Critica del vittimismo /1

Innauguriamo oggi una nuova rubrica dal nome L’intempestivo. Lo facciamo proponendo alcuni brani del libro di Daniele Giglioli, Critica della vittima, Nottetempo 2014. Ho letto questo testo appena uscito, nella primavera del 2014, tra un turno e l’altro d’ospedale, dove il piccolo Sirio era ricoverato. Da allora purtroppo non ho avuto modo di recensirlo come avrebbe meritato. Per quanto mi riguarda è il saggio più interessante che ho letto negli ultimi due anni. Si tratta della migliore sintesi di quanto ad oggi è stato scritto e pensato sull’emergenza del paradigma vittimario. Oggi voglio saldare quello che ritengo un debito di riconoscenza suggerendo alcuni dei suoi passaggi più significativi. Cominciamo dal conflitto storia/memoria, dal sopravanzare della seconda sulla prima, dalla costruzione di una memoria pubblica, anzi di Stato, nonostante per definizione essa non può che essere singolare, parziale e soggettiva, fino all’emergere di una nuova figura di testimone, o meglio a quel processo di selezione che la figura del testimone ha subito, al punto da lasciare sullo sfondo tutti gli altri attori della storia a vantaggio di uno solo di essi, divenuto l’unico testimone legittimo, sancito per legge, il testimone che assume la postura sofferente: la vittima. Non tutte le vittime però, ma solo quelle che si vedono riconosciuto l’accesso a questo status, la vittima forte che cancella quelle deboli

7150UK099HL«In primo luogo la memoria, l’ossesione della memoria. Il dovere, addirittura, della memoria, un termine che nel nostro spirito pubblico aspira a spodestare, come ha notato Enzo Traverso, il suo gemello/antagonista storia. Rispetto alla storia, la memoria è soggettiva, intima, vissuta, non negoziabile, autentica se non vera a prescindere: assoluta proprio perché relativa. Configura un rapporto col passato di tipo inevitabilmente proprietario: il mio, il nostro passato.
La memoria non si scrive senza pronomi e aggettivi personali. Al suo centro, il testimone; e testimone per eccellenza è oggi chi reca iscritto in sé, nel corpo prima ancora che nella mente, il peso dei processi da cui è stato affetto: la vittima, dunque. Vera protagonista del passato è la soggettività sofferente, cui le istituzioni attribuiscono volentieri il crisma dell’eticità di Stato, istituendola a oggetto di celebrazione pubblica avente forza di legge: il “Giorno della Memoria” (27 gennaio, commemorazione delle vittime della Shoah); il “Giorno del Ricordo” (10 febbraio, in onore delle vittime delle foibe); la “Giornata della Memoria e dell’Impegno in ricordo delle vittime delle mafie” (21 marzo); il “Giorno della Memoria dedicato alle vittime del terrorismo interno e internazionale, e delle stragi di tale matrice” (9 maggio, anniversario dell’omicidio Moro).
Sinistro cortocircuito, che isola gli eventi dalla catena del loro accadere, li ipostatizza in valori invece di spiegarli come fatti, e in tal modo invalida anche il proposito di elevarli a monito perché ciò che è accaduto non accada di nuovo: non chi non ricorda, ma chi non capisce il passato è condannato a ripeterlo».

Pagine 16-17

Ulteriori letture sull’argomento

Il paradigma vittimario
Pour une critique du paradigme victimaire

Non tutti hanno il diritto di essere vittime, non tutte le vittime sono vittime allo stesso modo
Strage di Brescia: la grande ingenuità di chi ha creduto che la magistratura potesse arrivare alla verità senza cambiamenti politici profondi nelle istituzioni coinvolte
La liberazione condizionale e la lettera scarlatta

Logica premiale e logica vittimaria ispirano la nuova filosofia penale

Quando ai familiari delle vittime si chiede di divenire gli esecutori delle pene. Postille ad un articolo di Claudio Magris

De Luna: Andare oltre il paradigma vittimario

Paradigma vittimario e giustizia internazionale
Quando la memoria uccide la ricerca storica
Genesi del populismo penale e nuova ideologia vittimaria
Una storia politica dell’amnistia
Storia e giornate della memoria
Il nuovo pantheon del martirologio tricolore
Populismo penale e vittimismo
Retoriche vittimarie e talk show

Sabina rossa e gli ex-terroristi: siano liberi senza il sì di noi vittime (Corriere della sera)
Sabina Rossa, “Cari brigatisti confrontiamoci alla pari”

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Pour une critique du paradigme victimaire

«Tout le monde n’a pas le droit d’être victime et toutes les victimes ne sont pas victimes de la même manière»

Paolo Persichetti
(Traduit par Serge Quadruppani, lundi 3 juin 2013)
http://www.article11.info

Au centre de ce processus, on trouve l’idée de «victime méritante». Il importe ici d’analyser la manière dont l’usage politique de cette notion a transformé l’action pénale et l’idée de justice.

Pendant longtemps, l’idée de justice a accompagné la tentative d’atteindre des objectifs universels susceptibles de déboucher sur l’amélioration des conditions de vie matérielles et spirituelles de chacun. Au concept de justice s’associaient les idées d’égalité et de fraternité (aujourd’hui, on dirait aussi sororité), de libre développement de l’existence humaine – ou bien le salut. En somme, la justice était considérée comme un principe contribuant au bien collectif (pour suivre le changement des langages, on dirait maintenant «bien commun»).
Le concept de justice n’est aujourd’hui plus simplement superposé à celui de droit, mais s’est vu accolé à un principe tout particulier: le droit de punir. Le désir d’améliorer le sort collectif s’efface au profit d’une vision pénitencielle du monde, qui voit dans l’action pénale, conçue comme un paradis immaculé opposé à la réalité impure du monde politique, l’instrument pour intervenir sur la réalité.
Ce nouveau sens commun, totalement immergé dans une vision manichéenne du monde n’offrant pas d’échappatoire – on est soit entièrement victime, soit totalement coupable –, a projeté la figure de la victime au rang de statut social recherché, faisant d’elle «une authentique incarnation de l’individu méritant: presque un modèle idéal de citoyen».
Dans une société où disparaissent progressivement les capacités inclusives et prévalent à leur place des dispositifs prédateurs, résultat de la «tension entre idéologie néo-libérale du libre marché et autoritarisme moral néo-conservateur», les contradictions, le mal-être social, la difficulté à vivre entraînent un développement confus de sentiments et de caillots de rancœurs. Ces derniers mêlent la peur de l’avenir et l’obsession du déclin social, accentuant ainsi les processus d’identification victimaires.
S’il y a une victime, il doit forcément y avoir un bourreau, ce qui par définition exclut la possibilité qu’il y ait une condition victimaire commune. Tout le monde ne pouvant être victime, la compétition pour atteindre ce statut a vite battu son plein. Et cette course à l’investiture légitimatrice repose sur des bases inégalitaires. Tout le monde n’a pas le droit d’être victime et toutes les victimes ne sont pas victimes de la même manière.
La posture victimaire – expliquent les études qui s’occupent du phénomène – est accordée sur la base de qualités requises par l’ordre social, politique, culturel et ethnique ; critères qui varient suivant les latitudes. Un individu appartenant aux groupes sociaux les plus stigmatisés – ceux qui se voient taxer d’une continuité originaire avec l’univers criminel ou la généalogie du mal – n’a aucune possibilité d’accéder à la sainteté victimaire.
En effet, plus que celle de victime, c’est la notion de «victime méritante» qui trouve affirmation et légitimation. La victime forte ne laisse aucune chance à la victime faible. Il ne suffit pas d’avoir subi un tort ou un dommage pour pouvoir être reconnus comme tel. La clé ? Faire partie de la catégorie qui a légitimité à l’être, un panthéon exclusif.

