Brescia, le gant cache-misère

Politiques ségrégationnistes en Italie du Nord

par Lynda Dematteo

En Italie du Nord, les transports publics focalisent les tensions, car ce sont des lieux de promiscuité sociale. Lors de mes nombreux séjours en Lombardie, il m’est arrivé d’être prise à partie par des voyageurs impatientés par l’incivilité des étrangers. Les Italiens qui en ont les moyens ont depuis longtemps cessé de fréquenter les transports collectifs, leur préférant de loin la voiture ou le scooter. La détérioration matérielle des wagons, des rames et des bus n’y est pas non plus étrangère. Ils sont parfois tellement sales qu’on se demande où s’asseoir et d’appuyer la tête sur les reposoir prévu à cet effet. Le réseau des transports publics de Lombardie, l’une des régions les plus riche d’Europe de l’Ouest, s’apparente ainsi aux moyens de transport des pays pauvres. Le gant prophylactique cache en réalité la misère des transports publics italiens. Attendre un bus, monter dans un tram, prendre un train de banlieue ne font plus partie des habitudes de nombreux Lombards. Cela serait déchoir socialement. En effet, leurs usagers sont, pour l’essentiel, les plus fragiles socialement: les retraités, les jeunes travailleurs étrangers et les étudiants dont les parents n’ont pas les moyens de leur offrir une vespa. De ce point de vue, la capitale de la mode va plutôt à l’encontre de la tendance, car cette réalité n’est pas sans poser des problèmes d’ordre environnemental: l’Italie du Nord est aujourd’hui l’espace qui concentre le plus grand nombre d’automobiles au monde (en moyenne trois moyens de locomotion par foyers). La voiture est un bien de consommation surinvesti socialement, un véritable status symbol comme les Italiens le disent eux-mêmes, et ils n’hésitent pas à s’endetter pour acheter des Suv et des berlines station wagon dont la consommation d’hydrocarbure est très élevée. Lorsque l’on jouit chaque jour de l’extension et la capillarité du réseau parisien, il est difficile d’imaginer la réalité du réseau de la capitale économique italienne. Le réseau du métro est insuffisant (trois lignes), même s’il est en partie compensé par l’ancien réseau des tramways. Les vieux trams, très étroits, avec leurs bancs lustrés par l’usage et le temps, sont un symbole identitaire fort pour les milanais. Ce réseau est perçu comme un héritage austro-hongrois dans la mesure où ce moyen de transport collectif s’est surtout développé et perpétué dans les villes d’Europe centrale. Les trains de banlieue ne sont pas suffisamment nombreux et leurs horaires sont souvent aléatoires. Les travailleurs qui chaque jour passent plusieurs heures dans les transports sont perpétuellement au bord de la crise de nerfs et ne cessent d’alerter, en vain, les représentants des collectivités territoriales. La cohérence du réseau des transports publics à l’échelle de la Région ne semble pas faire l’objet d’études. On préfère élargir les autoroutes qui enserrent Milan. Malgré cela, les engorgements sont constants. En cas, d’intempéries, les cadres préfèrent réserver des chambres dans les hôtels qui bordent les artères ; ils savent que ce soir, le mauvais temps les empêchera de regagner leurs foyers dans les provinces environnantes. Demain, ils repartiront directement au bureau. Les plus malins, se sont déjà équipés de lit de camp et dormiront sur place. Les élus de la Ligue du Nord exploite la grogne sans vraiment chercher de solutions. Récemment, le député Matteo Salvini de la Ligue du Nord a proposé à l’Atm de réserver des places aux milanais sur les transports publics du réseau urbain. Selon lui, «qui prend le bus, le métro ou le tram, préfèrerait souvent se trouver ailleurs compte tenu de la mauvaise éducation, de l’arrogance et de la violence à laquelle il doit faire face tous les jours à cause surtout des étrangers et des clandestins». Il propose même de réserver des rames pour les femmes italiennes et étrangères qui ont renoncé à prendre les transports en commun à cause des attouchements qu’elles y subiraient (7mai 2009, Sky tv 24). Les mesures ségrégationnistes avancées par cet élu de la Ligue du Nord évoquent un racisme que l’on pensait pourtant définitivement révolus depuis l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Le corps humain est un symbole de la société comme nous l’enseigne l’anthropologue britannique Mary Douglas dans son ouvrage classique De la souillure, “la saleté est attribuée aux étrangers qui s’attaquent aux points faibles de la structure” (p.131)

Razzismo a Brescia, distribuiti guanti ai passeggeri che salgono sul bus dei migranti

L’iniziativa proposta da un’agenzia pubblicitaria e promossa dal Comune. «Utile contro i rischi di contagio»

