Enzo Traverso: “Années de plomb, entre tabou et refoulement”

Le livre entretien de Mario Moretti publié en Italie en 1994 vient de paraitre en France, traduit, préfacé et annoté par Olivier Doubre, chez Amsterdam, 356 pages, 19 euros. C’est l’occasion pour l’historien Enzo Traverso d’analyser le climat politique de la fin des années 1970 italiennes, et de tirer le bilan, aujourd’hui de cet épisode encore peu étudié par les historiens

* (Nei prossimi giorni sarà disponibile in linea anche una versione in italiano di questa intervista. Ndr)

Propos recueillis par Jean-Claude Renard
Politis
1 septembre 2010

Avec le recul, quel regard d’historien portez-vous sur ces années de plomb?
J’ai vécu entre Gênes et Milan entre 1977 et 1981, ce qui correspond aux années les plus dures, d’une lourdeur extrême. Cette période apparaît lointaine: un quart de siècle s’est écoulé, et le monde a totalement changé; c’est en même temps une époque qu’on a du mal à inscrire dans une perspective historique. C’est la grande différence avec Mai 68: on a vu en France il y a deux ans une vague éditoriale, qui n’était pas médiatique mais constituait déjà un début d’historicisation, avec d’importants travaux. L’Italie est encore dans un état hybride, entre le tabou, le refoulement, l’incapacité de faire face à cette période, l’ersatz judiciaire et les demandes d’extradition. Ce passé a plus été élaboré au tribunal que dans l’espace public. Le bilan n’a été tiré ni par les responsables politiques de l’époque ni par les historiens. Les années 1970 commencent seulement à être étudiées. C’est un héritage très lourd, une époque riche de potentiels et qui s’est terminée de la pire des manières. Ce qui explique l’incapacité à lui faire face. Avec une génération, au sens large du terme, qui a produit le meilleur et le pire.

Quelle est cette production du meilleur et du pire?
Aujourd’hui, on trouve des exmilitants de la gauche radicale dans un parti xénophobe, raciste et populiste comme la Ligue du Nord (l’actuel  ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni) et dans le Peuple de la liberté, le parti de Berlusconi (le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini). Nombre de gens sont arrivés au berlusconisme en passant par Bettino Craxi, qui, le premier, avait compris que la crise de la gauche radicale jetait dans la nature toute une generation en perte de repères, et qu’on pouvait y puiser. Quant au meilleur, il se trouve dans les universités, où travaillent des philosophes comme Giorgio Agamben et Domenico Losurdo, des historiens comme Guido Crainz, ou dans la littérature, avec des écrivains comme Erri de Luca.

Comment les mouvements d’extrême gauche percevaientils l’existence d’un groupe armé?
Il s’agissait de «camarades qui se trompent». Au départ, on ne sait pas très bien qui sont les Brigades rouges, si elles s’inscrivent dans la tradition de la Résistance ou dans une guerilla à la manière de l’Amérique latine. Dans un climat tendu, militaire, les Brigades rouges étaient le groupe le plus audacieux. Il y avait une réserve, parfois une condamnation, mais, en même temps, les Brigades exerçaient une fascination très forte sur l’extrême gauche en général. Cette fascination est devenue une attraction politique, parfois irrésistible, après 1976, l’année de la dissolution de Lotta continua. Pour toute une mouvance soudainement dépourvue de repères, les Brigades rouges avaient une capacité d’action époustouflante. Elles prétendaient porter l’attaque au coeur de l’État, et c’est ce qu’elles ont fait! Jusqu’à kidnapper Aldo Moro le jour où la stratégie du compromis historique devait être votée à l’Assemblée. Pour moi, trotskiste alors, et pour beaucoup d’autres, les sentiments étaient partagés: d’une part, on critiquait le terrorisme dans la mesure où l’on pensait qu’il remplaçait l’action des masses; de l’autre, on combattait la répression et on défendait tous ceux qui étaient arrêtés. Nous avions forgé le slogan «ni avec les Brigades rouges ni avec l’État», qui n’était pas faux mais traduisait en même temps notre impuissance.

La répression des autorités a été l’occasion d’exactions, de tortures, de lois spéciales, comme le souligne Mario Moretti dans son livre…
Il faut rappeler que le climat était d’une extrême tension. Ainsi, un de nos camarades, dont l’activité n’avait rien de clandestin, a subi une perquisition avec le déploiement d’hélicoptères et des unités spéciales de la police en tenue de combat. Cela n’avait aucun sens! Se réunir simplement dans un café pouvait poser un problème. L’Italie est restée, malgré tout, une démocratie, la torture ne s’est pas généralisée, même si les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contrecoup de la saturation antérieure, sont devenus un substitut de la politique.

Comment expliquez-vous l’émergence et l’importance des Brigades rouges, à la difference d’autres groupes, en Allemagne ou en France?
Les Brigades rouges sont une organization terroriste née dans un pays qui a connu la Résistance comme mouvement de lutte armée de masse. L’Allemagne a également connu une résistance antinazie, numériquement aussi importante qu’en Italie ou en France, mais, pour toute une série de circonstances historiques, en Allemagne, il n’y a pas eu de résistance armée de l’intérieur. Les brigadistes s’inscrivent dans cette tradition, trouvant des relais dans les usines, ayant des contacts avec les militants de base du Parti communiste et les anciens résistants. En Allemagne, la RAF (Fraction armée rouge) n’est pas issue du mouvement ouvrier, il fallait mener la lutte armée contre un État «fasciste», héritier du régime nazi. Les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contre motivations, les perspectives sont donc différentes. Si le terrorisme ne s’est pas enraciné en France, c’est lié à une plus grande stabilité politique des institutions françaises. Il n’y a pas eu de crise de l’État comme en Italie. La Ve République a finalement pu traverser la période des années 1970 sans dommages. Sans comparaison avec l’Italie. D’autre part, l’extrême gauche française avait une orientation politique et idéologique bien différente. L’armure idéologique des trotskistes a empêché certaines dérives. D’une certaine manière, la gauche radicale italienne a dû s’inventer, parce que sans tradition ni forte matrice, contre le Parti communiste. Elle a dû trouver ses repères idéologiques. Du coup, elle a été plus novatrice, mais sur des bases plus instables, plus fragiles. La gauche radicale française était prête à une traversée du désert, ce qui n’était pas le cas en Italie.

Quelle est l’importance du témoignage de Mario Moretti, si l’on songe notamment aux accusations d’infiltrations et de manipulations?
Ce témoignage est d’autant plus important que Mario Moretti dissipe un certain nombre de mythes qui existent encore, même en Italie. Après la chute de l’Union soviétique, certains documents sont sortis prouvant que les Brigades rouges avaient eu des contacts avec certains services des pays de l’Est. Commes elles voulaient faire tomber les institutions italiennes, il est naturel que les Brigades aient suscité l’intérêt des uns et des autres. Dans le contexte d’alors, il est tout à fait possible que l’organisation ait eu des contacts avec l’Est, voire avec l’OLP. Mais que la trajectoire des brigadistes, leur naissance, leur développement, s’explique par le rôle des services secrets de l’Est, de l’OLP ou du Mossad est un mythe qui ne tient pas la route. Il n’y a eu, à l’évidence, aucune manipulation. Mais on peut imaginer des infiltrations de la part de l’État italien. Il faut savoir que celui-ci n’a d’abord rien compris au mouvement. Il y avait un noyau de 150 personnes dans la clandestinité, un autre noyau, plus large, de gens qui pouvaient aussi entrer dans la clandestinité et, enfin, une aire de milliers de sympathisants. Un groupe plus facile à infiltrer. Mais, à vrai dire, l’infiltration relève de la norme dans l’histoire de toute organisation terroriste. En tout cas, face à ce foisonnement d’organisations révolutionnaires, à quelques exceptions près, les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ne comprenaient pas grand-chose.

