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7 aprile 1979 quando lo Stato si scatenò contro i movimenti
La vera storia del processo di Torino al nucleo storico delle Brigate rosse. La giuria popolare venne composta grazie all’intervento del Pci
Enzo Traverso, années de plomb entre tabou et refoulement
Mario Moretti, Brigate rosse une histoire italienne
Steve Wright per una storia dell’operaismo
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Etica della lotta armata
Anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Ma quali anni di piombo: gli anni 70 sono stati anni d’amianto
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Vedi Paolo…
Erri De Luca, la fiamma fredda del rancore
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
La polizia del pensiero
Kafka e il magistrato di sorveglianza di viterbo
Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu
La fine dell’asilo politico
Vendetta giudiziaria o soluzione politica?
Giorgio Agamben, Europe des libertes ou Europe des polices?
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto
Dietrologia: chi spiava i terroristi
Quando la memoria uccide la ricerca storica – Paolo Persichetti
Storia e giornate della memoria – Marco Clementi
Doppio Stato, una teoria in cattivo stato – Vladimiro Satta
Dietrologia e doppio Stato nella narrazione storiografica della sinistra italiana-PaoloPersichetti
La teoria del doppio Stato e i suoi sostenitori – Pierluigi Battista
La leggenda del doppio Stato – Marco Clementi
Le thème du complot dans l’historiographie italienne – Paolo Persichetti
I marziani a Reggio Emilia – Paolo Nori
Ci chiameremo la Brigata rossa
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
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Neanche il rapimento Sossi fu giudicato terrorismo
Miccia corta e cervello pure
La Prima linea, il film che vorrebbe seppellire gli anni 70 sotto il peso del senso di colpa
L’esportazione della colpa
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Prigionieri in rivolta sul tetto di San Vittore, 1969
Enzo Traverso: “Années de plomb, entre tabou et refoulement”
Le livre entretien de Mario Moretti publié en Italie en 1994 vient de paraitre en France, traduit, préfacé et annoté par Olivier Doubre, chez Amsterdam, 356 pages, 19 euros. C’est l’occasion pour l’historien Enzo Traverso d’analyser le climat politique de la fin des années 1970 italiennes, et de tirer le bilan, aujourd’hui de cet épisode encore peu étudié par les historiens
* (Nei prossimi giorni sarà disponibile in linea anche una versione in italiano di questa intervista. Ndr)
Propos recueillis par Jean-Claude Renard
Politis 1 septembre 2010
Avec le recul, quel regard d’historien portez-vous sur ces années de plomb?
J’ai vécu entre Gênes et Milan entre 1977 et 1981, ce qui correspond aux années les plus dures, d’une lourdeur extrême. Cette période apparaît lointaine: un quart de siècle s’est écoulé, et le monde a totalement changé; c’est en même temps une époque qu’on a du mal à inscrire dans une perspective historique. C’est la grande différence avec Mai 68: on a vu en France il y a deux ans une vague éditoriale, qui n’était pas médiatique mais constituait déjà un début d’historicisation, avec d’importants travaux. L’Italie est encore dans un état hybride, entre le tabou, le refoulement, l’incapacité de faire face à cette période, l’ersatz judiciaire et les demandes d’extradition. Ce passé a plus été élaboré au tribunal que dans l’espace public. Le bilan n’a été tiré ni par les responsables politiques de l’époque ni par les historiens. Les années 1970 commencent seulement à être étudiées. C’est un héritage très lourd, une époque riche de potentiels et qui s’est terminée de la pire des manières. Ce qui explique l’incapacité à lui faire face. Avec une génération, au sens large du terme, qui a produit le meilleur et le pire.
Quelle est cette production du meilleur et du pire?
Aujourd’hui, on trouve des exmilitants de la gauche radicale dans un parti xénophobe, raciste et populiste comme la Ligue du Nord (l’actuel ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni) et dans le Peuple de la liberté, le parti de Berlusconi (le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini). Nombre de gens sont arrivés au berlusconisme en passant par Bettino Craxi, qui, le premier, avait compris que la crise de la gauche radicale jetait dans la nature toute une generation en perte de repères, et qu’on pouvait y puiser. Quant au meilleur, il se trouve dans les universités, où travaillent des philosophes comme Giorgio Agamben et Domenico Losurdo, des historiens comme Guido Crainz, ou dans la littérature, avec des écrivains comme Erri de Luca.
Comment les mouvements d’extrême gauche percevaientils l’existence d’un groupe armé?
