Les paradoxes de «L’antimafia»: Ignazio Sbalanca coupable d’amitié

Le cas d’un jeune sicilien condamné pour une «relation dangereuse». Le délit a été accompli à Racalmuto, la ville de l’écrivain Leonardo Sciascia et met en évidence les mécanismes pervers de «L’antimafia». Un recours a été déposé auprès de la Cour Européenne de Strasbourg

Paolo Persichetti
Liberazione 30 septembre 2010

En 1706 une loi anglaise encourageait les voleurs à dénoncer leurs propres complices. En cas de condamnation des personnes dénoncées on promettait à ces «collaborateurs ante litteram», qu’on appelait encore délateurs ou mouchards, une prime de 40 livres sterling. Le but poursuivi était de démanteler les groupes criminels qui se seraient trahis réciproquement. En réalité le résultat fut  bien différent car cela donna naissance à une nouvelle catégorie d’informateurs professionnels, de parjures qui rendaient de faux témoignages et faisaient chanter leurs victimes (Vincenzo Ruggiero, 2003).

Le tout pénal crée injustice
Cette invention corrompit inévitablement le fonctionnement de la justice, conséquence qui intéressa bien peu le pouvoir car cette nouvelle disposition mit à jour un avantage bien plus grand: l’utilisation d’un nouveau puissant instrument de gouvernement. Le binôme «omerta-délation») prend naissance à l’extérieur de l’enceinte des prisons. Cette logique perverse reçut en Italie une nouvelle impulsion quand, il y a trente ans, par des décrets d’urgence et la législation des primes anti- subversion furent introduits le «repenti-délateur» (collaborateur de justice) et le «dissocié» (l’abjurant). C’est alors que débuta une longue période, qui n’est pas encore terminée, qui justifia l’avènement d’une philosophie publique nouvelle qui s’est inclinée devant la raison d’État. A partir de là une expansion progressive du pouvoir judiciaire a dérouté une bonne partie des conflits – de toute nature ou degré – dans les tribunaux, transformés dès lors en arènes judiciaires. D’urgence en urgence, en passant par le terrorisme, les mafias, la corruption, les immigrés, la sécurité, un populisme pénal a pris naissance et a envahi transversalement la société en s’insinuant, aussi bien à  droite qu’à gauche des coalitions politiques, même très souvent en se superposant aux vieilles barrières idéologiques jusqu’à les faire disparaître. Le milieu judiciaire est devenu l’axe autour duquel tournent tous les contentieux, on pense et on parle uniquement à travers la loupe du système pénal. Une surenchère qui à la fin n’a plus créé de justice. Comme le disaient déjà les Romains :summum ius, summa iniuria. Les vicissitudes judiciaires sont devenues une sorte de biographie de la nation, le filigrane à travers lequel lire l’histoire récente du Pays.

L’histoire d’Ignazio
Une histoire telle, transformée en rouleau compresseur judiciaire, a transformé nos prisons en décharges, dépotoirs où sont enterrés toutes les difficultés et les malaises sociaux. Les classes les plus faibles paient le prix le plus élevé, entre immigrés et toxicomanes, incapables à la différence de cols blancs de réaliser ces types de crimes qui à la fin ne se payent jamais. Mais cette fabrique moderne du rite expiatoire fauche des victimes partout, même parmi ceux qui par leur origine sociale pensent ne jamais franchir la porte cochère d’une prison. Ce qui est arrivé à Ignazio Sbalanca, âgé de 28 ans, étudiant en droit, issu d’une famille modèle avec un père employé et une mère enseignante. Actuellement en prison à Agrigente, où il est en train de purger une peine de deux ans et huit mois pour «complicité aggravée».

Une bande d’infiltrés et repentis
Tout se passe à Racalmuto, la ville de Leonardo Sciascia. La trame littéraire et le déroulement judiciaire s’entrecroisent presque inévitablement. Dans la ville sévissait une bande impliquée dans une vendetta sanglante. L’histoire a été racontée par Gaetano Savatteri dans un livre, Les Enfants de Regalpetra, fait sa propre version du titre du livre de Sciascia. Originaire de du pays, Savatteri a rencontré les mafieux arrêtés devenus entre temps collaborateurs de justice. Mais en quoi tout cela concerne-t-il Igniazio Sbalanca? Dans cette sale histoire il est tiré par les cheveux par un repenti. Il n’a jamais fait partie de familles mafieuses. Ceci a été exclus par quatre des cinq Cours de justice qui se sont occupées de son cas: le “Réexamen” (chambre d’accusation), qui le libéra peu de jours après son arrestation en juillet 2007, la Cassation et l’Appel, qui requalifia en complicité la condamnation de six ans et huit mois pour association mafieuse infligée au premier degré et le jugement définitif de la Cour de Cassation qui a confirmé sa non appartenance à l’association mafieuse. Ignazio n’a jamais possédé ou empoigné des armes, n’a jamais trafiqué des substances illicites, n’a jamais extorqué d’argent à personne, n’a jamais détenu ni transmis des «pizzini» (messages compromettants) des chefs mafieux. Il n’a pas proféré de menaces ou exercé de violences sur personne. Il n’a jamais volé, recelé, attenté aux biens ou aux personnes. Mais Ignazio a eu un ami, un peu plus âgé que lui, qu’il a connu sur les bancs du lycée. Le jeune qui a également été élève de sa mère, finit en prison. Il s’appelle Luigi Gagliardo mais il n’avoue pas tout de suite de s’être mis à la disposition de la mafia de Racalmuto. Après son arrestation Ignazio arrête toute relation avec lui. Il ne répond pas à ses lettres ou aux sollicitations de sa mère. Vue de l’extérieur, cette dureté peut être jugée excessive. Au fond tout le monde peut faire une erreur et l’amitié, qui est une chose complexe, devrait servir surtout en ces moments difficiles. Mais Ignazio explique qu’il s’est senti trahi par la duplicité de son «ex ami» et ne voulut plus en entendre parler. Au contraire, d’après lui, les accusations exprimées à son encontre par le repenti Beniamino Di Gati auraient pour origine le ressentiment éprouvé par Gagliardo à cause de cette ferme rupture.

