Brescia, le gant cache-misère

Politiques ségrégationnistes en Italie du Nord

par Lynda Dematteo

En Italie du Nord, les transports publics focalisent les tensions, car ce sont des lieux de promiscuité sociale. Lors de mes nombreux séjours en Lombardie, il m’est arrivé d’être prise à partie par des voyageurs impatientés par l’incivilité des étrangers. Les Italiens qui en ont les moyens ont depuis longtemps cessé de fréquenter les transports collectifs, leur préférant de loin la voiture ou le scooter. La détérioration matérielle des wagons, des rames et des bus n’y est pas non plus étrangère. Ils sont parfois tellement sales qu’on se demande où s’asseoir et d’appuyer la tête sur les reposoir prévu à cet effet. Le réseau des transports publics de Lombardie, l’une des régions les plus riche d’Europe de l’Ouest, s’apparente ainsi aux moyens de transport des pays pauvres. Le gant prophylactique cache en réalité la misère des transports publics italiens. Attendre un bus, monter dans un tram, prendre un train de banlieue ne font plus partie des habitudes de nombreux Lombards. Cela serait déchoir socialement. En effet, leurs usagers sont, pour l’essentiel, les plus fragiles socialement: les retraités, les jeunes travailleurs étrangers et les étudiants dont les parents n’ont pas les moyens de leur offrir une vespa. De ce point de vue, la capitale de la mode va plutôt à l’encontre de la tendance, car cette réalité n’est pas sans poser des problèmes d’ordre environnemental: l’Italie du Nord est aujourd’hui l’espace qui concentre le plus grand nombre d’automobiles au monde (en moyenne trois moyens de locomotion par foyers). La voiture est un bien de consommation surinvesti socialement, un véritable status symbol comme les Italiens le disent eux-mêmes, et ils n’hésitent pas à s’endetter pour acheter des Suv et des berlines station wagon dont la consommation d’hydrocarbure est très élevée. Lorsque l’on jouit chaque jour de l’extension et la capillarité du réseau parisien, il est difficile d’imaginer la réalité du réseau de la capitale économique italienne. Le réseau du métro est insuffisant (trois lignes), même s’il est en partie compensé par l’ancien réseau des tramways. Les vieux trams, très étroits, avec leurs bancs lustrés par l’usage et le temps, sont un symbole identitaire fort pour les milanais. Ce réseau est perçu comme un héritage austro-hongrois dans la mesure où ce moyen de transport collectif s’est surtout développé et perpétué dans les villes d’Europe centrale. Les trains de banlieue ne sont pas suffisamment nombreux et leurs horaires sont souvent aléatoires. Les travailleurs qui chaque jour passent plusieurs heures dans les transports sont perpétuellement au bord de la crise de nerfs et ne cessent d’alerter, en vain, les représentants des collectivités territoriales. La cohérence du réseau des transports publics à l’échelle de la Région ne semble pas faire l’objet d’études. On préfère élargir les autoroutes qui enserrent Milan. Malgré cela, les engorgements sont constants. En cas, d’intempéries, les cadres préfèrent réserver des chambres dans les hôtels qui bordent les artères ; ils savent que ce soir, le mauvais temps les empêchera de regagner leurs foyers dans les provinces environnantes. Demain, ils repartiront directement au bureau. Les plus malins, se sont déjà équipés de lit de camp et dormiront sur place. Les élus de la Ligue du Nord exploite la grogne sans vraiment chercher de solutions. Récemment, le député Matteo Salvini de la Ligue du Nord a proposé à l’Atm de réserver des places aux milanais sur les transports publics du réseau urbain. Selon lui, «qui prend le bus, le métro ou le tram, préfèrerait souvent se trouver ailleurs compte tenu de la mauvaise éducation, de l’arrogance et de la violence à laquelle il doit faire face tous les jours à cause surtout des étrangers et des clandestins». Il propose même de réserver des rames pour les femmes italiennes et étrangères qui ont renoncé à prendre les transports en commun à cause des attouchements qu’elles y subiraient (7mai 2009, Sky tv 24). Les mesures ségrégationnistes avancées par cet élu de la Ligue du Nord évoquent un racisme que l’on pensait pourtant définitivement révolus depuis l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Le corps humain est un symbole de la société comme nous l’enseigne l’anthropologue britannique Mary Douglas dans son ouvrage classique De la souillure, “la saleté est attribuée aux étrangers qui s’attaquent aux points faibles de la structure” (p.131)

Razzismo a Brescia, distribuiti guanti ai passeggeri che salgono sul bus dei migranti

L’iniziativa proposta da un’agenzia pubblicitaria e promossa dal Comune. «Utile contro i rischi di contagio»

