Saviano débouté d’une plainte contre le quotidien Liberazione

Un ex militant des Brigades Rouges remet à sa place l’auteur de Gomorra

Par Enrico Porsia
www.bakchich.info, 30 janvier 2013

Vous rappelez-vous de Paolo Persichetti ? Ancien militant de Brigades Rouges, réfugié en France depuis de nombreuses années, il était prof de sociologie à la faculté de Saint-Denis…
Le soir du 24 août 2002,  le professore est «kidnappé». En pleine rue, de diligents fonctionnaires de la Division nationale anti-terroriste, épaulés par leurs collègues des RG et sous le regard attentif des observateurs de l’Ucigos, la police politique italienne,  embarquent  Persichetti dans une voiture qui roule à vive allure vers la frontière.

Une extradition expéditive
 A l’aube le prof de Saint-Denis se retrouve dans une geôle de son pays d’origine où il avait été condamné à de longues années de prison pour avoir participé, dans un autre siècle, aux Brigades Rouges. Le motif de cette extradition expéditive ? En exploitant l’émotion suscitée par les attentats aux Twin Towers et par la «lutte contre le terrorisme», le ministre de la justice italien, le très xénophobe dirigeant de la Ligue du nord Roberto Castelli, avait monté une manip’. Il avait fait croire, en exploitant la force de persuasion et d’imagination des RG, en mèche avec les cousins italiens de l’Ucigos, que Paolo Persichetti utilisait son travail à la faculté comme couverture, et l’Hexagone comme base arrière pour poursuivre des activités clandestines en Italie.
Visiblement au ministère de la justice française le chantier à l’italienne avait trouvé un public conquis et voilà que pour le plus grand bonheur de Berlusconi, le gouvernement du Cavaliere pouvait exhiber un trophée de guerre:  «un dangereux terroriste en activité» livré par voie express…par la France, autrefois sa terre d’asile. Quel exploit!

Un nouveau métier…
Toutes ces accusations se démontreront sans aucun fondement. De l’enfumage pur. Mais entre temps Persichetti se retrouvait enfermé dans un quartier de haute sécurité pour purger son ancienne condamnation, celle datant du siècle précédent.
Décidément le garçon a du caractère, et ne se laisse pas abattre. Pendant ces longues années bien solitaires Persichetti  a poursuivi ses recherches universitaires et a écrit un livre dans lequel il décortique le système judiciaire italien
En 2008, l’ancien prof de Saint-Denis obtient le droit d’aller travailler à l’extérieur de la prison (le soir il doit toujours dormir derrière les barreaux) et voilà que le prof de sociologie politique commence à faire ses premiers pas dans un nouveau métier. Il devient journaliste au quotidien Liberazione… Une profession nouvelle que Persichetti, il faut bien le reconnaître, exerce avec un certain talent. C’est ainsi, par exemple, qu’il contribue à porter à connaissance du public l’existence d’une équipe de fonctionnaires un peu spéciaux… Ils se baladaient dans les prisons de la péninsule pour administrer des tortures aux détenus politiques!
Persichetti s’intéresse aux questions de société. En 2010 il attire l’attention de ses lecteurs sur une dure polémique qui oppose Roberto Saviano à Umberto Santino, le président du Centre sicilien de documentation Impastato. Une association anti mafia très active en Sicile qui porte le nom de Peppino Impastato, militant d’extrême gauche, journaliste et animateur de radio Aut. La radio indépendante dérangeait au plus haut point Cosa Nostra. Peppino Impastato fut assassiné en 1978 sur ordre du parrain mafieux de Cinisi, Gaetano Baldamenti.

La parole contre la Camorra… et la vérité officielle
En 2010, l’association de Umberto Santino a mis en demeure l’éditeur de Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, le symbole le plus médiatique de la lutte anti-mafia, de rectifier des passages contenus dans son livre La parola contre la camorra. En effet des «inexactitudes historiques» sont présentes dans le récit que fait le romancier Saviano sur les circonstances qui ont permis de relancer en 1998 l’enquête sur l’assassinat de Peppino Impastato. Selon la narration de Saviano l’enquête sur l’assassinat du journaliste de radio Aut, auraient été relancée grâce à la sortie d’un film: «I Cento passi»( Les cent pas)  qui retrace la vie de Impastato… Difficile de le croire quand on sait que le film est sorti en 2000 alors que l’enquête sur l’assassinat du journaliste avait été relancée deux ans plus tôt et ceci grâce à la diligence du Centre de documentation qui porte son nom ainsi qu’aux témoignages du frère et de la mère de Peppino. Un long et difficile combat, parsemé de menaces et de pièges… Comme l’a très précisément relaté la commission parlementaire anti-mafia… Quand le corps de Peppino Impastato fut retrouvé, aussi bien les carabiniers que certains magistrats s’empressèrent d’orienter l’enquête vers une fausse piste. Impastato, le journaliste gauchiste, se serait fait sauter avec sa propre bombe alors qu’il cherchait à commettre un attentat.
Cette «vérité officielle» arrangeait le pouvoir alors en place. Un opposant au système de la Démocratie Chrétienne était éliminé, les «rouges» étaient criminalisés et le boss mafieux de la région, Gaetano Baldamenti, pouvait continuer à gérer tranquillement ses affaires tout en affirmant ses liens avec la Démocratie Chrétienne. Ce partie gouvernait le pays, sans alternance possible, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Un véritable régime qui veillait jalousement sur la vérité officielle à servir au peuple.
Et pourtant… le travail tenace et sans relâche de l’association dirigée par Santino, qui organisa déjà en 1979 la première manifestation populaire contre l’emprise de la Mafia en Sicile, obligea, enfin, la justice à réouvrir une enquête qui était destinée à être classée aux oubliettes.
Une longue enquête qui a pu aboutir au bout de 22 ans d’efforts à la condamnation du boss mafieux Gaetano Baldamenti.

L’auteur de Gomorra est susceptible
Mais qu’à cela ne tienne. L’auteur de Gomorra est susceptible et…infaillible! L’éditeur de Saviano menace donc de poursuites le Centre sicilien de documentation Impastato, l’association qui s’est battue pendant 22 ans afin que la vérité éclate, si elle s’obstine à polémiquer sur ce passage inexacte de l’écrivain prodige, qui est devenu l’icône de la lutte contre la mafia au nom de l’Etat italien.
Un Etat italien qui a pourtant démontré, à maintes reprises, qu’il savait se mélanger dangereusement avec Cosa Nostra…
A la lecture de l’article signé par Paolo Persichetti sur Liberazione, qui relate de la rectification demandée par le Centre sicilien de documentation, Saviano pique une noire colère. Il est vrai que dans son papier Persichetti rappelle aussi comme dans un autre livre, «la Bellezza e l’inferno», Saviano s’était fait un devoir de citer une conversation téléphonique qu’il aurait eu en 2004 avec la mère de Peppino Impastato… une conversation qui n’aurait jamais existé, si non dans la fantaisie du romancier, tout au moins selon les proches de madame Impastato (décédée entre temps) cités par Persichetti. Face à de telles accusations, «Nier l’existence de cette conversation ne constitue pas une critique, mais une attaque qui tend à jeter un trouble sur mon propre engagement social et civil», Saviano porte plainte.
L’ex-militant des Brigades Rouges, en prison la nuit et journaliste le jour, ainsi que Dino Greco, le directeur responsable du quotidien Liberazione sont invités à la barre par l’écrivain à succès.
Malheureusement pour l’auteur de Gomorra… les juges ne l’ont pas suivi (lire ici). Le 21 janvier le juge Barbara Càllari, classe purement et simplement la plainte (lire ici). Les journalistes étaient dans leur droit. Saviano qui a déjà été accusé de plagiat et d’inexactitude dans ses récits aux sources invisibles, ne peut plus esquiver les critiques. Liberazione avait le droit de contredire et de critiquer l’icône de l’anti-mafia…. moralisatrice et bien pensante.
«Saviano est désormais une griffe, une sorte de machine médiatique»
Dans son article Persichetti posait en effet aussi des questions «sur le rôle d’administrateur de la mémoire de l’anti-mafia attribué à Saviano par des puissants groupes de presse.» Il soulignait aussi que «le niveau inquiétant d’osmose rejoint pas Saviano avec les enquêteurs» fait en sorte que l’auteur de Gomorra se soit «transformé en divulgateur officiel des parquets anti-mafia et de certains services de police». Enfin, Persichetti concluait  «Saviano est désormais une griffe, une sorte de machine médiatique» qui incarne une conception diamétralement opposée «à celle de l’anti-mafia sociale pratiquée par Peppino Impastato. La vérité sur son assassinat a été longuement cachée grâce au brouillage des pistes opéré par les carabiniers et la magistrature. Une histoire que visiblement le dispositif Saviano ne peut pas raconter».
Peppino impastato devant radio Aut en Sicile (DR)
Le Centre sicilien de documentation Impastato se félicite aussi de la décision de justice et attend encore que l’éditeur de Saviano rectifie les inexactitudes historiques apparaissant dans les ouvrages du héros littéraire de l’anti-mafia italienne. Requête légitime ou bien blasphème?


