uomini! E non perda mai la speranza».

lettera_mitterand.JPGLA LETTERA DI MITTERAND – Era invece il 17 gennaio 1995 quando il presidente francese François Mitterand per la prima volta entrò direttamente nella vicenda che riguardava un fuoriuscito italiano che aveva trovato riparo a Parigi; l’unico che poi, sette anni dopo, verrà estradato: Paolo Persichetti.

Con la ‘coabitazione’ tra il gollista Edouard Balladur al governo e Mitterand all’Eliseo, la ‘dottrina’ varata dal presidente francese a tutela dei terroristi italiani espatriati in Francia era in piena crisi. Arrestato nel novembre del 1993, Persichetti si oppose alla estradizione sostenendo il carattere politico dei reati che gli venivano contestati. Dopo oltre 14 mesi di detenzione e uno sciopero della fame di 19 giorni venne liberato nel gennaio 1995, grazie alla presa di posizione del presidente Mitterrand. Che, in quella occasione per la prima volta, prese posizione su un singolo caso.

«Avete voluto richiamare la mia attenzione sulla situazione di Paolo Persichetti – scrisse Mitterand in una lettera in risposta all’Abbé Pierre, che lo aveva sollecitato a intervenire sul caso -. Osservo con voi che la durata della sua carcerazione raggiungerà presto un anno e mezzo, mentre non può essere assimilata a una detenzione provvisoria trattandosi di una procedura di estradizione in corso d’esame. Ho quindi chiesto che l’attenzione del ministro della Giustizia sia richiamata su questa situazione in modo che venga data una stretta applicazione delle regole sia nazionali che internazionali in materia».

Dietro la caccia ai rifugiati degli anni 70 la fragilità di uno Stato che ha vinto sul piano militare ma non politico

L’intervista a Paolo Persichetti – «Se lo Stato ha ancora bisogno di combattere, mi viene il sospetto che tutta la retorica sullo Stato democratico che ha vinto la sua battaglia contro terrorismo valga solo sul piano militare e repressivo, non politico»

 

Corriere della sera, 20 Gennaio 2019
Giovanni Bianconi

«Le modalità con cui Battisti è stato arrestato, estradato ed esibito in Italia come un trofeo di guerra, hanno suscitato ribrezzo anche in Francia, e questo potrebbe essere un ulteriore deterrente per la riconsegna degli esui che vivono lì», dice Paolo Persichetti, 56 anni, ex brigatista della fazione Unione cei comunisti combattenti, una condanna a 19 anni per concorso in omicidio interamente scontata dopo essere stato l’unico latitante restituito dal governo di Parigi: «Per farmi tornare l’Italia dovette inventarsi un mio coinvolgimento nel delitto Biagi del 2002, per il quale poi fui ovviamente prosciolto. Ma fu il pretesto per riportarmi qui nel giro di una notte».
Oggi Persichetti è un ricercatore con diverse pubblicazioni alle spalle sulle vicende della lotta armata, tra cui una storia delle Br giunta a metà pecorso.

Che possibilità concrete ha l’Italia di ottenere altre riconsegne dalla Francia?
«In generale direi molto poche, perché si tratta di dossier chiusi, già decisi nella gran parte dei casi dalla magistratura, oppure dal potere politico. E quando oggi si dice che l’attuale governo è pronto a rivalutare le singole situazioni, non significa dire automaticamente sì: il mandato di arresto europeo non è applicabile, e c’è il principio del ne bis in idem. Tuttavia la situazione politica in Francia è molto instabile, e lo scenario potrebbe cambiare».

In che senso?
«Il presidente Macron è debole, e se davvero alle elezioni europee il Front National di Marine Le Pen diventasse il primo partito si potrebbe verificare, nel medio periodo, una situazione di tipo brasiliano, con qualcuno che decide di strizzare l’occhio a Salvini e alla sua propanganda. Per evitare di parlare d’altro, dopo i migranti ora l’emergenza del ministro dell’Interno, il suo nuovo nemico, sono diventati i latitanti di una storia chiusa da oltre trent’anni».

Ma perché, un Paese non ha il diritto di cercare i condannati per far scontare loro le pene?
«Se è ovvio che le istituzioni esercitino la loro pretesa punitiva, credo che dopo tanto tempo bisognerebbe riconsiderare quelle vicende dal punto di vista storico e politico, e non solo criminale. Se questo non avviene e se lo Stato ha ancora bisogno di combattere, mi viene il sospetto che tutta la retorica sullo Stato democratico che ha vinto la sua battaglia contro terrorismo valga solo sul piano militare e repressivo, non politico. Uno Stato che si dice davvero forte chiude una stagione, e non la trascina in questo modo ben oltre i tempi della storia. Ma su questo c’è una responsabilità anche della sinistra».

Cioè?
«Sulla lotta al terrorismo il Pci ha giocato gran parte della sua legittimazione democratica negli anni Settanta, e successivamente il partito e i suoi eredi hanno contribuito a tenere aperta una stagione che s’è conclusa da tempo».

