A quarant’anni dal 7 Aprile 1979, come magistratura e Pci confezionarono l’inchiesta contro l’Autonomia

Citazione

Due anni fa, Umberto Contarello, segretario nel 1979 della Fgci di Padova,  raccontava il retroscena della sua testimonianza d’accusa nel processo 7 aprile, concordata nelle stanze della federazione cittadina col Pm Calogero. Il magistrato lo ha querelato e Contarello ha invocato gli «scherzi della memoria»

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Nel maggio del 2017, Massimo Bordin nella sua consueta rubrica del Foglio (Fonte: http://www.ilfoglio.it/bordin-line/2017/05/17/news/quando-negli-anni-70-i-giudici-passeggiavano-nelle-stanze-del-pci-134918/#.WRvrOq_VoWw.facebook) rivelava che su una di quelle pagine per nostalgici che riempiono Facebook, intitolata «sono stato iscritto al Pci» e frequentata da ex appartenenti a quel partito, alcune note, molte meno, era apparso un post del segretario, alla fine degli anni Settanta, della Federazione giovanile comunista di Padova. Per la cronaca si trattava di Umberto Contarello, divenuto uno sceneggiatore di successo, legato da stretta collaborazione al realizzatore Paolo Sorrentino. «Erano anni per loro – proseguiva Bordin – di scontro con l’Autonomia. Proprio a Padova, nel 1979, iniziò una inchiesta sfociata nel processo 7 aprile, così detto dal giorno dei numerosi mandati di cattura. Il giovane segretario della Fgci fu allora chiamato a testimoniare in aula e racconta che il giorno prima fu convocato in federazione nella stanza del segretario cittadino dove trovò anche il pm del processo che concordò con lui lo schema delle domande e delle risposte. «Assolutamente veritiero» scrive, ma aggiunge «sostanzialmente». Imparato il canovaccio a memoria, lo espose l’indomani di fronte ai giudici, e agli imputati. Oggi scrive che gli parve una esperienza straniante rispondere con formale verbalizzazione a quel signore in toga che il giorno prima, vestito più normalmente, lo aveva istruito in federazione e che sarebbe l’ora di ammettere che «la sinistra italiana non è realmente garantista, non lo è dentro, come è antirazzista o egualitaria, perché quella generazione imparò che i giudici passeggiano negli uffici di un partito».
Quelle dichiarazioni ebbero un seguito: infuriato per quella ricostruzione dei fatti il procuratore Calogero ha querelato Contarello che ha fatto marcia indietro parlando di «scherzi della memoria». Della “ritrattazione” di Contarello ha scritto Ernesto Milanesi sul manifesto nel gennaio 2018, raccontando come «nello stesso modo social lo sceneggiatore da Oscar si è rimangiato lo “scherzo della memoria”, ottenendo una raffica di insulti da Flavio Zanonato, padre-padrone del Pci-Pds-Ds ora eurodeputato dopo un ventennio da sindaco. Così Padova è tornata ad avvelenarsi, come se il tempo si fosse cristallizzato». Per fortuna – prosegue Milanesi – aggiungendo altri dettagli della vicenda, la storia restituisce quella stagione tutt’altro che univoca. Un altro «ricordo» di Contarello era passato sotto silenzio: il 17 novembre 2011 aveva già scritto on line di Pecchioli, Folena e Longo, ma anche del faccia a faccia con Calogero prima della deposizione in tribunale. «Arriva con la toga sotto braccio che mi pare un cencio. Mi dice ciao perché ci conosciamo…».
La testimonianza di Contarello fa il paio con le rivelazioni di Giuliano Ferrara e Saverio Vertone sulle riunioni con i pm Giancarlo Caselli e Luciano Violante nella sede della federazione di Torino (https://insorgenze.net/2010/11/12/la-vera-storia-del-processo-di-torino-al-nucleo-storico-delle-brigate-rosse-la-giuria-popolare-venne-composta-grazie-allintervento-del-pci/). Erano gli anni in cui il Pci teorizzava l’uso della magistratura come cinghia di trasmissione. Il tempo poi ha chiarito meglio chi faceva da cinghia e chi era realmente la trasmissione: dal partito della classe operaia che entrava nello Stato per controllarlo si arrivò al partito dello Stato dentro la classe operaia e del suo braccio armato giudiziario in ogni anfratto della società.

Per saperne di più
7 aprile 197, quando lo Stato si scatenò contro i movimenti

«Cesare Battisti a été exhibé comme un trophée de chasse»

L’ex-membre des Brigades rouges Paolo Persichetti critique la mise en scène, à Rome, de la traque des anciens militants d’extrême gauche

Propos recueillis par Jérôme Gautheret
Le monde Publié hier à 12h20, mis à jour hier à 12h20

Pilori

Aujourd’hui âgé de 56 ans, Paolo Persichetti a milité dans les rangs des Brigades rouges-Union des communistes combattants (BR-UCC), dans les années 1980. Après un premier séjour en prison en Italie et un acquittement, il s’installe en France en 1991. Condamné en appel à vingt-deux ans de prison pour «participation à une bande armée» et «complicité morale dans un homicide», il est extradé en 2002 vers l’Italie, où il terminera sa peine en avril 2014.
Il s’insurge contre le traitement dont a fait l’objet Cesare Battisti depuis son arrestation en Bolivie, et l’utilisation politique par le gouvernement italien de la traque des anciens militants d’extrême gauche installés en France depuis le début des années 1980.

Lundi 14 janvier, Cesare Battisti a atterri à l’aéroport de Ciampino, accueilli par deux ministres et une foule de journalistes. Que vous a inspiré cette scène?
Paolo Persichetti: D’abord, les conditions générales de sa remise aux autorités italiennes restent obscures. La Bolivie n’a respecté aucune procédure, ni d’extradition ni d’expulsion. Ils ont évité de le faire repasser par le Brésil, comme cela aurait été logique compte tenu de la procédure, dans le but de l’empêcher de bénéficier, mécaniquement, d’une réduction de sa peine à trente ans de prison en vertu d’un accord conclu entre Rome et Brasilia.
Puis, il y a les images de l’aéroport de Ciampino, qui étaient répugnantes. Battisti a été exhibé comme un trophée de chasse. Quelque chose de moyenâgeux rappelant l’époque des supplices publics. Deux ministres, dont un qui paradait en costume de policier, se sont invités pour assister à la scène. Sans parler de la vidéo ignoble qu’a mis en ligne le ministre de la justice, Alfonso Bonafede, le lendemain.

Cette capture vous a nécessairement rappelé des choses…
Dans les trois cas où l’Italie est arrivée à ramener dans ses propres geôles des exilés, mon propre cas en 2002, celui de Rita Algranati en 2004 et maintenant celui de Battisti, les remises se sont toujours déroulées en contournant les lois internationales.
Le soir du 24 août 2002, j’ai été arrêté dans le hall d’un immeuble à Paris, alors que j’allais dîner chez des amis. J’ai été emmené au siège de la DNAT [Division nationale antiterroriste], où je suis resté menotté comme un cheval à un anneau accroché au mur, puis, vers minuit, j’ai été mis dans une voiture en direction de l’Italie. Au but d’une folle course dans cette nuit noire, j’ai été échangé sous le tunnel du Mont-Blanc.
Le lendemain soir, j’étais en prison à Rome, mais la surprise est arrivée quand on m’a accusé d’avoir pris part au meurtre de Marco Biagi, un conseiller du ministre du travail d’alors. Accusation sans fondement, car au moment des faits, je tenais un cours dans la salle B224 de l’université de Saint-Denis, face à une vingtaine d’étudiants.
Il s’agissait d’une violation de la convention européenne sur les extraditions: la France, qui était parfaitement au courant des intentions de la magistrature italienne, aurait dû demander une nouvelle demande d’extradition et l’Italie ne pouvait pas m’inculper sans l’autorisation française. Ils savaient très bien que devant les juges, les accusations italiennes se seraient écroulées.

Votre retour en Italie avait-il donné lieu à une mise en scène comparable ?
J’ai eu droit, moi aussi, à une surmédiatisation avec la différence que les médias n’ont été avertis que quand j’étais déjà à Turin. La presse n’a été convoquée que pour filmer mon passage dans la cour de la questura. Les jours suivants, les journaux racontaient que Berlusconi et son gouvernement, réunis dans sa villa de Sardaigne, avaient sorti le champagne à l’annonce de mon arrestation.
IconaLa rentrée de Battisti a été annoncée à l’avance, ce qui a permis une mise en scène théâtrale très soignée: défilé des équipes spéciales des différentes polices, directs TV, radios et réseaux sociaux… Ça a été l’événement médiatique du moment. Il faudrait tout de même rappeler que fin 2017, lorsque l’un des auteurs de l’attentat de Brescia [8 morts et 102 blessés, en 1974], Maurizio Tramonte, un militant d’extrême droite proche des services secrets, a été ramené au Portugal, l’opération s’est déroulée dans l’anonymat le plus absolu. Pendant des années, on a raconté au pays que les attentats à la bombe étaient l’œuvre des Brigades rouges. On a réécrit l’histoire.

