Brescia, le gant cache-misère

Politiques ségrégationnistes en Italie du Nord

par Lynda Dematteo

En Italie du Nord, les transports publics focalisent les tensions, car ce sont des lieux de promiscuité sociale. Lors de mes nombreux séjours en Lombardie, il m’est arrivé d’être prise à partie par des voyageurs impatientés par l’incivilité des étrangers. Les Italiens qui en ont les moyens ont depuis longtemps cessé de fréquenter les transports collectifs, leur préférant de loin la voiture ou le scooter. La détérioration matérielle des wagons, des rames et des bus n’y est pas non plus étrangère. Ils sont parfois tellement sales qu’on se demande où s’asseoir et d’appuyer la tête sur les reposoir prévu à cet effet. Le réseau des transports publics de Lombardie, l’une des régions les plus riche d’Europe de l’Ouest, s’apparente ainsi aux moyens de transport des pays pauvres. Le gant prophylactique cache en réalité la misère des transports publics italiens. Attendre un bus, monter dans un tram, prendre un train de banlieue ne font plus partie des habitudes de nombreux Lombards. Cela serait déchoir socialement. En effet, leurs usagers sont, pour l’essentiel, les plus fragiles socialement: les retraités, les jeunes travailleurs étrangers et les étudiants dont les parents n’ont pas les moyens de leur offrir une vespa. De ce point de vue, la capitale de la mode va plutôt à l’encontre de la tendance, car cette réalité n’est pas sans poser des problèmes d’ordre environnemental: l’Italie du Nord est aujourd’hui l’espace qui concentre le plus grand nombre d’automobiles au monde (en moyenne trois moyens de locomotion par foyers). La voiture est un bien de consommation surinvesti socialement, un véritable status symbol comme les Italiens le disent eux-mêmes, et ils n’hésitent pas à s’endetter pour acheter des Suv et des berlines station wagon dont la consommation d’hydrocarbure est très élevée. Lorsque l’on jouit chaque jour de l’extension et la capillarité du réseau parisien, il est difficile d’imaginer la réalité du réseau de la capitale économique italienne. Le réseau du métro est insuffisant (trois lignes), même s’il est en partie compensé par l’ancien réseau des tramways. Les vieux trams, très étroits, avec leurs bancs lustrés par l’usage et le temps, sont un symbole identitaire fort pour les milanais. Ce réseau est perçu comme un héritage austro-hongrois dans la mesure où ce moyen de transport collectif s’est surtout développé et perpétué dans les villes d’Europe centrale. Les trains de banlieue ne sont pas suffisamment nombreux et leurs horaires sont souvent aléatoires. Les travailleurs qui chaque jour passent plusieurs heures dans les transports sont perpétuellement au bord de la crise de nerfs et ne cessent d’alerter, en vain, les représentants des collectivités territoriales. La cohérence du réseau des transports publics à l’échelle de la Région ne semble pas faire l’objet d’études. On préfère élargir les autoroutes qui enserrent Milan. Malgré cela, les engorgements sont constants. En cas, d’intempéries, les cadres préfèrent réserver des chambres dans les hôtels qui bordent les artères ; ils savent que ce soir, le mauvais temps les empêchera de regagner leurs foyers dans les provinces environnantes. Demain, ils repartiront directement au bureau. Les plus malins, se sont déjà équipés de lit de camp et dormiront sur place. Les élus de la Ligue du Nord exploite la grogne sans vraiment chercher de solutions. Récemment, le député Matteo Salvini de la Ligue du Nord a proposé à l’Atm de réserver des places aux milanais sur les transports publics du réseau urbain. Selon lui, «qui prend le bus, le métro ou le tram, préfèrerait souvent se trouver ailleurs compte tenu de la mauvaise éducation, de l’arrogance et de la violence à laquelle il doit faire face tous les jours à cause surtout des étrangers et des clandestins». Il propose même de réserver des rames pour les femmes italiennes et étrangères qui ont renoncé à prendre les transports en commun à cause des attouchements qu’elles y subiraient (7mai 2009, Sky tv 24). Les mesures ségrégationnistes avancées par cet élu de la Ligue du Nord évoquent un racisme que l’on pensait pourtant définitivement révolus depuis l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Le corps humain est un symbole de la société comme nous l’enseigne l’anthropologue britannique Mary Douglas dans son ouvrage classique De la souillure, “la saleté est attribuée aux étrangers qui s’attaquent aux points faibles de la structure” (p.131)

Razzismo a Brescia, distribuiti guanti ai passeggeri che salgono sul bus dei migranti

L’iniziativa proposta da un’agenzia pubblicitaria e promossa dal Comune. «Utile contro i rischi di contagio»

Paolo Persichetti
Liberazione 6 luglio 2010

E’ un vero e proprio guanto di sfida quello che l’amministrazione comunale di Brescia ha deciso di lanciare sui mezzi pubblici cittadini. Un guanto – spiegano l’assessore ai Trasporti, Nicola Orto, e il presidente di Brescia trasporti, Andrea Gervasi – per proteggersi dal contatto diretto con i sostegni e i corrimano presenti negli autobus, sui quali salgono ogni giorno decine di migliaia di persone e tra queste, l’allusione è evidente, tanti stranieri e immigrati. 
La parola d’ordine è dunque protezione, timore, paura da qualsiasi contatto con estranei, con l’altro, con l’umanità in genere, soprattutto se dolente. Più che da un’assessorato alla Mobilità (termine che dovrebbe rimare con mescolanza, contaminazione), l’iniziativa sembra venire dall’assessorato alla Paranoia. Nessuna ragione d’igiene pubblica giustifica una simile iniziativa. Non vi sono epidemie o pandemie da contatto in giro, c’è invece un virus ideologico di stampo razzista che cerca le vie più perfide per insinuarsi, camuffandosi anche sotto le giustificazioni più grottesche. 
Se è pericoloso attaccarsi alle maniglie degli autobus, figuratevi quanto può esser contagioso manipolare il denaro che passa per mano (poche e sempre le stesse, a dire il vero). Se la logica è questa perché non premunirsi anche di fronte alla cartamoneta con un bel profilattico per dita da ritirare in banca? Pecunia non olet, il denaro non puzza e nemmeno contagia. Il contagio segue altre strade, è risaputo, sale sulla linea 3, l’autobus che dalla Badia taglia Brescia passando per quartieri ad alta densità popolare e arriva a Rezzato, comune dell’hinterland. Guarda caso uno dei mezzi pubblici più utilizzati dalla popolazione immigrata. Il rischio di contagio segue dunque le vie dell’odio sociale contro i più svantaggiati. Il progetto è ancora in fase sperimentale, per un mese accanto alla macchinetta obliteratrice ci sarà anche un contenitore metallico che dispensa gratuitamente i guanti. Se gli utenti mostreranno il loro gradimento verrà esteso sull’intera rete cittadina. Oltre ad offrire «maggiori opportunità in termini d’igiene», spiegano i promotori dell’iniziativa, l’uso del guanto rappresenta anche un innovativo mezzo di «comunicazione esterna dall’alto grado di scambio e condivisione di messaggi pubblicitari».
Indossato come un preservativo amanuense, il guanto verrebbe utilizzato anche per dialogare direttamente con i cittadini e veicolare pubblicità per le aziende interessate. Sulla sua superficie ogni giorno appariranno le notizie e gli annunci più svariati. 
L’obiettivo principale – scrivono gli ideatori del prodotto, denominato Ufo, ovvero alcuni docenti e studenti di Machina Lonati fashion, un istituto di design bresciano, insieme all’Accademia di Belle Arti di Santagiulia – «è quello di assicurare una diffusione omogenea e coerente dell’immagine aziendale, attraverso la divulgazione della propria attività, dei propri servizi, delle proprie policy, eventi culturali. Ciò al fine di rafforzare la credibilità dell’azienda stessa alla quale viene conferita maggiore trasparenza e visibilità». Su una cosa i designers hanno ragione, il guanto è «una nuova forma di comunicazione diretta al cittadino, in quanto da la possibilità di poterla portare appresso». Diffonde razzismo sublimale, banalizza i sentimenti più torvi dell’animo umano. Ma restino tranquille le anime belle, il profilattico palmare non inquina, «è ecologico, realizzato con materiale biodegradabile al 100% per il massimo rispetto dell’ambiente». 
Davvero interessante questa nuova concezione dell’ecologia che considera scorie della natura la parte di umanità costretta a migrare. C’è chi sostiene che negli anni 80 il design è servito a dare forma plastica al vuoto pneumatico di pensiero causato dalla dalla fine delle ideologie. A Brescia il design fa un passo avanti, non da più senso al vuoto dandogli forma, rende invece sinuose ruvide ideologie irte d’odio. Si fa cosmesi del disprezzo.