Vedi Paolo…

Tratto da Esilio e Castigo, retroscena di una estradizione, La città del sole, 2005

 

I passati rivoluzionari faticano a diventare storia. Adagiati nel limbo della rimozione periodicamente vedono schiudersi le porte dell’inferno che risucchia brandelli di vita, trascina esistenze sospese. Lasciti, residui d’epoche finite che rimangono ostaggio dell’uso politico della memoria. Non un passato che torna ma un futuro che manca

 

Era una calda sera d’estate quella del 24 agosto 2002 e l’Italia aveva urgente bisogno di recuperare uno di quei giovani maledetti degli anni ribelli per offrirlo in pasto all’opinione pubblica. Una grossolana impostura, escogitata con l’intento di fornire l’immagine truccata di un brillamte successo operativo dopo l’attentato mortale contro un collaboratore del governo. Marco Biagi era stato ucciso pochi mesi prima da un piccolo gruppo che aveva riesumato dal museo della storia una delle ultime sigle della lotta armata. Un Paese distratto e annoiato, persino futile, conquistato dall’avidità dell’oblio, impaurito dalla possibilità di sapere, era stato scosso dal frastuono di quegli spari improvvisi. Irritato dal brusco risveglio, aveva rovistato furiosamente in un passato ormai sconosciuto. Cercava in spazi e tempi lontani i responsabili di quei colpi senza radici. Attribuiva al passato quella che era una surreale imitazione figlia del presente. Cercava nelle figure di ieri dei colpevoli per l’oggi.

Capitolo V

Verrà la morte e avrà i tuoi occhi

Additare al pubblico una figura da crocifiggere, un capro espiatorio su cui riversare la brigatista_persichetti_260802colpa, è parso nel settembre 2002, la soluzione più comoda, l’espediente più facile. E maledetti allora quelli che non si fossero allineati e che da sempre rompevano le righe, come Erri De Luca che conosceva molto bene i fuoriusciti. In una «Lettera a un detenuto politico nuovo di zecca», pubblicata sul Manifesto del 5 settembre, scriveva: «Vedi Paolo, questi poteri hanno bisogno di te[…] di lotta armata si sa tutto, ma si finge di non sapere ancora fino in fondo, per mantenere il fascino in un’opera al nero che ancora sobbolle[…] Tu quarantenne sei quanto di meglio offre il mercato. Sei la selvaggina allevata nella semiprigionia dell’esilio francese[…] Di recente mi hanno chiesto con sincero stupore come mai avevo scritto la prefazione al libro di Scalzone e tuo, Il Nemico inconfessabile. Oggi le parole, i libri tornano ad avere il rispettabile peso del sospetto, e una prefazione può già fornire il brivido del reato associativo. Oggi mi sento associato ai residui penali degli anni Settanta e Ottanta molto più di prima e molto più di una prefazione».

Lo «stupore» a cui accennava De Luca virò presto all’odio. Un illividito Mario Pirani, dal giornale faro di ogni emergenza, sputò fiele. «Ex-BR e ‘cretini’ di ieri e di oggi», titolava un suo fondo apparso sulla Repubblica del 9 settembre. L’articolo era una filippica contro il ritorno dei «pessimi maestri dediti ad inquinare la capacità di giudizio di larghe schiere delle nuove generazioni». Esulcerato per un editoriale di Le Monde uscito in quei giorni e schierato in difesa della dottrina Mitterand, nel quale si ricordava che «la classe politica italiana era ricorsa ad una serie di leggi eccezionali che limitavano gravemente le libertà costituzionali», Pirani rispondeva ai giornalisti d’Oltralpe citando il titolo di un articolo, «Le crétin Kanapa», scritto da Togliatti negli anni Cinquanta per sbarazzarsi dei continui attacchi che dall’Humanité gli lanciava un esponente del PCF francese, adepto dell’ortodossia staliniana, tale Jean Kanapa per l’appunto. In verità, Togliatti non fece altro che scopiazzare la formula, divenuta famosa in Francia, con la quale tempo prima Jean-Paul Sartre aveva liquidato il suo ex-allievo trasformatosi in un pedante adepto dello zdanovismo: «Le seul cretin, c’est Kanapa!». Con tutta evidenza sbagliavano entrambi per difetto, perché di cretini ce ne sono stati almeno due. I lettori non avranno certo difficoltà a capire dove si annida tuttora il secondo.

La cosa non sfuggì alla polizia di prevenzione che inviò l’articolo di De Luca alla digos romana. Quest’ultima lo segnalò addirittura al procuratore capo Italo Ormanni e al suo sostituto Salvatore Vitello. Ma il grottesco non aveva ancora raggiunto il culmine. La risposta che Persichetti invia a De Luca dalle pagine dello stesso quotidiano, il 13 settembre, suscita allarme al Viminale. Era la prima sortita pubblica dopo l’estradizione, per questo attorno alle sue parole c’era molta attenzione. Decisiva in proposito è la fotocopia di quella lettera presente negli atti dell’inchiesta preliminare. Vi si scorgono le sottolineature del funzionario addetto alla rassegna stampa. Nessuno dei passaggi dedicati alle «professioni e carriere dell’emergenza» sfugge al suo tratto di penna. Ma lasciamo la parola a Persichetti che dopo una premessa arriva al punto:

«Hai ragione Erri, hanno bisogno delle nostre apparenze. Hanno bisogno dei nostri corpi per calzarci addosso i panni dei responsabili di sostituzione che hanno ritagliato per noi. Siamo alle conseguenze del dopo 11 settembre[…], il nemico si è fatto impalpabile, agita ombre, scuote paure, per questo il ricorso a capri espiatori può avere una funzione rassicurante. Dopo Napoli e Genova, dopo Bolzaneto e la Diaz, i vertici della polizia sono stati travolti dal discredito. Le polemiche sulle scorte mancate hanno bruciato un ministro degli Interni e trasformato questori e dirigenti dell’antiterrorismo da inquirenti in indagati. Sotto schiaffo le professioni della specialità e le carriere dell’emergenza hanno dovuto reagire. Da questa bassa cucina è nata la mia estradizione.
Caro Erri, non provo dolore; ancora meno rancore. Osservo i loro gesti come guardassi dei minerali. In fondo hanno bisogno di noi come il vampiro ha bisogno della sua vittima, come il drogato del buco. Ma dalla loro parte c’è solo la forza triste della dipendenza priva d’ogni autonomia e potenza. Senza il collo della sua vittima il vampiro muore. C’è uno scarto che ci rende superiori. Noi non abbiamo bisogno di loro, dobbiamo solo scrollarceli di dosso. Ho letto su un giornale che il capo delle guardie pretoriane avrebbe telefonato per annunciare la mia cattura addirittura nel pieno d’una festa. Pare che abbiano immediatamente brindato e cantato. Sembrava una scena da basso impero, di quelle descritte nel Satyricon. Prima di congedarmi e tornare all’allegro brusio della mia cella affollata, vorrei dire ai potenti e potentati di turno[1]: stiamo tornando uno a uno[2] ma non è il caso di rallegrarvene troppo. Non scenderemo muti nel gorgo, siatene inquieti. La storia sta di nuovo accelerando.»

E qui accade qualcosa di molto particolare che mostra come i piccoli Fouché[3] del Viminale, che stavano spulciando quel testo con la lente d’ingrandimento, concepiscono il loro ruolo all’interno di quello che dovrebbe essere uno Stato di diritto. Stizziti dall’impietoso ritratto che usciva da quella prosa sferzante, vi ravvisano un imperdonabile peccato di superbia, un crimine di lesa maestà, un vero e proprio delitto linguistico. Per questo l’allora dirigente della digos romana, Franco Gabrielli, viene incaricato di segnalare alla procura il passaggio finale della lettera che, nessuno si avvede, è palesemente ispirato a una poesia di Cesare Pavese e non a un comunicato delle br. Parafrasi invertita di «scenderemo nel gorgo muti»[4], verso che il poeta aveva scritto in uno dei suoi momenti di disperazione.

In quel delirante frangente l’assenza di rassegnazione viene letta come una minaccia, un messaggio obliquo, un avvertimento mafioso, un invito alla vendetta lanciato a supposti complici, insomma un’ammissione indiretta della propria colpevolezza. Qualcosa di simile alla “prova diabolica” tanto cara al mondo superstizioso dell’inquisizione. Un classico sospetto proiettivo rivelatore non della natura dell’inquisito ma dell’animo torbido di colui che lo lancia, svelando in questo modo ciò che sarebbe stato capace di pensare e dunque di poter fare. Decisamente le frequentazioni letterarie possono rivelarsi pericolose. Il successivo 14 settembre, Persichetti viene impacchettato («preso per il collo» dicono i carcerati) e spedito in isolamento nel carcere di massima sicurezza di Ascoli Piceno, dove resterà per cinque mesi. Qui il 14 novembre riceve una strana lettera anonima, o meglio siglata in modo tale da consentire al misterioso mittente di essere identificato, «qualora decidessi di scriverle ancora». L’anonimo si presentava sotto le vesti di una «studentessa romana di medicina», informatissima sul suo passato giudiziario benché dichiarasse d’aver avuto solo «14 anni» all’epoca in cui egli incappava nel suo primo arresto (1987). L’autore o l’autrice del testo mostrava di avere buone conoscenze anche su vicende più recenti: «la dottrina Mitterand – affermava – era stata confermata da Jospin all’indomani degli accordi di Shenghen e quindi doveva continuare ad essere rispettata per tutti». Nelle quattro pagine stampate con inchiostro verde s’alternavano toni diversi che miravano a convincere il recluso, sprofondato da alcuni mesi nella solitudine dell’isolamento, a «chiedere la grazia e collaborare con la giustizia». Il testo anonimo interloquiva con una sua intervista rilasciata al quotidiano la Stampa del 25 settembre:

«Lei, in quell’intervista, criticava anche le leggi del pentitismo e della dissociazione. Però sedire qualcosa che non disse all’epoca del suo arresto può aiutarla ad uscire dal carcere quanto prima, perché non farlo? La libertà dovrebbe essere una priorità assoluta per un detenuto. Tradire qualche compagno, o, meglio ancora i mandanti di quell’omicidio (facendo così cosa gradita alla vedova Giorgieri), non sarebbe un vero tradimento ma un passo verso il reingresso nella società civile. Per lei gli anni da brigatista sono un periodo finito, nel senso che poi non si è più dedicato ad azioni terroristiche, ma questo non basta. Non basta cambiare rotta, bisogna chiudere i conti col passato, rivelandolo integralmente e soprattutto bisogna condannarlo, ammettere d’aver sbagliato. Mi rendo conto che cambiare strada sia una condanna implicita di quella che si percorreva precedentemente, ma queste cose si devono fare in modo esplicito per essere creduti fino in fondo. Non bastano le interviste a testimoniare di avere una nuova vita, di essere persone nuove, ci vogliono fatti concreti. Sempre in quell’intervista, lei auspicava un’amnistia per tutti voi ex-brigatisti. Io non so se questo è giusto, ma comunque lei sa perfettamente che il suo è un auspicio utopistico. Non ci sarà mai l’amnistia. L’Italia è un paese in cui i terroristi rossi finiscono in galera e ci rimangono e quelli neri o vengono processati dopo vent’anni oppure si godono la vita in Giappone[5]. Le questure, infatti, hanno sempre protetto quelli che seminano il terrore in nome di ideali non comunisti. La cosa è indicativa dello strapotere che le varie armi hanno ed hanno sempre avuto nel nostro Paese. In nome di tutto ciò, pertanto, io la invito, Persichetti, a sfruttare tutte le possibilità che la nostra legislazione le concede per uscire dal carcere al più presto.»

Strano paese l’Italia dove le studentesse di medicina portano lunghi baffi e parlano la lingua dei commissari di polizia. Eccentriche anche quelle domande tanto insistenti su un processo che, essendosi concluso con delle condanne, a rigor di logica avrebbe dovuto definire in modo soddisfacente la verità giudiziaria. Non era certo responsabilità degli imputati, se le motivazioni della sentenza d’appello, che aveva capovolto il giudizio ben più mite emesso dalla corte d’assise di primo grado, erano risultate talmente fragili e poco approfondite, come non mancarono di osservare gli stessi magistrati di Cassazione. Nove persone furono condannate per complicità nell’attentato Giorgieri. Tre di loro si trovavano già in carcere al momento dell’accaduto, detenute da circa due mesi. Altre due, Daniele Mennella e Claudio Nasti, collaboratori di giustizia, vennero lautamente ricompensate per le accuse infarcite di de relato, supposizioni personali, imprecisioni e falsi riconoscimenti, rivolte ai coimputati[6]. I pentiti, tra arresti domiciliari, accesso ai benefici e alle misure alternative, scontarono pochi mesi di carcere. Curioso appariva allora quell’invito a confessare retroscena e circostanze che, a norma di legge, avrebbero dovuto costituire il presupposto della condanna. «Se vuoi uscire devi confessare, fornendo in questo modo quelle prove in grado di legittimare la sentenza per cui sei stato condannato». Più o meno era questo il succo del ragionamento, o forse sarebbe meglio dire il patto infimo, che l’anonimo proponeva nella sua lettera. L’abominio totalitario invadeva quella cella sporca e spartana, una sentina della terra piena di graffiti lasciati da chi in quel luogo era stato sottoposto a lunghe quarantene per spurgare ataviche dipendenze con le droghe, oppure aveva scontato ruvide punizioni. Allungato sulla branda ripiegò i fogli anonimi e riprese in mano il libro che aveva ricevuto proprio in quei giorni. S’immerse di nuovo nella lettura di quelle pagine che descrivevano l‘angosciosa fuga di un uomo braccato dalla feroce soldatesca dei principi luterani che avevano represso nel sangue la rivolta dei contadini anabattisti di Münzer, alla quale anch’egli aveva partecipato. Allora s’accorse di una frase che prima aveva trascurato: «Cercano i reduci. Annientarli, spingerli a confessare ciò che non hanno neanche avuto il tempo di pensare».[7]


[1]D’improvviso il testo si riempie di sottolineature orizzontali e verticali.

[2] I giornali avevano pubblicato una lista di 12 estradandi dalla Francia pronti per la consegna.

[3] «De la merde dans un bas de soie», diceva di lui Napoleone che non per questo disdegnava d’impiegarlo per ogni vil bisogna.

[4] Cesare Pavese, Verrà la morte e avrà i tuoi occhi, Einaudi, Torino, 1961.

[5] Il riferimento è a Delfo Zorzi, processato e assolto dall’accusa di aver deposto la bomba che esplose il 12 dicembre 1969 in piazza Fontana, a Milano. Zorzi da decenni vive in Giappone, dove ha acquisito la nazionalità e avviato una fiorente attività economica.