Paolo Persichetti
Liberazione 6 luglio 2010

E’ un vero e proprio guanto di sfida quello che l’amministrazione comunale di Brescia ha deciso di lanciare sui mezzi pubblici cittadini. Un guanto – spiegano l’assessore ai Trasporti, Nicola Orto, e il presidente di Brescia trasporti, Andrea Gervasi – per proteggersi dal contatto diretto con i sostegni e i corrimano presenti negli autobus, sui quali salgono ogni giorno decine di migliaia di persone e tra queste, l’allusione è evidente, tanti stranieri e immigrati. 
La parola d’ordine è dunque protezione, timore, paura da qualsiasi contatto con estranei, con l’altro, con l’umanità in genere, soprattutto se dolente. Più che da un’assessorato alla Mobilità (termine che dovrebbe rimare con mescolanza, contaminazione), l’iniziativa sembra venire dall’assessorato alla Paranoia. Nessuna ragione d’igiene pubblica giustifica una simile iniziativa. Non vi sono epidemie o pandemie da contatto in giro, c’è invece un virus ideologico di stampo razzista che cerca le vie più perfide per insinuarsi, camuffandosi anche sotto le giustificazioni più grottesche. 
Se è pericoloso attaccarsi alle maniglie degli autobus, figuratevi quanto può esser contagioso manipolare il denaro che passa per mano (poche e sempre le stesse, a dire il vero). Se la logica è questa perché non premunirsi anche di fronte alla cartamoneta con un bel profilattico per dita da ritirare in banca? Pecunia non olet, il denaro non puzza e nemmeno contagia. Il contagio segue altre strade, è risaputo, sale sulla linea 3, l’autobus che dalla Badia taglia Brescia passando per quartieri ad alta densità popolare e arriva a Rezzato, comune dell’hinterland. Guarda caso uno dei mezzi pubblici più utilizzati dalla popolazione immigrata. Il rischio di contagio segue dunque le vie dell’odio sociale contro i più svantaggiati. Il progetto è ancora in fase sperimentale, per un mese accanto alla macchinetta obliteratrice ci sarà anche un contenitore metallico che dispensa gratuitamente i guanti. Se gli utenti mostreranno il loro gradimento verrà esteso sull’intera rete cittadina. Oltre ad offrire «maggiori opportunità in termini d’igiene», spiegano i promotori dell’iniziativa, l’uso del guanto rappresenta anche un innovativo mezzo di «comunicazione esterna dall’alto grado di scambio e condivisione di messaggi pubblicitari».
Indossato come un preservativo amanuense, il guanto verrebbe utilizzato anche per dialogare direttamente con i cittadini e veicolare pubblicità per le aziende interessate. Sulla sua superficie ogni giorno appariranno le notizie e gli annunci più svariati. 
L’obiettivo principale – scrivono gli ideatori del prodotto, denominato Ufo, ovvero alcuni docenti e studenti di Machina Lonati fashion, un istituto di design bresciano, insieme all’Accademia di Belle Arti di Santagiulia – «è quello di assicurare una diffusione omogenea e coerente dell’immagine aziendale, attraverso la divulgazione della propria attività, dei propri servizi, delle proprie policy, eventi culturali. Ciò al fine di rafforzare la credibilità dell’azienda stessa alla quale viene conferita maggiore trasparenza e visibilità». Su una cosa i designers hanno ragione, il guanto è «una nuova forma di comunicazione diretta al cittadino, in quanto da la possibilità di poterla portare appresso». Diffonde razzismo sublimale, banalizza i sentimenti più torvi dell’animo umano. Ma restino tranquille le anime belle, il profilattico palmare non inquina, «è ecologico, realizzato con materiale biodegradabile al 100% per il massimo rispetto dell’ambiente». 
Davvero interessante questa nuova concezione dell’ecologia che considera scorie della natura la parte di umanità costretta a migrare. C’è chi sostiene che negli anni 80 il design è servito a dare forma plastica al vuoto pneumatico di pensiero causato dalla dalla fine delle ideologie. A Brescia il design fa un passo avanti, non da più senso al vuoto dandogli forma, rende invece sinuose ruvide ideologie irte d’odio. Si fa cosmesi del disprezzo.

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Racisme dans la ville de Brescia. Des gants pour les passagers qui utilsent le bus des immigrés

«Bien utile contre les risques de contagion». Une initiative conçue par une agence publicitaire et promue par la Mairie

Paolo Persichetti
Liberazione
, 6 juillet 2010, Rome

C’est un véritable gant de défi que l’administration communale a lancé aux transports publics de la ville de Brescia. Un gant – expliquent Nicola Orto, le Conseiller communal chargé des transports, et Andrea Gervasi, le Président de Brescia Transport – pour se protéger du contact direct avec les barres d’appui et les manettes présentes dans les bus sur lesquels montent chaque jour des milliers de personnes parmi lesquelles, l’allusion est évidente, beaucoup d’étrangers et d’immigrés. Les mots d’ordre sont donc protection, crainte, peur du contact quel qu’il soit, avec les étrangers, les autres, avec l’humanité en tant que telle, surtout  souffrante. Plus que d’un Bureau de la Mobilité (intitulé qui devrait rimer avec mixité, contamination), l’initiative semble provenir du Bureau de la Paranoïa. Aucune raison d’hygiène publique ne saurait justifier une telle mesure. Il n’y a aucune épidémie ou pandémie de contact dans l’air, en revanche il y a un virus idéologique de type raciste qui cherche les voies les plus perfides pour s’insinuer en se camouflant au prix des justifications les plus grotesques. S’il est dangereux de s’accrocher aux barres des autobus, figurez-vous combien il peut être contagieux de manipuler l’argent qui passe de mains en mains (en vérité, en nombre limité et toujours les mêmes). Si la logique c’est celle-ci, pourquoi ne pas se prémunir aussi des billets de banques avec un beau dispositif prophylactique pour des doigts que l’on retirerait à la banque? Pecunia non olet, l’argent ne pue pas et il n’est pas non plus contagieux. La contagion suit d’autre voie, c’est bien connu, elle prend la ligne 3, c’est-à-dire l’autobus qui part de la Badia et traverse Brescia en passant par les quartiers à forte densité populaire pour arriver à Rezzato, une commune en périphérie. Comme par hasard, il s’agit de l’un des moyens de transport les plus utilisé par la population immigrée. Le risque de contagion suit donc les voies de la haine sociale à l’égard des plus désavantagés. Le projet est encore dans sa phase expérimentale: pendant un mois, à côté des machines à oblitérer, les usagers trouveront  un distributeur métallique qui dispensera gratuitement des gants; s’ils manifestent leur satisfaction, le dispositif sera étendu à tout le réseau urbain. Outre le fait d’offrir «de majeurs opportunités en terme de santé publique», expliquent les promoteurs de l’initiative, l’usage du gant représente également un nouveau «moyen de communication externe à haut degré d’échange et de partage de messages publicitaires». Porté comme un préservatif à mains, ce gant serait également utilisé pour dialoguer directement avec les citoyens et véhiculerait les annonces publicitaires des établissements intéressés. Sur cette surface apparaîtrait chaque jour des informations et des annonces variées. L’objectif principal – avancé par les concepteurs de ce produit baptisé Ovni, quelques enseignants et étudiants du Machina Lonati Fashion, un institut de design de Brescia lié aux Beaux Arts de Santagiulia – «serait de d’assurer une diffusion homogène et cohérente de l’image de l’entreprise à travers la publicisation de son activité, de ses services, de ses orientations et d’évènements culturels. Ceci afin de renforcer la crédibilité de l’entreprise elle-même, laquelle en retirera un surcroît de transparence et de visibilité». Sur un point, les designers ont raison, le gant est une «nouvelle forme de communication directe avec les citoyens, dans la mesure où il est possible de la porter directement sur soi». Il diffuse un racisme subliminal, banalise les sentiments les plus troubles de l’être humain. Mais que les belles âmes se rassurent, le préservatif à mains ne pollue pas, «il est écologique, réalisé dans un matériau 100 % biodégradable pour le plus grand respect de l’environnement ». Vraiment très intéressante cette nouvelle conception de l’écologie qui voit les personnes contraintes d’émigrer comme des scorie de la nature. Certains soutiennent que dans les années 1980 le design aura donné une forme plastique au vide pneumatique engendré par la mort des idéologies. À Brescia, le design fait un pas en avant, il ne donne plus sens au vide en lui donnant forme, au contraire, il diffuse de manière sinueuse des idéologies grossières chargées de haine. Il maquille le rejet.