Paolo Persichetti
Liberazione 6 luglio 2010

E’ un vero e proprio guanto di sfida quello che l’amministrazione comunale di Brescia ha deciso di lanciare sui mezzi pubblici cittadini. Un guanto – spiegano l’assessore ai Trasporti, Nicola Orto, e il presidente di Brescia trasporti, Andrea Gervasi – per proteggersi dal contatto diretto con i sostegni e i corrimano presenti negli autobus, sui quali salgono ogni giorno decine di migliaia di persone e tra queste, l’allusione è evidente, tanti stranieri e immigrati. 
La parola d’ordine è dunque protezione, timore, paura da qualsiasi contatto con estranei, con l’altro, con l’umanità in genere, soprattutto se dolente. Più che da un’assessorato alla Mobilità (termine che dovrebbe rimare con mescolanza, contaminazione), l’iniziativa sembra venire dall’assessorato alla Paranoia. Nessuna ragione d’igiene pubblica giustifica una simile iniziativa. Non vi sono epidemie o pandemie da contatto in giro, c’è invece un virus ideologico di stampo razzista che cerca le vie più perfide per insinuarsi, camuffandosi anche sotto le giustificazioni più grottesche. 
Se è pericoloso attaccarsi alle maniglie degli autobus, figuratevi quanto può esser contagioso manipolare il denaro che passa per mano (poche e sempre le stesse, a dire il vero). Se la logica è questa perché non premunirsi anche di fronte alla cartamoneta con un bel profilattico per dita da ritirare in banca? Pecunia non olet, il denaro non puzza e nemmeno contagia. Il contagio segue altre strade, è risaputo, sale sulla linea 3, l’autobus che dalla Badia taglia Brescia passando per quartieri ad alta densità popolare e arriva a Rezzato, comune dell’hinterland. Guarda caso uno dei mezzi pubblici più utilizzati dalla popolazione immigrata. Il rischio di contagio segue dunque le vie dell’odio sociale contro i più svantaggiati. Il progetto è ancora in fase sperimentale, per un mese accanto alla macchinetta obliteratrice ci sarà anche un contenitore metallico che dispensa gratuitamente i guanti. Se gli utenti mostreranno il loro gradimento verrà esteso sull’intera rete cittadina. Oltre ad offrire «maggiori opportunità in termini d’igiene», spiegano i promotori dell’iniziativa, l’uso del guanto rappresenta anche un innovativo mezzo di «comunicazione esterna dall’alto grado di scambio e condivisione di messaggi pubblicitari».
Indossato come un preservativo amanuense, il guanto verrebbe utilizzato anche per dialogare direttamente con i cittadini e veicolare pubblicità per le aziende interessate. Sulla sua superficie ogni giorno appariranno le notizie e gli annunci più svariati. 
L’obiettivo principale – scrivono gli ideatori del prodotto, denominato Ufo, ovvero alcuni docenti e studenti di Machina Lonati fashion, un istituto di design bresciano, insieme all’Accademia di Belle Arti di Santagiulia – «è quello di assicurare una diffusione omogenea e coerente dell’immagine aziendale, attraverso la divulgazione della propria attività, dei propri servizi, delle proprie policy, eventi culturali. Ciò al fine di rafforzare la credibilità dell’azienda stessa alla quale viene conferita maggiore trasparenza e visibilità». Su una cosa i designers hanno ragione, il guanto è «una nuova forma di comunicazione diretta al cittadino, in quanto da la possibilità di poterla portare appresso». Diffonde razzismo sublimale, banalizza i sentimenti più torvi dell’animo umano. Ma restino tranquille le anime belle, il profilattico palmare non inquina, «è ecologico, realizzato con materiale biodegradabile al 100% per il massimo rispetto dell’ambiente». 
Davvero interessante questa nuova concezione dell’ecologia che considera scorie della natura la parte di umanità costretta a migrare. C’è chi sostiene che negli anni 80 il design è servito a dare forma plastica al vuoto pneumatico di pensiero causato dalla dalla fine delle ideologie. A Brescia il design fa un passo avanti, non da più senso al vuoto dandogli forma, rende invece sinuose ruvide ideologie irte d’odio. Si fa cosmesi del disprezzo.

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Racisme dans la ville de Brescia. Des gants pour les passagers qui utilsent le bus des immigrés

«Bien utile contre les risques de contagion». Une initiative conçue par une agence publicitaire et promue par la Mairie

Paolo Persichetti
Liberazione
, 6 juillet 2010, Rome