Délit d’amitié
A ceux qui lui reprochent, comme le fera Gaetano Savatteri dans un article paru en avril dernier sur S, qui dans une petite ville comme Racalmuto «tout le monde sait les affaires de tout le monde», et que il aurait donc été impossible ne pas connaître les fréquentations mafieuses de Gagliardo ainsi que de son frère en fuite pour des faits mafieux, Sbalanca répond que dans la famille en question il y avait même deux policiers. Nous sommes en Sicile terre où tout se mêle et en même temps il semble qu’il n’y ait que deux possibilités, ou on est avec le blanc ou on est avec le noir, ou avec l’État ou avec la mafia. En somme Ignazio est arrêté parce que le collaborateur Beniamino Di Gati, gardien du cimetière de Racalmuto, personnage ambigu de l’enquête et sur lequel pèse le soupçon d’avoir commencé à collaborer avant son arrestation en se transformant en confident, frère du chef mafieux local Maurizio, lui- même repenti, affirme qu’il serait un «approché». Ce qu’il entend dire ce n’est pas clair. «Mais approché pourquoi?» lui demandent les enquêteurs. Et Di Gati répond «Je dis approché parce qu’il était très ami avec Luigi (Gagliardo) mais non parce qu’il a joué un rôle». De toute évidence ceci est une supposition. Eu égard à l’amitié entre les deux, Di Gati pense (mais qui le lui aurait dit?) que leur confiance était telle qu’il ne pouvait y avoir de secret entre eux. L’accusation concerne quelques passage en en voiture que Beniamino Di Gati dit avoir reçu par Luigi Gagliardo en compagnie, mais seulement deux fois, d’Ignazio Sbalanca. Des parcours très courts, à l’intérieur de la ville sans jamais dépasser la banlieue de Racalmuto. Services qui devaient lui permettre de rejoindre en sécurité son frère Maurizio, caché dans un village peu distant. Pour avoir un minimum de crédibilité procédurale ces accusations auraient du être avalisés par le frère en cavale de Beniamino Di Gati, Ignazio, et Luigi Galiardo. Mais le frère de Beniamino, qui en tant que chef local de la mafia connaissait tout de la famille qu’il commandait, exclut à plusieurs reprises que Sbalanca puisse faire partie de la mafia: «Sbalanca n’a rien à voir avec la mafia et n’a jamais eu de comportement mafieux». Luigi Gagliardo pressé par les magistrats afin qu’il confirme les accusations, avec une prose hésitante admet par contre les parcours en voiture, «pas plus de quatre cinq fois en l’espace de plusieurs années» et la présence occasionnelle de son ami: «de temps en temps Sbalanca me tenait compagnie». A la demande si ce dernier savait où ils allaient, Gagliardo répond: «je pense que oui, je ne peux pas savoir avec certitude s’il était au courant; parce que lui se trouvait comme moi pour ce qui est de la façon de savoir». Quand, comment et où ils avaient convenu de cette «façon de savoir», il ne le dit pas. Par contre il précise ce que c’était: mimique, par gestes et sous-entendus. Quand Beniamino Di Gati lui demandait de l’accompagner en voiture, il ne disait jamais où il allait. Cela pour Gagliardo était une «intuition intime». Voilà le comportement criminel imputé à Sbalanca: «accompagnant occasionnel d’un accompagnateur» dans le boulevard du centre ville, où tout le monde croise tout le monde. Quiconque aurait pu finir à sa place. C’est vraiment le cas de dire que tout cela laisse sans voix.

Professionnels de l’antimafia
«Pouvons-nous être amis de tous?», lui a reproché encore une fois Gaetano Savatteri en touchant du doigt la vraie quintessence de la faute sanctionnée par les juges: le «délit d’amitié» motivé par ses fréquentations imprudentes. Un jugement que, s’il était fondé, aurait du se limiter au domaine de la morale a été transformé pourtant en sanction pénale. Pendant ce temps Savatteri oublie ses propres amitiés, comme beaucoup de parrains de l’antimafia habitués à prendre leurs distances seulement avec celles des autres. Cette histoire met en lumière la face cachée du professionisme antimafieux, le purisme inquisitorial qui pactise avec les repentis et en même temps s’érige en chaire morale pour tous. «L’omertà est une loi ignoble d’accablement, intimidation et découragement: mais les primes et l’honneur accordées à la délation ne sont pas meilleures, et venant des autorités légales, risquent d’être pires», écrivait Adriano Sofri en 1997 lors de son rentrée en prison.