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Projetée par l’ombre longue d’Auschwitz, l’image de la victime tire sa supériorité éthique de la figure du sans-défense – celui qui est objet d’une agression totale contre sa passivité absolue. Cette asymétrie originaire est cependant bien différente de l’enchevêtrement embrouillé de conflits caractérisant les sociétés actuelles. Cet emmêlement souvent symétrique d’affrontements, de tensions et de violences brouille le tableau, imposant une dimension illégitime et controversée à nombre de victimes.

Plus qu’un jugement de fait, le statut de victime est le résultat d’un jugement de valeur tellement significatif – puisque source immédiate de légitimation politique – qu’il est devenu lui-même le lieu de la dispute. Le terrain d’une bataille allumée par cette « exaltation narcissique de la souffrance », sur laquelle a écrit Zigmunt Bauman dans Modernité et holocauste. Comme le soutenait Hannah Arendt, cette exaltation ne fait qu’engendrer d’autres victimes, niant cette reconnaissance de l’autre qui, dans le dispositif agonistique du conflit, est l’ennemi. Dans le dispositif victimaire, l’autre devient l’absolument diabolique, le mal universel, l’extra-humain à bannir, celui qui, par définition, est hors de toute consensus social.
Loin d’avoir renforcé la reconnaissance de la dignité humaine, la compétition victimaire s’est prêtée à une facile instrumentalisation qui a servi à renforcer le pouvoir des Léviathan. Sur le plan international, grâce au prétexte de l’ingérence humanitaire, le paradigme victimaire a favorisé le passage de l’éthique guerrière aux guerres éthiques, alimentant la grande hypocrisie de la justice pénale internationale, qui a permis aux vainqueurs de faire le procès des vaincus. Comme disait Pascal, «Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste», abolissant toute capacité de discernement entre d’une part les crimes de lèse-humanité universellement reconnus (la torture, l’esclavage, le génocide, les méfaits coloniaux…) et d’autre part les infractions commises par ceux qui ont exercé leur droit à la résistance.
Sur le plan intérieur, l’idéologie victimaire a accompagné la dérive justicialiste et la contre-réforme du procès pénal. Celui-ci, après avoir été le lieu de vérification des preuves, est devenu le théâtre d’une cérémonie cathartique qui, pour offrir une réparation symbolique à la victime, anticipe un jugement sans issue pour le coupable.
Enfin, sur le plan social, il rend passif les sujets victimisés, les amputant de leur intérêt humain et de leur complexité politique et civile, réduite ainsi à l’aspect monodimensionnel de ceux qui n’expriment que douleur et souffrance et demandent réparation. Cette requête ne trouvant pas la satisfaction promise par le procès pénal, elle précipite souvent ceux qui la formulent dans la spirale du ressentiment sans fin.

Approfondimenti
Il paradigma vittimario

«Non tutti hanno il diritto di essere vittime. Non tutte le vittime sono vittime allo stesso modo»

Al centro di tutto la “vittima meritevole”. Come l’uso politico della nozione di vittima ha trasformato l’azione penale e l’idea di giustizia