C’est un véritable gant de défi que l’administration communale a lancé aux transports publics de la ville de Brescia. Un gant – expliquent Nicola Orto, le Conseiller communal chargé des transports, et Andrea Gervasi, le Président de Brescia Transport – pour se protéger du contact direct avec les barres d’appui et les manettes présentes dans les bus sur lesquels montent chaque jour des milliers de personnes parmi lesquelles, l’allusion est évidente, beaucoup d’étrangers et d’immigrés. Les mots d’ordre sont donc protection, crainte, peur du contact quel qu’il soit, avec les étrangers, les autres, avec l’humanité en tant que telle, surtout  souffrante. Plus que d’un Bureau de la Mobilité (intitulé qui devrait rimer avec mixité, contamination), l’initiative semble provenir du Bureau de la Paranoïa. Aucune raison d’hygiène publique ne saurait justifier une telle mesure. Il n’y a aucune épidémie ou pandémie de contact dans l’air, en revanche il y a un virus idéologique de type raciste qui cherche les voies les plus perfides pour s’insinuer en se camouflant au prix des justifications les plus grotesques. S’il est dangereux de s’accrocher aux barres des autobus, figurez-vous combien il peut être contagieux de manipuler l’argent qui passe de mains en mains (en vérité, en nombre limité et toujours les mêmes). Si la logique c’est celle-ci, pourquoi ne pas se prémunir aussi des billets de banques avec un beau dispositif prophylactique pour des doigts que l’on retirerait à la banque? Pecunia non olet, l’argent ne pue pas et il n’est pas non plus contagieux. La contagion suit d’autre voie, c’est bien connu, elle prend la ligne 3, c’est-à-dire l’autobus qui part de la Badia et traverse Brescia en passant par les quartiers à forte densité populaire pour arriver à Rezzato, une commune en périphérie. Comme par hasard, il s’agit de l’un des moyens de transport les plus utilisé par la population immigrée. Le risque de contagion suit donc les voies de la haine sociale à l’égard des plus désavantagés. Le projet est encore dans sa phase expérimentale: pendant un mois, à côté des machines à oblitérer, les usagers trouveront  un distributeur métallique qui dispensera gratuitement des gants; s’ils manifestent leur satisfaction, le dispositif sera étendu à tout le réseau urbain. Outre le fait d’offrir «de majeurs opportunités en terme de santé publique», expliquent les promoteurs de l’initiative, l’usage du gant représente également un nouveau «moyen de communication externe à haut degré d’échange et de partage de messages publicitaires». Porté comme un préservatif à mains, ce gant serait également utilisé pour dialoguer directement avec les citoyens et véhiculerait les annonces publicitaires des établissements intéressés. Sur cette surface apparaîtrait chaque jour des informations et des annonces variées. L’objectif principal – avancé par les concepteurs de ce produit baptisé Ovni, quelques enseignants et étudiants du Machina Lonati Fashion, un institut de design de Brescia lié aux Beaux Arts de Santagiulia – «serait de d’assurer une diffusion homogène et cohérente de l’image de l’entreprise à travers la publicisation de son activité, de ses services, de ses orientations et d’évènements culturels. Ceci afin de renforcer la crédibilité de l’entreprise elle-même, laquelle en retirera un surcroît de transparence et de visibilité». Sur un point, les designers ont raison, le gant est une «nouvelle forme de communication directe avec les citoyens, dans la mesure où il est possible de la porter directement sur soi». Il diffuse un racisme subliminal, banalise les sentiments les plus troubles de l’être humain. Mais que les belles âmes se rassurent, le préservatif à mains ne pollue pas, «il est écologique, réalisé dans un matériau 100 % biodégradable pour le plus grand respect de l’environnement ». Vraiment très intéressante cette nouvelle conception de l’écologie qui voit les personnes contraintes d’émigrer comme des scorie de la nature. Certains soutiennent que dans les années 1980 le design aura donné une forme plastique au vide pneumatique engendré par la mort des idéologies. À Brescia, le design fait un pas en avant, il ne donne plus sens au vide en lui donnant forme, au contraire, il diffuse de manière sinueuse des idéologies grossières chargées de haine. Il maquille le rejet.

