Stop aux fake news sur le kidnapping du président de la Démocratie Chrétienne Aldo Moro réalisé en 1978 par le Brigades rouges! Un groupe d’historiens écrit une lettre ouverte contre les théories du complot

Les media italiens, nonobstant les quatre décennies qui nous séparent des faits, continuent toujours à proposer une interprétation liée aux théories du complot de l’enlèvement par les Brigades rouges du président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, laissant croire aux lecteurs qu’il reste toujours des mystères non résolus.
A l’occasion du 40ème anniversaire de l’attentat à la gare de Bologne de 1980, plusieurs journaux ont évoqué l’affaire Moro, bien qu’il n’ait rien à voir avec le massacre à la gare. Dans un article paru sur le manifesto du 2 août dernier, on pouvait même lire: «…Catracchia, syndic au nom du Sisde (le Service secret civil) des immeubles de via Gradoli, où au numéro 96 se trouvait une base des Brigades rouges louée par l’ingénieur Borghi, alias Mario Moretti, où Aldo Moro était initialement retenu prisonnier». Une double affirmation non étayée et qui amène le lecteur à croire qu’un lien occulte entre le Sisde et les Brigades rouges a été établi: un lien, en réalité, toujours démenti par les recherches historiographiques et les enquêtes judiciaires. Au contraire, l’activité judiciaire ainsi que les différentes commissions d’enquête ont conclu que Aldo Moro n’a jamais été emprisonné dans les locaux de la via Gradoli, qui servaient seulement de base à deux brigadistes, Mario Moretti et Barbara Balzerani. La dernière commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Moro a même mené une enquête Adn sur les matériaux et objets saisis dans l’appartement de la via Gradoli, relevant l’absence de traces génétiques attribuables à Aldo Moro.

Quant aux allégations sur le contrôle par le service secret civil des appartements situés au 96 de la via Gradoli et donc sur une relation présumée entre Brigades rouges et services secrets, il faut dire que des preuves claires ont émergé dans plusieurs cours d’assises, étayées aussi par le travail historiographique. 
Il nous semble juste de les signaler en quelques lignes:

1. L’ingénieur Borghi/Moretti a loué les locaux de via Gradoli 96 à la suite d’une annonce en décembre 1975;
2. Les bailleurs étaient MM. Giancarlo Ferrero et Luciana Bozzi, propriétaires de l’appartement depuis l’acte du 01/07/1974;
3. Il s’agissait d’une transaction entre particuliers qui n’a jamais impliqué l’administrateur Catracchia, lié – selon les complotistes – aux services secrets;
4. Le Sisde, le nouveau service secret civil, a été créé en 1977, soit deux ans après la signature du contrat de bail de la base des Brigades rouges.
5. Il est évident que le bail entre le brigadiste Moretti/Borghi et les époux Ferrero ne pouvait en aucune manière impliquer le Service secret civil, qui n’existait pas à cette époque.
6. Il convient également de rappeler que l’appartement de la via Gradoli 96 a cessé d’être une base des Brigades rouges en 1978, précisément pendant l’enlèvement de Moro.
7. L’appartement utilisé par les Noyaux armée révolutionnaires (un groupe néofasciste tenu pour responsable par la magistrature du massacre à la gare de Bologne) était au numéro 65 de la via Gradoli. Quoiqu’il en soit, leur séjour dans cet immeuble remonte à quelque semaine de l’octobre 1981. Un autre extrémiste de droite a séjourné au 96 de la via Gradoli – Enrico Tomaselli, appartenant à “Terza Positione” (un autre groupe néofasciste) – mais en 1986, soit plusieurs années après les faits en question. Il faut en tout cas préciser qu’il ne s’agissait pas de l’appartement occupé à l’époque par les Brigades rouges. Le syndic Catracchia n’a rien à voir dans cette affaire car ce studio fut loué à Tomaselli par son propriétaire, Andrea Insabato, fils d’un magistrat de cassation et militant d’extrème droite lui aussi, qui en décembre 2000 mit une bombe devant la rédaction du Manifesto.
8. Les trois sociétés immobilières, propriétaires de certains appartements dans les deux immeubles au numéro 96, ont toutes été créées avant la naissance du Sisde.
9. L’achat d’appartements dans la via Gradoli que le dirigeant de la police Vincenzo Parisi (chef de la police à Grosseto en 1978, chef de la police nationale en 1987, depuis 1980 en poste au Sisde dont il devient directeur en 1984) enregistrera à ses filles, Maria Rosaria et Daniela, remonte pour le numéro 75 un an et demi après l’enlèvement de Moro, tandis que les suivants, relatifs au numéro 96, se produisent au milieu des années 1980: quatre et neuf ans après la signature du bail de 1975 des Brigades rouges.
10. Dans la plupart des récits concernant les appartements de la via Gradoli, ces faits chronologiques sont simplement ignorés. Cependant, sur ce point comme sur de nombreux autres sujets, la précision chronologique est essentielle pour parvenir à une évaluation pondérée qui respecte la méthode historique. Une analyse correcte des dates, des sources et des relations de cause à effet exclut toute implication d’autres entités extérieures aux Brigades rouges dans la lutte armée qu’elles avaient engagée dès 1970. Nous rejetons donc le discours portant sur le complot qui domine la presse italienne.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani
Rome, 12 aout 2020 (mise à jour 1 Octobre 2020)

Version originale https://insorgenze.net/2020/08/17/basta-fake-news-sul-sequestro-moro-un-gruppo-di-storici-scrive-una-lettera-aperta-contro-le-dietrologie/

Matteo Antonio Albanese, chercheur à l’Université de Padoue, auteur du tout récent volume «Tiges de fer et étuis en plomb. Une histoire sociale des Brigades rouges » (editeur Pacini). 
Luca Alteri, Université Sapienza de Rome et Institut d’études politiques S. Pio V, sociologue, ses études portent sur la question urbaine et la participation politique non conventionnelle.

Gianremo Armeni, sociologue, il a publié «Ces fantômes, premier mystère de l’affaire Moro» (Entre les lignes de livres), «Bi. Erre. Les fondateurs »(Pays Edizioni),« Bonnes règles. Le vademecum du brigatiste » (Prospettiva Editrice), La stratégie gagnante du général Dalla Chiesa contre les Brigades rouges (edizioni associate). 

Mario Ayala, historien, professeur agrégé à l’Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida et Islas del Atlántico Sur.

Alessandro Barile, chercheur en histoire contemporaine, Université Sapienza de Rome; rédaction de Zapruder. 
Andrea Brazzoduro, chercheur, auteur de l’essai «Soldats sans cause. Souvenirs de la guerre d’Algérie», Laterza, rédaction de “Histoires en mouvement/Zapruder”, revue trimestrielle sur l’histoire des conflits sociaux à laquelle collaborent plus de trois cents historiens.

Chantal Castiglione, écrivaine et spécialiste des mouvements sociaux. Il a publié «L’Italie dans les années de plomb entre espoirs et illusions» (Falco Editore 2013) et «Chanson pour un rebelle. Lettres de lutte et de désobéissance» (Edizioni Erranti 2018). 

Francesco Catastini, chercheur à l’Université de Padoue. Parmi ses livres «A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi», (Pacini).

Frank Cimini, journaliste judiciaire, polémiste historique en défense des mouvements des années soixante-dix, a été le directeur de «Controinformazione», «Autonomia» et «Sinopsis», a fondé et anime le site http://www.Giustiziami.it
Marco Clementi, professeur agrégé d’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université de Calabre, auteur de nombreux essais, dont «Histoire de la dissidence soviétique» (Odradek), «Les derniers juifs de Rhodes» (Derive Approdi), «La pazzia di Moro» ( Mondadori), «Histoire des Brigades rouges» (Odradek). Il est co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Andrea Colombo, a suivi le cas Moro pendant de nombreuses années sur le manifesto, a écrit «Une affaire d’État, le crime Moro quarante ans plus tard» (Cairo editore). 

Silvia De Bernardinis, chercheuse, a rédigé une thèse de doctorat sur «Lutte de classe et lutte armée dans la crise fordiste des années 70 en Italie: les Brigades rouges».
Elisabetta Della Corte, sociologue, professeur à l’Université de Calabre, dans ces travaux, «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» (Immaginapoli).

Fabio de Nardis, professeur agrégé de sociologie des phénomènes politiques, Université de Foggia et Université du Salento.

Paolo De Nardis, professeur ordinaire de sociologie à l’Université Sapienza de Rome, dirige l’Institut d’études politiques S. Pie V. Il s’occupe du changement social, de la théorie politique et de la pensée marxiste. 

Joshua Depaolis, chercheur indépendant, auteur de « 1978: une nouvelle étape dans la guerre des classes? Sélection de documents sur la campagne de printemps des Brigades rouges» (Kersplebedeb). 

Christian De Vito, historien, chercheur à l’Université de Bonn, auteur de «Chamois et porte-clés» (Laterza), un essai sur les prisons spéciales.

Italo Di Sabato, un des fondateurs de «l’Observatoire de la répression», association qui dirige depuis 2007 des études, recherches, débats et séminaires sur les questions de répression, de législation spéciale et de la situation carcérale.

Richard Drake, professeur à la Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. Auteur de «The Aldo Moro Murder Case» (Cambridge, Harvard UP), traduit et publié en Italie: «Il caso Aldo Moro» (Tropea).

Eros Francescangeli, chercheur à l’Université de Parme, a publié «Arditi del popolo: Argo Secondari et la première organisation antifasciste, 1917-1922» (Odradek), rédaction de «Storie in Movimento/Zapruder».

Monica Galfrè, professeur agrégé d’histoire contemporaine, Université de Florence. Elle est l’auteur de «La guerre est finie. L’Italie et la sortie du terrorisme 1980-1987» (Laterza).

Mario Gamba, journaliste expert en musique contemporaine, a travaillé pour le manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet et Tg3. Auteur d’une chronique mémorable des funérailles de Prospero Gallinari et sur Alfabeta2 a publié une intervention intitulée «Mémoire et exorcisme».

Aldo Grandi, journaliste et essayiste, a publié de nombreux ouvrages de reconstruction historique: «Giangiacomo Feltrinelli, la dynastie, le révolutionnaire» (Dalai Editore), «Insurrezione armata» (Bur), «L’ultimo brigatista» (Bur); «La génération des années perdues. Potere Operaio» (Einaudi). 

Massimiliano Griner, historien, scénariste, auteur à la télévision et radio. Il a publié de nombreux essais sur l’histoire contemporaine, dont «La Banda Koch» (Bollati Boringhieri) et «La zona grigia». Intellectuels, professeurs, journalistes, avocats, magistrats, ouvriers. Une certaine Italie idéaliste et révolutionnaire» (Chiarelettere).

Marco Grispigni, spécialiste des mouvements sociaux et politiques des années soixante et soixante-dix. Il a publié plusieurs volumes: «Il Settantasette» (Il Saggiatore); «Éloge de l’extrémisme. Historiographie et mouvements» (Manifestolibri); «Les années soixante-dix racontées aux filles et aux garçons» (Manifestolibri); «Ce soir-là à Milan, il faisait chaud. La saison des mouvements et de la violence politique» (Manifestolibri); «1968 racontée aux filles et aux garçons» (Manifestolibri). 

Guillaume Guidon, docteur en histoire contemporaine à l’Université Grenoble Alpes – Chercheur indépendant.

David F. Jabes, historien, chercheur indépendant et consultant éditorial. Il est co-auteur de «Impero. Le V-1 transportant le vaisseau capital des puissances de l’Axe» (Fonthill).

Antonio Lenzi, PhD en histoire des partis et mouvements politiques, Université d’Urbino. 
Nicola Lofoco, journaliste spécialisé dans le terrorisme italien et international, est l’auteur de «L’affaire Moro, mystères et secrets révélés» (Gelso Rosso). Il collabore avec le Huffington Post et possède son propre site Web http: //www.nicolalofoco.it

Emilio Mentasti, chercheur indépendant, auteur de «La guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli» (Colibrì), «Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976», (Colibrì), «Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni», (Colibrì).

Carla Mosca, ancienne journaliste de la RAI (Télévision publique), a suivi les principaux événements juridiques liés aux années 1970 pour le service public. Il a écrit, avec Rossana Rossanda et Mario Moretti, «Les Brigades rouges, une histoire italienne» (Oscar Mondadori). Ottone Ovidi, chercheur à l’Université Paris 10 Nanterre, fait partie de la rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Pantaloni, historien, éditeur de la série historique de DeriveApprodi.

Paolo Persichetti, ancien réfugié à Paris sous la doctrine Mitterrand, a enseigné la sociologie politique à Paris 8 Vincennes-Saint Denis, chercheur indépendant et auteur du blog http://www.Insorgenze.net. Journaliste à Liberazione et Il Garantista. Auteur avec Oreste Scalzone de «Il nemico inconfessabile» (Odradek), «La révolution et l’Etat», Dagorno, «Exil et Châtiment» (Textuel), co-auteur de «Brigades rouges, des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Giovanni Pietrangeli, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder». 

Roberto Polito, historien de l’Antiquité, ancien chercheur à l’Université de Cambridge. 
Francesco Pota, chercheur, rédaction de «Storie in movimento/Zapruder».

Alberto Prunetti, écrivain et traducteur, a écrit de nombreux livres, dont «Asbestos, a worker history» (Edizioni Alegre) et «Nel girone dei bestemmiatori. Une commedia operaia» (Laterza). Il fait partie de plusieurs rédactions, telles que Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria et Jacobin Italia.

Nicola Rao, journaliste et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du terrorisme de gauche et de droite. Sur les Brigades rouges, il a publié le volume «Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata» (Sperling & Kupfer). 

Tommaso Rebora, doctorant en études historiques du Moyen Âge à l’époque contemporaine, Université de Teramo.

Susanna Roitman, chercheuse et chargée de cours à l’Universidad Nacional de Villa María, Argentine. Directeur de l’Observatoire du travail et des conflits de Cordoue.

Ilenia Rossini, chercheur, rédaction de «Histoires en mouvement/Zapruder».

Elisa Santalena, professeur associé d’histoire italienne contemporaine à l’Université Grenoble Alpes, experte des prisons spéciales, co-auteur de «Brigades rouges des usines à la campagne de printemps» (Derive Approdi). 

Vladimiro Satta, ancien documentariste de la Commission parlementaire sur le terrorisme et les massacres, est l’auteur de «Odyssée dans l’affaire Moro» (Edup), «L’affaire Moro et ses faux mystères» (Rubettino), «Les ennemis de la République» (Rizzoli).

Marco Scavino, chercheur en histoire contemporaine à la Faculté de lettres et de philosophie de l’Université de Turin. Auteur de «Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1», (DeriveApprodi).
Davide Serafino, chercheur et enseignant, a publié «La lutte armée à Gênes. Du Groupe du 22 octobre aux Brigades rouges, 1969-1981» (Pacini). 

Giuliano Spazzali, avocat, était l’un des principaux représentants du «Soccorso Rosso Militant». Il a défendu les anarchistes du Circolo Ponte della Ghisolfa dans l’affaire Piazza Fontana, et par la suite aussi de nombreux protagonistes de la lutte armée. Il a publié l’essai «La zecca e il garbuglio» (Machina Libri).

Chiara Stagno, doctorat en histoire à l’Université orientale de Naples. 

Davide Steccanella, avocat, polygraphe. A de nombreux essais à son actif, dont «Les années de la lutte armée. Chronologie d’une révolution ratée» (Bietti Editore), «L’indomptable. Histoires de femmes révolutionnaires» (Pagina uno), «Les Brigades rouges et la lutte armée en Italie» (Narcissus.me). Il est également l’auteur du roman «Gli sfiorati» (Bietti), une narration autobiographique placée à proximité des principaux événements subversifs italiens. Chaque année, publie «L’Agenda Révolutionnaire» (Mimesis), une chronologie quotidienne des récurrences attribuables aux figures et récits rebelles du XXe siècle. 

Andrea Tanturli, archiviste aux Archives nationales de Florence. 

Ugo Maria Tassinari, journaliste et enseignant, a été le fondateur historique du site «Fascinazione» (dédié à l’extrême droite italienne) et aujourd’hui du blog AlterUgo. Il a écrit divers essais et édité de nombreuses publications, dont «Biennio Rosso» par Oreste Scalzone (Sugarco) et «Evasioni. Melfi: ouvriers s’échappant de l’usine de la prison et autres histoires» d’Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).

Vincenzo Tessandori, plume historique de La Stampa, a écrit deux livres sur la lutte armée des années soixante-dix, dont «Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse» (Baldini e Castoldi) et «Qui Br. Il racconto, le voci» (Baldini e Castoldi).

Luciano Villani, chercheur en histoire contemporaine, Université La Sapienza, Rome.

Ils ont donné leur adhésion:

Adriano D’Amico, avocat, auteur de «L’occupation des terres. Une grande épopée paysanne», (édition littéraire de Calabre).

Edoardo Caizzi, éditions Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, éditions Milieu. 

Elena Pozzato, éditions Milieu.

Francesco Romeo, avocat, a notamment traité du procès qui a conduit à la reconnaissance de la torture contre Enrico Triaca, arrêté pour appartenance aux Brigades rouges en mai 1978.

Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

Via Gradoli, comitato anti fake su Moro: 51 storici firmano contro ‘complottismo’

In meno di un mese i firmatari «contro la dietrologia» sul sequestro Moro sono più che raddoppiati. A quei 23 tra storici, ricercatori, studiosi indipendenti e giornalisti che lo scorso 17 agosto avevano reso noto il loro circostanziato dissenso «sulle fantasie di complotto» (in modo particolare sulla vicenda di via Gradoli), si sono aggiunti altri 28 analoghi firmatari e portato a 51 il numero totale (qui il testo della lettera).
L’obiettivo è «spazzare via una volta per tutte la ‘fake news’ che vuole esistente un legame occulto tra il Sisde e le Br»: legame, in realtà, «sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali», si spiega nel documento. «L’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani», scrivono i firmatari, sottolineando che «l’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro».
«Dal punto di vista culturale, e politico, mi sembra che il nostro pacatissimo intervento sia stato un fatto significativo», commenta lo storico Marco Clementi, uno dei primi a sottoscrivere il documento. «È stata una presa di posizione rilevante per molti motivi, mi limito a citarne uno: richiama tutti, ma proprio tutti, a misurarsi con il principio di realtà e per esempio con la cronologia dei fatti. In breve, è la rivincita del punto di vista storico sulle dietrologie raffazzonate che hanno mistificato le narrazioni successive al sequestro».
I firmatari sono storici universitari, ricercatori indipendenti, giornalisti dedicati al tema. Molti tra loro hanno pubblicato saggi di ricostruzione sulla lotta armata e più in generale sui bellicosi anni Settanta. E ci sono anche studiosi stranieri, come Richard Drake, professore di storia alla University of Montana, autore di “Il caso Aldo Moro” (Tropea). Da segnalare le firme di Monica Galfrè e Massimo Scavino e di autori come Aldo Grandi e Massimiliano Griner, mentre si preannunciano altre firme che potrebbero ulteriormente ampliare il numero.
«Tanto da rendere esplicito – spiega Matteo Albanese, ricercatore presso l’università di Padova – un bisogno ormai diffuso: quello di processare criticamente le tante congetture, amplificate da molta e disattenta stampa come verità acquisite. Vere e proprie fake news, diciamolo. Stiamo ragionando sull’opportunità di intervenire più spesso, se e quando necessario».

Ai precedenti 23 firmatari (Matteo Antonio Albanese, Gianremo Armeni, Andrea Brazzoduro, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Silvia De Bernardinis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Eros Francescangeli, Mario Gamba, Marco Grispigni, Davide F. Jabes, Nicola Lofoco, Carla Mosca, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Francesco Pota, Nicola Rao, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Giuliano Spazzali, Davide Steccanella, Ugo Maria Tassinari) si sono aggiunti altri 27 tra storici e ricercatori.

Ecco i nuovi firmatari: Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale; Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder; Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur; Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali; Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova; Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento; Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”; Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze; Aldo Grandi, giornalista e saggista; Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico; Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes e ricercatore indipendente; Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino; Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi; Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”; Alberto Prunetti, scrittore e traduttore; Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo; Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina e direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba; Marco Scavino, ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino; Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.

Dietrologie e complottismi sono la versione aggiornata del nuovo negazionismo storiografico

In un articolo apparso sul manifesto del 9 settembre 2020, Marco Rovelli, sostiene che vi sia una fondamentale differenza nella cultura del sospetto che anima gli attuali negazionismi complottisti sul covid, no vax ecc… e la cosiddetta «controinformazione applicata su piani spazio temporali specifici»: strategia della tensione, rapimento Moro, trattativa Stato-mafia (leggi qui).
In realtà esistono decisive affinità tra i due modelli di negazionismo: il primo scientifico, l’altro storiografico. Il dispositivo cognitivo è lo stesso e le tecniche narrative analoghe: false correlazioni, approssimazioni, de relato di pentiti spesso attribuiti a defunti, spregio della cronologia e molto altro condito da un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. La questione per altro è stata paradossalmente posta proprio al manifesto da un gruppo di storici e ricercatori per quanto era stato scritto sui rapporti tra Br-Sisde in via Gradoli su alcuni articoli apparsi il 2 agosto 2020 (leggi qui e qui) in occasione del quarantennale della strage di Bologna (La lettera degli storici e ricercatori contro fake news, dietrologie e complotti nella vicenda Moro)
In passato mi è capitato di sostenere che si tratta del confronto tra due paradigmi contrapposti: uno galileiano e l’altro orweliano. Dietro la pretesa di svolgere «controinformazione» c’è in realtà un processo cognitivo che ha introiettato una sorta di culto ossessivo dei poteri occulti, dei poteri invisibili. Si tratta di una degenerazione delle vecchie teorie delle élites, che almeno avevano un fondamento nelle matrici sociali ed economiche di società oligarchiche. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, dal nascosto fino all’esoterico, piuttosto che tentare di andare alla radice, scavare, scarnificare, approfondire, scendere al fondo delle cose, fare l’anatomia della società, come scriveva Marx, non l’alchimia, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri». Una visione che ricorda terribilmente le narrazioni reazionarie elaborate contro gli scossoni della modernità politica, e che vide nell’abbé Augustin Barruel un capostipite, con le sue «memorie per la storia del giacobinismo», ridotto ad una cospirazione della setta degli Illuminati di Baviera.
E’ sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava.
L’ idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Che la comprensione della società, del mondo, della storia, si risolva con una risalita verso l’alto, ricostruendo l’ordito della cospirazione, quell’apice dove i burattinai tirano i fili, regolano i giochi, è divenuta una forma di pensiero povero, di semplificazione consolatoria. Un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione dei poteri mai rimessi in discussione, del capitalismo attuale che con le dietrologie vuole insegnarci che ribellarsi, non solo non è mai stato giusto, anzi è stato sempre sbagliato perché non è mai servito a nulla conducendo inevitabilmente alla sconfitta, ma che – in realtà – dietro ogni ribellione non c’è genuinità, sincerità, ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.

Basta fake news sul sequestro Moro, un gruppo di storici scrive una lettera aperta contro le dietrologie

Non se ne può più delle dietrologie sul sequestro Moro, di narrazioni complottiste costruite in spregio dei più elementari criteri logici, prive di correlazioni, del rispetto della cronologia, della verifica delle fonti, di de relato che mettono in bocca a defunti le affermazioni più improbabili e che ovviamente nessuno può confermare o smentire. Un gruppo di storici e studiosi, con origini, percorsi e orizzonti diversi, hanno detto basta. In una lettera aperta invitano la comunità degli studiosi e il mondo della comunicazione a non avallare più simili approcci e ripristinare il rispetto del metodo storiografico. La lettera aperta prende avvio dai numerosi resoconti giornalistici apparsi in occasione del quarantennale della strage di Bologna e nei quali, in forma diretta o allusiva, si costruiva un nesso abusivo tra la bomba alla stazione e la vicenda Moro

Diversi organi di stampa insistono nel riproporre ai loro lettori finti misteri e ricorrenti fantasie di complotto sul sequestro di Aldo Moro. È successo anche sul Manifesto del 2 agosto. In occasione del quarantennale della strage di Bologna, un articolo di Tommaso di Francesco e un intervento di Saverio Ferrari richiamano l’argomento, benché nulla c’entri con il tema affrontato. Ci riferiamo, in particolare, al seguente passaggio «… Catracchia, l’amministratore per conto del Sisde delle palazzine di via Gradoli, dove al civico 96 si trovava il covo Br affittato dall’ingegner Borghi, alias Mario Moretti, dove Aldo Moro fu inizialmente tenuto prigioniero».
È un’affermazione priva di fondamento che induce il lettore a credere accertato un legame occulto tra il Sisde e le Br: legame, in realtà, sempre smentito dalle ricerche storiografiche e dalle risultanze processuali. Al contrario, l’attività giudiziaria e delle diverse commissioni d’inchiesta ha accertato che l’on. Moro non è mai stato tenuto sotto sequestro nei locali di via Gradoli, che fungevano invece da base per due brigatisti, Mario Moretti e Barbara Balzerani. L’ultima Commissione Parlamentare d’inchiesta sul caso Moro ha addirittura effettuato un’indagine Dna sui reperti sequestrati nell’appartamento di via Gradoli, constatando l’assenza di tracce genetiche riconducibili ad Aldo Moro.
In ordine all’episodio dell’affitto di via Gradoli, c’è da dire che in più Corti di Assise sono emerse chiare evidenze. Ci sembra doveroso segnalarle, le elenchiamo in queste poche righe:

  1. L’ingegner Borghi/Moretti ha affittato i locali di via Gradoli 96 a seguito di normale annuncio pubblicitario nel dicembre del 1975;
  2. I locatori erano i signori Giancarlo Ferrerò e Luciana Bozzi, proprietari dell’appartamento dal rogito avvenuto in data 01/07/1974;
  3. È accertato che si è trattato di una transazione tra privati, senza coinvolgere la figura dell’amministratore;
  4. Il Sisde, il nuovo servizio segreto civile, è stato creato nel 1977, cioè due anni dopo la stipula del contratto di affitto per la base brigatista.
  5. È evidente che il contratto d’affitto tra brigatisti e coniugi Ferrerò non poteva perciò essere implicato con il Sisde, del resto inesistente in quel momento.
  6. Occorre peraltro ricordare che, com’è noto, la base Br di via Gradoli 96 ha cessato di essere “un covo” nel 1978, proprio durante il sequestro Moro.
  7. Per evitare contiguità immotivate e fuorvianti, va sottolineato che la base dei Nar era invece al civico 65 di via Gradoli e comunque il loro soggiorno risale al 1981. Un altro estremista di destra aveva in realtà abitato in via Gradoli 96 – Enrico Tomaselli di Terza Posizione – ma nel 1986, cioè molti anni dopo i fatti in oggetto. Per completezza documentale, va comunque precisato che non si trattava dello stesso vano occupato a suo tempo dalle Br. Infine, risulta che ad affittare il monolocale al Tomaselli non sia stato l’amministratore Catracchia ma un altro estremista di destra figlio di un magistrato di Cassazione: Andrea Insabato, proprietario del piccolo appartamento e peraltro futuro attentatore alla sede del Manifesto nel dicembre 2000.
  8. In ogni caso le tre società immobiliari, proprietarie di alcuni degli appartamenti presenti nelle due palazzine del civico 96, sono state tutte create prima della nascita del Sisde, dunque non ne potevano essere un’emanazione.
  9. In particolare, sono agli atti le proprietà immobiliari di Vincenzo Parisi, nel 1978 questore di Grosseto, dal 1980 in organico al Sisde (di cui diventa direttore nel 1984) e nel 1987 capo della Polizia.
  10. L’intensa attività immobiliarista del dirigente Parisi, con gli appartamenti intestati alle figlie Maria Rosaria e Daniela, non sembra richiamare reconditi misteri. Ad ogni buon conto, sono fatti notarili riguardanti il civico 75 che ricorrono una prima volta un anno e mezzo dopo il rapimento Moro mentre i successivi, inerenti al civico 96, avvengono oltre la metà degli anni 80: quattro e nove anni dopo la stipula del contratto di affitto del 1975 da parte delle Brigate Rosse.
  11. Quando si tratta dell’immobile di via Gradoli queste date abitualmente non vengono segnalate ai lettori. E invece, in questa come in molte altre occasioni, la precisione sui tempi cronologici è necessaria per un’interpretazione ponderata dei fatti ispirata al metodo storico. Un’analisi corretta dei tempi, delle fonti e del nesso causa-effetto smentisce seccamente ogni possibile coinvolgimento di entità non riconducibili alla lotta armata intrapresa dalle Br nel lontano 1970. Denunciamo pertanto il mancato rispetto dei più elementari criteri di verità e di logica nella ricostruzione di eventi e circostanze, una degenerazione particolarmente grave della e nella stampa italiana.

Matteo Antonio Albanese, Luca Altieri, Gianremo Armeni, Mario Ayala, Alessandro Barile, Andrea Brazzoduro, Edoardo Caizzi, Chantal Castiglione, Francesco Catastini, Frank Cimini, Marco Clementi, Andrea Colombo, Giovanna Cracco, Adriano D’Amico, Silvia De Bernardinis, Elisabetta Della Corte, Fabio De Nardis, Paolo De Nardis, Joshua Depaolis, Christian De Vito, Italo Di Sabato, Richard Drake, Nicola Erba, Eros Francescangeli, Monica Galfré, Mario Gamba, Aldo Grandi, Massimiliano Griner, Marco Grispigni, Guillaume Guidon, Davide F. Jabes, Antonio Lenzi, Nicola Lofoco, Emilio Mentasti, Carla Mosca, Ottone Ovidi, Alberto Pantaloni, Paolo Persichetti, Giovanni Pietrangeli, Roberto Polito, Francesco Pota, Elena Pozzato, Alberto Prunetti, Nicola Rao, Tommaso Rebora, Susanna Roitman, Francesco Romeo, Ilenia Rossini, Elisa Santalena, Vladimiro Satta, Marco Scavino, Davide Serafino, Giuliano Spazzali, Chiara Stagno, Davide Steccanella, Andrea Tarturli, Ugo Maria Tassinari, Vincenzo Tessandori, Simón Vázquez, Luciano Villani

Roma, 12 agosto 2020 (aggiornato il 1 ottobre 2020)

La versione inglese della lettera (https://insorgenze.net/2020/10/02/enough-with-the-conspiracy-theories-and-fake-news-on-the-moro-kidnapping-historians-and-scholars-join-forces-in-an-open-letter/)

Chi sono i 59 firmatari della lettera:
L’intervento è stato elaborato da un nutrito gruppo di storici e di esperti, da tempo impegnati in studi di rilevanza storica sulle Brigate Rosse e sulle altre formazioni combattenti, più in generale sui movimenti sovversivi degli anni Settanta. Ecco alcune informazioni sintetiche.