Sur l’affaire Impastato-Saviano

Filippo Facci – Caso Impastato, Saviano perde la causa contro l’ex-br
Liberazione.it – Criticare Saviano è possibile
www.articolo21.org: Archiviata la querela di Roberto Saviano contro il quotidiano Liberazione
“Persichetti ha utilizzato fonti attendibili”, il gip archivia la querela di Saviano contro l’ex brigatista
Filippo Facci – Caso Impastato, Saviano perde la causa contro l’ex-br
Liberazione – Criticare Saviano è possibile
La bugia e la camorra. La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano
Corriere del mezzogiorno – La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano. Persichetti vince la causa
“Non c’è diffamazione”. Per la procura la querela di Saviano contro l’ex brigatista in semilibertà va archiviata
Saviano e il brigatista

Les deux articles qui ont derangé Saviano
Non c’è verità storica: il Centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Roberto Saviano
Ma dove vuole portarci Saviano?

Pou en savoir plus
Il paradigma orwelliano impiegato da Roberto Saviano
Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra
Diffida e atto di messa in mora. Rettifica libro “La parola contro la camorra” di Roberto Saviano
Alla destra postfascista Saviano piace da morire

Roberto Saviano è una paglietta: parola di Antonio Gramsci
Saviano le pussy riot e Gioacchino Belli
Arriva il partito della legalità
Michele Serra,“Saviano è di destra ma siccome in Italia non c’è una destra politica rispettabile allora lo ospitiamo a sinistra
Ucciso il sindaco di Pollica: dubbi sulla matrice camorristica
Covergenze paralelle: iniziativa con Saviano e confronto Fini-Veltroni

Encore sur Saviano
La denuncia del settimanale albanes “Saviano copia e pure male”
Occupazione militare dello spazio semantico: Saviano e il suo dispositivo

Il ruolo di Saviano. Considerazioni dopo la partecipazione a “Vieni via con me”
Aldo Grasso: “Vieni via con me un po’ come a messa”
La macchina del fango di Saviano contro i manifestanti del 14 dicembre

Un principe d’autorité victimaire
Il capo della mobile: “Contro Saviano minacce non riscontrate”
Il capo della Mobile di Napoli: “Vi spiego perché ero contrario alla scorta per Roberto Saviano”

Un home sur la droite
Pg Battista: “Come ragalare un eroe agli avversari. Gli errori della destra nel caso Saviano”
Il razzismo anticinese di Saviano. L’Associna protesta
Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”

L’héros de papier
Alessandro Dal Lago:“La sinistra televisiva un berlusconismo senza berlusconi”
Daniele Sepe scrive un rap antiSaviano: “E’ intoccabile più del papa”
Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Pagliuzze, travi ed eroi

Des plaintes et des menaces
Saviano in difficoltà dopo la polemica su Benedetto Croce
Marta Herling: “Su Croce Saviano inventa storie”
Saviano, prime crepe nel fronte giustizialista che lo sostiene

Strage di Ustica, quando Giovannardi fu sputtanato da wikileaks

Era il 2003, l’allora ministro per i rapporti col parlmento del governo Berlusconi, Carlo Giovannardi, sollecitava l’appoggio dell’ambasciata Usa a Roma per ottenere aiuto nella divulgazione della tesi dell’ordigno esploso all’interno del Dc9, versione dei fatti messa in difficoltà da alcuni documenti americani appena desecretati.
«Se le rivelazione non fossero supportate potremmo aiutarlo, così abbiamo le mani legate», fu la replica del funzionario.
Ora che la sentenza della terza sezione civile della cassazione ha riacceso i riflettori dell’attualità sulla strage del 27 giugno 1980, ribadendo che all’origine della tragedia che si svolse sul cielo del Tirreno c’era un missile, vale la pena rileggere questi due articoli di Antonella Beccaria e Francesco Midolo che illuminano sui restroscena dell’ennesimo depistaggio

Antonella Beccaria
Il Fatto quotidiano, 6 settembre 2011

Il primo cablogramma è classificato come confidenziale e reca la data del 25 giugno 2003 mentre il secondo, “segreto”, è del 14 luglio dello stesso anno. Entrambi riportano la firma dell’ambasciatore americano a Roma Thomas Countryman e in essi si manifesta preoccupazione per “il ritorno in prima pagina della strage di Ustica”. Ma soprattutto i due documenti diplomatici statunitensi, contenuti nel pacchetto diffuso in versione integrale da Wikileaks lo scorso 30 agosto, oltre al disastro del 27 giugno 1980 che costò la vita a 81 persone, citano anche un politico italiano, Carlo Giovanardi, ai tempi della XIV legislatura (dal 30 maggio 2001 al 27 aprile 2006) ministro per i rapporti al parlamento.
Più nel dettaglio l’oggi sottosegretario alla presidenza del consiglio dei ministri di origine modenese avrebbe incontrato Countryman chiedendogli un intervento per “mettere a tacere” le teorie diverse dalle sue che giravano e si sarebbe anche lamentato della scarsa collaborazione delle autorità d’oltre oceano sulla vicenda. Anzi, avrebbe proprio manifestato biasimo per la pressoché inamovibilità degli americani di fronte a una tesi tutta sua: l’aereo non sarebbe caduto per un’azione di guerra non dichiarata nei cieli del Mediterraneo, ma per un’esplosione interna causata da una bomba. Poi, ancora, a proposito di documenti a stelle e strisce desecretati, si lagna perché “minano la sua credibilità”.
I documenti al centro di questa vicenda, richiesti ai sensi del Freedom for information act (legge che stabilisce le modalità con cui ogni cittadino può avere accesso agli atti della pubblica amministrazione statunitense), erano diventati oggetto di un servizio del Tg3 nazionale con cui si dava conto di “nuove rivelazioni” in merito alla strage del giugno ’80. E aggiungeva il quotidiano La Repubblica: “Ustica: gli Stati Uniti hanno spiato Amato”. Il riferimento è a Giuliano Amato, il primo ministro che nel 1992 sarebbe stato intercettato dal Grande Fratello americano insieme all’allora ministro della difesa, Salvo Andò. Gli ascolti abusivi sarebbero poi stati utilizzati per far pressione su Bettino Craxi, ai tempi deputato del Psi, lo stesso partito di premier e di Andò. Scopo: dissuadere l’esecutivo dal proseguire nella ricerca della verità su Ustica.
Giovanardi, quando Tg3 e Repubblica diedero eco le notizie sul caso, le liquidò dicendo che non rappresentavano alcuna novità. E nel cablogramma del 14 luglio 2003 si aggiunge: “L’ambasciata [americana] non intende commentare pubblicamente le rivelazioni, ma se queste non fossero supportate dai documenti stessi, allora saremmo in grado di aiutare Giovanardi a respingere la mozione dell’opposizione. Date la tendenza alle teorie cospirazioniste che continuano a circondare sull’incidente di Ustica, preferiremmo non rispondere ai familiari delle vittime su copie di documenti interni del dipartimento di Stato”.
In merito a queste due comunicazioni diplomatiche, il sottosegretario ha già fatto sapere di non saperne nulla e di non sapere nulla neanche di incontri con Countryman per discutere della questione. Al giornalista Emanuele Midolo di Agoravox Italia (http://www.agoravox.it/ESCLUSIVO-Cable-WikiLeaks-su.html) ha però aggiunto: “Io ho contattato tutte le fonti che erano in grado di dare informazioni su Ustica. I servizi italiani, la magistratura, i periti. Ho contattato anche l’ambasciata americana per sapere se aveva informazioni da darmi oltre alle rogatorie e alla lettera formale che Clinton aveva inviato a Giuliano Amato, lettera personale nella quale Clinton diceva che gli Stati Uniti non c’entravano niente con la strage”.

*   *   *   *

Emanuele Midolo
Agoravox 5 settembre 2011

ESCLUSIVO – Cable WikiLeaks su Ustica. USA “coinvolti”. Giovanardi tentò di coprire lo scandalo

Tra i 251.286 cables rilasciati lo scorso 30 agosto da WikiLeaks ce ne sono due che aprono nuovi importanti scenari sulla strage di Ustica. I cables 03ROME2887 e 03ROME3199 inviati dall’Ambasciatore Americano a Roma, Mel Sembler (e classificati dal funzionario Thomas Countryman) al Dipartimento di Stato, mostrano la preoccupazione degli USA riguardo la possibilità di una fuga di notizie e rivelano il loro “coinvolgimento”. Carlo Giovanardi difese in Parlamento la versione della bomba per tentare di negare le responsabilità americane. Ma, preoccupato, si lamentò con l’ambasciata: “Queste nuove rivelazioni minano la mia credibilità”.