Pagliuzze, travi ed eroi

Risposta a Severino Cesari, direttore editoriale di Einaudi-Stile libero (cioè Mondadori, casa editrice di Roberto Saviano)

Alessandro Dal Lago
il manifesto 17 giugno 2010

Severino Cesari («Non prendiamocela con una fiaccola nel buio», il manifesto 11 giugno) entra nel merito del mio «pamphlet» sul fenomeno Gomorra-Saviano) e lo stronca in base ai miei errori fattuali. In sostanza, avrei riportato cose che Saviano, in Gomorra e altri testi, non dice. Da qui, evidentemente, l’infondatezza di quanto scrivo. Come è detto in una delle amabili e-mail non firmate che ho ricevuto (e che ovviamente conservo gelosamente), le mie sarebbero tutte «stupide fandonie», ecc..
Si rassicurino tutti i lettori indignati: non ho alcun problema a confessare i miei delitti cartacei. Eccone alcuni. Come Cesari mi rimprovera, è verissimo che, laddove Saviano scrive «stivaletti», io cito «stivali». Chiedo venia. Vuol dire che un giorno o l’altro, se Cesari vorrà, in un pubblico dibattito discuteremo sulla classe logica degli oggetti «calzature». Uno «stivaletto» appartiene alla classe «stivali», come io malignamente faccio intendere, o «scarpe sportive», come ritiene Cesari sulla scorta di Saviano? Il dibattito sarà senz’altro appassionante. Secondo Cesari, inoltre, ho citato affermazioni di Saviano, riportate da un giornalista, in occasione di una «manifestazione anticamorra», e avrei dovuto citare «una trasmissione televisiva». Mi dichiaro touché, dottor Cesari. Se mai il mio libretto avrà una riedizione, correggerò con «dichiarazioni anti-camorra durante una trasmissione televisiva». È soddisfatto? Lei dice anche che io attribuisco a Saviano la parola «olocausto», a proposito dei morti di camorra, mentre invece è nel titolo di un articolo a firma Dario Del Porto. Qui, temo, è lei a essere un po’ frettoloso. Infatti, io cito esattamente l’articolo in questione, con tanto di nome del giornalista (Eroi di carta, p. 25, nota 11).
Mi fermo qui, perché a me le contro-critiche di Cesari sembrano solo considerazioni notarili, allo scopo evidente di emarginare i miei argomenti, evidentemente imbarazzanti. «Perché guardi la pagliuzza che è nell’occhio del tuo fratello, e non t’accorgi della trave che è nel tuo? Come puoi dire al tuo fratello: permetti che tolga la pagliuzza che è nel tuo occhio, e tu non vedi la trave che è nel tuo?». Così recita un noto passo del Vangelo, che mi sembra assai pertinente in queste discussioni, e non su stivali o stivaletti, note a pié di pagina, titoli fraintesi e qualsiasi altra «fandonia», ma sul senso di Gomorra e dei suoi effetti, sulla straordinaria figura pubblica del suo autore, su gran parte dei media che ne assumono la difesa preventiva e censoria contro chicchessia e, di conseguenza, sulla cultura politica e letteraria del nostro paese. Lei su tutto questo, caro Cesari, non ha detto proprio nulla. E voglio aggiungere, prima di passare a una cosa molto più seria, che io offro ai miei lettori citazioni assai estese degli scritti di Roberto Saviano e numerosi esempi del suo stile (che io ritengo mediocre, a torto o ragione, ma su cui lei glissa). Cito anche brani di interviste a Saviano, ma sì, che fino a prova (o smentita) contraria sono strumenti legittimi di lavoro per un critico. Almeno per uno, come me, che interpreta quello che legge, bene o male che sia, e lo cita, ciò che il Saviano «indagatore» del crimine organizzato non fa, almeno in Gomorra.
A proposito di pagliuzze, travi, «fandonie», interpretazioni, invenzioni e documentazioni, che mi dice della pagina iniziale di Gomorra, in cui si parla del famoso caso dei «cinesi che non muoiono mai»? Lei sa bene che l’incipit di un romanzo (o qualsiasi altra cosa sia Gomorra) è decisivo per creare la Stimmung, e cioè l’atmosfera emotiva, di un libro e quindi la sua verità presso i lettori. Ora, lei dovrebbe sapere che sia in un libro-inchiesta sui cinesi in Italia (da me citato, in Eroi di carta, p. 69, n.47), sia nel sito delle Associazioni dei cinesi in Italia (idem), la storia dei cinesi è stata giudicata semplicemente una leggenda metropolitana. E questo, per di più, in un paese in cui l’immagine degli stranieri non è esattamente rosea…
Io mi limito a ribadire: se Gomorra è un testo d’invenzione letteraria, lo giudicheremo – liberamente – in base al suo stile. Ma se è un testo che pretende di dire la «verità» fattuale o morale su Napoli, il crimine, la camorra ecc., la storia dei cinesi getta un’ombra lunga sulla sua «verità». E quindi mi aspetto, prima o poi, delle risposte, magari da lei, sulle domande tipiche del buon giornalismo d’inchiesta: «chi», «quando», «dove»? Ecco il problema dell’ambiguità della narrazione in Gomorra, se uno ha letto veramente quello che ho scritto.
Lei, dottor Cesari, è nel suo pieno diritto di ignorare gli argomenti sostanziali di Eroi di carta ed estrarre le pagliuzze dai miei occhi. Ma io sono nel mio, quando confermo che nel saggio si discute soprattutto del rapporto tra un testo e l’apparato retorico, editoriale e mediale che l’ha fatto proprio. Ma vi si discute anche della povertà di idee della sinistra italiana e, naturalmente, di letteratura. Per inciso, solo i moralisti da prima pagina (che esistono solo in Italia) possono aver frainteso il titolo del mio saggio per un insulto a Saviano, mentre è il rimando alla mia riflessione sul significato dell’eroismo in una cultura governata dai media (in cui rientrano, appunto, anche i bestseller «letterari»).
Questa polemica, così come si è sviluppata, è durata abbastanza. È partita dall’ingenua esecrazione di chi ha ordinato di non leggermi, con l’evidente effetto opposto. E anche la sua «lettura», dottor Cesari, non aggiunge molto: è la comprensibile (ma solo in Italia) stroncatura, da parte di un editore, di chi critica un proprio autore. Ma, al di là delle polemiche, il caso Gomorra-Saviano, in termini mediali, resta di grande interesse e invita a ulteriori ricerche e riflessioni. Perché non si tratta tanto di «una fiaccola nel buio», come è titolato il suo pezzo contro di me, quanto di un faro abbacinante che illumina non tanto la «realtà» della camorra, quanto il paese culturale e mediale in cui viviamo.