[6] Come avvenne anche nei confronti dello stesso Persichetti: «L’elemento accusatorio potrebbe essere costituito dalle dichiarazioni di Mennella – scrivevano i giudici della corte d’assise nella loro sentenza – ma a ben vedere, le affermazioni del predetto “collaboratore” non sono costanti[…] Nell’interrogatorio del 31 maggio 1987 (due giorni dopo l’arresto), il Mennella non ha fatto riferimento al Persichetti. Nello stesso giorno, sottoposto ad ulteriore interrogatorio non ha riconosciuto il Persichetti in una foto mostratagli che effigiava, invece, proprio il Persichetti. Ha dichiarato, inoltre, di avere incontrato Locusta a Corso Vittorio insieme ad un altro giovane che non conosceva. Nell’interrogatorio del 2 giugno 1987 ha ribadito di avere incontrato Locusta a Corso Vittorio, non parlando di Persichetti come accompagnatore del Locusta. Ha poi rettificato per quanto riguarda la foto n° 4, dicendo anche di conoscere Persichetti perché partecipante all’inchiesta Giorgieri. Nell’interrogatorio del 5 giugno 1987 ha raccontato degli incontri con la Gioia dopo l’omicidio Giorgieri, non facendo riferimento al Persichetti. Al dibattimento ha dichiarato di aver conosciuto solo di vista il Persichetti nel marzo 1987 e di non averlo più visto. Quest’ultima affermazione è in contrasto con l’altra secondo la quale l’avrebbe incontrato a Corso Vittorio con Locusta. È probabile che per le contraddizioni sopra evidenziate, il Mennella non ricordi esattamente sulla posizione di Persichetti anche per aver detto che lo stesso Persichetti si faceva chiamare col nome di battaglia “Eugenio” e per averlo subito negato su precisa contestazione del Persichetti». (pp. 361-362 della sentenza della 3a corte d’assise di Roma, 14 dicembre 1989).

[7] Luther Blisset, Q, Einaudi 2000.


Per approfondire
Il Patto dei bravi
24 agosto 2002
Erri De Luca, la fiamma fredda del rancore
La polizia del pensiero
Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu
La fine dell’asilo politico
Vendetta giudiziaria o soluzione politica?
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Giorgio Agamben, Europe des libertes ou Europe des polices?
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Tolleranza zero, il nuovo spazio giudiziario europeo
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Un kidnapping sarkozien
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto

 

 

 

 

 

Non sono tutti Charlie, in scena a Parigi la grande sfilata dell’ipocrisia

Non sono tutti Charlie quelli che sono scesi sulle strade di Parigi per sfilare contro il massacro compiuto nella redazione del giornale satirico francese e la successiva scia di sangue che ne è seguita. Non lo sono soprattutto quelli che hanno preso la testa del corteo, una cinquantina di capi di Stato provenienti da mezzo mondo accompagnati dall’intero establishement francese. Tra loro c’è gente che a casa propria mal tollera la satira o ne fa strame, come quel tal Benyamin Nétanyahou  o Avigdor Lieberman, rispettivamente premier e ministro degli esteri di un Israele che ha sempre eliminato fisicamente vignettisti e poeti palestinesi, timorosa delle loro matite e dei loro versi considerati armi da guerra (leggi sotto).
Non è Charlie nemmeno il ministro dell’economia israeliano, quel Naftali Bennett, capo del partito della destra religiosa, Foyer juif, che nel 2013 non ha avuto problemi nel dichiarare: «ho ucciso molti arabi nella mia vita. E tutto ciò non mi crea alcun problema».
Non sono Charlie il re di Jordanie Abdallah II, il capo della diplomazia russa Sergueï Lavrov, il primo ministro turco Ahmet Davutoglu, il ministro degli esteri degli Emirati arabi uniti, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, il capo del governo ungherese, Viktor Orban, il presidente della repubblica gabonese Alì Bongo, che Reporters sans frontières colloca nella sua classifica sulla libertà di stampa mondiale rispettivamente: la Turchia al 154° posto, la Russia al 148°, la Giordania al 141°, il Gabon al 98°, Israele al 96° e l’Ungheria al 64°.
In Giordania vengono arrestati giornalisti e chiusi canali televisivi, come recentemente è accaduto per una emittente della opposizione irachena. In Russia basta ricordare la sorte della Politkovskaja oppure il processo e la condanna delle Pussy riot. In Ungheria il governo in mano alla destra populista ha fatto votare una legge bavaglio contro la stampa. In Turchia sono all’ordine del giorno arresti di massa contro i media d’opposizione, per non parlare del sostegno militare e logistico fornito alle forze islamiste che combattono in Siria. Non sono Charlie il presidente ucraino Petro Porochenko e il rappresentante della diplomazia egiziana Sameh Choukryou, paesi dove la libertà di stampa ha vita difficile. Non lo è nemmeno lo spagnolo Mariano Rajoy che non ha problemi a colpire avvocati e stampa basca indipendentista.
Forse dopo il gran defilé che ha benedetto l’union sacrée mondiale per la difesa della libertà di stampa, il miglior regalo che si poteva inviare ai predicatori dell’odio religioso e ai loro dirimpettai fanatici dello scontro delle civiltà, non è più Charlie nemmeno Charlie Hebdo.
La satira è irriverenza assoluta contro il potere e i potenti, altrimenti è solo insulto e ghigno contro i deboli. L’endorsement delle cancellerie mondiali è un abbraccio mortale per un settimanale satirico che così rischia di divenire solo una delle tante gazzette delle grandi potenze. Charlie hebdo non è morto sotto i colpi dei fratelli Kouachi ma calpestato dai passi delle cancellerie mondiali.