Que sait-on des conditions de détention de Cesare Battisti ?
Une fois débarqué à Rome, il a été renvoyé à la prison d’Oristano, en Sardaigne. Il était tellement chamboulé qu’une fois arrivé sur place il a demandé dans quelle partie du monde il se trouvait… Cette prison n’a pas été choisie au hasard: elle est une des plus dures du pays. Elle se trouve de plus dans une île, alors que sa famille vit sur le continent. Une façon d’amplifier l’isolement, de rendre difficiles les parloirs et les visites des organismes de contrôle.
Battisti a été placé à l’isolement diurne pour six mois dans un lieu séparé de la prison. On lui a préparé une sorte de «41 bis» sur mesure [un régime d’isolement total, prévu pour les mafieux les plus dangereux, que la Cour européenne des droits de l’homme a qualifié de «torture»], quelque chose d’absolument illégal. D’ailleurs, c’est le type de traitement qu’attend tout réfugié ramené en Italie: moi aussi, j’ai fait quatre mois et demi d’isolement.
Matteo Salvini [le ministre de l’intérieur italien] lui-même a annoncé qu’il n’y aurait aucun aménagement de peine, et que Cesare Battisti allait pourrir en prison jusqu’à la fin de sa vie. Une façon de mettre sous pression les juges d’exécution des peines. Comme cela m’est arrivé à moi, il devra répondre d’un «délit d’exil». Ils lui reprocheront la soi-disant «doctrine Mitterrand» et la décision de Lula [ex-président brésilien] de ne pas l’extrader. Tout parcours d’intégration en France et au Brésil sera interprété à l’envers, comme une circonstance aggravante…
Les juges deviennent fous face à cette question de la fuite et de l’exil. On m’a reproché d’avoir écrit un livre sur les dessous de mon extradition [Exil et Châtiment,Textuel, 2005], et même d’avoir fait en France un diplôme d’études approfondies sur la «Judiciarisation de la démocratie». Le châtiment qui attend tout exilé, c’est la destruction de tout ce qu’il était arrivé à reconstruire. Ils doivent démontrer que la seule chose possible pour les révoltés des années 1970, c’est un emprisonnement infini, sans possibilité de sortie.

Matteo Salvini, et après lui tout le gouvernement italien, a annoncé qu’ils ne comptaient pas en rester là, et s’apprête à demander l’extradition d’autres personnes recherchées par la justice italienne, dont la plupart sont en France.
En 2004, la justice française avait accepté l’extradition de Battisti contre la promesse que l’Italie modifie sa loi sur la contumace, permettant à Battisti et aux autres dans la même situation d’espérer un nouveau procès. Le Brésil avait, lui, donné son accord pour l’extradition en échange d’une commutation de la perpétuité à trente ans de prison [la peine maximale prévue par le code pénal brésilien]. En Italie, aucun de ces engagements n’a été respecté. Au contraire, ils l’ont enfermé et ils ont jeté les clés de sa cellule.
Je pense que la France doit soigneusement réfléchir à toute requête venant de l’Italie. Il a fallu cinq ans à l’Italie, après la guerre, pour amnistier les crimes des fascistes, six ans à la France pour les crimes de l’OAS durant la guerre d’Algérie. Aujourd’hui, on est à plus de quarante ans de l’affaire Moro. C’est le temps de l’histoire, pas du châtiment.

La muta e la preda, Battisti trasformato in trofeo da caccia

Ex Br Persichetti: «Battisti esibito come un trofeo, è barbarie»

Adnkronos, 14/01/2019 17:33

«Siamo alla barbarie. Un trofeo esibito e la muta che lo rincorre». A parlare all’Adnkronos è l’ex brigatista Paolo Persichetti, compagno di ‘esilio’ a Parigi con Cesare Battisti, Oreste Scalzone e tanti altri fuoriusciti italiani che nel 2002 fu tra l’altro il primo estradato in ‘violazione’ della dottrina Mitterrand. Saggista, sociologo, giornalista, ex appartenente alla colonna romana delle Brigate Rosse- Unione Comunisti Combattenti (si è preso una condanna a 22 anni per concorso morale nell’uccisione del generale dell’aeronautica Licio Giorgieri) Persichetti, che a Battisti è legato dalla lunga esperienza francese (“una comunità di destino”, dice) più che un fatto personale ne fa una questione di diritto e di giustizia.

«Nel caso Battisti la Bolivia non ha esercitato nemmeno la sovranità più elementare, neppure ha provato a salvare le apparenze pretendendo una formale richiesta di estradizione dall’Italia – spiega l’ex Br – Il ‘compagno’ Morales lo ha semplicemente rispedito in Italia al di fuori di ogni regola». E in Italia, sottolinea, le cose andranno nello stesso modo: «Non gli rifaranno un nuovo processo, come pure avevano assicurato alla Francia quando ne chiedevano l’estradizione, né gli faranno scontare 30 anni, come da accordi presi con il Brasile. Qui Battisti si farà l’ergastolo. Con Salvini che, violando tutti i principi di separazione dei poteri, da ministro dell’Interno già ha deciso che ‘non avrà benefici’. Una barbarie giuridica, peraltro applaudita da buona parte della sinistra. Stiano attenti quelli che plaudono a violazioni di una tale portata, però, perché poi si arriva anche a loro», sottolinea.

«Visti i rapporti poco idilliaci di Macron con questo governo, mi chiedo se il presidente francese mai vorrà pretendere il rispetto degli impegni presi dall’Italia sul processo da rifare», dice ancora Persichetti. «Battisti viene descritto come l’eterno latitante, l’uomo in fuga, ma in realtà si è sempre avvalso delle prerogative sovrane degli Stati che lo hanno ospitato – sostiene l’ex Br – E’ sempre stato nella legalità in Francia, in Brasile, perfino in Bolivia, dove aveva chiesto asilo. I periodi di latitanza effettiva si riducono di fatto a quell’anno e mezzo prima che lo arrestassero in Brasile. Anche l’accesso illegale a La Paz è opinabile perché lui aveva con sé il documento brasiliano per i residenti esteri, riconosciuto in molti Paesi dell’America Latina».

«Lo hanno descritto come uno dei salotti, viveva in una soffitta» dice ancora. «C’è una costruzione del mostro, del personaggio… – ragiona Persichetti analizzando da sociologo immagini e notizie di questi giorni – La birra, il ghigno, il sorriso strafottente, la barba finta che finta non è… Lo hanno descritto come uno che si godeva la vita, la bella gente… Ma Battisti viveva in una soffitta e faceva il portiere. Lavorava in un sottoscala dove c’era un computerone su cui scriveva, però nell’immaginario era uno che viveva nei salotti francesi. Ha pensato di salvarsi con la scrittura ed è finito intrappolato nella figura dell’intellettuale da salotto».

«Dicono è finita la pacchia – aggiunge – Ma non sanno di cosa parlano, l’esilio è una vita dura, è la vita del sans papier, con la differenza che loro c’hanno la pelle di un altro colore e questo li espone a maggiori controlli della polizia. Nessuna assistenza sanitaria, niente soldi… ti devi arrangiare, sbarcare il lunario, e lui aveva sublimato imparando il mestiere dello scrivere, e poi è rimasto vittima del personaggio».