La mort d’Aldo Moro semble avoir marqué un tournant pour les Brigades rouges.
L’expérience des Brigades rouges s’est mal terminée, et ne pouvait que mal se terminer. Les Brigades ont surgi et se sont nourries de la crise des mouvements sociaux et politiques ayant marqué l’Italie des années 1970. En même temps, leur succès, leurs exploits militaires ont décrété la fin des mouvements d’extrême gauche, la fin de la contestation. Ce que dit clairement Mario Moretti dans ce livre : «Après l’affaire Aldo Moro, nous étions à l’apogée de nos forces, et nous n’avions aucune perspective». Ils ne savaient plus quoi faire. Et, à y réfléchir, l’apogée des Brigades rouges correspond à la défaite du mouvement ouvrier : l’automne1980 est marqué par l’échec de la grève des ouvriers de Fiat, licenciés par milliers, 24 000 à Turin, après un mois de grève. Tous les activistes d’extrême gauche et beaucoup de responsables syndicaux sont virés. C’est un tournant. Les années 1980 seront très différentes de la décennie antérieure.

Enzo Traverso est professeur de sciences politiques à l’université de Picardie, à Amiens.

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Le thème du complot dans l’historiographie italienne – Paolo Persichetti
Anni Settanta
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
Storia della dottrina Mitterrand

Etica della lotta armata
Il nemico inconfessabile
Ma quali anni di piombo: gli anni 70 sono stati anni d’amianto
Mario Moretti, Brigate rosse une histoire italienne
Steve Wright per una storia dell’operaismo
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”





Risorgimento: Giulio Giorello, «Stiamo svendendo tutto, anche l’orgoglio delle differenze»

Le celebrazioni della breccia di Porta Pia tra retorica istituzionale e memoria condivisa

Paolo Persichetti
Liberazione 21 settembre 2010

All’insegna di una «ritrovata concordia tra la comunità civile e quella ecclesiastica», si è svolta ieri a Roma la celebrazione del 140° anniversario della breccia di Porta Pia. Presente alla cerimonia insieme al presidente della Repubblica, Giorgio Napolitano, e al sindaco di Roma, Gianni Alemanno, il segretario di Stato vaticano Tarcisio Bertone, che nel suo intervento dai toni distensivi ha riconosciuto «l’indiscussa verità di Roma capitale d’Italia». Circostanza non del tutto nuova per un primo segretario della curia. Già nel centenario del 1970 presenziò l’allora cardinale vicario, Angelo Dell’Acqua, che definì «la caduta del potere temporale un segno benevolo della divina provvidenza per la Chiesa». Tutto si è svolto secondo programma, fatta eccezione per una piccola contestazione organizzata dal Partito radicale e subito sedata dalla Digos. L’obiettivo, secondo i voleri del Quirinale, era quello di arrivare ad una “celebrazione condivisa”, senza scossoni e polemiche. Non è stato facile. Ci sono voluti dieci mesi di laboriose trattative con l’amministrazione capitolina perché si arrivasse al placet finale. Il Vaticano ha posto proprie condizioni, preteso eventi senza venature anticlericali e polemici riferimenti al passato e al presente. L’evento, tappa importante delle celebrazioni per i prossimi 150 anni dell’unità d’Italia, ha posto non pochi paradossi. Un sindaco d’origine fascista che celebra con enfasi (nel momento in cui passa la legge per “Roma Capitale”) una festività introdotta nel lontano 1895 e soppressa da Mussolini nel 1929, in occasione dei Patti lateranensi. Ed ancora, in un cerimoniale che ha mandato in frantumi ogni residua forma simbolica di laicità dello Stato, proprio nel giorno in cui le pubbliche autorità ne celebrano il compimento, il Vaticano fa da argine al legittimismo papalino più retrivo ponendo un veto alla presenza di uno storico, indicato da Alemanno, considerato troppo di destra. «Siamo un Paese senza orgoglio delle nostre battaglie», ci spiega da Lisbona il professor Giulio Giorello.

Mettere la museruola alla storia e addormentarla col cloroformio, è questo che si intende per memoria condivisa?
Mi domando cosa faranno alla prossima commemorazione della Resistenza.

Già visto. L’ultimo 25 aprile a Roma hanno invitato a parlare la Polverini. Poi l’Anpi per coprirsi a sinistra ha attaccato la manifestazione di CasaPound.
Questa memoria condivisa mi ricorda il monumento fatto fare dal dittatore Franco ai caduti della guerra civile spagnola. Messi tutti insieme, senza distinguere le parti. Negli Stati uniti quando si celebra la guerra civile non vengono messi sullo stesso piano gli abolizionisti e gli schiavisti del Sud.

C’è chi ha definito la cerimonia di ieri, una «breccia al contrario».
A me sembra un muro di cemento messo al posto della breccia. Siamo un Paese che sta svendendo tutto, anche l’orgoglio delle differenze. Provo per questo un senso di grande amarezza.

Quale può essere una narrazione aggiornata della vicenda risorgimentale?
Ad esempio, sarebbe il caso di ricordare che i protestanti hanno avuto un ruolo tutt’altro che marginale nella rinascita della coscienza nazionale italiana. C’è stato un ruolo determinante della componente protestante. Si pensi allo stesso Giuseppe Mazzini. Sarebbe fondamentale rileggere il lavoro di Giorgio Spini, uno dei nostri migliori storici. Non c’è solo il cristianesimo «cucinato in salsa romana», come diceva Giordano Bruno. Un franco e reale riconoscimento delle differenze e non annacquare tutto in una memoria condivisa, mantenere le differenze gioverebbe anche ai cattolici che hanno un serio impegno di fede. La fede e la grazia del signore sono una cosa, le gerarchie un’altra.

Nel suo ultimo libro, “Senza Dio. Del buon uso dell’ateismo” (Longanesi), si definisce Ateo protestante. Che senso ha oggi il Risorgimento?
In questi giorni ho visto la fotografia della regina Elisabetta e del Papa che si sono incontrati. Erano l’immagine di due resti. La monarchia dentro la chiesa e la monarchia dentro lo Stato. Il mio ateismo protestante è un invito ad essere repubblicano, un cristianesimo senza monarca, uno Stato senza monarca. Mi definisco Ateo repubblicano, protestante. Porfirio Diaz diceva, «Povero Messico così lontano da dio, così vicino agli Stati uniti». Allo stesso modo possiamo dire, povera Italia così lontana da Dio e con il Vaticano dentro casa.

Questa storia condivisa dimentica massacri e misfatti anche dell’esercito piemontese.
Ci vuole il coraggio che hanno gli storici degli Stati uniti. Raccontare questi momenti di guerra civile con un grande respiro come Herman Melville per il Nord e William Faulkner per il Sud. Noi abbiamo avuto alcuni grandi come Verga, a proposito della novella “La libertà”. Scavare nella nostra coscienza collettiva, esaminare con franchezza fuori dall’agiografia non nascondere le cose ma il contrario.

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Risorgimento? Ma va affanculo

Risorgimento? Ma va’ affanculo

A proposito delle celebrazioni e controcelebrazioni per il 140° anniversario della breccia di Porta Pia

di Oreste Scalzone, 20 settembre 2010

A passo di corsa va l'epica pennuta

…. Bé, immagino che il tutto fosse condito da tricolori che garriscono, ottoni lucidati che strombazzano l’Inno di Mameli. Ah, le matrioska di ambivalenze! Mazzini, tra madre giansenista e carboneria, “Dio & Popolo”, il cospirativismo antesignano della “propaganda attraverso il gesto” – che il povero Martone nel suo film gli è venuto il capogiro -, il patriottismo italounitario e l’europeismo del tipo “Giovine Italia”, “Giovine Europa”, i contatti con Bakunin e l’appello a Pio IX a mettersi alla testa del movimento per “l’unità d’Italia”, il triumvirato con Saffi e Armellini alla testa della Repubblica Romana nel ’49 e l’intervento francesde che schiaccia la stessa e rimette sul trono lo stesso Pio IX come “Papa Re”. E poi Oudinot, col ‘gap tecnologico’ a vantaggio degli “chassepots” (dal nome dell’inventore, l’ingegner omonimo….un po’ come Kalashnikov….), che porta il tricolore de La République a rinverdire la retorica da Ancient Régime e San Luigi della “Francia figlia prediletta della Chiesa”…., e al contempo si trova che i Felice Orsini & i suoi compagni (la bomba all’Opera, attentato a Luigi Bonaparte, quello del 18 Brumaio…., e la lettera che gli invia dall’ombra del patibolo per scongiurarlo di non opporsi all’unità d’Italia), e quasi tutti i cospiratori insurrezionalisti, repubblicani e/o “sociali”, dei decenni successivi sono reduci dall’aver combattuto nelle file degli insorti e poi difensori della Repubblica Romana… da Carlo Pisacane, poi definito proto-anarco-comunista, ai componenti della “Banda del Matese”, Errico Malatesta e Carlo Cafiero in primis…. ; e poi le querelles tra Mazzini e Marx, Marx e Mazzini nell’Associazione Internazionale dei Lavoratori (postumamente inumata come “Prima Internazionale”, quella della Commune]…… Eh, anche allora la sensazione di carnevale della storia… roba da dare l’emicrania al povero Martone).