E’ morto Pietro Mirabelli, sul lavoro. (via Polvere da sparo)

E' morto Pietro Mirabelli, sul lavoro. Sono Pietro Mirabelli, operaio della TAV e rappresentante dei lavoratori per la sicurezza (RLS). Da dodici anni sono presente sul cantiere del Cavet (Consorzio Alta Velocità Emilia e Toscana) l’impresa che ha vinto l’appalto per la realizzazione del tratto che permetterà di collegare Bologna a Firenze. In questi anni ho visto decine e decine di operai infortunarsi, diventare invalidi e morire. Manca poco alla fine della realizzazione. Molti uomin … Read More

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Cronache operaie
Stragi del capitalismo: operai morti in cisterna, i precedenti degli ultimi anni

via Polvere da sparo

Abruzzo, arrestato l’assessore alla Sanità. Viene a galla il sistema Chiodi

Scoperchiato il sistema di potere berlusconiano.
Perquisita la Regione, altri dodici indagati per tangenti, peculato, corruzione, abuso d’ufficio

Paolo Persichetti
Liberazione 23 settembre 2010

L'immondizia al potere

Si squarcia il velo sul sistema di potere berlusconiano in Abruzzo. L’assessore alla Sanità della regione, Lanfranco Venturoni (Pdl), e Rodolfo Zio, proprietario della DeCo, azienda che opera nel settore dei rifiuti sono stati arrestati ieri mattina con l’accusa di corruzione, peculato e abuso d’ufficio, per la realizzazione senza gara d’appalto di un termovalorizzatore vicino Teramo. Ai due sono stati subito concessi gli arresti domiciliari. Nell’inchiesta, condotta dalla procura della repubblica di Pescara, risultano indagate altre 12 persone, tra cui il sindaco di Teramo, Maurizio Brucchi, e i senatori del Pdl Paolo Tancredi e Fabrizio Di Stefano, oltre all’ex assessore regionale alla Protezione civile e Ambiente, Daniela Stati.
Questi ultimi arresti nascono dagli sviluppi dell’inchiesta che nell’agosto scorso aveva portato allo smantellamento della cosiddetta “cricca abruzzese”. Un comitato d’affari capeggiato da Ezio Stati, ex tesoriere della Dc in Abruzzo, che ha piazzato la figlia Daniela nel Pdl ottenendo per questa il posto di assessore nella Giunta regionale presieduta da Gianni Chiodi. Gli altri membri della combriccola erano Vincenzo Angeloni e Sabatino Stornelli, entrambi legati al gruppo Finmeccanica. La Stasi ispirata dal padre, ritenuto dai pm il vero referente occulto della rete politico- affaristica, si sarebbe adoperata per avvantaggiare alcune società, riconducibili agli «amici» Angeloni e Stornelli, nella concessione degli appalti per la ricostruzione del dopoterremoto in cambio di doni e favori. L’appalto teleguidato si sarebbe aggirato attorno al milione e mezzo di euro. Alla stregua della sua collega, l’assessore alla sanità Venturoni non sarebbe stato da meno. Tra il 2006 e il 2009 si sarebbe attivato affinché il padrone dei rifiuti dell’Abruzzo, Rodolfo Di Zio, ottenesse in deroga a tutte le procedure d’appalto l’incarico per la costruzione e la gestione di un impianto di bioessiccazione di rifiuti in località Carapollo, nel teramano, in cambio di finanziamenti politici e tangenti. Sempre secondo gli inquirenti, Venturoni, che prima di ottenere la poltrona di assessore in Regione era presidente della Team, società pubblica di gestione dei rifiuti teramana, avrebbe messo a disposizione la società e i suoi terreni per la realizzazione del progetto in cambio di denaro, con diversi importi versati in più occasioni, e di una quota dei profitti che l’affare avrebbe generato. I Di Zio, in ballo ci sarebbe anche un fratello di Rodolfo, con la loro società di smaltimento emergono da tutta la vicenda come i grandi elemosinieri del Pdl abruzzese. Nell’inchiesta, infatti, spuntano fuori soldi per le campagne dei candidati sindaco alle elezioni del giugno 2009. Versamenti per decine di migliaia di euro sollecitati dai senatori Paolo Tancredi e Fabrizio Di Stefano (quest’ultimo vice coordinatore del Pdl abruzzese). Beneficiari dei contributi elettorali occulti, sarebbero stati Maurizio Brucchi, eletto poi sindaco a Teramo, e Luigi Albore Mascia, divenuto primo cittadino di Pescara. Altra singolare coincidenza venuta fuori dall’inchiesta è la proprietà dei locali dove si trova la sede regionale del Pdl a Pescara. Ancora una volta spunta il nome della società società appartenente ai Di Zio. Come se non bastasse risulta anche che l’affitto non sarebbe stato corrisposto per un determinato periodo. Circostanza che alla luce dei fatti accertati è ritenuta dai pm un’altra forma di scambio occulto piuttosto che un finanziamento indiretto. Sempre dalle indagini è venuto fuori che il senatore Di Stefano avrebbe chiesto a Rodolfo Di Zio la somma di 20 mila euro. Le verifiche bancarie hanno appurato che la cifra sarebbe stata accreditata con due bonifici distinti (il 29 maggio e il 3 giugno 2009) al candidato Pdl per il parlamento europeo, Crescenzio Rivellini, che ne girava 5 mila con proprio assegno personale a Di Stefano, il quale incassava la somma il 4 giugno 2009.
La radiografia del potere che questa inchiesta mette in luce mostra qualcosa che va oltre la semplice ruberia messa in pratica da un ceto politico. Saltate le figure tradizionali della mediazione politica presenti nella Prima repubblica, semplificate le linee di comando, ridotte le zone intermedie, non solo vi è stato un accesso diretto alla politica dei nuovi quadri direttamente espressi dal mercato e dalla società commerciale, ma gli interessi economici forti si organizzano direttamente sul territorio attraverso dei propri cartelli elettorali che una volta eletti devono rendere fruttuoso l’investimento economico che li ha fatti salire sulle poltrone di comando.