RICHIESTA D’INTERVENTO. E’ il 25 giugno 2003, il Political Minister Counsellor Thomas Countryman, diplomatico dell’ambasciata americana a Roma dal 2001 al 2005, richiede con urgenza al Dipartimento di Stato Americano alcuni documenti inerenti la strage di Ustica, desecretati secondo il Freedom of Information Act.
Nel documento si evidenzia il crescente interesse, in seguito ad uno speciale del Tg3 del 21 giugno 2003, della maggior parte dei giornali italiani riguardo le “nuove rivelazioni” sul caso Ustica. In particolare, viene citato l’articolo che la Repubblica pubblicò in prima pagina col titolo: “Ustica: gli Usa spiarono Amato”.
L’articolo denunciava l’avvenuta intercettazione da parte degli americani di una telefonata tra l’allora – era il 1992 – Presidente del Consiglio Giuliano Amato ed il Ministro della Difesa Salvo Andò (entrambi socialisti); nella quale i due discutevano degli “sforzi” fatti dall’amministrazione americana al fine di “monitorare” (questo il termine usato nel cablo) le indagini di giudici e parlamentari.
Il diplomatico USA riporta la notizia secondo cui l’ambasciatore americano dell’epoca, Peter Secchia, utilizzò l’informazione intercettata per fare pressioni su Bettino Craxi affinché il governo italiano non si costituisse parte civile nel processo sulla strage.
Countryman nota tra le righe che la storia dell’intercettazione abbia alimentato un solo “ciclo di notizie” (“one news cycle”), nonostante egli stesso predica che la vicenda Ustica possa venire approfondita ulteriormente in futuro. Non si può fare a meno di registrare una certa preoccupazione da parte degli americani riguardo anche solo la possibilità che si continui a discutere della strage (per non parlare della prosecuzione delle indagini). A tal proposito, al fine di rigettare e limitare il “prolungarsi di teorie cospirazioniste”, l’ambasciata richiede una copia dell’intercettazione telefonica del ’92.

GIOVANARDI CERCA DI BLOCCARE LA FUGA DI NOTIZIE
Ma c’è dell’altro. Le notizie più interessanti sono contenute nel cablo 03ROME3199, inviato il 14 luglio 2003 e classificato “SECRET” dallo stesso Countryman, nel quale è riportato il contenuto di un colloquio avvenuto il 10 luglio 2003 tra l’allora Ministro dei Rapporti col Parlamento, Carlo Giovanardi, e lo stesso Countryman. Giovanardi si sarebbe lamentato della “mancanza di chiarezza e cooperazione” da parte degli USA nei confronti del Governo Italiano; quest’ultimo avrebbe raccontato di come, un anno prima, lui stesso relazionò in parlamento nel tentativo di “mettere a tacere la vecchia questione Ustica” (“tryin to put the 20 year old Ustica crash case to rest”).
 Giovanardi “vendette” in Parlamento la versione secondo cui il disastro sarebbe stato causato da un’esplosione avvenuta a bordo dell’aereo e non per un missile americano” (“not by a US missile”). “Ma queste nuove rivelazioni minano la mia credibilità”, avrebbe detto l’attuale sottosegretario al diplomatico americano. Il Ministro avrebbe dovuto essere ascoltato da una Commissione Parlamentare prima della fine di luglio; in relazione a ciò, Giovanardi chiede al Political Minister Counsellor di poter avere una copia dei documenti rilasciati alle famiglie delle vittime, al fine di controbattere le accuse.

Il politico italiano prega inoltre di “coordinare insieme all’ambasciata americana una dichiarazione pubblica”. In pratica, Giovanardi chiede a Countryman l’equivalente di una “versione congiunta”, come fanno i sospettati quando vengono interrogati da un giudice. Il clima che traspare dal cablo è di grande tensione. Soprattutto da parte dell’ex ministro. Ma i toni sembrano poi rientrare.
Countryman e Giovanardi sono infatti d’accordo sul fatto che il servizio del Tg3 “non apporta nessuna nuova prova in merito al disastro di Ustica”, e “non smentisce direttamente ciò che Giovanardi ha riferito in parlamento e che noi (gli USA, ndr) abbiamo sempre sostenuto: non vi è stato nessun coinvolgimento degli Stati Uniti nella strage”.
Ma quel servizio del Tg3 dimostra comunque l’attività di spionaggio operata dagli americani. Il che, come riporta lo stesso dispaccio, implica che gli USA sono stati molto “attenti” all’affaire Ustica; di più, sono “coinvolti” (“involved”) nell’intera vicenda e nel tentativo di “occultare” (“cover up”) la verità.

Strage di Ustica, «Fondata la tesi del missile». La Cassazione condanna lo Stato a risarcire i familiari delle vittime

La sezione civile della corte di cassazione ha stabilito che l’esplosione di un missile lanciato da un jet militare sia l’ipotesi più congrua per spiegare l’origine della strage di Ustica che provocò l’inabissamento in mare di un Dc-9 Itavia con 81 persone a bordo. Ipotesi «congruamemte motivata», sostengono i giudici della terza sezione civile, che esclude l’esplosione interna e il cedimento strutturale. Per questa ragione i magistrati della suprema corte hanno condannato lo Stato italiano a risarcire i familiari delle vittime che avevano citato in giudizio ben tre ministeri, individuando nell’autorità pubblica una responsabilità per non aver garantito, con sufficienti controlli dei radar civili e militari, la sicurezza dei cieli. 
Questa decisione, forse, aiuterà a mettere fine ad una pluridecennale guerra di depistaggi, ipotesi e ricostruzioni contrapposte che pezzi d’apparato, gruppi di potere, gangli delle istituzioni hanno cominciato a scagliarsi reciprocamente già nelle prime ore che hanno seguito la tragedia.
Ma cosa accadde veramente la sera del 27 giugno 1980?
L’unica cosa ormai accertata è che nei cieli del Mediterraneo si svolse una vera e propria battaglia aerea, uno «scenario bellico» che vide un jet militare occidentale lanciare un missile in direzione del Dc9. Perché?
Clcca qui per continuare a leggere

DC-9 ITAVIA CADUTO AD USTICA

I resti del Dc9 Itavia recuperati

Link
Strage di Ustica, quando Giovannardi fu sputtanato da wikileaks

Gli anni 70 che non finiscono mai. Riflessioni sulla cerimonia di saluto a Prospero Gallinari

L’eresia di Gallinari tra tabù e mediocrità

di Daniele Codeluppi
Laboratorio aq16 di Reggio emilia, 28 gennaio 2013

Fonte: http: www.globalproject.info

A dieci giorni dal funerale di Prospero Gallinari volevo prendere parola in merito allo sciame sismico di prese di posizioni, condanne e sciacallaggi elettorali. Avrei potuto prendere parola ed entrare nel polpettone del botta e risposta ma ho voluto rispettare il lutto e il dolore degli amici che piangevano la scomparsa di Prospero evitando di scendere al livello becero delle polemiche locali e nazionali di questi giorni. Meglio far passare la febbre e prendere parola oggi, preferisco così. Partiamo dal nodo che pare abbia interessato maggiormente, il rapporto di Aq16 con Gallinari. Prospero era un conoscente, lo si vedeva spesso passeggiare nelle sue ore di libertà, due battute in piazza Casotti e poco più, non eravamo amici intimi. Prospero a nostra memoria è passato al centro sociale un paio di volte, ad un dibattito sul movimento zapatista a fine anni novanta e sabato 12 gennaio di quest’anno, durante una cena sociale partecipata da un centinaio di persone, cena dove ho scattato la foto pubblicata su globalproject.info e dove lo si vede con una bottiglia di lambrusco in mano.
Lo dico per essere limpido e riportare tutto su un piano di realtà, dico però anche che un’amicizia più stretta o una frequentazione maggiore non mi avrebbe di certo imbarazzato. Nel comunicato di Aq16 di lunedì 14 si esprimeva cordoglio per la morte di una persona che piaccia o meno è stato un protagonista della storia d’Italia e che ha mostrato durante tutto il suo trascorso politico coerenza e fermezza, qualità che nella classe politica italiana non se ne vede da un bel pezzo. Forse è per questo che una mitragliata in testa, 3 ergastoli, un cuore a pezzi ed infine la morte non sono bastati a Prospero per essere considerato un essere umano degno di un commiato da parte di coloro che in vita gli hanno voluto bene.

Gallinari l’eretico
Prospero era un eretico, e per gli eretici la santa inquisizione non si accontenta delle fiamme purificatrici. Le fiamme sono per le carni, per lo spirito serve l’atto di abiura. Prospero non ha mai abiurato, domando: è questo il vero problema che fa imbestialire? Averlo piegato nel fisico ma non nello spirito? Prospero si diceva serbasse chissà quali segreti scottanti; secondo voi chi ha segreti davvero scottanti passa gli ultimi anni della sua vita in un quartiere popolare costretto  ai lavori forzati? Non scherziamo, in Italia chi ha segreti scomodi viene fatto fuori o coperto di ricchezze.
Il giornalismo si sa è costretto a fare sintesi, in questi giorni però si è fatto un gran brutto giornalismo ed una brutta politica, il tutto ridotto alla conta dei morti delle Brigate rosse, chi ha chiesto perdono e chi no, chi aveva titoli per parlare di quelle storie e chi no e la pietosa condanna dell’aver tramutato il funerale in un evento politico. Penso che quando muore un personaggio molto famoso sia inevitabile che il piano privato passi in secondo piano, tanto più quando chi muore è un personaggio molto discusso della storia. Tutto il resto rimane ascrivibile al normale commiato ad un uomo comunista: l’internazionale, il ricordo dei suoi ex compagni di organizzazione e i pugni chiusi sono cose normali in un contesto così. Oggi suona retrò ragionandolo nel senso comune, ma poi neanche tanto se pensiamo che il presidente della repubblica Napolitano in gioventù l’internazionale lo ha cantato ed il pugno chiuso lo fanno anche i fans dei Modena City Ramblers.