 

Il massacro di Pontelandolfo realizzato dai bersaglieri

Chissà che penserebbe Gaspare De Caro dello sbandierar Salvemini e cosa direbbe Jakob Taube dopo questa teologia mondanizzata dello Stato, nel drittofilo della teologia politica di Paolo di Tarso….
E chi sono i “nanni”? Come dire “i ragazzi del ’99″…., le burbe, il Milite Ignoto, l’Altare della Patria, Gioacchino Murat, l’incontro di Teano, Garibaldi fu ferito…., Bronte, i lazzaroni e i briganti, la stampella di Enrico Toti, il cuore gettato oltre i reticolati (e “Due anni sull’altipiano”/”Uomini contro”, “sparare sul [proprio] quartier generale?
Certo ch’è una bella maledizione, sempre, sempre, sempre ‘incaprettarsi’ a scegliere fra testa o croce, peste o colera…. e intanto le via Mazzini, Garibaldi, De Amicis, Roger de L’Isle, Goffredo Mameli, Cesare Battisti, persistono indenni tra il Regno sabaudo, il fascismo e il Re Imperaztore, la Costituzione repubblicana.
“….l’Italia s’è desta/dell’elmo di Scipio/s’è cinta la testa…. Alé!, retrodatiamo l’Italia a Roma capoccia, caput mundi, imperiale….tutti contro Amilcare Barca, Annibale, i Berberi, Delenda Carthago, coi vèliti e Massinissa come proto-Ascari, Harkis….., dov’è la vittoria/che porga la chioma/che schiava di Roma/Iddio la creò….” . Così in “Allon’z enfants de la Patri-i-e“, non ci si deve abbeverare al “sangue impuro dello straniero?” Quello che il Piave mormorò “Non passa?”.
Allora, per non vedere “fascismo” dappertutto, occorre guardarsi dagli anacronismi. Ma bisogna farlo sempre, non a corrente alternata…
Ma in che epoca viviamo? Con Niki Vendola che fa l’occhietto come l’onorevole Angrisani che chiudeva un comizio a Nusco: “Dopo di me parlerà ll’onorevole Sullo…… che è anche nu poco ricchio-oo-ne!”. Ecché è, tutti nel manicomio postribolare di Fagioli?
Adesso, quel risucchio di Nulla […] che è Veltroni, viene a spiegare che Marchionne e Mimmo Mignano sono “una comunità di destino”.
Malatempora, o che? O il cielo che Bifo dava come “caduto sulla terra” ha abbozzato i neuroni alla grande? New age, commistioni continue di panglossismo e di cazzimme?

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Breccia di Porta Pia tra retorica istituzionale e memoria condivisa

Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne

Libri – Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne, Traduction de l’italien par Olivier Doubre, éditions Amsterdam, 356 pages, 19 euros


Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l’histoire italienne des «années de plomb», la situation d’exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d’insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l’ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller.
De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l’arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l’un des événements majeurs de l’histoire italienne contemporaine: Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d’un «compromis historique» entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté… par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois.
Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l’État, le capitalisme et l’exploitation, au nom de la liberté et de l’égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix?
À l’heure où le monde semble s’installer de nouveau durablement dans une ère de turbulences et où partout les États mettent en place des législations d’exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l’histoire italienne des «années de plomb».

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Enzo Traverso, années de plomb entre tabou et refoulement

Le thème du complot dans l’historiographie italienne – Paolo Persichetti
Anni Settanta
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
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Il nemico inconfessabile
Ma quali anni di piombo: gli anni 70 sono stati anni d’amianto
Mario Moretti, Brigate rosse une histoire italienne
Steve Wright per una storia dell’operaismo
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”

E’ morto Romano Canosa, pretore del lavoro negli anni 70

Faceva parte di quei giudici per cui venne coniata la definizione di “pretori d’assalto”.  Tradusse con coraggio nel campo del diritto del lavoro il mutato rapporto di forze che per una parte degli anni 70 fu favorevole alle classi lavoratrici, non senza ingenerare equivoci sulla funzione progressiva della “giurisprudenza creatrice” messa in campo da una parte della magistratura.
Esponente ultragarantista di Magistratura democratica, di cui fu fondatore, venne progressivamente marginalizzato per la sua opposizione contro la svolta emergenzialista e autoritaria impressa alla corrente di sinistra della magistratura.
Critico nei confronti di un modello di giustizia imperniato sul cosiddetto “governo dei giudici”, spostò così la sua attenzione sugli studi storici

«Canosa, il giudice che si fece storico»

Amedeo Santosuosso
Corriere della Sera 7 settembre 2010

Caro direttore, il passaggio da «storia di un pretore» a «un giudice che si fa storico» bene descrive il compasso esistenziale e scientifico di Romano Canosa (morto il 7 agosto nella sua casa di Ortona all’ età di 75 anni). Uomo di grande cultura, si può dire che sia stato storico da sempre (si veda La magistratura in Italia dal 1945 a oggi, 1974), anche quando il suo impegno principale era quello di giudice o era rivolto alle diatribe culturali e politiche. Per altro verso, ha continuato a essere un «giudice» anche quando, negli ultimi anni, la sua produzione storica era diventata imponente e lui era profondamente deluso dal modo in cui i giudici italiani facevano governo della loro indipendenza. La sua bibliografia conta una settantina di libri più svariati articoli, questi ultimi diradati negli ultimi anni, convinto com’era che «solo i libri durano». Negli anni Ottanta la sua prospettiva storica, che inizialmente comprendeva l’Otto-Novecento e riguardava principalmente la risposta delle istituzioni ai movimenti sociali e politici (era convinto della necessità di trascendere il dibattito politico della sinistra italiana ampliando la prospettiva temporale), si allunga al Cinque-Seicento e oltre. Si pensi ai cinque volumi su la Storia dell’ Inquisizione in Italia dalla metà del ‘ 500 alla fine del ‘700, alla Storia dell’ Inquisizione spagnola in Italia e a vari altri lavori sulla caccia alle streghe o su magistrati e untori al tempo della peste di Milano. Ha scritto molto anche sulla sessualità, sulla prostituzione in Italia dal 400 alla fine del 700, sulla sessualità nei conventi femminili fra ‘400 e ‘700. Negli ultimi due decenni credo che si possano cogliere due tendenze nella sua produzione. Per un verso ha conservato il suo interesse per il Cinque-Seicento (si veda Storia di Milano nell’ età di Filippo II, La vita quotidiana a Milano in età spagnola, Storia del Mediterraneo nel Seicento, Banchieri genovesi e sovrani spagnoli tra 500 e 600, Lepanto – Storia della «Lega Santa» contro i Turchi, I segreti dei Farnese), ma soprattutto ha portato l’attenzione su temi di storiografia generale, di cui sono espressione di grande rilievo i vari libri sul fascismo, a partire dal 2000 fino all’ ultimo Farinacci, il superfascista (2010), o su Pacelli – I rapporti tra la santa sede e la guerra civile spagnola (2010). Per altro verso, Canosa, che da sempre era stato attento al rapporto tra scienza, medicina, psichiatria e diritto, scrivendo testi importanti (si pensi a Storia del manicomio in Italia, 1979, e agli studi su la freniatria ottocentesca), è stato attratto piuttosto dalle dinamiche umane di lunga durata. Non tollerava la storia come ideologia (si sa che la storia, specie quella contemporanea, è affetta da un alto tasso di ideologia e di partito preso, che la rende poco credibile). La sua risposta era un aggancio rigorosissimo al dato documentario, come reperibile negli archivi, che negli ultimi decenni ha frequentato in Italia e in Spagna con una regolarità e un impegno crescenti. Alla arbitrarietà di certi racconti storici Canosa ha preferito l’esposizione austera, talora essenziale, delle fonti archivistiche. Ne è risultato uno stile rigoroso, asciutto, senza concessioni alle mode culturali, che importanti editori hanno apprezzato pubblicando i suoi numerosi libri (Mondadori, Feltrinelli, Einaudi e Menabò). Gli studi più recenti sul suo Abruzzo sono stati poi un ritorno a casa, ricercato e costruito con passione, ma non un rifugiarsi nel localismo, vista la sua straordinaria capacità di collegare elementi fondamentali della vita locale con dinamiche storiche e politiche più ampie. Insaziabilmente attento alle miserie e alle passioni che agitano l’ animo umano, le osservava attraverso la lente dei suoi studi. I libri erano diventati via via il mezzo privilegiato di comunicazione con la vita, una finestra sul mondo si potrebbe dire, quasi che la presa diretta potesse limitare la sua libertà. Aveva una visione profonda e disincantata delle cose e, nello stesso tempo, la capacità straordinaria di cogliere, anche nella più piccola vicenda (non importa se fosse presente, nel suo lavoro di giudice, o emersa dai suoi studi storici), la scintilla che la animava, come il riflesso di un qualcosa si superiore, quindi capace di comprensione universale.