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Dal blog Polvere da sparo

Quando Israele volò fino a Londra per sparare ad un vignettista…

E’ il quotidiano israeliano Haaretz a comunicarci che domani in piazza, a Parigi, alla mastodontica manifestazione “per la libertà di espressione e la democrazia” sarà presente anche Benyamin Netanyahu.
Sotto il drappo nero e la scritta “Je suis Charlie” abbiamo visto scorrere, in queste giornate, tra le più terrificanti immagini di questi tempi e sicuramente domani, sull’asfalto parigino, assisteremo alla sagra della mostruosità.
Charlie Hebdo era irriverenza e blasfemia, lotta con qualunque arma all’oscurantismo: i caduti di quel giorno son gente nostra, son compagni, sono anarchici, sono blasfemi cazzari che hanno sempre odiato quel che questa gente è. Una rivista nata sull’antimilitarismo, sull’abbattimento del bigottismo e dell’oscurantismo, sulla presa per il culo di qualunque tipo di religione (che ci piaccia o no): chi riempirà le strade domani sarà proprio il nemico di quelle matite spezzate.

Poi, mi ripeto, veniamo a sapere che non ci sarà solo un inutile Renzi, no..
alla sfilata di domani ci sarà anche chi ha fatto scuola in materia di uccisioni di vignettisti: il primo ministro dello stato ebraico di Israele.
Sarebbe bello se domani in piazza Bibi Netanyahu ci raccontasse dove era il 22 luglio 1987, mentre su un marciapiede di Londra veniva colpito Naji al-Ali, disegnatore e vignettista palestinese,
papà premuroso di Handala, bimbo palestinese simbolo delle sue strisce di cui nessuno ha mai visto il mondo perché è sempre stato disegnato di spalle. Un bambino che rappresentava (e certo il piombo del Mossad non l’ha interrotto in questo suo compito) la resistenza palestinese e un intero popolo, un bimbo che si sarebbe girato per mostrare il suo volto solo una volta tornato a casa sua, solo una volta tornato libero, in terra di Palestina.
Il papà di Handala, colui che muoveva quella matita così fastidiosa, era un uomo straordinario: a 10 anni era stato un Handala anche lui, esule, cacciato dalla sua terra e abitante di arrangiate tende nel campo di Chatila in Libano.
Naji al-Ali con la sua matita, ogni giorno, anche dal più lontano esilio londinese, colpiva il nemico israeliano occupante con strisce sottili e pungenti, laceranti e dolci,
era un combattente instancabile, finchè Israele non decise di andarlo a cercare.Handala, di Naji al-Ali
Trovò la morte con un colpo in pieno volto, a molte miglia di distanza dalla sua terra profumata di Timo,
colpevole, con la sua ironia e le sue matite,
di combattere l’occupazione militare, l’esilio, l’impossibilità di ritorno, l’apartheid che ancora avanza.

Sarebbe bello chiedere a Netanyahu dove era in quel luglio del 1987 quando il volto di Naji veniva spappolato,
quando abbiamo perso per sempre la possibilità di vedere il volto del suo Handala.
Sarebbe bello che Netanyahu domani si guardasse allo specchio e lo vedesse lui il volto di Handala, intento a sputargli in un occhio, poco prima che raggiunge una manifestazione in nome della libertà di espressione e in ricordo di vignettisti “uccisi dal terrore”.
Vergognatevi.

Link utili
Cronache migrantiLa profezia armata dell’occidente
Destra, il terrorismo dei lupi solitari. Le passioni tristi della crisi. Il massacro dei senegalesi di Firenze

Sono nata in un carcere speciale agli inizi degli anni 80, adesso voglio capire/Esilio come colpa

Libri – Treni sorvegliati. Rifugiati italiani, vite sospese, Archivio Primo Moroni – Collettivo La Comune 2008

di Elisa Novelli

Caro Paolo,

da piccola volevo crescere in fretta per essere in grado di fare qualcosa nel momento del bisogno. Ho persino creduto, per un attimo, che un mio compito di francese, che metteva la data su una tua fotografia mi concedesse di intervenire per farti uscire di prigione, ma non ha funzionato… Forse ero ancora troppo piccola. Oggi non funziona per mia madre; perché avevo pensato che diventando grande avrei potuto esservi d’aiuto? Quando abbiamo abbassato la guardia? Come, nonostante i segnali che ci  coparrivavano da ogni parte, abbiamo potuto credere di poter fare figli, mettere su casa, insomma di poter vivere in fiduciosa tranquillità? Come è possibile che tu sia rinchiuso da oltre cinque anni, dopo averne trascorsi quasi quattro in precedenza, per degli avvenimenti che rimontano alla tua altra vita, quella di prima dell’esilio, e perché ci si accanisce a bollare quelli che sono degli esuli di fatto come terroristi, spiegami come si sia arrivati a vivere in un mondo che ha dimenticato il carattere inviolabile dell’asilo, che rimette in discussione la legittimità delle lotte sociali. E perché non sento dire dai nostri compagni che sono stati in carcere, che l’esilio è sempre stato considerato una punizione? Quando noi siamo partiti, dico noi perché io mi includo nella vostra storia, mi sono presa il mio posto fra i migranti, era per consegnarci alle autorità di un paese considerato quello dei diritti dell’uomo, con il desiderio, e voi tutti l’avete ben realizzato, di vivere in uno spazio libero, aldilà delle sbarre, di vederci crescere, noi, i piccoli, con i quali le barriere di ferro avevano impedito di tessere legami famigliari. Quindici, venti anni, se si aggiungono gli anni di detenzione in Italia, un lasso di tempo durante il quale l’individuo cambia, è il sacrosanto principio della seconda occasione, principio per il quale, a mio sentire, non si può stigmatizzare una persona per un atto commesso in un particolare momento della sua vita. L’essere umano non è solo questo. L’essere umano è la complessità del cambiamento. Quale legge, Paolo, autorizza il giudizio retroattivo riconosciuto dalla santa istituzione giuridica? Perché, e scusa le mie analisi da novizia, è ben di questo che si tratta: come dei dell’Olimpo, i nostri illustri politici e magistrati, spiano il lavoro di reinserimento dei brigatisti, sapendo che questo processo sarà bloccato senza appello nel momento in cui le autorità avranno bisogno di carne fresca da mandare al macello. Ma lasciamo fare… e poi negano e non assumono le responsabilità che hanno della disperazione di questi figli di Francia. Come non tenere conto, quando si giudica un uomo, dei suoi cambiamenti? Definire mia madre di 54 anni una terrorista in fuga, mentre tutti sanno che lavorava per la Francia, non è di un perfido cinismo? Un’ultima domanda, quando una guerra finisce, per quanto bassa sia stata la sua intensità, e i perdenti riconoscono la propria sconfitta, non è forse utile per sanare la frattura sociale ricorrere ad una amnistia? Che vuol dire una pena senza fine? È una cosa priva di senso, una pena è fatta per essere scontata, non per tormentare all’infinito uomini ed epoche. Sono nata in un carcere speciale agli inizi degli anni 80, non l’ho deciso io; sono nata in mezzo alle vostre idee, adesso voglio capire.

