Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Basta ya con las noticias falsas sobre el secuestro de Moro, un grupo de historiadores escribe una carta abierta contra las conspiraciónes

Varios medios insisten en proponer de nuevo a sus lectores falsos misterios y recurrentes fantasías de conspiración sobre el secuestro de Aldo Moro. Ocuriò tambièn en el manifiesto el pasado 2 de agosto.​ Con motivo del cuadragésimo aniversario de la masacre de Bolonia, un artículo de Tommaso di Francesco y un discurso de Saverio Ferrari hacen referencia al tema, aunque no tenga nada que ver con el tema abordado.​ Nos referimos, en particular, al siguiente pasaje «… Catracchia, el administrador de la cuenta del Sisde de los edificios en via Gradoli, donde en el número 96 estaba el antro de las Brigadas Rojas alquilado por el ingeniero Borghi, alias Mario Moretti, donde Aldo Moro estuvo inicialmente preso».
Es una afirmación sin fundamento que lleva al lector a creer que haya un vínculo oculto entre el Sisde y las Brigadas Rojas: un vínculo, en realidad, siempre negado por las investigaciones historiográficas y por los hallazgos procesales.​ Por lo contrario, la actividad judicial y las distintas comisiones de investigación determinaron que el Honorable​ Moro nunca ha estado secuestrado en las instalaciones de via Gradoli, que en cambio sirvió como base para dos brigadistas, Mario Moretti y Barbara Balzerani.​ La última Comisión Parlamentaria de Investigación sobre el caso Moro incluso llevó a cabo una investigación de DNA sobre los hallazgos secuestrados en el apartamento de via Gradoli, señalando la ausencia de rastros genéticos atribuibles a Aldo Moro.
Con respecto al episodio del alquiler en via Gradoli, hay que decir que han surgido unas claras evidencias en mas de una Corte de Assise.​ Parece correcto señalarlas, las enumeramos en estas pocas líneas:

  1. El ingeniero Borghi / Moretti alquiló el local en via Gradoli 96 siguiendo un anuncio normal en diciembre de 1975;
  2. Los propietarios eran Giancarlo Ferrero y Luciana Bozzi, propietarios del apartamento de la escritura en fecha 01/07/1974;
  3. Se constata que se trató de una transacción entre particulares, sin involucrar a la figura del administrador;
  4. El Sisde, el nuevo servicio secreto civil, fue creado en 1977, es decir, dos años después de la firma del contrato de arrendamiento de la base de las Brigadas Rojas.
  5. Es evidente que el contrato de arrendamiento entre las Brigadas Rojas y los cónyuges Ferrero no podía, por lo tanto, involucrarse con el Sisde, que en aquel entonces no existía.
  6. También hay que recordar que, como se sabe, la base de las Brigadas Rojas en via Gradoli 96 dejó de ser un “antro” en 1978, precisamente durante el secuestro de Moro.
  7. Para evitar contigüidades desmotivadas y engañosas, se debe enfatizar que la base de los Nar (formación neofascista) estaba en cambio en el número 65 en via Gradoli y en cualquier caso su estancia se remonta al1981. Otro extremista de derecha había vivido en via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli de Tercera posición (formación neofascista), pero en 1986, muchos años después de los hechos en cuestión.​ En aras de la exhaustividad de los documentos, en todo caso conviene precisar que no se trataba de la misma habitación que ocupaban en ese momento las Brigadas Rojas. Finalmente, parece que no fue el administrador Catracchia, sino otro extremista de derecha, hijo de un magistrado de Casación que alquiló el estudio a Tomaselli: Andrea Insabato, propietario del pequeño apartamento y, además, futuro terrorrista en la sede del Manifiesto en diciembre del 2000.
  8. De toda forma las tres empresas inmobiliarias, propietarias de unos appartamentos presentes en los dos edificios del numero 96, han sido creadas antes del nacimiento del Sisde, por esa razon, no podian ser una emanación.
  9. En particular, estàn en las actas las propiedades inmobiliarias de Vincenzo Parisi, en 1978 comisario de Grosseto, desde 1980 en plantilla en el Sisde (del que se convierte en director en 1984) y en 1987 jefe de policía.
  10. La intensa actividad inmobiliaria del gerente de Parisi, con los apartamentos propiedad de sus hijas María Rosaria y Daniela, no parece recordar misterios ocultos.​ En todo caso, existen hechos notariales sobre el número 75 que se producen por primera vez un año y medio después del secuestro de Moro, mientras que los posteriores, relacionados con el número 96, se producen a mediados de los años 80: cuatro y nueve años después de la firma del 1975 contrato de arrendamiento por las Brigadas Rojas.
  11. En lo que respecta al edificio de via Gradoli, estas fechas no suelen ser comunicadas a los lectores.​ Por otro lado, en esta como en muchas otras ocasiones, la precisión de los tiempos cronológicos es necesaria para una interpretación ponderada de los hechos inspirada al método histórico.​ Un correcto análisis de los tiempos, las fuentes y el vínculo causa-efecto niega rotundamente cualquier posible participación de entidades no imputables a la lucha armada emprendida por las Brigadas Rojas en el lejano 1970. Por eso denunciamos el incumplimiento de los criterios más elementales de verdad y lógica en la reconstrucción. de hechos y circunstancias, una degeneración particularmente grave de y en la prensa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 de agosto de 2020 (actualizado el 1 de octubre 2020)

Versión original https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Quiénes son los 60 signatarios de la carta:
El discurso fue preparado por un gran grupo de historiadores y expertos, que durante mucho tiempo han estado involucrados en estudios históricamente relevantes sobre las Brigadas Rojas y otras formaciones de combate, más generalmente sobre los movimientos subversivos de la década de 1970. Aquí hay una breve información.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Stop conspiracy theories and fake news on the Moro kidnapping, historians and scholars sign an open letter and challenge the dominant narrative

Public authorities, istitutional parties and media insist on perpetuating fake mysteries and recurring conspiracy theories about the kidnapping of Aldo Moro [President of Christian democracy]. According to this narrative, the kidnapping of Moro was etero-directed by the C.I.A. and carried out thanks to their support. The craziest insinuation, never proved but repeated all over the places including popular films with Hollywood actors, concerned one of the leading members of the Red Brigades, Mario Moretti (arrested in 1981 and still in jail), being a C.I.A. agent in disguise. Long time has passed since then. Nevertheless, the misinformation campaign has been so successful as to become the authoritative narrative concerning those years, acritically accepted even by left-wing newspapers. The open letter concentrate on fake news concerning the base in which Moro was held prisoner