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In mano ai petrolieri l’Abruzzo si ribella

Risorgimento: Giulio Giorello, «Stiamo svendendo tutto, anche l’orgoglio delle differenze»

Le celebrazioni della breccia di Porta Pia tra retorica istituzionale e memoria condivisa

Paolo Persichetti
Liberazione 21 settembre 2010

All’insegna di una «ritrovata concordia tra la comunità civile e quella ecclesiastica», si è svolta ieri a Roma la celebrazione del 140° anniversario della breccia di Porta Pia. Presente alla cerimonia insieme al presidente della Repubblica, Giorgio Napolitano, e al sindaco di Roma, Gianni Alemanno, il segretario di Stato vaticano Tarcisio Bertone, che nel suo intervento dai toni distensivi ha riconosciuto «l’indiscussa verità di Roma capitale d’Italia». Circostanza non del tutto nuova per un primo segretario della curia. Già nel centenario del 1970 presenziò l’allora cardinale vicario, Angelo Dell’Acqua, che definì «la caduta del potere temporale un segno benevolo della divina provvidenza per la Chiesa». Tutto si è svolto secondo programma, fatta eccezione per una piccola contestazione organizzata dal Partito radicale e subito sedata dalla Digos. L’obiettivo, secondo i voleri del Quirinale, era quello di arrivare ad una “celebrazione condivisa”, senza scossoni e polemiche. Non è stato facile. Ci sono voluti dieci mesi di laboriose trattative con l’amministrazione capitolina perché si arrivasse al placet finale. Il Vaticano ha posto proprie condizioni, preteso eventi senza venature anticlericali e polemici riferimenti al passato e al presente. L’evento, tappa importante delle celebrazioni per i prossimi 150 anni dell’unità d’Italia, ha posto non pochi paradossi. Un sindaco d’origine fascista che celebra con enfasi (nel momento in cui passa la legge per “Roma Capitale”) una festività introdotta nel lontano 1895 e soppressa da Mussolini nel 1929, in occasione dei Patti lateranensi. Ed ancora, in un cerimoniale che ha mandato in frantumi ogni residua forma simbolica di laicità dello Stato, proprio nel giorno in cui le pubbliche autorità ne celebrano il compimento, il Vaticano fa da argine al legittimismo papalino più retrivo ponendo un veto alla presenza di uno storico, indicato da Alemanno, considerato troppo di destra. «Siamo un Paese senza orgoglio delle nostre battaglie», ci spiega da Lisbona il professor Giulio Giorello.

Mettere la museruola alla storia e addormentarla col cloroformio, è questo che si intende per memoria condivisa?
Mi domando cosa faranno alla prossima commemorazione della Resistenza.

Già visto. L’ultimo 25 aprile a Roma hanno invitato a parlare la Polverini. Poi l’Anpi per coprirsi a sinistra ha attaccato la manifestazione di CasaPound.
Questa memoria condivisa mi ricorda il monumento fatto fare dal dittatore Franco ai caduti della guerra civile spagnola. Messi tutti insieme, senza distinguere le parti. Negli Stati uniti quando si celebra la guerra civile non vengono messi sullo stesso piano gli abolizionisti e gli schiavisti del Sud.

C’è chi ha definito la cerimonia di ieri, una «breccia al contrario».
A me sembra un muro di cemento messo al posto della breccia. Siamo un Paese che sta svendendo tutto, anche l’orgoglio delle differenze. Provo per questo un senso di grande amarezza.

Quale può essere una narrazione aggiornata della vicenda risorgimentale?
Ad esempio, sarebbe il caso di ricordare che i protestanti hanno avuto un ruolo tutt’altro che marginale nella rinascita della coscienza nazionale italiana. C’è stato un ruolo determinante della componente protestante. Si pensi allo stesso Giuseppe Mazzini. Sarebbe fondamentale rileggere il lavoro di Giorgio Spini, uno dei nostri migliori storici. Non c’è solo il cristianesimo «cucinato in salsa romana», come diceva Giordano Bruno. Un franco e reale riconoscimento delle differenze e non annacquare tutto in una memoria condivisa, mantenere le differenze gioverebbe anche ai cattolici che hanno un serio impegno di fede. La fede e la grazia del signore sono una cosa, le gerarchie un’altra.