Fonte https://www.adnkronos.com/fatti/cronaca/2019/01/14/persichetti-battisti-esibito-come-trofeo-barbarie_cQmH24DwA56KudrjFG1F4O.html

Franco Piperno, «Il Pci impedì a Fanfani di salvare Moro. Gotor? Scrive balle»

L’intervista – «Io in via Gradoli? Una balla di Gotor». Piperno ritorna sulle ultime settimane del sequestro Moro, tra fine aprile e inizio maggio ’78, quando emerse un accenno di trattativa che poi non ebbe seguito. Liquida Miguel Gotor, che nelle ultime settimane lo ha accusato sul Fatto Quotidiano di essere la gola profonda che avrebbe portato alla scoperta della base brigatista di via Gradoli: «non a caso dagli scrittori di libri polizieschi ritenuto uno storico ma dagli storici considerato solo un romanziere». Infine ridicolizza le “clamorose scoperte”, annunciate nella ultima relazione intermedia prodotta dalla defunta Commissione Moro 2

Paolo Persichetti
Il Dubbio 26 aprile 2018

Il sequestro Moro poteva concludersi senza la morte dell’ostaggio? Franco Piperno ribadisce che era possibile. Tutto ruota attorno ai giorni concitati d’inizio maggio ‘78, dopo la telefonata di Moretti del 30 aprile alla famiglia dello statista democristiano e il comunicato Br nel quale figurava quel gerundio – «stiamo eseguendo la sentenza» – che di fatto rimandava l’esecuzione. L’iniziativa socialista aveva aperto un canale di comunicazione ed ai brigatisti era stato detto che il 7 maggio Fanfani avrebbe fatto un’importante dichiarazione di apertura. Perché tacque? Il suo silenzio fu la conseguenza di una interferenza del Pci, che forte dei suoi voti indispensabili per l’elezione del nuovo Presidente della Repubblica aveva validi argomenti per condizionare le decisioni del Presidente del Senato, uno dei pretendenti più quotati? Durante le trattative per la formazione del nuovo governo, Fanfani aveva cercato di scavalcare a sinistra Moro proponendo un governo d’emergenza con la partecipazione diretta dei comunisti. Ne scrive sui suoi Diari un infastidito Andreotti e lo testimonia l’ambasciatore Usa Gardner, allarmatissimo ma poi rassicurato dall’opzione ben più moderata di Moro che tenne fuori dal governo i tre ministri tecnici indicati dal Pci, rompendo gli accordi presi da Zaccagnini, pronto a dimettersi, e dallo stesso Andreotti. Piperno giocò un ruolo chiave attorno a quell’abbozzo di trattativa che però non riuscì  a conseguire il suo scopo. Una lacerazione della «linea della fermezza» che ancora oggi disturba la storiografia ispirata a quelle posizioni e che a distanza di quarant’anni non rinuncia a lanciare i propri strali dietrologici, calunniando i protagonisti di quella complicata vicenda.
Sul Fatto Quotidiano del 6 e del 20 aprile Miguel Gotor ha tirato in ballo nella intricata vicenda di via Gradoli la responsabilità di Franco Piperno, figura di spicco del ’68, tra i fondatori di Potere operaio, coinvolto nei processi 7 aprile e Metropoli. Secondo l’ex parlamentare, già membro della Commissione Moro, dietro la messa in scena della seduta spiritica che si tenne il 2 aprile 1978 a Zappolino, piccola frazione distante una trentina di chilometri da Bologna, nella casa di campagna del professor Clò, presenti Romano Prodi ed altri docenti universitari, che negli anni successivi saranno destinati ad incarichi di governo, ci sarebbe stata la “soffiata” di «un esponente di prestigio dell’area dell’eversione». Piperno avrebbe fornito il suggerimento al futuro ministro del Tesoro, Beniamino Andreatta, secondo alcune voci mai confermate presente anch’egli alla seduta spiritica, approfittando del fatto che fosse fondatore e rettore  dell’Unical, l’università della Calabria,  dove Piperno stesso era docente di fisica.

In via Gradoli, situata nella zona Nord di Roma, il 18 aprile 1978 i Vigili del fuoco, chiamati per una perdita d’acqua, scoprirono una importante base delle Brigate rosse, affittata nel dicembre 1975 all’ingegner Borghi, alias Mario Moretti.

Nel “rapportino”, la scheda che riassume modalità, cause e soluzioni adottate dalla squadra dei Vigili del fuoco per portare a termine l’intervento, redatto al rientro in sede, il Caposquadra Giuseppe Leonardi scrive che alle 9.47 dall’interno 7: «Per mezzo di scala a ganci si provvedeva ad entrare nell’appartamento soprastante [int. 11] per constatare la causa di infiltrazione di acqua». Alla voce probabili cause, risponde: «Dimenticanza chiusura rubinetto della doccia del bagno» Nel relazione dattiloscritta specifica più dettagliatamente: «Il danno era semplicemente provocato dalla doccia, del tipo telefono, ri[ma…] aperta e rivolta contro il muro che faceva infiltrare l’acqua da dietro la vasca da bagno dietro il muro danneggiando i solai sottostanti. Si elimina[…] danno chiudendo il rubinetto erogatore» Più avanti il Caposquadra spiega che «posti in vista di un tavolo, vi erano volantini a firma delle “Brigate rosse» e  «volumi delle B.R» che attirarono la sua attenzione facendo scattare l’allarme.

La preziosa informazione sull’ubicazione della base brigatista – lascia intendere Gotor – sarebbe pervenuta all’ex esponente di Potop dalla proprietaria dell’appartamento di via Gradoli: i due si sarebbero conosciuti alla fine degli anni ‘60 per via della comune frequentazione del Cnen, il centro di ricerca nucleare di Frascati. Gotor, sostenitore della tesi che il danno d’acqua non fosse casuale, solleva ulteriori sospetti, ipotizzando che «un brigatista dissidente, un esponente dell’area dell’autonomia collaborativo con lo Stato o un agente dell’antiterrorismo» possa essere entrato nell’appartamento la mattina del 18 aprile, dopo l’uscita di Balzerani e Moretti che quella sera non sarebbe dovuto rientrare, con l’obiettivo di provare a recuperare gli scritti di Moro, sperando fossero nell’appartamento e poi provocare il danno d’acqua che fece cadere la base.
Tuttavia nel corso della fantomatica seduta spiritica emerse un’indicazione molto diversa dalla strada dove qualche settimana dopo venne rinvenuta la base brigatista. Nell’appunto manoscritto, subito girato al capo della polizia Parlato, redatto da Luigi Zanda, collaboratore del ministro dell’Interno Cossiga, che il 5 aprile ricevette la segnalazione da Umberto Cavina, addetto stampa di Benigno Zaccagnini, a suo volta informato il giorno precedente da Romano Prodi di passaggio a Roma, è annotato: «Caro dottore, ecco le indicazioni di cui s’è detto: Via Monreale 28, scala D, int. 1, piano terreno, Milano; lungo la statale 74, nel piccolo tratto in provincia di Viterbo, in località Gradoli, casa isolata con cantina».
Per giustificare questa incongruenza, Gotor inventa la categoria del “depistaggio a fini informativi”, attribuendo a Piperno una sofisticata strategia che mescolando vero e falso avrebbe mirato a «provocare il fallimento dell’azione Moro senza far arrestare Moretti, che era un avversario politico con una diversa prospettiva rivoluzionaria, non un nemico da tradire», per facilitare la riuscita della soluzione negoziata del sequestro nei giorni in cui il vertice socialista si era attivato in questa direzione.

Abbiamo chiesto a Franco Piperno come ci si sente ad essere raffigurato nei panni di una sorta di Cagliostro, burattinaio che tira le fila di un gioco spregiudicato.
Penso che sia la personalità irrisolta di Gotor ad assegnarmi un ruolo del genere;  non a caso dagli scrittori di libri polizieschi il Nostro viene ritenuto uno storico mentre secondo gli storici siamo in presenza di un romanziere. In ogni caso, ad essere sincero, non posso certo dire che sia il prof. Gotor ad avermi calunniato di più. Ben  prima  dei suoi articoli sul Fatto Quotidiano, sul finire degli anni ‘70, mi hanno fatto decisamente di peggio, sono stato accusato, dalla Procura di Padova e poi da quella di Roma, oltre che del delitto Moro, di ben 20 omicidi e 15 rapine; e, per non farmi mancare niente, ci si mise anche la giornalista americana Clara Sterling: in un suo libro sull’Italia di quegli anni scrisse che la Cia aveva accertato come io fossi un agente segreto comunista, educato alla guerriglia a Praga, frequentando i corsi tenuti nella capitale cecoslovacca direttamente dal Kgb.

Una spia dell’Est? Proprio tu che conoscevi i dirigenti del Kor, il Comitato di difesa degli operai polacchi?
Già, li incontrai tutti insieme nel dicembre del 1978: Jacek Kuron, Adam Michnik e gli altri. Non a caso ci fu poi chi per compensare provò a dire che lavoravo per la Cia perché ero riparato in Canada.

Ma non ti era stato rifiutato l’ingresso quando su invito del Mit di Cambridge ti eri recato negli Usa?
Fu quella la ragione per cui poi mi ritrovai nel Quebec, in Canada, tra i pellerossa.

