Saviano débouté d’une plainte contre le quotidien Liberazione

Un ex militant des Brigades Rouges remet à sa place l’auteur de Gomorra

Par Enrico Porsia
www.bakchich.info, 30 janvier 2013

Vous rappelez-vous de Paolo Persichetti ? Ancien militant de Brigades Rouges, réfugié en France depuis de nombreuses années, il était prof de sociologie à la faculté de Saint-Denis…
Le soir du 24 août 2002,  le professore est «kidnappé». En pleine rue, de diligents fonctionnaires de la Division nationale anti-terroriste, épaulés par leurs collègues des RG et sous le regard attentif des observateurs de l’Ucigos, la police politique italienne,  embarquent  Persichetti dans une voiture qui roule à vive allure vers la frontière.

Une extradition expéditive
 A l’aube le prof de Saint-Denis se retrouve dans une geôle de son pays d’origine où il avait été condamné à de longues années de prison pour avoir participé, dans un autre siècle, aux Brigades Rouges. Le motif de cette extradition expéditive ? En exploitant l’émotion suscitée par les attentats aux Twin Towers et par la «lutte contre le terrorisme», le ministre de la justice italien, le très xénophobe dirigeant de la Ligue du nord Roberto Castelli, avait monté une manip’. Il avait fait croire, en exploitant la force de persuasion et d’imagination des RG, en mèche avec les cousins italiens de l’Ucigos, que Paolo Persichetti utilisait son travail à la faculté comme couverture, et l’Hexagone comme base arrière pour poursuivre des activités clandestines en Italie.
Visiblement au ministère de la justice française le chantier à l’italienne avait trouvé un public conquis et voilà que pour le plus grand bonheur de Berlusconi, le gouvernement du Cavaliere pouvait exhiber un trophée de guerre:  «un dangereux terroriste en activité» livré par voie express…par la France, autrefois sa terre d’asile. Quel exploit!

Un nouveau métier…
Toutes ces accusations se démontreront sans aucun fondement. De l’enfumage pur. Mais entre temps Persichetti se retrouvait enfermé dans un quartier de haute sécurité pour purger son ancienne condamnation, celle datant du siècle précédent.
Décidément le garçon a du caractère, et ne se laisse pas abattre. Pendant ces longues années bien solitaires Persichetti  a poursuivi ses recherches universitaires et a écrit un livre dans lequel il décortique le système judiciaire italien
En 2008, l’ancien prof de Saint-Denis obtient le droit d’aller travailler à l’extérieur de la prison (le soir il doit toujours dormir derrière les barreaux) et voilà que le prof de sociologie politique commence à faire ses premiers pas dans un nouveau métier. Il devient journaliste au quotidien Liberazione… Une profession nouvelle que Persichetti, il faut bien le reconnaître, exerce avec un certain talent. C’est ainsi, par exemple, qu’il contribue à porter à connaissance du public l’existence d’une équipe de fonctionnaires un peu spéciaux… Ils se baladaient dans les prisons de la péninsule pour administrer des tortures aux détenus politiques!
Persichetti s’intéresse aux questions de société. En 2010 il attire l’attention de ses lecteurs sur une dure polémique qui oppose Roberto Saviano à Umberto Santino, le président du Centre sicilien de documentation Impastato. Une association anti mafia très active en Sicile qui porte le nom de Peppino Impastato, militant d’extrême gauche, journaliste et animateur de radio Aut. La radio indépendante dérangeait au plus haut point Cosa Nostra. Peppino Impastato fut assassiné en 1978 sur ordre du parrain mafieux de Cinisi, Gaetano Baldamenti.

La parole contre la Camorra… et la vérité officielle
En 2010, l’association de Umberto Santino a mis en demeure l’éditeur de Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, le symbole le plus médiatique de la lutte anti-mafia, de rectifier des passages contenus dans son livre La parola contre la camorra. En effet des «inexactitudes historiques» sont présentes dans le récit que fait le romancier Saviano sur les circonstances qui ont permis de relancer en 1998 l’enquête sur l’assassinat de Peppino Impastato. Selon la narration de Saviano l’enquête sur l’assassinat du journaliste de radio Aut, auraient été relancée grâce à la sortie d’un film: «I Cento passi»( Les cent pas)  qui retrace la vie de Impastato… Difficile de le croire quand on sait que le film est sorti en 2000 alors que l’enquête sur l’assassinat du journaliste avait été relancée deux ans plus tôt et ceci grâce à la diligence du Centre de documentation qui porte son nom ainsi qu’aux témoignages du frère et de la mère de Peppino. Un long et difficile combat, parsemé de menaces et de pièges… Comme l’a très précisément relaté la commission parlementaire anti-mafia… Quand le corps de Peppino Impastato fut retrouvé, aussi bien les carabiniers que certains magistrats s’empressèrent d’orienter l’enquête vers une fausse piste. Impastato, le journaliste gauchiste, se serait fait sauter avec sa propre bombe alors qu’il cherchait à commettre un attentat.
Cette «vérité officielle» arrangeait le pouvoir alors en place. Un opposant au système de la Démocratie Chrétienne était éliminé, les «rouges» étaient criminalisés et le boss mafieux de la région, Gaetano Baldamenti, pouvait continuer à gérer tranquillement ses affaires tout en affirmant ses liens avec la Démocratie Chrétienne. Ce partie gouvernait le pays, sans alternance possible, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Un véritable régime qui veillait jalousement sur la vérité officielle à servir au peuple.
Et pourtant… le travail tenace et sans relâche de l’association dirigée par Santino, qui organisa déjà en 1979 la première manifestation populaire contre l’emprise de la Mafia en Sicile, obligea, enfin, la justice à réouvrir une enquête qui était destinée à être classée aux oubliettes.
Une longue enquête qui a pu aboutir au bout de 22 ans d’efforts à la condamnation du boss mafieux Gaetano Baldamenti.