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Di Pietro interrogato a Perugia, sospetti su due appartamenti

L’ex pm se la prende con gli organi d’informazione, «basta finanziamenti pubblici»

Paolo Persichetti
Liberazione 8 giugno 2010

Antonio Di Pietro sarà ascoltato oggi dai magistrati di Perugia che indagano sulla lista Anemone, il lungo elenco di appartamenti “regalati” e lavori di ristrutturazione realizzati, si sospetta, in cambio di favori e appoggi per l’aggiudicazione di appalti e opere pubbliche. Nel corso del suo ultimo interrogatorio l’architetto Angelo Zampolini, che agiva per conto dell’imprenditore Diego Anemone e del super dirigente dei lavori pubblici Angelo Balducci, le due figure centrali di quella che gli inquirenti descrivono come una ramificata rete affaristica sorretta da un sistema «gelatinoso» di relazioni corrotte, ha chiamato in causa anche il grande fustigatore di Tangentopoli. Non è la prima volta che Di Pietro viene a trovarsi nei panni di Danton piuttosto che in quelli di Robespierre.Una figura, quella del capo girondino, che calza molto meglio alla sua biografia politica, ma poiché in Italia ad attaccare Di Pietro è quasi unicamente la stampa berlusconiana, l’ex pm viene di preferenza iscritto tra gli epigoni del giacobinismo. Al centro di scottanti inchieste già prima che lasciasse la magistratura, il fondatore dell’Idv è sempre uscito penalmente indenne dalle indagini e dai processi. Il che non vuol dire che non sussistano nei suoi confronti ben più gravi responsabilità o ambiguità morali e politiche. La vecchia immagine illibata di cavaliere senza macchia e senza colpa è ormai logora da tempo. Troppe coincidenze, troppe amicizie impresentabili, come i primi imputati delle sue inchieste. Tutti suoi ex compagni di merende, dal suo ex avvocato Lucibello, al finanziere Pacini Battaglia, a Paolo Pillitteri, cognato di Craxi e sindaco di Milano, a Giancarlo Gorrini (quello della Mercedes ceduta per pochi spiccioli), senza dimenticare Eleuterio Rea (comandante dei vigili urbani milanesi), fino all’imprenditore Antonio D’Adamo. E poi, in tempi più recenti, la scelta d’imbarcare gente come Sergio De Gregorio e Nello Formisano. E ancora, i finanziamenti pubblici intascati dall’associazione di famiglia per l’acquisto di un discreto impero immobiliare, la frequentazione con il responsabile italiano della Kroll, l’agenzia di sicurezza di Wall Street. Preistoria per un Paese e soprattutto una sinistra depressa che, avvinta dalla propria sindrome autoconsolatoria, seleziona tutto ciò che potrebbe disturbare la sua ipocrita memoria. Stavolta però qualcosa sembra essere cambiata. Di Pietro ha stancato anche i suoi fans, nell’Idv cresce il malessere. Di fronte alla delusione di tanti suoi elettori e seguaci, e alle ambizioni di notabili di vecchia scuola democristiana e voltagabbana, alcuni provenienti dalle stesse file di Rifondazione e Sinistra e libertà, scappati come topi che lasciano precipitosamente il vascello che affonda per approdare su lidi più sicuri e soprattutto in grado di garantire posti da eletti, il leader indiscusso anche nell’ultimo recente congresso comincia a vacillare. Oggi davanti ai giudici dovrà dare delle spiegazioni, uscire dalle reticenze, dai silenzi e dai giochi di prestigio con i quali, per esempio, lo scorso 17 maggio davanti ai pm di Firenze che indagano su un altro filone dell’inchiesta sulle grandi opere, si autodefinì «teste d’accusa», persona che aveva spontaneamente scelto di mettere a disposizione degli ex colleghi la sua esperienza investigativa. Non era vero. I magistrati l’avevano convocato in qualità di “persona informata dei fatti”, una formula molto ambigua di cui gli inquirenti abusano troppo spesso. E’ nella stessa veste che oggi dovrà fornire chiarimenti sulle affermazioni di Zampolini. Secondo le dichiarazioni dell’architetto inquisito, Di Pietro avrebbe ricevuto da Angelo Balducci la disponibilità di due appartamenti situati nel centro di Roma e di proprietà dell’istituto religioso Propaganda fide. Uno, vicino piazza di Spagna, utilizzato dall’Idv, e l’altro vicino al Quirinale, inizialmente messo a disposizione di sua figlia ma poi finito alla tesoriera del movimento. In effetti risulta che l’appartamento in via della Vite venne affittato alla società editrice Mediterranea srl che in passato pubblicava anche la rivista del partito. Quanto all’appartamento di via dei Quattro venti, è tuttora in affitto alla tesoriera, e parlamentare dell’idv, Silvana Mura che ha però dichiarato di pagare un regolare affitto. Zampolini ha anche detto che quando Di Pietro divenne ministro dei Lavori pubblici, Balducci decise di abbandonare il ministero per sottrarsi alle incessanti pressioni dell’ex pm che voleva essere introdotto negli ambienti vaticani. Versione diametralmente opposta a quella raccontata da Di Pietro che si è sempre fatto vanto di aver cacciato i membri della “cricca”. Zampolini ha aggiunto dell’altro. La ferma opposizione del leader populista contro le grandi opere per i 150 anni dell’Unità d’Italia sarebbe improvvisamente venuta meno solo quando tra i progetti venne inserito l’Auditorium di Isernia. Appalto che in corso d’opera ha visto paurosamente lievitare i costi. Corruzione o clientelismo politico (il Molise è terra d’elezione di Di Pietro)? Quale che sia la verità, ce n’è abbastanza per riconoscere che il dipietrismo puzza da lontano e con lui i suoi fanatici incensatori, da Santoro a Travaglio. Indispettito da tanta informazione su queste vicende, (anche il Corriere della sera ha cominciato ad attaccarlo) Di Pietro se l’è presa con i finanziamenti pubblici all’informazione. Sembrava di sentire Berlusconi.

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Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
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Nella lista di Anemone l’intero establishment: lavori o favori?
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Populismo penale