Il s’agissait de «camarades qui se trompent». Au départ, on ne sait pas très bien qui sont les Brigades rouges, si elles s’inscrivent dans la tradition de la Résistance ou dans une guerilla à la manière de l’Amérique latine. Dans un climat tendu, militaire, les Brigades rouges étaient le groupe le plus audacieux. Il y avait une réserve, parfois une condamnation, mais, en même temps, les Brigades exerçaient une fascination très forte sur l’extrême gauche en général. Cette fascination est devenue une attraction politique, parfois irrésistible, après 1976, l’année de la dissolution de Lotta continua. Pour toute une mouvance soudainement dépourvue de repères, les Brigades rouges avaient une capacité d’action époustouflante. Elles prétendaient porter l’attaque au coeur de l’État, et c’est ce qu’elles ont fait! Jusqu’à kidnapper Aldo Moro le jour où la stratégie du compromis historique devait être votée à l’Assemblée. Pour moi, trotskiste alors, et pour beaucoup d’autres, les sentiments étaient partagés: d’une part, on critiquait le terrorisme dans la mesure où l’on pensait qu’il remplaçait l’action des masses; de l’autre, on combattait la répression et on défendait tous ceux qui étaient arrêtés. Nous avions forgé le slogan «ni avec les Brigades rouges ni avec l’État», qui n’était pas faux mais traduisait en même temps notre impuissance.
La répression des autorités a été l’occasion d’exactions, de tortures, de lois spéciales, comme le souligne Mario Moretti dans son livre…
Il faut rappeler que le climat était d’une extrême tension. Ainsi, un de nos camarades, dont l’activité n’avait rien de clandestin, a subi une perquisition avec le déploiement d’hélicoptères et des unités spéciales de la police en tenue de combat. Cela n’avait aucun sens! Se réunir simplement dans un café pouvait poser un problème. L’Italie est restée, malgré tout, une démocratie, la torture ne s’est pas généralisée, même si les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contrecoup de la saturation antérieure, sont devenus un substitut de la politique.
Comment expliquez-vous l’émergence et l’importance des Brigades rouges, à la difference d’autres groupes, en Allemagne ou en France?
Les Brigades rouges sont une organization terroriste née dans un pays qui a connu la Résistance comme mouvement de lutte armée de masse. L’Allemagne a également connu une résistance antinazie, numériquement aussi importante qu’en Italie ou en France, mais, pour toute une série de circonstances historiques, en Allemagne, il n’y a pas eu de résistance armée de l’intérieur. Les brigadistes s’inscrivent dans cette tradition, trouvant des relais dans les usines, ayant des contacts avec les militants de base du Parti communiste et les anciens résistants. En Allemagne, la RAF (Fraction armée rouge) n’est pas issue du mouvement ouvrier, il fallait mener la lutte armée contre un État «fasciste», héritier du régime nazi. Les brigadistes ont parfois subi des massacres, comme dans le cas de via Fracchia, à Gênes, bien décrit dans le livre. Mais il faut rappeler que tout cela se déroulait dans un climat d’accoutumance à la violence qui, au final, banalisait la répression. Tous les jours, la presse rapportait qu’un cadre d’entreprise, un haut fonctionnaire ou un professeur d’université avait été tué ou «gambizzato» (blessé aux jambes par balles). Ce climat explique, à partir des années 1980, le rejet de la violence et une certaine fétichisation des droits de l’homme, qui, comme un contre motivations, les perspectives sont donc différentes. Si le terrorisme ne s’est pas enraciné en France, c’est lié à une plus grande stabilité politique des institutions françaises. Il n’y a pas eu de crise de l’État comme en Italie. La Ve République a finalement pu traverser la période des années 1970 sans dommages. Sans comparaison avec l’Italie. D’autre part, l’extrême gauche française avait une orientation politique et idéologique bien différente. L’armure idéologique des trotskistes a empêché certaines dérives. D’une certaine manière, la gauche radicale italienne a dû s’inventer, parce que sans tradition ni forte matrice, contre le Parti communiste. Elle a dû trouver ses repères idéologiques. Du coup, elle a été plus novatrice, mais sur des bases plus instables, plus fragiles. La gauche radicale française était prête à une traversée du désert, ce qui n’était pas le cas en Italie.
Quelle est l’importance du témoignage de Mario Moretti, si l’on songe notamment aux accusations d’infiltrations et de manipulations?
Ce témoignage est d’autant plus important que Mario Moretti dissipe un certain nombre de mythes qui existent encore, même en Italie. Après la chute de l’Union soviétique, certains documents sont sortis prouvant que les Brigades rouges avaient eu des contacts avec certains services des pays de l’Est. Commes elles voulaient faire tomber les institutions italiennes, il est naturel que les Brigades aient suscité l’intérêt des uns et des autres. Dans le contexte d’alors, il est tout à fait possible que l’organisation ait eu des contacts avec l’Est, voire avec l’OLP. Mais que la trajectoire des brigadistes, leur naissance, leur développement, s’explique par le rôle des services secrets de l’Est, de l’OLP ou du Mossad est un mythe qui ne tient pas la route. Il n’y a eu, à l’évidence, aucune manipulation. Mais on peut imaginer des infiltrations de la part de l’État italien. Il faut savoir que celui-ci n’a d’abord rien compris au mouvement. Il y avait un noyau de 150 personnes dans la clandestinité, un autre noyau, plus large, de gens qui pouvaient aussi entrer dans la clandestinité et, enfin, une aire de milliers de sympathisants. Un groupe plus facile à infiltrer. Mais, à vrai dire, l’infiltration relève de la norme dans l’histoire de toute organisation terroriste. En tout cas, face à ce foisonnement d’organisations révolutionnaires, à quelques exceptions près, les hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur ne comprenaient pas grand-chose.