Giudizio politico?
Visto che ci sono entro anche nel merito del presunto giudizio politico che qualcuno o qualcosa doveva esprimere su Gallinari, come se il soggetto già non fosse stato giudicato colpevole dai tribunali italiani, dalla società e dalla storia scritta da chi lo ha sconfitto. Pare, leggendo dichiarazioni uscite in questi giorni, che Aq16, in veste di rappresentante dei movimenti di contestazione odierni, con il comunicato dichiarava la raccolta dell’eredità politica del brigatismo rosso, domanda: ma qualcuno tra i politici, amministratori e giornalisti che hanno chiosato in questi giorni ha letto il comunicato targato Aq16 di lunedì 14?
A giudicare dalle mirabolanti esternazioni pare di no. A leggerlo si fa ancora in tempo. Comunque tornando sul giudizio politico, penso che è monco se lo si dà a determinate azioni estrapolandole dal contesto perchè questo meccanismo è la base di tutti i revisionismi storici. Come chiedere se tagliare la testa a Maria Antonietta fu un atto giusto o meno, senza comprendere il momento storico in cui si dette quella determinata azione. Nella decade dei 60 e 70 intere macroregioni mondiali si stavano liberando dal giogo del colonialismo e delle dittature con la lotta armata, basti pensare all’Africa, al Vietnam, a Cuba. Pochi furono i paesi dove la transizione fu ottenuta con mezzi pacifici come in Portogallo ed in India. Dappertutto fiorivano guerriglie e intere generazioni di giovani imbracciavano il fucile.
Fu in questo contesto globale che anche in Italia nacque l’opzione armata. Il giudizio a posteriori semplicemente lo da l’esito della storia: Ernesto Che Guevara che vinse (uccidendo i suoi nemici) rimase uno dei simboli della lotta contro l’ingiustizia nel mondo per svariate generazioni future tanto da divenire un icona pop, Gallinari e soci che persero (uccidendo i loro nemici) rimangono per la storia ed il giudizio popolare dei pericolosi terroristi.
Gallinari ha quindi sbagliato dal punto di vista rivoluzionario perché non è riuscito nel compito e per lo Stato borghese uscito vincitore ha sbagliato perché ha commesso dei crimini nel tentativo di rovesciarlo. Chi perde paga, Prospero ha riconosciuto la sconfitta ed è stato condannato, lo repubblica italiana invece per le stragi di Stato no. Chi è davvero uscito vincitore dagli anni ’70? Risposta scontata.

Centri sociali e brigate rosse? Ma dove!
Faccio un po’ di chiarezza nel marasma ignorante di storia che gli esponenti di spicco della politica e cultura reggiana hanno creato, i centri sociali di oggi non nascono dalle Brigate rosse, è un’altra storia, non è la nostra storia, se proprio vogliamo sintetizzare e trovare padrini politici nel nostro album di famiglia i centri sociali provengono dai movimenti autonomi del ’77, che a Reggio non erano presenti. La lotta armata italiana invece nasce da un contesto sociale ed operaio scaturito negli anni ’60 con le tensioni dopo le rivolte di piazza Statuto a Torino, l’immigrazione meridionale nelle fabbriche del nord, la vita durissima dell’operaio massa nelle catene di montaggio. Questo contesto, unito con l’esplosione culturale del ’68, crea nel binomio operai/studenti un mix esplosivo che in Italia e nel mondo occidentale industrializzato cambia i costumi e i desideri di milioni di persone… questo desiderio aveva un nome “Rivoluzione”.
Dopo il ‘68 viene l’autunno caldo alla Fiat, il PCI incapace di leggere la portata storica di questo movimento, la reazione bombarola fascista, la strategia della tensione e la scelta di molti rivoluzionari, tra cui Prospero, di praticare la lotta armata per instaurare in Italia un regime socialista di stampo marxista… come si era fatto a Cuba, poi in Nicaragua e come lo si stava provando a fare un po’ dappertutto, consapevoli che la strada riformista in stile cileno era stata violentemente arrestata. Erano anni in cui nel mondo la strada per il cambiamento sociale passava anche per la canna di un fucile, soffermarci solo sul fatto che i brigatisti hanno ucciso tante persone non serve a capire la storia, ci si ferma sull’espressione di un fenomeno senza capirlo. Tutto il resto è storia: l’escalation omicida, i processi, gli ergastoli, la marcia dei quarantamila, una generazione di comunisti rivoluzionari sconfitti, l’inquisizione per tutto il movimento dell’opposizione sociale, l’inizio della contrazione del contropotere sindacale, il contesto mondiale in piena guerra fredda. Come è storia degli anni ’70 anche il salario medio degli operai che in dieci anni si raddoppia, lo statuto dei lavoratori, le lotte e le conquiste femministe e il diritto all’aborto, l’istruzione gratuita di massa, il welfare, la produzione culturale italiana nel suo maggior apice.
Non è facile parlare degli anni ’70 perché sono molte storie, un periodo densissimo e ricchissimo. Ridurlo alla misera definizione di “anni di piombo” è stupido e fa il gioco di chi della storia d’Italia e dei movimenti preferisce che non si sappia niente, producendo di fatto una generazione di italiani senza futuro e senza memoria storica, con la convinzione che in Italia in un periodo storico indefinito c’erano dei “terroristi” venuti da chissà quale incubo che uccidevano a caso delle brave persone. Anche perché se proprio vogliamo parlare seriamente di morti ammazzati, vale la pena ricordare che la storia italiana gronda sangue, un mare in cui le Br sono solo un puntino. Pochi esempi a memoria: il Risorgimento, l’uccisone dei soldati dell’esercito borbonico, la fame nelle campagne del regno, i 600.000 mila della grande guerra morti per dare un significato alla parola patria e nazione, il fascismo, le colonie, la campagna di Russia, la Resistenza, Portella delle Ginestre, i morti di Reggio Emilia, i morti sul lavoro, le donne morte perché abortivano clandestinamente, i morti di Eternit e di inquinamento ambientale… potremmo saltare anche oltre gli anni ’70: la morte della cultura popolare grazie alla tv commerciale privata, le droghe pesanti utilizzate per sedare gli animi ribelli dei quartieri popolari, le stragi mafiose, gli intrecci stato/mafia, tangentopoli, l’epoca del Berlusca, la donna oggetto, la corruzione, la dismissione dei servizi pubblici, la speculazione edilizia… a chi dovremmo imputare questo disastro, a Napolitano, ma siamo seri! La responsabilità della storia di un paese la fanno milioni di persone.
Raccontare degli anni ’70 non spetterebbe ai “centri sociali” nati a cavallo tra anni Ottanta e Novanta come risposta giovanile di rifiuto dell’eroina, del ghetto, dell’individualismo imperante, delle tv private e del berlusconismo rampante.Parlare di quegli anni tocca a chi quegli anni li ha vissuti da militante. Noi abbiamo certamente opinioni su quel periodo, abbiamo letto e ci siamo documentati da soli, perché se aspettavamo l’insegnamento dei politici di sinistra reggiani ci accontentavamo della storiella… “al massimo quattro teste calde che giocavano alla rivoluzione e poi si sono inguaiati”. Abbiamo opinioni certo, ma non esprimiamo giudizi, non tocca a noi dare giudizi, né su Prospero Gallinari, né su quegli anni. Noi i giudizi secchi li serbiamo per quello che riguarda la nostra vita e la nostra esperienza: sulle botte che ci ha riservato lo Stato italiano a Genova nel 2001, sulla politica italiana ed europea che ci condanna alla precarietà ed a un futuro senza welfare, alla rapina di Stato che tramite equitalia ci toglie la dignità, ad un ordinamento giuridico classista molto preciso nel condannare le nostre pratiche di occupazione e di espressione politica e invece totalmente assente per regolare speculazione finanziaria e sfruttamento lavorativo. Queste sono le cose oggetto del nostro giudizio e che esprimiamo politicamente attraverso l’autorganizzazione e l’autogestione di un centro sociale.
Tornando a quegli anni, Prospero Gallinari lo hanno frequentato in tanti prima che facesse le scelte che sappiamo, “l’appartamento” era frequentatissimo di giovani della sinistra reggiana di quei tempi, in molti poi hanno fatto carriera, chi nel PCI, chi nel sindacato. Nel vuoto di contenuti di questi giorni apprezziamo la presa di parola all’indomani della morte di Prospero di persone che in quegli anni c’erano ed erano schierati chi dall’altra parte nella DC e chi nell’appartamento.
Perché questa città non fa i conti con il suo passato? Perché appena si esce dalle righe gli amministratori ricorrono alla retorica del clima anni ’70, ricorrendo a stratagemmi dialettici ignobili del tipo “anche le BR cominciarono così”?
Non si può accollare la responsabilità storica di un dato periodo a chi è nato 30 anni dopo, perché 30 anni dopo ci sono altre cose, altre storie, altri uomini e altre donne.
La nomenklatura della politica di questa città ha bisogno di fare un po’ di analisi, consigliamo un buon professionista: si chiama coraggio, verità e trasparenza.