L’auteur de Gomorra est susceptible
Mais qu’à cela ne tienne. L’auteur de Gomorra est susceptible et…infaillible! L’éditeur de Saviano menace donc de poursuites le Centre sicilien de documentation Impastato, l’association qui s’est battue pendant 22 ans afin que la vérité éclate, si elle s’obstine à polémiquer sur ce passage inexacte de l’écrivain prodige, qui est devenu l’icône de la lutte contre la mafia au nom de l’Etat italien.
Un Etat italien qui a pourtant démontré, à maintes reprises, qu’il savait se mélanger dangereusement avec Cosa Nostra…
A la lecture de l’article signé par Paolo Persichetti sur Liberazione, qui relate de la rectification demandée par le Centre sicilien de documentation, Saviano pique une noire colère. Il est vrai que dans son papier Persichetti rappelle aussi comme dans un autre livre, «la Bellezza e l’inferno», Saviano s’était fait un devoir de citer une conversation téléphonique qu’il aurait eu en 2004 avec la mère de Peppino Impastato… une conversation qui n’aurait jamais existé, si non dans la fantaisie du romancier, tout au moins selon les proches de madame Impastato (décédée entre temps) cités par Persichetti. Face à de telles accusations, «Nier l’existence de cette conversation ne constitue pas une critique, mais une attaque qui tend à jeter un trouble sur mon propre engagement social et civil», Saviano porte plainte.
L’ex-militant des Brigades Rouges, en prison la nuit et journaliste le jour, ainsi que Dino Greco, le directeur responsable du quotidien Liberazione sont invités à la barre par l’écrivain à succès.
Malheureusement pour l’auteur de Gomorra… les juges ne l’ont pas suivi (lire ici). Le 21 janvier le juge Barbara Càllari, classe purement et simplement la plainte (lire ici). Les journalistes étaient dans leur droit. Saviano qui a déjà été accusé de plagiat et d’inexactitude dans ses récits aux sources invisibles, ne peut plus esquiver les critiques. Liberazione avait le droit de contredire et de critiquer l’icône de l’anti-mafia…. moralisatrice et bien pensante.
«Saviano est désormais une griffe, une sorte de machine médiatique»
Dans son article Persichetti posait en effet aussi des questions «sur le rôle d’administrateur de la mémoire de l’anti-mafia attribué à Saviano par des puissants groupes de presse.» Il soulignait aussi que «le niveau inquiétant d’osmose rejoint pas Saviano avec les enquêteurs» fait en sorte que l’auteur de Gomorra se soit «transformé en divulgateur officiel des parquets anti-mafia et de certains services de police». Enfin, Persichetti concluait  «Saviano est désormais une griffe, une sorte de machine médiatique» qui incarne une conception diamétralement opposée «à celle de l’anti-mafia sociale pratiquée par Peppino Impastato. La vérité sur son assassinat a été longuement cachée grâce au brouillage des pistes opéré par les carabiniers et la magistrature. Une histoire que visiblement le dispositif Saviano ne peut pas raconter».
Peppino impastato devant radio Aut en Sicile (DR)
Le Centre sicilien de documentation Impastato se félicite aussi de la décision de justice et attend encore que l’éditeur de Saviano rectifie les inexactitudes historiques apparaissant dans les ouvrages du héros littéraire de l’anti-mafia italienne. Requête légitime ou bien blasphème?


Sur l’affaire Impastato-Saviano

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Filippo Facci – Caso Impastato, Saviano perde la causa contro l’ex-br
Liberazione – Criticare Saviano è possibile
La bugia e la camorra. La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano
Corriere del mezzogiorno – La madre di Peppino Impastato non parlò con Saviano. Persichetti vince la causa
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Caso Impastato, Saviano perde la causa con l’ex Br

Disavventure – Si mette male per il paladino dei giustizialisti. Di seguito l’ottimo articolo di Filippo Facci sull’archiviazione della querela che Roberto Saviano aveva presentato contro due miei articoli apparsi nell’ottobre e nel novembre 2010 su Liberazione.
Da sottolineare la scelta sublime dell’avverbio “pure” nel titolo proposto da Libero che sembra inverare la parabola cristiana degli ultimi che saranno i primi

A processo contro Saviano pure il brigatista ha ragione

Filippo Facci
Libero 24 gennaio 2013

269269_420426621370450_406642157_nLe celebrità dovrebbero andarci pianissimo con le querele, perché rischiano l’accusa di lesa maestà anche quando hanno ragione. Figurarsi se la ragione non ce l’hanno, come nel caso che andiamo a raccontare e che riguarda un querelante di nome Roberto Saviano. Figurarsi, poi, se il giornalista querelato (e assolto) si chiama Paolo Persichetti, ex brigatista latitante in Francia, condannato a 22 anni per l’omicidio del generale Licio Giorgieri e ora in regime di semi-libertà: un personaggio, insomma, che per ottenere ragione da un giudice potrebbe faticare più di altri.
Ma vediamo il caso. Persichetti, su Liberazione, nel 2010 scrisse due articoli. Il primo riguardava i contenuti del libro di Saviano «La parola contro la camorra» e, soprattutto, la disputa che ne seguì con il Centro Peppino Impastato. La polemica in effetti ci fu: il Centro rivendicava un ruolo nella riapertura del caso di Giuseppe Impastato – ucciso dalla mafia a Cinisi nel 1978 – dopo che Saviano, nel libro, aveva attribuito ogni merito al film «I cento passi» di Marco Tullio Giordana senza il quale, parole sue, la vicenda sarebbe rimasta «una storia minore confinata nelle pieghe degli anni Settanta». Il Centro non veniva neppure menzionato. Tornando all’articolo: Persichetti oltretutto forniva la ricostruzione di una presunta telefonata tra Saviano e Felicia Impastato (madre di Giuseppe) e giungeva a sostenere che la conversazione non era mai esistita: e citava, come fonti, due parenti della madre (che nel frattempo è morta, e non può confermare o smentire) ma anche Umberto Santino, direttore del Centro Impastato: «Ma lui, Saviano, non ha avuto il coraggio di querelarlo», dice ora Persichetti, «perché ha preferito rivolgere i suoi strali contro il direttore di Liberazione e me, ritenendomi forse l’anello più debole e delegittimato della catena».
Forse lo status di un brigatista condannato per assassinio, in effetti, potrebbe sembrare inferiore a quello di un mostro sacro dell’antimafia. Sta di fatto che la cosa non impedì a Persichetti, nei suoi articoli, di metterla giù molto dura: «Quando Saviano non abbevera i suoi testi alle fonti investigative», scriveva, «dà mostra di evidenti limiti informativi». La critica si faceva più stringente nel concentrarsi sul «ruolo di amministratore della memoria dell’antimafia che a Saviano è stato attribuito da potenti gruppi editoriali», qualcosa che l’ha trasformato in «un brand, un marchio, una sorta di macchina mediatica». Il contrario dell’antimafia «sociale» promossa da Giuseppe Impastato, la cui vera storia «venne a lungo tenuta nascosta anche grazie al depistaggio dei carabinieri e della magistratura. Un passato che Saviano non può raccontare».
Diciamo che non le mandò a dire, Persichetti. Non bastasse, nel secondo articolo se la prese con l’impostazione autocelebrativa dello scrittore nel programma «Vieni via con me» andato in onda sui Raitre nel novembre 2010. La sua prestazione veniva definita «imbarazzante» a margine di una «memoria selettiva e arrangiata», di «pochezza culturale», di «un monologo melenso di trenta minuti, senza contraddittorio, privo di senso del ritmo… accompagnato solo da uno smisurato e pretenzioso egocentrismo». Poi l’accusa forse più sanguinosa: l’essere Saviano «un derivato speculare dell’era berlusconiana». 