La mort d’Aldo Moro semble avoir marqué un tournant pour les Brigades rouges.
L’expérience des Brigades rouges s’est mal terminée, et ne pouvait que mal se terminer. Les Brigades ont surgi et se sont nourries de la crise des mouvements sociaux et politiques ayant marqué l’Italie des années 1970. En même temps, leur succès, leurs exploits militaires ont décrété la fin des mouvements d’extrême gauche, la fin de la contestation. Ce que dit clairement Mario Moretti dans ce livre : «Après l’affaire Aldo Moro, nous étions à l’apogée de nos forces, et nous n’avions aucune perspective». Ils ne savaient plus quoi faire. Et, à y réfléchir, l’apogée des Brigades rouges correspond à la défaite du mouvement ouvrier : l’automne1980 est marqué par l’échec de la grève des ouvriers de Fiat, licenciés par milliers, 24 000 à Turin, après un mois de grève. Tous les activistes d’extrême gauche et beaucoup de responsables syndicaux sont virés. C’est un tournant. Les années 1980 seront très différentes de la décennie antérieure.
Enzo Traverso est professeur de sciences politiques à l’université de Picardie, à Amiens.
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Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne
Libri – Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne, Traduction de l’italien par Olivier Doubre, éditions Amsterdam, 356 pages, 19 euros
Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l’histoire italienne des «années de plomb», la situation d’exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d’insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l’ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller.
De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l’arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l’un des événements majeurs de l’histoire italienne contemporaine: Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d’un «compromis historique» entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté… par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois.
Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l’État, le capitalisme et l’exploitation, au nom de la liberté et de l’égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix?
À l’heure où le monde semble s’installer de nouveau durablement dans une ère de turbulences et où partout les États mettent en place des législations d’exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l’histoire italienne des «années de plomb».
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E’ morto Romano Canosa, pretore del lavoro negli anni 70
Faceva parte di quei giudici per cui venne coniata la definizione di “pretori d’assalto”. Tradusse con coraggio nel campo del diritto del lavoro il mutato rapporto di forze che per una parte degli anni 70 fu favorevole alle classi lavoratrici, non senza ingenerare equivoci sulla funzione progressiva della “giurisprudenza creatrice” messa in campo da una parte della magistratura.
Esponente ultragarantista di Magistratura democratica, di cui fu fondatore, venne progressivamente marginalizzato per la sua opposizione contro la svolta emergenzialista e autoritaria impressa alla corrente di sinistra della magistratura. Critico nei confronti di un modello di giustizia imperniato sul cosiddetto “governo dei giudici”, spostò così la sua attenzione sugli studi storici
«Canosa, il giudice che si fece storico»
Amedeo Santosuosso
Corriere della Sera 7 settembre 2010
Caro direttore, il passaggio da «storia di un pretore» a «un giudice che si fa storico» bene descrive il compasso esistenziale e scientifico di Romano Canosa (morto il 7 agosto nella sua casa di Ortona all’ età di 75 anni). Uomo di grande cultura, si può dire che sia stato storico da sempre (si veda La magistratura in Italia dal 1945 a oggi, 1974), anche quando il suo impegno principale era quello di giudice o era rivolto alle diatribe culturali e politiche. Per altro verso, ha continuato a essere un «giudice» anche quando, negli ultimi anni, la sua produzione storica era diventata imponente e lui era profondamente deluso dal modo in cui i giudici italiani facevano governo della loro indipendenza. La sua bibliografia conta una settantina di libri più svariati articoli, questi ultimi diradati negli ultimi anni, convinto com’era che «solo i libri durano». Negli anni Ottanta la sua prospettiva storica, che inizialmente comprendeva l’Otto-Novecento e riguardava principalmente la risposta delle istituzioni ai movimenti sociali e politici (era convinto della necessità di trascendere il dibattito politico della sinistra italiana ampliando la prospettiva temporale), si allunga al Cinque-Seicento e oltre. Si pensi ai cinque volumi su la Storia dell’ Inquisizione in Italia dalla metà del ‘ 500 alla fine del ‘700, alla Storia dell’ Inquisizione