La cerimonia di saluto
Il discorso: “A Prospero Gallinari. Fine di una storia la storia continua

Tutti a Coviolo per salutare Prospero Gallinari la cerimonia si terrà domani 19 gennaio alle-14-30
Ciao Prospero
In diretta da Coviolo immagini e parole della cerimonia di saluto a Prospero Gallinari/1
In diretta da Coviolo in migliaia per salutare Prospero Gallinari/2
La diretta twitter dai funerali
Ciao Prospero
Gli assenti
Scalzone: Gallinari come Prospero di Shakespeare, “la vita è fatta della stessa sostanza dei sogni”
Fine di UNA storia, LA storia continua
Mai alcuna confessione di innocenza, Prospero

Testimonianze
“Volevo dirgli grazie per avermi fatto capire la storia di quegli anni”. Una testimonianza sui funerali di Prospero Gallinari
Perché sono andato ai funerali di Prospero Gallianari by Stecca
In memoria di Prospero Gallinari di Oreste Scalzone
Al funerale di Gallinari la generazione più felice e più cara
Su Prospero Gallinari
Da contromaelstrom.com – Ciao Prospero, amico e fratello
Gallinari e il funerale che andava fatto anche per gli altri
Un contadino comunista nelle lotte di classe degli anni 70

Riflessioni
Laboratorio Aq16, Gli anni 70 che non finiscono mai. Riflessioni sulla cerimonia di saluto a Prospero Gallinari

La storia
Quadruppani – Mort d’un combattant
Bianconi – I parenti delle vittime convocati via posta per perdonare Gallinari
Prospero Gallinari chiede la liberazione condizionale e lo Stato si nasconde dietro le parti civili
“Eravamo le Brigate rosse”, l’ultima intervista di Prospero Gallinari
Prospero Gallinari quando la brigata ospedalieri lo accudì al san Giovanni
Gli avvoltoi s’avventano sulla memoria di Prospero Gallinari
Gallinari è morto in esecuzione pena dopo 33 anni non aveva ancora ottenuto la libertà condizionale
Prospero Gallinari un uomo del 900
Chi era Prospero Gallinari?
Gallinari e Caselli, il confronto tra cattivi maestri e bravi bidelli
Gallinari, Gotor e le lettere di Moro
Caselli Prospero Gallinari e i cattivi maestri
In risposta a Caselli su Gallinari

Caso Impastato, Saviano perde la causa con l’ex Br

Disavventure – Si mette male per il paladino dei giustizialisti. Di seguito l’ottimo articolo di Filippo Facci sull’archiviazione della querela che Roberto Saviano aveva presentato contro due miei articoli apparsi nell’ottobre e nel novembre 2010 su Liberazione.
Da sottolineare la scelta sublime dell’avverbio “pure” nel titolo proposto da Libero che sembra inverare la parabola cristiana degli ultimi che saranno i primi

A processo contro Saviano pure il brigatista ha ragione

Filippo Facci
Libero 24 gennaio 2013

269269_420426621370450_406642157_nLe celebrità dovrebbero andarci pianissimo con le querele, perché rischiano l’accusa di lesa maestà anche quando hanno ragione. Figurarsi se la ragione non ce l’hanno, come nel caso che andiamo a raccontare e che riguarda un querelante di nome Roberto Saviano. Figurarsi, poi, se il giornalista querelato (e assolto) si chiama Paolo Persichetti, ex brigatista latitante in Francia, condannato a 22 anni per l’omicidio del generale Licio Giorgieri e ora in regime di semi-libertà: un personaggio, insomma, che per ottenere ragione da un giudice potrebbe faticare più di altri.
Ma vediamo il caso. Persichetti, su Liberazione, nel 2010 scrisse due articoli. Il primo riguardava i contenuti del libro di Saviano «La parola contro la camorra» e, soprattutto, la disputa che ne seguì con il Centro Peppino Impastato. La polemica in effetti ci fu: il Centro rivendicava un ruolo nella riapertura del caso di Giuseppe Impastato – ucciso dalla mafia a Cinisi nel 1978 – dopo che Saviano, nel libro, aveva attribuito ogni merito al film «I cento passi» di Marco Tullio Giordana senza il quale, parole sue, la vicenda sarebbe rimasta «una storia minore confinata nelle pieghe degli anni Settanta». Il Centro non veniva neppure menzionato. Tornando all’articolo: Persichetti oltretutto forniva la ricostruzione di una presunta telefonata tra Saviano e Felicia Impastato (madre di Giuseppe) e giungeva a sostenere che la conversazione non era mai esistita: e citava, come fonti, due parenti della madre (che nel frattempo è morta, e non può confermare o smentire) ma anche Umberto Santino, direttore del Centro Impastato: «Ma lui, Saviano, non ha avuto il coraggio di querelarlo», dice ora Persichetti, «perché ha preferito rivolgere i suoi strali contro il direttore di Liberazione e me, ritenendomi forse l’anello più debole e delegittimato della catena».
Forse lo status di un brigatista condannato per assassinio, in effetti, potrebbe sembrare inferiore a quello di un mostro sacro dell’antimafia. Sta di fatto che la cosa non impedì a Persichetti, nei suoi articoli, di metterla giù molto dura: «Quando Saviano non abbevera i suoi testi alle fonti investigative», scriveva, «dà mostra di evidenti limiti informativi». La critica si faceva più stringente nel concentrarsi sul «ruolo di amministratore della memoria dell’antimafia che a Saviano è stato attribuito da potenti gruppi editoriali», qualcosa che l’ha trasformato in «un brand, un marchio, una sorta di macchina mediatica». Il contrario dell’antimafia «sociale» promossa da Giuseppe Impastato, la cui vera storia «venne a lungo tenuta nascosta anche grazie al depistaggio dei carabinieri e della magistratura. Un passato che Saviano non può raccontare».
Diciamo che non le mandò a dire, Persichetti. Non bastasse, nel secondo articolo se la prese con l’impostazione autocelebrativa dello scrittore nel programma «Vieni via con me» andato in onda sui Raitre nel novembre 2010. La sua prestazione veniva definita «imbarazzante» a margine di una «memoria selettiva e arrangiata», di «pochezza culturale», di «un monologo melenso di trenta minuti, senza contraddittorio, privo di senso del ritmo… accompagnato solo da uno smisurato e pretenzioso egocentrismo». Poi l’accusa forse più sanguinosa: l’essere Saviano «un derivato speculare dell’era berlusconiana». 

Da qui la querela. L’avvocato di Saviano la depositava il 12 gennaio 2011 ai danni di Persichetti e del suo direttore Dino Greco, personaggi che non avrebbero fatto altro che «vomitare il proprio odio ossessivo e ossessionato». La querela è lunghissima (30 pagine) e non risparmia il tentativo di buttare nel mucchio anche la condanna a 22 anni che Persichetti sta scontando: le parole del giornalista contro Saviano, infatti, sono definite come «una condanna inappellabile, come inappellabile fu la condanna a morte che dovette subire il generale Giorgieri». Parole come proiettili, come si dice. Dulcis in fundo, le critiche di Persichetti parevano al legale «senza alcuna finalità di pubblico interesse».
Il 6 luglio 2012, tuttavia, il pm Francesco Minìsci non era dello stesso avviso: e chiedeva l’archiviazione. La notizia di reato a suo dire era «infondata» proprio perché ricorreva l’interesse pubblico del caso. E forse proprio per ravvivarlo, il caso, ecco che Saviano il 15 gennaio scorso compariva in aula a Roma: la presenza fisica, in questi casi, riveste sempre una giusta considerazione. La sua testimonianza ha un che di grave: «Intendo qui difendere la memoria della signora Impastato che ebbe con me una conversazione telefonica (negata nell’articolo querelato)… nella quale mi esprimeva la sua solidarietà… Negare l’esistenza della telefonata non costituisce una critica, ma un attacco teso a minare il mio stesso impegno sociale e civile».
Lunedì scorso, tuttavia, il gip Barbara Càllari si è presa il rischio di minare l’impegno sociale e civile di Saviano: ed ha archiviato. Il giudice ha fatto propri i rilievi mossi nella richiesta di archiviazione anche a proposito della presunta telefonata: «Nessun intento diffamatorio può essere attribuito a Persichetti, che si è limitato a fornire una diversa ricostruzione della vicenda, basata su fonti attendibili… Ricorre senza dubbio l’obiettivo interesse pubblico delle questioni sollevate… Malgrado il tono dei due articoli sia a tratti aspro… le valutazioni dell’autore attengono a circostanze precise e ben definite».
E una querela è andata. Resta in ballo, per ora, la causa civile che Roberto Saviano ha promosso ai danni di Marta Herling, nipote di Benedetto Croce e segretario dell’Istituto Italiano di Studi storici: lo scrittore ha chiesto un risarcimento di quasi cinque milioni di euro (a lei e a Marco Demarco, direttore del Corriere del Mezzogiorno) per via delle contestazioni ricevute dopo la sua ricostruzione del salvataggio di Benedetto Croce durante il terremoto di Casamicciola. Questione, siamo certi, al centro dei vostri pensieri.