Paris, le 26 novembre 2007

L’esilio come colpa

di Paolo Persichetti

Cara Elisa,

Non è facile dare risposta alle tue domande. Quando sei nata le cronache parlarono di te. T’affacciavi al mondo da un carcere speciale e questo faceva notizia. Tempo dopo seppi che eri uscita. Poi, per fortuna, fu scarcerata anche tua madre. Quando alla fine degli anni 80 anch’io ero imprigionato, ho incrociato nei corridoi delle sale colloqui di Rebibbia un ragazzino che tutto solo si recava in visita dal padre. Mi colpì quel suo fare sicuro, da piccolo grande uomo, quel non avere alcun timore del luogo mentre i suoi coetanei s’aggrappavano alle gonne delle madri. Era Antonio Salerno, come te nato in prigione e scomparso tragicamente un paio di anni fa. Morto di un maledetto lavoro precario. Cinico sgarbo della vita dopo che i suoi genitori erano rimasti reclusi per decenni, colpevoli d’aver tentato di liberare la società dal lavoro salariato. Morto fantasma di genitori invisibili. cop2Più che in mezzo alle nostre idee sei nata sul registro di cassa che ne segnava il prezzo. Ne hai conosciuto il risvolto negativo: la repressione, la criminalizzazione, l’universo plumbeo del cemento e delle sbarre e poi la via dell’esilio. Il tuo giardino dei giochi è stato un cortile presidiato da sentinelle. Hai fatto i primi passi in un asilo di piombo. Il tintinnio delle chiavi, il risuonare continuo dei chiavistelli che aprono e chiudono cancelli, il rimbombo dei blindati e gli echi delle urla che arrivano dall’isolamento sono stati i primi rumori che ti hanno fatto scoprire il mondo. Sei cresciuta in mezzo a questo frastuono, in un posto che non lascia spazio a sogni, dove a fatica risuonano filastrocche e dove l’orco delle fiabe porta una divisa. Ma non sei fuggita, non hai rimosso, hai accettato questa esperienza con coraggio e una maturità che sorprende in una bambina. Tua madre ha cercato in tutti i modi di offrirti un futuro. Ti ha dato anche una sorella. Così ti sei aggregata alla compagnia di giro dei fuoriusciti. Piena di generosità sei voluta crescere in fretta «per essere utile nel momento del bisogno», come dici. Fin da piccola ti sei gravata dei problemi dei grandi che vedevi braccati, ed ora che anche tu sei adulta misuri tutta l’impotenza e scopri l’illusione verso una vita che credevi dovesse risparmiarti la prigione conosciuta nell’infanzia. Ora che si stanno riprendendo tua madre per gettarla ancora una volta, dopo 30 anni, nel pozzo senza fondo del fine pena mai, dove già tuo padre e tuo zio sono passati, ci chiedi conto, ci tiri per le vesti in attesa di un perché. Hai ragione a voler capire. Questo ti fa onore. Non hai paura di guardare in faccia la realtà, ma le parole che chiedi non sono leggere. Ne sento per intero il peso e la responsabilità. Perdonaci Elisa, se a te e ad altri non siamo riusciti a garantire un futuro diverso. Senza possibilità di scelta la tua vita è rimasta incagliata all’unico passato giudiziario e penale che non passa, momento imprescrittibile di una storia d’Italia che ha volentieri sotterrato e tuttora ingoia nell’oblio eccidi, massacri, ruberie. L’Italia ha dato forma ad un singolare paradosso: non ha conservato la memoria di quegli anni ma è stata incapace d’oblio. Alla memoria storica svuotata dei fatti sociali ha sostituito la memoria giudiziaria; all’oblio penale ha sovrapposto l’oblio dei fatti sociali. Per questo quel decennio di speranze e di lotte è divenuto l’icona del male contemporaneo, un simbolo negativo che cristallizza odii e risentimenti, sofferenze e malintesi.
La dottrina Mitterand era figlia di uno sguardo diverso portato sulle vicende italiane degli anni 70. Sospinti dalla logica dell’alternanza i moderatissimi socialisti d’Oltralpe coglievano quel che nella penisola non si voleva vedere: un lacerante conflitto sociale, una latente condizione di guerra civile. Nel tentativo di trovare forme d’uscita dalla spirale del confronto violento, le autorità francesi decisero di accogliere i militanti italiani riparati a Parigi. Allora gli strumenti giuridici consentivano all’autorità politica margini di decisione ancora ampi. Questa scelta d’asilo territoriale ha resistito incredibilmente per almeno due decenni, nonostante l’aggressione dei tempi, lo slittamento dei rapporti di forza, l’inarrestabile processo d’integrazione comunitaria (di cui paradossalmente i fuoriusciti sono stati un avamposto) e la creazione dello spazio giudiziario europeo. Ma alla fine la zattera dei rifugiati, riparo precario d’esistenze sospese, è rimasta senza approdo davanti al porto della sua Itaca immaginaria.