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Racisme dans la ville de Brescia. Des gants pour les passagers qui utilsent le bus des immigrés

«Bien utile contre les risques de contagion». Une initiative conçue par une agence publicitaire et promue par la Mairie

Paolo Persichetti
Liberazione
, 6 juillet 2010, Rome

C’est un véritable gant de défi que l’administration communale a lancé aux transports publics de la ville de Brescia. Un gant – expliquent Nicola Orto, le Conseiller communal chargé des transports, et Andrea Gervasi, le Président de Brescia Transport – pour se protéger du contact direct avec les barres d’appui et les manettes présentes dans les bus sur lesquels montent chaque jour des milliers de personnes parmi lesquelles, l’allusion est évidente, beaucoup d’étrangers et d’immigrés. Les mots d’ordre sont donc protection, crainte, peur du contact quel qu’il soit, avec les étrangers, les autres, avec l’humanité en tant que telle, surtout  souffrante. Plus que d’un Bureau de la Mobilité (intitulé qui devrait rimer avec mixité, contamination), l’initiative semble provenir du Bureau de la Paranoïa. Aucune raison d’hygiène publique ne saurait justifier une telle mesure. Il n’y a aucune épidémie ou pandémie de contact dans l’air, en revanche il y a un virus idéologique de type raciste qui cherche les voies les plus perfides pour s’insinuer en se camouflant au prix des justifications les plus grotesques. S’il est dangereux de s’accrocher aux barres des autobus, figurez-vous combien il peut être contagieux de manipuler l’argent qui passe de mains en mains (en vérité, en nombre limité et toujours les mêmes). Si la logique c’est celle-ci, pourquoi ne pas se prémunir aussi des billets de banques avec un beau dispositif prophylactique pour des doigts que l’on retirerait à la banque? Pecunia non olet, l’argent ne pue pas et il n’est pas non plus contagieux. La contagion suit d’autre voie, c’est bien connu, elle prend la ligne 3, c’est-à-dire l’autobus qui part de la Badia et traverse Brescia en passant par les quartiers à forte densité populaire pour arriver à Rezzato, une commune en périphérie. Comme par hasard, il s’agit de l’un des moyens de transport les plus utilisé par la population immigrée. Le risque de contagion suit donc les voies de la haine sociale à l’égard des plus désavantagés. Le projet est encore dans sa phase expérimentale: pendant un mois, à côté des machines à oblitérer, les usagers trouveront  un distributeur métallique qui dispensera gratuitement des gants; s’ils manifestent leur satisfaction, le dispositif sera étendu à tout le réseau urbain. Outre le fait d’offrir «de majeurs opportunités en terme de santé publique», expliquent les promoteurs de l’initiative, l’usage du gant représente également un nouveau «moyen de communication externe à haut degré d’échange et de partage de messages publicitaires». Porté comme un préservatif à mains, ce gant serait également utilisé pour dialoguer directement avec les citoyens et véhiculerait les annonces publicitaires des établissements intéressés. Sur cette surface apparaîtrait chaque jour des informations et des annonces variées. L’objectif principal – avancé par les concepteurs de ce produit baptisé Ovni, quelques enseignants et étudiants du Machina Lonati Fashion, un institut de design de Brescia lié aux Beaux Arts de Santagiulia – «serait de d’assurer une diffusion homogène et cohérente de l’image de l’entreprise à travers la publicisation de son activité, de ses services, de ses orientations et d’évènements culturels. Ceci afin de renforcer la crédibilité de l’entreprise elle-même, laquelle en retirera un surcroît de transparence et de visibilité». Sur un point, les designers ont raison, le gant est une «nouvelle forme de communication directe avec les citoyens, dans la mesure où il est possible de la porter directement sur soi». Il diffuse un racisme subliminal, banalise les sentiments les plus troubles de l’être humain. Mais que les belles âmes se rassurent, le préservatif à mains ne pollue pas, «il est écologique, réalisé dans un matériau 100 % biodégradable pour le plus grand respect de l’environnement ». Vraiment très intéressante cette nouvelle conception de l’écologie qui voit les personnes contraintes d’émigrer comme des scorie de la nature. Certains soutiennent que dans les années 1980 le design aura donné une forme plastique au vide pneumatique engendré par la mort des idéologies. À Brescia, le design fait un pas en avant, il ne donne plus sens au vide en lui donnant forme, au contraire, il diffuse de manière sinueuse des idéologies grossières chargées de haine. Il maquille le rejet.

Ustica trent’anni dopo l’anniversario delle verità contrapposte

Cosa è veramente accaduto quel 27 giugno 1980?