spagnola in Italia e a vari altri lavori sulla caccia alle streghe o su magistrati e untori al tempo della peste di Milano. Ha scritto molto anche sulla sessualità, sulla prostituzione in Italia dal 400 alla fine del 700, sulla sessualità nei conventi femminili fra ‘400 e ‘700. Negli ultimi due decenni credo che si possano cogliere due tendenze nella sua produzione. Per un verso ha conservato il suo interesse per il Cinque-Seicento (si veda Storia di Milano nell’ età di Filippo II, La vita quotidiana a Milano in età spagnola, Storia del Mediterraneo nel Seicento, Banchieri genovesi e sovrani spagnoli tra 500 e 600, Lepanto – Storia della «Lega Santa» contro i Turchi, I segreti dei Farnese), ma soprattutto ha portato l’attenzione su temi di storiografia generale, di cui sono espressione di grande rilievo i vari libri sul fascismo, a partire dal 2000 fino all’ ultimo Farinacci, il superfascista (2010), o su Pacelli – I rapporti tra la santa sede e la guerra civile spagnola (2010). Per altro verso, Canosa, che da sempre era stato attento al rapporto tra scienza, medicina, psichiatria e diritto, scrivendo testi importanti (si pensi a Storia del manicomio in Italia, 1979, e agli studi su la freniatria ottocentesca), è stato attratto piuttosto dalle dinamiche umane di lunga durata. Non tollerava la storia come ideologia (si sa che la storia, specie quella contemporanea, è affetta da un alto tasso di ideologia e di partito preso, che la rende poco credibile). La sua risposta era un aggancio rigorosissimo al dato documentario, come reperibile negli archivi, che negli ultimi decenni ha frequentato in Italia e in Spagna con una regolarità e un impegno crescenti. Alla arbitrarietà di certi racconti storici Canosa ha preferito l’esposizione austera, talora essenziale, delle fonti archivistiche. Ne è risultato uno stile rigoroso, asciutto, senza concessioni alle mode culturali, che importanti editori hanno apprezzato pubblicando i suoi numerosi libri (Mondadori, Feltrinelli, Einaudi e Menabò). Gli studi più recenti sul suo Abruzzo sono stati poi un ritorno a casa, ricercato e costruito con passione, ma non un rifugiarsi nel localismo, vista la sua straordinaria capacità di collegare elementi fondamentali della vita locale con dinamiche storiche e politiche più ampie. Insaziabilmente attento alle miserie e alle passioni che agitano l’ animo umano, le osservava attraverso la lente dei suoi studi. I libri erano diventati via via il mezzo privilegiato di comunicazione con la vita, una finestra sul mondo si potrebbe dire, quasi che la presa diretta potesse limitare la sua libertà. Aveva una visione profonda e disincantata delle cose e, nello stesso tempo, la capacità straordinaria di cogliere, anche nella più piccola vicenda (non importa se fosse presente, nel suo lavoro di giudice, o emersa dai suoi studi storici), la scintilla che la animava, come il riflesso di un qualcosa si superiore, quindi capace di comprensione universale.
Piperno: «Cossiga, architetto dell’emergenza giudiziaria era convinto che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni»
Ostaggio e succube al tempo stesso del Pci. Era affascinato dalla cultura statolatrica di quel partito con cui mise in piedi un patto di ferro per combattere la rivolta sociale degli anni 70. Una intervista di Franco Piperno offre un ritratto assai diverso dalle commemorazioni ufficiali e dalla vulgata che circola in quel che rimane della sinistra estrema
Iaia Vantaggiato
il manifesto 19 Agosto 2010
Nel 1978, nei 55 giorni più lunghi e più tragici nella storia della Repubblica, erano schierati su fronti opposti. Franco Piperno, ex leader di Potere operaio, faceva quel che era in suo potere, e non era molto, per facilitare la trattativa e salvare la vita di Aldo Moro. Francesco Cossiga, ministro, faceva quel che poteva, ed era moltissimo, per impedire la trattativa, anche a costo di sacrificare Moro.
Cominciamo dalla trattativa, quella tentata da te e da Lanfranco Pace.
L’idea fu di Paolo Mieli e Livio Zanetti, allora direttore dell’Espresso, l’unico giornale che aveva seguito le diverse fasi del movimento e col quale molti di noi avevano una certa consuetudine. Zanetti mi chiamò e mi disse che Claudio Signorile voleva incontrarci.
Tutto nasce nell’entourage craxiano?
Suppongo di sì anche se non ne ho le prove. All’epoca, eravamo nell’aprile del ’78, io ero già in Calabria e la donna con cui ero sposato – Fiora Pirri – era stata arrestata da poco. Per questo all’inizio provai una forte resistenza ad accettare quell’incontro, temevo di infilarmi in qualcosa che avrebbe avuto come conseguenza quella di peggiorare la posizione di Fiora, accusata – insieme a un numero sterminato di persone – di essere stata a via Fani.
Poi però all’incontro con Signorile decidesti di andare.