Piperno: «Cossiga, architetto dell’emergenza giudiziaria era convinto che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni»

Ostaggio e succube al tempo stesso del Pci. Era affascinato dalla cultura statolatrica di quel partito con cui mise in piedi un patto di ferro per combattere la rivolta sociale degli anni 70. Una intervista di Franco Piperno offre un ritratto assai diverso dalle commemorazioni ufficiali e dalla vulgata che circola in quel che rimane della sinistra estrema


Iaia Vantaggiato
il manifesto
19 Agosto 2010

Nel 1978, nei 55 giorni più lunghi e più tragici nella storia della Repubblica, erano schierati su fronti opposti. Franco Piperno, ex leader di Potere operaio, faceva quel che era in suo potere, e non era molto, per facilitare la trattativa e salvare la vita di Aldo Moro. Francesco Cossiga, ministro, faceva quel che poteva, ed era moltissimo, per impedire la trattativa, anche a costo di sacrificare Moro.

Cominciamo dalla trattativa, quella tentata da te e da Lanfranco Pace.
L’idea fu di Paolo Mieli e Livio Zanetti, allora direttore dell’Espresso, l’unico giornale che aveva seguito le diverse fasi del movimento e col quale molti di noi avevano una certa consuetudine. Zanetti mi chiamò e mi disse che Claudio Signorile voleva incontrarci.

Tutto nasce nell’entourage craxiano?
Suppongo di sì anche se non ne ho le prove. All’epoca, eravamo nell’aprile del ’78, io ero già in Calabria e la donna con cui ero sposato – Fiora Pirri – era stata arrestata da poco. Per questo all’inizio provai una forte resistenza ad accettare quell’incontro, temevo di infilarmi in qualcosa che avrebbe avuto come conseguenza quella di peggiorare la posizione di Fiora, accusata – insieme a un numero sterminato di persone – di essere stata a via Fani.

Poi però all’incontro con Signorile decidesti di andare.
A convincermi fu una nuova telefonata di Paolo Mieli ma anche il peggioramento della situazione di Fiora. Pensai che se Moro fosse stato ucciso sarebbe stato un guaio per tutti noi. Così venni a Roma e incontrai Signorile diverse volte – prima da solo, poi con Lanfranco Pace che più di me aveva modo di far arrivare rapidamente alle Br le proposte che venivano da questa parte del Psi che faceva capo a Craxi e non a Giacomo Mancini – in una casa di via del Corso abitata da uno dei finanziatori del partito socialista. Eravamo a buon punto. Lo pensavo io e lo pensava Signorile.

Qual era la proposta?
Un esponente della Dc, nello specifico Amintore Fanfani, avrebbe dovuto pubblicamente riconoscere la disponibilità a trattare coi brigatisti sulla base della scarcerazione di alcuni di quelli che erano stati arrestati ma soprattutto della chiusura del carcere dell’Asinara, un carcere particolarmente crudele, direi al limite della tortura. Questo esponente della Dc avrebbe dovuto dimostrare disponibilità a compiere o a proporre non a realizzare una misura che era nell’ambito della legalità. L’oggetto concreto della trattativa si sarebbe precisato successivamente. In quel momento la cosa importante era interrompere quell’abbrivio, l’uccisione di Moro, e dare un segnale individuando tra le richieste delle Br quali erano legalmente accettabili da parte dello Stato. E tutto ciò andava fatto non da qualcuno che ricopriva un incarico di Stato ma da Fanfani che ricopriva solo incarico politico.

Dicevi che la trattativa sembrava quasi conclusa. Dove s’inceppò?
La sera del venerdì precedente all’uccisione di Moro venne da Signorile il consigliere militare del presidente della Repubblica e anche un motociclista carabiniere che avrebbe dovuto portare queste «indicazioni» a Fanfani. Così io me ne andai quel venerdì sera convinto che le chance di salvare Moro fossero alte. Ammetto per onestà intellettuale che non avevo nessuna simpatia per Moro e che di per sé non è che fossi in preda all’angoscia se l’uccidevano o meno. Quello che mi sembrava evidente è che uccidere Moro, oltre che un crimine, sarebbe stato un gigantesco errore per le conseguenze che avrebbe portato non tanto alle Br che erano clandestine ma soprattutto al movimento.

Fu Cossiga a far fallire la trattativa?
Non sono in grado di dirlo. Di certo uno degli errori fu che al posto di Fanfani parlò un uomo della sua corrente che si chiamava Bartolomei. Me la ricordo quella dichiarazione trasmessa al tg della notte: confusa e timida. Sulle Br non poteva avere nessun effetto.

Torniamo a Cossiga.
Cossiga aveva deciso che era meglio sacrificare Moro. Glielo dissi anche, anni dopo. E credo che nella sua decisione abbia avuto un’influenza determinante l’atteggiamento del Pci. Penso che coloro che hanno messo un veto totale a ogni possibilità di trattativa siano stati proprio i dirigenti del Pci. Cossiga si allineò per tenere in piedi il rapporto col Pci e per salvare il compromesso storico. E su questo c’era anche il consenso dell’allora segretario della Dc, Benigno Zaccagnini. Mentre Fanfani, secondo quanto lo stesso Signorile mi disse, era per provare.

Dunque uno scontro tra due correnti della Dc.
Esattamente. La sinistra Dc era schierata sulle posizioni del partito comunista che non avrebbe mai tollerato un qualsiasi riconoscimento indiretto delle br per le conseguenze che ci sarebbero state anche a livello di organizzazione dello stesso Pci, a cominciare dalle grandi fabbriche. Del resto lo si è capito quando l’anno dopo Dalla Chiesa ha arrestato in una notte sola 80 operai. Nelle fabbriche c’era una presenza brigatista che il Pci vedeva come «concorrenza».