Matteo Antonio Albanese è ricercatore all’Università di Padova e autore del recentissimo volumeTondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse”(Pacini editore).
Luca Alteri, Sapienza Università di Roma e Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Sociologo, studia la questione urbana e la partecipazione politica non convenzionale.
Gianremo Armeni, sociologo, ha pubblicato diversi libri sulla lotta armata:“Questi fantasmi, il primo mistero del caso Moro” (Tra le righe libri), “Bi. Erre. I Fondatori” (Paesi Edizioni), “Buone regole. Il vademecum del brigatista” (Prospettiva Editrice), La strategia vincente del generale Dalla Chiesa contro le Brigate rosse (edizioni associate).
Mario Ayala, storico, professore associato Universidad Nacional de Tierra del Fuego, Antártida e Islas del Atlántico Sur.
Alessandro Barile, ricercatore in Storia contemporanea, Sapienza università di Roma; redazione Zapruder.
Andrea Brazzoduro, ricercatore (autore del saggio “Soldati senza causa. Memorie della guerra d’Algeria”, Laterza), redazione “Storie in movimento/Zapruder”, rivista quadrimestrale di storia del conflitto sociale con cui collaborano oltre trecento storici.
Chantal Castiglione, scrittrice e studiosa dei movimenti sociali. Ha pubblicato “Tra speranze e illusioni l’Italia negli Anni di Piombo” (Falco Editore 2013) e “Canto per un ribelle. Lettere di lotta e disobbedienza” (Edizioni Erranti 2018).
Francesco Catastini, ricercatore all’Università di Padova. Tra i suoi libri “A ritroso. La ricerca storica e i suoi tempi” (Pacini).
Frank Cimini, cronista di giudiziaria, storico polemista a difesa dei movimenti degli anni Settanta, è stato il direttore responsabile di “Controinformazione”, di “Autonomia” e di “Sinopsis”, e ha fondato ed anima il sito giustiziami.it
Marco Clementi, professore associato di storia dell’Europa Orientale all’Università della Calabria, autore di numerosi saggi, tra cui “Storia del dissenso sovietico” (Odradek), “Gli ultimi ebrei di Rodi” (Derive Approdi), “La pazzia di Moro” (Mondadori), “Storia delle Brigate rosse” (Odradek). È coautore di “Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Andrea Colombo, ha seguito per molti anni sul Manifesto il caso Moro e ha scritto “Un affare di Stato, il delitto Moro quarant’anni dopo» (Cairo editore).
Silvia De Bernardinis, ricercatrice, ha scritto una tesi di dottorato su “Lotta di classe e lotta armata nella crisi fordista degli anni 70 in Italia: le Brigate Rosse”.
Elisabetta Della Corte, sociologa, docente università della Calabria.
Fabio de Nardis, professore associato di sociologia dei fenomeni politici, Università di Foggia e Università del Salento.
Paolo De Nardis, ordinario di Sociologia presso Sapienza Università di Roma, dirige l’Istituto di Studi Politici “S. Pio V”. Si occupa di mutamento sociale, teoria politica e pensiero marxista.
Joshua Depaolis, ricercatore indipendente, autore di «1978: a new stage in the class war? Selected documents on the Spring Campaign of the Red Brigades», (Kersplebedeb).
Christian De Vito, storico, ricercatore all’Università di Bonn, è autore di “Camosci e portachiavi” (Laterza), un saggio sulle carceri speciali.
Italo Di Sabato è tra i fondatori dell’Osservatorio sulla la Repressione, un organismo che dal 2007 coordina studi, ricerche, dibattiti e seminari sui temi della repressione, della legislazione speciale, della situazione carceraria.
Richard Drake, professore alla Lucile Speer Research Chair in Politics and History Department of History, University of Montana. È autore di “The Aldo Moro Murder Case” (Cambridge, Harvard UP), tradotto e pubblicato in Italia: “Il caso Aldo Moro” (Tropea).
Eros Francescangeli, ricercatore all’Università di Parma, ha pubblicato “Arditi del popolo: Argo Secondari e la prima organizzazione antifascista, 1917-1922” (Odradek), redazione“Storie in movimento/Zapruder”.
Monica Galfrè, professore associato di Storia contemporanea, Università di Firenze. È autrice di “La guerra è finita. L’Italia e l’uscita dal terrorismo 1980-1987” (Laterza).
Mario Gamba, giornalista esperto di musica contemporanea, ha lavorato per il Manifesto, Alias, L’Espresso, Reporter, Outlet e il Tg3. Ha scritto una memorabile cronaca dei funerali di Prospero Gallinari e su Alfabeta2 ha pubblicato un intervento dal titolo “Memoria ed esorcismo”.
Aldo Grandi, giornalista e saggista, ha pubblicato numerose opere di ricostruzione storica. Tra queste: “Giangiacomo Feltrinelli, la dinastia, il rivoluzionario” (Dalai Editore); “Insurrezione armata” (Bur); “L’ultimo brigatista” (Bur); “La generazione degli anni perduti. Potere Operaio” (Einaudi).
Massimiliano Griner, storico, sceneggiatore, autore televisivo e radiofonico. Ha pubblicato numerosi saggi di storia contemporanea, tra cui “La Banda Koch” (Bollati Boringhieri) e “La zona grigia. Intellettuali, professori, giornalisti, avvocati, magistrati, operai. Una certa Italia idealista e rivoluzionaria” (Chiarelettere).
Marco Grispigni è uno studioso dei movimenti sociali e politici degli anni Sessanta e Settanta. Ha pubblicato diversi volumi: “Il Settantasette” (Il Saggiatore); “Elogio dell’estremismo. Storiografia e movimenti” (Manifestolibri); “Gli anni Settanta raccontati a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri); “Quella sera a Milano era caldo. La stagione dei movimenti e la violenza politica” (Manifestolibri); “Il 1968 raccontato a ragazze e ragazzi” (Manifestolibri).
Guillaume Guidon, dottore in Storia Contemporanea all’Université Grenoble Alpes – Ricercatore indipendente
Davide F. Jabes, storico, ricercatore indipendente e consulente editoriale. È coautore di “Impero. The Axis PowersV-1 Carrying Capital Ship(Fonthill).
Antonio Lenzi, PhD in storia dei partiti e dei movimenti politici, Università di Urbino.
Nicola Lofoco, giornalista specializzato in terrorismo italiano e internazionale, è autore di “Il caso Moro, misteri e segreti svelati” (Gelso Rosso). Collabora con Huffington Post e ha un proprio sito http://www.nicolalofoco.it
Emilio Mentasti, ricercatore indipendente, autore di “La Guardia rossa racconta. Storia del comitato operaio della Magneti Marelli” (Colibrì), “Senza tregua, storia dei comitati comunisti per il potere operaio 1975-1976”, (Colibrì), “Bergamo 1967-1980. Lotte, movimenti, organizzazioni”, (Colibrì).
Carla Mosca, ex giornalista Rai, ha seguito per il servizio pubblico le principali vicende giudiziarie connesse agli anni Settanta. Ha scritto, assieme a Rossana Rossanda e Mario Moretti, “Brigate Rosse, una storia italiana” (Oscar Mondadori).
Ottone Ovidi, ricercatore presso l’università Paris 10 Nanterre, fa parte della redazione di “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Pantaloni, storico, editor della collana storica di DeriveApprodi.
Paolo Persichetti, già Br esule a Parigi, ha insegnato sociologia politica a Paris 8 Vincennes-Saint Dénis, è oggi ricercatore indipendente e autore del blog “Insorgenze.net”. Ha collaborato con Liberazione e Il Garantista. Con Oreste Scalzone ha scritto “Il nemico inconfessabile” (Odradek) ed è coautore di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Giovanni Pietrangeli, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Roberto Polito, storico dell’antichità, già ricercatore presso University of Cambridge ricercatore.
Francesco Pota, ricercatore, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Alberto Prunetti, scrittore e traduttore, ha scritto numerosi libri, tra cui “Amianto, una storia operaia” (Edizioni Alegre) e “Nel girone dei bestemmiatori. Una commedia operaia” (Laterza). Fa parte di diverse redazioni, come Carmilla on line, Nuova Rivista Letteraria e Jacobin Italia.
Nicola Rao, giornalista e saggista, autore di diversi libri sulla storia del terrorismo di destra e di sinistra. Sulle Br ha pubblicato il volume “Colpo al cuore. Dai pentiti ai metodi speciali. Come lo Stato uccise le Br. La storia mai raccontata” (Sperling&Kupfer).
Tommaso Rebora, dottorando in Studi storici dal Medioevo all’età contemporanea, Università degli studi di Teramo.
Susanna Roitman ricercatrice e docente dell’Universidad Nacional de Villa María, Argentina. Direttrice dell’Osservatorio sul lavoro e conflitti di Cordoba.
Ilenia Rossini ricercatrice, redazione “Storie in movimento/Zapruder”.
Elisa Santalena, professore associato di Storia italiana contemporanea presso l’Université Grenoble Alpes, esperta di carcere speciale, è coautrice di “Brigate rosse dalle fabbriche alla campagna di primavera” (Derive Approdi).
Vladimiro Satta, già documentarista della Commissione Stragi, è autore di “Odissea nel caso Moro” (Edup), “Il caso Moro e i suoi falsi misteri” (Rubettino), “I nemici della Repubblica” (Rizzoli).
Marco Scavino è ricercatore di Storia contemporanea presso la Facoltà di Lettere e Filosofia dell’Università di Torino. Recentemente ha pubblicato “Potere operaio. La storia, la teoria, vol. 1” (DeriveApprodi).
Davide Serafino, ricercatore e insegnante, ha pubblicatoLa lotta armata a Genova. Dal Gruppo 22 ottobre alle Brigate rosse”, 1969-1981”( Pacini).
Giuliano Spazzali, avvocato penalista, è stato uno dei principali esponenti del “Soccorso Rosso Militante”. Ha difeso gli anarchici del Circolo Ponte della Ghisolfa nella vicenda di Piazza Fontana, e successivamente anche numerosi protagonisti della lotta armata. Ha pubblicato il saggio “La zecca e il garbuglio” (Machina Libri).
Chiara Stagno, dottoranda in storia all’università Orientale di Napoli.
Davide Steccanella, avvocato penalista, poligrafo, ha all’attivo numerosi saggi tra i quali “Gli anni della lotta armata. Cronologia di una rivoluzione mancata” (Bietti Editore), “Le indomabili. Storie di donne rivoluzionarie” (Pagina Uno), “Le brigate Rosse e la lotta armata in Italia” (Narcissus.me). È autore anche del romanzo “Gli sfiorati” (Bietti), una narrazione autobiografica collocata a ridosso dei principali eventi sovversivi italiani. Ogni anno pubblica “L’Agenda Rivoluzionaria” (Mimesis), una cronologia quotidiana di ricorrenze riconducibili a figure e storie del Novecento ribelle.
Andrea Tanturli, archivista presso l’Archivio di Stato di Firenze.
Ugo Maria Tassinari, giornalista e insegnante, è stato lo storico fondatore del sito “Fascinazione” (dedicato all’estrema destra italiana) e oggi del blog AlterUgo. Ha scritto vari saggi e curato numerose pubblicazioni, tra cui “Biennio Rosso” di Oreste Scalzone (Sugarco) e “Evasioni. Melfi: operai in fuga dalla fabbrica penitenziario e altre storie” di Elisabetta Della Corte (Immaginapoli).
Vincenzo Tessandori, storica firma di La Stampa, ha scritto due libri sulla lotta armata degli anni Settanta, tra cui “Br. Imputazione: banda armata. Cronaca e documenti delle Brigate Rosse” (Baldini e Castoldi) e “Qui Br. Il racconto, le voci” (Baldini e Castoldi).
Luciano Villani, ricercatore di storia contemporanea, Università la Sapienza, Roma.

Aderiscono
Adriano D’Amico
, avvocato, autore di «L‘occupazione Delle Terre. Una Grande Epopea Contadina», (Calabria letteraria editrice).
Edoardo Caizzi, edizioni Milieu.
Giovanna Cracco, direttrice della rivista Paginauno.
Nicola Erba, edizioni Milieu.
Elena Pozzato, edizioni Milieu.
Francesco Romeo, avvocato, si è occupato tra l’altro del processo che ha portato al riconoscimento delle torture contro Enrico Triaca, arrestato per appartenenza alle Brigate rosse nel maggio del 1978.
Simón Vázquez, Tigre de Paper edicions.

 

«Le Brigate rosse furono le prime a parlare di globalizzazione»

Anteprima – E’ in uscita nelle librerie Tondini di ferro e bossoli di piombo. Una storia sociale delle Brigate rosse, di Matteo Antonio Albanese, Pacini editore. Il volume, che si ferma al 1974, propone alcune importanti scoperte documentali e delle nuove proposte interpretative che faranno discutere. Ne ho parlato con l’autore

Albanese

Alcuni anni fa il sociologo Pio Marconi scrisse che le Brigate rosse, attraverso la categoria di Stato imperialista delle multinazionali, avevano individuato con largo anticipo la fase di internazionalizzazione del modo di produzione e del mercato capitalistico, successivamente definito “globalizzazione”. Nel tuo lavoro aggiungi un fatto nuovo: sostieni che le Brigate rosse furono in assoluto le prime ad introdurre e descrivere il fenomeno della globalizzazione del sistema capitalistico. Puoi spiegare come sei giunto a questa scoperta?

Lessi alcuni dei lavori di Pio Marconi mentre preparavo il mio progetto di ricerca per l’ammissione al dottorato. Mi ricordo che in quei mesi avevo cominciato a leggere con un poco di attenzione le varie pubblicazioni, scientifiche e non, sul fenomeno brigatista. Vivendo, allora, a Milano mi sembrò naturale cominciare un giro dei vari luoghi della città in cui quella memoria era stata in qualche modo conservata. La libreria Calusca e l’archivio Primo Moroni sono stati passaggi importanti per cominciare ad inquadrare il fenomeno. Nello specifico, però, fu una bancarella di libri alla festa dell’Unità il luogo dove trovai, ed acquistai, un paio di numeri di Sinistra Proletaria. Un articolo, in particolare, mi colpì molto: era intitolato la globalizzazione del capitale finanziario ed è contenuto nel numero luglio-settembre 1970. Nel corso degli anni ho poi avuto modo di scoprire, grazie ad Harold James professore di storia economica a Princeton che quella definizione elaborata in quella data anticipava di quasi un anno la prima categorizzazione conosciuta di questo fenomeno in questi termini (tutti i riferimenti sono presenti in un articolo scritto da me e Harold James ed uscito il 2 febbraio 2011 su Project Syndicate). Mi sembra, poi, interessante ricordare come tra le carte del fondo Pci all’Istituto Gramsci di Roma mi sono imbattuto nella stessa pubblicazione che, evidentemente, i militanti del Pci deputati allo studio dei gruppi della sinistra extraparlamentare avevano trovato, ritenuto degno di nota e catalogato. Era una prima ma fondamentale scoperta “archivistica” che ha cominciato a farmi riflettere sulla dimensione del dibattito in corso in quegli anni e che mi riportato alla memoria alcuni saggi sui Quaderni Piacentini e poi su Quaderni Rossi. Ecco, credo che lo sforzo più grande non sia solo confinato al mero dato cronologico dell’utilizzo della categoria, che pure rimane indicativo, ma che, invece, ci metta nella direzione per contestualizzare quell’utilizzo, per comprenderne i legami semantici e politici dentro un campo politico preciso.

Ancora oggi molti studiosi e osservatori che si occupano dell’esperienza brigatista si soffermano su una loro presunta inadeguatezza culturale, eppure queste scoperte storiografiche ci descrivono una situazione diversa. Alla luce di queste nuove evidenze, che giudizio suggerisce allo storico la distanza che emerge tra il respiro prospettico dell’analisi brigatista e il tatticismo nel quale era incagliato il Pci alla continua ricerca di formule e alleanze politiche che gli fornissero una legittimazione istituzionale?

La domanda è molto importante e la sua risposta per cercare di essere esaustiva necessita di una precisazione importante. Le Brigate rosse sono state un gruppo rivoluzionario, il partito comunista in quegli anni ha da tempo dismesso l’idea e ogni tipo di strategia rivoluzionaria. Non dico assolutamente che dentro quel partito non fossero rimaste culture e fascinazioni rivoluzionarie ma credo sia storicamente accurato dire che il Pci non fosse un’organizzazione che si poneva la rivoluzione come orizzonte strategico. Le Br invece sì. Le Br, al pari di molti altri soggetti rivoluzionari (o presunti tali) del tempo, nascono e crescono dentro un dibattito internazionale sulle forme di trasformazione. Fu un dibattito articolato e ricco che ebbe la fortuna di vivere anche grazie all’apporto di alcuni dei migliori intellettuali del momento. Le Br, poi, fanno un passo ulteriore e cioè quello dell’intuizione, più che di piena comprensione parlerei di intuizione, della globalizzazione. Sono convinto che l’internità ad alcune realtà di punta del capitalismo di quel periodo abbia fornito la “materia prima” per quell’analisi sviluppata dal gruppo di studio interno della Ibm; a questo aspetto si unisca la sensibilità di Curcio (e di altri tra cui Margherita Cagol il cui ruolo, forse, è troppo sottostimato) che aveva studiato intensamente la sociologia industriale americana. Se di inadeguatezza, invece, si può parlare questa, a mio modo di vedere, è sulla ricaduta politica di quella trasformazione. L’idea che la crisi del fordismo, ed in ultima analisi della sua scomparsa dal mondo occidentale, potesse essere l’occasione per una rivoluzione in senso socialista rimane il punto debole dell’analisi brigatista. Non è, questa, una critica che si possa muovere alle sole Br in quanto molti altri gruppi, da prospettive differenti, cadono nello stesso errore. L’errata valutazione del profondo cambio sociologico, financo antropologico, che stava avvenendo dentro la classe operaia e le sue strutture sfugge all’analisi della sinistra rivoluzionaria. Da questo punto di vista la lenta trasformazione del Pci in partito socialdemocratico, elemento colto pienamente da Moro, è irreversibile e profondamente innervato nel corpo vivo di quel partito e la sua ricerca di una diversa collocazione sia internazionale che istituzionale, già cominciata sul finire degli anni ’60, rimangono il nodo storiografico e politico ineludibile.

Eppure la scelta di portare l’iniziativa armata fuori dalle fabbriche mettendo radice nei territori ed in particolare nelle periferie di alcune grandi città, come Roma, poi Napoli (in quelle milanesi – come sottolinei nel tuo lavoro – erano presenti fin dalla nascita), sembra dimostrare che le Br fossero consapevoli di questa mutazione (sulla scia della riflessione che proveniva dell’esperienza operaista). Più che l’avvio di un processo rivoluzionario, la distanza storica ci permette forse di dire che esse agirono come una controtendenza che si oppose ai processi di ristrutturazione produttiva dell’economia e dello Stato? Si può dire che la presenza della lotta armata ha ritardato di almeno un decennio la rottura di quegli argini che hanno lasciato via libera agli spiriti animali del capitalismo ultraliberale più selvaggio? In fondo la Fiat riesce a realizzare la massiccia ondata di licenziamenti, i famosi 23 mila del settembre 1980, solo dopo lo smantellamento della colonna torinese e genovese provocata dalla delazione di Patrizio Peci.

Come cercavo di dire, ed è per questo che nel libro si può incontrare spesso la parola “cultura” e la categoria di habitus, le Br sentono questo cambiamento, lo avvertono e non sono sole. Tutta l’elaborazione negriana sull’operaio sociale che affonda le proprie radici nel pensiero di Tronti (anche in polemica con esso) è un processo di riflessione collettiva sulle trasformazioni in atto. Per intenderci non credo ai cattivi maestri; penso che da un punto di vista storico siano i processi, che sono plurali per loro natura e, molto raramente i singoli, a fare la differenza. Insomma, in Italia, e non solo, c’è un processo endogeno di lunga durata che investe centinaia di migliaia di persone (alle elezioni del 1972 le liste alla sinistra del Pci raccolgono mezzo milione di voti) e che per almeno un decennio ha un problema centrale: la presa del potere e la rivoluzione in un paese come l’Italia. Possiamo leggere le Br fuori da questo contesto? No, non scherziamo. Ora se il processo di cambiamento del modello produttivo (non del modo, chiaramente) è un accidente che dura da circa 4 decenni, le variabili da considerare sono molte. È stato Serge Mallet a scrivere di questa trasformazione già agli inizi degli anni ’60 soprattutto, come spesso avviene, nelle realtà più avanzate del capitalismo francese. La riproduzione sociale del capitale portava, quasi (il quasi è estremamente importante) forzosamente, le lotte fuori dalla fabbrica. Di nuovo non sono le sole Br a riflettere su temi quali la casa, i trasporti ed in generale alle condizioni extra-produttive della vita dei lavoratori ma stanno dentro un movimento ampio. Sicuramente furono un fenomeno di controtendenza e la loro presa dentro le fabbriche e nei quartieri popolari si può, ed a mio parere si deve, leggere dentro il contesto della crisi. Quanto, poi, quella crisi si sia dipanata anche a causa dell’azione dei soggetti e quanto, invece, abbia vissuto di tempistiche legate al progetto di ristrutturazione che investiva un ciclo produttivo sempre più globalizzato è, a mio parere, solo abbozzato nel libro e mi riprometto di studiarlo in maniera più approfondita.

Proponi una strumentazione concettuale ispirata alla lezione di Pierre Bourdieu, in particolare ti soffermi con molta efficacia sulla nozione di “habitus” e sul peso che ha avuto nel determinare la radicalità del movimento operaio e di altri segmenti sociali che si intrecciano e associano alle sue lotte fino alla crescita di una area politica rivoluzionaria alla sinistra del Pci.

Non posso assumermi meriti non miei; fu il mio allora relatore di dottorato Gerhard Haupt che è un profondo conoscitore del pensiero di Bourdieu ad indirizzarmi in questa direzione. Da parte mia ho cercato di calare quella teoria sia dentro le ricerche esistenti, da Marco Revelli a Giuseppe Berta ed altri, e alle carte degli archivi sindacali che ho visitato. In particolare, mi colpirono molto una serie di volantini di alcune fabbriche del milanese datati fine 1972 (Borletti ed altri) che cominciavano a parlare delle lotte contro la cassa integrazione e contro i primi processi di internazionalizzazione delle produzioni. Questi primi “sintomi” di globalizzazione si legavano a doppio filo non solo con l’articolo di Sinistra Proletaria che ho già citato ma anche con un volantino molto simile dei Comitati di Base Pirelli dell’ottobre 1969. Di fronte a queste testimonianze documentali ed a questa letteratura ho cominciato a pensare alla tuta blu non solo come abito ma come habitus, appunto, come conglomerato sociale e culturale e come narrazione salvifica che era stata “venduta” ai milioni di contadini che emigrarono al nord con il sogno del posto fisso in fabbrica. Una fabbrica che, invece di espandersi, come pensava un certo operaismo, stava cercando di fuggire verso altri lidi. Cosa succedeva a quella narrazione ed a quel sogno inseguito con tanta caparbietà da quella generazione? Come mutava non solo la condizione sociale e culturale di chi perdeva il lavoro ma anche quella dei figli di quel soggetto? Ecco credo che se la guardiamo attraverso questa lente e tenendo presente che per il filosofo francese la “costruzione” dell’habitus è un processo di violenza simbolica e qui di violenza si parla, le due cose non possano essere non messe in collegamento. Un collegamento non diretto e meccanicista ma culturale, sociale e di narrativa. Per quanto riguarda la nascita alla sinistra del Pci credo che il tutto vada messo nella giusta ottica; soggetti, pur piccoli, alla sinistra del Pci esistono dal 1960 con le varie scissioni di gruppuscoli maoisti che cominciano a portare una critica serrata a quel partito che si stava, inesorabilmente, trasformando. Semmai c’è da porsi la domanda di quanta compenetrazione ci fu tra gruppi della sinistra extraparlamentare e movimento operaio perché se è vero che gli studenti “andarono al popolo” non penso che questo dato vada sovrastimato senza sottolineare anche le diffidenze che pezzi di mondo del lavoro mantennero sempre nei confronti di quei giovani che, spesso, provenivano, comunque, da contesti sociali più agiati.