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«Volevo dirgli grazie per avermi fatto capire la storia di quegli anni». Una testimonianza sui funerali di Prospero Gallinari

I media hanno trattato i funerali di Prospero Gallinari come un “evento” dalla portata politica allarmante. Il significato attribuito alla inevitabile carica simbolica rivestita dalla cerimonia (semplice, spontanea, senza alcuna logistica) ha in buona parte trasceso ciò che ha rappresentato per la comunità dei suoi amici e parenti, dei suoi compagni di lotta politica, di chi aveva per lui, e per la storia che incarnava, sentimenti di stima, rispetto e affetto.
L’emozione, il cordoglio e l’orgoglio del percorso politico svolto sono stati letti e presentati come una minaccia potenziale.
Una reazione, anzi una iper-reazione, molto selettiva e strabica (una eguale reattività è mancata in occasione dei funerali di Pino Rauti, avvenuti in una orgia nostalgica di saluti romani con presenze istituzionali fino agli scranni più alti. Analoga indignazione è mancata per il memoriale, innaugurato ad Affile, del generale Rodolfo Graziani, il macellaio della guerre coloniali in Cirenaica, in Etiopia ed in Eritrea) rivelatrice: per un verso, della fragilità strutturale dell’establishement di questa seconda Repubblica, barricato all’interno di una citadella delle istituzioni che assomiglia sempre alla fortezza del deserto dei Tartari; per l’altro, di quella sorta di cronico deficit di legittimità autopercepito che sucita complessi d’inferiorità istituzionale, e dunque l’eterno bisogno di smarcarsi dalle proprie origini, da parte del ceto politico e più in generale della cultura provenienti dalla sinistra.
Questo blog continuerà a pubblicare, e segnalare, testimonianze e interventi utili alla comprensione di quanto è accaduto


Fonte: Baruda.net

di Davide Steccanella
25 gennaio 2013»

imagesAnche se ovviamente non gliene frega giustamente niente a nessuno, vorrei dare un ulteriore “spaccato” di quel funerale, dicendo perchè sabato ho deciso di andare a Coviolo.
Da tempo avrei voluto incontrare Prospero Gallinari ma per mia colpa e pigrizia (avrei potuto chiedere aiuto al mio collega Burani, persona straordinaria che ho conosciuto nel corso di un processo che facemmo insieme anni fa) o anche “sbattermi” in qualche modo, ma non l’ho fatto, peccato.
E perchè avrei voluto incontare Gallinari, uno si chiede?
Per ringraziarlo perchè gli dovevo qualcosa, e un qualcosa secondo me di importantissimo, gli dovevo l’avermi fatto capire LUI quello che era successo nel mio paese quando ero troppo giovane per comprenderne appieno la portata storica e soprattutto sociale, e che per decenni mi era stato raccontato ed insegnato solo da chi aveva vinto e nel modo in cui voleva chi aveva vinto.
E come avvenne ciò ? Me lo ricordo benissimo perchè non risale a molto tempo fa, stavo girovagando su youtube in cerca di materiale sul caso Moro per un mio personale approfondmento quando mi imbattei sulla sua lunga intervista del video del 2006 “una storia del 900″, ho cliccato, manco lo avrei riconosciuto visto che le solite foto d’epoca ce lo mostravano tutto diverso, e quel suo modo di raccontare e di raccontarsi mi ha colpito e molto positivamente, me lo immaginavo tutto diverso da quello che avevo letto (ovviamente scritto da quei vincitori), e così iniziai ad ascoltare il suo racconto, lungo, più di 1 ora, ma interrotto, una sorta di monologo, era il racconto della sua storia e di quella storia. Era la prima volta che qualcuno me la raccontava così, sembrerà strano ma è proprio così, fino a pochissimi anni fa ero uno dei tanti “indottrinati” dalla storia dei vincitori. Poi ovviamente dopo quella intervista ho letto tutto quello che ha scritto LUI e cercato di recuperare anche le sue altre inteviste, l’ultima delle quali (straordinaria) nel recente documentario francese. Gallinari mi ha fatto capire chi era LUi attraverso la spiegazione paziente, sofferta, precisa, meditata, genuina, vera, dolorosa ed esaltante etc. di quella sua storia e di quella nostra storia che mi era stata sempre taciuta e negata.
Siccome mi pareva di avere capito, ma magari sbagliavo, che lui ci tenesse molto a che venisse saputa e capita anche da chi allora non c’era (non credo si rivolgesse ai suoi compagni che qualla storia con lui l’avevano vissuta…) avrei voluto dirglielo e ringraziarlo e ho pensato di farlo andando a Coviolo in mezzo alla sua gente e nella sua terra, un pò per dirgli “c’è chi ha capito la tua storia ascoltando le tue parole e leggendo i tuoi libri”. Per questo sono andato ai SUOI funerali, non sarei andato al funerale di un altro che non conoscevo, sono andato al SUO.  E’ vero che sapevo che avrei incontrato alcuni amici ai quali sono molto legato, ma quel giorno mi sentivo lì proprio e solo per Prospero Gallinari, un uomo che non avevo mai incontrato.

La cerimonia di saluto
Tutti a Coviolo per salutare Prospero Gallinari la cerimonia si terrà domani 19 gennaio alle-14-30
Ciao Prospero
In diretta da Coviolo immagini e parole della cerimonia di saluto a Prospero Gallinari/1
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Gli assenti
Scalzone: Gallinari come Prospero di Shakespeare, “la vita è fatta della stessa sostanza dei sogni”
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“Volevo dirgli grazie per avermi fatto capire la storia di quegli anni”. Una testimonianza sui funerali di Prospero Gallinari
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«Persichetti ha utilizzato fonti attendibili». Il Gip da torto a Saviano nella querela contro l’ex brigatista

Una sconfitta senza precedenti per Roberto Saviano che intacca profondamente la sua credibilità. Consapevole di questo rischio, dopo la richiesta di archiviazione avanzata dalla procura nei confronti della sua querela del 12 gennaio 2011 (leggi qui) contro due miei articoli usciti su Liberazione nell’ottobre (qui) e nel novembre 2010 (qui), Saviano si era presentato in aula il 15 gennaio scorso accompagnato dalla scorta.
Nella sua deposizione spontanea lo scrittore aveva dichiarato: «Intendo qui difendere la memoria della signora Impastato che ebbe con me una conversazione telefonica (negata dall’articolo oggetto del procedimento) quando io non godevo ancora di alcuna notorietà. Negare l’evidenza di questa conversazione nella quale la signora Impastato mi manifestava la sua solidarietà, non costituisce una critica nè del mio lavoro, nè della mia persona (critiche che rappresentano per me un’occasione di crescita personale e professionale) ma costituisce un attacco teso a svilire il mio stesso impegno sociale e civile».
Contrariamente a quanto preteso da Saviano, nell’ordinanza il giudice per le indagini preliminari Barbara Càllari, raccogliendo gli argomenti e la documentazione proposta dall’avvocato Francesco Romeo, mio difensore oltre che del direttore di Liberazione Dino Greco, ha stabilito quanto segue:

1. «La polemica tra Saviano e il Centro Peppino Impastato, relativamente all’attività che avrebbe determinato la riapertura delle indagini sull’omicidio Impastato […] è stata [nel mio articolo dell’ottobre 2010 ndr] documentalmente provata».

2. «I toni utilizzati da Persichetti non superano i limiti della continenza individuati dalla Suprema corte».

3. Sulla vicenda della telefonata che Saviano sostiene di aver intrattenuto con Felicia Impastato, madre di Peppino, «Persichetti si è limitato a riferire una diversa ricostruzione della vicenda fondata su fonti attendibili», ovvero le dichiarazioni rese dalla nuora di Felicia Impastato, anch’essa di nome Felicia, e da Giovanni Impastato, fratello di Peppino, documentate in atti».

4. Le critiche, espresse in «modo anche duro e aspro, per il rapporto tra Saviano e gli Organi Inquirenti, i quali proprio nella vicenda Impastato hanno svolto un ruolo assai discusso, non trasmodano nell’attacco personale ma sono configurabili nel legittimo esercizio del diritto di critica».

5. Il Gip giunge alla stessa conclusione per i giudizi critici espressi da Persichetti nei confronti dell’intervento [del novembre 2010 ndr] svolto da Saviano nella trasmissione “Vieni via con me”.