Quindi smentisci di aver mai parlato con Andreatta?
Faccio molta fatica a prendere sul serio ricostruzioni del genere. Sono arrivato all’università di Cosenza solo all’inizio del 1975, In precedenza ero docente al Politecnico di Milano. All’epoca il rettore dell’Unical era Cesare Roda, Andreatta aveva l’asciato l’università calabrese l’anno precedente; e nel 1976 venne eletto per la prima volta in Parlamento. Non ho mai avuto occasione di conoscerlo. Mi par di capire che Gotor non si sia per nulla informato prima di scrivere.

E via Gradoli? Una vecchia nota di Ansoino Andreassi, funzionario dell’Ucigos, del 6 luglio 1979 riferiva, non sulla base di documenti amministrativi accertati ma di voci provenienti da fonti riservate, originate dal Sismi e dalla questura di Genova, che avresti conosciuto fin dal 1969, al Cnen della Casaccia, Luciana Bozzi, proprietaria dell’appartamento di via Gradoli. Per tenere in piedi le sue congetture, in barba all’Ucigos, Gotor sposta addirittura la Bozzi a Frascati mentre l’informativa della polizia la colloca alla Casaccia, oltretutto il contratto fu stipulato da Moretti col marito della Bozzi, anch’egli coproprietario.
Infatti, ho fatto la mia tesi e poi la specializzazione in fisica della fusione nucleare al Cnen di Frascati, non ho mai frequentato la  Casaccia e il nome di Luciana Bozzi non mi dice assolutamente nulla.

La seconda commissione Moro, presieduta da Giuseppe Fioroni, allude ad un tuo ruolo di supervisore del sequestro. Un suo consulente, il colonnello dei carabinieri Massimo Giraudo, afferma che la mattina del 16 marzo dalle finestre dell’abitazione della signora Birgit Kraatz, descritta come un’esponente del gruppo sovversivo tedesco «2 giugno», in via dei Massimi 91, avresti osservato i movimenti del commando brigatista verificando che tutto procedesse come previsto: il parcheggio delle vetture nel garage della palazzina dello Ior e il trasbordo di Moro nell’attico.  Siamo al delirio?
Anche oltre! Birgit Kraatz era una giornalista assolutamente ben introdotta nei circoli della stampa e del mondo politico romano. L’ho conosciuta nei primi anni ‘70 in occasione di una intervista sul movimento studentesco romano rilasciata per Der Spiegel, il giornale di cui in quegli anni era corrispondente. Niente più lontano dalla intelligenza e dalla sensibilità della signora Kraatz il ruolo di sorvegliante delle prestazioni dei brigatisti.

In effetti aver tirato in ballo il nome della signora Kraatz appare l’ennesimo incredibile infortunio di questa commissione. Non solo è iscritta alla Spd dal ’74, e di fatto ha curato i rapporti della socialdemocrazia tedesca con la sinistra italiana, in modo particolare col Pci, intervistando nel 1976 lo stesso Berlinguer (è citata persino nella biografia scritta da Chiara Valentini), ma è stata corrispondente per più di trent’anni oltre che di Der Spiegel, dello Stern e ZDF, ha scritto un libro intervista con Willy Brandt, pubblicato da Editori riuniti.


C’è un episodio molto importante che smentisce alla radice quanto afferma Gotor: poche settimane dopo la morte di Moro hai incontrato Mario Moretti. Perché?
La richiesta era venuta dalle Br; l’incontro, come ho riferito alla Commissione presieduta dall’on. Pellegrino, si svolse in un appartamento del quartiere Prati.

In commissione Stragi ad una precisa domanda dicesti che ad aprire la porta era stato un maggiordomo. L’episodio suggestionò molto la fantasia dei commissari: il Presidente Pellegrino vi intravide la presenza di «inquietanti zone di contiguità» che negli anni successivi hanno alimentato la pubblicistica cospirazionista.
Il maggiordomo con i guanti era un modo metaforico per sottolineare la qualità alto-borghese dell’appartamento.

Insomma li hai presi in giro e loro ci hanno creduto. Cosa volevano sapere le Br?
Moretti ed i suoi avevano chiesto d’incontrarmi con urgenza per ricostruire l’insuccesso della trattativa ma anche per chiarire se ci fosse stata una nostra influenza esterna sui loro militanti provenienti da Potop. Volevano capire se la vicenda della trattativa fosse stata una nostra costruzione per orientare il sequestro. Nonostante queste premesse la discussione si concentrò subito sul silenzio di Fanfani. Volevano capire perché il presidente del Senato non parlò il 7 maggio smentendo l’impegno preso. Lì mi resi conto di quanto le Brigate rosse avessero preso sul serio quei segnali di apertura e capii che il sequestro avrebbe potuto avere un esito diverso se solo ci fosse stata quella dichiarazione annunciata.

Come sei finito in questa storia?
In realtà all’inizio furono Scialoia e Mieli a contattarmi per conto di Livio Zanetti, che conoscevo perché l’Espresso da lui diretto aveva seguito tutto il ‘68. Zanetti mi fece capire che c’era una forte insistenza dei socialisti per aprire una trattativa. Fu lui a mettermi in contatto con Signorile, vice segretario del Psi che si muoveva per conto di Craxi. Il segretario non voleva esporsi direttamente, lo incontrai personalmente solo alcune settimane dopo la morte di Moro. Inizialmente ero restio a farmi coinvolgere malgrado fossi assolutamente consapevole che l’eventuale uccisione di Moro avrebbe provocato  una repressione tragicamente liberticida per tutti i movimenti antagonisti di quegli anni. Per altro, il mio trasferimento in Calabria mi aveva allontanato dalla militanza politica; oltre ad insegnare, dirigevo un dipartimento universitario sicché mi restava poco o nessun tempo per l’attività politica extra-accademica. Poi, a metà aprile accadde qualcosa destinata a mutare non solo il mio umore ma la mia vita stessa: Fiora Pirri Ardizzone, allora mia moglie, venne arrestata ed accusata di aver partecipato al rapimento di Moro in via Fani ed all’uccisione degli uomini della scorta. Un testimone aveva scambiato il suo volto con quello di una donna del commando, quando in realtà quella mattina Fiora partecipava ad una assemblea universitaria a Cosenza. Di conseguenza riorganizzai da cima a fondo la mia agenda, rimandai l’impegno  di “visiting professor” assunto con il Mit di Boston e mi lasciai afferrare dal dramma che, per altro, l’intero nostro Paese stava vivendo. Cosi, una  settimana dopo quell’arresto, mi recai a Roma per incontrare Zanetti e poi Signorile. A maggio il direttore dell’Espresso mi chiese un articolo sulla trattativa che ebbe un destino singolare: apparso il giorno del ritrovamento del cadavere di Moro in via Caetani, dopo 5 ore fu ritirato dalle edicole e inviato al macero. Nel dicembre del 1978 ripresi e sviluppai quel testo che uscì su Pre-print col titolo «Dal terrorismo alla guerriglia».

Quello che riprendeva il verso di Yeats, «coniugare insieme la terribile bellezza del 12 marzo del ‘77 per le strade di Roma con la geometrica potenza dispiegata in via Fani»?
Sì, nel testo ragionavo cercando di spiegare perché era meglio liberare Moro. Al tempo stesso tentavo di aprire un discorso sulla lotta armata legandola al carattere insurrezionale della manifestazione del 12 marzo. Quel giorno ero di passaggio in città perché dovevo raggiungere la fiera di Lipsia, allora nella Ddr, dove avevo un appuntamento con degli armeni per acquistare un computer necessario al Dipartimento di Fisica che allora dirigevo. Per inciso la  “macchina socialistica” costava all’epoca un decimo della sua analoga “capitalistica”, ma occupava uno spazio venti volte maggiore – insomma fu un viaggio inutile, salvo il fatto che per caso mi offrì l’occasione, nel pomeriggio di quel fatale giorno di marzo, di partecipare ad un vero e proprio tentativo insurrezionale. Nel centro storico di Roma, tutti i negozi e perfino i bar erano chiusi: per le strade ed i vicoli si svolgevano durissimi scontri tra manifestanti e gendarmi, scontri nei quali gli abitanti, per esempio quelli di Campo de Fiori, fraternizzavamo attivamente con i dimostranti. Ricordo un fruttivendolo che aveva riaperto il suo negozio per dare rifugio ai feriti; così come un’armeria su Lungotevere presa d’assalto e saccheggiata dalla folla in tumulto. Prima di quel pomeriggio di marzo, nei miei non brevi anni di militanza, non avevo mai partecipato o anche solo assistito ad una esperienza di ribellione sociale, per dir così, allo stato nascente. Da qui l’immagine sulla «terribile bellezza» che riprendeva gli scontri della Pasqua irlandese del 1916.