L’arco temporale che affronti nel volume va dal 1968 al 1974. Un periodo caratterizzato da mutamenti sociali ed economici rapidi, drastici passaggi di fase: in quegli anni si sviluppa fino al suo apice la spinta delle lotte operaie tra biennio 68-69 e fazzoletti rossi alla Fiat, ci sono eventi acuti come lo stragismo, lo choc petrolifero. Le Br non credono a svolte golpiste sono molto attente invece alle proposte avanzate dalla Trilateral, raccolte nel famoso rapporto preparato da Croizier e Huntigton sulla crisi della democrazia e la loro governabilità. Tuttavia nello loro prime azioni selezionano obiettivi che appartengono a quel personale fascista recuperato dagli apparati di comando delle imprese. Come spieghi questa dualità?

A questa domanda, in realtà, hanno risposto le Br nell’autointervista che è pubblica fin da subito, nel 1971: i fascisti, o meglio il neofascismo, rimane lo strumento del capitale ma il progetto non è più quello di una svolta dittatoriale ma la costruzione di una cultura autoritaria di massa. In questo sta la distanza con Feltrinelli che, invece, pensava ad una riedizione del fascismo tout-court. Questa linea che si intravede già nelle rivendicazioni delle prime azioni con la dicitura «fascisti in camicia bianca» porterà, come conseguenza logica, allo sviluppo della campagna di primavera del 1974 con il rapimento Sossi. Va da sé, però, che le Br hanno nei primi anni della loro vita politica due obiettivi: il primo è quello di accreditarsi presso il soggetto sociale di riferimento che era la classe operaia e, quindi, intervenire sulle contraddizioni quotidiane dei luoghi in cui militavano era quasi scontato. Le Br nascono in fabbrica, e molto meno nel movimento studentesco, e da lì “devono” partire. Hanno, però, sempre ribadito, fino a dire nel 1973 che i fascisti erano di per sé poco importanti, che il progetto delle classi dominanti era quello della costruzione di una democrazia autoritaria di stampo gaullista. C’è, poi, un altro elemento centrale: l’egemonia sulla classe operaia si svolge con e contro un avversario politico: il Pci ed è per questo che la relazione con quel partito e le sue strutture fu così importante.

Veniamo ad un’altra novità che si trova nel tuo libro: negli archivi del Pci hai trovato due documenti inediti che mettono in luce nuovi aspetti del rapporto conflittuale tra Pci e Br. Ce ne puoi parlare?

Sì, nell’archivio del Pci trovo documenti che, insieme alle interviste, mi aiutano a comprendere meglio la relazione tra Br e Partito: una relazione che, lo ripeto, è quanto meno duale. Quello che mi interessava sottolineare erano due punti e credo, anche grazie a questa documentazione di esserci riuscito: il Pci conosceva le Br e le conosceva bene. Sapeva non solo chi fossero, almeno a grandi linee, ma ne conoscevano la linea politica perché le Br erano soggetto interno alla classe ed alle sue organizzazioni. Su questo punto non si può più tornare indietro. Di conseguenza tutta la pubblicistica sulle “sedicenti” Br va letta ed interpretata come uno scontro, quasi una pedagogia nel paternalismo che caratterizzava quel partito, tutto interno alla sinistra italiana. Sono convinto che, anziché affidarsi a strambe teorie del complotto, vada letto lo scontro in atto tra un partito, enorme ed innervato nella società, contro un gruppo rivoluzionario. Almeno fino alla fine del 1973 questo scontro il Pci cercherà di regolarlo, appunto, come uno screzio di famiglia (altro che album!). Non le disconosce le Br, anzi, le riconosce pienamente come avversario e le tratta con condiscendenza nell’idea, assolutamente fondata, che fossero espressione del radicalismo espresso da pezzi di movimento ed ha l’obiettivo di far rientrare quel gruppo, o almeno una gran parte di esso, dentro l’alveo della sinistra istituzionale. A questo compromesso le Br non scendono e lì si apre tutta un’altra storia ed una diversa relazione politica tra i due soggetti.

In effetti c’è un’ammissione fatta da Enrico Berlinguer nel corso di una intervista a Repubblica del 22 aprile 1978 nella quale il segretario del Pci dichiara che le Br: «sono i nostri antagonisti diretti, sostenitori di un’opzione alternativa nella sinistra». Una frase pronunciata nei giorni del sequestro Moro, stranamente sfuggita al linguaggio sempre controllato di Berlinguer e che tuttavia non ha mai attirato l’attenzione degli storici. Tonino Paroli, uno degli esponenti del gruppo dell’appartamento che partecipò alla fondazione delle Br, da me interpellato sui documenti che hai scoperto, si è mostrato molto perplesso. Sostiene che nessuno dei Br che provenivano dall’esperienza dell’appartamento è poi rientrato nel Pci. A suo avviso, probabilmente, si tratta di alcuni esponenti dell’appartamento che hanno frequentato il Cpm, Sinistra proletaria, magari sono andati un pochino oltre, forse commettendo anche qualche piccola azione illegale, ma poi si sono fermati rientrando nel Pci.

Allora la domanda ha una sua complessità e devo dividere la risposta in due parti: in primo luogo è assolutamente possibile che l’interpretazione di Paroli sia esatta: quelli che si ritrovano a bussare alla porta del partito sono stati elementi “minori” che non hanno, poi, aderito integralmente al progetto politico brigatista. Questo, però, ci parla di nuovo della dimensione assunta, in un certo momento, dal fenomeno Br. Quanti sono stati le donne e gli uomini che hanno gravitato in quell’area in diversi momenti? A mio parere molti di più di quanto ancora oggi non si sappia o non si voglia sapere. Questo, in sé, non muta la natura di quel documento, non sposta di una virgola il nodo della relazione politica tra Br e Pci e non la sposta anche perché, almeno fino alla fine del ’73 le Br non sono, da un punto di vista strettamente penale che era quello che più preoccupava il Pci, accusate di grosse cose. A dirla così oggi, si può sorridere, ma il livello di illegalità sul quale si muovevano le Br non era affatto dissimile da quello di decine e decine di altre sigle più o meno estemporanee della sinistra italiana inclusi alcuni membri del Pci. Quello che è interessante in quel documento non è tanto che alcuni militanti, inseriti a pieno titolo o meno cambia poco in quella fase, vogliano ritornare nel Pci spaventati o perché, forse, fanno considerazioni politiche altre ma è la risposta del partito ad essere importante con tutto ciò che ne consegue. Il secondo punto, poi, che mi fa riflettere su quanto detto da Paroli afferisce alla seconda mandata di documenti, come sai sono 2 fascicoli diversi, in cui si parla apertamente di elementi a quell’epoca di punta delle Br conosciuti dal Pci e c’è la famosa proposta di collegio di difesa pagato dal Pci a membri delle Br. Questo accenno è importante non solo perché lo riporta anni prima Franceschini nel suo libro ma anche perché lo ribadisce Curcio nel corso della sua chiacchierata con me quando mi dice che vi fu una riunione tra Br ed alcuni esponenti del Pci; riunione nel corso della quale la proposta fu formalizzata e respinta dalle Br. Tre indizi, insomma mi sembrano sufficienti a fare non dico una prova ma almeno ad indicare una direzione di ricerca.

Nel corso delle tue ricerche sulle relazioni tra Pci e Br dai corpo al dubbio che l’operazione Girotto, che portò all’arresto di Curcio e Franceschini, non sia opera solo di Dalla Chiesa ma ci sia stato anche un intervento pesante del Pci.

Come giustamente dici, è un dubbio. La storia si fa solo con i dubbi i quali però devono essere supportati da qualche indizio documentale. Su questo punto, lo dichiaro nel libro non ho prove schiaccianti ma solo un’inferenza logica che non è sufficiente, non prova nulla ma apre, semmai, la strada per eventuali altre ricerche. La risposta sta nella domanda successiva. Se il Pci deve intervenire nel corso del processo Sossi per bloccare la disponibilità di Cuba ad ospitare i militanti della XXII ottobre in caso di scarcerazione com’è possibile che poche settimane dopo si presenti un ex prete guerrigliero chiedendo informazioni sulle Br portandosi dietro delle credenziali cubane? Non mi sembra né un caso né, in quel clima politico internazionale, una svista possibile. Girotto fa il nome di un uomo dei servizi cubani che gli firma una lettera con la quale si presenta a Lazagna, lo stesso Lazagna non si fida pienamente di lui. Ora è possibile che i cubani, ripeto poche settimane dopo il problema con Sossi ed i militanti della XXII ottobre, non si pongano il problema prima di firmare “patenti di comunismo” ad un italiano di avvisare il partito comunista italiano? A me, francamente pare inverosimile. Per di più, e questo ce lo dice Dalla Chiesa, sappiamo che dopo il rifiuto delle Br all’offerta del partito il Pci comincia un’opera di collaborazione con la polizia che diventerà sempre più stretta con il passare degli anni e con l’aumento della ferocia degli attacchi brigatisti. Di nuovo tre indizi non faranno una prova ma ci indicano una direzione fino ad oggi negletta.

Nel volume citi una significativa testimonianza di Sergio Flamigni che, a mio avviso, rende palese quanto sia falsa e dolosa la narrazione dietrologica avviata dal Pci negli anni 80. Se Berlinguer è costretto a chiamare Mosca per chiedere di fare pressione su Fidel Castro affinché ritiri la propria disponibilità ad offrire asilo ai militanti della XXII ottobre in cambio della liberazione di Sossi, cosa mai c’entrano la Cia, la Nato, gli americani, la P2? E’ una storia tutta interna alla terribile dialettica del movimento comunista. Dubito che Flamigni non abbia avuto mai conoscenza dei documenti della federazione di Reggio Emilia. Sulla storia delle Brigate rosse la sua posizione è dettata da una malafede totale.

La testimonianza di Flamigni sulla telefonata è stata molto importante: tu dici dolosa, posso concordare, io ti dico dolorosa. Intendiamoci non giustifico il complottismo, non mi piace e credo sia chiaro, penso anche, però, che per molti militanti e dirigenti del Pci di quella generazione e di quella successiva sia stata incomprensibile la rottura. Per quanto conoscessero, a fondo anche per via dell’infiltrazione che praticavano in molti gruppi, le tematiche che si agitavano dentro la sinistra rivoluzionaria non hanno mai compreso e non sono riusciti a processare quello che, ai loro occhi, era un tradimento. Di fronte a questo tradimento hanno reagito costruendosi una comoda realtà parallela nella quale chiunque rifiutasse la via Pci era, per forza, manipolato o peggio prezzolato. Lo dico nel libro, il livello di paranoia era altissimo ma, allo stesso tempo, sono gli anni delle stragi e delle trame neofasciste non possiamo non tenere conto di questo dato. Se mi chiedi cosa c’entrassero la Cia o la Nato con l’operazione Sossi ti dico: assolutamente nulla. Allo stesso tempo quei soggetti erano presenti in modo decisivo nel paese in quegli anni. Lo spettro dell’interferenza americana era una costante ad ogni livello. Ripeto il disastro creato dal complottismo è enorme e serviranno anni per uscirne ma allo stesso tempo non si deve ignorare che le trame per la destabilizzazione del paese c’erano ed erano reali. Sia chiaro il complottismo non fa bene alla ricostruzione storica di quegli come di altri eventi ma è altrettanto vero che per decenni si è chiesta una verità almeno storica sulle stragi e siamo ancora lontani dall’aver accesso a tutti i documenti che, probabilmente, farebbero chiarezza su molti aspetti.

Sulla questione delle stragi, della cosiddetta “strategia della tensione” che ritengo una categoria inadeguata, tendo a separare il dato storiografico assodato, gli attentati dinamitardi realizzati in grande quantità in quegli anni dall’estrema destra con la supervisione, il controllo a distanza, il lasciar fare, degli apparati, le connessioni con alcuni servizi militari esteri, dall’uso politico che di tutto ciò si è fatto. La denuncia di trame e complotti è diventato dentro la sinistra un alibi per giustificare i propri fallimenti politici, l’incapacità di leggere i mutamenti di fase, giustificare la continua ricerca di un capro espiatorio su cui riversare i propri insuccessi: da Portella delle Ginestre fino al ponte di Genova, la storia della Repubblica viene letta come un continuum criminale di trame animate da un disegno comune, una «scatola nera unica», come ha scritto tempo fa Travaglio (che di sinistra non è). De Lorenzo, le stragi, Moro, l’agenda rossa, Berlusconi, la trattativa Stato-Mafia. Penso ad un magistrato come Guido Salvini che tanto ha fatto per ricostruire le vicende di piazza Fontana e Brescia. Nominato consulente della commissione Moro 2, chiusasi senza risultati, si è mosso con lo stesso paradigma di pensiero. Convinto che la storia delle Br e del sequestro Moro non fosse diversa da quella delle stragi di Stato, ha fatto una pessima fugura.

Come sai mi sono occupato per parecchi anni, ed ancora lo faccio, di estremismo di destra e neofascismo, quindi, parlo con un poco di letture alle spalle e quel minimo di approfondimento della questione: sono d’accordo quando dici che “strategia della tensione” è una categoria inadeguata, tanto quanto lo è quella di guerra civile strisciante per intenderci. Ci siamo, forse, tutti me compreso adagiati su questa dicitura giornalistica che, però, ha il pregio dell’immediatezza. Di nuovo debbo spezzare la risposta in due punti: in primo luogo il disegno che vede insieme pezzi degli apparati di sicurezza dello Stato, non solo italiani, ed estremismo neofascista per quanto fosse gridata a gran voce da molti, penso al libro inchiesta su Piazza Fontana che pur contenendo alcuni errori si rivelò nel tempo piuttosto preciso, tu sai bene quanti anni ci sono voluti per appurare da un punto di vista penale e storico quei legami e quelle responsabilità. Questo ci rimanda direttamente alla costante e meticolosa opera di disinformazione posta in essere da quel grumo di poteri che comprendevano mass media, uomini d’affari, pezzi della maggioranza governativa, alte schiere militari, solo per citarne alcuni. Capisci che in quegli anni fu estremamente difficile per tutti riuscire ad intravedere la verità dietro quella cortina di fumo. Per quel che riguarda, invece, l’uso strumentale che una certa sinistra ha fatto nel corso degli anni dello stragismo, io credo che ci sia un’ulteriore precisazione importante: tu parli di incapacità di leggere i mutamenti e posso essere d’accordo, io, però, non sottovaluterei delle scelte che vengono fatte in maniera consequenziale. L’idea della trasformazione dell’Italia in una democrazia parlamentare maggioritaria all’interno della quale il Pci si trasformasse in un partito socialdemocratico era l’asse portante della strategia di Moro ma non è che a Botteghe Oscure non lo sapessero. L’idea che bisognasse uscire da una fase di contrapposizione sociale fino ad espellere qualsiasi forma di contrasto, Schmitt direbbe di politica, non è un’idea soltanto della Dc. Allora, io credo che i risultati di alcune inchieste saranno sempre poveri se non si fa lo sforzo di comprendere come sia cambiato il quadro di riferimento politico, e anche sociale, del paese tra la metà degli anni ’70 fino al 1992 con la scomparsa dei regimi sovietici.

Veniamo agli aspetti, a mio avviso, problematici della tua ricerca: introduci una periodizzazione innovativa che anticipa di due anni la svolta delle Br con l’assalto alla sezione missina di Padova, del 1974, anziché con l’azione Coco del 1976.

Le periodizzazioni in storia sono sempre difficilissime; quello che ho tentato di fare è di dare unitarietà alla storia brigatista di quei primi anni. L’omicidio Coco è la continuazione dell’operazione Sossi ma, nel frattempo, l’omicidio è già entrato nella storia delle Br. Inutile nasconderci dietro un dito il fatto che a morire siano stati due militanti missini per anni ha fatto sì che questo episodio venisse in qualche modo derubricato a momento secondario e minore. Le divisioni tra prima e dopo non mi fanno impazzire ed il tentativo di riportare la morte di Giralucci e Mazzola dentro l’alveo della storia brigatista, a mio parere, è una parte importante di un ragionamento: le Br erano un gruppo armato e la questione, almeno a livello teorico, era patrimonio culturale e politico condiviso. Su questo, infatti, c’è una distanza enorme con altre sigle che in quel periodo avevano le stesse pratiche ma non rivendicavano come la nascente Autonomia Operaia. Se assumiamo la rivendicazione, di cui parlerò dopo, come gesto politico allora gli va dato il giusto peso ed a quel momento che, ricordiamolo, avviene a ridosso della strage di Brescia, va attribuita una valenza che può fare da spartiacque anche se, ripeto, vedo una rottura nella storia brigatista almeno non fino al cambiamento sociologico portato dal movimento del ’77 che fu, effettivamente, peculiare.

E’ vero, la scelta di assumere politicamente quelle uccisioni ha una valenza particolare sempre sottovalutata dal punto di vista storiografico, vicenda che per altro provocò la rottura dell’asse con Negri e l’uscita dei suoi dalla rivista Controinformazione. E’ anche vero che questo episodio smonta l’artificiosa suddivisione tra prime Br, vere, integre e buone, e le successive: quelle morettiane, sanguinarie e “dubbie”. L’orizzonte dell’omicidio politico era già stato oltrepassato ben prima, quando a dirigere il gruppo c’erano ancora Curcio e Franceschini. Inoltre, pochi mesi dopo, a settembre, Carlo Picchiura, membro della nascente colonna veneta, in un conflitto a fuoco occasionale ad un posto di blocco uccise un agente di polizia. Tuttavia, la vicenda di Padova fu un incidente di percorso: un’azione pianificata male e realizzata peggio. L’azione Coco resta un punto di svolta perché dopo una fase di confronto nazionale, una sorta di tavolo comune che riuniva diversi gruppi e aree combattenti, le Br rompono gli indugi e tornano sulla scena concludendo l’azione Sossi, dopo aver avviato una importante riorganizzazione interna e logistica. Stavolta non vi è nulla di improvvisato ma l’intenzione di indicare a tutto il movimento rivoluzionario quale è la via da seguire se si vuole fare la lotta armata in Italia.