Saviano, l’idolo infranto

Daniele Sepe
il manifesto 6 Giugno 2010


Ma cosa è successo alla sinistra radicale in Italia? Sono io che ho perso la bussola o sono altri che si sono dimenticati per strada un poco di concetti che ci accompagnavano nell’analisi della società? Ad esempio la magistratura, le forze dell’ordine, l’apparato repressivo dello Stato sono oggi nostri alleati nella lotta contro il Capitale? Io ricordavo altre cose. Ma la legalità, le leggi cosa sono se non un sistema di regole che serve a proteggere il più forte dal più debole? Non sono promulgate dallo stesso Stato che l’istante dopo accusiamo di essere classista, liberticida, guerrafondaio e repressivo? No, sembra da quello che sto leggendo oggi che sono io che mi sbaglio. In realtà noi viviamo in una democrazia perfettamente compiuta nella quale chi è nato figlio di un muratore a Casal di Principe e il figlio di Briatore e Gregoraci hanno perfettamente le stesse prospettive: entrambi se capaci si potranno fare strada nel lungo cammino della vita. Noi viviamo in un sistema economico capitanato da gente di cui a volte conosciamo i volti e altre no, ma che si fonda sul consumo. Possedere è essere felici. E questo bisogno di consumare, soprattutto in un momento di crisi come questo, viene cullato, coccolato, alimentato da tutto quello che è la cultura dominante oggi, dai media in primo luogo. Non hai il Suv? Sei un reietto. Non vesti firmato? Non ti fidanzerai. Non sei stato in crociera quest’estate? Sei un fallito. Vendere e ancora vendere. Ma non è che tutti si possano permettere, in maniera «perfettamente legale» di vivere come Veronica Lario, idolo di sinitrorsi perché in conflitto divorzistico col padrone d’Italia per eccellenza, il Signore del Male. E allora c’è della gente selvaggia, una feccia canagliesca che pretende oggi, con una violenza che appartiene ad un’altra epoca, l’epica era del baronaggio e della imprenditoria pioniera e aggressiva degli esordi, non solo di limitarsi a taglieggiare il piccolo commerciante o imporre il prezzo del lavoro di un giorno ad un immigrato in un campo di pomodori, ma addirittura di sedere nei lindi consigli di amministrazione. Ma per noi comunisti una volta questi signori non erano criminali alla stessa maniera? Non sono per noi le due facce della stessa medaglia? Come diceva Brecht «è più grave l’effrazione di una banca o la fondazione di una banca?». Ecco, la nostra bussola culturale, politica, oggi è ancora Brecht o è diventata Roberto Saviano? Chaplin diceva che il crimine paga solo alla grande. Infatti. Io nelle parole e gli scritti di Saviano non ho mai trovato queste sottili distinzioni. Mentre si rivolge in maniera educata e deferente al nostro Presidente del Consiglio, suo editore, con una «preghiera», ai tempi della legge sul processo brave, tuona contro le belve assetate di sangue sedute dietro una sbarra al processo «Spartacus». Sarà, ma io trovo il capitalismo italiano e i boss camorristici tragicamente simili. E non per dire, ma un Marchionne che chiude Termini Imerese (quando Fiat ha ricevuto contributi statali e europei per decenni) buttando sulla strada migliaia di famiglie sta aiutando chi e cosa, se non chi poi può andare a proporre un lavoro certamente un po’ più pericoloso, ma infinitamente più redditizio di un salario da operaio, a un giovane siciliano? Fa bene alla coscienza pensare che leggere un romanzo sulla camorra o gridare ’siamo tutti Saviano’ può fare paura a gente sanguinaria in perfetta collusione con buona parte di quello Stato che dovrebbe combatterli, invece secondo il mio modesto parere se ne strabatte. Comanda il denaro. E un libro è un libro. Una canzone è una canzone. Un film è un film. Ma poi la ricetta a tutto questo proliferare di organizzazioni criminali quale sarebbe? Per noi «sinistri radicali» nel 2010 è diventata l’indagine di Polizia, il processo e il carcere? Ma perché, messo dentro a vita uno Schiavone e i suoi compagni, non ci sarà qualcun altro a prenderne il posto? Se le condizioni sociali e politiche non cambiano ce ne saranno altri cento. E’ ovvio che non può essere il bastone la nostra e la loro liberazione. E soprattutto sarei io e il mio pensiero la stampella della criminalità organizzata? Scusatemi, io auguro a Saviano di vivere centanni e godersi quello che si è guadagnato. Ma lasciatemi per centanni la possibilità a me e ad altri pochi «deficienti invidiosi» di ragionare da comunista e di poterlo scrivere. Nel caso contrario, visto che la gogna è gia partita, la solidarietà della sinistra radicale voglio sperare che arrivi a me. Se no vuol dire che ho buttato via una vita di lotta militante per niente.

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Ma dove vuole portarci Saviano?
Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”
Attenti, Saviano è di destra. Criticarlo serve alla sinistra
Populismo penale
Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Pagliuzze, travi ed eroi