Secondo te perché Fanfani non parlò?
Ritengo che ci fu un intervento molto forte del Pci, una pressione che fece venir meno l’impegno preso. Io penso che Fanfani avesse informato il Pci del suo intento. Non poteva fare diversamente anche per il ruolo istituzionale che rivestiva. Signorile non aveva parlato solo con Craxi ma anche con altri politici. Di sicuro ne era al corrente il Presidente della Repubblica Leone, il suo addetto militare, ovviamente i vertici socialisti e del partito democristiano. Lo sapevano in troppi perché la cosa non fosse circolata e pervenuta al Pci.

In effetti il 2 di maggio Berlinguer aveva visto Craxi e Balzamo. Durante l’incontro i socialisti spiegarono che un modo possibile per salvare la vita di Moro sarebbe stato, per esempio, la scarcerazione anche di un solo detenuto politico con problemi di salute ed in regime di carcerazione preventiva. Berlinguer era radicalmente contrario a qualsiasi concessione favorevole ai brigatisti; piuttosto si mostrava, come un commissario della polizia politica, interessato ad avere informazioni sui canali di cui si avvalevano i socialisti e che li rendevano sicuri di una possibile liberazione dell’ostaggio. In ogni caso, bisogna pur dire che il tentativo dei socialisti, nel quale fosti coinvolto e travolto, non riuscì e vinse il partito della «fermezza repubblicana», quello che aveva rimosso ogni autocritica e si mostrava disposto a sacrificare la vita di Moro.
In un primo momento Fanfani si era mostrato disponibile ad intervenire pubblicamente: Signorile lo aveva incontrato per la sua posizione critica rispetto alla linea della fermezza ed aveva ricevuto rassicurazioni. Alle Br giunse questa informazione: «Fanfani ha una disponibilità ad ascoltare le richieste delle Br purché queste non comportino inaccettabili violazioni  della legalità». Ad esempio: alleggerire le condizioni carcerarie, al limite della tortura, alle quali erano sottoposti migliaia di detenuti politici. La domenica invece parlò Bartolomei, credo ad Arezzo, dove pronunciò un bla bla incomprensibile e inaccettabile a livello di senso comune. Noi che eravamo della partita riuscimmo a percepire nelle sfumature di una frase un esile messaggio. Ma non era questo il segnale atteso. Per i brigatisti che si aspettavano una dichiarazione chiara e netta quel discorso suonò come un rifiuto.

Signorile ha raccontato che davanti a lui Fanfani aveva dato istruzioni telefoniche a Bartolomei su cosa dire mentre si era riservato di prendere la parola nella riunione di Direzione prevista il 9  maggio. Ma alla fine non disse nulla neanche in quella sede, basta leggere i suoi diari. La notizia del ritrovamento del corpo di Moro in via Caetani arrivò dopo il suo intervento.
Risulta anche a me. Credo che questo repentino cambio di atteggiamento riassuma il nodo politico della vicenda: Fanfani fece un passo indietro su pressione del Pci.

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La falsa vittima di via Fani

Riceviamo e volentieri riprendiamo questa approfondita e puntigliosa inchiesta sulle ripetute bugie sostenute dal falso testimone primigenio da cui hanno avuto origine tutte le dietrologie sul rapimento Moro. Il 22 maggio 2014, ascoltato come teste informato sui fatti, Alessandro Marini ribadiva ancora una volta davanti al Procuratore generale Luigi Ciampoli la sua mistificata versione di quanto avvenuto in via Fani. Da questa analisi emerge il fondato dubbio che Marini abbia mentito non solo sulla dinamica di fatti ma anche sulla propria posizione al momento dell’assalto brigatista.
Escusso succesivamente dalla Commissione Moro 2 (ma non audito in sede pubblica nonostante la rilevanza delle sue parole. In avvio dei lavori la Commissione aveva sposato la proprio versione dei fatti raccontata da Marini), dopo che erano emerse le prove documentali delle sue menzogne, Marini ha rettificato quanto ripetutamente affermato nei decenni precedenti dutante inchieste e processi. Se le bugie passate sono cadute in prescrizione, quelle reiterate nel 2014 hanno ancora rilevanza penale. Ricordiamo che sulla base delle mendaci affermazioni del teste Marini diverse condanne per un tentato omicidio mai avvenuto sono state emesse contro i brigatisti che hanno preso parte al rapimento di Aldo Moro

 

Alessandro Marini

Il testimone mendace Alessandro Marini

 

Un testimone per tutti i misteri

di da La pattumiera della storia

Alessandro Marini (nato nel 1942, professione dichiarata ingegnere) ha avuto un po’ più dei proverbiali “15 minuti di celebrità”: è dal 16 marzo 1978 che viene sistematicamente riproposto come IL testimone del sequestro di Aldo Moro. Era sul posto, e da allora racconta che due brigatisti su una moto Honda blu gli spararono una raffica di mitra, che colpì il suo motorino ma non lui. Tutti i brigatisti processati per quei fatti sono stati condannati per tentato omicidio nei suoi confronti. Nessuno tra i numerosissimi inquirenti (polizia, carabinieri, magistrati, giornalisti, ricercatori, detectives dilettanti, ecc.) si è mai preoccuppato di controllare il punto di partenza delle sue dichiarazioni: cioè il fatto che egli fosse sul posto in motorino, il cui parabrezza diceva colpito e rotto dalla raffica, o almeno da un proiettile di questa, partito dalla moto Honda.
L’analisi che è proposta qui si basa su fotografie di dominio pubblico e di larghissima diffusione, e si concentra sulla posizione del motorino e sul quella dichiarata da Alessandro Marini, ed è seguita dall’ipotesi che egli fosse in un punto diverso.

 

Leggi l’articolo integrale (clicca qui)

 

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Strage di Bologna, come è stata fabbricata la pista palestinese

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Stando a quel che circola su alcuni social network, un clima persecutorio si sarebbe abbattuto contro chi si è speso per cercare la verità sulla strage di Bologna. Dove per verità deve intendersi, ovviamente, una cosa sola: ribaltare la sentenza che ha condannato i fascisti per dimostrare la responsabilità dei “rossi” e dei palestinesi. Il vittimismo è la chiave narrativa che accomuna la destra. Enzo Raisi, l’ex carabiniere missino, un tempo deputato finiano, poi spazzato via dalla dura legge dello scrutinio, ed oggi ritiratosi nella sua fazenda spagnola a matar vitelli, sarebbe vittima di un clima ostile e censorio per aver sostenuto che una delle vittime della strage di Bologna, Mauro Di Vittorio, era implicato nella esplosione della bomba. Non era vero, ovviamente. E non serve qui nemmeno citare l’archiviazione della indagine bis sulla strage che ha definito Di Vittorio «vittima oggettiva» della esplosione (leggi qui). Per diversi anni Raisi ha vilipeso il suo cadavere; ha invertito l’onere della prova e preteso che il morto dimostrasse la propria innocenza; gli ha attribuito una identità politica di comodo, quella di «Autonomo», membro del collettivo del Policlinico, per dimostrare i suoi legami con Saleh e la vicenda dei missili di Ortona; ha diffuso notizie false sulle condizioni del suo corpo al momento del ritrovamento, affermando che fosse completamente carbonizzato, lasciando intendere che fosse vicinissimo alla bomba, per meglio dire la tenesse con sé; così insinuando che la perizia giurata di ricognizione del cadavere presente negli atti giudiziari fosse falsa; ha sostenuto che non avesse documenti d’identità ma che viaggiasse in incognito e che la carta ritrovata fosse giunta intonsa all’obitorio dalle mani dell’anziana madre; così dicendo ha dato del falso ideologico al verbale di riconsegna dei suoi effetti personali redatto dalla Polfer ed ha calunniato la povera madre; ha giurato che il suo diario di viaggio era un clamoroso falso e che il biglietto della metropolitana parigina che aveva in tasca ai pantaloni (leggi qui) fosse la prova provata che egli non si sarebbe mai diretto a Londra ma avrebbe fatto tappa a Parigi per prendere in consegna da Carlos la valigia con l’esplosivo. Affermazioni reiterate in un lunghissimo elenco di interviste, conferenze stampa, interventi sui social, interpellanze parlamentari, ed in un libro, Bomba o non bomba. Alla ricerca ossessiva delle verità, Minerva edizioni 2012.