Paolo Persichetti
27 giugno 2010

A trent’anni dalla strage di Ustica è ancora guerra feroce. Lo «scenario bellico», che secondo una delle ricostruzioni – che attualmente appaiono più plausibili – avrebbe portato un missile lanciato da un aereo militare occidentale a colpire la sera del 27 giugno 1980, il Dc9 dell’Itavia deflagrato in volo (si parla anche di un razzo ad implosione) e poi inabissatosi tra le isole di Ponza e Ustica con 81 persone a bordo, si è tramutato in una pluridecennale guerra di depistaggi, ipotesi e ricostruzioni contrapposte che pezzi d’apparato, gruppi di potere, gangli delle istituzioni hanno cominciato a scagliarsi l’uno contro l’altro già dalle prime ore che hanno seguito la tragedia.
In questa babele di verità e ragion di Stato contrapposte, il presidente della Repubblica è intervenuto con un messaggio indirizzato alla presidente dell’Associazione parenti vittime della strage di Ustica, senatrice Daria Bonfietti, ricordando come «i processi sin qui celebrati non hanno consentito di fare luce sulla dinamica del drammatico evento e di individuarne i responsabili», auspicando per questo «il contributo di tutte le istituzioni a un ulteriore sforzo per pervenire a una ricostruzione esauriente e veritiera di quanto accaduto, che rimuova le ambiguità e dipani le ombre e i dubbi accumulati in questi anni». Chi ha voluto leggere nelle prudenti parole di Napolitano una replica alle dichiarazioni del sottosegretario alla presidenza del consiglio Giovanardi, che ha provato a rilanciare, a nome del governo, la tesi dell’esplosione interna e dunque della bomba a bordo, è rimasto deluso. In effetti Napolitano non cita solo la mancata individuazione dei responsabili, ma anche la mancata chiarezza sulle dinamiche, nonostante sul piano processuale sia stata accertata l’infondatezza dell’esplosione a bordo e quella del cedimento strutturale, madre di tutti i depistaggi.
Per questo ragione Giovanardi ha dichiarato di «condividere» l’appello del Quirinale, aggiungendo che «fra le opacità non possono essere annoverati i comportamenti degli uomini dell’Aeronautica militare italiana». Priorità dell’attuale governo, infatti, è difendere il comportamento omertoso della lobby militare, il cinismo in stellette della ragion di Stato che ha portato i vertici militari a distruggere prove, far sparire i registri delle presenze nelle postazioni di controllo e i tracciati radar, tappare la bocca ai sottoposti che quella notte hanno visto cosa è accaduto in pieno Mediterraneo. Anche Giuliana De Faveri Tron, che perse la madre nella tragedia di Ustica, e che non fa parte dell’Associazione dei parenti presieduta da Daria Bonfietti, ha voluto ringraziare «il capo dello Stato per l’affettuoso messaggio» ma soprattutto il senatore Carlo Giovanardi, «per l’impegno profuso dal Governo nella ricerca di una verità troppe volte sacrificata a pregiudizi di parte». Ormai anche i familiari delle vittime sono lottizzati. Ci sono i governativi e gli antigovernativi. Il vittimismo divenuto uno dei repertori legittimi della politica non ha più un solo colore e si declina in forme partigiane opposte. Con la sua formula salomonica Napolitano ha evitato di prendere partito nella disputa delle “verità contrapposte”, ripiegando sulla retorica dei misteri.
Ma se la via che può portare alla verità va ormai cercata, come sembrano suggerire le parole del Presidente della repubblica, in quella sfera riservata dello Stato che Alessandro Pizzorno ha chiamato “nucleo cesareo della politica”, Napolitano dovrebbe usare ben altri toni e trarre ben altre conseguenze. Rosario Priore, giudice istruttore che ha condotto l’inchiesta, sostiene che dietro la «verità indicibile» sulla strage di Ustica vi sarebbe la politica estera mediterranea condotta dall’Italia in autonomia rispetto alle direttive Nato. Il nostro sostegno a Gheddafi, la guerra segreta con Francia e Inghilterra per l’influenza nel Nord Africa, l’intervento dei nostri piloti nei bombardamenti in Ciad, la rappresaglia francese contro i mig libici (autorizzati segretamente dall’Italia a sorvolare alcuni corridoi Nato non sorvegliati) che dovevano scortare Gheddafi. Rappresaglia che avrebbe involontariamente provocato la tragedia. Priore estende il suo paradigma interpretativo ben oltre la vicenda di Ustica per retrocederlo all’intera storia degli anni 70. Vicissitudini che troverebbero una spiegazione all’interno dei conflitti geopolitici: non quelli della guerra fredda ma tra rive opposte del Mediterraneo, rispolverando quelli che erano stati gli assi tradizionali del conflitto interimperialistico europeo del primo Novecento. Tuttavia più che un nuovo canone storiografico quello proposto sembra un’ennesima declinazione del paradigma dietrologico. La complessità evocata si perde in mille rivoli inconcludenti e contraddittori fino a diventare dissolvenza. Priore non fornisce alcuna prova decisiva, nessun fatto nuovo, ma chiede in qualche modo di affidarsi al principio autoritativo ricavato della sua esperienza. Di piste internazionali sulla strage di Ustica ne esistono diverse e sul piano logico tutte egualmente plausibili: da quella francese, indicata da Priore come la più certa, a quella statunitense. Ne esiste addirittura una israeliana (l’aviazione di Telaviv avrebbe voluto colpire un velivolo francese che portava uranio arricchito in Iraq).
Tuttavia il motivo per cui oggi alcuni settori dello Stato, di cui il giudice Priore si fa portavoce, privilegino apertamente la pista francese non è dettato dall’emergere di circostanze nuove. Si tratta piuttosto di una vecchia ossessione portata avanti fin dalle inchieste sulla lotta armata. Secondo l’ex giudice istruttore del pool antiterrorismo della Capitale le insorgenze armate apparse nell’Italia degli anni 70 avrebbero trovato complicità culturale e aperto sostegno materiale nelle autorità parigine. Quella somma di fattori che presero forma nel dopoguerra, congelando per lungo tempo il sistema politico italiano fino a renderlo privo d’alternanza per 49 anni, una fissità di sistema che secondo la sociologia più avvertita non poteva che facilitare l’apparizione di spinte rivoluzionarie in presenza di una potente tradizione sovversiva e di condizioni sociali ed economiche particolari, contesto riassunto nella formula dell’«anomalia italiana», si capovolge nel suo contrario: l’«eccezione francese». In Intrigo internazionale, Chiarelettere 2010, la Francia viene dipinta come un «santuario del terrorismo», una centrale che avrebbe sistematicamente promosso la destabilizzazione della democrazia italiana. L’obiettivo preso di mira è la cosiddetta «dottrina Mitterrand»: Ancora prima della caduta del muro di Berlino, Parigi sarebbe stata un vero incrocio d’intrighi internazionali, sostituendosi a Washington e Mosca nel ruolo di piattaforma destabilizzante dell’Italia. Un asse socialdemocratico, guidato da Mitterrand, avrebbe tentato di giocare il ruolo della “terza forza” tra le due maggiori potenze, destabilizzando volutamente la penisola italiana grazie alla protezione offerta ai militanti della lotta armata.
Deciso a seguire le tracce de l’abbé Augustin Barruel, il giudice Priore trasforma il vecchio istituto di lingue Hyperion in una nuova loggia degli Illuminati di Baviera. «Con ogni probabilità – aveva affermato in precedente pubblicazione nella quale anticipava le tesi esposte in Intrigo internazionale * – il cervello parigino è esistito. In accordo con le istituzioni di questo paese, come fu provato dalle inchieste romane, esercitava una funzione d’assistenza e di controllo, quando non agiva come una guida, nel mondo eteroclita della sovversione politica. E’ a Parigi che hanno luogo questi grandi incontri di forze venute dai quattro angoli del pianeta[…] Quella che potrebbe apparire una semplice riunione tra amici, si rivela, in realtà, una macchina efficace diretta da istanze istituzionali, e serve a distribuire armi, individuare luoghi dove nascondersi e prepararsi, suddividere le risorse finanziarie[…] si tratta del luogo in cui si decidono il livello dell’attacco, il grado delle tensioni e, conseguentemente, quello della destabilizzazione, cioè quello dell’indebolimento di paesi o intere zone, in diversi continenti[…] Si può pensare molto seriamente – numerosi indizi conducono in tal senso – che un terzo giocatore sia intervenuto: un asse europeo guidato dalla Francia, ancora presente nello scacchiere mondiale. Questo asse si presentava come una terza forza, accanto all’ideologia capitalista dell’Ovest e all’ideologia comunista dell’Est. Un asse a forte dominante socialista, al quale avrebbero sicuramente cooperato i paesi scandinavi, con la Svezia di Olof Palme in testa, la Germania e l’Austria guidate da socialdemocratici, oltre ad Israele, governata dalla sinistra. Senza dimenticare i grandi paesi non-allineati, a cominciare dalla Iugoslavia, che fin dagli anni 40, ha condotto una propria strategia indipendente nello scenario europeo e svolto un ruolo fondamentale nello sviluppo di conflitti all’interno di diverse regioni italiane».
Quando la storia si trasforma in noir, il racconto può avvalersi di facili licenze narrative e trascurare persino il rigore cronologico degli eventi, fino a dimenticare che negli anni 70 la Francia era sotto la presidenza di Giscard D’Estaing e Palme arriva al governo nel 1982. Lo scenario proposto dall’ex giudice istruttore è privo di pudore e richiama il vecchio mito fascista del complotto pluto-giudaico-massonico, con l’aggiunta questa volta di una componente socialista giustificata dalla presenza della Iugoslavia. Un agglomerato assai fantasioso che mette insieme Paesi con politiche estere, attività d’influenza e d’intelligence in netto contrasto strategico, in fortissima competizione e aperto conflitto tra loro.

* Che cosa sono le Br, Franceschini-Fasanella, Rizzoli 2004

Link
Strage di Ustica, quando Giovannardi fu sputtanato da wikileaks

Pagliuzze, travi ed eroi

Risposta a Severino Cesari, direttore editoriale di Einaudi-Stile libero (cioè Mondadori, casa editrice di Roberto Saviano)