Several media and newspapers keep suggesting that there are still unsolved mysteries about the kidnapping of Aldo Moro [president of Christian democracy]. The most recent example is the issue of manifesto of last 2 August, which came out on the fortieth anniversary of the Bologna Station bombing, attribuited by the judiciary to the NAR, a neo fascist group. An article by Tommaso di Francesco and a talk by Saverio Ferrari hinted at the Moro kidnapping, although it has, little to do with the addressed topic. We refer, in particular, to the following passage «… Catracchia, the administrator on behalf of the Sisde of the buildings in via Gradoli on behalf of the Sisde [Democratic security information service, the civilian secret service], the very same street hosting, at street number 96, the where at number 96 there was the Red Brigade’s den which was rented by the engineer Borghi, alias Mario Moretti, where Aldo Moro was initially held prisoner».
This last unsubstantiated claim may lead readers to believe that there was some secret connection between SISDE and the Red Brigades. As a matter of fact, however, both historiographical research and trial findings reached the conclusion that there was no such connection: Moro had never been detained in the apartment located in via Gradoli, which was merely the base used by the Red Brigades members Mario Moretti and Barbara Balzarani, as several Inquiry Committees appointed by Parliament in order to investigate the Moro case also have acknowledged. In particular, a DNA analysis commissioned by the most recent Inquiry Committee on the objects found in the Via Gradoli apartment rules out genetic traces attributable to Aldo Moro.
As concerns the renting of the Via Gradoli apartment, we can therefore make the following points based on the evidence assessed through the various trials relating to the case:

  1. Engineer Borghi/Moretti found the apartmen in via Gradoli 96 simply through an advertisement in December 1975;
  2. The owners were Giancarlo Ferrero and his wife Luciana Bozzi, who had bought the apartment on 1/07/1974;
  3. The lease agreement was a transaction between individuals, with no involvement whatsoever of any administrator or other third-party;
  4. SISDE, the recently formed Secret Service answering to the Ministery of Internal affairs, started its activities in 1977, that is, two years after Moretti, on behalf of the Red Brigades, signed the lease agreement;
  5. SISDE could not therefore have been involved in the lease agreement between Moretti/Borghi and the Ferrero family;
  6. The Brigades Rouges stopped using that apartment as a base as early as 1978, precisely during the period of Moro detention.
  7. To avoid ungrounded and misleading associations, we highlight that the Nar (a neofascist group) headquarter was at number 65 in via Gradoli, and the occupancydates back to 1981. It is true that another right-wing extremist, Enrico Tomaselli, a member of Terza Posizione, used the apartment in via Gradoli 96, but he started using it as late as 1986, that is, many years after the facts we are considering. For the sake of completeness, it should be noted that the apartment Tomaselli used was not the same used by the Red Brigades years before. Finally, Tomaselli rented that flat not from Catracchia, but from another right-wing extremist, Andrea Insabato, the son of a Supreme Court judge and the perpetrator of the bombing of the manifesto building years later in December 2000.
  8. The three real estate companies that own some of the apartements in the two buildings at number 96 of via Gradoli were created before the birth of the Sisde therefore they could not be an emanation for this Service.
  9. All records concerning of the real estate properties of Vincenzo Parisi, who was appointed Police Chief of Grosseto in 1978 and who started working for SISDE in 1980 (of which he became Director in 1984), are available.
  10. The busy rental business that Parisi ran at the apartments registered in the names of his daughters Maria Rosaria and Daniela does not entail any mystery lying behind it, and, in any case, the earliest leasing contract concerning these apartments postdates the Moro kidnapping by one and half years, while Moretti/Borghi had signed the lease contract as far back as 1975, that is, four years earlier.
  11. In most accounts of the rental of the via Gradoli apartment, these chronological facts are simply ignored. However, on this as on many other topics, chronological accuracy is essential in order to arrive at a weighted and methodologically sound evaluation of the facts. A correct analysis of the dates, the sources and the cause-effect relations rules out any involvement of other entities external to the Red Brigades in the armed struggle which they had undertaken as early as 1970. We therefore reject the dominant narrative in the Italian press concerning these events and circumstances for both failing to meet the most elementary standards of truth and for defying logic: an example of how not to do journalism.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Rome, August 12 2020 (updated October 1st 2020)

Original version https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis Powers’ V-1 Carrying Capital Ship” (Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono:
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.

Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

Oreste Scalzone, «Cara Rossanda sbagli, serve una radicale critica neogarantista»

All’intervento di Rossana Rossana, «Perché non sono più garantista» del 17 luglio 1979, che abbiamo pubblicato nei giorni scorsi (leggi qui), replicò l’8 e 9 agosto successivo Oreste Scalzone, rinchiuso da quattro mesi a seguito della retata del 7 aprile 1979 nel carcere romano di Rebibbia

 