Insomma tu dici che la Dc, o almeno una parte della Dc, avrebbe trattato e che la linea della fermezza fu un «regalo» al Pci. E quella parte non era quella di Cossiga.
Quello fu un episodio rivelatore della cattiva coscienza del ceto politico italiano, là mentivano tutti. La Dc avrebbe trattato come ha fatto in altre occasioni e come del resto è stato fatto in altri paesi, prima e dopo Moro. Non dico che Berlinguer volesse uccidere Moro. Dico che se anche se fosse stato rapito un loro dirigente, il compagno Pajetta per esempio, l’avrebbero sacrificato. Era nella logica del Pci. Tutto tranne che accettare una qualche richiesta che sarebbe servita a legittimare una corrente terroristico-sovversiva. I comunisti di allora erano chiaramente avviati verso una politica di superamento della «contrapposizione tradizionale» e dell’idea che il partito dovesse portare a un ribaltamento sociale.

Rapimento Moro come momento di verità, allora?
Sì e la crisi della I Repubblica è cominciata allora perché i comunisti sono diventati i fautori dell’ordine, cosa che non era mai successa prima . Sono stati loro che capillarmente hanno denunciato i compagni. Pensa che, a Torino, Giuliano Ferrara come capogruppo del Pci e insieme a Fassino hanno promosso le denunce anonime.

Ma le leggi speciali le ha fatte Cossiga.
Cossiga è stato un esecutore, certo non un rozzo esecutore, ma in quell’occasione ha realizzato sostanzialmente le richieste del partito comunista. E lui sapeva di aver toccato il fondo del barile della legalità con le leggi speciali contrariamente ai comunisti che mentivano. Mi ricordo quando venne in Canada e chiese di vedermi tramite una suora che adesso è morta, suor Teresilla. Parlammo di amnistia. C’era anche Pace. Vedi, lui era tra quelli convinti che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni. Quelle leggi, lui lo sapeva, avevano profondamente alterato la consuetudine legale italiana. La presenza della magistratura negli affari politici è cominciata allora. Cossiga era cosciente di aver innescato una profonda ferita nella tradizione giuridica italiana quindi pensava all’amnistia come a uno dei modi di attenuare questa ferita.

Però le Br come soggetto politico le ha riconosciute mentre il movimento lo ha massacrato.
Le ha riconosciute dopo. Durante quei giorni lui è stato spietato. Pensa – e questo è rilevatore della sua schizofrenia – che lui ha negato che le lettere di Moro fossero autentiche. Diceva delle cose che lui stesso ha ammesso, parlando con me, essere false. Certo è stato una personalità notevole ma era sardo e i sardi hanno due anime, l’ascaro e il ribelle. Pensa alla Brigata Sassari che lui ha voluto ricostituire dove si parla il sardo e dove il sardo va a morire al posto del sovrano. Cosa successa al tempo dei Savoia e che Cossiga ha rimesso in piedi. In Cossiga coesistevano entrambi gli elementi. Quando ha avuto responsabilità di governo e di influenza diretta e operativa sul Paese si è comportato come un ascaro, anzi come un generale degli ascari.

Ascaro col movimento e ribelle poi?
Esattamente. Lui è stato spietato e ha anche lasciato fare manifestazioni perché le cose si incancrenissero. Pensa all’episodio in cui muore Giorgiana Masi: una trappola. Poi ha ripreso la sua natura ribelle arrivando sino a rivendicare l’appartenenza a una famiglia di pastori in contrapposizione a quella aristocratica di Berlinguer. Cossiga è un caso estremo e alla fine si è preso la libertà dei matti: quella di dire delle verità in punto di morte.

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Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Anni Settanta

Ustica trent’anni dopo l’anniversario delle verità contrapposte

Cosa è veramente accaduto quel 27 giugno 1980?