Arch 1

Arch 2

Un écrivain embedded
Zero zero zero Saviano e la scrittura embedded

Sur l’affaire Impastato-Saviano
Archeologia dell’ignoranza. Se Roberto Saviano ignora Michel Foucault
Filippo Facci – Caso Impastato, Saviano perde la causa contro l’ex-br
Liberazione.it – Criticare Saviano è possibile
www.articolo21.org: Archiviata la querela di Roberto Saviano contro il quotidiano Liberazione
“Persichetti ha utilizzato fonti attendibili”, il gip archivia la querela di Saviano contro l’ex brigatista
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Non c’è verità storica: il Centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Roberto Saviano
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Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra
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A Prospero Gallinari, “Fine di una storia. La Storia continua…”

Il discorso di saluto letto ai funerali di Prospero Gallinari da chi ha condiviso con lui la lotta politica nelle Brigate Rosse e la prigionia nelle carceri speciali

Coviolo 19 gennaio 2013

Fonte Militant

funerali_gallinari_fotogramma_8_jpgProspero se n’è andato.
Ci aveva abituati male, eravamo abituati a vederlo risollevarsi dopo ogni caduta, dopo il colpo in testa, dopo gli attacchi al cuore, ma questa volta non ce l’ha fatta.
Nonostante i suoi anni non fossero molti più dei nostri, dava l’impressione di essere molto più grande. Colmava questo divario tranquillizzandoci con l’appellativo “vecchio mio, vecchia mia”. Questa impressione che fosse grande proseguiva sentendolo parlare. Pacato. Discorsivo. Riflessivo. Ma la cosa che ti rasserenava al termine di ogni discussione, fosse avvenuta in un bar o in una casa negli anni della clandestinità e dell’organizzazione;  in  una cella o in un’aula di tribunale negli anni passati insieme prigionieri, era la sensazione di aver ricevuto qualcosa e la convinzione che il Gallo avesse preso qualcosa da ciò che si era detto. Ed era anche questo che lo rendeva capo, lontano da leaderismi che non fanno crescere, che nulla danno agli altri compagni.
Prospero aveva 45 di piede, erano pochi quelli di noi che nei momenti di necessità potevano scambiare le scarpe con lui. Al nostro sguardo interrogativo di quello strano rapporto piede altezza, rispondeva che i sacchi in spalla quando si è giovani non aiutano a crescere. In altezza. Aiutano però a capire come va il mondo, questo si. Cosi come si impara qualcosa, seduto sulle spalle del padre, a seguire i funerali dei compagni morti, il funerale a cui aveva assistito da piccolo, quello degli uccisi dalla polizia a Reggio Emilia. E si che la celere si prodiga sempre in insegnamenti di come vanno le cose a questo mondo. Continua a farlo, lo fa sempre. Ne sa il movimento a Genova, ne sanno gli operai e i giovani sempre più frequentemente in questi ultimi tempi.
A Prospero piaceva dire che “volere è potere”, se c’è la forza di un’organizzazione, un collettivo, un partito. Negli ultimi anni, ormai tanti, qualcosa di amaro accompagnava le chiacchierate e le discussioni nostre che si erano fatte sempre più rade per il permanere della sua condizione di detenuto agli arresti domiciliari, della lontananza e la fine del collettivo.
Era l’amarezza data dalla conclusione di una storia organizzativa che puntava alto, al cambiamento rivoluzionario di questo paese. Resa tanto più amara dalla polverizzazione nelle conclusioni, dal non essere riusciti infine a dare vita nel paese ad una ampia riflessione su quegli anni, nonostante gli sforzi e l’impegno profuso. E’ stato questo l’ultimo impegno politico collettivo, quello per una amnistia, che insieme all’agire della sinistra e dei movimenti liberasse la memoria dello scontro di classe dall’ipocrisia e dai ricatti e poi i corpi di quanti rimangono ancora in carcere e che sembrano essere stati abbandonati.
Infine, Prospero era buono, riusciva a dimenticare le accuse ricevute ingiustamente da altri compagni, anche da parte di quelli che in un batter d’occhio passarono dalla critica da sopra a quella da sotto. Ma il Gallo riusciva ad essere molto generoso.
Chissà perché Prospero non si è risollevato questa volta. Deve essere stato colto di sorpresa. Non ci dirà mai quale sia stato l’ultimo pensiero, se ne ha avuto il tempo.
Noi crediamo di saperlo, ci piace immaginarlo: ha pensato alla sua compagna, a Giava. E forse ha avuto il tempo di dire a noi tutti: vecchi miei, compagni cari, io vado …
“Fine di una storia. La storia continua ”.

Pasquale Abatangelo, Renato Arreni, Paolo Cassetta, Geraldina Colotti, Natalia Ligas, Maurizio Locusta, Sante Notarnicola, Remo Pancelli, Bruno Seghetti


La cerimonia di saluto
Il disscorso: “A Prospero Gallinari. Fine di una storia la storia continua
Tutti a Coviolo per salutare Prospero Gallinari la cerimonia si terrà domani 19 gennaio alle-14-30
Ciao Prospero
In diretta da Coviolo immagini e parole della cerimonia di saluto a Prospero Gallinari/1
In diretta da Coviolo in migliaia per salutare Prospero Gallinari/2
La diretta twitter dai funerali
Ciao Prospero
Gli assenti
Scalzone: Gallinari come Prospero di Shakespeare, “la vita è fatta della stessa sostanza dei sogni”
Fine di UNA storia, LA storia continua
Mai alcuna confessione di innocenza, Prospero

Testimonianze
“Volevo dirgli grazie per avermi fatto capire la storia di quegli anni”. Una testimonianza sui funerali di Prospero Gallinari
Perché sono andato ai funerali di Prospero Gallianari by Stecca
In memoria di Prospero Gallinari di Oreste Scalzone
Al funerale di Gallinari la generazione più felice e più cara
Su Prospero Gallinari
Da contromaelstrom.com – Ciao Prospero, amico e fratello
Gallinari e il funerale che andava fatto anche per gli altri
Un contadino comunista nelle lotte di classe degli anni 70

Riflessioni
Laboratorio Aq16, Gli anni 70 che non finiscono mai. Riflessioni sulla cerimonia di saluto a Prospero Gallinari

La storia
Quadruppani – Mort d’un combattant
Bianconi – I parenti delle vittime convocati via posta per perdonare Gallinari
Prospero Gallinari chiede la liberazione condizionale e lo Stato si nasconde dietro le parti civili
“Eravamo le Brigate rosse”, l’ultima intervista di Prospero Gallinari
Prospero Gallinari quando la brigata ospedalieri lo accudì al san Giovanni
Gli avvoltoi s’avventano sulla memoria di Prospero Gallinari
Gallinari è morto in esecuzione pena dopo 33 anni non aveva ancora ottenuto la libertà condizionale
Prospero Gallinari un uomo del 900
Chi era Prospero Gallinari?
Gallinari e Caselli, il confronto tra cattivi maestri e bravi bidelli
Gallinari, Gotor e le lettere di Moro
Caselli Prospero Gallinari e i cattivi maestri
In risposta a Caselli su Gallinari

Gallinari e il funerale che andava fatto, anche per gli altri

Da baruda.net 

“Due razze di uomini. L’una uccide e paga, anche con la vita.
L’altra giustifica migliaia di crimini ed accetta di ricavarne onori”

Albert Camus

23 gennaio 2013

Dal blog di FrancoSenia la citazione che tra le tante mi ha più lasciato sulla pelle il calore di sabato scorso, quel calore immenso che ci avvolgeva sotto la neve di Coviolo, in quel panorama piatto e soffice, che accarezzava lo sguardo mentre salutavamo Prospero.
Un viaggio di due giorni che lascerà il segno dentro di me, che ha scavato nel profondo in ogni suo abbraccio, in ogni mano a cui mi son aggrappata o che ho sentito attaccarsi a me, improvvisamente.

Foto di valentina perniciaro _coviolo_

Foto di valentina perniciaro _coviolo_

mai dimenticherò la mano di Sante che mi ha stretto nella folla quando Oreste ha iniziato il suo fischio coinvolgente… una mano tremante, che cercava alla cieca un calore da stringere, per poter iniziare un canto collettivo.
Poi Renato, il cui sguardo e le cui mani mi hanno colpito più di tutti gli altri e forse non conosco parole adeguate per descriverne il motivo, son quelle cose che viaggiano sulle vibrazioni nell’aria,
che si poggiano sulla pelle e lì scaldano il resto del corpo. Il suo sguardo carezzava quella bara e conteneva un mondo intero, forte, dignitoso, pulitissimo.

Foto da Contropiano

Mai dimenticherò un treno pieno di ergastolani che tagliava l’Italia in due (abbiamo provato a contare il numero degli anni di carcere scontati in quelle carrozze in corsa ma ad un certo punto il conto si è perso)
mai dimenticherò quella neve soffice, l’abbraccio con mille compagni che ognuno strappava la carne e il sorriso.
E’ stato un funerale felice,
ha ragione Sante,
Prospero, che preferisco chiamare Gallo almeno su queste pagine, ha regalato a noi compagni quel che ancora ci mancava, quel che mancava a tutti coloro di quella generazione presenti in quel piccolo cimitero emiliano.