«Cara Rossanda, a proposito del tuo corsivo Perché non sono più garantista, alcune obiezioni.
La tua conoscenza del movimento comunista ‘storico’ è troppo qualificata perché possa sfuggirti il fatto che – soprattutto in quella tradizione – la “veridicità” del merito degli argomenti viene il più delle volte sopraffatta dalla logica dello schieramento. Ora sottrarsi a questa ‘legge’ ogniqualvolta sia possibile è senz’altro doveroso anzi, è il fondamento della possibilità stessa di quella cultura “eretica” che è una delle radici della critica radicale […]
A me pare che nel tuo corsivo si perda la distinzione – anzi, la contrapposizione – fra critica (di parte comunista) del diritto e soppressione del diritto stesso. La critica del ‘diritto uguale’ mette capo infatti a un discorso sulla estinzione del diritto entro la fine delle forme economiche e statuali, dentro la fine di ogni forzosa omologazione dei soggetti diversi in
una astratta eguaglianza definita dal tempo di lavoro, dal valore, dal denaro, dal suffragio, dalla rappresentanza.
Dal punto di vista della trasformazione sociale, una critica del diritto che non sia articolazione della critica della forma “Stato” (e, per meglio dire, del rapporto di capitale, della sintesi sociale, realizzata dal mercato, delle forme statuali), non ha senso né fondamento. Così come una critica delle ‘garanzie’ separata da una critica del potere può mettere capo solo a delle conseguenze regressive, reazionarie: può solo trasformarsi in un’ideologia e/o tecnologia del dominio.
Dal punto di vista della liberazione, una critica del carattere formale, non neutro delle libertà (come parzialissimi e ambigui vincoli, limiti, correttivi del potere) non ha seno se separata da una critica radicale dei poteri.
Mi pare che, nel tuo pezzo non si faccia la distinzione fra ineguaglianza e differenze. Ci si limita a riproporre la critica ‘classica’ – perfettamente valida, ma inefficiente – per cui il “diritto uguale” (formale) si fonda sulla ineguaglianza (reale) dei soggetti. Ma questo è solo il punto di partenza, e solo tale può essere. Andando oltre, oggi possiamo ben dire che – al livello della maturità del comunismo – il problema della rivoluzione non è certo quello di stabilire una sorta di “diritto ineguale” (formale) che rovesci ‘per decreto’ questo stato di cose. In questo senso, il cammino possibile della liberazione, della rivoluzione, è ormai irrevocabilmente oltre l’orizzonte della dittatura del proletariato come perfetta democrazia […]
In questo senso, nessun passo in avanti del discorso è possibile, senza una critica radicale – fondata peraltro su una serie di categorie di matrice marxiana – della democrazia e del socialismo. Si tratta di una critica specificatamente rivolta alla “democrazia socialista”, a quel nesso democrazia/socialismo che, coniugando l’eguaglianza dei soggetti sotto l’indifferenziato dominio della legge del valore con la rappresentanza della “volontà generale” dei cittadini-lavoratori, inevitabilmente abolisce una serie di ‘libertà’, senza perÚ che esse trascorrano nella libertà comunista […]
Dentro questa tematica che si autodefinisce “neogarantista” c’è qualcosa di più di una possibile tattica difensiva; ed è qualcosa che merita di essere approfondito e – se del caso – assunto. E dico questo non solo tenendo conto delle lucide precisazioni di Ferrajoli (la radicale differenza tra questo ‘neogarantismo’ e il vetero-garantismo classico; il suo porsi come necessariamente e dichiaratamente complementare a un’effettiva costituzione di processo di contropotere che continuamente determinino una dinamica squilibrante, una rimessa in discussione permanente della “costituzione materiale”); dico questo soprattutto perché ritengo che questa tematica possa essere assunta come elemento significativo di un rapporto tra costituzione del soggetto comunista di massa e forme dell’antagonismo […]
Si tratta di considerare i dal punto di vista di questo potente, ampio, ricco processo di costituzione del soggetto, del soggetto sociale, di massa, della trasformazione comunista […] Si tratta, per esempio, intanto, di affrontare il tema – appena abbozzato – dell’autodifesa delle comunità (che elettivamente su questo terreno di socializzazione indipendente – strategicamente offensiva nel suo stesso emergere e volgersi – si vengono costituendo) dal potere, dalle materiali operazioni di contenimento, di interdizione, di coazione che esso esercita. In questo senso, in ordine a questa prospettiva, il “neogarantismo” – come coerente e intransigente critica del potere, come sistematica proiezione del conflitto sui livelli e sugli equilibri della “costituzione materiale” – può diventare teoria specifica […] di una potente dinamica conflittuale tra contropotere o componenti critiche e ‘conflittuali’ che si muovono e agiscono nel limite della legalità.
Mi interessa in particolare l’articolazione giuridico-processuale di una linea di intransigente radicalità “neo-garantista”.
Consentimi di fare l’esempio del “processo 7 aprile”, che è stato peraltro il “caus belli” di questo dibattito. Ecco, io credo che tutti dovrebbero fare la fatica di leggersi le 174 pagine del documento-monstre firmato dal consigliere istruttore Gallucci. Di questo documento, davvero si può dire che il mandato di cattura è niente, l’ordinanza è tutto. In essa si tenta una formidabile innovazione del diritto, consistente nella sua pratica dissoluzione e soppressione a favore dell’assunzione, da parte dello Stato, di una logica di guerra. Inversione dell'”onere della prova” […] legittimazione del sospetto, della “verosimiglianza” di un’ipotesi accusatoria agli occhi del potere, come sufficiente motivo per tenerti in galera: questi sono i capisaldi della “filosofia repressiva” di Gallucci. Col 7 aprile si apre in forma stabile – sufficientemente esplicita e clamorosa da poter costituire un corposo precedente -, la lista dei “prigionieri di guerra” in questo paese […]
Ecco: io credo che contro questa “filosofia” della soppressione del diritto da parte dello Stato, la prima trincea, la più radicale e avanzata in questo momento – per quanto riguarda la linea di condotta dei compagni prigionieri – sia un intransigente e animoso “neo-garantismo”.
Anche per questo mi ostino (anche in polemica con parecchi compagni) a rifiutare il ricorso a una tematica politica “innocentista”. Non foss’altro per il fatto che una impostazione innocentista finisce implicitamente per accettare o perlomeno subire l'”inversione dell’onere della prova”. In altre parole: se io accetto di fornire di me un ritratto, un identikit in positivo, vuol dire che abbandono il campo di una pregiudiziale e intransigente battaglia “garantista”.
Sono convinto che una posizione intransigentemente garantista dovrebbe rifiutarsi di accettare la farsa di interrogatori che non hanno più neanche le caratteristiche previste nello stesso codice di procedura e porterebbe a rifiutare il confronto con giudici che sono per loro stessa esplicita teorizzazione veri e propri componenti di un “braccio secolare” e che, come cinghia di trasmissione della ragion di Stato, si consentono ogni arbitrio. CosÏì stando le cose, ho deciso di rifiutarmi di “rispondere” non solo perché questo processo é già pubblico, ma perché credo di far funzionare i verbali di interrogatorio come strumenti di agitazione, di denuncia, di controinformazione. Ritengo comunque che, nella prossima fase, noi non abbiamo da “difenderci”, ma da mettere sotto accusa i nostri inquisitori.
E qui si tratta cara Rossanda, non già di rilevare l’astratto formalismo di questo metodo garantista. Si tratta semmai di lottare perché le “libertà” funzionino come libertà della lotta, come spazi di espressione utilizzati da quei nuovi soggetti – multiformi e concreti – che compongono il movimento della trasformazione sociale.
E’ per questo che l'”innocentismo” non mi convince. Perché mi sembra che equivalga a una mezza sconfitta. Insomma: se uno pretende di tenerti in galera perché, a dire della ragion di Stato, è “verosimile” che tu sia “terrorista”, nel momento in cui ti metti a proclamarti innocente hai già perso a metà. Perché hai avallato la loro decisione di legittimare il sospetto come elemento di accusa. Garantismo intransigente, radicale sul terreno processuale vuol dire invece che – quand’anche uno fosse un “combattente comunista” (o che so, il rapinatore del secolo o il mostro di Londra), non può essere tenuto in galera senza prove specifiche contro di lui. Sarà formalistico, sarà un criterio che può essere utilizzato anche dai Rauti e dai Sindona, come dici tu, ma – fintantoché viviamo sotto il dominio del capitale, fintantoché ci sarà uno Stato, un potere – questo è senz’altro il criterio pi “progressivo”. Anche perché – per un Rauti o un Sindona che, nel regime sociale vigente, fossero eventualmente condannati sulla base di una lacerazione di questo criterio -, senz’altro ci sarebbe un numero cento, mille volte superiore di proletari, di compagni, che finirebbero sotto la stessa mannaia. Converrai infatti, cara Rossanda, che la corporazione della magistratura è ancora meno “neutrale” delle “garanzie”, e che non ci sono dubbi su come userebbe – e già usa – ogni margine di discrezionalità concessole. Sappiamo bene quanto bisogna diffidare dei “tribunali del popolo” e della “giustizia rivoluzionaria” (cioè degli effetti di una critica pratica della “giustizia borghese” che si arresta a metà, che non va “fino al fondo delle cose”, che non è radicale); figurarsi se si può pensare di far funzionare i “tribunali borghesi” in modo (non formale e non neutrale) coevo agli interessi proletari, ai processi di trasformazione sociale. Non v’è dubbio alcuno che – se la verosimiglianza del sospetto agli occhi del potere diviene sufficiente a “legittimare” carcerazioni e condanne – la macchina penale si fa strumento ancor pi organico non solo al “sistema sociale”, ma anche al “regime politico” (e, più in particolare, alle direttive dell’Esecutivo in carica).
Anche per questo – e non certo per astratto moralismo – ritengo che vada respinta ogni sollecitazione ad “abiure” e “patteggiamenti” anche parziali. Ogniqualvolta sia necessario entrare nel merito dei fatti e delle questioni contestate si deve insistere sulla “rivendicazione” di una identità e di una storia di militanti comunisti che hanno operato all’interno della sovversione sociale. E questo non per motivi “di bandiera”, per moralistico ideologismo, per amor di “coerenza”; ma per il fatto che sono oggi in gioco elementi che vanno a configurare un corposo precedente […]
Last, but not least, io ritengo che sia necessario a tutti i costi di evitare di frammischiare elementi di un discorso e di una battaglia politica come la critica delle teorie del partito – guerriglia o delle ideologie militariste” – critica che ha una sua autonoma e antecedente ragion d’essere – con lo sviluppo di una “linea di difesa”. Si tratta infatti di cose ben distinte, che Ë opportuno e utile (oltreché corretto) tenere distinte […]
Insomma, per dirla in altre parole, se un giorno le teorie di Lucio Magri venissero messe sotto processo, l’adesione al Pdup venisse dichiarata reato, e qualcuno venisse ad arrestarmi per via del convegno sotto il tendone del circo Medini di 10 anni prima, non credo proprio che sfodererei il repertorio delle radicali divergenze che mi dividono dal pensiero e dalla prassi di Magri, né il mio primo pensiero sarebbe presentare ai giudici il “dossier” con tutti gli articoli che ho scritto contro di lui.
Anche per queste ragioni non ho condiviso “in radice” la presa di posizione che la più parte dei gruppi dell’Autonomia operaia organizzata ha effettuato, rispetto al discorso sull’amnistia.
Ritengo infatti che – dietro le giaculatorie di rito (formalmente “di sinistra”) tipo “niente trattativa”, “la lotta di classe non può conoscere tregua” et similia – si elude, anzi si rimuove, il problema reale. Affannarsi a dichiarare – in quelle prese di posizione – infondato ogni discorso sulla “trattativa”, dal momento che non esiste una “guerra”, vuol dire chiamarsi elegantemente fuori dagli enormi problemi sollevati, qui e ora, da un nodo – quello dei prigionieri “politici” e “sociali” – che c’é e che incomberà inevitabilmente sulla teoria di questo paese nei prossimi anni. Non foss’altro perché riguarda ormai – direttamente o indirettamente – migliaia e migliaia di persone […]
D’altra parte, c’è da chiedersi davvero – non per far retorica, demagogia e proclami – con quale improntitudine tanta gente possa pubblicamente dichiarare “sopportabile” dalla comunità sociale il quotidiano tributo di morti pagato alla “civiltà del lavoro”, e poi affermare che – se nel magma dei processi di trasformazione sociale ci sono anche “voci” che si esprimono con le armi -, questo deve necessariamente metter capo alla necessità di schierarsi con la “violenza legittima”, e con la scelta da parte dello Stato della “guerra totale” e della “soluzione finale”.
Che il potere faccia mostra di pensarla così, è normale: e il diffondere questa idea, la falsa coscienza di questa “necessità”, nel “senso comune sociale” fa parte delle “tecnologie del potere”. Ma lavorare a una sana critica “disfattista” di questo Stato che scopre il “valore della vita” solo davanti ai feretri dei suoi funzionari è compito di ogni componente “progressiva”.»