Nel suo ultimo libro, “Senza Dio. Del buon uso dell’ateismo” (Longanesi), si definisce Ateo protestante. Che senso ha oggi il Risorgimento?
In questi giorni ho visto la fotografia della regina Elisabetta e del Papa che si sono incontrati. Erano l’immagine di due resti. La monarchia dentro la chiesa e la monarchia dentro lo Stato. Il mio ateismo protestante è un invito ad essere repubblicano, un cristianesimo senza monarca, uno Stato senza monarca. Mi definisco Ateo repubblicano, protestante. Porfirio Diaz diceva, «Povero Messico così lontano da dio, così vicino agli Stati uniti». Allo stesso modo possiamo dire, povera Italia così lontana da Dio e con il Vaticano dentro casa.

Questa storia condivisa dimentica massacri e misfatti anche dell’esercito piemontese.
Ci vuole il coraggio che hanno gli storici degli Stati uniti. Raccontare questi momenti di guerra civile con un grande respiro come Herman Melville per il Nord e William Faulkner per il Sud. Noi abbiamo avuto alcuni grandi come Verga, a proposito della novella “La libertà”. Scavare nella nostra coscienza collettiva, esaminare con franchezza fuori dall’agiografia non nascondere le cose ma il contrario.

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Risorgimento? Ma va affanculo

Risorgimento? Ma va’ affanculo

A proposito delle celebrazioni e controcelebrazioni per il 140° anniversario della breccia di Porta Pia

di Oreste Scalzone, 20 settembre 2010

A passo di corsa va l'epica pennuta

…. Bé, immagino che il tutto fosse condito da tricolori che garriscono, ottoni lucidati che strombazzano l’Inno di Mameli. Ah, le matrioska di ambivalenze! Mazzini, tra madre giansenista e carboneria, “Dio & Popolo”, il cospirativismo antesignano della “propaganda attraverso il gesto” – che il povero Martone nel suo film gli è venuto il capogiro -, il patriottismo italounitario e l’europeismo del tipo “Giovine Italia”, “Giovine Europa”, i contatti con Bakunin e l’appello a Pio IX a mettersi alla testa del movimento per “l’unità d’Italia”, il triumvirato con Saffi e Armellini alla testa della Repubblica Romana nel ’49 e l’intervento francesde che schiaccia la stessa e rimette sul trono lo stesso Pio IX come “Papa Re”. E poi Oudinot, col ‘gap tecnologico’ a vantaggio degli “chassepots” (dal nome dell’inventore, l’ingegner omonimo….un po’ come Kalashnikov….), che porta il tricolore de La République a rinverdire la retorica da Ancient Régime e San Luigi della “Francia figlia prediletta della Chiesa”…., e al contempo si trova che i Felice Orsini & i suoi compagni (la bomba all’Opera, attentato a Luigi Bonaparte, quello del 18 Brumaio…., e la lettera che gli invia dall’ombra del patibolo per scongiurarlo di non opporsi all’unità d’Italia), e quasi tutti i cospiratori insurrezionalisti, repubblicani e/o “sociali”, dei decenni successivi sono reduci dall’aver combattuto nelle file degli insorti e poi difensori della Repubblica Romana… da Carlo Pisacane, poi definito proto-anarco-comunista, ai componenti della “Banda del Matese”, Errico Malatesta e Carlo Cafiero in primis…. ; e poi le querelles tra Mazzini e Marx, Marx e Mazzini nell’Associazione Internazionale dei Lavoratori (postumamente inumata come “Prima Internazionale”, quella della Commune]…… Eh, anche allora la sensazione di carnevale della storia… roba da dare l’emicrania al povero Martone).

 