Con Prospero siamo riusciti a seppellire Mara, i fratelli Mantini, Annamaria, Martino, Antonio, Luca, Wilma
cantando quello stonatissimo coro d’Internazionale, abbiamo per la prima volta salutato e seppellito tutti insieme tutti quei compagni uccisi e rimossi dalla memoria collettiva, spesso anche del movimento stesso.
Più che spesso. E cavolo che bene che ci ha fatto, che esplosione straordinaria d’amore che c’è stata.
Perché con noi c’era anche chi non poteva esserci,
perché chi è detenuto ha mandato un figlio, un bacio, un sorriso, un foglietto,
perché gli esuli, lontani da decenni dalla terra e lingua di casa c’erano tutti,
i loro nomi son stati urlati uno ad uno.
Non c’è stata una lacrima di tristezza Prospero, malgrado la tua mancanza sia pesante,
ci son state lacrime di un’emozione che in me ha mutato tante cose,
che in me ha riaperto quella bella capacità di credere di far parte di qualcosa di straordinario,
che sono i compagni.
Quei compagni, di ogni età, che sabato ho stretto forte forte a me.

Grazie Gallo!

La cerimonia di saluto
Tutti a Coviolo per salutare Prospero Gallinari la cerimonia si terrà domani 19 gennaio alle-14-30
Ciao Prospero
In diretta da Coviolo immagini e parole della cerimonia di saluto a Prospero Gallinari/1
In diretta da Coviolo in migliaia per salutare Prospero Gallinari/2
La diretta twitter dai funerali
Ciao Prospero
Gli assenti
Scalzone: Gallinari come Prospero di Shakespeare, “la vita è fatta della stessa sostanza dei sogni”
Fine di UNA storia, LA storia continua
Mai alcuna confessione di innocenza, Prospero

Testimonianze
“Volevo dirgli grazie per avermi fatto capire la storia di quegli anni”. Una testimonianza sui funerali di Prospero Gallinari
Perché sono andato ai funerali di Prospero Gallianari by Stecca
In memoria di Prospero Gallinari di Oreste Scalzone
Al funerale di Gallinari la generazione più felice e più cara
Su Prospero Gallinari
Gallinari e il funerale che andava fatto anche per gli altri

La storia
Quadruppani – Mort d’un combattant
Bianconi – I parenti delle vittime convocati via posta per perdonare Gallinari
Prospero Gallinari chiede la liberazione condizionale e lo Stato si nasconde dietro le parti civili
“Eravamo le Brigate rosse”, l’ultima intervista di Prospero Gallinari
Prospero Gallinari quando la brigata ospedalieri lo accudì al san Giovanni
Gli avvoltoi s’avventano sulla memoria di Prospero Gallinari
Gallinari è morto in esecuzione pena dopo 33 anni non aveva ancora ottenuto la libertà condizionale
Prospero Gallinari un uomo del 900
Chi era Prospero Gallinari?
Gallinari e Caselli, il confronto tra cattivi maestri e bravi bidelli
Gallinari, Gotor e le lettere di Moro
Caselli Prospero Gallinari e i cattivi maestri
In risposta a Caselli su Gallinari

La bugia e la camorra. La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano: il gip dà ragione a Persichetti

Il giudice di Roma ha archiviato la richiesta di danni dello scrittore nei confronti dell’ex Br per i suoi articoli su «Liberazione»


Corriere del mezzogiorno.corriere.it

Redazione online 23 gennaio 2013

Roberto Saviano e Peppino Impastato

NAPOLI – Non è un ottimo periodo per Roberto Saviano. Prima la sua Napoli – una parte degli abitanti di Scampia – gli si rivolta contro per la fiction di Sky tratta dal suo libro-caso «Gomorra» (che, secondo alcuni, avrebbe mercificato a senso unico il dramma di quella periferia devastata dalla camorra). Poi il tribunale di Roma che ha archiviato la sua richiesta di danni nei confronti Paolo Persichetti, l’ex Br che si era occupato della querelle sul caso Peppino Impastato dalle pagine di «Liberazione».

IL FATTO – Il Gip di Roma, Barbara Càllari, ha depositato un’ordinanza di archiviazione della querela di Roberto Saviano contro il direttore del quotidiano «Liberazione», Dino Greco, e il giornalista Paolo Persichetti, seguita alla pubblicazione di articoli in cui si riprendeva la richiesta del «Centro siciliano di documentazione Giuseppe Impastato» di Palermo di rettificare un’affermazione contenuta nel libro «La parola contro la camorra» di Saviano, secondo cui il film «I cento passi» di Marco Tullio Giordana avrebbe «riaperto il processo» per il delitto Impastato, avvenuto il 9 maggio ’78 a Cinisi. Il Centro, in una lettera-diffida dell’ottobre 2010, dimostrava che i processi contro i mandanti dell’assassinio erano cominciati prima dell’uscita del film, nel settembre 2000, e che già nel ’98 si era costituito, presso la Commissione parlamentare antimafia, un comitato per indagare sul depistaggio delle indagini sulla morte del militante di Lotta Continua.

IL PRESIDENTE DEL CENTRO IMPASTATO – «Alla lettera-diffida – spiega il presidente del Centro Impastato, Umberto Santino – l’editore Einaudi rispondeva che «ulteriori iniziative diffamatorie sarebbero state perseguite nei termini di legge». Una richiesta di verità veniva scambiata per diffamazione. Il film ha fatto conoscere Impastato al grande pubblico ma non ha avuto, né poteva avere, alcun effetto dal punto di vista giudiziario. Il Centro prende atto del provvedimento del tribunale di Roma e invita ancora autore ed editore ad effettuare la rettifica. Sappiamo che non ci sono mezzi legali per imporla, ma chiediamo semplicemente un atto di onestà intellettuale».

LA TESTIMONIANZA – La vicenda è ricostruita sul sito di «Liberazione». «Persichetti aveva dato notizia della querela del Centro Impastato e dei familiari di Peppino ad Einaudi, editore di “La parola contro la camorra”, perché l’autore ripristinasse con correttezza storica nella narrazione della battaglia per la verità sull’assassinio di Impastato, un episodio “accessorio” nell’economia dell’articolo che tuttavia per Saviano ha assunto un significato capitale: la presunta telefonata che Felicia Impastato, madre di Peppino, gli avrebbe fatto nell’estate del 2004. Episodio che Saviano racconta con dovizia di particolari in un altro libro, La bellezza e l’inferno, ma che viene smentito da testimoni fondamentali. Umberto Santino, presidente del centro Peppino Impastato di cui fu amico e compagno, torna a chiedere ad autore ed editore la rettifica di ”affermazioni non veritiere. Sappiamo che non ci sono mezzi legali per imporla. Chiediamo semplicemente un atto di onestà intellettuale”».

Altri articoli sull’argomento
“Persichetti ha utilizzato fonti attendibili”, il gip archivia la querela di Saviano contro l’ex brigatista
Filippo Facci – Caso Impastato, Saviano perde la causa contro l’ex-br
Liberazione.it – Criticare Saviano è possibile
La bugia e la camorra. La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano
Corriere del mezzogiorno – La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano. Persichetti vince la causa
“Non c’è diffamazione”. Per la procura la querela di Saviano contro l’ex brigatista in semilibertà va archiviata
Saviano e il brigatista

Gli articoli querelati da Saviano
Non c’è verità storica: il Centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Roberto Saviano
Ma dove vuole portarci Saviano?

Per approfondire
Il paradigma orwelliano impiegato da Roberto Saviano
Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra
Diffida e atto di messa in mora. Rettifica libro “La parola contro la camorra” di Roberto Saviano
Alla destra postfascista Saviano piace da morire

Roberto Saviano è una paglietta: parola di Antonio Gramsci
Saviano le pussy riot e Gioacchino Belli
Arriva il partito della legalità
Michele Serra,“Saviano è di destra ma siccome in Italia non c’è una destra politica rispettabile allora lo ospitiamo a sinistra
Ucciso il sindaco di Pollica: dubbi sulla matrice camorristica
Covergenze paralelle: iniziativa con Saviano e confronto Fini-Veltroni

Ancora su Saviano
La denuncia del settimanale albanes “Saviano copia e pure male”
Occupazione militare dello spazio semantico: Saviano e il suo dispositivo

Il ruolo di Saviano. Considerazioni dopo la partecipazione a “Vieni via con me”
Aldo Grasso: “Vieni via con me un po’ come a messa”
La macchina del fango di Saviano contro i manifestanti del 14 dicembre

Idee di scorta
Il capo della mobile: “Contro Saviano minacce non riscontrate”
Il capo della Mobile di Napoli: “Vi spiego perché ero contrario alla scorta per Roberto Saviano”

Un uomo di destra
Pg Battista: “Come ragalare un eroe agli avversari. Gli errori della destra nel caso Saviano”
Il razzismo anticinese di Saviano. L’Associna protesta
Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”

Eroi di carta
Alessandro Dal Lago:“La sinistra televisiva un berlusconismo senza berlusconi”
Daniele Sepe scrive un rap antiSaviano: “E’ intoccabile più del papa”
Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Pagliuzze, travi ed eroi

Altre querele
Saviano in difficoltà dopo la polemica su Benedetto Croce
Marta Herling: “Su Croce Saviano inventa storie”
Saviano, prime crepe nel fronte giustizialista che lo sostiene