Da qui la querela. L’avvocato di Saviano la depositava il 12 gennaio 2011 ai danni di Persichetti e del suo direttore Dino Greco, personaggi che non avrebbero fatto altro che «vomitare il proprio odio ossessivo e ossessionato». La querela è lunghissima (30 pagine) e non risparmia il tentativo di buttare nel mucchio anche la condanna a 22 anni che Persichetti sta scontando: le parole del giornalista contro Saviano, infatti, sono definite come «una condanna inappellabile, come inappellabile fu la condanna a morte che dovette subire il generale Giorgieri». Parole come proiettili, come si dice. Dulcis in fundo, le critiche di Persichetti parevano al legale «senza alcuna finalità di pubblico interesse».
Il 6 luglio 2012, tuttavia, il pm Francesco Minìsci non era dello stesso avviso: e chiedeva l’archiviazione. La notizia di reato a suo dire era «infondata» proprio perché ricorreva l’interesse pubblico del caso. E forse proprio per ravvivarlo, il caso, ecco che Saviano il 15 gennaio scorso compariva in aula a Roma: la presenza fisica, in questi casi, riveste sempre una giusta considerazione. La sua testimonianza ha un che di grave: «Intendo qui difendere la memoria della signora Impastato che ebbe con me una conversazione telefonica (negata nell’articolo querelato)… nella quale mi esprimeva la sua solidarietà… Negare l’esistenza della telefonata non costituisce una critica, ma un attacco teso a minare il mio stesso impegno sociale e civile».
Lunedì scorso, tuttavia, il gip Barbara Càllari si è presa il rischio di minare l’impegno sociale e civile di Saviano: ed ha archiviato. Il giudice ha fatto propri i rilievi mossi nella richiesta di archiviazione anche a proposito della presunta telefonata: «Nessun intento diffamatorio può essere attribuito a Persichetti, che si è limitato a fornire una diversa ricostruzione della vicenda, basata su fonti attendibili… Ricorre senza dubbio l’obiettivo interesse pubblico delle questioni sollevate… Malgrado il tono dei due articoli sia a tratti aspro… le valutazioni dell’autore attengono a circostanze precise e ben definite».
E una querela è andata. Resta in ballo, per ora, la causa civile che Roberto Saviano ha promosso ai danni di Marta Herling, nipote di Benedetto Croce e segretario dell’Istituto Italiano di Studi storici: lo scrittore ha chiesto un risarcimento di quasi cinque milioni di euro (a lei e a Marco Demarco, direttore del Corriere del Mezzogiorno) per via delle contestazioni ricevute dopo la sua ricostruzione del salvataggio di Benedetto Croce durante il terremoto di Casamicciola. Questione, siamo certi, al centro dei vostri pensieri.


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Una sconfitta senza precedenti per Roberto Saviano che intacca profondamente la sua credibilità. Consapevole di questo rischio, dopo la richiesta di archiviazione avanzata dalla procura nei confronti della sua querela del 12 gennaio 2011 (leggi qui) contro due miei articoli usciti su Liberazione nell’ottobre (qui) e nel novembre 2010 (qui), Saviano si era presentato in aula il 15 gennaio scorso accompagnato dalla scorta.
Nella sua deposizione spontanea lo scrittore aveva dichiarato: «Intendo qui difendere la memoria della signora Impastato che ebbe con me una conversazione telefonica (negata dall’articolo oggetto del procedimento) quando io non godevo ancora di alcuna notorietà. Negare l’evidenza di questa conversazione nella quale la signora Impastato mi manifestava la sua solidarietà, non costituisce una critica nè del mio lavoro, nè della mia persona (critiche che rappresentano per me un’occasione di crescita personale e professionale) ma costituisce un attacco teso a svilire il mio stesso impegno sociale e civile».
Contrariamente a quanto preteso da Saviano, nell’ordinanza il giudice per le indagini preliminari Barbara Càllari, raccogliendo gli argomenti e la documentazione proposta dall’avvocato Francesco Romeo, mio difensore oltre che del direttore di Liberazione Dino Greco, ha stabilito quanto segue:

1. «La polemica tra Saviano e il Centro Peppino Impastato, relativamente all’attività che avrebbe determinato la riapertura delle indagini sull’omicidio Impastato […] è stata [nel mio articolo dell’ottobre 2010 ndr] documentalmente provata».

2. «I toni utilizzati da Persichetti non superano i limiti della continenza individuati dalla Suprema corte».

3. Sulla vicenda della telefonata che Saviano sostiene di aver intrattenuto con Felicia Impastato, madre di Peppino, «Persichetti si è limitato a riferire una diversa ricostruzione della vicenda fondata su fonti attendibili», ovvero le dichiarazioni rese dalla nuora di Felicia Impastato, anch’essa di nome Felicia, e da Giovanni Impastato, fratello di Peppino, documentate in atti».

4. Le critiche, espresse in «modo anche duro e aspro, per il rapporto tra Saviano e gli Organi Inquirenti, i quali proprio nella vicenda Impastato hanno svolto un ruolo assai discusso, non trasmodano nell’attacco personale ma sono configurabili nel legittimo esercizio del diritto di critica».

5. Il Gip giunge alla stessa conclusione per i giudizi critici espressi da Persichetti nei confronti dell’intervento [del novembre 2010 ndr] svolto da Saviano nella trasmissione “Vieni via con me”.

Arch 1

Arch 2

Un écrivain embedded
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Il giudice di Roma ha archiviato la richiesta di danni dello scrittore nei confronti dell’ex Br per i suoi articoli su «Liberazione»


Corriere del mezzogiorno.corriere.it

Redazione online 23 gennaio 2013

Roberto Saviano e Peppino Impastato

NAPOLI – Non è un ottimo periodo per Roberto Saviano. Prima la sua Napoli – una parte degli abitanti di Scampia – gli si rivolta contro per la fiction di Sky tratta dal suo libro-caso «Gomorra» (che, secondo alcuni, avrebbe mercificato a senso unico il dramma di quella periferia devastata dalla camorra). Poi il tribunale di Roma che ha archiviato la sua richiesta di danni nei confronti Paolo Persichetti, l’ex Br che si era occupato della querelle sul caso Peppino Impastato dalle pagine di «Liberazione».

IL FATTO – Il Gip di Roma, Barbara Càllari, ha depositato un’ordinanza di archiviazione della querela di Roberto Saviano contro il direttore del quotidiano «Liberazione», Dino Greco, e il giornalista Paolo Persichetti, seguita alla pubblicazione di articoli in cui si riprendeva la richiesta del «Centro siciliano di documentazione Giuseppe Impastato» di Palermo di rettificare un’affermazione contenuta nel libro «La parola contro la camorra» di Saviano, secondo cui il film «I cento passi» di Marco Tullio Giordana avrebbe «riaperto il processo» per il delitto Impastato, avvenuto il 9 maggio ’78 a Cinisi. Il Centro, in una lettera-diffida dell’ottobre 2010, dimostrava che i processi contro i mandanti dell’assassinio erano cominciati prima dell’uscita del film, nel settembre 2000, e che già nel ’98 si era costituito, presso la Commissione parlamentare antimafia, un comitato per indagare sul depistaggio delle indagini sulla morte del militante di Lotta Continua.

IL PRESIDENTE DEL CENTRO IMPASTATO – «Alla lettera-diffida – spiega il presidente del Centro Impastato, Umberto Santino – l’editore Einaudi rispondeva che «ulteriori iniziative diffamatorie sarebbero state perseguite nei termini di legge». Una richiesta di verità veniva scambiata per diffamazione. Il film ha fatto conoscere Impastato al grande pubblico ma non ha avuto, né poteva avere, alcun effetto dal punto di vista giudiziario. Il Centro prende atto del provvedimento del tribunale di Roma e invita ancora autore ed editore ad effettuare la rettifica. Sappiamo che non ci sono mezzi legali per imporla, ma chiediamo semplicemente un atto di onestà intellettuale».