Alessandro Dal Lago
il manifesto 17 giugno 2010

Severino Cesari («Non prendiamocela con una fiaccola nel buio», il manifesto 11 giugno) entra nel merito del mio «pamphlet» sul fenomeno Gomorra-Saviano) e lo stronca in base ai miei errori fattuali. In sostanza, avrei riportato cose che Saviano, in Gomorra e altri testi, non dice. Da qui, evidentemente, l’infondatezza di quanto scrivo. Come è detto in una delle amabili e-mail non firmate che ho ricevuto (e che ovviamente conservo gelosamente), le mie sarebbero tutte «stupide fandonie», ecc..
Si rassicurino tutti i lettori indignati: non ho alcun problema a confessare i miei delitti cartacei. Eccone alcuni. Come Cesari mi rimprovera, è verissimo che, laddove Saviano scrive «stivaletti», io cito «stivali». Chiedo venia. Vuol dire che un giorno o l’altro, se Cesari vorrà, in un pubblico dibattito discuteremo sulla classe logica degli oggetti «calzature». Uno «stivaletto» appartiene alla classe «stivali», come io malignamente faccio intendere, o «scarpe sportive», come ritiene Cesari sulla scorta di Saviano? Il dibattito sarà senz’altro appassionante. Secondo Cesari, inoltre, ho citato affermazioni di Saviano, riportate da un giornalista, in occasione di una «manifestazione anticamorra», e avrei dovuto citare «una trasmissione televisiva». Mi dichiaro touché, dottor Cesari. Se mai il mio libretto avrà una riedizione, correggerò con «dichiarazioni anti-camorra durante una trasmissione televisiva». È soddisfatto? Lei dice anche che io attribuisco a Saviano la parola «olocausto», a proposito dei morti di camorra, mentre invece è nel titolo di un articolo a firma Dario Del Porto. Qui, temo, è lei a essere un po’ frettoloso. Infatti, io cito esattamente l’articolo in questione, con tanto di nome del giornalista (Eroi di carta, p. 25, nota 11).
Mi fermo qui, perché a me le contro-critiche di Cesari sembrano solo considerazioni notarili, allo scopo evidente di emarginare i miei argomenti, evidentemente imbarazzanti. «Perché guardi la pagliuzza che è nell’occhio del tuo fratello, e non t’accorgi della trave che è nel tuo? Come puoi dire al tuo fratello: permetti che tolga la pagliuzza che è nel tuo occhio, e tu non vedi la trave che è nel tuo?». Così recita un noto passo del Vangelo, che mi sembra assai pertinente in queste discussioni, e non su stivali o stivaletti, note a pié di pagina, titoli fraintesi e qualsiasi altra «fandonia», ma sul senso di Gomorra e dei suoi effetti, sulla straordinaria figura pubblica del suo autore, su gran parte dei media che ne assumono la difesa preventiva e censoria contro chicchessia e, di conseguenza, sulla cultura politica e letteraria del nostro paese. Lei su tutto questo, caro Cesari, non ha detto proprio nulla. E voglio aggiungere, prima di passare a una cosa molto più seria, che io offro ai miei lettori citazioni assai estese degli scritti di Roberto Saviano e numerosi esempi del suo stile (che io ritengo mediocre, a torto o ragione, ma su cui lei glissa). Cito anche brani di interviste a Saviano, ma sì, che fino a prova (o smentita) contraria sono strumenti legittimi di lavoro per un critico. Almeno per uno, come me, che interpreta quello che legge, bene o male che sia, e lo cita, ciò che il Saviano «indagatore» del crimine organizzato non fa, almeno in Gomorra.
A proposito di pagliuzze, travi, «fandonie», interpretazioni, invenzioni e documentazioni, che mi dice della pagina iniziale di Gomorra, in cui si parla del famoso caso dei «cinesi che non muoiono mai»? Lei sa bene che l’incipit di un romanzo (o qualsiasi altra cosa sia Gomorra) è decisivo per creare la Stimmung, e cioè l’atmosfera emotiva, di un libro e quindi la sua verità presso i lettori. Ora, lei dovrebbe sapere che sia in un libro-inchiesta sui cinesi in Italia (da me citato, in Eroi di carta, p. 69, n.47), sia nel sito delle Associazioni dei cinesi in Italia (idem), la storia dei cinesi è stata giudicata semplicemente una leggenda metropolitana. E questo, per di più, in un paese in cui l’immagine degli stranieri non è esattamente rosea…
Io mi limito a ribadire: se Gomorra è un testo d’invenzione letteraria, lo giudicheremo – liberamente – in base al suo stile. Ma se è un testo che pretende di dire la «verità» fattuale o morale su Napoli, il crimine, la camorra ecc., la storia dei cinesi getta un’ombra lunga sulla sua «verità». E quindi mi aspetto, prima o poi, delle risposte, magari da lei, sulle domande tipiche del buon giornalismo d’inchiesta: «chi», «quando», «dove»? Ecco il problema dell’ambiguità della narrazione in Gomorra, se uno ha letto veramente quello che ho scritto.
Lei, dottor Cesari, è nel suo pieno diritto di ignorare gli argomenti sostanziali di Eroi di carta ed estrarre le pagliuzze dai miei occhi. Ma io sono nel mio, quando confermo che nel saggio si discute soprattutto del rapporto tra un testo e l’apparato retorico, editoriale e mediale che l’ha fatto proprio. Ma vi si discute anche della povertà di idee della sinistra italiana e, naturalmente, di letteratura. Per inciso, solo i moralisti da prima pagina (che esistono solo in Italia) possono aver frainteso il titolo del mio saggio per un insulto a Saviano, mentre è il rimando alla mia riflessione sul significato dell’eroismo in una cultura governata dai media (in cui rientrano, appunto, anche i bestseller «letterari»).
Questa polemica, così come si è sviluppata, è durata abbastanza. È partita dall’ingenua esecrazione di chi ha ordinato di non leggermi, con l’evidente effetto opposto. E anche la sua «lettura», dottor Cesari, non aggiunge molto: è la comprensibile (ma solo in Italia) stroncatura, da parte di un editore, di chi critica un proprio autore. Ma, al di là delle polemiche, il caso Gomorra-Saviano, in termini mediali, resta di grande interesse e invita a ulteriori ricerche e riflessioni. Perché non si tratta tanto di «una fiaccola nel buio», come è titolato il suo pezzo contro di me, quanto di un faro abbacinante che illumina non tanto la «realtà» della camorra, quanto il paese culturale e mediale in cui viviamo.

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Ma dove vuole portarci Saviano?
Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”
Populismo penale
Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Attenti, Saviano è di destra. Criticarlo serve alla sinistra
Alla destra postfascista Saviano piace da morire

Pantera, il movimento che cercò uno spazio tra cesura e cerniera con gli anni ’70

“C’era un’onda chiamata Pantera” di Carmelo Albanese, edizioni manifestolibri, descrive la trasformazione antropologica di quella stagione