Fonte, Il nemico inconfessabile. Sovversione sociale, lotta armata e stato di emergenza in Italia dagli anni Settanta a oggi, Odradek 1999, ristampa 2007, pp. 123-136 Appendice 1

Via Gradoli, comitato anti fake su Moro: 51 storici firmano contro ‘complottismo’

In meno di un mese i firmatari «contro la dietrologia» sul sequestro Moro sono più che raddoppiati. A quei 23 tra storici, ricercatori, studiosi indipendenti e giornalisti che lo scorso 17 agosto avevano reso noto il loro circostanziato dissenso «sulle fantasie di complotto» (in modo particolare sulla vicenda di via Gradoli), si sono aggiunti altri 28 analoghi firmatari e portato a 51 il numero totale (qui il testo della lettera).
L’obiettivo è «spazzare via una volta per tutte la ‘fake news’ che vuole esistente un legame occulto tra il Sisde e le Br»: legame, in realtà, «sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali», si spiega nel documento. «L’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani», scrivono i firmatari, sottolineando che «l’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro».
«Dal punto di vista culturale, e politico, mi sembra che il nostro pacatissimo intervento sia stato un fatto significativo», commenta lo storico Marco Clementi, uno dei primi a sottoscrivere il documento. «È stata una presa di posizione rilevante per molti motivi, mi limito a citarne uno: richiama tutti, ma proprio tutti, a misurarsi con il principio di realtà e per esempio con la cronologia dei fatti. In breve, è la rivincita del punto di vista storico sulle dietrologie raffazzonate che hanno mistificato le narrazioni successive al sequestro».
I firmatari sono storici universitari, ricercatori indipendenti, giornalisti dedicati al tema. Molti tra loro hanno pubblicato saggi di ricostruzione sulla lotta armata e più in generale sui bellicosi anni Settanta. E ci sono anche studiosi stranieri, come Richard Drake, professore di storia alla University of Montana, autore di “Il caso Aldo Moro” (Tropea). Da segnalare le firme di Monica Galfrè e Massimo Scavino e di autori come Aldo Grandi e Massimiliano Griner, mentre si preannunciano altre firme che potrebbero ulteriormente ampliare il numero.
«Tanto da rendere esplicito – spiega Matteo Albanese, ricercatore presso l’università di Padova – un bisogno ormai diffuso: quello di processare criticamente le tante congetture, amplificate da molta e disattenta stampa come verità acquisite. Vere e proprie fake news, diciamolo. Stiamo ragionando sull’opportunità di intervenire più spesso, se e quando necessario».

Ai precedenti 23 firmatari (Matteo Antonio Albanese, Gianremo Armeni, Andrea Brazzoduro, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Silvia De Bernardinis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Eros Francescangeli, Mario Gamba, Marco Grispigni, Davide F. Jabes, Nicola Lofoco, Carla Mosca, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Francesco Pota, Nicola Rao, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Giuliano Spazzali, Davide Steccanella, Ugo Maria Tassinari) si sono aggiunti altri 27 tra storici e ricercatori.

Ecco i nuovi firmatari: Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale; Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder; Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur; Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali; Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova; Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento; Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”; Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze; Aldo Grandi, giornalista e saggista; Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico; Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes e ricercatore indipendente; Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino; Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi; Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Prunetti, scrittore e traduttore; Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo; Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina e direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba; Marco Scavino, ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino; Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.