A convincermi fu una nuova telefonata di Paolo Mieli ma anche il peggioramento della situazione di Fiora. Pensai che se Moro fosse stato ucciso sarebbe stato un guaio per tutti noi. Così venni a Roma e incontrai Signorile diverse volte – prima da solo, poi con Lanfranco Pace che più di me aveva modo di far arrivare rapidamente alle Br le proposte che venivano da questa parte del Psi che faceva capo a Craxi e non a Giacomo Mancini – in una casa di via del Corso abitata da uno dei finanziatori del partito socialista. Eravamo a buon punto. Lo pensavo io e lo pensava Signorile.
Qual era la proposta?
Un esponente della Dc, nello specifico Amintore Fanfani, avrebbe dovuto pubblicamente riconoscere la disponibilità a trattare coi brigatisti sulla base della scarcerazione di alcuni di quelli che erano stati arrestati ma soprattutto della chiusura del carcere dell’Asinara, un carcere particolarmente crudele, direi al limite della tortura. Questo esponente della Dc avrebbe dovuto dimostrare disponibilità a compiere o a proporre non a realizzare una misura che era nell’ambito della legalità. L’oggetto concreto della trattativa si sarebbe precisato successivamente. In quel momento la cosa importante era interrompere quell’abbrivio, l’uccisione di Moro, e dare un segnale individuando tra le richieste delle Br quali erano legalmente accettabili da parte dello Stato. E tutto ciò andava fatto non da qualcuno che ricopriva un incarico di Stato ma da Fanfani che ricopriva solo incarico politico.
Dicevi che la trattativa sembrava quasi conclusa. Dove s’inceppò?
La sera del venerdì precedente all’uccisione di Moro venne da Signorile il consigliere militare del presidente della Repubblica e anche un motociclista carabiniere che avrebbe dovuto portare queste «indicazioni» a Fanfani. Così io me ne andai quel venerdì sera convinto che le chance di salvare Moro fossero alte. Ammetto per onestà intellettuale che non avevo nessuna simpatia per Moro e che di per sé non è che fossi in preda all’angoscia se l’uccidevano o meno. Quello che mi sembrava evidente è che uccidere Moro, oltre che un crimine, sarebbe stato un gigantesco errore per le conseguenze che avrebbe portato non tanto alle Br che erano clandestine ma soprattutto al movimento.
Fu Cossiga a far fallire la trattativa?
Non sono in grado di dirlo. Di certo uno degli errori fu che al posto di Fanfani parlò un uomo della sua corrente che si chiamava Bartolomei. Me la ricordo quella dichiarazione trasmessa al tg della notte: confusa e timida. Sulle Br non poteva avere nessun effetto.
Torniamo a Cossiga.
Cossiga aveva deciso che era meglio sacrificare Moro. Glielo dissi anche, anni dopo. E credo che nella sua decisione abbia avuto un’influenza determinante l’atteggiamento del Pci. Penso che coloro che hanno messo un veto totale a ogni possibilità di trattativa siano stati proprio i dirigenti del Pci. Cossiga si allineò per tenere in piedi il rapporto col Pci e per salvare il compromesso storico. E su questo c’era anche il consenso dell’allora segretario della Dc, Benigno Zaccagnini. Mentre Fanfani, secondo quanto lo stesso Signorile mi disse, era per provare.
Dunque uno scontro tra due correnti della Dc.
Esattamente. La sinistra Dc era schierata sulle posizioni del partito comunista che non avrebbe mai tollerato un qualsiasi riconoscimento indiretto delle br per le conseguenze che ci sarebbero state anche a livello di organizzazione dello stesso Pci, a cominciare dalle grandi fabbriche. Del resto lo si è capito quando l’anno dopo Dalla Chiesa ha arrestato in una notte sola 80 operai. Nelle fabbriche c’era una presenza brigatista che il Pci vedeva come «concorrenza».
Insomma tu dici che la Dc, o almeno una parte della Dc, avrebbe trattato e che la linea della fermezza fu un «regalo» al Pci. E quella parte non era quella di Cossiga.
Quello fu un episodio rivelatore della cattiva coscienza del ceto politico italiano, là mentivano tutti. La Dc avrebbe trattato come ha fatto in altre occasioni e come del resto è stato fatto in altri paesi, prima e dopo Moro. Non dico che Berlinguer volesse uccidere Moro. Dico che se anche se fosse stato rapito un loro dirigente, il compagno Pajetta per esempio, l’avrebbero sacrificato. Era nella logica del Pci. Tutto tranne che accettare una qualche richiesta che sarebbe servita a legittimare una corrente terroristico-sovversiva. I comunisti di allora erano chiaramente avviati verso una politica di superamento della «contrapposizione tradizionale» e dell’idea che il partito dovesse portare a un ribaltamento sociale.
Rapimento Moro come momento di verità, allora?
Sì e la crisi della I Repubblica è cominciata allora perché i comunisti sono diventati i fautori dell’ordine, cosa che non era mai successa prima . Sono stati loro che capillarmente hanno denunciato i compagni. Pensa che, a Torino, Giuliano Ferrara come capogruppo del Pci e insieme a Fassino hanno promosso le denunce anonime.