Più case meno Pound

Preceduto da polemiche e appelli contrapposti, finisce in un flop il raduno nazionale del Blocco studentesco patrocinato da CasaPound. Tanto rumore per nulla

Paolo Persichetti
Liberzione 8 maggio 2010


Quarantaquattro gatti in fila per sei col resto di due
. E’ finita proprio così, come recita la filastrocca che vinse lo zecchino d’oro nel 1968, il sit-in nazionale del Blocco studentesco, emanazione di CasaPound, che si è tenuto ieri a Roma. Poche centinaia di militanti raggruppati nell’angolo di una piazza troppo grande per loro. In giro nemmeno l’ombra delle migliaia che avrebbero dovuto marciare sulla Capitale, come preannunciato alla vigilia. Era dunque infondato, oltre che molto discutibile, l’allarme lanciato nei giorni scorsi dall’Anpi (per altro ritiratasi all’ultimo momento dopo aver acceso la miccia), ripreso da un folto gruppo d’intellettuali e personalità che chiedevano l’esclusione del Blocco studentesco dalle elezioni universitarie, dalle forze politiche di sinistra e dai Centri sociali che hanno dato vita ad un presidio di protesta, anche questo senza grande partecipazione. La forte opposizione della sinistra romana aveva spinto la Questura a vietare il corteo chiesto dai «fascisti del terzo millennio» e autorizzato in precedenza dalla Prefettura. Scelta molto “maliziosa” che ha accresciuto le polemiche e acceso i riflettori su una vicenda che con tutta probabilità sarebbe passata quasi inosservata. La sinistra si è divisa, Piero Sansonetti e Massimo Bordin hanno firmato un appello in difesa del diritto di manifestare per chiunque, dunque anche per chi si richiama apertamente ad una delle tante sfumature del fascismo, in questo caso quello del programma di san Sepolcro. Ma quelli di CasaPound non sono gli abitanti di un campo Rom, di tanta solidarietà non avevano gran bisogno perché nel frattempo era arrivato l’appoggio di un bel pezzo di maggioranza, 32 parlamentari del Pdl (molti dei quali finiani), e di due fedeli consiglieri capitolini del centrodestra, Ugo Cassone e Luca Gramazio. Ricevuti dal comprensivo sottosegretario agli Interni, Alfredo Mantovano, hanno ottenuto la possibilità di una manifestazione stanziale, conclusasi prima del previsto. Tuttavia l’accorta messa in scena disposta in piazza, l’assenza di vessilli e cimeli del fascismo storico, le bocche chiuse e la comunicazione affidata solo ai portaparola ufficiali, lo sfoggio di retorica giovanilista e vitalista con un target studentesco ben preciso, l’estetismo autocontemplativo, il «siamo belli come il sole», «17 anni tutta la vita», «giovinezza al potere» che rinviano ad una sorta di impoliticità ormonale, di onanismo ideologico, di acne militante, le canzoni di Rino Gaetano e Vasco Rossi, non cancellano la lunga lista di aggressioni, iniziative contro i disabili, xenofobia e brindisi alla Shoa. Contrariamente a quanto accadeva alla destra radicale non stragista degli anni 70, questa formazione non vive ai margini del sistema ma è la micropropagine ultima del blocco politico-sociale attualmente al governo. Il 20 marzo aveva suoi uomini tra i ranghi del servizio d’ordine della manifestazione che il Pdl ha tenuto in piazza san Giovanni. Dietro l’aria scapigliata e le imitazioni futuriste s’intravede la voglia di poltrone negli assessorati e le municipalizzate. In attesa appalta per conto del Pdl, dietro copertura politica e sostegno materiale, il tentativo di penetrazione nel sociale e nelle scuole e racimola fondi grazie alle delibere comunali e ai servizi d’attacchinaggio durante la campagna elettorale. Insomma quelli di CasaPound non sembrano proprio avere l’aspetto d’un gruppo di perseguitati, al contrario frequentano i salotti buoni, addirittura aspirano a diventare uno di questi. Finito il raduno e svuotata la piazza sul selciato disadorno è rimasta solo una domanda: c’era davvero così bisogno di sollevare tanto allarme?

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Anatomia del discorso leghista

Libri – Lynda Dematteo, L’Idiotie en politique. Subversion et néo-populisme en Italie, Cnrs éditions-Editions de la maison des sciences de l’homme, Paris 2007


Paolo Persichetti
Liberazione 16 aprile 2010

Sondare la profondità storica dei discorsi politici può riservare notevoli sorprese proprio perché i comportamenti politici non sono determinati soltanto dagli eventi più recenti, ma si iscrivono in una storicità che in parte sfugge al loro controllo. E’ quanto dimostra Lynda Dematteo, giovane antropologa della politica di scuola francese, (le sue origini sono piemontesi), in un libro per ora pubblicato solo in Francia, L’Idiotie en politique. Subversion et néo-populisme en Italie, Cnrs éditions-Editions de la maison des sciences de l’homme, Paris 2007 (Ndr: Tradotto e in uscita presso l’editore Feltrinelli con il titolo, L’idiota in politica. Antropologia della Lega nord, giugno 2011).
Dedicato alle modalità del discorso politico tenuto dalla Lega nord, il volume raccoglie un lungo studio sul campo condotto nella zona di Bergamo. Il risultato della ricerca relativizza molto la presunta “rivoluzione leghista” mostrando come nella realtà il discorso padano mobiliti tematiche ancestrali mettendole a profitto con le paure contemporanee. Più che una rivoluzione, l’onda leghista evoca una sorta di Termidoro, quella che potremmo definire una reazione sociale di massa.

Come nasce il discorso leghista?
Esiste una relazione carsica tra l’opposizione cattolica allo stato unitario nei primi decenni di vita nazionale e il leghismo. Vi è una quasi totale sovrapposizione geografica tra ex province bianche e aree leghiste. L’autonomismo nordista ha le sue radici nei movimenti autonomisti che sopravvivono ai margini della Dc negli anni 50. Diffuso in alcune province periferiche, era conosciuto e ripreso da alcuni amministratori ed esponenti politici locali democristiani. L’attuale discorso della Lega nord è stato composto in quel periodo, quando nacquero esperienze come il Movimento autonomista bergamasco di Guido Calderoli che si presenta alle elezioni amministrative del ‘56, il Movimento autonomie regionali padane che partecipa alle elezioni politiche del ‘58 e del ‘67, l’Unione autonomisti padani di Ugo Gavazzeni che approva il suo statuto a Pontida, sempre nel ‘67, federando gruppi autonomisti lombardi, trentini, friulani e piemontesi. Anche se non si tratta di un’elaborazione ideologica vera e propria ma di un diffuso senso comune. Dopo essere sopravvissuto per decenni tra le pieghe profonde del territorio, tenuto a bada nei suoi accenti più reazionari dal partito cattolico, si rigenera e riemerge brutalmente in superficie quando la Dc crolla sotto i colpi delle inchieste giudiziarie.