LA TESTIMONIANZA – La vicenda è ricostruita sul sito di «Liberazione». «Persichetti aveva dato notizia della querela del Centro Impastato e dei familiari di Peppino ad Einaudi, editore di “La parola contro la camorra”, perché l’autore ripristinasse con correttezza storica nella narrazione della battaglia per la verità sull’assassinio di Impastato, un episodio “accessorio” nell’economia dell’articolo che tuttavia per Saviano ha assunto un significato capitale: la presunta telefonata che Felicia Impastato, madre di Peppino, gli avrebbe fatto nell’estate del 2004. Episodio che Saviano racconta con dovizia di particolari in un altro libro, La bellezza e l’inferno, ma che viene smentito da testimoni fondamentali. Umberto Santino, presidente del centro Peppino Impastato di cui fu amico e compagno, torna a chiedere ad autore ed editore la rettifica di ”affermazioni non veritiere. Sappiamo che non ci sono mezzi legali per imporla. Chiediamo semplicemente un atto di onestà intellettuale”».

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Gli articoli querelati da Saviano
Non c’è verità storica: il Centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Roberto Saviano
Ma dove vuole portarci Saviano?

Per approfondire
Il paradigma orwelliano impiegato da Roberto Saviano
Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra
Diffida e atto di messa in mora. Rettifica libro “La parola contro la camorra” di Roberto Saviano
Alla destra postfascista Saviano piace da morire

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Il ruolo di Saviano. Considerazioni dopo la partecipazione a “Vieni via con me”
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Idee di scorta
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Eroi di carta
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Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
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Criticare Saviano è possibile

Smentita la telefonata fantasma di Saviano a Felicia Impastato, madre di Peppino

Chec. Ant.
Liberazione.it 22 gennaio 2013

Saviano non ha mai parlato con la madre di Peppino Impastato, non nei termini che descrive in un libro. Felicia non gli avrebbe mai detto: «Come madre ti dico di smettere, come donna di andare avanti». E la battaglia per la verità sui depistaggi è iniziata ben prima del film “I cento passi”. Lo ha accertato un Gip di Roma che ha archiviato la querela presentata da Saviano contro Paolo Persichetti per degli articoli su Liberazione in cui, sentita la famiglia Impastato, aveva osato contraddire lo scrittore più scortato d’Italia.
Persichetti si è limitato a fornire «una diversa ricostruzione della vicenda basata su fonti attendibili, in quanto direttamente riconducibili ai familiari della madre di Peppino Impastato, nel frattempo deceduto».

Liberazione batte Saviano: il diritto di critica è possibile anche nei suoi confronti
Persichetti aveva dato notizia della querela del Centro Impastato e dei familiari di Peppino ad Einaudi, editore di La parola contro la camorra, perché l’autore ripristinasse un minimo di correttezza storica nella narrazione della battaglia per la verità sull’assassinio di Impastato, un episodio “accessorio” nell’economia dell’articolo che tuttavia per Saviano ha assunto un significato capitale: la presunta telefonata che Felicia Impastato, madre di Peppino, gli avrebbe fatto nell’estate del 2004.
Episodio che Saviano racconta con dovizia di particolari in un altro libro, La bellezza e l’inferno, ma che viene smentito da testimoni fondamentali. Umberto Santino, presidente del centro Peppino Impastato di cui fu amico e compagno, torna a chiedere ad autore ed editore la rettifica di «affermazioni non veritiere. Sappiamo che non ci sono mezzi legali per imporla. Chiediamo semplicemente un atto di onestà intellettuale».
Tutto comincia dalla sua lettera-diffida dell’ottobre 2010 che dimostrava come i processi contro i mandanti dell’assassinio erano cominciati prima dell’uscita del film, nel settembre del 2000, e che già nel 1998 si era costituito, presso la Commissione parlamentare antimafia, un comitato per indagare sul depistaggio delle indagini. Einaudi rispondeva che «ulteriori iniziative diffamatorie» sarebbero state «perseguite nei termini di legge». Una richiesta di verità veniva scambiata per diffamazione. 
Che si trattasse di «una querela senza fondamento» era chiaro anche al pm che aveva chiesto l’archiviazione ordinata ieri, 21 gennaio.
La procura chiede l’archiviazione della denuncia per diffamazione a mezzo stampa presentata contro due articoli apparsi su Liberazione nell’autunno del 2010. Saviano si oppone. La denuncia-querela era stata depositata il 12 gennaio 2011 dall’avvocato Nobile di Caserta, per conto di Roberto Saviano, nei confronti di Persichetti, all’epoca a Liberazione, e di Dino Greco. I due articoli oggetto della querela risalivano al 14 ottobre, “«Non c’è la verità storica». Il centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Saviano” e il 10 novembre “«Vieni via con me». Ma dove va Saviano?”.
Saviano ha provato a dimostrare che i testi avessero «ampiamente trasceso il diritto di critica e di cronaca», che Persichetti avesse tentato di «aggredirlo a mezzo stampa» «vomitando il proprio odio ossessivo e ossessionato nei confronti di un soggetto, del quale non si preoccupa minimamente di commentare, criticare, stigmatizzare le azioni, ma rispetto al quale esprime un ‘verdetto’». 
Per il pm, invece, «le critiche – scrive nella richiesta di archiviazione – possono infatti dirsi ampiamente ricompresse entro i limiti di operatività della scriminante» che la Cassazione «esaminando le frequenti interferenze tra l’esercizio dei diritti di cronaca o di critica e il reato di diffamazione a mezzo stampa» ha individuato da diverso tempo. 
«Entrambi gli interventi del giornalista riguardano la dimensione pubblica del querelante, il suo interesse per il fenomeno della criminalità organizzata, le sue analisi e le opinioni affidate a libri e programmi televisivi ad ampia diffusione, destinati, per la natura delle tematiche affrontate, a provocare discussioni e a sollevare inevitabili polemiche». «In secondo luogo, non sembra che le espressioni utilizzate da Persichetti nella formulazione dei suoi giudizi possano considerarsi gravemente lesive della reputazione del querelante. Malgrado il tono dei due articoli (e, in modo particolare, del secondo) sia a tratti aspro, pungente e caustico, non sembrano esserci gli estremi per poter affermare che si sia trasmodato nell’attacco personale e nella pura contumelia».
In estrema sintesi, «il diritto di critica va riconosciuto nei confronti di persone la cui voce e immagine abbia vasta risonanza presso la collettività grazie ai mezzi di comunicazione, anche quando si manifesti in forma penetrante e a volte impietosa», ricordava la pubblica accusa citando una sentenza di Cassazione. Dirà anche il gip, archiviando, che Persichetti quando scrive che «la verità sul suo assassinio venne a lungo tenuta nascosta anche grazie al depistaggio di carabinieri e magistratura. Un passato che con tutta evidenza il dispositivo Saviano non può più raccontare», «critica in modo anche duro e aspro, il rapporto tra Saviano e gli organi inquirenti, i quali proprio nella vicenda Impastato, hanno svolto un ruolo assai discusso. Tali critiche non trasmodano nell’attacco personale… con conseguente configurabilità del diritto di critica».
L’autore di Gomorra ritiene, invece l’affermazione di Santino, «una falsità». Parla di lui come di un personaggio sconosciuto ma che tuttavia non ha avuto il coraggio di querelare, rivolgendo i suoi strali unicamente contro il direttore di Liberazione e Persichetti per non aver verificato – a suo dire – il fondamento della notizia e non averlo interpellato prima di redigere il testo, quando è evidente il riferimento ad un suo precedente scritto. 
Ma il nodo, in conclusione, è lo iato tra l’antimafia sociale, quella di Peppino, e l’antimafia ufficiale di cui Saviano è stato nominato depositario dai più importanti gruppi editoriali.
Rileggersi gli articoli di Paolo può essere parecchio interessante: qui (sul caso Impastato) qui (sulla strasmissione “Vieni via con me”) e poi ancora qui, qui e qui.