L’azione Coco è un’azione preparata e pensata come risposta diretta di tutta l’organizzazione alla campagna contro Sossi, su questo punto non ci piove. Ed il momento di confronto con le altre sigle rafforza la mia idea. Eravamo in una fase di stallo dal punto di vista di coloro i quali pensavano alla lotta armata. Rimane, a mio parere, importante l’azione padovana perché per chiunque, persino per le “cattivissime” Brigate rosse, uccidere un uomo (o due come nel caso specifico) è un passo gigantesco. Affermare i principi della lotta armata e praticarli sono cose diverse. L’azione padovana è pensata (non è per intenderci un brigatista che vistosi fermare ad un posto di blocco inatteso, spara) ed attuata male, lo dicono tutti. La mia domanda di ricerca, la cui risposta come capita a chiunque può anche non essere corretta, è stata: nella pianificazione di quell’azione pensata e svolta così male c’è la possibilità che alcuni membri delle Br abbiano visto un’opportunità? In realtà non ho fatto altro se non trattare le Br per quelle che furono, cioè un gruppo politico armato, e sgombrare il campo da un mostro mitologico che è stato rappresentato come un cubo unanime e non scalfibile.

Altra questione da te proposta è la presenza di una dialettica interna tra una presunta ala militare e un’ala politica, dovuta – secondo quanto sostieni – alla divisione che ci fu a conclusione del sequestro Sossi. Uno strascico che avrebbe provocato una forzatura dell’ala militare nell’azione di Padova.

Questo punto che è stato sviluppato dentro la trattazione del duplice omicidio padovano è, probabilmente, la parte più complessa del libro e mi preme fare due precisazioni anche se so che su questo punto specifico ci possono essere disaccordi. Prima precisazione: la retorica delle Br come cubo d’acciaio l’ho sempre trovata un’invenzione. Le Br furono un gruppo politico e come all’interno di ogni altro gruppo politico che vi fossero scontri sulla linea è un dato di fatto. Credo che sorvolare su questo aspetto alimenti l’idea di chi crede all’esistenza del cervello unico, cosa che nella storia dei gruppi politici non è mai esistita neppure nella destra neofascista. Il tentativo di articolare questa visione intorno al nodo del “passare all’azione” mi sembrava fosse quasi naturale visto le ricostruzioni fatte da molti dei protagonisti del tempo ed alla luce dell’esito finale dell’operazione Sossi che, anche se frutta al gruppo una visibilità politica enorme, non raggiunge l’obiettivo della scarcerazione dei militanti della XXII ottobre. Il secondo punto si annoda inevitabilmente al primo ed ha a che fare con il teorema 7 aprile. Ho già detto di non credere ai cattivi maestri e non credo nemmeno all’esistenza del partito armato. Credo, invece, nell’esistenza di una galassia armata all’interno della quale c’era un dibattito, a volte anche aspro, tra organizzazioni e dentro la stessa organizzazione. Credo che il passaggio di militanti da una sigla all’altra fosse nell’ordine delle cose. Non vedo, però, rapporto di subordinazione o capi né tra gruppi che internamente ai gruppi stessi. Se il capo delle Br non è mai esistito, potevano esserci, semmai, singoli che avevano più o meno influenza dentro un dibattito, la “leggerezza” con la quale viene preparata l’effrazione nella federazione del Msi la leggo, a pochi giorni dallo scontro su Sossi e a ridosso dalla strage neofascista di Brescia, come una parte di quel dibattito interno. Non penso, insomma, a due “ali” contrapposte che non condividevano l’idea di fondo della lotta armata ma ad un dibattito articolato che, in un gruppo armato, si materializza non soltanto nella rivendicazione ma nella prassi.

Che nelle Br si discutesse molto e ci fossero sensibilità, culture e nel tempo fossero emerse linee diverse, è un fatto storicamente accertato. Esiste una mole documentale importante, ci sono le molteplici scissioni, i distacchi, gli abbandoni. Le Brigate rosse sono state attraversate dagli anni 70, molti militanti vi hanno transitato – come tu stesso ricordi – per periodi più o meno brevi per poi uscirne per ragioni non sempre personali: basti anche solo pensare a Gianfranco Faina, comunista libertario, che contribuisce in modo decisivo alla nascita della colonna genovese e che presto si distaccherà per fondare un suo gruppo, o Corrado Alunni, Susanna Ronconi e Fabrizio Pelli che esce su posizioni libertarie. Il problema è definire in modo corretto i termini della dialettica interna: il dualismo che tu proponi subito dopo Sossi mi sembra errato anche nella scelta degli interpreti.

Di nuovo io credo che sia quello il nodo del dibattito; in un’organizzazione armata che le contraddizioni che emergono nel corso di un dibattito politico possano avere delle ripercussioni, dirette o indirette, nell’azione a me non sembra peregrino. Come dico nel libro non ho mai creduto alla divisione in “ala militare” ed “ala politica” perché la scelta della lotta armata era condivisa da tutti. La questione semmai si innesta sull’opportunità e mentre per Coco questa opportunità sarà largamente condivisa, l’azione padovana è confusa al punto che alcuni membri sicuramente carismatici come Curcio lamenteranno di non esserne stati informati in modo esaustivo. Allo stesso tempo mi sembrava interessante, non dico che sia la sola chiave di lettura, perché c’è l’elemento dell’inchiesta interna, doverosa visto il risultato tragico dell’azione, che le Br svolgono (anche questa era prassi normale) e che non divide l’organizzazione in ali; per intenderci lo stesso militante poteva essere in generale più cauto sulla questione Sossi ed avere, invece, l’idea che quell’incidente sul lavoro avesse, in realtà, “sbloccato”, il dibattito interno.

Quando l’obelisco del Duce doveva saltare in aria

5d6F4qkeOr74M_Smx8wHuatwdIQDnkOUROt6lvKmuEjWPYE_W_NdjhpXYJb6QyQHDiVznQOL4Mk3LdmMvHImrapzlSxD6ouCfY5sIb1VW3lO0d46bj53PXleJnuqQJAkZQymHc26Fd8y0vYkuk3K2eogQJq1n1HWzjLxBA9xxCmaUZ8fPqwrNZhEa0WPxj_K--wLa_o3X3HGeQa0QcLts7Il 25 aprile del 1971 l’obelisco inalzato nel 1932 in onore di Benito Mussolini, monumento alla mitologia imperiale del regime fascista e al culto della personalità, eretto all’entrata del Foro Italico (ex Foro Mussolini) a Roma doveva saltare in aria.
A decidere l’azione dalla fortissima portata simbolica era stato il livello occulto di Potere operaio romano guidato da Valerio Morucci. Il progetto – racconta Paolo Lapponi nel libro di Aldo Grandi, Insurrezione armata (Bur Rizzoli, 2005, p. 161) – era pronto in tutti i suoi minimi dettagli: «Due cariche cave disposte a taglio alla base della stele, che sarebbe venuta giù tutta intera sulla corsia stradale tenuta sgombra al momento opportuno da squadre di militanti». A ricordare l’episodio è stato anche lo stesso Morucci in Ritratto di un terrorista da giovane, Piemme 199, p. 81-82: «Avevo letto da qualche parte che il pezzo superiore dell’obelisco era un monolite fatto arrivare dalle cave di Carrara con il quale si intendeva emulare, nella consumata arte scenografica del regime fascista, le gesta degli antichi romani che avevano portato a Roma obelischi egizi. Poteva bastare una buona carica alla base per farlo venir giù come una pera matura. Però, per essere sicuri, ne preparammo due. Prendemmo delle cassette da frutta, quelle alte e robuste, e le riempimmo di esplosivo da mina, ossia nitrato d’ammonio, meno potente del tritolo ma pur sempre un esplosivo che spalanca le montagne. Saranno stati una quindicina di chili. Abrebbero sentito il botto fino a Napoli. Sul librone che mi aveva regalato Feltrinelli, nella sezione dopo la cannabis, dedicata agli esplosivi, avevo letto che le cariche cave erano più efficaci per arrivare in profondità, e così al centro del nitrato d’ammnio incastrai due coni di rame rovesciati per concentrare l’esplosione. Studiando il piano decidiamo di arrivare all’obelisco passando dietro alla Farnesina e costeggiando lo stadio. Poi bisognava pensare ad interrompere il traffico, perché tutta quella rova che sarebbe crollata poteva ammazzare qualcuno. Prendiamo delle transenne bianche e rosse che alcuni di noi dovevano mettere sul lungotevere per deviare il traffico una volta piazzata la carica». Purtroppo l’operazione non andò in porto «perché a cento metri di distanza, all’Istituto di educazione fisica (Isef), era in corso un’occupazione studentesca. Era troppo rischioso – racconta sempre Lapponi. Aspettammo un giorno o due per vedere se l’occupazione terminava, poi rinunciammo». E così l’obelisco che in pieno terzo millennio proclama «Mussolini Dux», come i tetragoni blocchi di travertino dedicati alle conquiste del regime fascista posti alle sue spalle che – ha scritto Alessandro Portelli sul manifesto del 12 giugno scorso – stanno ancora lì, «come forche caudine (per non dire dei mosaici con l’ossessiva scritta «Duce» che almeno mi metto sotto i piedi)». «L’opera colossale, – declamava Il Popolo d’Italia del 5 novembre 1932 – quella che desta l’ammirazione di chi guarda è il gigantesco monolito eretto nell’Urbe al nome di Mussolini quale segnacolo del rinnovamento nazionale da lui voluto ed attuato. Il candido blocco di marmo strappato ai fianchi delle montagne Apuane, ha attraversato il mare, ha risalito il fiume, ed ora è volto verso il cielo».
L’idea dell’obelisco era venuta al ras del fascismo carrarese Renato Ricci, dal 1927 presidente dell’Opera Nazionale Balilla (ONB), l’organizzazione fascista della gioventù. Ricci aveva impostato un imponente programma di costruzione di infrastrutture, Case del Balilla, palestre, impianti sportivi, convitti. Tra esse spiccava a Roma il Foro Mussolini, vasto complesso di impianti sportivi iniziato nel 1928 sotto la guida dell’architetto carrarese Enrico Del Debbio. In esso avrebbe dovuto campeggiare l’obelisco destinato a celebrare a imperitura memoria il capo del fascismo. L’obelisco, simbolo del «fascismo di pietra», diventava protagonista della storia ideologica di un regime che nel culto della personalità del suo capo cercava il momento di una compattezza totalitaria (per una storia dell’obelisco vedi qui).

L’ira iconoclasta dei movimenti antirazzisti
L’abbattimento a Bristol, vicino Londra, nel corso di una manifestazione antirazzista della statua del trafficante di schiavi Edward Colston e la rimozione, sotto la spinta dei movimenti afroamericani, di quelle erette in onore di generali e uomini politici del Sud schiavista, come quelle del generale sudista Robert E. Lee nel centro di Charleston o Richmond, negli Stati Uniti, dopo l’omicidio di George Floyd da parte di un poliziotto, ha scatenato da noi molte discussioni sulla liceità di queste azioni ritenute eccessive, un’offesa alla memoria del passato, un’indebita censura della storia. Si è tornati a parlare anche della statua milanese di Indro Montanelli presa di mira nuovamente dopo il raid del 2019. Il giornalista, voce della destra storica italiana, nazionalista, fascista, colonialista, poi negli anni della Repubblica esponente della destra più conservatrice e reazionaria, personaggio dalle sette vite, frondista di professione, grande opportunista sempre pronto a tenere un piede in due scarpe, scaltro nel cambiare casacca all’avvicinarsi di ogni cambio di regime e mantenere immutata la sua poltrona al sole che raccontò di aver acquistato durante la campagna coloniale in Etiopia del regime fascista una giovane schiava per soddisfare le sue esigenze sessuali.
A queste anime belle, a questi nuovi guardiani della memoria, ha risposto Alessandro Portelli spiegando che la memoria non è un semplice deposito del tempo passato, «ma una forza attiva nel presente». Un monumento esiste perché chi l’ha eretto intendeva lanciare e lasciare un messaggio. Il significato politico-ideologico del Foro Mussolini, per esempio, fu spiegato in modo esemplare dallo stesso Ricci: «Dal punto di vista storico-politico, un monumento che riallacciandosi alla tradizione imperiale romana, vuole eternare nei secoli il ricordo della nuova civiltà fascista, legandola al nome del suo Condottiero»(1). Come giustamente ha chiosato Portelli «Queste icone, lungi dallo svolgere una funzione di storia e memoria, impongono una sola memoria su tutte le altre, congelano la storia in un passato monumentale e negano tutta la storia che è venuta dopo».

(1) Opera Balilla, Il Foro Mussolini (prefazione di Renato Ricci), Bompiani, Milano 1937, p. 5.

 

Strage di Bologna, fu Delle Chiaie a lanciare per primo la pista di sinistra accusando Mauro Di Vittorio

Rivelazioni e depistaggi – Nel 1983 in una intervista rilasciata al quotidiano Boliviano El Meridiano, Stefano delle Chiaie scaricava sull’estrema sinistra la responsabilità della bomba del 2 agosto 1980, «Tra i cadaveri, furono rinvenuti i corpi di due estremisti di sinistra: uno spagnolo, con falsa identità, tale Martinez ed un italiano che, secondo sue precedenti affermazioni avrebbe dovuto trovarsi a Londra, mentre è stato identificato dalla famiglia. Questa pista non è mai stata presa in considerazione»

Strage BolognaL’indagine e i processi per la strage alla Stazione di Bologna del 2 agosto 1980 sono stati costellati da incredibili depistaggi. In un articolo apparso sul Resto del Carlino dell’8 aprile 2012 (leggi qui), l’ex carabiniere missino, allora parlamentare di Futuro e Libertà, Enzo Raisi, annunciando l’imminente uscita di un suo libro sulla vicenda, puntò l’indice accusatorio contro una delle vittime della strage. Secondo il parlamentare postfascista, a portare la valigia con l’esplosivo sarebbe stato «un ragazzo di Autonomia operaia». Raisi fece il nome solo successivamente: Mauro Di Vittorio, ventiquattrenne romano, proveniente dal quartiere popolare di Torpignattara, trasferitosi a Londra (leggi qui il diario del suo ultimo viaggio ritrovato all’interno della sua borsa tra le macerie della stazione). In realtà Mauro D Vittorio non era affatto un militante dell’autonomia romana di via dei Volsci (leggi qui), come Raisi, ex membro anche della commissione Mitrokhin, insinuava maldestramente, ma un giovane con idee di sinistra che non militava in nessuna organizzazione politica e che da tempo viveva in una periferia londinese dove lavorava nei ristoranti (leggi qui un suo ritratto), anche se era molto conosciuto dai frequentatori della sezione di Lotta continua del suo quartiere.

Stefano delle Chiaie e la pista di sinistra per la strage di Bologna, un depistaggio che viene da lontano
In realtà il primo a tirare in ballo la responsabilità della sinistra nella strage non fu Raisi, e tanto meno lo furono Gabriele Paradisi, Gian Paolo Pelizzaro e François de Quengo de Tonquédec che lavorando su una precedente consulenza per la commissione Mitrokhin di Lorenzo Matassa e Gian Paolo Pellizzaro, tirarono fuori il ruolo di due militanti della sinistra armata tedesca all’interno della cosiddetta “pista palestinese”.
Il primo in assoluto fu Stefano Delle Chiaie, in una intervista apparsa sul quotidiano boliviano El Meridiano il 17 luglio 1983. Il che getta una luce ancora più inquietante sulla genesi di questo squallido depistaggio.
Fondatore di Avanguardia nazionale, in rapporto con l’Uarr di Federico D’Amato fina dai primi anni 60, il neofascista Delle Chiaie dopo lo scioglimento del suo gruppo fuggì inizialmente nella Spagna franchista, per poi trovare riparo nel Cile di Pinochet, dove dal 1976 collaborò col regime militare, passando successivamente in Argentina e poi in Bolivia. Coinvolto nell’operazione Condor (il piano concepito per dare la caccia su scala continentale ai militanti della sinistra sfuggiti alle diverse dittature militari che imperversavano in Sud America), divenne nel 1980 insieme al nazista Klaus Barbie consigliere politico della dittatura militare in Bolivia, dove fu accusato anche di essere stato un torturatore dei militanti di sinistra arrestati.
Implicato nelle inchieste giudiziarie sulla strage di piazza Fontana, Italicus e stazione di Bologna, nell’intervista rilasciata a El Meridiano affermò che dopo l’esplosione della bomba nella sala d’aspetto di seconda classe della stazione ferroviaria di Bologna, «Tra i cadaveri, furono rinvenuti i corpi di due estremisti di sinistra: uno spagnolo, con falsa identità, tale MARTINEZ ed un italiano che, secondo sue precedenti affermazioni avrebbe dovuto trovarsi a Londra, mentre è stato identificato dalla famiglia. Questa pista non è mai stata presa in considerazione. Al contrario, tutti hanno continuato ad accusare il movimento nazionale rivoluzionario»1.

1 Delle Chiaie accusa Di Vittorio

2 Delle chiaie Di vittorio
Delle Chiaie mentiva, faceva il suo consueto mestiere. Se Mauro Di Vittorio non era un militante politico, come abbiamo già accennato, non lo era nemmeno il ventitreenne Francisco Gomez Martinez, che non aveva affatto una falsa identità. Impiegato in una azienda tessile, viveva con una sorella e la mamma in provincia di Barcellona. Aveva cominciato a lavorare a 16 anni, era appassionato di arte. Durante l’anno risparmiava i soldi per viaggiare. In cima alla sua lista c’erano la Grecia e l’Italia. Era partito il 29 luglio, voleva visitare Bologna. Il 2 agosto era appena sceso dal treno.