Il massacro di Pontelandolfo realizzato dai bersaglieri

Chissà che penserebbe Gaspare De Caro dello sbandierar Salvemini e cosa direbbe Jakob Taube dopo questa teologia mondanizzata dello Stato, nel drittofilo della teologia politica di Paolo di Tarso….
E chi sono i “nanni”? Come dire “i ragazzi del ’99″…., le burbe, il Milite Ignoto, l’Altare della Patria, Gioacchino Murat, l’incontro di Teano, Garibaldi fu ferito…., Bronte, i lazzaroni e i briganti, la stampella di Enrico Toti, il cuore gettato oltre i reticolati (e “Due anni sull’altipiano”/”Uomini contro”, “sparare sul [proprio] quartier generale?
Certo ch’è una bella maledizione, sempre, sempre, sempre ‘incaprettarsi’ a scegliere fra testa o croce, peste o colera…. e intanto le via Mazzini, Garibaldi, De Amicis, Roger de L’Isle, Goffredo Mameli, Cesare Battisti, persistono indenni tra il Regno sabaudo, il fascismo e il Re Imperaztore, la Costituzione repubblicana.
“….l’Italia s’è desta/dell’elmo di Scipio/s’è cinta la testa…. Alé!, retrodatiamo l’Italia a Roma capoccia, caput mundi, imperiale….tutti contro Amilcare Barca, Annibale, i Berberi, Delenda Carthago, coi vèliti e Massinissa come proto-Ascari, Harkis….., dov’è la vittoria/che porga la chioma/che schiava di Roma/Iddio la creò….” . Così in “Allon’z enfants de la Patri-i-e“, non ci si deve abbeverare al “sangue impuro dello straniero?” Quello che il Piave mormorò “Non passa?”.
Allora, per non vedere “fascismo” dappertutto, occorre guardarsi dagli anacronismi. Ma bisogna farlo sempre, non a corrente alternata…
Ma in che epoca viviamo? Con Niki Vendola che fa l’occhietto come l’onorevole Angrisani che chiudeva un comizio a Nusco: “Dopo di me parlerà ll’onorevole Sullo…… che è anche nu poco ricchio-oo-ne!”. Ecché è, tutti nel manicomio postribolare di Fagioli?
Adesso, quel risucchio di Nulla […] che è Veltroni, viene a spiegare che Marchionne e Mimmo Mignano sono “una comunità di destino”.
Malatempora, o che? O il cielo che Bifo dava come “caduto sulla terra” ha abbozzato i neuroni alla grande? New age, commistioni continue di panglossismo e di cazzimme?

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Breccia di Porta Pia tra retorica istituzionale e memoria condivisa

Castelvolturno, posata una stele per ricordare il massacro ma Saviano non c’era e il sindaco era contro

A due anni dalla strage in cui vennero uccisi dalla camorra sei lavoratori ghanesi per sottomettere l’intera comunità migrante al lavoro schiavile, una stele è stata posta sul luogo dell’eccidio mentre il sindaco Pdl, Antonio Scalzone, spargeva ulteriore odio contro i migranti. L’8 ottobre prossimo verrà organizzato per la prima volta uno “sciopero delle rotonde”, luogo dove ogni mattina si tiene il mercato spontaneo (e al nero) della forza lavoro immigrata

Paolo Persichetti
Liberazione
19 settembre 2010

Per ricordare i due anni dalla strage di Castelvolturno, dove vennero massacrati sei lavoratori ghanesi per volontà di Giuseppe Setola, capo della cosiddetta “ala militarista” del clan dei casalesi, una stele è stata posta davanti al luogo dell’eccidio. Circa 200 persone si sono raccolte ieri intorno alla 11 all’altezza del chilometro 43 della strada domiziana. C’erano studenti di un istituto superiore del posto, amici e familiari delle vittime, lavoratori immigrati, il vescovo di Capua monsignor Schettino, monsignor Nogaro, vescovo emerito di Caserta, l’imam di una moschea da poco aperta a Catelvolturno, varie associazioni tra cui il csa ex Canapificio, i padri Comboniani, ecc. Non si è fatto vedere invece Roberto Saviano, forse perché ai suoi occhi l’iniziativa non rivestiva un sufficiente omaggio alla dea della legalità. I presenti, infatti, hanno montato la stele contro la volontà del sindaco, Antonio Scalzone, che ha apertamente osteggiato l’iniziativa insultando la memoria dei lavoratori uccisi. A suo dire, «forse non erano innocenti», nonostante le dichiarazioni rese durante l’inchiesta da uno degli autori del massacro abbiano dimostrato che si è trattato di una strage con finalità di odio razziale. La camorra voleva terrorizzare l’intera comunità immigrata per ottenere la loro piena sottomissione allo sfruttamento economico e così ha scelto un luogo a caso per colpire. Negli atti processuali è emerso che i killer per addestrarsi sparavano sulla gambe degli immigrati africani.
La scultura in ferro, simbolo di fratellanza, solidarietà, lotta al razzismo e alla camorra – due fili intrecciati che sostengono una targa con i nomi delle sei vittime e dell’unico sopravvissuto – è stata istallata senza che le forze dell’ordine intervenissero per impedirlo. Ai morti di Castelvolturno, già dimenticati, Saviano ha preferito Fini e Veltroni che incontrerà il prossimo 25 settembre a Pollica-Acciaroli, dove si terrà una manifestazione per la legalità dopo l’omicidio del sindaco Angelo Vassallo – a dire il vero dal movente tuttora incerto – nel corso di una cerimonia che consacrerà le “convergenze parallele” del bipolarismo neomoderato. Tuttavia questa assenza non ha per nulla turbato i presenti che tra canti, balli, preghiere e discorsi hanno accompagnato la cerimonia in un clima che stonava con l’apatia generale di una popolazione dispersa lungo un unico asse stradale senza un centro, senza un luogo, esempio degradato di spazio inurbano. Indifferenza che segnala una difficoltà: la solidarietà può vincere solo se coniugata con la questione del lavoro. A Castelvolturno c’è una sottoclasse di lavoratori ridotta ad una condizione di sfruttamento semischiavile. Contro di loro non c’è solo la camorra ma anche pezzi di società legale, egoista e cinica, ingrassata da questo lavoro sottopagato, a cui da voce il sindaco che raggiunto dai giornalisti dopo la commemorazione ha rincarato le accuse, «la nostra comunità farà la fine degli indiani d’America. Morirà sotto il peso dell’immigrazione». Peccato che il sindaco non si accorga che, a differenza di quel che accadeva nelle praterie del Nord America, a portare le giacche blu stavolta sono i nativi, non i migranti vessati dalla militarizzazione del territorio. Il modello Caserta, i controlli a tappeto delle forze dell’ordine e la presenza dell’esercito, al di là degli annunci di maggiore severità contro le attività della camorra, si sono risolti in una ulteriore stretta contro i più deboli, i più vulnerabili, i lavoratori senza permesso di soggiorno fermati su pulman e autobus. «Chiedo allo Stato la loro l’espulsione, così come dispone la legge», ha proseguito il primo cittadino di Castelvolturno, che per allontanare da sè il sospetto di razzismo ha aggiunto, aggravando ulteriormente la propria situazione, «Qui i neri sono di casa a cominciare da quelli delle basi Nato [i militari e gli impiegati statunitensi]».
Parole che non fermeranno comunque le iniziative: l’8 ottobre prossimo, in occasione della settimana nazionale di mobilitazione indetta dalle reti antirazziste, è previsto un inedito “sciopero delle rotonde” (luoghi di raccolta dove ogni mattina si tiene il mercato spontaneo della forza-lavoro immigrata), mentre il 9 si terrà un corteo dentro Castelvolturno.