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«Non c’è diffamazione». Per la procura la querela di Saviano contro l’ex brigatista in semilibertà va archiviata

«Una querela senza fondamento». La procura chiede l’archiviazione della denuncia per diffamazione a mezzo stampa presentata contro due miei articoli apparsi su Liberazione nell’autunno del 2010. Saviano si oppone. Il 15 gennaio 2013 udienza davanti al Gip

«Questo Pubblico Ministero ritiene che la notizia di reato sia infondata e che non vi siano i presupposti per l’esercizio dell’azione penale».

Non lascia scampo il giudizio espresso dal pubblico ministero Francesco Mìnisci sulla denuncia-querela depositata il 12 gennaio 2011 dall’avvocato Antonio Nobile di Caserta, per conto di Roberto Saviano, nei miei confronti e contro il mio direttore dell’epoca, Dino Greco, nelle rispettive vesti di giornalista e direttore responsabile del quotidiano Liberazione, per due articoli pubblicati il 14 ottobre 2010, “«Non c’è la verità storica». Il centro Peppino Impastato diffida l’ultimo libro di Saviano” (leggi qui) e il 10 novembre 2010 “«Vieni via con me». Ma dove va Saviano?” (leggi qui).

La vicenda l’avevamo anticipata in un articolo apparso su Liberazione del 16 aprile 2011 (“Saviano e il brigatista”, leggi qui). Tuttavia, come spiegavo in quel testo, all’epoca non eravamo esattamente a conoscenza del contenuto della querela e dunque delle motivazioni complete che avevano spinto Saviano a denunciarci. Con un certa difficoltà, e soltanto dopo molte settimane (il pm dell’epoca, dottor di Salvo, oppose insistentemente il segreto istruttorio), venimmo a sapere unicamente quali fossero gli articoli che avevano infastidito l’autore di Gomorra. Da allora più nulla fino alla metà dell’ottobre scorso, quando ci è giunta la notizia della richiesta di archiviazione, presentata dal sostituto procuratore che nel frattempo ha ereditato il fascicolo, e della opposizione depositata il 24 settembre 2012 dal legale di Saviano. Ma per avere tutti gli atti in mano abbiamo dovuto aspettare ancora altro tempo per la digitalizazzione del fascicolo che ci è pervenuto solo il 7 novembre.

Nelle prossime settimane pubblicheremo tutto perché questa vicenda merita il massimo di pubblicità e trasparenza. Come d’altronde paradigmatica è l’altro episodio, quello della citazione in giudizio (l’apertura di una causa civile dunque), con l’esorbitante richiesta di oltre 4 milioni di euro di risarcimento, che Saviano ha promosso contro Marta Herling, segretario generale dell’Istituto Italiano di Studi storici e nipote di Croce (leggi qui), che aveva osato contestare la ricostruzione fatta da Saviano del salvataggio del filosofo napoletano durante il terremoto di Casamicciola (leggi qui). Causa civile promossa anche contro l’editore e il direttore, Marco Demarco (leggi qui), del Corriere del Mezzogiorno.

La richiesta di archiviazione
Nell’esporre le ragioni del querelante, al pm Mìnisci non è sfuggito uno dei passaggi salienti e rivelatori presenti nella denuncia avanzata da Saviano, lì dove nel tentativo di dimostrare che i testi additati avessero «ampiamente trasceso il diritto di critica e di cronaca», l’estensore della querela afferma che l’obiettivo dei miei articoli non sarebbe stato quello di informare e suggerire elementi di riflessione ma di «aggredire a mezzo stampa» lo scrittore campano, non facendo altro che «vomitare il proprio odio ossessivo e ossessionato nei confronti di un soggetto, del quale non si preoccupa minimamente di commentare, criticare, stigmatizzare le azioni, ma rispetto al quale esprime un ‘verdetto’» (pag. 6 dell’atto di denuncia-querela). Il che è tutto dire per una denuncia dove si lamentano ingiurie e contumelie.
Per il procuratore tuttavia le cose non stanno affatto così: «le critiche rivolte da Persichetti allo scrittore Roberto Saviano – scrive nella richiesta di archiviazione – possono infatti dirsi ampiamente ricompresse entro i limiti di operatività della scriminante» che la Cassazione «esaminando le frequenti interferenze tra l’esercizio dei diritti di cronaca o di critica e il reato di diffamazione a mezzo stampa» ha individuato da diverso tempo.
Ad avviso della Suprema corte – si sottolinea sempre nel testo della procura –  la condotta non è esente da rilievi quando «siano rispettati i limiti di verità del fatto narrato, di pertinenza, costituita dall’oggettivo interesse che detti fatti rivestono per l’opinione pubblica, e di continenza, ossia della correttezza con cui gli stessi vengono riferiti, essendo al contrario estranei all’interesse sociale che giustifica la scriminante in parola ogni inutile eccesso e ogni aggressione alla sfera morale della persona».
Formulazione che – spiega sempre il magistrato – individua il giusto equilibrio tra la tutela costituzionale della libertà di manifestazione del pensiero umano (art. 21 Cost.) e il rispetto degli altri dettati costituzionali posti a garanzia della dignità della persona.

Delineate le linee guida della dottrina in materia di diffamazione ed esercizio della libertà di pensiero, il pm entra nel merito della controversia e spiega perché ritiene di non poter accogliere la querela:

– «In primo luogo, ricorre senza dubbio l’obiettivo interesse pubblico delle questioni sollevate dal giornalista, ove si tenga presente la notorietà di Saviano e la vasta risonanza che già da diversi anni la sua attività letteraria e televisiva incontra nel dibattito italiano. Entrambi gli interventi del giornalista riguardano la dimensione pubblica del querelante, il suo interesse per il fenomeno della criminalità organizzata, le sue analisi e le opinioni affidate a libri e programmi televisivi ad ampia diffusione, destinati, per la natura delle tematiche affrontate, a provocare discussioni e a sollevare inevitabili polemiche».