Paolo Persichetti
27 giugno 2010

A trent’anni dalla strage di Ustica è ancora guerra feroce. Lo «scenario bellico», che secondo una delle ricostruzioni – che attualmente appaiono più plausibili – avrebbe portato un missile lanciato da un aereo militare occidentale a colpire la sera del 27 giugno 1980, il Dc9 dell’Itavia deflagrato in volo (si parla anche di un razzo ad implosione) e poi inabissatosi tra le isole di Ponza e Ustica con 81 persone a bordo, si è tramutato in una pluridecennale guerra di depistaggi, ipotesi e ricostruzioni contrapposte che pezzi d’apparato, gruppi di potere, gangli delle istituzioni hanno cominciato a scagliarsi l’uno contro l’altro già dalle prime ore che hanno seguito la tragedia.
In questa babele di verità e ragion di Stato contrapposte, il presidente della Repubblica è intervenuto con un messaggio indirizzato alla presidente dell’Associazione parenti vittime della strage di Ustica, senatrice Daria Bonfietti, ricordando come «i processi sin qui celebrati non hanno consentito di fare luce sulla dinamica del drammatico evento e di individuarne i responsabili», auspicando per questo «il contributo di tutte le istituzioni a un ulteriore sforzo per pervenire a una ricostruzione esauriente e veritiera di quanto accaduto, che rimuova le ambiguità e dipani le ombre e i dubbi accumulati in questi anni». Chi ha voluto leggere nelle prudenti parole di Napolitano una replica alle dichiarazioni del sottosegretario alla presidenza del consiglio Giovanardi, che ha provato a rilanciare, a nome del governo, la tesi dell’esplosione interna e dunque della bomba a bordo, è rimasto deluso. In effetti Napolitano non cita solo la mancata individuazione dei responsabili, ma anche la mancata chiarezza sulle dinamiche, nonostante sul piano processuale sia stata accertata l’infondatezza dell’esplosione a bordo e quella del cedimento strutturale, madre di tutti i depistaggi.
Per questo ragione Giovanardi ha dichiarato di «condividere» l’appello del Quirinale, aggiungendo che «fra le opacità non possono essere annoverati i comportamenti degli uomini dell’Aeronautica militare italiana». Priorità dell’attuale governo, infatti, è difendere il comportamento omertoso della lobby militare, il cinismo in stellette della ragion di Stato che ha portato i vertici militari a distruggere prove, far sparire i registri delle presenze nelle postazioni di controllo e i tracciati radar, tappare la bocca ai sottoposti che quella notte hanno visto cosa è accaduto in pieno Mediterraneo. Anche Giuliana De Faveri Tron, che perse la madre nella tragedia di Ustica, e che non fa parte dell’Associazione dei parenti presieduta da Daria Bonfietti, ha voluto ringraziare «il capo dello Stato per l’affettuoso messaggio» ma soprattutto il senatore Carlo Giovanardi, «per l’impegno profuso dal Governo nella ricerca di una verità troppe volte sacrificata a pregiudizi di parte». Ormai anche i familiari delle vittime sono lottizzati. Ci sono i governativi e gli antigovernativi. Il vittimismo divenuto uno dei repertori legittimi della politica non ha più un solo colore e si declina in forme partigiane opposte. Con la sua formula salomonica Napolitano ha evitato di prendere partito nella disputa delle “verità contrapposte”, ripiegando sulla retorica dei misteri.
Ma se la via che può portare alla verità va ormai cercata, come sembrano suggerire le parole del Presidente della repubblica, in quella sfera riservata dello Stato che Alessandro Pizzorno ha chiamato “nucleo cesareo della politica”, Napolitano dovrebbe usare ben altri toni e trarre ben altre conseguenze. Rosario Priore, giudice istruttore che ha condotto l’inchiesta, sostiene che dietro la «verità indicibile» sulla strage di Ustica vi sarebbe la politica estera mediterranea condotta dall’Italia in autonomia rispetto alle direttive Nato. Il nostro sostegno a Gheddafi, la guerra segreta con Francia e Inghilterra per l’influenza nel Nord Africa, l’intervento dei nostri piloti nei bombardamenti in Ciad, la rappresaglia francese contro i mig libici (autorizzati segretamente dall’Italia a sorvolare alcuni corridoi Nato non sorvegliati) che dovevano scortare Gheddafi. Rappresaglia che avrebbe involontariamente provocato la tragedia. Priore estende il suo paradigma interpretativo ben oltre la vicenda di Ustica per retrocederlo all’intera storia degli anni 70. Vicissitudini che troverebbero una spiegazione all’interno dei conflitti geopolitici: non quelli della guerra fredda ma tra rive opposte del Mediterraneo, rispolverando quelli che erano stati gli assi tradizionali del conflitto interimperialistico europeo del primo Novecento. Tuttavia più che un nuovo canone storiografico quello proposto sembra un’ennesima declinazione del paradigma dietrologico. La complessità evocata si perde in mille rivoli inconcludenti e contraddittori fino a diventare dissolvenza. Priore non fornisce alcuna prova decisiva, nessun fatto nuovo, ma chiede in qualche modo di affidarsi al principio autoritativo ricavato della sua esperienza. Di piste internazionali sulla strage di Ustica ne esistono diverse e sul piano logico tutte egualmente plausibili: da quella francese, indicata da Priore come la più certa, a quella statunitense. Ne esiste addirittura una israeliana (l’aviazione di Telaviv avrebbe voluto colpire un velivolo francese che portava uranio arricchito in Iraq).
Tuttavia il motivo per cui oggi alcuni settori dello Stato, di cui il giudice Priore si fa portavoce, privilegino apertamente la pista francese non è dettato dall’emergere di circostanze nuove. Si tratta piuttosto di una vecchia ossessione portata avanti fin dalle inchieste sulla lotta armata. Secondo l’ex giudice istruttore del pool antiterrorismo della Capitale le insorgenze armate apparse nell’Italia degli anni 70 avrebbero trovato complicità culturale e aperto sostegno materiale nelle autorità parigine. Quella somma di fattori che presero forma nel dopoguerra, congelando per lungo tempo il sistema politico italiano fino a renderlo privo d’alternanza per 49 anni, una fissità di sistema che secondo la sociologia più avvertita non poteva che facilitare l’apparizione di spinte rivoluzionarie in presenza di una potente tradizione sovversiva e di condizioni sociali ed economiche particolari, contesto riassunto nella formula dell’«anomalia italiana», si capovolge nel suo contrario: l’«eccezione francese». In Intrigo internazionale, Chiarelettere 2010, la Francia viene dipinta come un «santuario del terrorismo», una centrale che avrebbe sistematicamente promosso la destabilizzazione della democrazia italiana. L’obiettivo preso di mira è la cosiddetta «dottrina Mitterrand»: Ancora prima della caduta del muro di Berlino, Parigi sarebbe stata un vero incrocio d’intrighi internazionali, sostituendosi a Washington e Mosca nel ruolo di piattaforma destabilizzante dell’Italia. Un asse socialdemocratico, guidato da Mitterrand, avrebbe tentato di giocare il ruolo della “terza forza” tra le due maggiori potenze, destabilizzando volutamente la penisola italiana grazie alla protezione offerta ai militanti della lotta armata.
Deciso a seguire le tracce de l’abbé Augustin Barruel, il giudice Priore trasforma il vecchio istituto di lingue Hyperion in una nuova loggia degli Illuminati di Baviera. «Con ogni probabilità – aveva affermato in precedente pubblicazione nella quale anticipava le tesi esposte in Intrigo internazionale * – il cervello parigino è esistito. In accordo con le istituzioni di questo paese, come fu provato dalle inchieste romane, esercitava una funzione d’assistenza e di controllo, quando non agiva come una guida, nel mondo eteroclita della sovversione politica. E’ a Parigi che hanno luogo questi grandi incontri di forze venute dai quattro angoli del pianeta[…] Quella che potrebbe apparire una semplice riunione tra amici, si rivela, in realtà, una macchina efficace diretta da istanze istituzionali, e serve a distribuire armi, individuare luoghi dove nascondersi e prepararsi, suddividere le risorse finanziarie[…] si tratta del luogo in cui si decidono il livello dell’attacco, il grado delle tensioni e, conseguentemente, quello della destabilizzazione, cioè quello dell’indebolimento di paesi o intere zone, in diversi continenti[…] Si può pensare molto seriamente – numerosi indizi conducono in tal senso – che un terzo giocatore sia intervenuto: un asse europeo guidato dalla Francia, ancora presente nello scacchiere mondiale. Questo asse si presentava come una terza forza, accanto all’ideologia capitalista dell’Ovest e all’ideologia comunista dell’Est. Un asse a forte dominante socialista, al quale avrebbero sicuramente cooperato i paesi scandinavi, con la Svezia di Olof Palme in testa, la Germania e l’Austria guidate da socialdemocratici, oltre ad Israele, governata dalla sinistra. Senza dimenticare i grandi paesi non-allineati, a cominciare dalla Iugoslavia, che fin dagli anni 40, ha condotto una propria strategia indipendente nello scenario europeo e svolto un ruolo fondamentale nello sviluppo di conflitti all’interno di diverse regioni italiane».
Quando la storia si trasforma in noir, il racconto può avvalersi di facili licenze narrative e trascurare persino il rigore cronologico degli eventi, fino a dimenticare che negli anni 70 la Francia era sotto la presidenza di Giscard D’Estaing e Palme arriva al governo nel 1982. Lo scenario proposto dall’ex giudice istruttore è privo di pudore e richiama il vecchio mito fascista del complotto pluto-giudaico-massonico, con l’aggiunta questa volta di una componente socialista giustificata dalla presenza della Iugoslavia. Un agglomerato assai fantasioso che mette insieme Paesi con politiche estere, attività d’influenza e d’intelligence in netto contrasto strategico, in fortissima competizione e aperto conflitto tra loro.

* Che cosa sono le Br, Franceschini-Fasanella, Rizzoli 2004

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Strage di Ustica, quando Giovannardi fu sputtanato da wikileaks

I seminari sugli anni 70 della Pantera: “La memoria non è una colpa”

Estratti da Il circo e la Pantera. I mass-media sulle orme del Movimento degli studenti, Loredana Colace, Susanna Ripamonti, edizioni led 1990


Il contesto

Durante la conferenza stampa del 30 gennaio, indetta dagli studenti nei locali occupati dell’università “La Sapienza” di Roma, per rispondere alle dichiarazioni del ministro Gava, viene distribuito ai giornali un programma delle attività della facoltà occupata di Scienze politiche. Tra gli appuntamenti previsti c’è il primo di una serie di seminari-dibattito su “Vecchi e nuovi movimenti”. Il tema di questo primo incontro, slittato dal 2 al 6 febbraio, è anticipato da un comunicato degli studenti inviato alle redazioni:

«Il ciclo di incontri nasce dall’esigenza di creare un momento di riflessione per favorire una discussione plurale e multiforme sulle nuove possibilità di identità a sinistra, che non nasca come rimozione acritica e passiva della nostra storia, ma come momento di superamento positivo e ragionato. Nessuna evocazione di memoria meramente reducista né apologetica, bensì ritrovare con la storia un rapporto e una relazione che non sia di pura testimonianza».

Nel calendario allegato si forniscono informazioni sull’intero ciclo di seminari, previsti in forma itinerante tra le diverse facoltà occupate. Il primo appuntamento è dedicato al biennio ’68-69, relatori: Rina Gagliardi, giornalista del manifesto, Raul Mordenti ricercatore della “Sapienza”, Edoardo Di Giovanni della Commissione giustizia del Pci.

L’avvenimento
Tra gli studenti che affollano l’aula più grande della facolta di Scienze politiche, seguono il primo dibattito dibattito anche diversi giornalisti, tra loro ci sono due redattori di Repubblica (Riccardo Luna e Luca Villoresi], uno dell’Unità, uno del manifesto e uno dell’Ansa); «il tono che lo caratterizza – racconta Loredana Colace nel suo volumetto – è per lo più didascalico, quasi accademico, a tratti addirittura un po’ noioso. Rina Gagliardi parla a lungo dei movimenti formatisi dal ’68 e della loro cultura politica, come anche Mordenti, che si sofferma in particolare sul movimento degli studenti e sulla mancanza di una sua storia. Di Giovanni, ultimo tra i relatori, racconta le vicende delle stragi, in particolare quella di piazza Fontana. Successivamente intervengono Enzo Modugno, un ex leader del ’68, che propone alcune ipotesi sul nuovo rapporto tra lavoro intelletttuale e sviluppo tecnologico e Paolo Virno, un collaboratore del manifesto, già di Potere operaio (coinvolto nell’inchiesta 7 aprile-Metropoli e assolto dopo 5 anni di detenzione preventiva), che analizza gli anni ’80 e il riflusso dei movimenti. Sembrerebbe quasi di assistere ad uno di quei seminari a cui ogni militante o simpatizzante della sinistra ha qualche volta partecipato, e che gli studenti seguono con qualche applauso più rituale che realmente partecipato.