Paolo Persichetti
Gli Altri 17 maggio 2013

Per lungo tempo l’idea di giustizia corredava il tentativo di raggiungere obiettivi universali in grado di ripercuotersi nel miglioramento delle condizioni di vita materiali e spirituali di ciascuno. Al concetto di giustizia si associavano l’idea di eguaglianza e fraternità (oggi diremmo anche sorellanza), di libero sviluppo dell’esistenza umana, oppure la salvezza. Insomma qualcosa che contribuiva al bene collettivo (tanto per stare al mutamento dei linguaggi, ora si pronuncia “bene comune”).
Oggi il concetto di giustizia non è semplicemente sovrapposto a quello di diritto, ma indica un diritto tutto particolare, il diritto di punire. Il desiderio di migliorare le sorti collettive è sopravanzato da una visione penitenziale del mondo che vede nell’azione penale, concepita come un paradiso incontaminato contrapposto alla realtà impura dell’agire politico, lo strumento per intervenire sulla realtà.
Questo nuovo senso comune, interamente immerso all’interno di una visione manichea del mondo che non offre scampo, o si è interamente vittime o totalmente colpevoli, ha proiettato la figura della vittima tra gli status sociali più ambiti, rendendola un’«autentica incarnazione dell’individuo meritevole: quasi un modello ideale di cittadino».
In una società dove sempre più viene meno ogni capacità inclusiva e prevalgono al suo posto dispositivi predatori, risultato della «tensione tra ideologia neoliberale del libero mercato e autoritarismo morale neoconservatore», le contraddizioni, i malesseri sociali, la fatica di vivere assumono l’aspetto di un viluppo confuso di sentimenti, di grumi di rancore che intrecciando la paura per l’avvenire e l’ossessione per il declino sociale accentuano i processi d’identificazione vittimistica.
Se c’è una vittima deve esserci per forza un carnefice, ciò preclude per definizione la possibilità che vi possa essere una comune condivisione vittimaria. Non potendo essere tutti vittime ecco che presto si apre la competizione. L’investitura legittimante offerta dallo status di vittima, infatti, resta caratterizzato da un accesso limitato e diseguale. Non tutti hanno il diritto di essere vittime e non tutte le vittime sono vittime allo stesso modo.
La postura vittimaria – spiegano gli studi che si occupano del fenomeno – è riconosciuta unicamente sulla base di selezionati requisiti di ordine sociale, economico, politico, culturale ed etnico; criteri che variano secondo le latitudini. Per i gruppi sociali stigmatizzati in partenza, nei confronti dei quali si presume una contiguità originaria con l’universo criminale o la genealogia del male, non vi è alcuna possibilità di accedere alla santità vittimaria.
In effetti, più della vittima in sé è la nozione di “vittima meritevole” che trova affermazione e legittimazione. La vittima forte non lascia scampo alla vittima debole. Non basta aver subito un torto o un danno per poter essere riconosciuti come tale, occorre innanzitutto entrare a far parte della categoria legittimata ad esserlo, un pantheon esclusivo.
Proiettata dall’ombra lunga d’Auschwitz, l’immagine della vittima trae la sua superiorità etica dalla figura dell’inerme, colui che è oggetto di un’aggressione totale di fronte ad una passività assoluta. Questa asimmetria originaria è tuttavia ben diversa dall’intricato groviglio di conflitti presenti nelle società attuali e che inevitabilmente rende spurio e controverso ciò che si tende a collocare tra le vittime odierne, difficili da districare nell’intreccio spesso simmetrico dei contrasti, delle tensioni e delle violenze.
Più che un giudizio di fatto, lo status di vittima è il risultato di un giudizio di valore talmente significativo, poiché fonte immediata di legittimazione politica, da essere divenuto esso stesso il luogo della disputa. Un terreno di battaglia innescato da quella «esaltazione narcisistica della sofferenza», di cui ha scritto Zigmunt Bauman in Modernità e olocausto, e che alla fine – come sosteneva Hannah Arendt – genera solo altre vittime, negando quel riconoscimento dell’altro che nel dispositivo agonistico del conflitto è il nemico, mentre in quello vittimario diventa l’assolutamente diabolico, il male universale, l’extraumano da bandire, colui che per definizione è fuori da ogni consesso civile.
Lungi dall’aver rafforzato il riconoscimento della dignità umana, la competizione vittimaria si è prestata ad una facile strumentalizzazione che è servita a rafforzare il potere dei Leviatani. Sul piano internazionale, grazie al pretesto dell’ingerenza umanitaria, il paradigma vittimario ha favorito il passaggio dall’etica guerriera alle guerre etiche, alimentando la grande ipocrisia della giustizia penale internazionale che ha permesso ai vincitori di processare i vinti. Come diceva Pascal, «non riuscendo a fare della ragione una forza, hanno fatto della forza l’unica ragione», abolendo ogni capacità di discernimento tra i crimini di lesa umanità universalmente riconosciuti, come tortura, schiavitù, genocidio, misfatti coloniali e le infrazioni commesse da chi ha esercitato il diritto di resistenza.
Sul piano interno, l’ideologia vittimaria ha accompagnato la deriva giustizialista e la controriforma del processo penale, trasformato da luogo di accertamento delle prove a teatro di una cerimonia catartica che dovendo offrire riparazione simbolica alla vittima anticipa anzitempo un giudizio senza scampo per il reo.
Infine, sul piano sociale passivizza i soggetti vittimizzati, amputandone l’interezza umana e la complessità politica e civile, così ridotta all’aspetto monodimensionale di chi esprime solo dolore e sofferenza e domanda una riparazione. Richiesta che non trovando l’appagamento promesso dal processo penale precipita spesso nella spirale del risentimento infinito.

Approfondimenti
Il paradigma vittimario

Sistema penale, ideologia vittimaria e mediazione penale al centro del nuovo diritto di punire

 

di Paolo Persichetti

 

Scrive il professor Franco Cordero nella sua procedura penale (Giuffrè 1991) che l’inquisito (cioè il presunto innocente fintanto che non subentra la condanna definitiva) rappresenta il cuore dell’inchiesta e del giudizio penale. La sua presenza corporea è l’oggetto fisico del processo. Egli è volentieri ritenuto la fonte stessa della prova, l’animale confessante poiché «essendo rare le effusioni spontanee, bisogna stimolarle: gli inquisitori manipolano anime. L’opera richiede un ambiente: luoghi chiusi e tempo ciclico, soggetto a lunghe stasi; presto appare diverso da com’era fuori, irriconoscibile; gli shock da tortura incidono meno del lavoro profondo. Quando sia infrollito al punto giusto, un niente lo smuove».
In tal caso il processo nient’altro è che anticipazione della colpevolezza, anteprima della sanzione realizzata attraverso la custodia cautelare e le molteplici forme d’invasività della sfera personale, come le intercettazioni, i sequestri, le pressioni e le intimidazioni.

La nuova prospettiva vittimocentrica
Questa visione, incarnata dal tradizionale diritto di punire, per la quale il reo è una proprietà esclusiva dello Stato, strappato alla vendetta privata per essere sottoposto alla «sofferenza legale», è messa oggi apertamente in discussione da una nuova prospettiva che sposta l’interesse dal reo alla vittima.
In un volume apparso alcuni anni fa, Marco Bouchard e Giovanni Mierolo, Offesa e riparazione. Per una nuova giustizia attraverso la mediazione (Bruno Mondadori, 2005), descrivevano l’apparizione di questo nuovo protagonismo vittimario come la rivendicazione di un’autenticità che l’espropriazione originaria della forza privata degli individui avrebbe sottratto al processo penale per conferirla a una burocrazia di ceti tecnici ed esperti statali, secondo quel processo di razionalizzazione burocratica della modernità già delineato da Max Weber, da cui è scaturito il divieto assoluto di farsi giustizia da soli.
Secondo questa interpretazione, l’entrata nell’astrazione della modernità giuridica avrebbe allontanato la procedura penale dall’esperienza della sofferenza, delle emozioni, dei sentimenti, delle affettività, fino a sancire un percorso di neutralizzazione e spersonalizzazione della vittima a vantaggio di un intangibile risarcimento dell’equilibrio sociale infranto dal delitto. L’emergere di questa nuova visione ha rinvigorito le teorie afflittive della pena da scontare nella sofferenza e nel rimorso, legittimando l’antico desiderio di vendetta insoddisfatto dall’intreccio retributivo-premialistico (più che riabilitativo) che caratterizza l’odierno sistema penale, oscurando la posizione di soggetto debole del reo nel sistema penal-penitenziario.
Un tentativo di risposta a questa tendenza è venuto dalle filosofie che ricercando la conciliazione e la riparazione hanno ispirato le diverse e confuse ricette promosse dal nuovo istituto sperimentale della mediazione penale. Una commissione ad hoc, che ha anche diffuso delle linee di indirizzo generali, è stata messa in piedi dal Dipartimento dell’amministrazione penitenziaria.
Al centro di questa nuova filosofia penale vi è l’idea che occorre reintrodurre un rapporto diretto tra vittima e aggressore, aprendo la strada a nuove forme di riparazione dell’offesa che legano indissolubilmente l’aggressore al risarcimento non solo simbolico della vittima.