La smentita a età
Il 9 aprile del 1987, nel corso della sua prima audizione parlamentare di fronte alla prima commissione d’inchiesta su stragi e terrorismo, presieduta da Gerardo Bianco, Delle Chiaie smentì di aver mai rilasciato interviste al Meridiano, affermando «No so che giornale sia». Che Delle Chiaie non fosse a conoscenza di questo giornale è una circostanza per nulla convincente, visto il ruolo politico di primo piano avuto nella società boliviana ai tempi della feroce dittatura militare. Prendendo per buona l’ipotesi che non stesse mentendo, si può ipotizzare che durante l’audizione sia incorso in un malinteso, poiché la domanda rivoltagli faceva solo un generico riferimento alla testata Meridiano, senza specificare la nazionalità del giornale, ed il quesito posto non riguardava la strage di Bologna ma le infiltrazioni del suo gruppo negli apparati dello Stato italiano. D’altronde nessuno dei commissari che lo audivano avevano mostrato di avere chiara cognizione che si trattasse di un quotidiano boliviano, tanto che il missino Franco Franchi chiese se si trattasse del Meridiano d’Italia, ricevendo una ulteriore risposta negativa du Delle Chiaie che chiarì di aver parlato solo con un giornalista di Panorama. Insomma la smentita fu molto relativa, come è una fatto che negli anni precedenti Delle Chiaie non aveva mai preso le distanze dalle dichiarazioni apparse sul quotidiano boliviano. Nel 1982 la situazione politica in Bolivia era mutata, il regime militare era caduto e le protezioni per Delle Chiaie, come per Barbie, erano venute meno tanto che nell’ottobre di quell’anno c’era stato un tentativo di cattura finito con l’uccisione del suo braccio destro PierLuigi Pagliai, mentre Barbie era stato estradato in Francia. Con quella intervista Delle Chiaie aveva cercato di mostrarsi come perseguitato di fronte alla opinione pubblica boliviana. In ogni caso ogni dubbio sull’intervista del 1983 è stato fugato dall’autobiografia apparsa nel 2012, dove Delle Chiaie ricalca a pagina 273 l’accusa contro «il militante italiano di sinistra» e lo spagnolo Martinez, lasciando intendere che fosse un membro dell’Eta.

Autobiografia

Note
1
. L’intervista qui sotto, gentilmente concessa dallo storico Giacomo Pacini, si trova nel faldone H-b-2 del processo per la strage di Brescia, digitalizzato dalla Casa della memoria di Brescia, alle pp. 373-386, e fa parte dell’allegato 225 della prima perizia di Giannuli realizzata per l’inchiesta di Salvini.

1 Delle Chiaie 1 Bologna

Delle chiaie 23 Delle chiaie 34 Delle Chiaie 4 Bologna Di Vittorio

Il viaggio negli Usa di Napolitano in pieno sequestro Moro/3

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«Come sapete, qualche mese fa ho ricevuto e ho accolto in linea di massima l’invito di alcune università a recarmi negli Stati uniti per un giro di conferenze e seminari nella prima metà del mese di aprile». A scrivere è Giorgio Napolitano in una lettera indirizzata il 2 febbraio 1978 alla segreteria del suo partito. Più avanti nel testo il dirigente comunista entra nei dettagli della preparazione e della organizzazione del viaggio:

«In particolare il prof. La Palombara1 alcune settimane or sono mi ha detto di aver parlato personalmente con l’ambasciatore Gardner e di aver ricevuto assicurazioni in proposito. Accenni nello stesso senso mi ha fatto il professor Modigliani, venuto ancor più di recente in Italia. Infine avevo parlato anche io, come alcuni compagni sanno, col primo segretario dell’ambasciata americana, il quale mi aveva solo raccomandato di avanzare per tempo la richiesta del visto. Se voi siete d’accordo, io dunque inoltrerei senz’altro la richiesta del visto e preciserei alle università che mi hanno invitato, il mio periodo di soggiorno negli Stati uniti che dovrebbe cominciare il 4 o 5 aprile e durare una quindicina di giorni. Si tratta infatti di trascorrere due o tre giorni in ciascuna delle tre università che mi hanno invitato (Princeton, Yale, Harvard) e di avere inoltre alcuni giorni per contatti, discussioni ecc. che è possibile avere a New York e a Washington. Per quanto riguarda questa possibilità di incontri fuori dal giro delle università, ho preso accordi con Jacoviello quando è venuto a Roma e posso fare affidamento su diversi altri amici e canali negli Stati uniti. Avremo comunque tempo di parlare nel merito dell’atteggiamento da tenere nel corso delle discussioni che potrò avere negli Stati uniti»2.

Napolitano lavorava da almeno tre anni a questo appuntamento con un impegno e uno zelo personale che lasciano trapelare il desiderio di accreditarsi in tutti i modi come l’interlocutore privilegiato di quell’avvicinamento a Ovest (vedi i ripetuti tentativi di accreditarsi al ricevimento dato da Ted Kennedy durante la sua visita a Roma nel novembre 1976, leggi qui), a cui la segreteria di Berlinguer stava lavorando da quando aveva preso in mano le redini del Pci. Convinto di essere giunto nell’anticamera del governo sulla spinta di una progressione elettorale che sembrava inarrestabile, il vertice comunista riteneva fondamentale, per poter compiere indenne il passo finale, ottenere l’avallo dell’amministrazione statunitense.

«Se il Pci ottiene un attestato di rispettabilità dagli Usa, la vittoria elettorale sarebbe inevitabile»

Già nel 1975 era pervenuto a Giorgio Napolitano un primo invito a recarsi negli Stati Uniti per tenere un ciclo di conferenze promosso dallo stesso Centro studi che poi lo avrebbe invitato di nuovo nel 1978. In quell’occasione non fu possibile dare seguito alla richiesta, in quanto il Dipartimento di Stato gli negò il visto, così come lo negò a Segre, che stava per recarsi a Washington con una delegazione dell’Istituto Affari Internazionali. Per protesta l’intera delegazione (compreso Gianni Agnelli) rinunciò al viaggio3. L’incidente si risolse nel novembre quando Segre e Franco Calamandrei poterono infine entrare negli Usa come membri di una delegazione dell’Unione interparlamentare guidata da Giulio Andreotti, che svolse il ruolo di garante. A individuare la figura di Napolitano era stato un piccolo gruppo di accademici che comprendeva, oltre al citato La Palombara, Stanley Hoffmann di Harvard, Nick Wahl di Princeton e Zbigniew Brzezinski, docente alla Columbia University, esponente della commissione Trilateral e futuro consigliere della Sicurezza nazionale del presidente Carter. Si trattò, sempre secondo le parole di La Palombara, di un primo tentativo di apertura verso l’eurocomunismo rivolto all’amministrazione Ford. Con una lettera alla Casa Bianca, inviata da Wahl e firmata da Hoffmann, «volevamo indagare se l’esecutivo fosse disposto ad adottare un’interpretazione più morbida dei visti d’ingresso per un numero limitato di eurocomunisti europei che consideravamo importanti. Ma il risultato fu, come sappiamo, negativo. Si incaricò di bloccare tutto Helmut Sonnenfeldt, consigliere del Dipartimento di Stato retto da Kissinger»4. La pubblicazione nel 2015 dei Kissinger cables, le comunicazioni tra Henry Kissinger e le ambasciate Usa di tutto il mondo, ha permesso di conoscere meglio i retroscena di questo rifiuto. Era l’agosto del 1975 quando l’ambasciatore a Roma John Volpe scriveva al suo superiore: «Nell’aprile scorso, abbiamo raccomandato di non rilasciare un visto a Giorgio Napolitano, che voleva recarsi negli Stati Uniti per tenere conferenze in quattro università»5. Dalle comunicazioni emerge che della faccenda si era occupato direttamente lo stesso Kissinger il quale, anche se in un cablo all’ambasciatore Volpe qualificava la richiesta «intempestiva», mostrava di avere una lettura complessa delle posizioni interne al Pci. Nel 1976, infatti, scrisse che «i comunisti non sono tutti uguali» e tra questi distingueva Napolitano che «ha confessato le proprie perplessità su come sviluppare il socialismo all’interno di uno stato democratico, tenuto conto della specificità dell’esperimento sovietico»6. La decisione americana, dettata da realpolitik, era legata tra le altre ragioni alla necessità di non fare gesti che legittimassero, e quindi favorissero elettoralmente, il Pci, forza politica in forte ascesa e con ulteriori margini di progresso. «Non c’è dubbio – scriveva ancora Volpe nell’agosto dello stesso anno – che il rilascio di visti per Berlinguer e per altri alti funzionari del Pci giocherebbe a favore della loro rispettabilità democratica agli occhi dell’elettorato italiano. E come ha detto Berlinguer a Moro, “se il Pci dovesse ottenere un attestato di rispettabilità, la vittoria sarebbe inevitabile”»7. Negare il visto d’ingresso avrebbe suscitato delle critiche ma sarebbe stato, concludeva l’ambasciatore: «il danno minore per gli Stati Uniti e per la causa della democrazia in Italia di quanto lo sarebbe lo sfruttamento da parte del Pci del rilascio dei visti come una sorta di presunta indicazione del fatto che il governo americano ha accettato le credenziali democratiche del Pci»8.

18 marzo 1978, è arrivato il visto grazie ad Andreotti
Il 18 marzo 1978 Napolitano annunciò che aveva ricevuto finalmente il visto per gli Usa9. Il viaggio, che sarebbe durato due settimane, era nato da un’iniziativa del Centro per gli studi europei diretto dal professor Stanley Hoffmann dell’università di Harvard. L’intenso programma di incontri, seminari e conferenze era coordinato dal professor Peter Lange, un italianista in contatto con La Palombara. A sbloccare il visto di Napolitano aveva anche contribuito l’intercessione di Andreotti, come avrebbe rivelato egli stesso: «Mi diedi da fare anch’io con l’ambasciata statunitense a Roma perché quel visto fosse concesso. Si trattava infatti di un’occasione importantissima: Napolitano poté spiegare agli americani l’evoluzione del Pci e il senso della politica che il suo partito perseguiva in quegli anni»10. In una lettera autografa del 9 maggio 2006, conservata presso l’archivio Andreotti, Napolitano appena eletto al Quirinale rendeva omaggio a quel gesto che creò le basi della sua futura carriera istituzionale11:

«Non dimentico come ti adoperasti per il buon esito di quella mia prima missione negli Stati Uniti: venni a chiederti consiglio nel tuo studio a Palazzo Chigi, mi assicurasti il sostegno della nostra ambasciata a Washington, mi mettesti in contatto con Dini, a casa del quale potei incontrare il rappresentante del Fondo monetario»12.

Una confidenza importante quella a cui si lasciò andare Napolitano, che lasciava trapelare uno dei segreti del suo viaggio negli Usa, tenuto nascosto ai militanti del Pci. Nella sua nota alla Segreteria Napolitano riferiva che avrebbe «ritirato, ovviamente, il visto e deciso con voi se partire alla data stabilita, in relazione al modo in cui si evolverà la vicenda Moro e la situazione complessiva»13.

Le perplessità della Direzione: chi parte? Napolitano o Berlinguer?
A suscitare perplessità tra i massimi dirigenti del Pci sui tempi del viaggio, il cui inizio era previsto per il 3 aprile, non era soltanto il rapimento Moro o l’esame parlamentare della legge sull’aborto, i cui margini di approvazione erano strettissimi, tanto che la partita si sarebbe giocata con pochi voti di differenza14. Sullo sfondo, molto probabilmente, c’era il ricordato invito a Berlinguer stesso di recarsi negli Stati Uniti (leggi qui), che non a caso chiese a Napolitano di verificare la possibilità di un rinvio. In una seconda lettera indirizzata il 23 marzo a Berlinguer, Natta e al resto della Segreteria, emergono i sondaggi fatti per valutare un possibile ritardo del viaggio: «Secondo il suggerimento datomi da Berlinguer stamattina – scrive Napolitano – ho telefonato oggi pomeriggio a Jacoviello per chiedergli di sondare con gli amici americani la possibilità di far slittare – data la coincidenza con le votazioni sull’aborto – di almeno una dozzina di giorni tutte le date del mio programma di conferenze e incontri negli Stati uniti. Jacoviello mi ha risposto di considerarlo impossibile – dato che ci sono volute settimane per combinare i diversi impegni e fissare le date – e ha aggiunto che mentre, ovviamente, eventuali ulteriori aggravamenti della situazione dell’ordine democratico potrebbero risultare talmente drammatici da giustificare l’annullamento, il rinvio sine die del mio viaggio sarebbe difficile spiegarlo agli amici americani con la faccenda delle votazioni sull’aborto. Se ne potrebbe dare un’interpretazione politica (un ripensamento politico sul mio viaggio) con conseguenze alquanto negative»15. Napolitano voleva assolutamente partire. Lo si capisce dalla cura degli argomenti che sceglie per far comprendere agli altri dirigenti del suo partito quanto un rinvio rischiasse di provocare malintesi diplomatici, che avrebbero azzerato il faticoso obiettivo di allacciare rapporti con le autorità statunitensi ed essere finalmente riconosciuti come una potenziale forza di governo che non avrebbe messo in discussione gli equilibri geopolitici. «Detto ciò – continua la sua lettera alla Segreteria – lascio valutare a voi i due lati della questione: l’annullamento del viaggio (posso anche provare a telefonare direttamente all’americano Peter Lange che ha collaborato alla definizione di tutto il programma, per vedere se è possibile uno spostamento di 12-15 giorni anziché un rinvio sine die, ma l’opinione negativa di Jacoviello mi sembra fondata) e il rischio che il margine di maggioranza nelle votazioni sull’aborto risulti talmente ristretto da rendere decisivo il mio voto. Si può anche – come si diceva stamattina con Natta – verificare l’evolversi della situazione nel corso delle votazioni e prima di quella finale, riservandosi di richiamarmi ove ciò appaia indispensabile (anche se alcuni degli impegni di maggior rilievo politico sono previsti per gli ultimi giorni della mia permanenza negli Usa: in modo particolare l’incontro al di New York è previsto per il giorno 14)»16.

3 aprile, parte Napolitano con una ricca agenda di appuntamenti
La Segreteria comprese le ragioni e il 3 aprile Napolitano lasciò l’Italia per New York. Anche se non era il primo dirigente del Pci a fare ingresso negli Usa, la sua visita costituiva una novità assoluta, come lui stesso sottolineò in un articolo-resoconto scritto al suo rientro e apparso su Rinascita del 5 maggio 1978: «La novità e il significato dell’avvenimento stavano nel fatto stesso del rilascio del visto»17, concesso in deroga alla legislazione (lo Smith Act del 1940 e il Mc Carran Act del 1950) che impediva il rilascio di permessi di entrata per chi era ritenuto una «minaccia» per il Paese (i comunisti tradizionalmente rientravano in quella categoria). «Per la prima volta – prosegue Napolitano – un membro della Direzione del Pci [era stato] invitato in quanto tale negli Stati uniti per illustrare la politica del Pci, e non come componente di una delegazione unitaria, di carattere parlamentare o regionale o comunale»18, come era stato in precedenza per Pecchioli e Segre. Il programma degli incontri era davvero molto fitto19: si andava dai confronti con gli staff dirigenziali e le redazioni dei più noti quotidiani e settimanali, come il NewYork Times, il Washington Post, Newsweek, o i top editors di Time e Fortune a conversazioni private con rappresentanti del mondo degli affari e del mondo politico e culturale fino alle conferenze nelle università di Princeton, Harvard e Yale. Chiudevano l’esperienza alcuni seminari al Centro di ricerca della politica estera della John Hopkins University di Washington e al Centro di studi strategici della Georgetown University diretto da Kissinger nonché importanti incontri con gruppi e centri decisionali come il Lehman Institute e il Council on Foreingn Relations dove, a detta di La Palombara, la visita raggiunse il suo culmine davanti a un uditorio composto da avvocati, banchieri e dirigenti industriali di portata internazionale20.

«Le Brigate rosse non sono marionette di un complotto reazionario ma figli degeneri del marxismo rivoluzionario»
I temi affrontati durante gli incontri furono la politica estera del Pci, la sinistra europea, la politica economica, in particolare la posizione del Pci sull’intervento dello Stato nell’economia e, ovviamente, il terrorismo. Se ne parlò, scrisse Napolitano su Rinascita, fin dal primo giorno nella redazione di Newsweek: «Si discute sulle sue cause, sulla sua dimensione internazionale e sulla rilevanza e virulenza in Italia. Mi sembra che venga apprezzato il nostro impegno a non seguire la troppo facile strada della riduzione del fenomeno a complotto reazionario – le Brigate rosse come marionette, opportunamente travestite, della reazione – e a fare invece i conti con le degenerazioni, fino al delirio ideologico e al crimine più barbaro, dell’ispirazione rivoluzionaria del marxismo e del movimento comunista»21.

A casa di Agnelli in Park Avenue
Pochi giorni dopo a Princeton si registrò un episodio particolare: al momento delle domande un giovane studente, esprimendosi in un buon inglese, dopo aver rilevato contraddizioni nell’esposizione di Napolitano, chiese quali legami restassero ancora tra gli scritti del giovane Marx e la politica del Pci. Alla fine egli stesso si presentò al dirigente comunista: era Edoardo Agnelli, il figlio di Gianni22. La trasparenza impiegata nel caso dell’aneddoto su Edoardo Agnelli non trovò seguito quando si trattò di riferire l’incontro, mantenuto segreto per trentacinque anni, che Napolitano ebbe con il padre, Gianni Agnelli, nella sua casa in Park Avenue, a New York. L’episodio venne rivelato dal protagonista soltanto nel 2013:

«Fui condotto – raccontò Napolitano – da Furio Colombo nella casa dell’Avvocato in Park Avenue. Sapeva che ero in America, voleva conoscermi. Parlammo vivacemente, dei miei incontri americani in primo luogo, ma anche dell’Italia naturalmente. Curioso, attento, gentile. E, di certo, uomo di visione internazionale. Ecco l’impressione che mi fece subito Agnelli in quell’incontro che rappresentava un inedito o quasi, perché credo che fino a quel momento l’Avvocato conoscesse di persona pochissimi esponenti nazionali del Pci oltre a Giorgio Amendola e Luciano Lama, che aveva avuto come controparte sindacale. Così cominciò una conoscenza, nacque un interesse reciproco, e si avviò un rapporto che ebbe poi tappe interessanti e particolari in seguito»23.