L’episodio
Quasi al termine, interviene tra gli altri Eugenio Ghignoni, ex brigatista, “irriducibile”, condannato all’ergastolo per concorso morale nell’omicidio del commissario Sebastiano Vinci, attualmente in libertà per decorrenza dei termini di carcerazione preventiva [poi assolto nel processo d’appello. Assoluzione confermata dal verdetto finale della Cassazione]. Presente tra il pubblico insieme ad altri “ex detenuti politici”, Ghignoni interviene dopo che uno studente ha chiesto chiarimenti sui diversi metodi di lotta all’interno della nuova sinistra; parla per circa un quarto d’ora dopo aver ringraziato gli studenti per esser stato invitato a partecipare. Dichiara il proprio stato e cerca di dar conto della propria esperienza: nelle sue parole non ci sono né pentimento né apologia, c’è il rifiuto di considerare la propria vicenda frutto di “pazzia, squadrismo o dell’irruzione dell’irrazionalità nella storia”. La sua convinzione è quella, del resto più volte espressa da diversi protagonisti della lotta armata e del terrorismo e dai loro analisti, di aver “travalicato” da una pratica di violenza di massa largamente diffusa nella sinistra extraparlamentare e di essere approdati all’eversione. Per Ghignoni il problema che si pone è capire perché questo sia stato possibile, con una riflessione serena su quello che è successo. “Perciò – dice – se sapremo interrogare in questo modo la storia reale allora la memoria potrà non pesare come ricatto nei confronti dei movimenti e quella memoria servirà a dare un contributo all’arricchimento, alla comprensione di questo movimento”. Al termine applausi dei pochi rimasti, senza particolare calore come i precedenti, e una replica della Gagliardi contro la “lettura continuista” di Ghignoni.

L’informazione dei media
Repubblica
del 7 febbraio titola in prima, «Nell’università occupata l’ex-brigatista fa lezione sul ’68». In pagina interna, «L’ex Br al Movimento: Grazie a voi gli anni ’80 sono proprio finiti», in occhiello, «Roma, seminario di Ghignoni condannato nel Moro-ter». L’intero articolo è riservato con toni feroci  alle parole dell’ex detenuto politico.
L’Unità titola in ottava pagina, «I ragazzi del ’90 incontrano il ’68» e riporta solo un passo dell’intervento dell’ex brigatista, «Ripensati solo per essere cancellati, bollati dell’infamia di essere stati la culla del terrorismo e di esserlo inevitabilmente, i movimenti sono destinati al silenzio? Un rischio già corso e verificato».
il manifesto in cultura apre in questo modo, «Un seminario sulla storia dei movimenti nell’Università occupata di Roma. All’intervento di Ghignoni vengono riservate solo 4 righe».

Il giorno successivo sempre Repubblica su 5 colonne rincara la dose, «Torna l’ombra del terrorismo», per il Giornale, «C’era odore di sangue alla lezione di Ghignoni», «Scandalo per i Br in cattedra». Il Messaggero, «La lezione del Br all’università: allarme e sdegno. Su invito del movimento ha parlato a Roma di ’68 e di terrorismo», «Conferenza infame», altro titolo. Per il Corriere della sera, «E’ troppo, un ex terrorista oratore nell’ateneo occupato», «La Pantera nella trappola del terrorismo», «La notte della Repubblica», «Pantera si, Br no»….

La risposta degli occupanti
“La memoria non è una colpa”
In un lungo documento del 9 febbraio (La memoria non è una colpa), gli studenti di Scienze politiche cercano di mettere la parola fine alle polemiche, all’impostazione parziale e faziosa del dibattito. Ne riportiamo a conclusione alcuni brani:

E’ a partire da questo semplice assunto [il riferimento è al titolo] che abbiamo deciso di avviare un ciclo di seminari autogestiti sui “vecchi e nuovi movimenti” per indagare le relazioni, se mai esistono, tra la Pantera e gli eventi degli anni ’60-70 e ’80 […]. Tutto ha inizio […] dalle dichiarazioni di Gava […], non bastava la solita smentita alle accuse preordinate che ad ogni segno di conflitto e dissenso vengono lanciate con volgare aggressività. La nostra voleva essere una “sfida culturale” […] alta, un grosso segno di maturità da parte di un movimento giovane che da solo con i propri strumenti vuole conoscere la storia delle generazioni che lo hanno preceduto. Pensiamo che conoscere ed indagare non sia un reato […]. Volevamo conoscere il passato ascoltando la voce diretta dei protagonisti, attraverso una ricostruzione plurale […] visto che tra gli obiettivi della nostra lotta rivendichiamo una cultura critica […]. Si è per anni sospesa la storia, rimossa la memoria ed oggi viene criminalizzata la possibilità di dialogo […] bisogna riconoscere che il vero problema risiede nella compressione degli spazi di libertà e democrazia sostanziale.

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Pantera, il movimento che cercò uno spazio tra cesura e cerniera con gli anni 70

Il futuro dei comunismi eretici

Intervista a Pier Paolo Poggio curatore di, L’età del comunismo sovietico: 1900-1945, primo dei cinque volumi dell’opera, L’Altronovecento. Comunismo eretico e pensiero critico, edito dalla Jaca Book

Paolo Persichetti
Liberazione 16 maggio 2010

Sull’Unità del novembre 2003 Adriano Sofri definiva le correnti eretiche e libertarie del comunismo: «una utopica accezione destinata a non realizzarsi mai e a risorgere sempre, con la potenza di un sogno. Di questo comunismo si può parlare come già si fece dell’anarchismo, come di un’infanzia del movimento che mira a rendere il mondo più giusto». Affermazione che non si discosta da una consolidata vulgata storica, presente a destra come a sinistra, secondo cui l’unico comunismo possibile è stato quello sovietico. Una seria smentita a questa «riduzione del comunismo alla sola realizzazione “sovietica”» si può trovare da pochi giorni nelle librerie. Si tratta di, L’età del comunismo sovietico: 1900-1945, il primo dei cinque volumi di una poderosa opera, L’Altronovecento. Comunismo eretico e pensiero critico, edito dalla Jaca Book, che si propone di restituire la ricchezza e la creatività del comunismo eretico novecentesco. Ne parliamo con Pier Paolo Poggio, direttore della fondazione Luigi Micheletti e curatore dell’ambizioso progetto che solo in questa prima uscita raccoglie ben 41 voci e 37 autori.

Narrazioni poliziesche della storia, come quelle contenute nel Libro nero del comunismo, hanno fatto dimenticare che il Novecento è stato anche il secolo del “comunisticidio”.
Il crollo del comunismo sovietico ha consentito di rappresentare i comunisti come colpevoli di ogni male, quindi come carnefici, e non certo come vittime, nel grande cimitero a cui è spesso ridotta la storia del Novecento. In realtà i comunisti, principalmente operai e contadini, sono stati oggetto di massacri sistematici, ad opera della Germania nazista piuttosto che nell’Indonesia di Suharto, e così un po’ in tutto il mondo. Resta il fatto che i comunisti, non necessariamente eretici, sono stati colpiti in primo luogo dai loro stessi governi e partiti.

Il periodo di massimo apogeo del comunismo del Novecento corrisponde anche con l’epoca del trionfo della società fordista. Coincidenza che ha portato alcuni a vedere nel comunismo una variante «collettivista del fordismo». La crisi di quest’ultimo, molto più che la caduta del muro di Berlino, avrebbe portato inevitabilmente al declino del comunismo. Regge una tesi del genere?
La grande fabbrica, cosiddetta fordista, ha sicuramente svolto un ruolo storico formidabile, con la conseguenza di scatenare ogni sorta d’investimento ideologico, sino a sconfinare nella teologia politica. Il comunismo come fenomeno storico e teorico ha però una diversa e più ampia estensione e profondità.