L’ultimo giapponese
Secondo Valerio Cutonilli, autore di un libro scritto insieme all’ex giudice istruttore Rosario Priore, oggi in pensione, che prova a rilanciare la tesi della pista palestinese all’origine della strage di Bologna, I segreti di Bologna, Chiarelettere 2016, quella di Raisi sarebbe stata una legittima, sincera ed onesta attività di ricerca della verità. Lo scrive in una lettera di risposta ad Anna Di Vittorio apparsa su L’alterUgo, lo spazio web di Ugo Tassinari (leggi qui).
Oggi Raisi è rimasto solo a ribadire le sue convinzioni, come Hiroo Onoda, il soldato giapponese ritrovato dopo 30 anni in un’isola delle Filippine dove si era nascosto per continuare da solo la seconda guerra mondiale. All’epoca, però, erano in molti a dargli man forte: Cutonilli in prima linea (leggi qui), giornalisti come Gabriele Paradisi (leggi qui) e Andrea Colombo che scrivevano dell’«Autonomo romano», senza porsi il problema di fare la benché minima verifica; c’era Valerio Fioravanti che gli correggeva le bozze e manovrava dalle retrovie. Sempre Fioravanti senza il minimo scrupolo, tempo prima, aveva sollecitato una lettera di buona condotta alla sorella di Mauro Di Vittorio, Anna. Lettera che venne poi girata al tribunale di sorveglianza facilitando l’uscita in liberazione condizionale di Francesca Mambro (leggi qui). Episodio inquietante che lascia pensare ad un atto premeditato. Girava voce, infatti, e Cutonilli lo sa bene, che quel “perdono” celasse, in realtà, un sentimento di colpa dei familiari per una verità indicibile: la responsabilità di Mauro.
Di Vittorio è stato ucciso molte volte, la prima il 2 agosto e poi ripetutamente in quei mesi. Oltre al corpo lacerato e ustionato, al cranio perforato, vollero rubargli l’anima assassinando anche la sua memoria.
Ma poiché oggi la questione Di Vittorio, fatta eccezione per Raisi, è chiusa per ammissione stessa dei molti che all’epoca la sostennero con la parola, o con il silenzio, continuare a discorre di Raisi non avrebbe più senso, a meno di non voler invocare l’intervento della medicina psichiatrica.
Senonché, sempre Valerio Cutonilli, ritiene che uno degli episodi evocati da Raisi sia stato assolutamente provato dalle indagini. Prima di affrontare la questione, però, dobbiamo fare un piccolo passo indietro, altrimenti non capiremmo il motivo di questa difesa ad oltranza di una circostanza che, al di là della sua veridicità, non avrebbe dovuto avere più alcun significato con il venir meno dell’ipotesi Di Vittorio. Evidentemente così non è! E questo lo si capisce dalla trama del libro scritto da Priore e Cutonilli che riprende e corregge la variante della pista palestinese tanto cara a Raisi. Questa seconda versione venne fuori per risolvere le numerose falle e incongruenze presenti nella ipotesi iniziale: quella della rappresaglia diretta come movente della strage per il sequestro dei missili palestinesi intercettati davanti al porto di Ortona. Si tratta di obiezioni già largamente sollevate in passato che non sto qui a ripetere per ragioni di spazio. D’altronde il fatto che Priore e Cutonilli non l’abbiano voluta ripercorrere rappresenta una prova ulteriore della sua insostenibilità.

Rovistare tra le ossa dei morti
Non solo il movente non reggeva ma mancavano passaggi fondamentali nella ricostruzione concreta della dinamica della strage. Nessuno, per esempio, ha mai visto all’interno della stazione i due tedeschi, che secondo gli autori della prima versione, avrebbero avuto in appalto la strage, perché la cosiddetta pista palestinese – se ancora non ve ne siete accorti – è paradossalmente priva di palestinesi. Tralasciamo anche qui le obiezioni sui due tedeschi, largamente esposte in passato e recepite anche dalla magistratura. Non è più questo il punto.
Per far sopravvivere la pista palestinese c’era un disperato bisogno di provare l’esistenza di un complice italiano, il trasportatore dell’ordigno, l’autore materiale della deflagrazione, entrato nella sala d’aspetto di seconda classe e qui rimasto accidentalmente coinvolto – secondo la nuova versione – nella esplosione. Un complice da ricercare tra le vittime della strage. Tecnicamente le perizie hanno sempre smentito l’esplosione accidentale. Ma poco importa. Fu così che Raisi cominciò a rovistare tra i morti, come fanno le Jene. Cercava un giovane, possibilmente romano, che potesse avere un qualche legame con l’area dell’autonomia, meglio se con il collettivo di via dei Volsci, come Pifano, Nieri e Baumgartner, arrestati ad Ortona con gli Strela insieme ad Abu Saleh, il rappresentante del Fplp, a cui i missili erano diretti. A dire il vero si cercava anche oltre, tra quei giovani arrestati o attenzionati nelle retate di quegli anni, tra la Tiburtina e Cinecittà che avessero avuto esperienze nella lotta armata.
Alla fine è sbucato Mauro Di Vittorio, 24 anni, di Tor Pignattara. Solo che non era di Autonomia, non frequentava i Volsci, non era affatto un militante anche se era conosciuto da chi frequentava la sezione di Lotta continua del suo quartiere. Di Vittorio guardava altre periferie, quelle londinesi, dove si era stabilito da tempo e aveva una stanza in uno stabile occupato (vedi qui), portava lunghi capelli un po’ rasta, aveva una barba molto folta (vedi qui la sua storia).

Ghostbusters
Svanita l’ipotesi Di Vittorio, Cutonilli e Priore non riuscendo a profilare nessuna altra vittima hanno scovato quella che non c’è, il corpo fantasma. Il succo del loro libro si fonda su una allusiva insinuazione: tra i morti della strage c’è un corpo che non è mai stato ritrovato, salvo un lembo, quello di Maria Fresu. Gli autori sostengono che quel piccolo segmento di tessuto non appartiene alla donna ma ad una ottantaseiesima vittima, il trasportatore o la trasportatrice dell’esplosivo che doveva essere utilizzato – ipotizzano senza alcun elemento – sotto le mura del carcere speciale di Trani per una rappresaglia o un tentativo di fuga di Saleh. La disintegrazione del corpo della Fresu, lasciano intendere, non sarebbe mai avvenuta. Il suo corpo sarebbe stato sottratto dallo Stato per coprire la scomparsa dell’altro corpo, ben più importante. Tutto questo per tutelare l’indicibile segreto del lodo Moro. Insomma una ennesima teoria del complotto, ancora più surreale della carta d’identità e del Diario di viaggio di Mauro Di Vittorio, falsificati secondo quando andava sostenendo il povero Raisi. Non più una pista ma una suggestione letteraria, lo spunto per un romanzo noir. Tuttavia consci di tanta fragilità, Priore e Cutonilli hanno moltiplicato le suggestioni, seminando confusione.

Dopo il fantasma arriva il cieco
Oltre al corpo fantasma ci sarebbe anche la storia di un passaporto ritrovato tra i resti della stazione distrutta dalla deflagrazione, appartenente ad un professore sardo, un non vedente, recatosi a Bologna in quei giorni. La stranezza della vicenda starebbe nel fatto che il professore, dalle simpatie politiche indipendentiste, circostanza ritenuta altamente sospetta dagli autori, non avrebbe mai denunciato la scomparsa di quel documento d’identità che riebbe indietro per iniziativa dei carabinieri. A Bologna c’è il più importante Istituto per ciechi d’Italia e dunque non vi è nulla di strano che un non vedente fosse andato a farsi visitare da quelle parti. L’inchiesta verificò anche l’omosessualità del professore, tenuta nascosta nel suo Paese d’origine. Circostanza, hanno concluso gli stessi carabinieri, che spiegava il comportamento circospetto e imbarazzato dell’uomo. Ma che importa, per Cutonilli e Priore un cieco val bene una strage…