Un vittimismo del potere camuffato sotto spoglie private
Tuttavia questa innovazione non riscontra la piena unanimità: c’è chi osserva (Vincenzo Ruggiero, Il delitto, la legge, la pena. La contro-idea abolizionista, edizioni GruppoAbele 2011) come il riorientamento della criminologia verso la vittima offre «a una disciplina esausta, la possibilità di rivitalizzarsi e di conseguire legittimità politica». In fondo – osserva sempre Ruggiero – «Le vittime possono anche essere vittimizzate dalla vittimologia ufficiale. In altre parole, possono diventare vittime degli stereotipi che vengono loro imposti. Tra questi la loro presunta incapacità a difendersi, ma anche l’incapacità di definirsi “vittime”, in quanto è comunemente dall’esterno che viene conferito il relativo status». Riserve sono state avanzate anche dalla commissione ministeriale, lì dove si è osservato che l’atto di riparazione richiesto al reo, «imporrebbe alla vittima di essere “oggetto”» di gesti non richiesti o non graditi, per altro al solo vantaggio del reo, a causa degli attuali criteri utilizzati dalle magistrature di sorveglianza che premiano simili condotte, imponendo ai detenuti ipocriti gesti di contrizione esteriore privi di autenticità. «Configurando per la vittima – prosegue la nota della commissione – una ulteriore violenza subita (Giuffrida)», per altro a molti decenni di distanza dai fatti. (Circolare del 14 giugno 2005 – Prot. n. 3601/6051).

L’ideologia vittimaria al centro del nuovo diritto di punire
In questo modo, più che attore del nuovo dispositivo la vittima designata come tale – non tanto la vittima in sé quanto la vittima ritenuta “meritevole” – si ritrova ad essere un oggetto passivo, con un ruolo pienamente strumentalizzato dalla nuova strategia mimetica dello Stato, che facendosi schermo della sua icona martirizzata può dispiegare un nuovo paradossale diritto di punire che nulla c’entra con la giustizia ricostruttiva, evocata troppo spesso a sproposito per giustificare il nuovo istituto della mediazione penale.
Quest’ultima, infatti, dove è stata messa in atto seriamente, ha posto sullo steso piano vittima e aggressore ricercando soluzioni diverse dalla sanzione penale (un esempio viene dalla commissione verità e riconciliazione in Sud Africa) (1). La singolarità italiana sta invece nel voler ibridare giustizia retributiva e riparativa, quest’ultima solo accessoria e non sostitutiva della prima, anzi promulgata in modo da prolungarne gli effetti.
Agendo spesso come una condanna supplementare, priva della legittimità di una sentenza processuale, la giustizia riparativa erogata nel corso dell’esecuzione pena opera come un quarto grado di giudizio, sorta di processo permanente che accompagna l’intera detenzione. Non potendo più intervenire sul reato essa sposta la sua attenzione sulla personalità del reo moltiplicando all’infinito le misure d’interdizione e ostracismo che si abbattono come una rappresaglia sul suo corpo.

Riconciliazione, legalitarismo e giustizialismo
Le ambiguità di queste nuove filosofie riconciliative non finiscono qui: la pretesa di voler fare da battistrada ad un’idea di giustizia come processo relazionale offre un’idea d’emancipazione interamente soggiogata da culture che hanno introiettato il teatro giudiziario-penale come scena privilegiata della regolazione sociale, dimenticando ogni critica verso quelle logiche dell’inimicizia speculare, inevitabilmente contenute in tutte le derive vittimarie, che in passato altri autori hanno denunciato come una pericolosa «esaltazione narcisistica della sofferenza» e che avevano fatto scrivere alla Arendt: «le vittime mietono soltanto altre vittime», introducendo una competizione della sofferenza che mina ogni possibile soluzione o pausa nei conflitti.

note
1.
Il vescovo Desmond Tutu, per spiegare il funzionamento della “commissione verità e riconciliazione” da lui presieduta, ha evocato una nozione della cultura africana, l’ubuntu, ispirato ad una filosofia della giustizia di tipo ricostruttivo e non retributivo. Per fare spazio alla riconciliazione, la verità sulla violenza politica del passato è stata depenalizzata. Le corti penali di giustizia sono state esautorate a vantaggio di una commissione nazionale priva di poteri inquisitori, chiamata ad intervenire solo dopo la richiesta del candidato alla misura dell’oblio giudiziario. Ricostruita la dinamica dei fatti, accertata la responsabilità individuale, veniva concesso l’oblio mentre le vittime ottenevano un risarcimento materiale dallo Stato. Una regola valida per tutte le parti implicate nel conflitto, dai membri del regime segregazionista ai suoi oppositori armati. Chi rinunciava alla commissione, se ritenuto autore di fatti illegali, era passibile di un processo di fronte alla giustizia penale ordinaria senza possibilità d’ottenere in caso di condanna nessuna clemenza.

 


Link utili

Paradigma vittimario
Genesi del populismo penale e nuova ideologia vittimaria
De Luna: Andare oltre il paradigma vittimario
Paradigma vittimario e giustizia internazionale
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Populismo penale e vittimismo
Retoriche vittimarie e talk show

Sabina rossa e gli ex-terroristi: siano liberi senza il sì di noi vittime (Corriere della sera)
Sabina Rossa, “Cari brigatisti confrontiamoci alla pari”
Prospero Gallinari chiede la liberazione condizionale e lo Stato si nasconde dietro le parti civili
Il nuovo pantheon del martirologio tricolore

A mamma Clara… “chi ha deciso che non posso toccare le mani di mio figlio?”

Dal blog Baruda.net prendo un post scritto in ricordo della madre recentemente scomparsa di un compagno che ha partecipato alla lotta armata per il comunismo ed ha trascorso quasi tre decenni della propria vita in carcere.
La storia di Clara, di cui alcuni passaggi potete leggere più avanti, getta un fascio di luce sull’altra parte, sul mondo dei familiari e dei gli amici dei prigionieri, sulla rete di solidarietà che li sosteneva, quelli che erano dall’altro lato del vetro dei parlatoi, fuori dalle mura di cinta, quelli che gli anni del carcere lì hanno vissuti in un continuo entra/esci in giro per le prigioni d’Italia, il cicruio dei Camosci, tra vessazioni, angherie, provocazioni, umiliazioni, pressioni, violenze fisiche e psichiche, controlli, intercettazioni, sorveglianza continua, perquisizioni.