Magro bilancio ma pieno accordo sulla linea della fermezza
La missione negli Stati uniti aveva «acceso un interesse» verso il Pci, aperto «canali di comunicazione e confronto» che da lì bisognava percorrere. Fu quello il bilancio del viaggio negli Usa tirato da Napolitano al suo rientro24. Secondo l’esponente comunista, il contatto di notevole ampiezza avuto «con ambienti rappresentativi del mondo universitario e culturale americano, in alcuni dei suoi centri più importanti e più impegnati politicamente» sarebbe stato estremamente utile poiché era convinto «che tra questo mondo e le sedi di elaborazione della politica ci sia comunicazione, non separazione». In sostanza il suo viaggio aveva permesso all’amministrazione Carter di rimettere in discussione diffidenze e pregiudizi verso i comunisti italiani.
Nonostante ciò il favore accademico raccolto era rimasto privo di risultati politici. Il Pci non ottenne la benedizione auspicata, anche perché la situazione politica italiana stava evolvendo velocemente. Alle elezioni amministrative parziali del maggio 1978 il Pci subì un primo segnale di arresto che spinse Berlinguer ad accennare un’autocritica sulla politica del compromesso storico: «Siamo stati generosi forse fino al livello della ingenuità, anche perché a questa nostra generosità e lealtà non ha corrisposto eguale lealtà da parte di altri partiti e da parte della stessa Democrazia cristiana»25. Nel gennaio del 1979 il Pci uscì dalla maggioranza di governo, tardiva decisione che non impedì la durissima sconfitta elettorale del giugno 1979, dove i comunisti arretrarono per la prima volta dalla nascita della Repubblica, perdendo quattro punti percentuale e un milione e mezzo di voti. Addebitare quel risultato alla politica di logoramento che gli americani avevano ricalcato sulla strategia elaborata da Moro, sarebbe riduttivo. Nessuno aveva obbligato il Pci a scegliere la strada del compromesso storico. I comunisti pagavano il prezzo della loro inadeguatezza di cultura politica che il decennio aveva portato in superficie: la scelta di strategie fondate sull’autonomia del politico nel momento di massimo protagonismo dei movimenti sociali probabilmente ne mise a nudo l’incapacità di interpretare quelle domande di radicale mutamento che avevano osteggiato nonostante ne avessero ricavato un vantaggio elettorale alla metà degli anni Settanta. Non a caso, l’unico vero risultato politico incassato durante il viaggio di Napolitano negli Usa fu la totale sintonia sulla strategia della fermezza da mantenere di fronte al sequestro di Moro e più in generale verso i sommovimenti sociali di quel periodo. La politica americana era dettata dalla realpolitik: nel momento in cui il Pci non sembrava più in grado di varcare la soglia di Palazzo Chigi, per gli Usa veniva meno il problema di concedergli eventuali atout, anche se ciò non impedì l’ulteriore approfondimento della «politica dei contatti». Il 20 luglio 1978 l’ambasciatore Gardner, in accordo con il Dipartimento di Stato, sottoscrisse un memorandum che «apriva un nuovo corso, autorizzando un numero molto maggiore di funzionari d’ambasciata a intrecciare rapporti con i membri del partito comunista»26.

La processione dei dirigenti del Pci davanti al cancello di Villa Taverna
Le nuove procedure consentirono inviti formali per esponenti del Pci che ricoprivano incarichi pubblici, dal sindaco di Roma al presidente della Camera, nessuna preclusione nei rapporti con i giornalisti de l’Unità e grande disponibilità in ambito culturale27. Il problema dell’amministrazione Usa restava sempre quello di non dare adito all’equivoco che questo diverso atteggiamento verso il Pci, questo lavoro di conoscenza di una parte d’Italia rimasta fino a quel momento ai margini, potesse essere interpretato come un lasciapassare per l’ingresso del Pci al governo. Per aggirare questo rischio Gardner ottenne da Brzezinski e Vance un’ulteriore concessione: fu stabilito un protocollo segreto che consentiva all’ambasciatore in persona di incontrare in privato alcuni esponenti di primo piano del Pci, come Emanuele Macaluso, Ugo Pecchioli e lo stesso Napolitano. Il primo incontro avvenne a casa di Cesare Merlini, presidente dell’Istituto Affari internazionali, in cui si stabilirà una consuetudine di incontri protetti da riservatezza assoluta. Per evitare fughe di notizie l’ambasciatore riferì direttamente a Carter e Brzezinski senza mai inviare telegrammi a Washington. Napolitano ne parlò solo con Berlinguer28. Nonostante l’impegno assunto, però, fu proprio Gardner – per rispondere a chi negli Usa criticava il suo operato – a far trapelare la notizia sul Los Angeles Times. Oltre ai ricevimenti a Villa Taverna, si riferiva che «Gardner aveva incontrato funzionari del partito comunista soltanto in occasioni private» e si lasciava chiaramente intendere che avesse visto «almeno due dei membri della segreteria del partito: Giorgio Napolitano e Giancarlo Pajetta». L’articolo riportava anche valutazioni politiche sull’esito degli incontri, «apparsi deludenti», inquadrandoli in una strategia che mirava a «incoraggiare e accelerare il processo di occidentalizzazione del partito»29. Il tiro giocato dall’ambasciatore Usa provocò indignate proteste sulla stampa del Pci e un duro editoriale di Eugenio Scalfari, su la Repubblica, con il titolo «L’ambasciatore delle gaffes»30, ma non mise fine alla processione dei dirigenti del Pci davanti al cancello di Villa Taverna. 3/ continua

Fonte: Paolo Persichetti in, Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera, Deriveapprodi 2007

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Note
1 Politologo della università di Yale, tra i maggiori esperti della politica italiana, nel biennio 1980-81 fu capo dell’ufficio culturale dell’ambasciata americana a Roma.
2 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0317, Estero, Lettera di Giorgio Napolitano alla segreteria, 2 febbraio 1978, f. 1152.
3 la Repubblica, 3 aprile 1999.
4 Intervista a Joseph La Palombara di G. Cubeddu, Alla ricerca della solidarietà nazionale, http://www.30giorni.it,4 aprile 2008,  p. 2-3 (http://www.30giorni.it/articoli_id_17702_l1.htm).
5 S. Maurizi, Espressonline, 8 aprile 2015.Vedi http://espresso.repubblica.it/palazzo/2013/04/08/news/quel-comunista-non-deve-entrare-1.52900.
6 Ibid.
7 Ibid.
8 Ibid.
9 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, Direzione sezione estero, Stati Uniti, «Nota di Giorgio Napolitano alla segreteria», 18 marzo 1978 (514/S), ff. 2156-57.
10 R. Rotondo, «Napolitano in Usa, così Andreotti mediò», Avvenire, 17 aprile 2013.
11 Giorgio Napolitano fu presidente della Camera dei deputati nella XI legislatura dal 1992 al 1994; ministro dell’Interno nel primo governo Prodi, 1996-1998; senatore a vita dal 2005; presidente della Repubblica con doppio mandato dal maggio 2006 fino al gennaio 2015.
12 Avvenire, 17 aprile 2013.
13 Ibid.
14 La legge 194 che introduceva l’interruzione volontaria della gravidanza venne approvata dalla Camera il 14 aprile 1978, alla fine di una seduta fiume di 36 ore, con 308 voti favorevoli (quelli di Pci, Psi, Psdi, Pri, Pli e di un drappello di democristiani) e 275 contrari (quasi tutta la Dc, Msi, e per ragioni opposte i Radicali e il Pdup-Dp). Un mese più tardi, il 18 maggio 1978, venne approvata in via definitiva al Senato senza subire alcuna ulteriore modifica, con 160 voti a favore e 148 contrari.
15 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, Direzione sezione estero, Stati Uniti, Nota di Giorgio Napolitano alla segreteria, 23 marzo 1978 (533/S), f. 2158.
16 Ibid.
17 G. Napolitano, «Il Pci spiegato agli americani. Taccuino di viaggio negli Usa», Rinascita, 5 maggio 1978, p.32.
18 Ibid.
19 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, f. 2146, A. Jacoviello, l’Unità, 5 aprile 1978.
20 J. La Palombara, op. cit., pp. 5-6.
21 G. Napolitano, op. cit., p. 32.
22 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0322, f. 2148, l’Unità, 9 aprile 1978.
23 la Repubblica, 13 gennaio 2013.
24 G. Napolitano, op. cit., p. 32.
25 Rapporto di Enrico Berlinguer alla riunione dei segretari regionali, 25 maggio 1978, l’Unità, 26 maggio 1978.
26 N. R. Gardner, op. cit., p. 244.
27 Ivi, pp. 244-245.
28 Ivi, p. 244, Cf. Presentazione del libro di Gardner a Roma, 4 settembre 2004. (https://www.radioradicale.it/scheda/161849/mission-italy-gli-anni-di-piombo-raccontati-dallambasciatore-americano-a-roma-1977).
29 Ivi, p. 259, articolo ripreso dal International Herald Tribune, 20 luglio 1978.
30 la Repubblica, 21 luglio 1978. Si veda anche Un’altra «gaffe» dell’ambasciatore, l’Unità, 22 luglio1978.





Il Pci e gli amici americani /2

«Alla fine degli anni 70 l’ambasciata americana a Roma era in rapporto con 9 dei 32 membri della Direzione del Partito comunista e con 25 dei suoi 169 membri del Comitato centrale. A livello periferico i consolati avevano contatti con circa 80 segretari delle strutture regionali e provinciali o con eletti locali del Pci». La restituzione del contesto storico sbriciola il principale movente che ha alimentato la letteratura dietrologica negli ultimi decenni – Leggi qui la Prima parte

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Dalla metà degli anni Settanta il Pci e l’ambasciata americana avviano una sorta di «politica dei contatti», una tessitura che passava attraverso relazioni di vario livello, soprattutto riservate, in alcune circostanze molto formali anche di natura pubblica, con esponenti della diplomazia e dell’intelligence statunitense. Eurocomunismo e compromesso storico, le due novità politiche introdotte da Berlinguer, avevano dato al Pci un rilievo internazionale attorno al quale ruotava l’inevitabile attenzione e l’interesse delle cancellerie occidentali per capire meglio i possibili sviluppi della situazione, adeguarsi alla possibile entrata nel governo del più importante partito comunista d’Occidente che alle elezioni regionali del 1975 aveva compiuto un balzo di 5 punti, minacciando il primato trentennale della Dc.

Il rapporto Boies

Proprio nel 1975 fu preparata una relazione, nota come Rapporto Boies, dal nome del primo segretario dell’ambasciata degli Stati uniti a Roma, Robert Boies, estensore del testo e forse funzionario della Cia sotto copertura, nel quale si prospettava l’arrivo al potere nel breve periodo del Pci. L’opinione però era in contrasto con le convinzioni del segretario di Stato, Henry Kissinger, e per queste ragioni non produsse effetti immediati; tuttavia, come ha spiegato il professor Joseph La Palombara, era condivisa da molti1. D’altronde, prosegue La Palombara, «vari personaggi che all’epoca testimoniarono al Congresso sul “caso Italia” ne erano convinti, e le elezioni del 1976 confermarono l’onda lunga comunista. Scrissi in quel momento che m’aspettavo anch’io il Pci al governo, ma non da solo e non senza problemi»2. La Cia sosteneva la necessità di aprire rapporti con il Pci e di individuarne gli interlocutori giusti in vista di un suo probabile accesso al governo e l’analisi di Boies era frutto di un lavoro protratto nel tempo: il 13 agosto 1974, infatti, Sergio Segre, responsabile della sezione Esteri del Pci, aveva già riferito a Berlinguer di alcuni incontri avuti con Boies poco tempo prima del suo rientro negli Stati uniti. In procinto di lasciare l’ambasciata, Boies aveva quindi presentato a Segre il suo successore, Martin Arthur Weenick. Nel corso di quell’incontro – riferisce Segre – il nuovo primo segretario dell’ambasciata Usa aveva ritenuto maturi i tempi di «un dialogo fruttuoso» tra le parti «superando le barriere di questi anni»3.

La politica dei contatti
Prima del 1975, scrive Silvio Pons, Segre era stato il solo esponente del Pci ammesso ad avere rapporti con l’ambasciata americana4, ma dal 1975 anche Luciano Barca entrò a far parte di quella dinamica. E fu proprio Barca a raccontare per primo l’incontro tra un membro della Direzione del Pci ed emissari del governo degli Stati Uniti: «Nel giugno del 75, per iniziativa americana il primo segretario dell’ambasciata americana Weenick, con la motivazione di voler meglio capire la politica economica del Pci, prende contatto con me (ovviamente autorizzato da Berlinguer). È la prima volta che viene stabilito un contatto diretto con un membro della Direzione del Pci, anche se mascherato da interesse per le nostre proposte economiche. In realtà questo interesse non era solo una maschera tanto che al secondo incontro partecipò anche il rappresentante del Tesoro americano. Poiché gli incontri cominciarono ad essere periodici e ad entrare sempre più in questioni politiche decidemmo con Berlinguer di porre a Weenick la necessità di incontrare, prima di una nuova colazione, Giancarlo Pajetta, membro della Segreteria e nostro «ministro degli Esteri». La richiesta spaventò evidentemente l’ambasciatore e il Dipartimento di Stato perché bloccò per circa due mesi gli incontri. Alla fine entrambi accettarono un mio invito a pranzo da Piperno [noto ristorante situato nel Ghetto a Roma. Ndr]. Il primo contatto fu brusco. Pajetta si presenta ed esordisce così: “Non riesco a capire perché un membro della segreteria del Partito comunista – lui era molto conscio del suo ruolo, io l’ho visto anche all’estero, è un vero ministro degli esteri, difensore in tutte le occasioni della dignità italiana – non debba avere paura di incontrare un alto ufficiale della Cia, e un alto ufficiale della Cia debba aver tanta paura di me”. Così è iniziato l’incontro, e Weenick, da buon incassatore, ha risolto tutto sorridendo»5. Alla vigilia del primo incontro Barca aveva cercato di capire se il funzionario dell’ambasciata americana fosse un uomo della Cia: «Mi fu detto di sì e mi fu specificato che come tale era stato espulso da Mosca, a causa dei contatti che cercava con i dissidenti sovietici»6. Che Weenick fosse veramente un agente sotto copertura della Cia incaricato di raccogliere da fonti dirette informazioni sulla evoluzione del Pci non è del tutto certo (ed è anche secondario), e anni dopo Barca ricevette una diversa informazione che situava il funzionario alle dipendenze del Dipartimento di Stato. Ciò che risulta rilevante sul piano storico è il fatto che due importanti dirigenti del Pci, su mandato del segretario e della sezione Esteri del partito, si incontrarono per diverso tempo con un funzionario che consapevolmente ritenevano essere un membro dell’agenzia di intelligence Usa. L’esito degli incontri fu molto positivo, tanto che poi «sono cominciati ad arrivare altri americani, anche quelli della Exxon tra gli altri, tutti in cerca di assicurazioni nel caso il Pci andasse al governo. Noi a tutti esponevamo la nostra politica: non volevamo nazionalizzare, ma anzi volevamo vendere molte aziende Iri non strategiche. Ciò li tranquillizzava. Molti rappresentanti di gruppi americani, forse perché vittime della corruzione dilagante in Italia e del crescente intreccio tra affari e politica, apprezzarono molto il discorso di Berlinguer sull’austerità (1977) che mostrarono di aver capito meglio della destra del nostro partito»7. Tra i cablo inviati dalla sede diplomatica romana al dipartimento di Stato ce n’è uno del 2 maggio 1978 che riferisce il risultato di una delle conversazioni periodiche che Barca teneva con i funzionari dell’ambasciata, svoltasi il 20 aprile precedente. Vi si può leggere che «l’alto esponente del Pci ci ha detto che il suo partito resta fermamente contrario a negoziati che portino a concessioni ai rapitori di Aldo Moro» e ha «fornito al governo delle informazioni su ex membri del Pci che adesso si ritiene stiano cooperando con i terroristi dell’estrema sinistra». «Sin dal rapimento – sono le parole di Barca riportate nel cablo – nel corso dell’ultimo anno il Pci ha consegnato al ministero degli Interni informazioni anche su alcuni nostri amici che riteniamo stiano partecipando a gruppi delle Br presenti in certe aziende come Sip e Siemens». Alle osservazioni del funzionario che lamenta un articolo di Macaluso apparso su l’Unità nel quale si suggerisce il coinvolgimento della Cia nel rapimento Moro, Barca replica: «La direzione del Pci ha ordinato, a lui e altri, di astenersi dal ripetere tali accuse senza fondamento poiché il Pci non ha alcun elemento che possa suggerire un coinvolgimento della Cia nel rapimento»8.

Carter e “la diplomazia delle conferenze”
Con l’arrivo alla Casa Bianca di Jimmy Carter, nel gennaio 1977, trovò nuovo slancio la «diplomazia delle conferenze» ossia l’idea di ricorrere alla politologia come arma diplomatica, invitando negli Usa gli esponenti dell’Eurocomunismo a tenere dei cicli di lezioni nelle università. Sostenere lo sganciamento dei partiti comunisti occidentali dalla sfera d’influenza sovietica rientrava nella strategia americana, che mirava a rafforzare le spinte di dissenso all’interno del campo socialista. «Prima di fare una richiesta formale all’amministrazione abbiamo comunque sondato l’ambiente», racconta La Palombara: «Cyrus Vance [il nuovo segretario di Stato] lo conoscevo da prima, in qualità di membro del consiglio d’amministrazione della Yale University. “Zibig” Brzezinski, che ora era consigliere per la Sicurezza nazionale, avrebbe già potuto dirci se l’idea era ok». Anche il presidente Carter era informato, spiega La Palombara, «perché Brzezinski non era certamente in grado, da solo, di mutare la politica dei visti ai dirigenti comunisti. A tal fine, inoltre, occorreva un lavoro di preparazione con il Congresso americano, e con i nostri sindacati, Afl-Cio, da sempre ferocemente anticomunisti. Insomma non bastava che Brzezinski bussasse allo studio ovale, soprattutto dopo le elezioni italiane del 1976»9.
 Tra coloro che si attivarono per creare un canale di comunicazione tra la nuova amministrazione statunitense e il Pci troviamo Franco Modigliani, futuro premio Nobel per l’economia, che venne più volte consultato dal Dipartimento di Stato sulla situazione economica e politica italiana. Questi aveva consigliato l’apertura al Pci e alla Cgil, ritenuti i soli in grado di arginare la protesta sociale e far accettare i sacrifici richiesti. Nel corso del 1976 aveva più volte incontrato Napolitano, in quel momento responsabile del settore economico del Pci10.