Quattro de relato fanno solo un coro di voci
Nella stessa lettera indirizzata ad Anna Di Vittorio, Cutonilli ribadisce la centralità di un presunto episodio che sarebbe avvenuto nell’obitorio di Bologna nei giorni successivi alla strage. L’8 aprile 2012 sul Resto del Carlino, Raisi aveva dichiarato: «una delle vittime della bomba era un ragazzo di Autonomia operaia. Ho saputo da alcune testimonianze che il giorno dopo, nella sala autopsie, andarono due persone, un giovane mediorientale ed una ragazza. Passarono in rassegna i corpi e, quando videro il ragazzo [Mauro Di Vittorio, Ndr], si guardarono in faccia… Un maresciallo dei carabinieri vide tutto e lì chiamò ma loro uscirono di corsa e sparirono. Chi erano quei due? E perché il ragazzo di Autonomia aveva in tasca un biglietto della metro di Parigi, città dove all’epoca viveva Carlos?».
Cutonilli prende i nomi dei tre testimoni dalla richiesta di archiviazione della procura bolognese: «Alberto Cicognani, Antonio Iesurum e Giuseppe Fortuni, medici all’epoca dei fatti in servizio nell’obitorio, che lo seppero da Piergiorgio Sabattani, il primario che era corso dietro ai due fuggitivi assieme al brigadiere Giancarlo Ceccarelli». Per concludere che «Il Pm Cieri ha ritenuto il fatto non ulteriormente indagabile perché sia Sabattani sia Ceccarelli sono ormai deceduti».
Secondo Cutonilli l’espressione «non ulteriormente indagabile», impiegata dal pm, equivarrebbe ad una conferma della veridicità del fatto. Cosa deve intendersi per veridicità del fatto? Che realmente due giovani siano entrati e poi fuggiti dall’obitorio o che tre medici hanno riferito dei de relato? Oltre al fatto che Cutonilli sia un pessimo storico l’unico dato accertato in questa vicenda è la presenza dei de relato, la cui attendibilità per essere riconosciuta deve rispondere a criteri di verifica interna ed esterna. Conferme esterne non ne esistono. Quanto alla loro attendibilità intrinseca, come vedremo tra poco, essa lascia molto a desiderare.
Andiamo per ordine: intanto Cutonilli forza il testo di Cieri il quale non sostiene mai di avere appurato la veridicità dell’episodio, registra semplicemente i de relato che gli vengono riferiti concludendo di non poter andare oltre, ritenendo in ogni caso sul piano probatorio quanto riferito del tutto insufficiente per modificare la qualità di vittima della strage di Mauro Di Vittorio. Ecco il passaggio integrale:
«La Digos di Bologna, delegata dal pubblico ministero, aveva accertato da Fabrizio Landuzzi, dipendente del Dipartimento di Medicina Legale di Bologna, che il racconto dei due giovani allontanatisi frettolosamente dal cadavere di Mauro Di Vittorio circolava da anni all’interno del Dipartimento ed i medici Alberto Cicognani, Antonio Iesurum e Giuseppe Fortuni, all’epoca in servizio all’obitorio di Bologna (aff. 5647 e ss.), confermavano di avere appreso la circostanza da Piergiorgo Sabattani, che era presente, nell’occasione, con il sottufficiale dei Carabinieri Ceccarelli. Pergiorgio Sabattani e il maresciallo Ceccarelli sono entrambi deceduti». Nelle conclusioni, il Pm chiosa: «L’episodio dei due giovani allontanatisi frettolosamente dall’obitorio non è ulteriormente indagabile ma il fatto è del tutto insufficiente al pari dell’orientamento politico e del biglietto della metropolitana di Parigi, a collegare Mauro Di Vittorio alla strage di Bologna con una qualità diversa da quella, oggettiva, di vittima dell’esplosione».

Conclusioni p.62

Un silenzio lungo più di 30 anni
Anche se «il racconto dei due giovani allontanatisi frettolosamente dal cadavere di Mauro Di Vittorio circolava da anni all’interno del Dipartimento», come ha riferito il teste Landuzzi, l’episodio appare per la prima volta nella narrazione giudiziaria soltanto nell’inchiesta di Cieri avviata nel 2012. Perché i testimoni hanno taciuto per oltre 30 anni? Perché il maresciallo Ceccarelli, se l’atteggiamento dei due giovani era stato davvero così sospetto, non sentì il bisogno di redigere subito un rapporto ai suoi superiori? Perché nel corso degli anni che seguirono, durante la lunghissima inchiesta e i ripetuti processi svoltisi a Bologna, ivi compreso il clamore delle campagne innocentiste, non si è mai recato in procura a riferire l’episodio o cercato di avvicinare un legale che seguiva le udienze? La stessa domanda vale per il primario Sabattani. E gli altri tre medici in che momento sarebbero venuti a conoscienza del fatto? A che epoca risale la trasmissione del racconto dai presunti testimoni oculari ai tre medici che solo dopo il 2012 lo hanno riferito alla autorità giudiziaria? Perché appena venuti a conoscenza del fatto non hanno deciso di renderlo noto?
Cutonilli lo dovrebbe sapere, perché è il suo lavoro, che un racconto che circola per anni in un posto di lavoro, dal punto di vista strettamente giuridico non ha alcun valore, la procedura penale è molto chiara in merito: «non possono essere oggetto di testimonianza e, quindi, di prova, «le voci correnti nel pubblico» (art. 194 3^ comma).
Le domande non terminano qui: come avrebbero fatto Ceccarelli e Sabattani, stando alle parole di Raisi, a stabilire l’identità mediorientale del giovane senza averlo potuto fermare ed identificare? Come potevano dire che fosse mediorientale e non, per esempio, meridionale? Siamo certi che l’identità mediorientale non si sia aggiunta nel passaggio da un de relato al successivo? Come dice Landuzzi, la voce correva da anni, ma le voci che corrono negli anni spesso si trasformano e si adattano, come le leggende. La versione letteraria di questa narrazione appare la prima volta nel 1990, in un libro intitolato Strage, di Loriano Machiavelli che scrive sotto lo pseudonimo di Jules Quicher, anticipando di un trentennio quella giudiziaria. Si racconta la vicenda di due giovani di estrema sinistra, di un traffico di armi con la Cecoslovacchia e di una esplosione nella stazione durante un trasporto provocato da un oscuro personaggio. Inizialmente sequestrato e poi ripubblicato nel 2010 da Einaudi, una domanda si impone: quanto la letteratura ha inquinato la memoria influenzando la trama dei de relato?

Non era domenica e non era in Settembre quando a Bologna apparve un eskimo non più innocente…
Aggiungiamo un’altra circostanza: nel corso della deposizione di Anna Di Vittorio, sorella di Mauro, che si recò la sera del lunedì 11 agosto nell’obitorio di Bologna per capire se tra le vittime ancora non identificate ci fosse il fratello, il pm Cieri ha cercato di sapere se i due giovani del racconto tramandato nell’Istituto di medicina legale fossero stati, per caso, proprio i due amici di Anna che l’accompagnarono e che uscirono subito dall’obitorio non riuscendo a sopportare l’odore che emanavano i cadaveri in quelle giornate di fortissima calura. Siccome nelle testimonianze rilasciate all’autorità giudiziaria uno dei medici nel riferire il de relato aveva aggiunto un dettaglio “decisivo”, ovvero che il ragazzo mediorientale indossava un eskimo, Cieri chiese ad Anna se qualcuno di loro vestisse qualcosa del genere. La risposta fu ovviamente negativa. Chi poteva indossare un eskimo a Bologna in pieno agosto?
Il dettaglio, introdotto forse in omaggio a Guccini, è significativo poiché rivelatore della totale inattendibilità dei racconti fatti dai medici legali. E’ noto, infatti, che l’abbigliamento prediletto dai mediorientali sia l’eskimo, soprattutto in estate. Descrivere due giovani era troppo banale, l’eskimo gli avrebbe dato una identità più precisa, due giovani di sinistra…. dei collettivi, come ripete ancora oggi Raisi.
La presenza di questo indumento diventa dirimente e finalmente ci rivela anche perché Cutonilli e Priore ritengano tanto fondamentale attribuire veridicità a questa testimonianza: il «mediorientale con l’eskimo», infatti, può trasformarsi nellla misteriosa ottantaseiesima vittima tanto ricercata, solo che invece di deflagrare con la bomba si è liquesa, come recita Gigi Proietti, al sole di quel maledetto agosto.