La storia di Clara suggerisce una riflessione su quella che è stata la vicenda dei familiari dei prigionieri. La marcia trionfale del paradima vittimario eretto dallo Stato in quest’ultimo decennio si è costruita attraverso un processo di discriminazione tra vittime meritevoli, e dunque legittime, e vittime immeritevoli di essere riconosciute come tali e per questo cancellate.
In effetti più della vittima in sè è stata la nozione di “vittima meritevole” che ha trovato affermazione e legittimazione.
Non bastava aver subito un torto o un danno per poter essere riconosciuti come tali, occorreva innanzitutto entrare a far parte della categoria legittimata ad esserlo. Un accesso caratterizzato da criteri discriminatori individuati sulla base di ben selezionati requisiti di ordine sociale, economico, culturale, etnico e politico. Per i gruppi stigmatizzati in partenza, nei confronti dei quali si presume una contiguità originaria con l’universo tacciato come criminale o la genealogia del male, è stato precluso qualsiasi riconoscimento, non certo della “santità vittimaria” riservata e in taluni casi ambita dagli esponenti della compagine statale e dell’élite economico-sociale, del posto avuto e del prezzo pagato nella narrazione di quella stagione. Questa selezione discriminatoria ha colpito in modo particolare la realtà dei familiari dei prigionieri.

da Baruda.net

Provo a fare un saluto a Clara, quella che ho sempre sentito nominare e chiamare “mamma Clara”.
La mamma di tutti e tutte coloro che in quegli anni combattevano tra l’art.90, gli ergastoli che piovevano, la tortura, le traduzioni continue, le privazioni totali e costanti.
Mamma Clara è andata via da pochi giorni, portandosi dietro un bagaglio d’amore immenso,
portandosi dietro migliaia di km fatti su e giù per l’Italia, le tante botte ripetutamente prese,  con altre donne, figlie, mogli, mamme, amiche…
tutte, anche esse, vittime dimenticate di quell’epoca;
è andata via portando con sé i pacchi, i vetri su cui poggiavano le mani lei e Bruno, il suo figlio carcerato, suo figlio terrorista, suo figlio brigatista,
suo figlio, punto.
Sono stati in tanti ed in tante ad aver Clara come mamma, come spalla, come amica…
E allora usiamo le sue parole per salutarla prese dallo splendido libro realizzato da Linda Santilli e Prospero Gallinari, Dall’altra Parte. L’odissea quotidiana delle donne dei detenuti politici, Feltrinelli settembre 1995, perché son belle e vere, perché c’è tutta quella donna fatta di fornelli e borgate romane, che è diventata combattente lucida, piena d’amore.

Non avevo mai visto un carcere in vita mia, né ci avevo mai pensato. Non sapevo neppure come era.
Trenta anni fa sentivo dire che stavano costruendo Rebibbia, ma non sapevo neanche che era un carcere.
Dopo una settimana, quando lo trasferirono lo andai a trovare a Napoli. Siamo stati abbracciati tutto il tempo, non gli chiesi nulla, non potevo chiedergli niente.
Gli dissi solo queste parole: “sta cosa me la potevi risparmiare, figlio mio”. Lui non ha detto niente, io non ho più parlato.
Quando lo vidi là dentro non ho pensato a nulla, non potevo pensare, che cosa avrei dovuto pensare?
Piangevo e basta. Per me contava solo che era vivo.
Dopo un bel po’ di tempo, quando era iniziato il pentitismo, gli dissi questo: “Prima di fare la spia impiccati, sarebbe la cosa più giusta.

Il primo incontro con il carcere è stato traumatico. C’erano un’infinità di cancelli di ferro che mi si chiudevano alle spalle lungo un corridodio buio che portava al sotterraneo. Lì mi hanno spogliata completamente, mi hanno fatto togliere perfino il reggiseno e le mutande. Io piangevo, mentre mi spogliavo piangevo.
[…] Quel giorno cominciarono i viaggi.
Quel giorno erano cominciate pure le umiliazioni.
Dopo un paio di settimane Bruno fu trasferito a Palmi.

[…]Il periodo più duro è stato quello dell’art.90. Non potevo portargli cibo nè niente, solo poca biancheria intima.
I colloqui si facevano con un vetro che ci separava.
Parlavamo a distanza e non si riusciva a sentire bene la voce, così mi aiutavo coi gesti.
Per due anni non l’abbiamo toccati i nostri figli. E’ stato un tempo orribile, che non finiva mai.
Ovunque, anche per la strada ci sentivamo controllati, pressati. In carcere erano ore e ore di attesa. Ci buttavano come le bestie dentro una stanza, dalle nove del mattino fino all’una, alle due, in attesa di poter fare un colloquio. Tutte noi venivamo da parti diverse dell’Italia e avevamo viaggiato tutta la notte. Penso che lo facevano apposta, per cattiveria, per punire anche noi familiari. Perché non ce li facevano toccare con le mani, neanche una carezza e questo non poteva avere senso.

[…] Andammo a Genova perchè ci dissero che li avrebbero fatti toccare.
Ci dissero che potevano passare solo le donne che avevano dei bambini in braccio, così io mi feci prestare la pupa di Francesca. Ce li fecero abbracciare solo per un attimo. Erano anni che non toccavo mio figlio.
[…] A Laura mi sono affezionata moltissimo. Quando l’hanno arrestata io ero disperata, perché quella ragazzina non c’aveva nessuno, né madre né padre. Ho sempre cercato di esserle vicina, mi chiamava mamma Clara.
[…] Poi sono diventata mamma Clara per tanti altri ragazzi; mica solo a Laura ho fatto pacchi! Questi figli ho cercato di aiutarli, di essere uguale con tutti e non disponibile solo con mio figlio.
Tutta l’economia della famiglia da tredici anni è quindi rivolta non solo a Bruno, ma a tutti gli altri.
A Bruno ora che sta a Roma a Rebibbia faccio il pacco ogni settimana, ogni giovedì. Cucino la mattina stessa prima di andare al colloquio. Lo faccio con tanto amore, è l’unica cosa che mi è rimasta per dimostrargli il bene: stirargli le camicie, lavargli bene i panni, improfumarglieli.
Solo questo mi è rimasto.
I pacchi non sono importanti solo per chi sta in carcere, ma anche per chi li prepara.
Io penso a mio figlio…ieri gli ho portato i fagiolini con il pesce spada, le alici e la frutta.”


Il profumo dei tuoi piatti è entrato nelle peggiori celle del nostro paese,  ed è riuscito a renderle dolci.

Grazie…che chiederlo a fare alla terra di esser lieve su di te?
Buon viaggio mamma Clara…

Strage di Bologna, in arrivo un nuovo depistaggio. Enzo Raisi (Fli) tira in ballo una delle vittime nel disperato tentativo di puntellare la sgangherata pista palestinese

Sciacallaggio. Non c’è altro termine per definire il nuovo tentativo di depistaggio sulla strage alla stazione di Bologna del 2 agosto 1980 messo in piedi dal deputato finiano Enzo Raisi, già membro della commissione Mitrokin. In un articolo apparso l’8 aprile scorso sul Resto del Carlino Raisi, che annuncia l’uscita per la prossima estate di un suo libro sulla vicenda, non soddisfatto per gli scarsi esiti fino ad oggi forniti dalla “pista palestinese” punta l’indice accusatorio addirittura su una delle vittime della strage.

«Una delle vittime della bomba – afferma il deputato postfascista – era un ragazzo di Autonomia operaia. Ho saputo da alcune testimonianze che il giorno dopo, nella sala autopsie, andarono due persone, un giovane mediorientale e una ragazza. Passarono in rassegna i corpi e, quando videro il ragazzo, si guardarono in faccia, si spaventarono e tirarono dritto. Un maresciallo dei carabinieri vide tutto e li chiamò, ma loro uscirono di corsa e sparirono. Chi erano quei due? E perché il ragazzo di Autonomia operaia aveva in tasca un biglietto della metrò di Parigi, città dove all’epoca viveva Carlos?».