Il diritto di criticare l’icona Saviano

Alessandro Dal Lago
il manifesto 3 giugno 2010


Non ho intenzione di difendermi dalle «critiche» per il mio libretto sul caso Gomorra-Saviano (anche perché si tratta, per lo più, non di critiche ma di esecrazioni e «vade retro»). Se si è interessati alla questione, mi si può leggere e giudicare di conseguenza. Intervengo invece sull’accusa di dissacrazione che alcuni (per esempio Violante e Flores d’Arcais) mi hanno gettato addosso, visibilmente senza aver letto il testo e, nel caso di Flores, incitando il pubblico a non leggerlo. Qui, come in altri casi (penso a Sofri) non c’è solo un appello alla censura preventiva (mi si critica non per quello che dico ma perché lo dico).
Appare anche un modo di pensare mitologico e autoritario, e quindi sostanzialmente papalino, il che fa specie in persone (parlo di Sofri e Flores) che passano per campioni della libertà di parola e del laicismo. È questa la cultura capace di opporsi a Berlusconi? Per Violante, il mio è un tipico caso di sinistra «iconoclasta». Ne deduco che per lui la sinistra deve adorare le icone. E non diversamente pensa Flores, quando invita a manifestare contro Berlusconi o a darsi al sesso o ad altre attività ricreative, piuttosto che leggermi quando critico Saviano. Insomma, guai a entrare nel merito di quello che Saviano scrive. E soprattutto, guai a interrogarci sul significato politico dell’identificazione di una parte consistente della sinistra nella sua figura e nella sua opera. È semplicemente quanto ho tentato di fare nel mio libro a tre livelli, narrativo, mediale e sociologico (tra parentesi, occuparmi di queste cose è esattamente il mio mestiere, diversamente da quanto Flores, che pure mi conosce da quasi trent’anni, fa credere ai lettori del Fatto quotidiano). Livello narrativo: ho analizzato la «verità» di Gomorra in base al testo e a nient’altro, ignorando qualsiasi pettegolezzo sulle sue fonti, ma portando alla luce il carattere tecnicamente auto-referenziale della narrazione («ci sono stato e ho visto, e quindi dico la verità»); livello mediale: ho discusso la costruzione, in buona parte dei media, dell’eroismo di Saviano, mostrando anche come lo scrittore, nei suoi interventi successivi a Gomorra, abbia in qualche modo fatto proprio il ruolo che gli veniva cucito addosso; livello sociologico (e se vogliamo, politico): che significa il processo di iconizzazione dello scrittore nella sfera pubblica del nostro paese? L’ultimo punto mi sembra decisivo e integra i primi due. La trasformazione di Saviano, a sinistra, in icona del bene contro il male (rappresentato dal crimine organizzato) sposta il conflitto politico in una dimensione morale e moralistica fondamentalmente diversiva e consolatoria. Una dimensione illusoria, in cui – ma questa è solo un’ipotesi – molti scaricano le frustrazioni di una sinistra che in buona parte non è più rappresentata, oppure è impotente di fronte al trionfo della destra. Il fatto interessante è che la categoria dell’eroismo è storicamente appannaggio della destra romantica (penso a Evola), e questo spiega la fortuna di Saviano tra i seguaci di Fini (si veda la fondazione Farefuturo e che cosa pensa di me). Di conseguenza, la classica accusa zdanoviana che mi rivolgono Sofri e Flores («a chi giova?») è risibile, un altro aspetto della loro reazione censoria.
Come si conviene a qualcuno che, volente o nolente, è stato trasformato in icona dell’eroismo, molto spesso le posizioni di Saviano su questioni di interesse pubblico sono unanimiste e apolitiche, e cioè buone per tutti (anche se nel libretto riconosco che talvolta prende posizione contro le derive più clamorose dell’attuale regime in materia di conflitto di interessi). Sostenere che la recente lotta degli studenti contro la distruzione della scuola e dell’università pubblica conta ben poco di fronte al crimine organizzato o ridurre la morte dei soldati in Afghanistan alla questione dei poveri ragazzi del sud che non hanno alternative, senza dire nulla del significato della guerra e dell’implicazione dell’Italia, è qualcosa che non si può passare sotto silenzio. Nessuno chiede a Saviano di occuparsi di questi problemi. Ma se ne scrive o ne parla, naturalmente è criticabile, come chiunque altro. Io trovo grottesco che qualcuno liquidi tutto questo, e cioè la critica di quello che Saviano dice, in termini di «invidia»: è come sostenere che se un critico cinematografico parla male di un film, è perché invidia il regista. Ma dietro tutte queste reazioni, volta per volta isteriche o moraliste, si profila un enorme problema politico: l’impotenza evidente di un’idea di alternativa basata quasi esclusivamente sull’opposizione all’anomalia Berlusconi, e non al blocco di interessi (e valori e simboli) che il cavaliere sintetizza. Di fatto, precari e pensionati, studenti e lavoratori, insegnanti e tutte le altre figure socialmente deboli (per non parlare di marginali, esclusi e stranieri) sono sostanzialmente soli sulla scena politica, in balia di questa destra. E, come le elezioni dimostrano, la mancanza di rappresentanza porta anche quote importanti di elettori di sinistra a votare per gli altri (un classico sintomo di un sistema sociale e politico in preda al populismo). La destra fa politica di classe, eccome, l’opposizione no. E questo è anche un effetto dello spostamento del conflitto in chiave simbolico-morale (e, sì, giustizialista), come dimostra l’ossessione unanime per la legalità. Ecco allora che il conflitto è evacuato, che tutto (dalla questione del lavoro all’ignobile condizione delle nostre carceri o al razzismo imperante) viene minimizzato o comunque messo in secondo piano. Ed è inevitabile se, in nome della legalità, ci mettiamo a priori dalla parte dell’ordine, politico o simbolico che sia.  Di questo, ovviamente, a Saviano non imputo una particolare responsabilità, anche se lo critico, in base ai suoi scritti, per aver contribuito ampiamente alla retorica dell’eroismo. Ma forse i suoi seguaci a priori e a prescindere, le vestali della pubblica indignazione che pontificano dalle tribune mediali, non sono proprio innocenti della spoliticizzazione di cui parlo sopra. E pensando proprio a loro, mi chiedo chi rispetti di più, in ultima analisi, lo scrittore perseguitato dalla camorra: chi lo prende sul serio, discutendolo anche polemicamente, o chi si genuflette davanti alla sua icona.

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La libertà negata di criticare Saviano

Eroi di carta

Marco Bascetta
il manifesto 30 maggio 2010

 