La diplomazia personale di Giorgio Napolitano
Nel novembre del 1976, dunque prima dell’insediamento ufficiale di Carter, giunse in visita a Roma il senatore Ted Kennedy. Sembrò l’occasione ideale per un incontro con un esponente del Pci, o almeno questa era la convinzione di Napolitano che, sia pur privo di incarichi nella politica estera del partito, fece di tutto per accreditarsi. L’entourage del senatore Kennedy agì in modo prudente e sotto stretta osservazione dell’ambasciata, che riferiva ogni suo movimento al Dipartimento di Stato. Oltre al presidente della Repubblica Leone, al presidente del consiglio Andreotti e al presidente della Fiat Gianni Agnelli, i politici ammessi agli incontri ufficiali furono solo i segretari della Dc, Zaccagnini, e del Psi, Craxi. Il responsabile dell’ufficio Esteri del Pci, Sergio Segre, ricevette un invito unicamente per la cena di cortesia insieme ad altri 30 ospiti. Kennedy non volle che l’evento fosse fotografato e l’ambasciatore Volpe riportò a Kissinger ogni minimo dettaglio, anche la disposizione a tavola degli invitati. In quella circostanza, riferisce Volpe in un documento stilato per il Segretario di Stato, «ci risulta che siano stati fatti almeno tre tentativi per inserire l’esperto economico del Pci, Napolitano, nella lista degli incontri, ma la squadra di Kennedy ha rifiutato»11. Una dimostrazione della pervicacia del personaggio e della propensione a tessere una sua diplomazia personale accanto a quella del partito.

La politica di «non interferenza, non indifferenza»
Nel marzo del 1977 arrivò da parte della nuova amministrazione democratica un primo prudente segnale di cambiamento: il segretario di Stato Vance e il ministro del tesoro Michael Blumenthal stilarono un memorandum per il presidente dove si tracciavano le linee della cosiddetta politica di «non interferenza, non indifferenza», riguardo alla scelte che il governo di Roma avrebbe effettuato nel caso di un coinvolgimento del comunisti nell’esecutivo. Una strategia che modificava l’interventismo praticato da Kissinger durante le presidenze Nixon e Ford. Nello stesso documento si davano indicazioni meno rigide sui visti d’ingresso da rilasciare ai dirigenti del Pci e si fornivano nuove direttive sulla «politica dei contatti» da tenere con gli esponenti di quel partito. Era questo il quadro all’interno del quale doveva operare il nuovo ambasciatore scelto da Washington: Richard N. Gardner, giovane avvocato e professore di diritto internazionale alla Columbia University12. Divisa al suo interno su quelli che sarebbero stati gli sviluppi della situazione politica italiana, l’amministrazione statunitense assumeva una posizione di prudenza, e apparentemente attendista, che in sostanza chiedeva al Pci di fornire le conferme del proprio mutato atteggiamento in politica internazionale, dando prova della propria affidabilità, prima di essere chiamata ad assumere una diversa posizione nei suoi confronti. Gardner aveva il compito di svolgere, come vedremo, questa «politica degli esami», un delicato lavoro di approfondimento e verifica. «Ricevemmo dettagliate istruzioni dal dipartimento di Stato – scriverà nelle sue memorie – che consentivano un approfondimento dei contatti con il Partito comunista», estese anche a funzionari del Pci con o senza incarichi pubblici ma con modalità che non suscitassero «l’impressione che i comunisti avessero improvvisamente guadagnato il favore americano». Fu così che Martin Weenick, il funzionario addetto ai rapporti con il Pci che aveva già contatti regolari con Sergio Segre e «occasionali con altre tre o quattro persone», poté «vedere anche membri di spicco della segreteria del partito, come Pajetta e Napolitano»13.

Ramificazione dei contatti tra esponenti Pci e funzionari dell’ambasciata
L’estensione e l’approfondimento di queste relazioni fu tale che, racconta sempre l’ambasciatore, in un bilancio «della nostra politica dei contatti eseguito due anni dopo risultò che in quel momento l’ambasciata era in rapporto con 9 dei 32 membri della Direzione del Partito comunista e con 25 dei suoi 169 membri del Comitato centrale»14. A livello periferico i consolati avevano contatti con circa 80 segretari delle strutture regionali e provinciali o con eletti locali del Pci. Un rapporto della sezione politica dell’ambasciata riassumeva in questo modo la situazione: «Riteniamo un successo il programma di contatti. Ampliarli ci ha consentito di avere una più approfondita comprensione del partito e di formulare su di esso giudizi più accurati. Abbiamo avuto abbastanza successo nell’anticipare le sue mosse»15. Una ulteriore conferma di questa ramificazione e della profondità dei contatti tra diplomatici dell’ambasciata e apparato del Pci viene da una nota del 1 aprile 1978 nella quale il segretario della federazione provinciale di Piacenza, Romano Repetti, riferiva sull’incontro avuto con il console americano di Milano, Thomas Fina. Nella stessa occasione il console aveva visto anche responsabili della Cgil. Obiettivo del console era sondare le opinioni dei gruppi dirigenti provinciali, capire quanto la linea del gruppo dirigente centrale trovasse adesione nei vertici periferici. Tra i temi affrontati, al primo posto ci fu il sequestro Moro. «Il Console ha osservato – scrive Repetti – che esso avrebbe in qualche modo avvantaggiato il Pci perché aveva fatto superare alla base comunista lo scontento per la composizione del governo e perché qualificava il nostro partito nella pronta e concorde approvazione delle misure di rafforzamento dell’azione delle forze dell’Ordine e della Magistratura contro la criminalità. Ha manifestato la sua sorpresa per la grande risposta unitaria dei lavoratori nella giornata del rapimento, rilevato che per la prima volta nelle manifestazioni le bandiere rosse erano mescolate con quelle della Dc. Ha chiesto se il nostro partito aveva ordinato agli operai di uscire dalle fabbriche. Ha espresso interesse e meraviglia per quello che gli ho spiegato essere il naturale comportamento dei sindaci in circostanze come queste, cioè di convocare immediatamente riunioni con i dirigenti dei partiti e dei sindacati per concordare e promuovere iniziative unitarie»16. Nel luglio successivo il console approfondì i suoi contatti incontrando «due dozzine di funzionari Pci» della Lombardia arrivando alla conclusione che il «Pci in questa regione ha attraversato dei cambiamenti fondamentali» fino al punto da «far dire a molti responsabili locali sostanzialmente onesti che essi sostengono il modello di democrazia occidentale, inclusa la lealtà a Comunità europea e Nato». Il giudizio tuttavia non era condiviso dall’ambasciata di Roma che in un cablo del 19 luglio parlava di «conclusioni troppo ottimistiche» che a giudizio dell’ambasciatore Gardner non trovavano riscontro tra i dirigenti nazionali del partito17.

«Basta con la Dc», il dibattito in via Veneto
Il 3 marzo Allen Holmes, vice di Gardner e soprattutto Deputy Chief of Mission, ovvero diplomatico più alto in grado in via Veneto – perché Gardner era un ambasciatore di nomina politica – firmò un telegramma di undici pagine intitolato A dissenting of American politicy in Italy nel quale mostrava di dissentire radicalmente dalla politica estera statunitense condotta fino a quel momento in Italia. Il testo metteva informa un’opinione minoritaria ma presente nell’amministrazione Carter, che riteneva ormai superata «l’attitudine interventista» e la convinzione che l’Italia dovesse ancora essere considerata «una nazione a sovranità limitata»18. Il diplomatico suggeriva a Washington una «revisione politica che deve affrontare i fatti», i quali mostravano che l’alleanza con i democratico-cristiani aveva comportato «diversi svantaggi», trasformando l’America in «un fattore della politica interna italiana» che «ci porta a sminuire i fallimenti della Dc e a sopravvalutare la sua capacità di autoriformarsi». Il bilancio, secondo Holmes, era fallimentare: «Dovremmo essere onesti e ammettere che la perpetuazione al potere di un singolo partito non significa avere una democrazia sana» e che se in trent’anni gli Stati uniti non sono riusciti a «rafforzare la democrazia in Italia farebbero bene a lasciar perdere». Per il vice di Gardner andava rivisto «l’immutabile atteggiamento rispetto al Pci che invece sta cambiando»; a suo avviso l’amministrazione Usa era ferma «alle analisi del 1950 che lo descrivevano come il partito dei poveri mentre l’arricchimento della popolazione ha portato a un suo rafforzamento» e «la tradizione rivoluzionaria del Pci non è quella russa, i comunisti italiani non sanno nulla del comunismo russo e i suoi leader sono intellettuali marxisti dell’Ovest non dell’Est». Per il Deputy Chief di via Veneto, «la collaborazione con il governo Andreotti dal 1976, gli atteggiamenti responsabili sull’ordine pubblico, le posizioni moderate sull’economia, la formale accettazione della Nato e della Comunità europea, il discorso di Berlinguer al XIV Congresso del partito e la decisione della Cgil di abbandonare l’Organizzazione internazionale del lavoro [non potevano essere considerate] operazioni di facciata»19. 2/continua

Fonte: Paolo Persichetti in, Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera, Deriveapprodi 2007

th_1dd1d6fe940b0becc9a0299f6069644e_br_cop Recensione

Note
1 Intervista a Joseph La Palombara (Politologo della università di Yale, tra i maggiori esperti della politica italiana, nel biennio 1980-81 fu capo dell’ufficio culturale dell’ambasciata americana a Roma) di G. Cubeddu, Alla ricerca della solidarietà nazionale, http://www.30giorni.it,4 aprile 2008, p. 3 (http://www.30giorni.it/articoli_id_17702_l1.htm).
2 Ibid.
3 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 080, Estero 1974, f. 401.
4 S. Pons, Berlinguer e la fine del comunismo, Einaudi, 2006, cit., p. 50.
5 L. Barca, Il Pci e l’Europa, intervista rilasciata a Paolo Ferrari, «Menabò di etica e economia impresa», 20 giugno 2004, (http://www.eticaeconomia.it/intervista-al-senatore-luciano-barca/), scaricato il 26 aprile 2016), ma anche L. Barca, Cronache dall’interno del vertice del Pci, Rubettino Roma, 2005, vol. II, pp. 601-603.
6 Ibid.
7 Ibid.
8 M. Molinari, Governo ombra. I documenti segreti degli USA sull’Italia degli anni di piombo, Rizzoli, 2012, p. 109-112. Barca riferisce anche che Macaluso «è stato rimproverato per non aver informato il partito sul coinvolgimento di una figlia acquisita in un gruppo di estrema sinistra». Si trattava di Fiora Pirri Ardizzone.
9 J. La Palombara, Alla ricerca della solidarietà nazionale, Op. cit. p. 3.
10 F. Modigliani, L’impegno civile di un economista, a cura di Pier Francesco Asso, Protagon – Fondazione del Monte dei Paschi di Siena, 2007, pp. 35-37, cit. in P. Chessa, L’ultimo comunista. La presa del potere di Giorgio Napolitano, Chiarelettere, Roma 2013, p. 140.
11 la Repubblica, 8 aprile 2013, «Quell’incontro con Napolitano che Ted Kennedy rifiutò tre volte».
12 R.N. Gardner, Mission Italy, Gli anni di piombo raccontati dall’ambasciatore americano a Roma 1977-1981, Mondadori, Milano 2004 Italy, cit.
13 Ivi, p. 124. Cfr L. Barca, Il Pci e l’Europa, intervista rilasciata a Paolo Ferrari, «Menabò di etica e economia impresa», 20 giugno 2004, (http://www.eticaeconomia.it/intervista-al-senatore-luciano-barca/).
14 R.N. Gardner, Mission Italy, cit., p. 125.

Maggio 1978, il viaggio mancato di Berlinguer negli Usa /1

berlinguer-unita-eccociNel luglio del 1977 la nuova amministrazione Carter autorizza l’apertura di un ufficio di corrispondenza de l’Unità a Washington. La direzione del giornale in accordo con quella del Pci inviò sul posto un giornalista di provata esperienza, Alberto Jacoviello, che oltre al ruolo di corrispondente svolse nei fatti anche quello di ambasciatore del Pci in ambienti accademici e politici1. L’ambasciatore Usa in Italia, Richard Gardner, rivendicò per sé questo passo: «Fin dai miei primi mesi come ambasciatore ero riuscito a convincere Washington ad approvare l’apertura di un ufficio dell’“Unità” nella capitale statunitense»2. Un lavoro che cominciò a dare presto i suoi frutti: il 18 novembre 1977 giunse alla sezione Esteri del Pci una lettera dal Dipartimento di scienze politiche dell’università di Yale. Su sollecitazione della professoressa Yasmine Ergas, intenzionata a tradurre il libro di Enrico Berlinguer, La politica internazionale dei comunisti italiani3, il professor Joseph La Palombara4 chiedeva se il segretario del Pci fosse disponibile a scrivere una prefazione per la traduzione americana. La missiva era in realtà un buon pretesto per sondare nuovamente le intenzioni del segretario comunista sulla possibilità di un suo viaggio negli Stati Uniti. La Palombara chiedeva anche se Berlinguer potesse prendere in considerazione un invito, del quale non abbiamo però altra fonte o conferma, formulato un po’ di tempo prima dalla sua università per recarsi a Yale come «Chubb Fellow», una posizione di prestigio per i conferenzieri propria della Yale University. Questa posizione, proseguiva La Palombara, «è la formula con la quale Santiago Carrillo è stato qui questa settimana e sono certo che potrà dire che è una formula ideale»5. 

Invitato per un ciclo di conferenze, il segretario dei comunisti spagnoli Santiago Carrillo era giunto a Yale quattro giorni prima, il 14 novembre1977, tenendo una serie di incontri durante i quali aveva evitato di presentarsi come «ambasciatore dell’eurocomunismo» per non irritare eccessivamente il Pcus. Nonostante questa precauzione riuscì lo stesso a suscitare scalpore, in Spagna e in Europa, dichiarando – senza aver prima consultato nessun altro dirigente del suo partito – che il Pce non era più «leninista». L’affermazione colpì favorevolmente Brzezinski, il quale compilò una sua personale classifica di affidabilità, ritenendo i comunisti italiani e francesi destalinizzati, a differenza dei portoghesi, ma ancora troppo leninisti6. Nel resto della sua lettera, La Palombara spiegava di non voler minimizzare «i problemi concernenti le norme e la realizzazione di questo tipo di visita […]. Naturalmente ci vorrà un certo tempo, una considerevole riflessione ed una accurata preparazione per sistemare tutto in modo che sia soddisfacente per Berlinguer. Il mio parere è che tale visita potesse coincidere con l’uscita qui del libro di Berlinguer. Per favore, può seguire questa questione e farmi sapere quale sia il Suo pensiero per risolverla?»7. 

La lettera di La Palombara ha una indubbia rilevanza storiografica: scopriamo infatti che erano ben due i dirigenti del Pci invitati negli gli Stati uniti. La circostanza solleva interessanti interrogativi poiché il visto finale lo ottenne solo Napolitano, responsabile della politica economica del Pci, e non il segretario generale Berlinguer. La proposta di La Palombara si arenò perché un secondo invito per tenere un ciclo di conferenze negli Stati Uniti programmato per il mese di maggio 1978 pervenne a Berlinguer l’8 febbraio 1978 da una seconda sede, la New York University. La lettera, indirizzata al responsabile dell’ufficio Esteri del Pci Segre, era firmata da Norman Birnbaum, sociologo dell’Amherst College ed esponente dell’ala sinistra del partito democratico statunitense. L’invito, era stato preceduto da un incontro a gennaio con lo stesso Segre8. Secondo Pons, che dedica alla vicenda un succinto commento, il viaggio di Berlinguer non ebbe luogo «forse a causa dell’affare Moro»9. Se è probabile che l’esito mortale del sequestro e gli effetti che produsse sul quadro politico abbiano indotto Berlinguer a rinunciare al viaggio, dagli archivi del Pci emergono anche segnali di una certa prudenza verso l’invito di Birnbaum. 
Franco Calamandrei, senatore e membro della Commissione esteri, che ebbe modo di incontrare l’universitario americano il 19 gennaio 1978, scrisse in una relazione inviata al partito che il docente era stato «indicato fra i tanti più o meno collegati con la Cia»10. Una voce, più che una informazione, fin troppo generica ma forse sufficiente per consigliare prudenza. Anche altre circostanze invitarono alla cautela, come la collocazione politica del docente, molto critica nei confronti dell’amministrazione Carter, situazione che poteva sollevare problemi di opportunità diplomatica per una viaggio così delicato. Resta senza risposta, invece, l’esito infruttuoso dell’invito di La Palombara e a oggi non sappiamo se fu una scelta autonoma dell’amministrazione Usa, che ritenne di selezionare l’esponente del Pci considerato più affidabile (Giorgio Napolitano), oppure di una decisione interna al gruppo dirigente comunista. 1/continua

Leggi qui la seconda puntata

Fonte: Paolo Persichetti in, Brigate rosse, dalle fabbriche alla campagna di primavera, Deriveapprodi 2007

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Note
1 Pasquale Chessa, L’ultimo comunista, Chiarelettere, 2013, cit., p. 129.
2 R.N. Gardner, Mission Italy, Gli anni di piombo raccontati dall’ambasciatore americano a Roma 1977-1981, Mondadori, Milano 2004, p. 244.
3 E. Berlinguer, La politica internazionale dei comunisti italiani. 1975-76, Editori Riuniti, Roma, 1976.
4 Politologo della università di Yale, tra i maggiori esperti della politica italiana, nel biennio 1980-81 fu capo dell’ufficio culturale dell’ambasciata americana a Roma.
5 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0310, 1078 Esteri, f. 1185. L’originale in inglese della lettera si trova nel microfilm 0310, f. 1184.
6 l’Unità, 16 novembre 1977.
7 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Microfilm 0310, 1078 Esteri, cit.
8 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, Esteri lettera 8 febbraio 1978, b. 2477.
9 S. Pons, Berlinguer e la fine del comunismo, Einaudi, 2006, cit., p. 135.
10 Fondazione Gramsci, Archivio Partito Comunista, 1978, Segreteria, Microfilm 7801, f. 0087, citato in P. Chessa, L’ultimo comunista, Chiarelettere, 2013, cit., p. 139.