Lo scenario a cui allude il parlamentare di Futuro e libertà è più che palese. Al giovane rimasto vittima dell’attentato, che secondo quanto lascia intendere Raisi sarebbe in qualche modo coinvolto nell’esplosione, si attribuisce una identità politica ben precisa, quella di Autonomia operaia. Siccome i depistatori fautori della pista palestinese hanno sempre sostenuto che l’attentato fosse frutto di una rappresaglia del Fronte popolare per la liberazione della Palestina di George Habash a causa dell’arresto di un suo membro (e dunque della violazione del Lodo Moro), insieme a tre militanti dell’Autonomia romana legati a via dei Volsci e al Collettivo del Policlinico, durante il trasporto di un lanciarazzi che doveva essere imbarcato nel porto di Ortona in direzione Medioriente, con la chiamata in causa del “ragazzo di Autonomia operaia” ritrovato dilaniato sotto le macerie della stazione il cerchio verrebbe a chiudersi.
Nella ricostruzione scenografica fatta da Raisi ci sono tutti gli ingredienti: si accenna ad un mediorientale e ad una ragazza che dopo aver scoperto all’obitorio il corpo del giovane ripresisi dalla sorpresa avrebbero preso la fuga come se avessero avuto qualcosa da nascondere.

Il cinico tentativo di coinvolgere il “ragazzo di Autonomia operaia” non regge. Per giunta Raisi, tentando di creare un legame tra il ragazzo e Carlos per il solo fatto di aver avuto in tasca un biglietto della metro per Parigi, commette un errore plateale perché nel 1980 Carlos non aveva più base in quella città. Aveva abbandonato la capitale francese dove era ricercato fin dal 1975 dopo aver ucciso un confidente doppiogiochista dei Servizi francesi e due funzionari sempre dei Servizi che erano venuti ad arrestarlo. Quegli stessi Servizi che non cessarono di dargli la caccia per decenni e lo catturarono “comprandolo” con uno stratagemma dalle autorità del Sudan dove Ilic Ramirez Sanchez aveva trovato il suo ultimo rifugio.

Riportiamo più avanti i passaggi salienti di un articolo di Sandro Padula apparso su Ristretti Orizzonti che mostra l’infondatezza e la natura strumentale di questa tesi.

A noi interessa sottolineare un’altra cosa, ovvero come la squallida sortita di Raisi introduca una fase nuova nell’uso strumentale della figura delle vittime, e dei loro familiari, rimaste colpite nelle stragi oppure sul versante opposto nelle azioni della lotta armata di sinistra.

– Iniziò il Pci che mise a disposizione i suoi avvocati (lo studio legale di Fausto Tarsitano) per sostenere le parti civili durante i maxi processi di fine anni 70 e 80 contro i militanti della lotta armata. In questo modo il partito di Botteghe oscure si intrometteva nei processi cercando di condizionarli, sopratutto orientando indagini e giudizi in senso dietrologico.

– Ci fu poi la fase querulenta nella quale, una volta conclusosi alla fine degli anni 80 il ciclo politico della lotta armata, sempre il Pci-Pds insieme con importanti gruppi editoriali come Repubblica, autodecretatisi rappresentanti delle vittime le utilizzavano come pretesto per rinviare o anteporre ad ogni discorso o proposta di soluzione politica e percorso amnistiale l’assenza di una legge sul risarcimento e il riconoscimento dei danni inferti alla vittime di stragi e terrorismo. Vulnus legislativo prorogato per diverse legislature.

– Nella terza fase, introdotta una legislazione ad hoc, sono state costituite ed hanno trovato ampio riconoscimento le associazioni dei familiari (lottizzate anche politicamente), fino all’instaurazione di una giornata della memoria (9 maggio) sotto il patrocinio della presidenza della Repubblica, l’attribuzione alle associazioni ufficiali dei familiari di un ruolo nell’amministrazione della memoria pubblica, nella gestione degli archivi, nella costruzione di una storia ufficiale. In questa fase, all’interno di quello che gli esperti definiscono un processo di privatizzazione della giustizia, alla figura dei familiari è stato attribuito anche un ruolo centrale nella esecuzione pena dei condannati. A loro infatti le magistrature di sorveglianza delegano la decisione sulle concessioni delle liberazioni condizionali per gli ergastolani.

– La sortita di Raisi rappresenta l’ultimo stadio di questo percorso che ha visto lo Stato utilizzare sistematicamente le vittime come uno scudo dietro il quale nascondersi, celare le proprie responsabilità, camuffarle. Con Raisi le vittime delle stragi diventano anche causa della loro tragedia, responsabili della loro morte. La strumentalizzazione giunge così ad un punto di vertigine estremo che permette allo Stato di assolversi completamente.

– C’è dell’altro da raccontare in questa vicenda ma attendiamo che sia il deputato Raisi a fare il nome, se ne ha il coraggio, del giovane morto nella strage e che insinua essere in qualche modo coinvolto nelle cause dell’esplosione.

Strage di Bologna, la “pista palestinese” non regge e Raisi (Fli) accusa le vittime di essersi autoattentate

di Sandro Padula

Ristretti Orizzonti 16 aprile 2012

[…]
Raisi «non accetta la verità secondo cui, in base a quanto riportato dagli stessi documenti forniti dalle autorità francesi e italiane, l’esplosivo utilizzato per la strage del 2 agosto non è compatibile con quello che sarebbe stato usato – per altro alcuni anni dopo – dal cosiddetto gruppo Carlos in Francia e con quello trovato in una valigia della Frohlich quando quest’ultima, nel 1982, fu tratta in arresto a Fiumicino.

[…]
Inoltre «le organizzazioni palestinesi – specie dopo la riunione a Venezia del Consiglio europeo che il 13 giugno elaborò una dichiarazione a favore dell’autodeterminazione del popolo palestinese – non avevano neanche il benché minimo motivo per compiere un attentato stragista a Bologna».

[…]
«Il giovane – come riportano le cronache di alcuni giornali dell’epoca dopo il riconoscimento del suo cadavere – si era sostituito al  padre deceduto per aiutare la madre e la famiglia. Aveva intrapreso delle attività lavorative in giro per l’Italia e a Londra e, senza dubbio, nel 1980 non aveva più il tempo libero per effettuare una qualche forma di attività politica.