Idee di scorta

Perché manifestolibri ha voluto pubblicare una decisa analisi critica (seria, rigorosa e diffusamente argomentata, come da più parti è stato riconosciuto) di Gomorra e di numerose, successive prese di posizione pubbliche del suo autore, Roberto Saviano? Ci sono diverse ragioni. La prima può essere messa in chiaro dal passo di un articolo che attacca furiosamente Eroi di carta, il libro di Alessandro Dal Lago edito da manifestolibri, pubblicato sul periodico della fondazione finiana Farefuturo: «Un paese che non ha bisogno di eroi è un paese che non ha esempi da seguire, che rinuncia a guardare il futuro con la speranza del cambiamento…». Da un siffatto «futuro», carico di richiami arcaici e inquietanti modelli, volentieri ci teniamo alla larga. È la discussione democratica, il confronto tra posizioni diverse, l’esercizio dello spirito critico e non l’emulazione di santi, martiri ed eroi a fare crescere una collettività. E, forse suo malgrado, Saviano è stato risucchiato proprio in questo genere di tristi retoriche che non vorremmo veder tornare a prevalere. È vero e molto rilevante il fatto che Roberto Saviano sia minacciato, esposto, in una pesante condizione di rischio. Questo dovrebbe spingere a proteggerlo, a cercare di assicurare rapidamente alla giustizia coloro che lo minacciano, a bandire i politici che si avvalgono dell’appoggio delle mafie. Ma non è in nessun modo un argomento che renda indiscutibili le sue «verità», inconfutabili le sue affermazioni, incontestabile la sua interpretazione del fenomeno camorra, sublime la sua scrittura. Certamente Berlusconi e l’ineffabile Fede hanno attaccato Saviano piuttosto volgarmente (con argomenti, precisa la stampa di destra, del tutto diversi da quelli del sovversivo Dal Lago), quando l’arbitrio e le opportunità del momento hanno suggerito loro di farlo, come in passato gli avevano suggerito di apprezzare lo scrittore campano e in futuro potranno tornare a suggerirglielo. Dobbiamo allora subordinare le nostre riflessioni e i tempi della loro espressione alle mutevoli esternazioni del cavaliere e della sua corte? E, del resto, quanti danni ha fatto la logica secondo cui «il nemico del mio nemico è mio amico»? Anche Adriano Sofri non dovrebbe averlo dimenticato. Ricorderà, spero, gli «amici» assai poco presentabili scelti da certo antiamericanismo. Se dovesse essere questo, come purtroppo sembra, uno dei principi dell’antiberlusconismo odierno (da Di Pietro a Murdoch?) lo considererei una grave iattura, per non dire di peggio. E, tuttavia, non si può negare che Saviano abbia meritevolmente attirato l’attenzione di una vasta opinione pubblica sulla criminalità organizzata in Campania. Ma si potrà pur ritenere, argomentandolo, che lo abbia fatto in forme spesso discutibili e che il mito che gli si è costruito intorno abbia indotto più a una sorta di innocua tifoseria (come dimostrano molte reazioni alle critiche di Dal Lago, emotive e del tutto ignare delle sue motivazioni) che all’impegno politico e sociale o alla comprensione di una realtà complessa e contraddittoria come quella meridionale. Come avranno letto Gomorra dalle parti della Lega? È lecito discuterne? Manifestolibri pensa di sì. È abbastanza evidente che la questione vada ben oltre il caso di Gomorra e del suo autore. Ma, allora, ci si chiederà, perché prendersela proprio con Saviano, viste le numerose controindicazioni? Perché ciò che si è raggrumato intorno alla sua figura è l’esempio più vivido, e al tempo stesso più scomodo, di mito che si sostituisce al ragionamento, di predicazione che prende il posto dell’analisi, di moda che subentra alla convinzione, in un paese in cui tutto ciò che non avviene sotto i riflettori, o nel regno delle alte tirature, semplicemente non esiste, e tutto ciò che da questi è invece illuminato assume i tratti incontestabili della verità e dell’oggettività, di un ordine invalicabile del discorso. In un paese in cui il darsi sulla voce nei talk show è diventato la quintessenza dell’agire comunicativo e l’esercizio della critica impiegando strumenti culturali non banali, una colpevole perdita di tempo. Così, almeno, sembra pensarla Paolo Flores d’Arcais che tuttavia ha inspiegabilmente sottratto una frazione (speriamo limitata) del suo prezioso tempo per mettere all’indice (quello dei libri proibiti) su tre colonne del Fatto quotidiano un libro che non ha letto e non intende leggere. Si possono condividere (e io personalmente le condivido), smontare o respingere le critiche che Dal Lago rivolge all’epopea di Gomorra, ma non censurarle o relegarle nella categoria, che a sinistra non dovrebbe avere cittadinanza, della bestemmia. Sono, alla fine, proprio queste reazioni, le quali rivelano una «sinistra» impregnata della retorica degli exempla virtutis, sempre più disposta a sacrificare la comprensione delle radici (legalissime e beneducate) dell’ingiustizia all’indignazione del telespettatore, alle emozioni forti del suddito in cerca di protezione (che è ben diverso dal cittadino in cerca di sicurezza), a testimoniare della necessità di confrontarsi con i temi importanti che Dal Lago pone. Qui a Berlusconia, tra fandonie e miti, tra spettri ed epifanie del Maligno, tra risentimenti e narcisismi (non stiamo più parlando, sia chiaro, di Saviano, ma dei fustigatori di Dal Lago) è in corso da un pezzo una vera e propria guerra all’intelligenza, dove ogni ragionamento di un qualche spessore è tacciato di sabotaggio o di spregio dell’umore popolare. Un antico scrittore puritano americano diceva che quanto più sei colto, arguto, intelligente, tanto più sei pronto a lavorare per Satana (la camorra?). Attenetevi dunque alle sacre scritture, ai sentimenti «sani», all’ammirazione della Virtù. Che questo imperativo provenga dalla sinistra la dice lunga sullo stato in cui versa. Per quanto ci riguarda continueremo a cercare di comprendere il mondo che ci circonda, a pubblicare e leggere libri che ci aiutino a farlo, anche a costo di mettere in questione, magari giovandogli, qualche idolo popolare.

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I Cinesi a Gomorra

Citazioni da Gomorra di Roberto Saviano



Pagina 11

Uscivano dal container uomini e donne. Anche qualche ragazzo. Morti. Congelati, tutti raccolti, l’uno sull’altro. In fila, stipati come aringhe in scatola. Erano iu cinesi che non muoiono mai. Gli eterni che si passano i documenti l’uno con l’altro. […] Avevano tutti messo da parte i soldi per farsi seppellire nella loro città in Cina. Si facevano trattenere una percentuale dal salario, in cambio avevano garantito un viaggio di ritorno. Uno spazio in un container e un buco in qualche pezzo di terra cinese.

Pagina 50
La voce di Xian non si interrompeva mai. La sua lingua veniva sparata fuori dai denti come una mitraglietta. Parlava senza neanche prenmdere respiro dalla narici, come in un’apnea di parole. E poi le flatulenze dei suoi qguardaspalle che saturavano la casa di un odore dolciastro avevano appestato anche la mia stanza. Non era solo la puzza a disgustare ma anche le immagini che quella puzza ti sprigionava in mente. Involtini primavera in putrefazione nei loro stomaci e riso alla cantonese macerato nei suoi succhi gastrici. Gli altri inqulini erano abituati. Chiusa la porta non esisteva che il loro sonno.

 

“Gomorra – scrive Alessandro Dal Lago in Eroi di carta. Il caso Gomorra e altre epopee – ci trasmette un disgusto in virtù del quale una certa umanità è vista alla stregua di materia fecale. Non le merci globalizzate, ovvero la merda cinese, sono al centro del primo capitolo, ma i cinesi di merda”.

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