Rossana Rossanda, «Perché non sono più garantista»

Rossana Rossanda se n’è andata dal secolo che non le apparteneva. Ragazza del Novecento, come lei stessa si era definita. Lo ha fatto in punta di piedi, senza disturbare ma anche senza voler esser disturbata dal brusio inutile che il nuovo millennio diffonde. E’ stata ricordata in una piazza di Roma da anziani esponenti del partito che l’aveva cacciata. Immagine orwelliana di nuovo millennio dove la reinvenzione del passato è divenuto il miglior modo per ipotecare il futuro. Ricordi anestetizzati hanno cercato di addolcire le parti più aspre e oggi indicibili del suo pensiero, di quel che scrisse e volle capire. Il percorso di conoscenza su quel che accadde in Italia negli anni 70, per esempio, e che fu per lei  lungo e accidentato. Mosso da un iniziale pregiudizio, anche arcigno, costellato da errori ma sempre animato da una sincera spinta a comprendere e non aver paura della realtà. Di lei conservo un ricordo personale. Nel settembre del 1991 mi ricevette nel suo ufficio al manifesto. Conoscevo da un po’ di tempo quella redazione che avevo cominciato a frequentare all’uscita dal carcere, nel dicembre del 1989. Rossana sapeva già di cosa dovevamo parlare: mi ricevette con fare circospetto, fece uscire tutti dall’ufficio, staccò il telefono e chiuse a chiave la porta, poi si avvicinò con la sedia. L’estate delle picconate cossighiane si era conclusa, la proposta di grazia per Renato Curcio con il corollario di una soluzione di tipo amnistiale per i reati politici degli anni 70 era sfumata. A settembre, il governo Andreotti col sostegno del Pci aveva messo definitivamente la pietra tombale su ogni apertura. Non c’erano più margini politici per restare in Italia, salvo accettare lunghi anni di galera. Ero lì per discuterne con Rossanda. Lei mi appoggiava, anzi sollecitava da «vecchia comunista» la mia partenza. «Mettiti in salvo, poi si vedrà!». Rimanemmo d’accordo che se qualcosa fosse andata male sarebbe intervenuta sulle pagine del suo giornale per difendere la mia scelta e mettere a tacere qualsiasi strumentalizzazione della magistratura. Tutto filò liscio. Arrivai a Parigi dove iniziai la mia nuova vita di rifugiato. Tre anni dopo, quando ero nella prigione parigina della Santé sotto procedura estradizionale e il mio futuro sembrava segnato, ricevetti una sua lettera: mi chiedeva scusa. Aveva provato a sollecitare ambienti della sinistra francese, senza esito. In Italia aveva vinto Berlusconi e vedeva tutto nero

Paolo Persichetti

«Perché non sono più garantista» fu il titolo di un clamoroso articolo scritto da Rossana Rossanda nell’estate del 1979. Un acceso dibattito sul garantismo si svolse sulle pagine del manifesto tra il luglio e l’agosto 1979 a seguito della retata del 7 aprile 1979 contro l’Autonomia e più in generale la differenziata area politica proveniente dall’ex Potere Operaio. Una operazione giudiziaria che rappresentava un salto di qualità nella risposta repressiva dello Stato, con l’impiego per la prima volta su larga scala delle nuove norme previste dalla legislazione speciale, il ricorso a prove logiche e teoremi accusatori, e l’irruzione sulla scena di un forte protagonismo giudiziario, apertamente combattente, investito di un dichiarato potere di supplenza politica contro la sovversione. In alcuni ambienti assai ristretti della sinistra non emergenzialista e in alcuni settori “democratici”, piuttosto circoscritti, sensibili al problema delle garanzie e delle tutele previste in uno Stato di diritto, e non ancora assuefatti o velocemente logorati dall’emergenza, vennero sollevate critiche e una prima timida riflessione si aprì sulle forme di risposta da fornire all’offensiva giudiziaria.
Una discussione che partì fin dai suoi inizi col piede sbagliato. Rossana Rossanda fu una delle protagoniste di quel confronto: dopo una tavola rotonda tra diversi magistrati e giuristi (Misiani, Saraceni, Rodotà e Ferrajoli, il manifesto del 15 luglio 1979), scrisse un corsivo intitolato «Perché non sono più garantista» il manifesto 17 luglio 1979, polemizzando contro i termini di un «neogarantismo» che esulava dai confini del garantismo classico. Riproponendo uno degli atteggiamenti tradizionali della cultura sostanzialista più qualificata del movimento operaio, quella che poggiava su un uso strumentale del formalismo giuridico borghese, lì dove preservava alcune garanzie di libertà personale e di tutela nel processo penale, la Rossanda criticava gli eccessi di un radicalismo garantista (da lei definito «garantismo politico») che rischiavano di ricondurre, a suo avviso, unicamente su un terreno – non certo neutro e che occulta le differenze reali – quale quello dell’egualitarismo astratto del formalismo borghese, per finire col confondere la democrazia con lo Stato di diritto.
La diffidenza rispetto a un utilizzo radicalmente estremo della tematica delle garanzie, sospettata di eccessive influenze e ambiguità con la cultura giuridica borghese, venne criticata da Oreste Scalzone con un intervento scritto dal carcere di Rebibbia, dove era rinchiuso, qualche tempo dopo e che potete leggere qui: Cara Rossanda sbagli, serve una radicale critica neogarantista