Nella tua ricerca sostieni che la sua matrice politico-culturale risale ancora più indietro?
Rimonta alla tradizione cattolica antiliberale, al riflesso antigiacobino del clero legittimista, al retroterra guelfo e papalino che fa proprio il discorso del governo locale e delle autonomie e che si lega alle insorgenze popolari delle valli che vissero in modo ostile la campagna bonapartista, il triennio giacobino con le sue riforme che mettevano in discussione i vecchi diritti consuetudinari concessi dalla Serenissima, il Risorgimento delle élites urbane massoniche e rimasero indifferenti alla Resistenza egemonizzata dai comunisti.

Come si concilia tutto ciò col paganesimo delle ampolle e i matrimoni celtici?
Alcuni di questi riti sono inventati, come nel caso dell’ampolla, altri sono ripresi e dirottati, come accade per il giuramento di Pontida. La Lega se ne appropria e li deforma reinventando un proprio mito delle origini. Mentre il rito dell’Ampolla rinvia piuttosto al paganesimo classico dell’estrema destra, il giuramento di Pontida risale alla tradizione neoguelfa, al momento della riconciliazione tra i cattolici rimasti fuori dalla vita politica nazionale e lo Stato italiano. I leghisti ne capovolgono il simbolismo originario per trasformarlo in un patto contro Roma. L’esatto contrario del significato attribuito dalla tradizione neoguelfa che vedeva in Roma la sede del papato.

Non credi che la doppiezza sia uno degli strumenti che hanno favorito il successo alla Lega? Buona parte della sua retorica politica ricorre agli attacchi contro la casta dei politici, i giri di valzer, quando loro stessi sono una delle espressioni più compiute di questo trasformismo. In 20 anni sono passati dall’ultraliberismo delle origini al colbertismo tremontiano, dal paganesimo all’asse col Vaticano, dalla mistica celtica al clericalismo bigotto, la difesa del crocifisso e di Gerusalemme liberata. Dipinta come l’unico e l’ultimo partito ideologico, sembra piuttosto il partito delle giravolte…. La stessa cosa non sembra praticabile a sinistra, dove l’elettorato non perdona il doppio linguaggio e sanziona la doppiezza. Gli elettori della Lega al contrario la premiano.
Non credo che sia proprio così, i militanti vivono male queste giravolte, almeno i più coerenti, c’è un turn over importante nel partito. Gli elettori invece si soffermano solo sulle principali parole d’ordine mai cambiate, quelle contro “Roma ladrona”, “Prima la nostra gente” ecc. Credo che la Lega rappresenti bene le contraddizioni della gente delle provincie bianche. Per esempio il libertinaggio di fatto e il bigottismo di facciata. Questa incoerenza lampante tra i discorsi moralistici e i comportamenti sociali è qualcosa di assai sorprendente per una francese. Anche in economia, più che di colbertismo parlerei di mercantilismo. Sono liberisti quando gli conviene e protezionisti quando si sentono in difficoltà. Hanno una concezione aggressiva delle relazioni commerciali. Non credo che il governo italiano assecondi le imprese come fa il governo francese, soprattutto quelle piccole e medie del Nord-Est che la Lega rappresenta.

Eppure la Lega sfonda in territori nuovi, oltrepassa i confini delle antiche provincie neoguelfe.
La Lega riesce ad avere successo perché non incarna la critica della politica ma la sua parodia. Scimmiottando il potere in qualche modo contribuisce alla dissoluzione del sistema stesso, non al suo rilancio. Nella strategia comunicativa dei suoi leader vi è un uso cosciente del registro buffonesco, del carnevalesco, della maschera. Umberto Bossi e Roberto Maroni hanno studiato a fondo la cultura dialettale. Ai suoi inizi radio Padania era paradossalmente una emittente di sinistra che difendeva la cultura locale, il dialetto, i temi della cultura popolare. Bossi tiene le sue prime conferenze sul dialetto all’inizio degli anni 80. La riattivazione degli stereotipi locali è servita a creare un sentimento d’appartenenza identitaria. In ogni singolo territorio la Lega ha riattivato degli stereotipi che creano legame sociale, un po’ come delle bandiere. La sinistra forse lo ha dimenticato ma i comunisti davano importanza alle maschere, negli anni 50 organizzavano il carnevale per consolidare il legame con le classi popolari.

Nel libro evochi il gozzuto Gioppino, folkloristico valligiano bergamasco la cui idiozia era valorizzata come “un dono di natura”, per sostenere che anche i dirigenti leghisti camuffano la loro astuzia avvolgendola nella grossolanità.
E’ quello che chiamo uso della maschera. Ad un certo punto anche il raffinato professor Tremonti è arrivato a dichiarare: «Noi siamo gente semplice, poche volte ci capita di leggere un libro… ». Recitare la parte dei finti sciocchi serve per sentirsi autorizzati a pronunciare qualsiasi cosa. Presentare il discorso razzista facendo uso del registro comico è una delle strategie tipiche dell’estrema destra. Basti guardare a come Céline camuffa nei suoi testi il razzismo attraverso la derisione e la comicità. Si tratta di una tecnica per far passare l’indicibile, renderlo udibile infrangendo il muro dell’intollerabile fino a sedimentare un senso comune che a forza di minimizzare accetta tutto. Spesso i militanti e i partecipanti ai comizi prendono le distanze e deridono gli eccessi verbali dei dirigenti della Lega. Un modo per esorcizzare e mettersi la coscienza a posto.

A me sembra un gioco molto serio questo osare e imporre il punto di vista di quella porzione di società che rappresentano.
In realtà provocano per ristabilire l’ordine legittimo. Un passo avanti per poterne fare due indietro. Osano, giocano la provocazione carnevalesca per suscitare un riflesso d’ordine. Non mirano alla rottura ma alla restaurazione.