Paolo Persichetti
Liberazione 13 giugno 2010

Pantera, dicasi «Movimento politico informale ascrivibile all’area antagonista di sinistra che a cavallo del 1990 animò proteste in ambito universitario in numerose città italiane. Mutuò il nome dall’omonimo felino che venne visto vagare imprendibile nelle campagne romane durante la primavera del 1990. La localizzazione principale delle attività fu a Roma dove, oltre alle manifestazioni, affissioni di manifesti, assemblee e occupazioni di locali e mense, verificatesi anche in numerose altre città italiane, si ebbero scontri tra studenti e polizia. Le proteste si appuntarono soprattutto sugli effetti dell’autonomia statutaria degli Atenei, prevista da una legge del 1989 e criticata come foriera di “privatizzazione” del sapere, sull’inadeguatezza delle strutture, sull’aumento delle tasse universitarie e su questioni tradizionalmente importanti nella vita degli studenti. Forti furono anche le connotazioni antimilitariste e di politica generale. Il movimento a Bologna ebbe vasto seguito e coinvolse anche gli studenti Medi. In questo capoluogo 26 persone furono indagate per danneggiamenti a proprietà dell’Università».
Questa definizione è contenuta in una nota, n° 3424/03-21, redatta nel febbraio 2004 dalla Digos di Bologna nel corso di un’indagine diretta dal sostituto procuratore Paolo Giovagnoli. Cosa c’entra la Pantera con un’inchiesta condotta a 14 anni di distanza? Assolutamente nulla. Ma forse, proprio per questo, c’entra molto se è vero che una delle domande più ricorrenti nei dibattiti che stanno accompagnando il suo ventennale pone il problema di “cosa è rimasto”?
Un grande rimosso, rispondono più o meno tutti al di là delle appartenenze, se ancora esistono, e delle differenze. Un rimosso, questo è il punto, che rischia di essere riempito solo dall’interesse retrospettivo delle Forze di polizia per le genealogie dei movimenti e le biografie di chi vi partecipò. Interesse malsano che contribuisce unicamente a quella riscrittura poliziesca della storia, oggi tanto in voga. Ma da dove nasce questo rimosso? Davide Vender, un passato nel “Rosa Luxemburg”, laboratorio politico interno all’università la Sapienza che precedette e accompagnò l’esperienza della Pantera nel momento in cui si realizava il passaggio da ciò che restava dell’Autonomia romana, erede degli anni 70, alla nascita della prima area Antagonista, esprime in proposito un giudizio lapidario. «Non è vero – dice – che il movimento della Pantera è stato rimosso. Molto più semplicemente non viene ricordato come gli altri movimenti che lo hanno preceduto perché non è riuscito a modificare di una virgola i rapporti di forza rispetto alla riforma Ruberti che apriva la strada alla privatizzazione della ricerca». Per «Davidino», che oggi gestisce a Roma la libreria Odradek dopo aver sbattuto la porta di Rifondazione ben prima dell’ultima scissione (era diventato il responsabile per l’organizzazione della federazione romana), «il movimento della Pantera ha prodotto dal punto di vista della forza lavoro due soggetti: uno dei peggiori ceti politici che la sinistra, cosiddetta radicale, abbia mai avuto e molti personaggi oggi in vista nella sfera della comunicazione che in quel movimento giocarono un ruolo da protagonisti». Una critica che assomiglia molto al rimprovero rivolto al ’68. «Ma l’onda lunga del 68-69 – replica ancora Davide – ha prodotto molte conquiste incidendo sui rapporti materiali del Paese: statuto lavoratori, divorzio, aborto…. La Pantera cosa ha fatto, se non addestrare un nuovo ceto politico?».
Che la Pantera sia stata l’inevitabile culla di un nuovo personale politico della sinistra lo sostiene, sia pur con accenti diversi, anche Ermanno Taviani, oggi docente di storia presso l’università di Catania ma all’epoca militante dell’ala movimentista della Fgci che molto s’investì in quella esperienza. «Tanti ci criticavano da sinistra accusandoci di essere teleguitati dal Pci e per questo di voler frenare il movimento. Non solo non era vero ma il bello è che molti di quelli che ci accusavano di essere istituzionali e riformisti sono poi finiti per diventare assessori o deputati». A differenza di Vender, Taviani legge in modo positivo questo processo d’«integrazione istituzionale» della sinistra radicale. Fenomeno che per lui rappresenta anche un motivo di rivalsa verso quei dirigenti del Pci, come Folena (anche lui finito più tardi tra i banchi parlamentari di Rifondazione), che più di una volta intimarono agli esponenti della Fgci di sciogliere l’occupazione e «rompere» con gli autonomi come se il contesto fosse ancora quello della cacciata di Lama nel 1977. Pagine di storia ancora aperte continuavano a chiedere il conto alle generazioni successive. L’atteggiamento di ostilità del Pci fu eloquente, infastidito come sempre da ogni protagonismo sociale che esprimeva la propria autonomia. Favorevoli in gran parte alla riforma Ruberti, i docenti del Pci – racconta ancora Taviani – si tennero tutti in disparte. Dopo un’iniziale quanto strumentale simpatia verso le prime occupazioni delle facoltà, che oggettivamente mettevano in difficoltà la maggioranza di governo del “CAF”, Craxi-Andreotti-Forlani, Botteghe oscure cambiò presto comportamento. Ma di nemici ce ne furono anche altri. Illuminante un retroscena rivelato sempre da Taviani, «ai margini di un’assemblea a Lettere si avvicinò un personaggio che si rivelò essere un probabile emissario del ministero degli Interni. “Noi abbiamo in comune gli stessi nemici”, mi disse, “dobbiamo collaborare. Aiutateci ad isolarli”. Il nostro rifiuto fu netto».
Il peso del passato, l’ipoteca repressiva che la macchina dell’emergenza antiterrorismo con le sue culture di sostegno riversava su ogni nuova forma d’azione collettiva, pesò non poco sulle spalle di quei giovani. La Pantera fu messa a dura prova da apparati di polizia e mezzi d’informazione (Repubblica in testa) che, ossessionati dal fantasma degli anni 70, volevano “uccidere il pulcino nell’uovo”. Quel movimento tentò di conquistare un proprio spazio tra novità e continuità, momento di cesura e al tempo stesso cerniera con gli anni 70. Diede il via ad una stagione di nuovi movimenti approdati alla fine del decennio nell’altermondialismo, al tempo stesso fu l’ultimo movimento sociale della sinistra non inquinato dal giustizialismo. Non mancò d’interrogarsi sul passato più recente convinto che «la memoria non è una colpa», come recitava un documento della facoltà di scienze politiche occupata (Il Circo e la Pantera, Loredana Colace e Susanna Ripamonti, Led 1990, pagina 38). Eppure la Pantera non fu solo politica assoluta. Come ogni ciclo d’azione collettiva sperimentò nuove culture ed espressioni artistiche, lo racconta molto bene il libro di Carmelo Albanese, C’era un’onda chiamata Pantera, con allegato Dvd, edizioni manifestolibri. Albanese sostiene l’importanza antropologica prima ancora che politica dei movimenti, emerge così una descrizione corale, anche se circoscritta all’esperienza romana e nonostante tutto priva ancora di molte voci (femminili, ma non solo) che rende tuttavia la ricchezza di quei giorni. Si fusero insieme anime diverse, moderate e radicali, giovani alla loro prima esperienza e militanti esperti, culture della strada, hip hop, rappers, breakers e writers, Onda rossa posse, 00199, musicisti russi e francesi, tra cui un giovanissimo MC Solar. Non è vero che il movimento fu violento. Solo alcune aggressioni poliziesche macchiarono tre mesi di mobilitazione che al suo apice raggiunse le 150 facoltà occupate in tutta Italia. Migliaia di concerti, performances, manifestazioni teatrali, cortei circensi e assemblee segnarono il risveglio di una nuova generazione dopo il torpore legalitario degli anni 80. Fu una palestra per chi cercava di uscire dal decennio dell’ideologia della fine delle ideologie, anche se le identità restavano fragili e facili a smarrirsi, colmate spesso da un’ossessione procedurale e un sorprendente approccio burocratico che generò una superfetazione di “commissioni”, con le quali gli occupanti pensavano di difendere la propria autonomia. Una formula trinitaria risolveva la babele dei “chi siamo”: «democratici, non violenti e antifascisti». Nonostante la difesa dell’università pubblica e di massa contro l’ingresso dei capitali privati e la forte critica della società commerciale modellata dalle tv berlusconiane, ci vorrà Seattle, nel 1999, per dirsi pienamente antiliberisti e forse un po’ anticapitalisti. Venti anni dopo si può dire che l’intuito più importante fu l’incontro con i migranti che cominciavano a popolare le città, avviato a Roma con i volantinaggi nel piazzale antistante la stazione Termini e la scoperta di uomini con valigie piene di storie che parlavano più lingue di un qualsiasi studente, continuata con gli inviti serali alle iniziative nelle facoltà occupate, le feste e le cene di solidarietà, e approdata nella lotta della Pantanella, un ex-pastificio non lontano dall’università divenuto il riparo di migliaia di migranti e luogo simbolo della lotta per i loro diritti. Nel libro di Albanese brillano i ricordi delicati di chi se n’è andato prima del tempo: i sorrisi di Paoletta, la Cheecky P. degli 00199, gli occhi di Silvia Bernardini, struggente bellezza dai capelli rossi, la passione di Antonio Russo, ucciso in Cecenia. Manca il nome di Bianca, tanto piccola quanto onnipresente.