Ma le leggi speciali le ha fatte Cossiga.
Cossiga è stato un esecutore, certo non un rozzo esecutore, ma in quell’occasione ha realizzato sostanzialmente le richieste del partito comunista. E lui sapeva di aver toccato il fondo del barile della legalità con le leggi speciali contrariamente ai comunisti che mentivano. Mi ricordo quando venne in Canada e chiese di vedermi tramite una suora che adesso è morta, suor Teresilla. Parlammo di amnistia. C’era anche Pace. Vedi, lui era tra quelli convinti che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni. Quelle leggi, lui lo sapeva, avevano profondamente alterato la consuetudine legale italiana. La presenza della magistratura negli affari politici è cominciata allora. Cossiga era cosciente di aver innescato una profonda ferita nella tradizione giuridica italiana quindi pensava all’amnistia come a uno dei modi di attenuare questa ferita.
Però le Br come soggetto politico le ha riconosciute mentre il movimento lo ha massacrato.
Le ha riconosciute dopo. Durante quei giorni lui è stato spietato. Pensa – e questo è rilevatore della sua schizofrenia – che lui ha negato che le lettere di Moro fossero autentiche. Diceva delle cose che lui stesso ha ammesso, parlando con me, essere false. Certo è stato una personalità notevole ma era sardo e i sardi hanno due anime, l’ascaro e il ribelle. Pensa alla Brigata Sassari che lui ha voluto ricostituire dove si parla il sardo e dove il sardo va a morire al posto del sovrano. Cosa successa al tempo dei Savoia e che Cossiga ha rimesso in piedi. In Cossiga coesistevano entrambi gli elementi. Quando ha avuto responsabilità di governo e di influenza diretta e operativa sul Paese si è comportato come un ascaro, anzi come un generale degli ascari.
Ascaro col movimento e ribelle poi?
Esattamente. Lui è stato spietato e ha anche lasciato fare manifestazioni perché le cose si incancrenissero. Pensa all’episodio in cui muore Giorgiana Masi: una trappola. Poi ha ripreso la sua natura ribelle arrivando sino a rivendicare l’appartenenza a una famiglia di pastori in contrapposizione a quella aristocratica di Berlinguer. Cossiga è un caso estremo e alla fine si è preso la libertà dei matti: quella di dire delle verità in punto di morte.
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Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Anni Settanta
Francesco Cossiga: “Br, eravate dei nemici politici, non dei criminali”
«Ormai la cosiddetta giustizia che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o vendetta o paura»


Senato della Repubblica
Francesco Cossiga
Roma, 27 settembre 2002
Gentile Signor Persichetti,
ho letto la Sua intervista a La Stampa (25 settembre 2002) e La ringrazio per l’attenzione che Lei e i Suoi compagni riservate alle mie valutazioni e ai miei giudizi.
Io ho combattuto duramente il terrorismo, ma ho sempre ritenuto che certo si trattasse di un gravissimo e deprecabile fenomeno politico, ma che affondava le sue radici nella particolare situazione sociale politica del Paese, e non invece un “humus delinquenziale”.
Il terrorismo di sinistra – frutto anche di chi nei partiti e nella Cgil lanciava la pietra e nascondeva la mano, e che insegnava la “violenza” in Parlamento e “in piazza”, ma non si é poi assunto, tutt’altro, la responsabilità delle conseguenze pratiche degli insegnamenti stessi -, nasce a mio avviso da una lettura “non storica” del marxismo-leninismo e da una “mitizzazione” della Resistenza e della Liberazione che, nel contenuto sociale e politico della sinistra, è fallita perché ha portato alla ricostituzione di un “regime delle libertà borghesi”.
Ritengo che l’estremismo di sinistra, che era non un terrorismo in senso proprio (non credeva infatti che solo con atti terroristici si potesse cambiare la situazione politica), ma era “sovversione di sinistra” come agli albori era il bolscevismo russo, e cioè un movimento politico che, trovandosi a combattere un apparato dello Stato, usava metodi terroristici come sempre hanno fatto tutti i movimenti di liberazione, Resistenza compresa (l’assassinio di un grande filosofo, anche se fascista, che camminava tranquillamente per strada, Giovanni Gentile, da parte di Gap fiorentini si può giudicare positivamente o negativamente, ma da un punto di vista teorico è stato pur sempre un atto di terrorismo) pensando di innescare – e qui era l’errore anche formale – un vero e proprio movimento rivoluzionario.