­– «In secondo luogo, non sembra che le espressioni utilizzate da Persichetti nella formulazione dei suoi giudizi possano considerarsi gravemente lesive della reputazione del querelante. Malgrado il tono dei due articoli (e, in modo particolare, del secondo) sia a tratti aspro, pungente e caustico, non sembrano esserci gli estremi per poter affermare che si sia trasmodato nell’attacco personale e nella pura contumelia. Le valutazioni dell’autore, infatti, attengono e fanno continuo riferimento a circostanze precise e ben definite (i contenuti del libro “La parola contro la camorra”, la querelle che ne è seguita con il Centro Peppino Impastato e le posizioni assunte da Saviano sui temi dell’antimafia, nel primo caso; le sue qualità comunicative e l’impostazione – secondo il giornalista – autocelebrativa del programma televisivo “Vieni via con me”, nel secondo caso) e vengono presentate al lettore come il frutto di interpretazioni soggettive e di opinioni personali, certamente opinabili ma senza alcun dubbio ammissibili e legittime».

«Del resto, non va dimenticato – conclude il dottor Mìnisci – che “in materia di diffamazione a mezzo stampa, il diritto di critica va riconosciuto nei confronti di persone la cui voce e immagine abbia vasta risonanza presso la collettività grazie ai mezzi di comunicazione, anche quando si manifesti in forma penetrante e a volte impietosa” (Cass. pen. Sez. V, n. 11664/1995)».

Saviano non ci sta
Il pupillo della “Roberto Santachiara literary agency” ha accolto male la decisione della procura e tramite il suo legale ha presentato opposizione censurando duramente le conclusioni della procura, accusata di non aver svolto indagini accurate, chiedendo al Gip di «emettere una ordinanza nella quale imporre al rappresentante dell’Ufficio del Pubblico Ministero l’esercizio dell’azione penale» ed in via «meramente subordinata» di «ordinare al magistrato del pubblico ministero lo svolgimento di ulteriori indagini», accogliendo come «ulteriore tema di investigazione l’escussione della persona offesa […] anche allo scopo di ottenere dallo stesso elementi per un, eventuale, ulteriore ampliamento delle indagini».

Vero oggetto del contendere per Saviano non sarebbe la notizia che fu all’origine dell’articolo del 14 ottobre di due anni fa, ovvero la diffida che il Centro Impastato e i familiari di Peppino avevano inviato ad Einaudi, editore di La parola contro la camorra, affinché l’autore ripristinasse un minimo di correttezza storica nella narrazione della battaglia per la verità sull’assassinio di Impastato, ma un episodio “accessorio” nell’economia dell’articolo che tuttavia per Roberto Saviano ha assunto un significato capitale: la presunta telefonata che Felicia Impastato, madre di Peppino, gli avrebbe fatto nell’estate del 2004. Episodio che Saviano racconta con dovizia di particolari in un altro libro, La bellezza e l’inferno, ma che viene smentito da testimoni fondamentali.

Secondo Saviano la frase colpevole è la seguente:

«In un’altra occasione aveva anche raccontato di una telefonata ricevuta dalla madre di Impastato, «che abbiamo verificato non essere mai avvenuta» ha spiegato Umberto Santino».

L’autore di Gomorra ritiene l’affermazione di Santino, presidente del Centro Impastato, «una falsità». Parla di lui come di un personaggio sconosciuto ma che tuttavia non ha avuto il coraggio di querelare, rivolgendo i suoi strali unicamente contro il direttore di Liberazione e me stesso (ritenendomi forse l’anello debole, la figura più vulnerabile e delegittimata della catena) per non aver verificato – a suo dire – il fondamento della notizia (un vero paradosso che Saviano rivolga a me un rimprovero del genere, visto il suo irrisolto rapporto con le fonti) e non averlo interpellato prima di redigere il testo, quando è evidente il riferimento – seppur implicito per ragioni di spazio e pertinenza dell’articolo – ad un suo precedente scritto che nonostante la sintesi estrema riassume correttamente la sua posizione.
Sul merito dell’affermazione di Santino, che è tornato sulla vicenda in un libro, Don Vito a Gomorra. Mafia e antimafia tra papelli, pizzini e bestseller, Editori Riuniti Univ. Press 2011, ne discuteremo, per ora, davanti al Gip.
In questo siamo rispettosi della scelta fatta a suo tempo da Saviano stesso che, se solo avesse voluto, avrebbe potuto scrivere all’epoca a Liberazione per ribadire la sua versione della vicenda. Sarebbe stata un’occasione per appurare la realtà dei fatti, facendo intervenire pubblicamente anche gli altri protagonisti, ma evidentemente è proprio la natura pubblica del confronto che deve infastidirlo, la possibilità di essere contraddetto. Saviano non discute, sentenzia.

Ricorrendo all’intimidazione della querela Saviano ripropone la vecchia disputa tra principio d’autorità, che evidentemente pretende di incarnare e chiede che venga puntellato dalla magistratura, e metodo della verifica delle fonti, che per definizione non guarda in faccia a nessuno.

L’anticipazione della condanna
Qualunque sia l’esito finale di questa storia un’anticipazione della condanna è già avvenuta, grazie ai meccanismi inquisitori del carcere che alla sola notizia della querela, senza che ancora ne fossero noti i contenuti o che i giudici naturali, previsti dalla legge, si fossero pronunciati sul suo fondamento, si è intromesso. Ho già raccontato altrove l’episodio:

All’epoca il contenzioso riguardava la richiesta di copia degli articoli indicati nella denuncia-querela avanzata contro di me da Roberto Saviano.
Articoli ritenuti – a detta della nuova responsabile di reparto – fondamentali per una compiuta valutazione dell’osservazione trattamentale. E perché non valutare anche le lezioni che tenevo all’università di Paris 8?
Lasciamo correre il manifesto profilo di incostituzionalità di una pretesa del genere. Un fatto di una abnormità gigantesca passato sotto silenzio.
Qualcosa di analogo mi era già accaduto al Mammagialla di Viterbo alcuni anni prima, quando il  magistrato di sorveglianza del posto si oppose ai permessi di uscita per un mio libro, Esilio e castigo, (vedi qui e qui).
Tuttavia nel febbraio 2011 l’oggetto del contendere non poteva nemmeno essere una discussione del genere. In quel momento, infatti, non ero nemmeno a conoscenza del contenuto della querela e quindi degli articoli denunciati (in procura nonostante le ripetute richieste hanno sempre opposto il segreto istruttorio), poiché mi era stato notificato un semplice verbale di elezione di domicilio – di cui avevo fornito copia alla Direzione – nel quale si indicava unicamente il numero di protocollo del procedimento senza altre informazioni.
Per giunta la richiesta della responsabile di reparto (se è vero che gli articoli dovevano essere analizzati per redigere l’osservazione scientifica della personalità) aveva una tale portata formale che non era possibile indicare dei testi prima di averne ricevuto comunicazione ufficiale da parte della procura.
A ben vedere, dunque, è alla procura che la Direttrice avrebbe dovuto rivolgere la sua richiesta, non certo a me.
Di fronte ad una tale oggettiva impossibilità, trattandosi in ogni caso di articoli diffusi nello spazio pubblico, consigliai la Direttrice di recarsi sul sito web di Liberazione, dove allora lavoravo, e cliccare il mio nome per avere completa visione di tutti i miei testi.