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I seminari sugli anni 70 della Pantera, “La memoria non è una colpa”

«Scarcerate Papini. Accuse senza argomenti»

Conferenza stampa presso il tribunale di Roma. Un appello chiede la liberazione di Masimo Papini. Il prossimo 21 giugno il tribunale della libertà dovrà riesaminare il precedente rifiuto censurato dalla Cassazione

Paolo Persichetti
Liberazione
15 giugno 2010

Massimo Papini non è più solo. A sostenerlo in questi lunghi mesi d’isolamento carcerario non ci sono più soltanto i suoi avvocati e i suoi amici che hanno dato vita ad un combattivo comitato di difesa. Negli ultimi tempi il muro di silenzio che circondava il suo caso giudiziario si è rotto. Una petizione è stata firmata da esponenti del cinema e dello spettacolo, mondo nel quale Papini lavorava. Ieri hanno preso la parola durante una conferenza stampa tenutasi presso il tribunale di Roma la scenografa Paola Comencini, la deputata radicale Rita Bernardini e Gianluca Peciola, consigliere provinciale di SeL. Dopo una visita nel carcere Rebibbia, da parte della battagliera parlamentare radicale che senza tregua conduce nelle prigioni «visite di sindacato ispettivo» – come precisa con puntiglio – Radio radicale ha cominciato a trasmettere le udienze del processo, iniziato lo scorso 22 febbraio, nel quale Papini è accusato di partecipazione a banda armata per aver conservato negli anni un rapporto di amicizia con Diana Blefari Melazzi. La militante delle cosiddette «nuove Br» suicidatasi nel carcere femminile di Rebibbia il 31 ottobre, esattamente un mese dopo l’arresto dello stesso Papini, suo ex compagno, che aveva tentato di scagionare fino all’ultimo. L’attenzione comincia finalmente a focalizzarsi su una vicenda giudiziaria considerata, a torto, “minore”, come se il suo tragico intrecciarsi con la morte di una detenuta in condizioni psicologiche devastate dal 41 bis, messa per questo sotto pressione con l’arresto dell’unico punto di riferimento esistenziale che le era rimasto, non fosse una vicenda su cui vigilare con attenzione. Se la morte della Blefari ha fatto parlare di «uso della malattia come strumento d’indagine», finalizzato a costruire con tutti i mezzi una «collaborazione», quella contro Papini appare una vera e propria persecuzione. Indagato e arrestato all’inizio per fare pressione sulla donna, continua a essere mantenuto in carcere e sovraccaricato di accuse, senza lo straccio di un riscontro, per coprire a posteriori una condotta investigativa che viola le stesse regole in nome del quale pretende di agire.
Nel corso della conferenza stampa, Paola Comencini ha raccontato la sua amicizia lunga 12 anni, spiegando come Papini fosse stimato nel mondo del cinema per il suo lavoro nei set dei più grandi registi italiani. «Un’attività – ha sottolineato – che assorbiva talmente la sua esistenza e lo teneva così lontano da Roma da rendere inverosimili le accuse». Ha rivelato anche come al ritorno dai colloqui con la Blefari fosse molto provato. La donna, afflitta da rovinose crisi d’identità e disturbi percettivi fino ad arrivare ad allucinazioni visive, si fidava solo di Papini e aveva risposto in lui ogni speranza. «Massimo paga l’aver risposto a quel grido d’aiuto». E che il rapporto con Diana Blefari Melazzi fosse alla luce del sole l’ha precisato anche l’attuale fidanzata di Papini, Grazia, che ha sopraffatto la timidezza per spiegare con gli occhi lucidi come Massimo «fin dal primo giorno mi disse che aveva questa amica. Io stessa ho preparato da mangiare per lei e le ho mandato dei vestiti». Rita Bernardini ha denunciato le condizioni di detenzione proibitive in cui versa il detenuto, isolato 24 ore su 24, costretto a pochissima aria in un cubicolo di cemento, senza nemmeno la possibilità d’avere libri a sufficienza per trascorrere utilmente il tempo.
Mentre il processo si trascina senza che l’accusa sia mai riuscita a fornire uno straccio di prova della colpevolezza di Papini, un fatto nuovo potrebbe aprirgli presto le porte della prigione. Il prossimo 21 giugno il Tribunale della libertà dovrà riesaminare nuovamente il precedente rifiuto di scarcerarlo, pronunciato in ottobre ma cassato il 4 marzo dalla Cassazione. Una censura netta quella pronunciata dalla suprema corte che rimprovera il collegio del riesame di non aver spiegato perché Papini sarebbe colpevole. «Siamo di fronte ad un caso giudiziario paradigmatico», spiega l’avvocato Romeo. «A causa del nuovo pacchetto sicurezza del luglio 2009 – aggiunge il legale – Papini si è visto sottrarre importanti tutele processuali. Si è passati direttamente in corte d’assise senza il vaglio dell’udienza preliminare. Fase che non potrà mai più essere recuperata. E’ stato chiesto il giudizio immediato con il fascicolo dell’accusa incompleto. Le carte mancanti sono giunte soltanto a processo avanzato». Papini doveva essere processato a prescindere.

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Io figlio di Br, pago per mio padre e per un libro
Banda armata la Cassazione scarcera Manolo Morlacchi e Costantino Virgilio
Anni Settanta
Amnistia e solidarietà sotto processo Massimo Papini in aula lunedi 22 febbraio 2010
Un altro Morlacchi dietro le sbarre

Ignorata la disponibilita offerta da un gruppo di detenute che si offrì di assistere la Blefari. I magistrati puntavano al pentimento
Induzione al pentimento
Suicidio Blefari Melazzi: l’uso della malattia come strumento di indagine

Allarme terrorismo: quel vizio del “Giornale” d’imbastire false notizie
Nta, la sigla vuota utilizzata per lanciare intimidatori allarmi terrorismo
Roberto Maroni: Nat, analogie con vecchie Br
Improbabili militanti

I seminari sugli anni 70 della Pantera: “La memoria non è una colpa”

Estratti da Il circo e la Pantera. I mass-media sulle orme del Movimento degli studenti, Loredana Colace, Susanna Ripamonti, edizioni led 1990


Il contesto

Durante la conferenza stampa del 30 gennaio, indetta dagli studenti nei locali occupati dell’università “La Sapienza” di Roma, per rispondere alle dichiarazioni del ministro Gava, viene distribuito ai giornali un programma delle attività della facoltà occupata di Scienze politiche. Tra gli appuntamenti previsti c’è il primo di una serie di seminari-dibattito su “Vecchi e nuovi movimenti”. Il tema di questo primo incontro, slittato dal 2 al 6 febbraio, è anticipato da un comunicato degli studenti inviato alle redazioni:

«Il ciclo di incontri nasce dall’esigenza di creare un momento di riflessione per favorire una discussione plurale e multiforme sulle nuove possibilità di identità a sinistra, che non nasca come rimozione acritica e passiva della nostra storia, ma come momento di superamento positivo e ragionato. Nessuna evocazione di memoria meramente reducista né apologetica, bensì ritrovare con la storia un rapporto e una relazione che non sia di pura testimonianza».

Nel calendario allegato si forniscono informazioni sull’intero ciclo di seminari, previsti in forma itinerante tra le diverse facoltà occupate. Il primo appuntamento è dedicato al biennio ’68-69, relatori: Rina Gagliardi, giornalista del manifesto, Raul Mordenti ricercatore della “Sapienza”, Edoardo Di Giovanni della Commissione giustizia del Pci.

L’avvenimento
Tra gli studenti che affollano l’aula più grande della facolta di Scienze politiche, seguono il primo dibattito dibattito anche diversi giornalisti, tra loro ci sono due redattori di Repubblica (Riccardo Luna e Luca Villoresi], uno dell’Unità, uno del manifesto e uno dell’Ansa); «il tono che lo caratterizza – racconta Loredana Colace nel suo volumetto – è per lo più didascalico, quasi accademico, a tratti addirittura un po’ noioso. Rina Gagliardi parla a lungo dei movimenti formatisi dal ’68 e della loro cultura politica, come anche Mordenti, che si sofferma in particolare sul movimento degli studenti e sulla mancanza di una sua storia. Di Giovanni, ultimo tra i relatori, racconta le vicende delle stragi, in particolare quella di piazza Fontana. Successivamente intervengono Enzo Modugno, un ex leader del ’68, che propone alcune ipotesi sul nuovo rapporto tra lavoro intelletttuale e sviluppo tecnologico e Paolo Virno, un collaboratore del manifesto, già di Potere operaio (coinvolto nell’inchiesta 7 aprile-Metropoli e assolto dopo 5 anni di detenzione preventiva), che analizza gli anni ’80 e il riflusso dei movimenti. Sembrerebbe quasi di assistere ad uno di quei seminari a cui ogni militante o simpatizzante della sinistra ha qualche volta partecipato, e che gli studenti seguono con qualche applauso più rituale che realmente partecipato.