Le idee e le esperienze del comunismo più creativo ed eretico rappresentano ancora un punto di riferimento prezioso per il futuro?
A mio avviso possono essere un utile punto di riferimento a condizione che si capisca la profondità della rottura che si è determinata. E’ su questo versante che si rivelano imprescindibili.

Rispetto ad alcuni nodi cruciali che investono il dibattito politico contemporaneo (crisi della democrazia, critica dell’industrialismo, questione ambientale, beni comuni, post-fordismo, capitalismo finanziario), quali idee utili emergono?
Il lavoro prende in considerazione non solo le eresie del campo comunista ma anche pensatori non allineati rispetto ai sistemi politici dominanti nel secolo scorso. Gli apporti più consistenti concernono la prospettiva di una democrazia post-statale, ad un tempo universale e dal basso. E’ lo stesso terreno su cui s’incardinano le questioni, inestricabilmente interconnesse, dell’industrialismo, della crisi ecologica e dei beni comuni. Le tesi dell’eternità e naturalità del capitalismo, contro cui ha lottato il pensiero critico novecentesco, si dimostrano inconsistenti e pericolose, esse costituiscono il principale ostacolo ad una ripresa della progettualità politica e dell’azione sociale.

Come siete pervenuti a circoscrivere i confini teorici per dare una definizione appagante del comunismo critico ed eretico?
Sul piano strettamente storico la presenza di una o più centrali detentrici dell’ortodossia rende agevole l’individuazione di critici, dissidenti ed eretici. Non mi riferisco solo al partito comunista russo o cinese, ma anche al Pci. In una prospettiva più ampia la “definizione” non è il presupposto del lavoro ma il possibile risultato del suo svolgimento.

Durante questo svolgimento non avete corso il rischio di confinarvi nell’eurocentrismo?
L’eurocentrismo per un verso è inevitabile: il comunismo novecentesco nasce e fallisce in Europa, a meno che non si consideri la Russia un continente extraeuropeo, asiatico. D’altro canto il progetto complessivo prevede che due volumi, il 3° e il 4°, siano dedicati alle Americhe, all’Asia e all’Africa.

Perché avete privilegiato la scelta degli autori a scapito del racconto dei movimenti collettivi? A quando una nuova “Nuit des prolétairesper ridare voce al mondo dei lavoratori manuali delle città e delle campagne che hanno incarnato forme di democrazia autonoma, diretta e consiliare?
I movimenti collettivi non sono stati del tutto trascurati ma innegabilmente abbiamo puntato sui singoli personaggi e autori. Le cause di tale scelta sono state molteplici, sia pratiche che teoriche. La più immediata dipende dal fatto che gli storici che si occupano di movimenti sociali e politici collettivi, specie nel nostro paese, si sono dimostrati poco interessati e disponibili. Un’altra motivazione discende dall’esplicito obiettivo di esaltare la ricchezza, originalità, profondità degli apporti critici e teorici riconducibili al movimento comunista in senso lato, rovesciando la rappresentazione di comodo, moneta corrente a livello informativo.

Non è forse un limite aver ristretto il campo della vostra ricerca soltanto alla critica della politica, ai contributi politico-filosofici, trascurando altri aspetti del pensiero critico nel campo delle scienze sociali, di quelle esatte, della psicanalisi come dell’arte e della letteratura?
Questa osservazione è particolarmente fondata, anche se qualche presenza significativa, non strettamente riconducibile al pensiero politico-filosofico, nel volume appena uscito è rintracciabile: da Bertolt Brecht a Wilhelm Reich. Comunque il problema esiste e ne stiamo discutendo all’interno del gruppo di lavoro, molto stimolante, che cerco di coordinare.

Il primo volume si ferma al 1945, un periodo che vede classificazioni e definizioni abbastanza consolidate tra gli studiosi. Come si giustifica la scelta di autori che difficilmente possono rientrare nella categoria degli eretici e che spesso hanno avuto un ruolo centrale nella rappresentazione ufficiale dei comunismi istituzionali, delle comunistocrazie?
Premesso che non ci interessa e non abbiamo la pretesa di stabilire un canone o di fornire patenti di autenticità, ci mancherebbe altro… aggiungo che abbiamo inserito autori come Lukacs perché fondamentali rispetto all’analisi critica del capitalismo, e d’altro canto antistalinisti come Koestler, approdati su posizioni di destra, perché imprescindibili per l’analisi del comunismo di tipo “sovietico”.

Cosa dobbiamo aspettarci nel prossimo volume?
Il 2° volume darà più spazio alle correnti di pensiero e ai movimenti politici, attribuendo un ruolo cruciale al 68, in controtendenza con le letture che attualmente vanno per la maggiore.

Tra ciò che resta dei partiti e dei movimenti comunisti, sopravvissuti o sorti dopo l’89, serpeggia una strana sindrome che ha preso il nome di ostalgia (nostalgia dell’Est). Fenomeno che alimenta una neo-ortodossia giunta a punte estreme come la rivalutazione di Stalin, del suo supposto «realismo» contro i presunti utopismi di Marx. Il fenomeno è singolare anche perché spesso riguarda generazioni che prima dell’89 militavano in formazioni critiche del comunismo ufficiale o addirittura che non hanno conosciuto quel periodo. Come spieghi questa voglia di passato così poco curiosa?
L’intero progetto, ma già il 1° volume è abbastanza esplicito, si colloca in aperta polemica contro questa spinta regressiva, omologa a quanto sta avvenendo in altre aree politiche. In termini generali ciò è espressione dell’incapacità di affrontare e guardare in faccia il presente nel suo farsi storico.Cosa comprensibile ma che non può essere incoraggiata. Lo stesso può dirsi per la specifica vicenda del comunismo “sovietico”, che reputo centrale per tutto il Novecento, e che va indagato già a partire dal paradosso beffardo del nome con cui è stato designato, rispetto alla effettiva fenomenologia del potere bolscevico. Ogni sforzo viene fatto per non guardare in faccia la realtà, perpetuando inganni o illusioni. La conoscenza dei comunisti critici e eretici è un tassello indispensabile per uscire da una tale paralisi.

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I comunisti critici oscurati dal Pci
Muro di Berlino, i guardiani delle macerie
Un futuro anticapitalista è fuori dalla storia del Pci
Il secolo che viene

I comunisti critici oscurati dal Pci

Scheda – L’età del comunismo sovietico: 1900-1945, vol. 1° di L’Altronovecento. Comunismo eretico e pensiero critico, a cura di Pier Paolo Poggio, Jaca Book aprile 2010

«Veniamo da lontano», diceva un famoso slogan del Pci negli anni 70. L’iconografia ufficiale costruita nel dopo guerra si esauriva lungo un asse lineare e senza scossoni gridato nei cortei: “Gramsci, Togliatti, Longo e Berlinguer”. Del povero Natta, tornato «a fare il francescano», nemmeno il ricordo. Su Occhetto, che sciolse il partito, è caduto l’anatema.
Il Pci ha sempre oscurato una parte della sua storia. Rientrato in Italia, Angelo Tasca, estromesso dal partito nel 1929, che insieme a Gramsci, Togliatti e Terracini aveva fondato l’Ordine nuovo, provò a contestare questa «storiografia aulica». Numerosi gli eretici espulsi, a cominciare dal primo segretario, quell’Amedeo Bordiga che osò apostrofare Stalin in persona. Oltre a Bordiga e Tasca, in L’età del comunismo sovietico: 1900-1945, primo dei cinque volumi dell’opera, L’Altronovecento. Comunismo eretico e pensiero critico, edito dalla Jaca Book, si raccontano le vicende dei comunisti Ante Ciliga e Bruno Rizzi, del socialista Andrea Caffi e dell’anarchico Camillo Berneri.

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