[…]
Come tutti sanno o dovrebbero sapere, dopo la strage del 2 agosto furono svolte anche delle indagini per capire se fra le vittime ci fossero dei possibili responsabili del crimine. Non se ne trovò nessuno fra quelle decedute e, anni dopo, ne fu trovato solo uno fra le persone ferite. Si chiamava Sergio Picciafuoco  […] pochi ricordano che in carcere, durante il processo di appello che si svolgeva a Bologna ed in cui era imputato, Picciafuoco ricevette un significativo aiuto dal faccendiere e depistatore reaganiano Francesco Pazienza, ex dirigente del Sismi. Nella sentenza del processo d’Appello datata 18 luglio 1990 si parla infatti della “memoria indirizzata dal Pazienza al Direttore Generale degli Istituti di Prevenzione e Pena. In essa riferiva il Pazienza di avere appreso dal Picciafuoco che costui, nel 1985, essendo detenuto all’Asinara, aveva potuto incontrare “tre misteriosi personaggi” che gli avevano promesso due o tre miliardi ed un passaporto per espatriare in Sudamerica, in cambio di una conferma da parte sua delle “assai improbabili teorie sviluppate dal G.I. e dal P.M. di Bologna”.
Queste rivelazioni il Picciafuoco le aveva fatte durante una pausa delle udienze innanzi alla Corte di Assise di Bologna. Interpellato in merito al contenuto della lettera del Pazienza, il Picciafuoco confermava le cose riferite …” .
Grazie anche a quella memoria scritta da Francesco Pazienza, Picciafuoco venne assolto dalla Corte d’Assise d’appello di Bologna del suddetto processo. E la sua posizione giudiziaria, condizionata da alterne vicende, cinque anni dopo fu stralciata per passare sotto la competenza di un tribunale di Firenze, dove alla fine trovò la più completa assoluzione.

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Il paradigma vittimario
Stazione di Bologna, una strage di depistaggi

La logica premiale e logica vittimaria ispirano la nuova filosofia penale

Un intervento di Vincenzo Guagliardo sui presupposti della nuova filosofia penale: al vertice della pena tende a non esserci più la pena; il rapporto del reato con essa sparisce, al suo posto subentra il rapporto del suo autore con la presunta sicurezza della “vittima”. Il principio vittimario posto al centro delle nuove procedure giudiziarie mentre  il premio interviene  in sostituzione del diritto, la punizione per chi non merita il premio o non lo chiede

Vincenzo Guagliardo
settembre 2011


Il fallimento del sistema penale è sempre più evidente, ma al tempo si assiste all’impazzimento delle società in cui esso vive, nel senso che si ricorre all’esasperazione penalista per rimediare alla crisi che quella stessa esasperazione aveva già creato negli anni Ottanta. E, del resto, si può aggiungere che anche di fronte alla crisi economica si osserva la stessa cosa: i governi aiutano per esempio le banche che hanno creato il danno per… rimediarvi.

In Italia sono rimasti scandalosamente (e silenziosamente) in piedi i manicomi giudiziari, avendo la legge Basaglia del 1978 abolito solo i manicomi civili, e il numero dei pazzi reclusi persiste tranquillamente (1348 nel 2007, 1550 nel 2011). Ma anche gli ergastoli aumentano (1500 circa), insieme al numero dei detenuti in generale (68.000). Ma, ancora, con una novità: l’ergastolo “ostativo”, in base al quale molti ergastolani sono ormai esclusi da ogni beneficio penitenziario a priori e perciò condannati a morire in carcere detto “duro”, dopo lunga espiazione. A meno che… non ci si “penta”, non ci si trasformi cioè in delatori se si ha ancora qualcosa e qualcuno da vendere. Per tutti infine, l’ottenimento della libertà condizionale (o l’affidamento ai servizi sociali) viene subordinato a una richiesta di perdono del reo da rivolgere ai parenti delle vittime. È una prassi stabilita dai magistrati, non richiesta da alcuna legge, in cui è come se i giudici abdicassero al loro ruolo per rimettersi ai parenti delle vittime quali nuovi esecutori della pena al posto dello Stato. Naturalmente, attraverso questi meccanismi e altri le carceri vivono il cosiddetto “sovraffollamento”, eufemismo dietro al quale gran parte del carcere è uno strumento di tortura vera e propria, l’inferno dei corpi.

L’ultimo esempio, umiliante sia per i rei che per le vittime, segna un chiaro regresso civile alla vendetta personale. È perciò evidente che all’inferno dell’anima contribuisce alla grande l’impulso che, in un simile contesto sovraffollato-torturante dei corpi, ha potuto trovare il dispositivo di lealizzazione delle coscienze già in parte descritto in questo libro: il premio in sostituzione del diritto, la punizione per chi non merita il premio o non lo chiede (“trattamento differenziato”).

Possiamo anzi dire che la nuova logica penale descritta in questo libro ha invaso la società ridefinendola in ciò che Frank Furedi* chiama la “società terapeutica”. In essa, non si è più dei cittadini, ma neanche dei semplici regrediti alla precedente condizione di sudditi; forse, piuttosto, verso qualcosa di peggio: dei “pazienti”, ovvero dei “malati”, fragili persone che si rimettono alle mani pietose di quei nuovi confessori-medici che sono i magistrati e il loro sempre più cospicuo e variegato seguito di “esperti” della mente e del controllo sociale. Ma, i pazienti nel nostro caso sono tali – non dimentichiamolo – perché vittime di qualcosa e, più precisamente, di qualcuno. Il principio vittimario posto al centro delle nuove procedure giudiziarie sulla scia dell’esempio anglo-americano, è stato seguito con esemplare volontà avanguardista dall’Italia grazie al silenzio di verità o meglio alla straparlante esorcizzazione  posta sull’aspro conflitto sociale (anche armato), avvenuto nel paese negli anni Settanta. Il principio vittimario giuridifica progressivamente ogni aspetto delle relazioni sociali, fette sempre maggiori della vita quotidiana perdono la loro autonomia e si cercano e trovano capri espiatori per l’altare vittimario.

Ed è proprio la sinistra europea ufficiale, bisogna dire, e non solo la destra neo-liberista, ad aver dato un’enorme spinta a questa deriva rivendicativa e vittimista verso la rinuncia dello stesso concetto di autonomia personale oltre che delle antiche e autonome regole degli spazi conviviali. Nuove “sindromi” prese dal linguaggio medico presentano fatti fino a ieri lasciati all’autoregolazione sociale come denunce di nuovi reati per fissare nuovi diritti e, inevitabilmente, nuovi reati volti a indicare dei colpevoli da consegnare alla punizione. Si pensi a quante leggi si vogliono oggi far nascere su gravidanza, parto e trauma post-parto invece di farne l’oggetto di pubblica attenzione di una coscienza sociale. Sotto al trionfo del principio vittimario, la base gigantesca del rito di caccia al capro espiatorio si afferma come l’unica vera religione dell’inconscio collettivo nella sua più pura espressione. Mentre lo dico, mi fumo quasi una sigaretta senza per questo denunciare chi produce il tabacco. (Ma un medico mi ha detto che uno come me, in un paese civile come l’Inghilterra, giustamente non verrebbe più curato). Ma c’è già chi riflette sui danni provocati dal vino…