L’episodio
Quasi al termine, interviene tra gli altri Eugenio Ghignoni, ex brigatista, “irriducibile”, condannato all’ergastolo per concorso morale nell’omicidio del commissario Sebastiano Vinci, attualmente in libertà per decorrenza dei termini di carcerazione preventiva [poi assolto nel processo d’appello. Assoluzione confermata dal verdetto finale della Cassazione]. Presente tra il pubblico insieme ad altri “ex detenuti politici”, Ghignoni interviene dopo che uno studente ha chiesto chiarimenti sui diversi metodi di lotta all’interno della nuova sinistra; parla per circa un quarto d’ora dopo aver ringraziato gli studenti per esser stato invitato a partecipare. Dichiara il proprio stato e cerca di dar conto della propria esperienza: nelle sue parole non ci sono né pentimento né apologia, c’è il rifiuto di considerare la propria vicenda frutto di “pazzia, squadrismo o dell’irruzione dell’irrazionalità nella storia”. La sua convinzione è quella, del resto più volte espressa da diversi protagonisti della lotta armata e del terrorismo e dai loro analisti, di aver “travalicato” da una pratica di violenza di massa largamente diffusa nella sinistra extraparlamentare e di essere approdati all’eversione. Per Ghignoni il problema che si pone è capire perché questo sia stato possibile, con una riflessione serena su quello che è successo. “Perciò – dice – se sapremo interrogare in questo modo la storia reale allora la memoria potrà non pesare come ricatto nei confronti dei movimenti e quella memoria servirà a dare un contributo all’arricchimento, alla comprensione di questo movimento”. Al termine applausi dei pochi rimasti, senza particolare calore come i precedenti, e una replica della Gagliardi contro la “lettura continuista” di Ghignoni.

L’informazione dei media
Repubblica
del 7 febbraio titola in prima, «Nell’università occupata l’ex-brigatista fa lezione sul ’68». In pagina interna, «L’ex Br al Movimento: Grazie a voi gli anni ’80 sono proprio finiti», in occhiello, «Roma, seminario di Ghignoni condannato nel Moro-ter». L’intero articolo è riservato con toni feroci  alle parole dell’ex detenuto politico.
L’Unità titola in ottava pagina, «I ragazzi del ’90 incontrano il ’68» e riporta solo un passo dell’intervento dell’ex brigatista, «Ripensati solo per essere cancellati, bollati dell’infamia di essere stati la culla del terrorismo e di esserlo inevitabilmente, i movimenti sono destinati al silenzio? Un rischio già corso e verificato».
il manifesto in cultura apre in questo modo, «Un seminario sulla storia dei movimenti nell’Università occupata di Roma. All’intervento di Ghignoni vengono riservate solo 4 righe».

Il giorno successivo sempre Repubblica su 5 colonne rincara la dose, «Torna l’ombra del terrorismo», per il Giornale, «C’era odore di sangue alla lezione di Ghignoni», «Scandalo per i Br in cattedra». Il Messaggero, «La lezione del Br all’università: allarme e sdegno. Su invito del movimento ha parlato a Roma di ’68 e di terrorismo», «Conferenza infame», altro titolo. Per il Corriere della sera, «E’ troppo, un ex terrorista oratore nell’ateneo occupato», «La Pantera nella trappola del terrorismo», «La notte della Repubblica», «Pantera si, Br no»….

La risposta degli occupanti
“La memoria non è una colpa”
In un lungo documento del 9 febbraio (La memoria non è una colpa), gli studenti di Scienze politiche cercano di mettere la parola fine alle polemiche, all’impostazione parziale e faziosa del dibattito. Ne riportiamo a conclusione alcuni brani:

E’ a partire da questo semplice assunto [il riferimento è al titolo] che abbiamo deciso di avviare un ciclo di seminari autogestiti sui “vecchi e nuovi movimenti” per indagare le relazioni, se mai esistono, tra la Pantera e gli eventi degli anni ’60-70 e ’80 […]. Tutto ha inizio […] dalle dichiarazioni di Gava […], non bastava la solita smentita alle accuse preordinate che ad ogni segno di conflitto e dissenso vengono lanciate con volgare aggressività. La nostra voleva essere una “sfida culturale” […] alta, un grosso segno di maturità da parte di un movimento giovane che da solo con i propri strumenti vuole conoscere la storia delle generazioni che lo hanno preceduto. Pensiamo che conoscere ed indagare non sia un reato […]. Volevamo conoscere il passato ascoltando la voce diretta dei protagonisti, attraverso una ricostruzione plurale […] visto che tra gli obiettivi della nostra lotta rivendichiamo una cultura critica […]. Si è per anni sospesa la storia, rimossa la memoria ed oggi viene criminalizzata la possibilità di dialogo […] bisogna riconoscere che il vero problema risiede nella compressione degli spazi di libertà e democrazia sostanziale.

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Pantera, il movimento che cercò uno spazio tra cesura e cerniera con gli anni 70

«La Pantera sono io»

Il racconto psicadelico e la testimonianza sopra le righe di un partecipante della Pantera

Quando trasformammo la Sapienza in un luna park

Marco “Duka” Anastasi
Liberazione 13 giugno 2010

A Roma il 27 dicembre, durante la notte, un ragazzo vede apparire inaspettatamente una pantera nera che si aggira lungo un marciapiede, il giovane fugge e darà l’allarme. Il giorno seguente inizia la caccia al felino che si protrarrà per tutto il mese di gennaio 1990 in tutta la metropoli. Per tutto il mese sarà un susseguirsi di avvistamenti, l’animale lasciava sul terreno le orme del suo passaggio ma era imprendibile, non fu mai catturato e scomparì nel nulla da dove era arrivato. Nel frattempo la pantera era diventata leggenda. 
Nel mese di gennaio, sempre a Roma, entra in occupazione la facoltà di lettere, gli studenti se ne impossessano. Se nell’occupazione del ’77 gli studenti flipparono con le fotocopiatrici, e da una di queste macchine rubate a lettere nacque, secondo la leggenda tramandataci da Stefano Tamburini, Ranxerox il coatto sintetico, nel movimento del ’90 gli studenti impazzirono per i fax e iniziarono a spedire messaggi che invitavano all’occupazione. Come un virus, in pochi giorni, la parola d’ordine “occupare” contagia le altre facoltà della Sapienza e gli altri atenei della nazione, il movimento studentesco aveva rotto gli argini degli anni ’80 come un fiume in piena. Gli studenti e i giovani, perché tanti occupanti non erano studenti, erano tornati di nuovo protagonisti delle proprie vite e il conflitto era di nuovo nell’agenda della politica. 
Mi ricordo che per noi, che venivamo dai centri sociali – ai tempi solo delle isole dove, come dei pirati, organizzavamo gli arrembaggi – l’occupazione delle facoltà era stata una manna dal cielo… Il giorno stesso dell’occupazione io e Luchino (Militant A) dell’Onda Rossa Posse c’eravamo guardati dicendoci «Finchè dura fa verdura…». All’inizio del movimento noi eravamo una sparuta minoranza, accusata di portare dentro l’occupazione la deriva luna park. Noi portammo in dono alle occupazioni i nostri linguaggi e contenuti: la socializzazione dei saperi, le reti informatiche e l’attitudine cyberpunk, l’autoproduzione e il do it yorself del punk, la cultura hip hop con il rap e i graffiti, la nostra capacità di organizzare concerti e feste. Gli studenti ci venivano sempre più dietro, attratti dal free festival permanente in cui si era trasformata l’occupazione della Sapienza, in poco tempo eravamo diventati maggioranza, avevamo trasformato la lotta contro il decreto ministeriale e le privatizzazioni in un vero movimento con tutti i suoi aspetti libidinali. Finalmente si usciva dal bad trip degli anni Ottanta, certamente un decennio oscuro, ma la resistenza, nata durante la decade dell’opportunismo e del disincanto, con i centri sociali, aveva prodotto tutto quello che ci siamo sciroppati dalla Pantera a Seattle.
 Anche il logo del movimento, preso dal gruppo rivoluzionario afroamericano Black Panther Party, fu un regalo involontario della cultura dei centri sociali e non un dono di uno studio grafico che faceva i manifesti per i giovani di Democrazia Proletaria come raccontavano i giornali. Io e Luchino eravamo andati il 12 dicembre 1989 a Milano per il corteo nazionale dei centri sociali, ci eravamo conservati una copia di un volantino firmato Cox18 che era stato distribuito durante il corteo dai compagni della storica occupazione di via Conchetta. Sul volantino c’era il testo tradotto del brano “Fight the Power” dei Public Enemy e come immagine la pantera nera del BPP. Pochi giorni dopo l’inizio dell’occupazione ci presentammo alla prima assemblea di ateneo, dopo averlo fotocopiato a scrocco a Scienze politiche, lo distribuimmo. Il foglio da noi volantinato, con sopra il simbolo delle Pantere Nere finì tra le mani di Mauro un demoproletario che lo rigirò allo studio grafico che lavorava per loro, e si limitò ad aggiungere solo lo slogan “La pantera siamo noi”. Avevamo sfondato senza nessuna strategia, nonostane non contavamo un cazzo, perché fino a quel momento, come ho scritto sopra, eravamo minoranza. Furono la magia del caos e la potenza del concatenamento che ci permisero di sfondare, per questo motivo non abbiamo rivendicato il copyright sul logo, la pantera da nostra era diventata di tutti, non più un simbolo conosciuto da pochi centro socialisti, in fissa con i movimenti afroamericani, ma un logo riproducibile condiviso da tutti. 
Una delle giornate memorabili del movimento, fu la manifestazione nazionale degli studenti medi, a cui avevano aderito tutte le facoltà occupate. Lo sfortunato protagonista della giornata, e per giunta per colpa mia, fu il Lupo. Mi era venuto in mente di fare un drago come quello dei capodanni cinesi, però con la testa della pantera, un lungo serpentone di stoffa nera a capo dello spezzone. Quando lo stavamo costruendo, il Lupo si era fatto sotto dicendomi che ero uno stronzo, perché tranne lui nessuno, visto che eravamo tutti rachitici, aveva il fisico per stare dentro il testone della pantera. Dalla convocazione alle otto del mattino davanti lettere, fino alle tredici a piazza del Popolo, il Lupo, dando prova di grande senso del dovere, era stato stoicamente, nonostante la strana calda giornata invernale, dentro il capoccione della pantera. 
Alla fine del corteo, rosso in faccia, il Lupo aveva urlato contro di me “Pezzo di merda”. Nel frattempo sul palco in piazza del Popolo c’era una cosa terrificante, un cantautore scrauso portato sul palco dai figicciotti, che faceva cover di Joan Baez, cantava come se gli stessero strizzando le palle. Centomila partecipanti alla manifestazione si stavano ammorbando. Il nostro spezzone aveva un camion scoperto con sopra l’Onda Rossa Posse e il mitico Lampadread ai controlli. A quei tempi, l’efficenza dei centri sociali lasciava a desiderare, l’impianto musicale si era fuso durante il corteo. Giunti a fatica sotto al palco, non potevamo reggere quella musica… Era troppo, se a quel punto non avessimo fatto gli autonomi, quelli rozzi in stile Volsci, saremmo capitolati davanti alla reazione della Vandea. Ancora una volta eravamo costretti ad assaltare un palco, anche se il microfono ci serviva per cantare e non per arringare le masse. Nell’attimo in cui Militant A e Castro X urlarono al microfono “Batti il tuo tempo!” l’intera piazza si alzò al grido “Per fottere il potere”.
Quel giorno l’egemonia politica passò attraverso il groove e la parola. Oggi della Pantera resta la sua portata storica, che significò la fine della cultura remissiva degli anni Ottanta e l’entrata in scena di un nuovo soggetto politico: i centri sociali.