Nel dopoguerra bastarono appena cinque anni per vedere liberi gli autori di efferati crimini d’dio, quelli sì responsabili di massacri di massa, come il maresciallo Graziani. Oggi, invece, dopo oltre venti anni di rivoluzione conservatrice e di neoliberismo dilagante, arretramenti, sconfitte e il radicale sconvolgimento del sistema produttivo, si è dissolto il peso politico del movimento operaio di cui siamo figli, indebolendo il suo patrimonio storico d’idee, valori e culture della solidarietà e della fratellanza. L’idea d’asilo, come gli strumenti di correzione delle vendette giudiziarie contro gli oppressi che hanno osato ribellarsi, hanno perso sempre più legittimità di fronte all’etica del risentimento fomentata dal vittimismo del potere. L’ideologia penale ha sostituito i percorsi di liberazione umana e sociale. Poi c’è stato il 2001, le torri gemelle e lo stato di eccezione planetario. Un vento revanchista e reazionario ha reso senso comune persino ciò che un tempo sarebbe passato come un residuo dell’immondezzaio ideologico dei fascismi. Di fronte a ciò, le parole degli Stati sono divenute come le foglie morte che si lasciano trascinare dalla direzione del vento. Non più parole date ma parole vuote.
Un florilegio di dichiarazioni ha accompagnato l’arresto di tua madre, niente affatto fortuito come si è maldestramente tentato di far credere. Si è parlato della cattura di una pericolosa latitante… che lavorava da anni per i servizi sociali del comune di Argenteuil. Questo bisogno di camuffare ogni volta gli arresti dei rifugiati, questa paura della trasparenza è rivelatrice dei sepolcri imbiancati che attorniano gli interessi inconfessabili di queste operazioni. Che motivo c’era d’inventare tutte queste fandonie se, come hanno sostenuto alcuni senza temer vergogna, si è trattato soltanto di far valere il principio della certezza della pena, di quelle che almeno non sono andate prescritte nel frattempo? Evidentemente si percepisce un deficit di legittimità a distanza di tanti decenni. Per questo si aggiornano le richieste d’estradizione ricorrendo ad ogni tipo d’espediente: congelando la personalità dei militanti di un tempo, avvalorando l’idea che l’essere non sia più un divenire ma un semplice essere stato, cristallizzato e fossilizzato.
Che senso ha tutto questo? Infatti non ha senso, è solo basso commercio tra intellingences, scambio di favori tra tecnostrutture securitarie, accordo di famiglia tra magistrati dei pool antiterrorismo che devono perpetuarsi ed a cui la politica ha ormai delegato sovranità e strategie. In questo caso più che punire un passato di cui si ha ormai una vaga e confusa memoria, si vuole sanzionare l’esperienza dei fuoriusciti, il loro presente: l’anticipazione del possibile che hanno rappresentato, ciò che avrebbe potuto essere il futuro italiano se fosse stata varata un’amnistia per gli anni 70. Una smentita cocente per gli imprenditori dell’Emergenza, un esempio da cancellare ricorrendo ad una sorta d’aggiornamento della sanzione. Ciò che discende da scelte sovrane dello Stato francese è di fatto equiparato a una condotta criminale del singolo rifugiato, che una volta estradato si vede rimproverare la dimensione intellettuale e culturale, le relazioni sociali, familiari e lavorative costruite nel frattempo. L’esilio come colpa, dunque. Si tratta della palese ammissione che ad essere perseguita è sempre meno la condotta politica attribuita in passato ma l’identità stessa delle persone oggetto di queste sanzioni. Altrove, nel ceto politico di Destra come di Sinistra, c’è invece chi trova conveniente fare dei rifugiati l’ultimo resto del secolo breve su cui gettare l’anatema per meglio sbiancare le proprie carriere istituzionali da un passato imbarazzante.
È questo il sigillo che le democrazie attuali pongono sulla reiventata figura del nemico politico interno eletto a pericolo permanente e immutabile.
Cara Elisa, ora tua madre ha un grande bisogno di te. Stalle vicino.

Roma, 26 gennaio 2008