Lo strano documento
Prima di chiudere segnaliamo una singolare anomalia presente nella documentazione allegata al libro di Raisi (cap. 10 bis nota 3). Si tratta di una scheda dell’Istituto di medicina legale di Bologna n.16744 che contiene una esposizione sintetica dei risultati della ricognizione cadaverica realizzata sul corpo di Mauro Di Vittorio, svolta dal prof. Puccini, senza firma autografa. L’anomalia consiste nella data e nell’ora indicata sulla scheda, ovvero le ore 11.00 del 2 agosto 1980 e nella presenza dei dati anagrafici e di residenza di Di Vittorio che a quell’ora non era ancora stato identificato. Non è dato sapere (anche se ci appare improbabile) se appena mezzora dopo l’esplosione il corpo di Mauro Di Vittorio fosse già stato estratto dalla macerie e condotto all’obitorio, quello che sappiamo è che il verbale di ricognizione cadaverica realizzato dal professor Puccini, presente nel fascicolo giudiziario (con firma in calce di Clemente Puccini e di Antonio Iesurum), venne svolto il 6 agosto su un corpo ancora senza nome e che l’identificazione ufficiale avvenne alle 12.15 del 12 agosto, in presenza della sorella Anna e della madre di Mauro Di Vittorio, signora Maria davanti all’ufficiale di polizia giudiziaria Rolando Aragona. Il che vuol dire che il 2 agosto alle ore 11.00 non era possibile trascrivere alcun dato anagrafico del cadavere numero 33. Il documento pubblicato è probabilmente una scheda interna dell’Istituto di medicina legale, redatta successivamente all’identificazione del cadavere, quindi non prima del 12 agosto, ma antidatata al 2. Anche il testo della ricognizione è difforme dalla perizia ufficiale, non è presente la descrizione del vestiario e vi sono delle modificazioni rispetto al testo originale. La cosa è strana poiché sarebbe stato sufficiente allegare la fotocopia della necroscopia ufficiale. E’ singolare che Raisi, assertore da sempre della tesi che Di Vittorio viaggiasse in incognito, poi, pubblichi un documento che smentisce le sue parole. E’ anche strano che non abbia utilizzato i documenti presenti nel fascicolo giudiziario, anzi affermi che copia di questi fossero assenti dall’istituto di medicina legale, per poi essere smentito dal pm Cieri che nella richiesta di archiviazione scrive il contrario, ed abbia invece fatto uso di atti interni dell’Istituto stesso, non accessibili al pubblico, e che non si comprende come siano finiti nelle sue mani.

Falso 1

Ecco l’ennesima prova che nessuno sparò al motorino di Marini in via Fani!

Il ciclomotore Boxer(*) della Piaggio che vedete raffigurato nella foto qui sotto è il motorino del famoso super testimone di via Fani, quell’Alessandro Marini che aveva dichiarato d’aver visto una moto Honda partecipare al rapimento di Aldo Moro e successivamente di aver ricevuto dei colpi di arma da fuoco (singoli in alcune deposizioni, a raffica in altre) da uno dei passeggeri della stessa moto (per poi, in realtà, tornare sulle sue parole in altre circostanze). Colpi che a suo dire avevano distrutto il parabrezza del ciclomotore, mentre la moto si allontanava a tutta velocità verso via Stresa dietro la 132 che portava via il presidente della Democrazia cristiana. Anche un senatore, Luigi Granelli, membro della commissione Stragi, nel febbraio del 1994 scrisse in una relazione che il parabrezza era stato attinto da un colpo di pistola, come avrebbe stabilito una perizia.
Gianremo Armeni, nel suo libro appena pubblicato, Questi fantasmi. il primo mistero del caso Moro (Tra le righe libri), ha dimostrato – prove alla mano (leggi qui) – che quella perizia non venne mai realizzata perché il parabrezza, acquisito dalla Digos solo nel settembre 1978, non uscì mai dall’ufficio corpi di reato, salvo in due brevi circostanze (marzo e maggio 1994) per essere sottosposto a ricognizione.

Ciao MariniCome potete vedere dalla foto qui sopra il parabrezza non è affatto distrutto. Appare soltanto lesionato e tenuto con del nastro da pacchi, come lo stesso Marini aveva spiegato quando nel 1994, durante un interrogatorio, gli vennero mostrati i resti del reperto da lui consegnati (vedi qui) nel settembre 1978 alla digos; leggete qui sotto lo stralcio della sua deposizione:

Dep Marini 0 1994

Dep Marini 1994L’immagine che avete appena visto è un dettaglio di questa foto più volte pubblicata su questo blog nelle settimane passate:

8 Motorino nastrato-1 copiaPoco prima della scorsa estate, rileggendo le deposizioni di Marini, avevo notato che in quella del 1994 dichiarava di non ricordare bene quando era tornato a prendere il motorino che aveva lasciato incustodito. A quel punto mi sono chiesto se tra le tantissime foto che raffigurano via Fani la mattina del 16 marzo, non ce ne fosse qualcuna dove era visibile un ciclomotore. Non un ciclomotore qualunque ma un motorino munito di parabrezza. Non un parabrezza qualunque ma – come precisa lo stesso testimone – un parabrezza tenuto trasversalmente da un nastro da pacchi a causa di una caduta dal cavalletto avvenuta nei giorni precedenti.
La cosa sconcertante è che in nessuno dei verbali si indica mai il modello del ciclomotore che pure, stando alle ricostruzioni avvalorate dalla magistratura, avrebbe dovuto rappresentare un reperto decisivo. Nel film di Giuseppe Ferrara, se la memoria non mi tradisce, Marini viene raffigurato su un “Ciao” della Piaggio. Questa indeterminatezza è significativa: mentre si dava per certo modello e colore di una eterea moto di grossa cilindrata, che avrebbe giocato un ruolo nel rapimento, nessuno si peritava di descrivere con minuziosità modello e colore del ciclomotore del teste ritenuto principale, che sarebbe stato oggetto di spari proprio dai passeggeri della moto.
In ogni caso la mia ricerca diede esito positivo, solo che fatta eccezione per la foto qui sopra, le altre da me trovate erano in bianco e nero e molto sgranate.

4. Motorino 1 copia12 Motorino02 copia13 Motorino03 copiaIn ogni caso sufficienti a stabilire che si trattava del motorino descritto da Marini. Era la prova, l’ennesima – come poi ha dimostrato Armeni nel suo saggio – che il super testimone aveva mentito su tutta la linea. Devo riconoscere che l’estrema facilità con la quale sono arrivato a questo risultato mi ha stupito molto, possibile che in tutti questi decenni a nessuno sia venuto in mente di fare una verifica del genere? Comprendo che le verifiche non siano materia per i complottisti, che quando incontrano elementi del genere – che smentiscono le loro ipotesi – fanno una capriola e passano oltre, ma l’esercito di inquirenti, magistrati, consulenti e membri delle commissioni che si sono occupati della vicenda dove guardavano? Un singolare strabismo investigativo su cui torneremo più avanti.

Nelle settimane scorse, Nicola Lo Foco, autore di un saggio pubblicato nel gennaio 2015, Il caso Moro. Misteri e segreti svelati (Gelsorosso editrice), una accurata demistificazione delle ricostruzioni dietrologiche del rapimento Moro, rivolgendo la propria attenzione non solo a quel che accadde in via Fani la mattina del 16 marzo 1978 ma anche ad altri topos della vulgata misteriologica sulla vicenda, come la base delle Brigate rosse di via Gradoli e l’appartamento prigione via Montalcini, nel quale l’uomo di Stato venne tenuto per tutti i 55 giorni del rapimento, dopo aver letto l’inchiesta in 5 puntate apparsa su Insorgenze.net  e sul Garantista, nella quale pubblicavamo le foto del motorino di Marini, ha messo in rete un formato molto più grande della foto a colori in cui è raffigurato il ciclomotore. Immagine di migliore qualità che permette di ingrandire con un efficacia superiore il dettaglio. Lo ringraziamo per questo prezioso contributo. Potete leggere qui il suo articolo apparso su Agoravox: (Lo Foco-Via Fani. Quel 16 marzo).
A questo punto possiamo dire che il cerchio è chiuso, ma facciamo un passo indietro: la descrizione che Marini dà del suo motorino collima con quella della foto. La probabilità che sia lo stesso è altissima. Ora sarebbe il caso, non ci vuole molto, che le autorità competenti facciano l’ultimo passo, realizzando le opportune verifiche ufficiali per chiudere definitivamente questa storia.

lofoco-moro-copPs: Inizialmente avevamo scritto che si trattava di un “Ciao” della Piaggio, ma un lettore ci ha giustamente fatto notare l’errore. Si tratta in realtà di un altro modello della Piaggio in vendità quegli anni: un Boxer.

Boxer Piaggio

Boxer Piaggio

Ciao Piaggio

Ciao Piaggio

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2a puntata  – Il caso Moro e il paradigma di Andy Warhol
3a puntata – Via Fani e il fantasma del colonnello Guglielmi
4a puntata – La leggenda dei due motociclisti che sparano e il tentativo di cambiare la storia di via Fani
5a puntata – Nuova commissione d’inchiesta, De Tormentis è il vero rimosso del caso Moro
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