Voi siete stati battuti dall’unità politica tra la Democrazia Cristiana e il Partito Comunista Italiano, e per il fatto che non siete stati in grado di trascinare le masse in una vera e propria rivoluzione. Ma tutto questo fa parte di un periodo storico dell’Italia che è concluso; e ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati, non con il voto popolare e con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le Forze di Polizia e di Sicurezza dello Stato. Per questo, io che sono stato per moltissimi di voi: “Cossiga con la K” e con le due [N.d.R. qui viene lasciato uno spazio riempito poi con due “S” runiche, a mano], e addirittura “un capo di assassini e un mandante di assassinii”, oggi sono perché si chiuda questo doloroso capitolo della storia civile e politica del Paese, anche ad evitare che pochi irriducibili diventino cattivi maestri di nuovi terroristi, quelli che hanno ucciso D’Antona e Biagi che, per le Forze di Polizia e per la giustizia, è facile ricercare tra di voi, perché voi siete stati sconfitti politicamente e militarmente con l’aiuto della sinistra: andare a cercarli altrove potrebbe essere forse più imbarazzante…
Purtroppo ogni tentativo mio e di altri colleghi della destra o della sinistra di far approvare una legge di amnistia e di indulto si è scontrato soprattutto con l’opposizione del mondo politico che fa capo all’ex-partito comunista.
Leggo che Le hanno rifiutato l’uso di un computer, che onestamente non sapevo costituisse un’arma da guerra! Qualora Lei lo richieda ancora e ancora glielo rifiutassero, me lo faccia sapere, che provvederò io a farglielo dare.
Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per “redimere” gli uomini! E non perda mai la speranza.
Cordialmente,
Francesco Cossiga
Signor Paolo Persichetti
Casa Circondariale Marino del Tronto
Frazione Navicella, 218
63100 Ascoli Piceno
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Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Anni Settanta
Etica della lotta armata
“Nostra conseguenza politica di allora fu ammettere di uccidere. Un giorno durante i miei quarant’anni incontrai Marek Edelman, l’utimo comandante vivo dell’insurrezione del ghetto di Varsavia del 1943. Lo ringraziai di questo: di essersi degradato al piano dei suoi nemici, di essere diventato assassino di assassini, di avere sacrificato così la sua umanità, il suo diritto a essere migliore. Anche la più sacrosanta delle lotte armate, l’insurrezione del ghetto di Varsavia degradava i suoi combattenti ad assassini. Ho ringraziato Marek Edelman del sacrificio di scendere sul terreno del sangue versato. Per uccidere bisogna abbassarsi, anche se si hanno molte ragioni, e poi ci pensa la vittoria finale a dare il suo bravo contributo alle ragioni.
Noi rivoluzionari di allora ammettemmo di uccidere e ci guastammo per sempre. Lo sapevamo? Sì, e affrontammo il danno di noi stessi come offerta da versare in dote alla migliore vita di altri, di moltitudini di altri. Cadere, essere uccisi era nel conto, ma questo non pareggiava in niente il diritto di uccidere. Solo noi potevamo attribuircelo e ce lo assumemmo. La quantità umana in palio, la maggioranza degli oppressi, ci autorizzava a spingerci in quell’innanzi ignoto di noi stessi. E alla fine addosso a molti di noi resta il tanfo indelebile di polvere da sparo andata a segno. E addosso a tutti gli altri, proprio a tutti gli altri, anche quelli che barano dicendo non c’ero, non sapevo, non ero d’accordo, resta la correità e la condivisione di quell’ira politica micidiale”.
Erri De Luca
(Dalla prefazione a Le Ragioni dell’altro di Roberto Silvi, Colibri 2004)
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Anni Settanta
Aggressione a Berlusconi: ma quali anni 70 ! È guerra civile borghese
L’aggressore è uno squilibrato e in piazza a contestare il leader del Pdl non c’erano i centri sociali ma giovani che sventolavano Il Fatto, quotidiano portavoce del giustizialismo populista più fazioso, «destra d’opposizione» qualunquista, reazionaria, ultralegittimista, borghese e forcaiola
Paolo Persichetti
Liberazione 14 dicembre 2009
«Tutta colpa degli anni 70, madama la marchesa!». Gli stessi che oggi ripetono come un ritornello questa frase, negli anni 70 se la prendevano con gli scioperi e i sindacati. Domenica sera, Silvio Berlusconi era stato appena colpito mentre salutava la folla alla fine del suo comizio che subito sulle televisioni e nei commenti a caldo dei politici venivano evocati gli anni 70, anzi il loro spettro. Prim’ancora che fosse reso noto il nome dell’aggressore, si era già scatenata la caccia al suo possibile identikit politico-culturale. Sospettati numero uno: gli «antagonisti» (che poi con gli anni 70 non c’entrano nulla). Sembrava proprio che dovesse essere uno di loro, anzi non poteva che essere un «militante dei centri sociali». Gli speaker trasmettevano ai telespettatori l’ansia spasmodica per una conferma del genere. Il leader della lega, Umberto Bossi, non aveva dubbi: il lancio di un souvenir acquistato su una bancarella limitrofa al luogo del misfatto altro non era che un «atto di terrorismo».