Dal manifesto del 17 luglio 1979, Rossana Rossanda:
«Credevo di essere una garantista di ferro. La tavola rotonda apparsa domenica sul manifesto mi ha fatto cambiare idea. “Garantismo», mi ero detta, è semplicemente coscienza che allo stato attuale dei rapporti istituzionali e del diritto, siamo costretti – pena abusi maggiori in una democrazia già largamente imperfetta – a valerci di norme classiche del diritto borghese e della sua tendenziale riduzione alla sfera dell’inviolabilità di alcune prerogative dell’individuo. Sapendo, senza illusione alcuna, che di diritto borghese e di difesa del livello individuale si tratta.
Ero garantista lo stesso. Giacché non conosco altro diritto che borghese; il quale peraltro lascia non solo “aperto”, ma irrisolto, anzi tende e rendere irrisolvibile ogni forma di “società regolata” che pretenda ad esempio sconvolgere le basi della proprietà (dalla terra alle case sfitte). Non solo ma, per sua natura, esso frena una vera “critica del diritto”, attraverso la quale non solo magistrati e filosofi ma anche le masse pongano mano all’embrione di nuove fonti, non abusive e di pochi, di legittimità […]
Ero garantista sapendo tutto questo. E altresì che, oltre ad essere borghese, il garantismo è quell’aspetto specifico della norma che difende l’individuo non solo dallo “Stato” ma in qualche misura da “tutta la società”, in quanto il suo movimento leda alcune sue storicamente acquisite – ma non per questo eterne né pregevoli – libertà. Esso protegge infatti i diritti attuali largamente ineguali. E quindi meno l’individuo debole e isolato, che quello forte e organizzato: essi sono in grado assai diverso da coprirsi con quelle prove che il garantismo esige. Questo una volta lo imparavamo tutti con l’abbici del marxismo […] Il prezzo che paghiamo al garantismo è l’inafferrabilità del mafioso, l’impossibilità di inchiodare giuridicamente il mandante di Portella della Ginestra o quella di sciogliere il MSI. E quindi anche di colpire qualche appena strutturata organizzazione terroristica, quando questa sceglie la clandestinità (non tutto il terrorismo la sceglie, come in Italia) […]
Ma non nascondendomi a quale prezzo. Sapendo e dicendo che, più garantisti si è, più si deve avvertire e dichiarare il limite pauroso del diritto borghese come strumento reale d’una democrazia politica, per non parlare d’una società in via di rivoluzionamento. Sapendo, per dirla con Brecht, come la legge sia “ingiusta”, perché applicata a soggetti inuguali; e quindi usandola col senso acuto del suo possibile uso ambiguo […] C’è una responsabilità politica – e non solo ideologica ma fattuale, in quanto l’ideologia modelli dei comportamenti e li induca – che sfugge al diritto; il quale quindi becca, quando becca, il picchiatore fascista di liceo e assolve Pino Rauti, o cattura, se cattura, quella che si chiama la manovalanza delle BR ma non inchioderà mai, salvo delazioni o casi straordinari di “fortuna” inquisitoria, i capi. E naturalmente e giustamente libera di responsabilità qualsiasi idea e scritto, che non si trovi direttamente vincolato al fatto commesso. Chi non vede allora la distanza fra “garantismo” e un’idea della giustizia non derivata dal diritto formale, dunque inuguale? Così, “la democrazia si difende con la democrazia” non è la stessa cosa di “la democrazia si difende con le istituzioni del formalismo borghese”? […]
Io, dunque, garantista sul terreno processuale, non lo sono su quello politico […] del garantismo denuncio il limite formale dunque ingiusto, l’incapacità politica, la povertà. E vedo l’uso che il terrorismo ne fa, o coloro che terroristi non sono, ma considerano il terrorismo un’insorgenza di sinistra, da difendere o da attaccare come pure errore tattico, forma di rivoluzione imperfetta. In verità, la cultura garantista ci copre scarsamente sia dalle deviazioni autoritarie, sia dalle conseguenze del terrorismo. Giacché se questo prevalesse – quello centralizzato, cui, non si capisce in base a quali elementi crede Gallucci(1), o quello decentrato cui, non so in base a quali argomenti, crede Misiani – o anche solo esplodesse in quella forma di guerra civile che Calogero(2), lui solo, già vede in atto, mentre  alcuni leaders o testi dell’autonomia vagheggiano come forma “aurorale” della loro rivoluzione, sarebbe spazzata via ogni garanzia dallo scontro tra apparati prima, o dal gruppo che finirebbe col prevalere poi, il quale sicuramente chiuderebbe ogni forma di mediazione istituzionale. Ne risulterebbe infatti, fosse la destra a vincere o fossero le BR o il “partito armato”, una forma burocratica e coatta di Stato; il solo che possa produrre sia una reazione classica sia una forma militarizzata di “eversione” (questa è la contraddizione di fondo dell’idea di comunismo dell’autonomia) […]
La democrazia, come terreno conflittuale aperto, e il movimento operaio sono dunque messi in pericolo sia da una deviazione autoritaria e illiberale della magistratura, rispetto alla quale il garantismo offre argini modesti, sia dalla teoria e pratica dell’eversione, rispetto alla quale non ne offre alcuno. Quando si fa un discorso politico questo va detto. E non per aggiungere al giuramento per la libertà un giuramento rituale antiterrorista, ma per fare un passo avanti nella definizione delle cause sociali del terrorismo (tutto ha cause sociali, anche il fascismo), e nel giudizio sulla sua valenza politica per il movimento di classe e per la democrazia […]
Allora limitarsi a essere “garantisti puri” significa regredire a prima di Marx, lasciare il campo libero – perché quel diritto non può vederli – ai meccanismi di lotta politica che non garantiscono nessuno, perché prescindono duramente dal diritto, il quale a sua volta se ne lava le mani. Questo “garantismo come teoria” non come tecnica processuale, per formazione culturale e per posizione politica non mi va e non mi basta».

Fonte, Il nemico inconfessabile. Sovversione sociale, lotta armata e stato di emergenza in Italia dagli anni Settanta a oggi, Odradek 1999, ristampa 2007, pp. 123-136 Appendice 1

Note
1
. Achille Gallucci, giudice istruttore del tribunale di Roma, firmò l’ordinanza di rinvio a giudizio nella quale si configurava, tra gli altri, il reato di«insurrezione armata contro i poteri dello Stato» per gli imputati arrestati nel corso dell’operazione 7 aprile 1979.
2. Pietro calogero, magistrato della procura di Padova protagonista dell’inchiesta 7 aprile diretta contro militanti e dirigenti dell’Autonomia.

Dietrologie e complottismi sono la versione aggiornata del nuovo negazionismo storiografico

In un articolo apparso sul manifesto del 9 settembre 2020, Marco Rovelli, sostiene che vi sia una fondamentale differenza nella cultura del sospetto che anima gli attuali negazionismi complottisti sul covid, no vax ecc… e la cosiddetta «controinformazione applicata su piani spazio temporali specifici»: strategia della tensione, rapimento Moro, trattativa Stato-mafia (leggi qui).
In realtà esistono decisive affinità tra i due modelli di negazionismo: il primo scientifico, l’altro storiografico. Il dispositivo cognitivo è lo stesso e le tecniche narrative analoghe: false correlazioni, approssimazioni, de relato di pentiti spesso attribuiti a defunti, spregio della cronologia e molto altro condito da un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. La questione per altro è stata paradossalmente posta proprio al manifesto da un gruppo di storici e ricercatori per quanto era stato scritto sui rapporti tra Br-Sisde in via Gradoli su alcuni articoli apparsi il 2 agosto 2020 (leggi qui e qui) in occasione del quarantennale della strage di Bologna (La lettera degli storici e ricercatori contro fake news, dietrologie e complotti nella vicenda Moro)
In passato mi è capitato di sostenere che si tratta del confronto tra due paradigmi contrapposti: uno galileiano e l’altro orweliano. Dietro la pretesa di svolgere «controinformazione» c’è in realtà un processo cognitivo che ha introiettato una sorta di culto ossessivo dei poteri occulti, dei poteri invisibili. Si tratta di una degenerazione delle vecchie teorie delle élites, che almeno avevano un fondamento nelle matrici sociali ed economiche di società oligarchiche. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, dal nascosto fino all’esoterico, piuttosto che tentare di andare alla radice, scavare, scarnificare, approfondire, scendere al fondo delle cose, fare l’anatomia della società, come scriveva Marx, non l’alchimia, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri». Una visione che ricorda terribilmente le narrazioni reazionarie elaborate contro gli scossoni della modernità politica, e che vide nell’abbé Augustin Barruel un capostipite, con le sue «memorie per la storia del giacobinismo», ridotto ad una cospirazione della setta degli Illuminati di Baviera.
E’ sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava.
L’ idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Che la comprensione della società, del mondo, della storia, si risolva con una risalita verso l’alto, ricostruendo l’ordito della cospirazione, quell’apice dove i burattinai tirano i fili, regolano i giochi, è divenuta una forma di pensiero povero, di semplificazione consolatoria. Un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione dei poteri mai rimessi in discussione, del capitalismo attuale che con le dietrologie vuole insegnarci che ribellarsi, non solo non è mai stato giusto, anzi è stato sempre sbagliato perché non è mai servito a nulla conducendo inevitabilmente alla sconfitta, ma che – in realtà – dietro ogni ribellione non c’è genuinità, sincerità, ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.