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Cronache migranti
I dannati della nostra terra
Il nuovo lavoro schiavile
Dopo i fatti di Rosarno manifestazione di protesta al Cie di Crotone
Ma dove vuole portarci Saviano?

Alla destra postfascista Saviano piace da morire
Populismo penale

Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Pagliuzze, travi ed eroi
Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra

Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”

 

I ricercatori, «non cediamo al ricatto difendiamo l’università pubblica»

“La controriforma Gelmini non è solo un carro armato lanciato contro chi fa ricerca, ma è una vero tentativo di guerra finale contro il diritto allo studio”

Paolo Persichetti
Liberazione
16 settembre 2010

Si chiamava Norman Zancone, aveva 27 anni ed era dottorando presso l’università di Palermo. Si è ucciso gettandosi da un terrazzo del settimo piano della facoltà di lettere. «Per me non c’è futuro», ha detto prima di lanciarsi nel vuoto. Il giovane stava ultimando un dottorato in filosofia del linguaggio ma negli ultimi tempi era molto depresso di fronte all’assenza di prospettive per il suo futuro. Questo gesto estremo da voce in modo drammatico al malessere profondo che attraversa il mondo della scuola e dell’università dopo l’arrivo della “controriforma” Gelmini. Spiega Stefania Tuzi, ricercatrice alla Sapienza, che i ricercatori sono tra le figure più penalizzate dai nuovi dispositivi legislativi. «Abbiamo il futuro assolutamente sbarrato», dice. I prossimi concorsi causa la penuria economica non partiranno prima di dieci anni e nel frattempo ci sarà l’introduzione del ricercatore a tempo determinato, 3+3, assunto per chiamata. «Non è vero che questa riforma metterà fine al baronaggio favorendo il merito, accadrà l’esatto contrario». Nella legge si parla di nuovi criteri di valutazione sulla ricerca qualificata ma con l’obbligo di fare didattica, «ma in questo modo non si capisce dove si potrà trovare il tempo di fare ricerca». Come se non bastasse, a decidere saranno i privati e non più di tre-quattro docenti ordinari che avranno in mano l’intera governance delle università. I ricercatori sono estromessi da qualsiasi decisione. Non solo, «ma i privati – aggiunge – avranno la possibilità di aprire e chiudere corsi di laurea, chiamare persone sulla base di criteri costruiti ad hoc». In sostanza subentra la privatizzazione del reclutamento. «Per vincere un concorso ho fatto anni di precariato. Dottorato, postdottorato, master e il concorso è durato tre giorni. Noi chiediamo di esser valutati non l’arbìtrio». La controriforma Gelmini non è solo un carro armato lanciato contro chi fa ricerca, ma è una vero tentativo di guerra finale contro il diritto allo studio. «Per gli studenti è previsto il prestito d’onore. Per studiare dovranno indebitarsi. Secondo i calcoli fatti dal Consiglio nazionale universitario i figli degli impiegati non potranno più accedere all’università». I privati avranno anche il potere di vendere le proprietà immobiliari delle università. «Hai idea di quanti terreni possiede l’università di Tor Vergata? Nessun privato concede finanziamenti all’università a fondo perduto. Lo dimostra il fatto che già oggi le università private vivono con i finanziamenti pubblici, più le rette. I privati sono interessati a poche cose, principalmente i beni immobili degli atenei che sono enormi e pregiati, situati in zone della città con un alto valore immobiliare. Questi vogliono soltanto smantellare l’università pubblica». A chi li accusa di non voler insegnare, rispondono che l’indisponibilità alla didattica «non è uno sciopero. Semplicemente abbiamo cessato da fare volontariato a titolo assolutamente gratuito». Oggi l’università italiana si regge grazie alla buona volontà. «L’unico modo per farlo capire è stato smettere di fare quello che la legge non prevede. Dopodiché siamo 24 mila e così si fermano gli atenei. Qualcuno dovrà pur rendersi conto che l’università è fatta solo di precari e di gente che fa volontariato». C’è un dato impressionante: a breve andranno in pensione il 35% dei professori che non saranno sostituiti. «Questo vuol dire che i prossimi anni accademici non saranno più in grado di portare a termine le lauree. La nostra è una battaglia per una università libera, pubblica e aperta». I ricercatori si danno appuntamento per un incontro nazionale venerdì 17, ore 10,30, alla Sapienza (facoltà di Chimica).