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Ponte Galeria, migranti in rivolta salgono sui tetti

Protesta contro le bestiali condizioni di vita e l’internamento ingiustificato

Paolo Persichetti
Liberazione
14 marzo 2010

Mentre il popolo viola si radunava in piazza del Popolo per ascoltare i discorsi dei leader dell’opposizione, da Bersani a Ferrero, da Vendola a Di Pietro, ad una ventina di chilometri di distanza, nella zona suburbana della Capitale, si scatenava la rivolta dentro il Centro di identificazione ed espulsione di Ponte Galeria. Dopo aver dato fuoco ai materassi una trentina di migranti sono riusciti a salire sui tetti al grido di «libertà», mentre colonne di fumo e fiamme si alzavano verso il cielo. Altri hanno tentato di arrampicarsi sulle reti di recinzione che separano la zona maschile da quella femminile. Le donne dopo aver provato anche loro a ribellarsi sono state subito rinchiuse al’interno dei reparti. Fuori dalla cinta del campo d’internamento, oltre le reti, il filo spinato, le torrette d’avvistamento e i fari, un presidio dei Centri sociali appoggiava la protesta con slogan e fumogeni colorati. Fotografia sintomatica di due mondi diversi e lontani. Quelli di piazza del Popolo sotto i riflettori occupano la scena mediatica, contraltare quasi speculare della commedia berlusconiana; i secondi, su quei tetti, da dove si arriva quasi a scorgere la linea azzurra del mare che bagna il litorale romano, condannati alla drammatica solitudine dei vinti. D’altronde l’occultamento dello sciopero generale del giorno precedente, dell’unica manifestazione che in questi giorni aveva da proporre qualcosa, un’idea di società un po’ diversa, la dice lunga sul grado zero della politica che sta dietro la nevrastenica e confusa indignazione del variegato universo dei viola. Due mondi che non comunicano, un po’ come accadeva sui ponti del Titanic. I rinchiusi nella stiva, la grande pancia del titano del mare in movimento, e quelli sopra impegnati nello loro dispute mondane. Ecco uno dei problemi, anzi delle voragini che hanno risucchiato la sinistra verso l’inconsistenza, un po’ come quegli smottamenti di terreno che inghiottono i paesini della Calabria. La rivolta delle nude vite lasciata sola. A Ponte Galeria, dopo la fine dello sciopero della fame che gli internati avevano deciso insieme ad altri loro compagni rinchiusi in altri Cie d’Italia, si vivevano giorni difficili pieni di frustrazione e delusione. L’arrivo dei nuovi gestori che hanno rimpiazzato la Croce rossa non ha migliorato le condizioni di vita. Anzi sembra che l’insediamento della cooperativa Auxilium vincitrice della gara d’appalto, e che già gestiva il Cara (Centro di accoglienza per richiedenti asilo) di Bari, sia coinciso con un giro di vite ulteriore. Regole sempre più dure, cibo scadente privo di vitamine, riscaldamento fuori uso e somministrazione quasi forzata della terapia, una vera sedazione di massa. Gelo, freddo, minacce, umiliazioni e pestaggi, sono il pane quotidiano. Un inferno. La rivolta di ieri era stata preceduta da un’altra sommossa. Proprio nei giorni in cui avveniva il passaggio di consegne, dall’ala inaugurata di recente partiva un tentativo di fuga. Tuttavia solo un ragazzo riusciva a raggiungere il muro di cinta e provare il salto verso la libertà. Ma la speranza durava poco. Subito ripreso, il giovane veniva pestato brutalmente dalle forze dell’ordine. Secondo le testimonianze, tra gli autori della violenta punizione inflitta a mo’ d’esempio vi sarebbe stato lo stesso dirigente della polizia. Dopo le percosse il ragazzo veniva portato via. Iniziava così la protesta. Grida, coperte date alle fiamme e devastazione sistematica di tutto ciò che si riusciva a spaccare. Parola d’ordine: «distruggere il lager». Per sedere la sommossa il giovane veniva ricondotto tra i suoi compagni. Malconcio ma finalmente in mani sicure. Nella serata di ieri i rivoltosi erano ancora sui tetti decisi a restarvi per tutta la notte. Dopo averli rincorsi e colpiti tentando di farli desistere anche con il lancio di gas, la polizia schierata in assetto antisommosa presidia l’edificio. All’esterno, in segno di solidarietà i manifestanti hanno bloccato i treni della linea ferroviaria. Soltanto dopo una lunga trattativa con i funzionari delle forze dell’ordine tutto è tornato tranquillo.

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Lega, banda armata «istituzionale». I paradossi dell’inchiesta di Verona contro la Guardia nazionale padana

Reati politici contestati alla Lega nord. Per l’accusa, il ministro degli Interni Maroni sarebbe stato il capo di un’associazione a carattere militare, denominata prima “Camicie verdi” e poi “Guardia nazionale padana”. Graziato dalla Consulta, arresta militanti della sinistra rivoluzionaria accusandoli degli stessi reati di cui lui non dovrà rispondere perchè coperto dall’immunità

Paolo Persichetti
Liberazione 24 gennaio 2010

«Costituzione di un’associazione a carattere militare», con questo capo d’imputazione previsto dall’articolo 1 della legge 243 del 1948, finalizzata a reprimere la creazione di milizie paramilitari, il gup di Verona Rita Caccamo ha rinviato a giudizio 36 esponenti della Lega nord, tra cui spiccano i nomi dell’attuale sindaco di Treviso Gian Paolo Gobbo, del deputato Matteo Bragantini, dell’ex sindaco di Milano Marco Formentini, che non hanno potuto avvalersi dell’immunità parlamentare come invece è accaduto per l’intero gotha leghista: Umberto Bossi, Roberto Maroni, Mario Borghezio, Roberto Calderoli, Francesco Speroni ed altri. A restare impigliati nelle maglie dell’inchiesta condotta dal pm Guido Papalia sono rimasti in prevalenza solo alcuni “caporali” e qualche “sergente”. La vicenda risale al 1996, epoca in cui la Lega perseguiva una strategia che rasentava l’insurrezionalismo secessionista. Diversa acqua è passata sotto i ponti da allora. Nel frattempo, il 25 gennaio 2006 una serie d’innovazioni legislative in difesa della libertà di espressione hanno fatto decadere tre delle 4 imputazioni su cui era incardinata l’inchiesta: l’articolo 241 (attentato contro l’integrità, indipendenza dello Stato) e 283 (Attentato contro la costituzione) del codice penale. E’ bastato che il Parlamento inserisse il requisito degli «atti violenti» perché la configurazione giuridica dei fatti contestati perdesse fondamento. Circostanza questa senza dubbio positiva, anche se non ci si può esimere dal sottolineare come altrove la manifestazione d’opinioni o propositi d’altra natura, anticapitalisti o antigovernativi per un verso, o ispirati a credi religiosi non conformi per l’altro, abbiano subito al contrario un inasprimento repressivo senza precedenti, ivi compreso la reintroduzione dell’offesa a pubblico ufficiale. I leghisti hanno ottenuto l’abolizione dei reati che mettevano a repentaglio le loro opinioni ideologiche e rafforzato quelli che colpiscono le opinioni degli avversari. Venuti meno i reati fine, oltre al 241 e 283 cp veniva contestata anche l’associazione antinazionale finalizzata a «deprimere e distruggere il sentimento della Nazione» (271 cp), dichiarata illegittima dalla Corte costituzionale con sentenza del 5 luglio 2001, n. 243, la magistratura ha dovuto ripiegare sull’unico reato mezzo presente: «l’associazione a carattere militare denominata “Camicie verdi” poi confluita in un’altra struttura più complessa denominata “Guardia nazionale padana”». Secondo l’accusa «gerarchicamente organizzata e addestrata per un eventuale impiego collettivo in azioni di violenza e minaccia – presentate come azioni di legittima difesa di pretesi diritti violati – e utilizzata anche per intimidire gli aderenti contrari alle direttive politiche dei vertici del movimento, e quindi impedirne la partecipazione al dibattito interno, e così imporre attraverso la riduzione al silenzio dei dissenzienti una precisa linea politica». Il processo che si aprirà il primo ottobre 2010, riforma del processo breve permettendo, riserva notevoli paradossi. Alla sbarra sarà giudicata quella che qualcuno ha già definito una «eversione istituzionale». Basti pensare che il capo di questa struttura paramilitare altri non era che l’attuale ministro degli Interni Roberto Maroni, scampato al processo grazie alla Consulta. Tant’è che in molti invocano il tempo passato, oltre 13 anni, il percorso di costituzionalizzazione della Lega, eccetera. Tutto vero e tutto giusto. Peccato però che questi argomenti, del tutto condivisibili, valgano soltanto quando ad essere sul banco degli imputati sono lorsignori. Nei giorni scorsi, da ministro dell’Interno, Roberto Maroni si congratulava con il capo della polizia, Antonio Manganelli, per l’arresto di Manolo Morlacchi e Virgilio Costantino, accusati di fare parte di un’ennesima propaggine delle cosiddette «nuove Br». Ai due, che hanno contestato ogni addebito, è bastato molto meno di quanto fosse contestato al ministro per ritrovarsi in carcere. Scrivere un libro e avere un nome carico di storia. Ci sono poi detenuti politici rinchiusi da oltre trent’anni. Per alcuni il tempo si conta in minuti, per altri in secoli.