Paolo Bolognesi, imprenditore della memoria della strage di Bologna, fa marcia indietro. Torna la foto di Maria Fresu

«Dopo aver balbettato bugie per due giorni cadendo in un groviglio inestricabile di contraddizioni prive di qualunque giustificazione, Paolo Bolognesi ha ripristinato la foto di Maria Fresu sul sito dell’associazione delle vittime della strage di Bologna». Lo scrive  Laura Fresu, cugina di Maria, la giovane mamma di 23 anni morta nella strage di Bologna con la figlioletta Angela, di appena 3 anni, e l’amica Verdiana Bivona, dopo che il nome della cugina era stato cancellato dall’elenco delle vittime del 2 agosto 1980 e dalla relativa galleria delle fotografie del sito dell’associazione dei familiari delle persone decedute dell’attentato presieduta da Paolo Bolognesi. Laura Fresu interviene dopo che proprio Bolognesi, replicando a una durissima lettera aperta nella quale la cugina di Maria denunciava il fatto, aveva spiegato all’Adnkronos di non aver «mai cancellato nulla»: «Cliccando sulla foto della bambina viene fuori anche il nome della madre – aveva detto il presidente dell’associazione – Il sito si sta ristrutturando e adesso, se ci daranno l’autorizzazione i familiari, metteremo anche la foto di Maria Fresu». Non basta, sostiene Laura Fresu, che chiede all’associazione di impegnarsi a fare di tutto per ritrovare i resti del corpo di Maria Fresu. Ecco il testo integrale della sua risposta a Paolo Bolgnesi

Dopo aver balbettato bugie per due giorni cadendo in un groviglio inestricabile di contraddizioni prive di qualunque giustificazione, Paolo Bolognesi ha ripristinato la foto di Maria Fresu sul sito dell’associazione delle vittime della strage di Bologna.
La veste grafica del sito dell’associazione era cambiata nel 2017. Prima vi appariva solo la lista delle 85 vittime tra cui c’era il nome di Maria. Le foto delle vittime erano poche e potevano essere viste cliccando solo su alcuni nomi, non quelli di Maria e della figlia Angela. Nel corso del 2017 è stato aggiunto il mosaico fotografico, così è apparsa la foto della figlia, Angela Fresu, ma non l’immagine di Maria di cui era scomparso anche il nome. Solo cliccando sulla foto della figlia si leggeva di lei: «si sono perse le tracce». Nulla di più. La sua memoria era evaporata insieme al suo corpo. Questa tardiva riparazione tuttavia non offre risposta alla domanda: perché Maria Fresu non c’era? Perché è stata necessaria una denuncia pubblica? Perché Bolognesi non ha mai sollecitato le autorità affinché si attivino per ritrovare le tracce di Maria, svolgendo i raffronti del Dna con i resti di tutte le altre vittime. Di cosa ha paura Bolognesi?
Maria non è scomparsa e la scienza forense spiega che non può essersi dissolta, tracce anche piccole restano e prima di poter affermare che i resti del suo corpo sono andati smarriti nei detriti della stazione bisogna adempiere tutti gli atti necessari. Perché Bolognesi non lo fa?
Il ripristino della foto sul sito dell’associazione colma un vuoto ma non risolve la questione: Bolognesi deve dirmi se vuole occuparsi del destino che ha avuto il corpo di mia cugina. L’associazione che presiede da 24 anni è interessata a sostenere questa iniziativa? Farà finalmente qualcosa per sapere dove si trovano i resti di Maria Fresu?

Laura Fresu, 9 settembre 2020

Cesare Battisti inizia lo sciopero della fame

Da martedì 8 settembre 2020 Cesare Battisti ha iniziato lo sciopero della fame. In una lettera inoltrata al suo legale, l’avvocato Davide Steccanella, spiega: «Avendo esaurito ogni altro mezzo per far valere i miei diritti, mi trovo costretto a ricorrere allo sciopero della fame totale e al rifiuto della terapia». Battisti, ricorda il suo legale, è da oltre un anno e mezzo in isolamento nel carcere di Oristano, un isolamento «di fatto del tutto illegittimo». La pena accesoria dell’isolamento diurno, a suo tempo inflitta, era infatti di sei mesi, ed è terminatia nel giugno 2019. Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui è l’unico ospite. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario

 

«La morsa del DAP (Dipartimento Amministrazione Penitenziaria) – scrive Battisti nella lettera – messa puntigliosamente in esecuzione dalla autorità del carcere di Oristano, ha resistito provocatoriamente a tutti i miei tentativi di far ripristinare la legalità, e la dovuta concessione dei diritti previsti in legge, ma sempre ostinatamente negati. A nulla sono valse le mie rimostranze scritte o orali rivolte a questa Direzione, al Magistrato di Sorveglianza, all’opinione pubblica. A Cesare Battisti – scrive ancora lo stesso Battisti, condannato all’ergastolo per 4 omicidi e arrestato nel 2019 dopo 37 anni di latitanza – non è nemmeno consentito sorprendersi se nel suo caso alcune leggi sono sospese: è quanto mi è stato fatto capire, senza mezzi termini, da differenti autorità».
«Pretendere un trattamento uguale a quello di qualsiasi altro detenuto – si legge ancora nella missiva – è una contesa continua, estenuante e che coinvolge gli atti più ordinari del mio quotidiano: l’ora d’aria; l’isolamento forzato e ingiustificato; l’insufficiente attendimento medico; la ritensione arbitraria di testi letterari; le domandine sistematicamente ignorate; oggetti di varia utilità e strumenti di lavoro negati, anche se previsti dall’ordinamento penitenziario, ecc». Da qui l’annuncio dello sciopero della fame e del rifiuto delle terapie per malattie di cui soffre.
Il tutto, scrive ancora Battisti, «affinché sia disposto il mio trasferimento in una Casa di Reclusione dove mi siano facilitate le relazioni con i familiari e con le istanze esterne previste dall’ordinamento nonché i rapporti professionali atti al sostentamento e al reinserimento. Chiedo – conclude – inoltre che sia rivista la mia classificazione nel regime di Alta Sicurezza (AS2) per terroristi, in quanto non esistono più di fatto le condizioni di rischio che la giustificherebbero».

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«Perché hai tolto il nome di Maria Fresu dalla lista delle vittime della strage?», Laura Fresu chiede spiegazioni a Paolo Bolognesi

L’imprenditore della memoria Paolo Bolognesi, presidente a vita – come nelle satrapie orientali – dell’«Associazione tra i familiari delle vittime della strage della stazione di Bologna del 2 agosto 1980», ha tolto dalla lista delle vittime della strage riportata sul sito dell’associazione – https://www.stragi.it/vittime – il nome di Maria Fresu, la mamma della piccola Angela Fresu di 3 anni, morta insieme a lei nella esplosione della bomba che fece 85 morti accertati e 200 feriti. Le perizie realizzate sui resti da sempre attribuiti a Maria Fresu, condotte nel corso dell’ultimo processo sulla strage contro Gilberto Cavallini, hanno dimostrato che le tracce genetiche non appartenavano alla donna ma a due diversi dna femminili. Nel corso del processo, i legali della parte civile, che tutelavano gli interessi dell’Associazione presieduta da Bolognesi, ma non di Maria Fresu evidentemente, non hanno chiesto di verificare se i resti del corpo di Maria Fresu si trovassero confusi in altre sepolture e di confrontare i due dna emersi con quelli delle altre vittime femminili, per accertare senza ombra di dubbio a chi appartenessero e smontare ipotesi alternative. Era un loro imprenscindibile dovere a cui sono venuti meno, forse per non favorire le richieste della difesa finalizzate a dimostrare l’esistenza di un ottantaseiesima vittima coinvolta nella esplosione della bomba. Un atteggiamento, che se trovasse conferma, dimostrerebbe la miopia e il masochismo di Bolognesi e darebbe prova del suo cinismo, di un’etica a geometria variabile disposta a sacrificare la memoria di una vittima per dei calcoli di strategia processuale. Anche dopo la chiusura del processo, Bolognesi non ha fatto nulla perché si scoprisse dove fossero finiti i resti di Maria Fresu: si è limitato a cancellarla dalla memoria ufficiale dell’Associazione che presiede, che da quel momento è diventata l’associazione tra le vittime della strage, meno una. Che Maria Fresu fosse presente in stazione quella mattina lo stestimonia la presenza della sua bambina, e quella di due sue amiche, Verdiana Bivona, rimasta uccisa, e Silvana Ancillotti, ferita nello scoppio (qui una sua testimonianza Silvana Ancillotti ricorda l’esplosione nella sala d’apetto della stazione). Nella lettera, Laura Fresu non si accontenta di pretendere delle spiegazioni da Bolognesi per il suo gesto, ma chiede conto anche della sua gestione dell’Associazione, da cui ha ricavato una legislatura parlamentare, e delle sue scelte politiche, come quella di occuparsi della Commissione Moro 2 piuttosto che della vicende della strage di Bologna