Il suggerimento venne recepito come un rifiuto di «rapportarsi correttamente con l’Amministrazione».
Ecco come l’episodio venne raccontato nella Relazione di sintesi sulla osservazione della personalità:

«Si è accennato alla diatriba con lo scrittore Roberto Saviano.
All’inizio del 2011, come riportato sulla stampa e in internet (che ospita vari articoli al riguardo), si è verificata una schermaglia tra il Persichetti ed il suo editore da una parte, ed il Saviano dall’altra, nascente da affermazioni di quest’ultimo sul caso dell’omicidio di Giuseppe Impastato, affermazioni ritenute dalla controparte false o, quanto meno, superficiali.
La vicenda è sfociata nella presentazione di una querela per diffamazione da parte del Saviano nei confronti del Persichetti e del suo editore. La Direzione dell’Istituto ne è stata informata formalmente dalla Polizia di Stato.
Il 02.03.2011 il Persichetti, durante un colloquio col Direttore di Reparto riguardante proprio tale vicenda, è stato invitato a produrre gli articoli relativi alla querelle, al fine di avere un quadro della situazione; ha percepito come atteggiamento “censorio” la richiesta formulatagli dal dirigente e per tutta risposta gli ha detto chiaramente che gli scritti sono liberamente accessibili su internet e che non vedeva la necessità di doverli produrre lui.
Si è pertanto ritenuto di dover informare dell’accaduto e dell’atteggiamento tenuto dal semilibero il Sig. Magistrato di Sorveglianza».

Per dare luogo a questa considerazione finale:

«La forma mentis del Persichetti lo conduce ad avere talora, un atteggiamento “paritario” (anche se tale aggettivo rischia di acquisire una valenza negativa) nei confronti di un’Amministrazione verso la quale, comunque, egli deve rispondere del proprio comportamento e non trattare da pari: il tutto, ovviamente, nel rispetto del diritti della persona. Talora però nel soggetto pare vi sia una difficoltà a rendersi conto che, a differenza di quanto accade in un rapporto tra persone fisiche, rapportarsi con l’Amministrazione richiede una diversa “dialettica”, fatta – anche obtorto collo – di una puntuale esecuzione delle direttive o anche, delle sole indicazioni fornite dalla stessa e dai suoi operatori».

Udienza fissata martedì 15 gennaio 2013 davanti al Gip Barbara Callari, aula 8 edificio A del tribunale di Roma

© Not Published by arrangement with Roberto Santachiara literary agency


La richiesta di archiviazione

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Carcere e sanzioni disciplinari, un aggiornamento e poi basta

Da alcuni giorni arrivano da più parti preoccupate richieste di notizie sulla mia situazione dopo il post del 5 novembre (vedi qui) nel quale raccontavo dei possibili rischi di sanzioni disciplinari per quanto era accaduto il sabato precedente, 3 novembre, durante un surreale incontro con la Direttrice del reparto semiliberi di Rebibbia reclusione.
L’assenza di informazioni aggiornate sulla vicenda e il prolungato silenzio del blog, dovuto a diverse ragioni (sovraccarico di impegni e semi-vita familiare che ho dedicato più del solito a mio figlio), hanno creato un po’ di allarme.
Mi scuso innanzitutto con i compagni, gli amici e i lettori che ringrazio per l’attenzione e la premura dimostratami.
Corro subito ai ripari cercando di spiegare per sommi capi cosa è successo nel frattempo.

La contestazione disciplinare
Col senno del poi posso dire che la decisione di raccontare subito quanto accaduto il mattino di quel sabato è stata una scelta lungimirante. Il lunedì successivo (5 novembre), infatti, al rientro serale in carcere l’ispettore di turno mi ha informato della presenza di una contestazione disciplinare mossa a mio carico dalla Direttrice di reparto protagonista dell’episodio.
Il testo, molto lungo e scritto a mano sul registro delle udienze, era di difficile lettura. Al suo interno si forniva un resoconto incompleto e non corrispondente allo svolgimento dei fatti avvenuti, soprattutto si delineava un profilo disciplinare della mia condotta verbale etichettata come «irrispettosa e offensiva».
Nel testo, che sembrava uscito da una pièce di Ionesco, la responsabile di reparto mi attribuiva frasi prive di senso, frutto di palesi equivoci tipici di chi non ha la capacità di ascoltare, come il fatto che io avessi sostenuto di possedere un “contratto di lavoro trimestrale” mentre avevo inutilmente tentato di spiegare che la mia retribuzione era «a cadenza trimestrale».
Nemmeno uno come Totò nei suoi mirabolanti “quiproquo” con Peppino de Filippo era mai arrivato a tanto.
Il testo della contestazione seppure carico di stizza furiosa aveva comunque del sublime, era qualcosa che toccava i vertici del teatro dell’assurdo. Ma purtroppo per me, come per tutti quelli che vivono questi episodi nel quotidiano del carcere, quella non era una messa in scena ma il realismo carnevalesco della punizione.

La Direzione archivia tutto
Preso atto delle contestazioni ho redatto delle note difensive inviate alla Direzione. A quel punto, secondo quanto previsto dalle norme dell’ordinamento e del regolamento penitenziario che regolano i procedimenti disciplinari, entro 10 giorni dalla contestazione avrebbe dovuto svolgersi un’azione disciplinare nel corso della quale si sarebbero dovuti valutare fondatezza ed eventuale portata dei fatti contestati, per poi decidere se erogare, o meno, una sanzione.
In quei giorni di attesa una domanda dominava su tutte le altre: chi sarebbe venuto a presiedere l’azione disciplinare?
La stessa responsabile di reparto, nella tripla veste di accusa, giudice e presunta parte lesa – eventualità ammessa dall’ordinamento penitenziario – oppure, molto più opportunamente, un altro dirigente d’Istituto?
Il dilemma è rimasto tale perché allo scadere dei 10 giorni non è accaduto nulla.
Con molta saggezza chi è gerarchicamente al di sopra della funzionaria che dirige il reparto Semiliberi ha deciso altrimenti, ritenendo evidentemente infondati i rilievi mossi.

La storia poteva dirsi conclusa qui. E invece no, il veleno è sempre nella coda, ci insegna madre natura.