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Anatomia del discorso leghista
Camicie verdi di ieri, ronde di oggi
Le ronde non fanno primavera
Ronde: piccole bande armate crescono
Fantasmi dalla vita lunga, un altro Morlacchi dietro le sbarre

La nuova questione meridionale: il lavoro schiavile dei migranti

Migrazioni a Sud Italia: è troppo tardi per le scuse

Elisabetta Dellacorte

Ci sono migliaia di lavoratori immigrati che, da un decennio e oltre, mandano avanti il settore agricolo al Sud d’Italia, in luoghi che nella storia recente, dopo la seconda guerra mondiale, videro insorgere contro i latifondisti i braccianti agricoli che rivendicavano il diritto alla proprietà della terra. Passano gli anni e per lavorare quelle terre che gli italiani non vogliono più curare arrivano migliaia di migranti, pronti a sfacchinare per noi, per far arrivare sulle nostre tavole frutta e verdura. Questo il primo apparente paradosso, un trabocchetto cognitivo che avvolge il Meridione: il lamento sul ritardo del Sud,  le emergenze ambientali sempre un po’ misteriose, pentiti, complotti, partiti defunti che continuano ad eleggere i loro finti rappresentanti, grande penuria di posti di lavoro per gli autoctoni e un fiume di soldi pubblici sprecati per tamponare la finta emergenza della disoccupazione. Sulla scena di questo teatrino il Sud fa il suo corso, i giovani disoccupati a differenza delle generazioni precedenti hanno studiato, si sono laureati non sono più disposti ad accettare lavori faticosi e sottopagati, si muovono tra lavori precari, protetti in ogni caso dalle relazioni parentali.  Così, resasi indisponibile la forza-lavoro locale, l’avvento dei migranti è stata una vera manna per gli imprenditori meridionali: i migranti costano di meno, lavorano di più, accettano lavori pesanti, si ingaggiano a giornata dribblando oneri sociali e assicurativi. Ad oliare il modello dell’Italia meridionale- che si rispecchia in quello più largo dell’Europa del Sud (King, 2000, Kasismis 2006) – contribuiscono: l’illegalità diffusa, acuita da leggi comunitarie restrittive e pacchetti sicurezza nazionali; la diversità dei luoghi di provenienza dei migranti che facilitano la concorrenza al ribasso tra persone provenienti dai paesi dell’est Europa e l’Africa;  dalla compresenza, a cui si accennava, di migranti e di altri tassi di disoccupazione o sotto-occupazione per gli autoctoni; dall’assenza di politiche di accoglienza a livello locale.
Per molti anni il sistema agricolo meridionale ha succhiato sangue da queste vite senza nome, anche se  molti sapevano delle condizioni disumane di vita dei migranti del Maghreb nel ghetto di san Nicola Varco vicino Eboli, di quelle degli africani alla Cartiera di Rosarno andata in fumo un anno fa, così come di dominio pubblico sono le notizie dei migranti presi a pistolettate, sempre a Rosarno, da due teste calde locali, o ancora gli  omicidi di Castelvolturno, senza contare le angherie quotidiane, quelle meno veicolate dai media. Inattese, invece, sono state  le rivolte dei migranti, i roghi, i cortei che hanno fatto seguito ai fatti di sangue, poi il can can mediatico, le molte promesse,  e infine di nuovo come nel gioco dell’oca il ritorno alla casella di partenza: ghetti, sfruttamento, e cattiva vita.http://www.insutv.it/blog/wp-content/uploads/2008/09/immigrati-castelvolturno-2.jpg

Tutti sanno molti non agiscono
Anche prima delle rivolte queste realtà non erano sconosciute a politici, amministratori, sindacalisti, associazioni di vario tipo, solo che per anni si è deciso di non decidere rimpallando di volta in volta le responsabilità e gli interventi, fino allo sgombro del ghetto di san Nicola Varco che, per quanto sgangherato e inadeguato, pieno di spazzatura e rifiuti, era il luogo dove questi lavoratori, dopo una giornata di  fatica, trovavano un giaciglio per dormire, un fornello per cucinare, un posto per incontrarsi a prescindere dai permessi di soggiorno. Lì, a San Nicola Varco, pochi mesi prima del recente sgombero, si  parlava di un intervento di ristrutturazione del ghetto, un gesto minimo sfumato dinanzi agli interessi economici ed imprenditoriali del ceto politico-affaristico che su quell’area intende costruire un nuovo enorme centro commerciale, l’ennesimo outlet, ovvero, un parco giochi per consumatori, il risultato di un modello di sviluppo insensato, un’ideuzza da beoti che invece di valorizzare le risorse locali, dall’agricoltura alla riconversione “sostenibile” dell’infausto settore turistico, preferisce l’outlet che in termini concreti vuol dire ingorgare ancora di più di camion, auto, merci, imballaggi la piana del Sele.
Per fare questo devono far sparire il ghetto e i migranti. Nella seconda settimana di novembre 2009 interviene la polizia sulla base della dubbia motivazione dell’emergenza ambientale, ma il raid non riesce poiché  la maggior parte delle potenziali prede si dilegua.
Le centinaia di lavoratori migranti, circa millequattrocento, per non farsi trovare all’incontro con i celerini e la carcerazione scappano; e vengono spinti così al vagabondaggio nelle fredde notti novembrine alla ricerca di alloggi di fortuna nei campi o nelle serre. Paradossalmente, per risolvere un’emergenza se ne crea un’altra, che presenta tratti ben più feroci delle temute epidemie,  utili ai politici e ai prefetti per argomentare lo sgombero. A distanza di due settimane, chi è stato o vive in zona sa che i  migranti continuano a lavorare come sempre, anche perché sono indispensabili, poiché senza di loro il settore agricolo entra in crisi nel giro di pochi giorni; certo sono più timorosi, si fanno vedere meno in giro perché la caccia al migrante continua, tanto che gli imprenditori per imbrigliarli nuovamente hanno raddoppiato il salario giornaliero da 25 a 45 euro. Per assurdo l’operazione di sgombro ha fatto temporaneamente levitare i magri salari.