Il ricatto delle delocalizzazioni portato avanti dalle case automobilistiche europee: il caso Renault

In Francia il governo punta ad un maggiore controllo pubblico per condizionare le strategie industriali della case automobilistiche. Ma i sindacati restano cauti di fronte alle “gesticolazioni mediatiche” del presidente Sarkozy

Paolo Persichetti
Liberazione
13 giugno 2010

Per fare fronte alle pesanti ricadute industriali provocate della crisi finanziaria internazionale, il governo francese ha siglato lo scorso anno un «patto per l’automobile» con le case automobilistiche nazionali, Renault e Psa-Peugeot-Citroën. Per sostenere un settore ritenuto tuttora strategico, e che raccoglie ancora il 10% dell’occupazione dell’intero Paese, l’esecutivo ha concesso un cospicuo prestito di 6 miliardi di euro a tasso ridotto, ponendo come contropartita l’impegno a mantenere la produzione automobilistica sul territorio nazionale in modo da garantire gli attuali livelli di occupazione. Ma quando l’8 gennaio scorso un’indiscrezione, pubblicata dal quotidiano economico-finanziario la Tribune, riferiva la decisione della Renault di trasferire in Turchia l’intera produzione della nuova Clio, l’esecutivo ha reagito bruscamente. Analoga sorte era toccata tempo addietro alla Twingo, le cui linee di montaggio sono finite in Slovenia. All’epoca il governo era rimasto distratto. Secondo i piani del management Renault, la fabbricazione della Clio, che vede solo metà della produzione attuale uscire dalle linee dello stabilimento di Flins sur Seine, dovrebbe essere interamente realizzata negli impianti che sorgono a Busra. La delocalizzazione delle catene di montaggio dei modelli di piccola cilindrata nei paesi con manodopera a basso costo è una strategia comune delle case europee. A Flins dovrebbe concentrarsi invece la produzione dei nuovi modelli d’auto elettrica, in particolare la Zoe, la cui commercializzazione è prevista nel 2013. Una scommessa tecnologica che però, secondo i sindacati, non garantisce il mantenimento dei livelli di occupazione. Da qui le preoccupazioni del governo. Il ministro dell’Industria, Christian Estrosi, si è detto «scioccato» dalla notizia ed ha annunciato l’immediata convocazione del direttore generale del gruppo facendo trapelare l’intenzione del governo di accrescere la propria parte di capitale azionario e di rappresentanti all’interno della società automobilistica, privatizzata nel 1996. Titolare di un portafoglio azionario del 15%, lo Stato francese resta ancora il maggiore azionista della Renault. Confiscata dal governo nel 1945, a seguito dell’accusa di collaborazionismo industriale con l’occupante tedesco rivolta contro il proprietario, l’intera compagnia venne nazionalizzata. Arrestato nel 1944 Louis Renault non sopravvisse al carcere. Morì in prigione prima del processo. Dall’autopsia emersero i segni di una frattura al collo, circostanza che suggerì la possibilità di un omicidio. A differenza di quanto accadde in Italia con gli Agnelli, compromessi col fascismo e le sue tragiche imprese belliche, la borghesia gollista fu inesorabile con gli esponenti della propria classe che considerava traditori, anche perché il controllo di un’importante industria risultava politicamente strategico. Tuttavia dopo la privatizzazione l’influenza del potere politico si è limitata unicamente al condizionamento delle nomine dei vertici aziendali, che in Francia per via dell’Ena, la Scuola nazionale dell’amministrazione, vede ruotare all’interno di una piccola oligarchia tutti i maggiori incarichi pubblici e privati. Una «noblesse d’Etat», come la chiamava il sociologo Pierre Bourdieu. Forse, complice il fatto che l’attuale presidente della repubblica, Nicolas Sarkozy, non è un diplomato dell’Ena, i rapporti con il Pdg di Renault, Carlos Ghosn, non sono mai stati idilliaci. E così il governo è tornato a mettere bocca sulle politiche industriali, mentre Sarkozy ha convocato Ghosn all’Eliseo accogliendolo – pare – con una sfuriata. Tra le misure evocate per disincentivare la delocalizzazione si prevede un’ulteriore defiscalizzazione per le imprese. Comportamento piuttosto tardivo, hanno sottolineato diversi osservatori tra i quali non sono mancate critiche verso la politica di mera «gesticolazione» mediatica del governo. Non sfugge, infatti, che due amministratori di nomina statale siedono nel consiglio d’amministrazione della Renault. Persone normalmente al corrente di tutte le decisioni e gli orientamenti strategici discussi dal management. Insomma non serviva un’indiscrezione per venire a sapere del procetto di delocalizzazione, per questo c’è chi sospetta che si tratti del solito populismo di Sarkozy. I sindacati non hanno per nulla creduto alle rassicurazioni venute dopo l’incontro col presidente della Repubblica. C’è chi ricorda come finì l’intervento di Sarkozy contro i compensi stratosferici percepiti dai managers delle banche. Tutto si risolse in una semplice declamazione di buone intenzioni.