di Laura Fresu

 

Sono Laura Fresu, cugina di Maria Fresu, vittima della «Strage alla stazione di Bologna del 2 agosto 1980».
Nell’ottobre del 2019, durante il processo all’ex NAR Gilberto Cavallini, egli stesso chiese – attraverso i suoi legali – la riesumazione dei resti di Maria, allo scopo di effettuare il test del DNA. Una volta riesumati i «resti» ed effettuato il test, si scoprì l’incompatibilità con Maria. Cioè: non era lei.
Io non ho competenze specialistiche per entrare nel merito di quelle analisi né delle indagini. È per questo motivo che attendo, con paziente fiducia, la conclusione delle stesse. Tuttavia, ci sono due aspetti che mi indignano.

Il primo riguarda il fatto che i fascisti, ovviamente, abbiano già cominciato la propria canea contro Maria Fresu. Proponendo una tesi aberrante secondo la quale era proprio Maria a trasportare la bomba in una valigia! Da quali prove è stata mai suffragata questa teoria?
Per quanto da me letto in un libro scritto da un’antropologa forense, un corpo umano – anche se colpito da una bomba come quella della «Strage di Bologna» – non può essere mai disintegrato completamente.
Tralascio però – anche in quanto da sempre e per sempre antifascista –questo elemento, che proprio i fascisti strumentalmente introdussero.
Ma, proprio da quel maledetto ottobre, la tesi del mancato ritrovamento del corpo è stata usata dai legali di Cavallini sia per la difesa del loro assistito che per «lavare» le vesti di Fioravanti, Mambro e Ciavardini.
I legali iniziarono a ipotizzare che quel lembo facciale appartenesse necessariamente alla donna che trasportava l’esplosivo.
E iniziarono a circolare volantini con la macabra immagine di quel lembo. Per fini strumentali, ripeto, e quindi a difesa di una verità di puro comodo. E in questo modo è quindi iniziata la «comoda» strumentalizzazione fascista di Maria Fresu.

Il secondo aspetto – che ancora oggi mi addolora assai – è relativo al comportamento di Paolo Bolognesi. Egli è Presidente (forse a vita?) della «Associazione tra i familiari delle vittime della strage alla stazione di Bologna del 2 agosto 1980».
Con quella sua carica, Bolognesi è anche riuscito a fare carriera politica, facendosi eleggere – come indipendente – nelle liste del Partito Democratico.
Era lecito pensare che ci sarebbero state, proprio per questa sua presenza in quell’assise prestigiosa, maggiori possibilità che il Parlamento si occupasse di quella pagina nera della storia della Repubblica. E invece di quella vicenda Paolo Bolognesi non si è occupato. Mai.
Si è fatto però eleggere membro della «Commissione Moro», presieduta dall’on. Fioroni. Cosa ci facesse lì, Paolo Bolognesi, francamente lo ignoro.
Però, in questa sede, pongo il problema. Sia, dunque, Bolognesi stesso a renderci conto pubblicamente dei suoi «comportamenti politici» in Parlamento.
Intanto vi espongo alcune mie amare considerazioni sui comportamenti assunti da Bolognesi nei confronti di Maria Fresu.
Dopo il male che ha fatto a Maria io, e non solo io, considero Bolognesi non il Presidente dell’Associazione, ma il «Padrone» della stessa. Infatti, che Presidente è uno che abbandona al proprio destino – deciso da altri – una vittima di quella strage? Espunge il nome di Maria, pur mantenendo quello di sua figlia Angela, che all’epoca dei fatti aveva solo tre anni. Forse quel giorno la piccola Angela si trovava alla stazione di Bologna da sola, senza essere tenuta per mano dalla propria madre? Non è forse compito del Presidente dell’Associazione difendere ognuna delle vittime di quella strage?
Se Bolognesi ha tolto, nella sua pagina web, il nome e la foto di Maria Fresu dall’elenco delle vittime, non dovrebbe, per coerenza, recarsi alla stazione di Bologna per cancellare – munito di scalpello e martello – il nome di Maria Fresu anche dalle due lapidi, una esterna e l’altra interna alla stazione?
Non credo proprio lo farà. Ci vorrebbe, per una cosa del genere, del coraggio. Ma il coraggio non è prerogativa di chi, su questa vicenda, si comporta alla stregua di don Abbondio.
Maria è esistita, cari Paolo e Ugo. È stata una meravigliosa e semplice ragazza che lavorava per crescere la sua bambina, e, a prezzo di sacrifici, per portarla in vacanza. Per questo si trovavano entrambe lì!

Infine, voglio fare un’ultima considerazione: la strumentalizzazione di Maria è, ripeto, già in opera. I fascisti – ovviamente – fanno quello che hanno sempre fatto, lo sappiamo, per buttare fumo negli occhi e distogliere dalla verità su quella strage. Ora lo fanno «usando» Maria Fresu! Ma anche Bolognesi, col proprio comportamento, ha dimostrato di essere un cinico uomo di potere. Solo in questo modo, probabilmente, egli può sperare di mantenere la propria posizione – politica certo, nient’affatto umana – di «Padrone» dell’Associazione che dovrebbe soltanto presiedere nell’interesse comune e – possibilmente – non «a vita».
Nel nome di Maria Fresu – mia cugina – io sento il Dovere di difendere la sua Memoria. Lei non è più in grado di farlo da sola. È necessario che Maria torni a essere «vittima oggettiva» di quella strage. È necessario che il suo nome e la sua foto vengano rimessi al posto dove stavano, da decenni, nel sito web di Paolo Bolognesi.
Io questo posso e devo fare: nel suo ricordo, quel ricordo che mi ha portato, mi porta e mi porterà ad andare avanti, nella speranza –che spero un giorno possa diventare certezza – di ottenere per Maria la Giustizia e la Verità che merita.
Per come sono fatta, nel bene e nel male, sappiate che mi ritengo sufficientemente coraggiosa nel perseverare. Perché Maria non può – NÉ DEVE – essere uccisa due volte: la prima da viva, la seconda da morta. Io non lo consentirò!

Roma, domenica 6 settembre 2020