La piana del Sele
Spostandoci dalla piana del Sele a Rosarno, nella Calabria meridionale, la situazione non cambia di molto. Nella piana tra Gioia Tauro, Rosarno e San Ferdinando, circa duemila migranti vivono in condizioni disumane; altri crocifissi viventi, per dirla con l’efficace immagine usata da don Vitaliano della Sala. Anche a Rosarno la presenza dei migranti indispensabili al settore agricolo non è un fenomeno recente, non sono arrivati ieri, ma negli anni ’90, quindi di tempo per riflettere e agire ce n’è stato, ma  visitando i posti in cui vivono, ad esempio le Rognette in centro a Rosarno o gli stabili Arssa sulla statale di fronte all’inceneritore, si apre uno scenario inquietante: centinaia di persone  accampate in stabili che cadono a pezzi; alcuni dormono in piccole tende, altri direttamente nei silos e altri ancora in quel che resta dei magazzini. Alle Rognette, invece, i migranti hanno occupato un vecchio edificio senza tetto e lì vivono in baracche di legno e cartone coperte dalla plastica, tra fango e rifiuti. Sia nel ghetto dell’Arssa che alle Rognette i bagni sono stati costruiti dai migranti all’aperto: una fossa circondata da grossi pneumatici. “Meglio la vita in Africa”- dice un ganese che ci abita. Certo la forza della disperazione non manca e quindi a partire da quelle condizioni inumane, rispetto alle quali chi dovrebbe e potrebbe intervenire ha deciso di chiudere gli occhi, i migranti si sono organizzati, qualcuno ha messo su un recinto per le pecore e uno per  i polli, un piccolo negozietto che vende cibi in scatola e cose per la vita quotidiana. Ma detto questo, dopo aver elogiato la capacità di resistenza di queste persone, rimane il fatto che la situazione di Rosarno in Calabria, come pure quella di Eboli in Campania, mostrano la volontà istituzionale di non intervenire, di lasciare tra color che son sospesi migliaia di persone.

Il mercato delle braccia a Rosarno e la concorrenza tra poveri
Al mattino, tra le cinque e le sei, i migranti si fanno trovare sulla strada che da Rosarno porta a Gioia Tauro, aspettando che qualcuno passi per dargli una giornata di lavoro, 25 euro al giorno per 8 o più ore a secondo del caso, oppure a cottimo 1 euro a cassetta – 3 euro li pagano a chi li accompagna in auto o pullman sul posto di lavoro. Altri, invece, quelli più fortunati finiscono nel settore edile, ma da alcuni anni, dopo l’ingresso della Romania in Europa, gli uomini rumeni sono diventati i diretti competitori degli africani sia in agricoltura che nelle costruzioni. Per le donne provenienti dall’Europa dell’est le cose vanno meglio: sono presenti nei lavori di cura alle persone anziane e alle famiglie, senza competizione, almeno per adesso. “Not work” è il refrain che molti ripetono, ed è anche il conto che la crisi presenta,  alcuni hanno perso il lavoro al Nord d’Italia e non riescono a trovarne un altro al Sud. L’Italia l’hanno girata per anni nei circuiti stagionali della raccolta nel settore agricolo o in quello edile e continuano a muoversi tra  le difficoltà e le possibilità che di volta in volta si aprono. Alle spalle hanno lasciato i loro paesi e le loro vite di prima, alcuni sono rifugiati per motivi umanitari; sulla loro pelle i segni delle torture fisiche e nei ricordi di alcuni la vita lasciata alle spalle, i percorsi universitari interrotti: matematica, letteratura inglese, conoscenze riposte ai margini di questa nuova condizione di vita che li “accoglie” solo come lavoratori manuali, artigiani totali, utili sì, ma ospitati in modo ostile e degradante. Certo la storia, come si sa, procede dal lato del male, e da qui in poi le responsabilità sono comuni.

Il danno e la beffa dei fondi pubblici
Al danno si somma la beffa se si pensa che a Rosarno non è stata ancora trovata una soluzione abitativa decente per i lavoratori stagionali che, così come quelli del tavoliere delle Puglie, della piana del Sele e di Scafati in Campania, da anni vivono nei ghetti del disprezzo.  Intanto, qui la beffa – a segnalarlo è Antonello Mangano in un articolo disponibile on line “Migranti, Rosarno schiavi in un  mare di soldi”- c’è un giro di fondi pubblici già destinato o da destinare all’accoglienza, in uno scenario in cui a beneficiare degli interventi non sono i migranti bensì gli autoctoni, in competizione, anche loro, per la spartizione delle risorse. Gli effetti sono nulli dal momento che le condizioni abitative e di vita dei presunti beneficiari non cambiano.  Quando si cerca di capire quali origini ha l’immobilismo rispetto a situazioni come la Roghetta o il ghetto dell’Arssa, spesso dal cappello dell’interlocutore sbuca il vecchio ritornello della malavita: se non si fa nulla è per la ‘ndrangheta, la camorra, e via così, si tratta di un paravento comodo per ogni stagione o fazione politica: se mancano acqua, luce e bagni è colpa del potere mafioso non di quello istituzionale.
Ma dopo aver fatto un giro tra Eboli e Rosarno ci si dovrebbe confrontare con il principio di realtà. Gli errori percettivi non sono una colpa, tutti a volte possiamo innamoraci o nasconderci dietro un’idea sbagliata credendo che sia quella giusta, quella che mette meglio in luce la situazione, ma dopo il confronto con la realtà, quella fatta di carne e sangue, di presenza e non di virtualità, ci si accorge che  forse quelle analisi sono leggermente sfuocate; e in questo non c’è niente di male, basta non impuntarsi, confrontarsi e rivederle. Dal confronto con il reale emerge bene la grande capacità adattiva di chi gira da un campo all’altro nelle stagioni di raccolta; e un’ostinata abilità nel tirar sangue dalle rape. Questo in presenza di una politica governativa che continua a produrre clandestini utili per il lavoro nero. Se da decenni, in particolare al Sud, i comuni non sono stati in grado di pianificare e organizzare dei sistemi di accoglienza dignitosi per questi utili lavoratori non è per colpa della malavita ma per la brutta abitudine di decidere di non decidere, usando di volta in volta l’alibi dei poteri mafiosi o della clandestinità: “si può  fare qualcosa solo per quelli regolari” è l’altro refrain istituzionale. Così come non mancano altre fandonie più creative, come quelle dell’assessore alle politiche sociali della ricca Cosenza che, per giustificare la totale assenza d’invertenti in un campo rom, dove tra cumuli di spazzatura e topi, senza luce, acqua e bagni vivono circa 250 persone, ha detto che stava aspettando l’apertura di una sede del consolato rumeno in città, ma come si sa il consolato non ha competenze di tipo territoriale, per cui parlare con l’assessora è stato come andare al pronto soccorso con un principio d’infarto per  sentirsi dire dal cardiologo aspettiamo che passi il giro d’Italia, un non senso.