Link
Gelmini: “I precari sono troppi e strumentalizzati”
I grembiulini della Gelmini

I nuovi figli di Pétain: le ordinanze razziste emanate dal governo francese contro i Rom

La circorale razzista diffusa
dal ministero degli Interni francese contro i Rom

Il testo della circolare del ministero degli Interni francese del 5 agosto 2010

Il testo è esplicito

«Il Presidente della Repubblica ha fissato degli obiettivi precisi, il 28 luglio scorso, per l’evacuazione degli accampamenti illegali: 300 accampamenti o istallazioni illecite dovranno essere state evacuate da qui a tre mesi, in priorità quelli dei Rom»

Pagina 2 della circolare razzista emanata il 5 agosto dal ministero degli Interni francese

«Sarà compito dei Prefetti di avviare, in ogni dipartimento, sulla base dello stato della situazione del 21 e 23 luglio, una operazione sistematica di smantellamento dei campi illegali, in priorità di quelli Rom. Ciò implica che per ciascuno dei siti individuati vanno determinate senza ritardo alcuno le misure giuridiche e operative necessarie al raggiungimento dell’obiettivo ricercato siti per sito».

Pagina 3 della circolare razzista del 5 agosto emessa dal ministero degli Interni francese

Link
Cronache migranti
Rom: lo chiamano “rimpatrio” ma è deportazione
Sarko-choc, “Via la cittadinanza ai francesi di origine straniera autori di reati”
Francia, crociata del governo contro Gitani e Sinti

Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne

Libri – Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne, Traduction de l’italien par Olivier Doubre, éditions Amsterdam, 356 pages, 19 euros


Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l’histoire italienne des «années de plomb», la situation d’exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d’insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l’ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller.
De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l’arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l’un des événements majeurs de l’histoire italienne contemporaine: Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d’un «compromis historique» entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté… par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois.
Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l’État, le capitalisme et l’exploitation, au nom de la liberté et de l’égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix?
À l’heure où le monde semble s’installer de nouveau durablement dans une ère de turbulences et où partout les États mettent en place des législations d’exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l’histoire italienne des «années de plomb».

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Enzo Traverso, années de plomb entre tabou et refoulement

Le thème du complot dans l’historiographie italienne – Paolo Persichetti
Anni Settanta
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
Storia della dottrina Mitterrand

Etica della lotta armata
Il nemico inconfessabile
Ma quali anni di piombo: gli anni 70 sono stati anni d’amianto
Mario Moretti, Brigate rosse une histoire italienne
Steve Wright per una storia dell’operaismo
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”

Covergenze paralelle: iniziativa con Saviano e confronto Fini-Veltroni

Mafia: IL 25 INIZIATIVA A POLLICA CON SAVIANO E CONFRONTO FINI-VELTRONI

(ASCA) – Roma, 15 set 2010 – Un intervento di Roberto Saviano e un confronto tra Gianfranco Fini e Walter Veltroni sulla legalità e contro ogni mafia. L’iniziativa, intitolata ”Sfida per la democrazia”, è stata organizzata da Democratica, l’associazione che fa capo a Veltroni, e da Generazione Italia, che fa riferimento al Presidente della Camera. Si terrà nel pomeriggio di sabato 25 settembre a Pollica, luogo simbolo dopo l’uccisione del sindaco Angelo Vassallo.
«Su questioni come la legalità – ha detto Italo Bocchino (Fli) illustrando la manifestazione – e fatti preoccupanti come l’uccisione del sindaco di Pollica-Acciaroli, si deve lavorare su un fronte comune con iniziative che spingano i partiti a isolare la criminalita’ e a non tollerare zone grige. E’ positiva questa convergenza per affrontare un tema con due grandi leader».
Per Marco Minniti (Pd) «è un elemento importante che due organizzazioni che fanno riferimento a schieramenti politici diversi decidano di organizzare questa iniziativa insieme. Abbiamo a che fare con mafie radicate in Italia con ramificazioni internazionali forti. L’impegno della politica deve essere per una lotta senza quartiere alle mafie. C’è bisogno di un’assunzione di responsabilità da parte della politica che deve tagliare i rapporti con la mafia. Le mafie votano e fanno votare. Ma è importante che quei voti la politica li respinga».
Per il vice presidente della Commissione antimafia, Fabio Granata (Fli), quella a Pollica «è una manifestazione della bella politica che su questi temi non puo’ non parlare un linguaggio univoco. Non si puo’ pensare che non ci sia un nesso tra i soldi che mancano per le auto della polizia e i 60 miliardi drenati dalla corruzione e i 120 miliardi gestito dalle mafie e dalle ecomafie».