Tutte le tortuose tecniche della cinquecentesca Inquisizione romana ritornano a galla seppure camuffate da un nuovo linguaggio “tecnico” per non confessare che ri-esistono a pieno regime i vecchi “tribunali della coscienza” (A. Prosperi**).
Per fare, tra i tanti possibili, un esempio ancora tratto fa Furedi, non possiamo stupirci se in Inghilterra un detenuto rimase ad espiare la pena più di altri perché ostinatosi a non riconoscere di essere una vittima, di avere cioè subito violenza dai genitori quando era piccolo e che per questo da grande aveva compiuto reati. Fino a una trentina di anni fa un comportamento del genere avrebbe potuto essere considerato dignitoso dal senso comune, a prescindere ovviamente da ogni altro giudizio sugli atti di quella persona. Ma oggi, nel nuovo contesto, ogni educatore (o psicologo, o psichiatra, o assistente sociale, o direttore eccetera) aggiornato ma ancora umano, un po’ illuminato, aperto, gli dovrà dire in modo… un po’ cinico: “Tu sei troppo moralista, lasciati andare un po’, sii più realista”. E vi garantisco che questo piccolo paradosso della morale odierna è successo più volte. E già qui si è tentati a concludere che non viviamo più soltanto un carcere criminogeno (prima tesi d’ogni abolizionista), ma un intero sistema di vita, anzi, una nuova Weltanshauung.
Per questa via il giudizio si stacca dalla pena e si concentra sul bisogno di “sicurezza” degli ex cittadini-nuove vittime, si allontana dal reato per concentrarsi sulla presunta pericolosità del suo autore: lo straniero, l’arabo, il mafioso, il terrorista, il tossico eccetera, ai posti che furono dell’ebreo, dell’eretico e della strega. In Italia per questa via delle definizioni a priori e astraenti dei soggetti pericolosi, il razzismo è diventato da tempo politica ufficiale  delle istituzioni. Grazie a un governo di centrosinistra che, con una legge (la Turco-Napolitano) del 1998, costruì dei campi di concentramento per gli immigrati, chiamati eufemisticamente “Centri di permanenza temporanea” (CPT). L’eufemismo era anche un ossimoro: per giocare con le parole non sarebbe stato meglio chiamarli centri di temporaneità… permanente? Comunque sia il successivo governo di centro-destra di Berlusconi e dei razzisti della Lega Nord di Bossi fu meno ipocrita, confermò quella decisione e tolse almeno l’ambiguità linguistica spiegando quel che facevano concretamente questi campi: Centri di identificazione e espulsione (CIE). Campi di concentramento, insomma, grazie ai quali avendoti subito dichiarato clandestino appena entri nel paese, se ti becco ti espello, se non ti becco sarai un individuo ricattabile e ti faccio lavorare per una miseria finché mi va. E così i vari nuovi razzisti italiani si fanno una piccola fortuna con questi nuovi schiavi stranieri da affiancare ai nuovi servi inconsci ex cittadini nazionali alla ricerca dello status di vittime. Una prima conclusione si potrebbe così riassumere: il sistema vittimario-penale si inscrive come unica politica sociale riservata ai poveri che in vari modi vengono etichettati come pericolosi a priori, fino al punto di ricorrere al razzismo istituzionale dei CIE ex CPT.

Accanto a tutto ciò – non perdetevi nel labirinto della follia e ricordate quanto detto più sopra  – c’è varia gente in galera da oltre trent’anni: i capri espiatori, appunto, per dare l’esempio. Perché, come dicono i francesi, tout se tient, ogni cosa è legata all’altra. Ma credo pure che questo trionfo della pena, neo-inquisitoriale e  razzista, cominci a essere vagamente sentito e intuito fuori dalle carceri. Forse (: questa nota è piena di forse). Di recente (settembre 2011) in Italia, in una grande manifestazione sindacale si poteva leggere su uno striscione: “Ci volete servi, saremo ribelli” [corsivo mio]. In Spagna un movimento di precari e proletarizzati si dichiara indignado. Indignato è colui che si ritiene offeso nella sua dignità, che non vuole essere trattato da servo. Un tempo questa parola risultava generica e ambigua, era spesso usata a destra. Oggi può assumere un significato profondo, segnare – forse – un inizio epocale della non-collaborazione alla servitù volontaria.

Ma per capire meglio di cosa si tratta, è opportuno riparlare di quella piccola minoranza reclusa nei manicomi giudiziari. Lì, ci dice l’ipocrisia odierna, c’è un pazzo che, in quanto tale, non merita una pena; ma è necessario, per motivi di “sicurezza” tenerlo chiuso a data indefinita, di proroga  in proroga, appunto perché è pazzo. E così la sua pena indefinita (perché non è una pena) può diventare infinita perché sempre rinnovata come permanenza… temporanea. Mi sembra che tutta la giustizia penale aspiri ad allargare l’orizzonte in questo senso, oltre se stessa, verso questo inferno indicibile, come seconda faccia della medaglia del “siamo tutti vittime” della nuova servitù volontaria. Ripetiamoci: al vertice della pena tende a non esserci più la pena; il rapporto del reato con essa sparisce, al suo posto subentra il rapporto del suo autore con la presunta sicurezza della “vittima”. Ma far stare in carcere o in manicomio o in un CIE per quel che si è invece che per quello che si fa, significa aver adottato il primo passo di una logica da lager.

Essere abolizionista è semplicemente essere convinti della irriformabilità del sistema penale. Non può essere estremista sul piano politico perché vuole fare tutto ciò che è possibile nel presente per avere meno carcere e tribunali di coscienza. L’abolizionismo è perciò estremista sul piano culturale perché per attuarsi deve richiedere un cambiamento di mentalità, una messa in discussione di sé stessi, uno sguardo diverso dalla miopia della servitù volontaria: a partire dal rifiuto dell’antichissimo rito del capro espiatorio su cui si fonda la nostra civiltà, che tutti ci acceca in un cammino suicida.
La speranza è tutto ciò che non si fonda sul calcolo, diceva lo storico olandese Huizinga (morto in un lager nazista), e i calcoli creano non pochi disastri e illusioni, ci dice la crisi attuale.

Note

* Frank Furedi, Therapeutic culture. Cultivating vulnerability in an uncertain age, 2004 [trad. it. Il nuovo conformismo. Troppa psicologia nella vita quotidiana, Feltrinelli, Milano 2005].
** Adriano Prosperi, Tribunali della coscienza. Inquisitori, confessori, missionari, Einaudi, Torino 2009.

Link
Populismo penale
Il paradigma vittimario
Cronache carcerarie
La polizia del pensiero – Alain Brossat
Kafka e il magistrato di sorveglianza di Viterbo