La nota al magistrato in cui si segnalano «atteggiamenti di arroganza, offesa e di insofferenza nei confronti della Istituzione»
Il 23 novembre mi viene notificato il rigetto di una licenza, di una sola giornata, che avevo chiesto nel fratempo per stare insieme a mia madre il giorno del suo settantasettesimo compleanno.
Leggendolo con attenzione ho scoperto che il rifiuto aveva valore di sanzione per l’episodio del 3 novembre.
Il provvedimento negativo era desunto da una nota proveniente dal carcere (la fonte non è indicata) allegata alla domanda di licenza, protocollata n° 17159/12, inviata il 7 novembre 2012, dunque due giorni dopo la contestazione disciplinare senza esito, nella quale si riferisce dell’arrivo di una «comunicazione circa comportamenti posti in essere dal Persichetti in data 5/11/12 [c’è un errore di data, Ndr] nei confronti della dottoressa Trapazzo, consistiti in atteggiamenti di arroganza, offesa e di insofferenza nei confronti della Istituzione e della singola persona».
Si riportano anche due frasi virgolettate che dovrebbero rappresenare la prova della condotta verbale incriminata. Frasi che però risultano indecifrabili.
Questo provvedimento di rigetto è ancora oggetto di ricorso presso l’ufficio del magistrato, dunque evito di entrare troppo nei dettagli. Il problema evidentemente non è il giorno di licenza rifiutato ma il merito di una sanzione erogata in assenza, non solo di infrazione disciplinare, ma addirittura della procedura prevista per valutarne il fondamento, dunque per un fatto nullo e non avvenuto. “Il fatto non sussiste” è la formula di rito in uso in questo caso.

Rigetto licenza copia

Così vanno le cose. L’espediente, il ricorso ad una “comunicazione” inviata al magistrato aggirando addirittura le stesse procedure disciplinari, per altro già poco garantiste nei confronti dei detenuti, è l’artificio che può permettere di erogare sanzioni senza alcuna verifica sui fatti, sulla loro sussistenza reale, senza accertamento delle prove, sulla pura base del principio di autorità: in questo caso la parola di una Direttrice di reparto; come a dire che i fatti non esistono ma solo le parole di chi ha l’autorità di pronunciarle.

Quando la stessa Direttrice voleva sindacare il contenuto degli articoli scritti per Liberazione
Ad onor del vero non è la prima volta che mi trovo di fronte ad una cosa del genere. Già nel febbraio del 2011 la stessa dirigente, che da poco aveva assunto le nuove funzioni di responsabile della semilibertà, aveva fatto ricorso al medesimo espediente.
All’epoca il contenzioso riguardava la richiesta di copia degli articoli indicati nella denuncia-querela avanzata contro di me da Roberto Saviano (vedi qui).
Articoli ritenuti – a detta della nuova responsabile di reparto – fondamentali per una compiuta valutazione dell’osservazione trattamentale. E perché non valutare anche le lezioni che tenevo all’università di Paris 8?
Lasciamo correre il manifesto profilo di incostituzionalità di una pretesa del genere. Un fatto di una abnormità gigantesca passato sotto silenzio.
Qualcosa di analogo mi era già accaduto al Mammagialla di Viterbo alcuni anni prima, quando il  magistrato di sorveglianza del posto si oppose ai permessi di uscita per un mio libro, Esilio e castigo, (vedi qui). All’epoca la vicenda finì sui giornali (vedi qui).
Tuttavia nel febbraio 2011 l’oggetto del contendere non poteva nemmeno essere una discussione del genere. In quel momento, infatti, non ero nemmeno a conoscenza del contenuto della querela e quindi degli articoli denunciati (in procura nonostante le ripetute richieste hanno sempre opposto il segreto istruttorio), poiché mi era stato notificato un semplice verbale di elezione di domicilio – di cui avevo fornito copia alla Direzione – nel quale si indicava unicamente il numero di protocollo del procedimento senza altre informazioni.
Per giunta la richiesta della responsabile di reparto (se è vero che gli articoli dovevano essere analizzati per redigere l’osservazione scientifica della personalità) aveva una tale portata formale che non era possibile indicare dei testi prima di averne ricevuto comunicazione ufficiale da parte della procura.
A ben vedere, dunque, è alla procura che la Direttrice avrebbe dovuto rivolgere la sua richiesta, non certo a me.
Di fronte ad una tale oggettiva impossibilità, trattandosi in ogni caso di articoli diffusi nello spazio pubblico, consigliai la Direttrice – al fine di consentirle di soddisfare la sua curiosità – di recarsi sul sito web di Liberazione, dove allora lavoravo, e cliccare il mio nome per avere completa visione di tutti i miei testi.

Sapete quale fu il risultato?
Il suggerimento venne recepito come un rifiuto di «rapportarsi correttamente con l’Amministrazione».
L’episodio, oltre ad essere prontamente segnalato all’ufficio di sorveglianza con la solita comunicazione semiclandestina,

«Il 02.03.2011 il Persichetti, durante un colloquio col Direttore di Reparto riguardante proprio tale vicenda [querela da parte di Roberto Saviano Ndr], è stato invitato a produrre gli articoli relativi alla querelle, al fine di avere un quadro della situazione; ha percepito come atteggiamento “censorio” la richiesta formulatagli dal dirigente e per tutta risposta gli ha detto chiaramente che gli scritti sono liberamente accessibili su internet e che non vedeva la necessità di doverli produrre lui. Si è pertanto ritenuto di dover informare dell’accaduto e dell’atteggiamento tenuto dal semilibero il Sig. Magistrato di Sorveglianza».

venne poi abbondantemente sviluppato nella relazione di sintesi con la quale si dissuase il magistrato dal concedermi l’affidamento in prova ai servizi sociali, avendo io l’abitudine (cito questo passo da antologia):

«La forma mentis del Persichetti lo conduce ad avere talora, un atteggiamento “paritario” (anche se tale aggettivo rischia di acquisire una valenza negativa) nei confronti di un’Amministrazione verso la quale, comunque, egli deve rispondere del proprio comportamento e non trattare da pari: il tutto, ovviamente, nel rispetto del diritti della persona.Talora però nel soggetto pare vi sia una difficoltà a rendersi conto che, a differenza di quanto accade in un rapporto tra persone fisiche, rapportarsi con l’Amministrazione richiede una diversa “dialettica”, fatta – anche obtorto collo – di una puntuale esecuzione delle direttive o anche, delle sole indicazioni fornite dalla stessa e dai suoi operatori».

A questo punto credo di avervi detto più o meno tutto. No, dimenticavo. Il racconto di quanto accaduto il 3 novembre fatto su questo blog è poi finito sulla pagina online de Gli Altri, settimanale dove lavoro. Da qui è rimbalzato sulla rassegna giornaliera di Ristretti orizzonti e così non è sfuggito alla attenzione di Rita Bernardini, parlamentare radicale attentissima alle questioni carcerarie e che esercita con grande energia e cura il potere di sindacato ispettivo nelle carceri che la funzione di deputato gli consente. La Bernardini ne ha così fatto l’oggetto di una interrogazione scritta (qui), anche se nel testo depositato mancano i riferimenti agli ultimi fatti.

Adesso vi ho detto veramente tutto. Consentitemi di non ritornarci più sopra, accada quel che accada, di tanta meschinità ne ho la palle piene.
In tutti questi anni di carcere mi è capitato di redigere centinaia e centinaia di note difensive e ricorsi per i miei malcapitati compagni di detenzione che dovevano misurarsi con episodi simili. Di queste storie oggi ho la nausea.
La vita è altrove. La mia poi è semi, metà, mezza… Se ci saranno altre puntate, e per esperienza vi posso dire che ve ne saranno delle altre perché questa storia non finisce certo qui, spero che verrano altri a scriverne. Io passo volentieri il testimone.

Ciao a tutti.

Paolo Persichetti

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