Dal  White Christmas al Big Hug
Certo, in questo giro di vite non mancano le anime belle, quelle che senza chieder niente in cambio ogni domenica si danno da fare per offrire un pasto caldo, o un piccolo riparo affettivo; quelli che nel vedere vite ridotte in sofferenza si rivoltano, ma rimane il fatto che per decenni la logica è stata quella dell’emergenza, dei raid punitivi e degli allontanamenti. In questi giorni a Rosarno, comune che come Gioia Tauro e San Ferdinando, è commissariato per infiltrazioni mafiose, i prefetti stanno pensando l’ennesimo intervento tampone, fatto di container, bagni chimici e un po’ di soldi da spendere per rattoppare un sistema al collasso. E’ l’ennesima ipocrisia della politica del rifiuto che sotto Natale distribuisce qualche coperta, ma non assicura l’assistenza sanitaria, l’acqua calda, la luce, un’abitazione che si possa dire tale e, soprattutto, la libertà di restare o andare. Eppure di soluzioni ce ne sarebbero, la Calabria è punteggiata da paesini spopolati; e allora si potrebbe fare come a Riace in Calabria, o come stanno cercando di fare a Sicignano, Laviano, Contursi in Campania dove la soluzione proposta è stata quella di mettere a disposizione alcune case vuote per rifugiati e i migranti, utilizzando i fondi in modo sensato. Ancora, sul fronte delle università si potrebbero facilitare e non osteggiare la ripresa dei percorsi universitari interrotti.  Come dire, contrapporre al folle White Christmas – il bianco natale dei bianchi che coglie l’occasione per  allontanare i clandestini così come vuole il sindaco leghista di Boccaglio – un Big Hug, un grosso abbraccio solidale dal caldo Sud, per cambiare il corso di una brutta storia fatta di esclusione e disagio, che negli anni a venire pagheremo con odio e disprezzo. Per chiudere senza concludere tocca segnalare che tra pochi giorni, lunedì 30 novembre, si terrà a Cosenza la prima Conferenza regionale sulle migrazioni, a cui parteciperanno Perugini, il sindaco di Cosenza, Oliverio, il presidente della Provincia, e Loiero, il governatore della Regione, insieme ad altri studiosi, analizzeranno il caso migrazioni e chissà come potranno giustificare i ritardi e le omissioni quando è già troppo tardi per le scuse.

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Cronache migranti
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Parigi, la Cgt sgombera la bourse du travail occupata dai migranti

Dopo i fatti di Rosarno, manifestazione di protesta al Cie di Crotone

Sono circa 20 e non 4 i richiedenti asilo fuggiti ai pogrom di Rosarno, si trovano adesso all’interno del centro. Gli altri hanno lasciato Crotone tra molte difficoltà, poichè le promesse sul pagamento dei biglietti per altre destinazioni non è stata mantenuta. Altri immigrati provenienti da Rosarno sono ancora in attesa dei dei salari che gli imprenditori non hanno ancora pagato

Rete antirazzista di Cosenza
12 Gennaio 2010

Dopo le tragiche giornate di Rosarno il bilancio è pesantissimo: decine di feriti, almeno 5 arrestati e numerosi dispersi ancora nelle campagne. A Rosarno gli africani non ci sono più, non ci sono più nemmeno i ruderi diroccati, vergogne a cielo aperto dove per anni migliaia di lavoratori hanno vissuto in condizioni disumane. Come se, insieme ai ruderi, le ruspe potessero cancellare tempestivamente ogni traccia della loro ingombrante presenza sul territorio. Come se si volessero cancellare sangue e sudore di chi per anni ha sostenuto l’economia agricola della Piana di Gioia; come se si volesse rimuovere il coraggio dei ragazzi africani, gli unici ad aver dimostrato la forza di ribellarsi all’arroganza e alle angherie dei clan mafiosi locali.
Gli africani non salveranno più Rosarno!
La nostra presenza oggi davanti al Cpa S’Anna di Isola Capo Rizzuto vuole essere un gesto di solidarietà e vicinanza a quei migranti reclusi nel campo di Crotone come in quello di Bari dove circa 1200 degli africani di Rosarno sono stati confinati in seguito alla loro cacciata. È assurdo che dopo anni di vessazioni, sfruttamento, riduzione in schiavitù e indifferenza, queste persone oggi rischino di essere espulse dal territorio e vengano ulteriormente criminalizzate. “Siamo stati troppo tolleranti”, ha dichiarato il ministro leghista, ed è vero! Lo sono stati nei confronti di chi da tempo lucra sulla pelle degli indifesi a spregio dei più elementari diritti della persona. Le pesanti condizioni di vita in cui versavano i migranti a Rosarno erano conosciute da tempo: dalle forze dell’ordine ai sindacati di categoria, dai partiti politici alla società civile. Rosarno era una polveriera pronta da tempo ad esplodere ma che nessuno ha concretamente provato a disinnescare. Si è preferito fomentare l’odio sociale e la guerra tra poveri, anziché raccogliere la sfida della ribellione contro chi nel nostro territorio detta le leggi a suon di Kalasnikov, forti delle complicità istituzionali, sia esse locali che nazionali. I governi si susseguono, le maggioranze si rovesciano e le porte continuano a chiudersi in faccia a questa umanità dolente che ha provato ad alzare la testa. La mafia ringrazia!

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