Vedrete che fra un po’ ne vieteranno l’acquisto. Quando il nome del quarantaduenne Massimo Tartaglia è arrivato sulle agenzie, la giornalista di Canale 5, lasciando trapelare un certo rammarico, precisava che l’individuo era sconosciuto alla digos e non risultavano segnalazioni o precedenti penali a suo carico. Non era il tanto atteso «militante dei centri sociali» e nemmeno uno che aveva frequentato le galere per motivi politici. Niente di tutto questo. Si trattava soltanto di un anonimo cittadino senza militanza politica alle spalle, certo fomentato dall’antiberlusconismo dell’ultimo periodo ma con una decennale storia clinica legata ad uno squilibro mentale emerso, a quanto sembra, quando era diciottenne, tanto che la psicologa che lo aveva in cura è stata convocata in questura per assistere all’interrogatorio. L’uomo, infatti, è subito apparso agli inquirenti in stato confusionale, incapace di tenere discorsi coerenti. Se così stanno le cose, che c’entra allora il clima da anni 70 chiamato in causa anche il giorno successivo sui giornali? La domanda è più che mai opportuna perché rinvia alla giusta comprensione di quel che sta accadendo in Italia negli ultimi tempi. In piazza a contestare il comizio del presidente del consiglio non c’erano i centri sociali e nessun altra componente della galassia antagonista, ma alcune centinaia di giovani che sventolavano Il Fatto, quotidiano portavoce del giustizialismo populista più fazioso e la cui ferocità è speculare solo ai discorsi dei leghisti e di alcuni esponenti del Pdl.
Un pezzo delle molteplici anime che compongono il popolo viola, sicuramente il peggiore, certamente un settore che, nella caotica e instabile geografia dalle fragili identità culturali attuali, può essere classificato come una «destra d’opposizione»: qualunquista, reazionaria, ultralegittimista, forcaiola. Espressione dell’indignazione di ceti sociali medioborghesi che si abbeverano sui testi di Travaglio e Saviano, che guardano in tv Anno zero, ascoltano i discorsi di Di Pietro, leggono D’Avanzo e Bonini su Repubblica. Di nuovo la domanda: perché evocare gli anni 70? Un’epoca intrisa di marxismo dove gli attori in movimento erano altri e la società veniva letta utilizzando paradigmi meno semplificatori, legati ai conflitti e alle interazioni tra blocchi sociali e senza quella delirante contraddizione in termini presente oggi in chi assalta palchi in nome della legalità e della magistratura. Sorge il sospetto che alla fine gli anni 70 siano solo un comodo capro espiatorio verso il quale indirizzare la vendetta. In primis per quella guerra civile simulata, e tutta borghese, che Berlusconi in persona conduce con grande abilità. «Guerra civile legale» o «guerra civile fredda», sono solo alcune delle definizioni coniate dagli studiosi per descrivere situazioni di conflitto simili a quelle che si vivono in Italia oggi. Uno scontro molto duro divide verticalmente la borghesia italiana. L’ala condotta da Berlusconi fronteggia l’asse storico dei potentati economici italiani, capeggiati dal gruppo editoriale Repubblica-Espresso guidato da De Benedetti. Tanto più speculari sono le parti in conflitto, tanto più lacerante è il livello dell’inimicizia espressa.
Il ceto politico ricalca questa divisione, diversamente da quanto accadeva durante la prima repubblica quando dietro le quinte anche Berlinguer e Almirante arrivavano a parlarsi, sia pur mimando in pubblico una reciproca distanza ostile. Uno scontro agitato da metafore buone per una popolazione ridotta a spettatrice sugli spalti delle arene giudiziarie. Le metafore sono quelle dei «mafiosi» da una parte e dei «comunisti» dall’altra con cui le due opposte fazioni si etichettano. La personalizzazione della politica, tanto efficacemente interpretata da Berlusconi, figlia del presidenzialismo virtuale che la costituzione materiale ha di fatto imposto a quella legale, attira come una calamita sul corpo del premier consenso e dissenso, venerazione e odio delle folle. Negli Usa 4 presidenti e un candidato sono stati uccisi, altri 10 hanno subito attentati. Stessa sorte per i capi di Stato francesi, compresi i due colpi di carabina esplosi contro Jacques Chirac il 14 luglio 2002. Verrebbe da dire: è il presidenzialismo, bellezza!
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Cronache carcerarie
Dipietrismo: malattia senile del comunismo?
La sinistra giudiziaria
Genesi del populismo penale e nuova ideologia vittimaria
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Populismo armato, alle radici della fraseologia dei Nuclei di azione territoriale
La violenza del profitto: ma quali anni di piombo, gli anni 70 sono stati anni d’amianto
La farsa della giustizia di classe
Processo breve: amnistia per soli ricchi
Ho paura dunque esisto
Giustizia o giustizialismo, dilemma nella sinistra
Il populismo penale una malattia democratica
Allarme terrorismo: quel vizio del “Giornale” di imbastire false notizie
Cronista del Giornale denunciato per procurato allarme. Aveva redatto un falso volantino siglato Br
Paolo Persichetti
Liberazione 27 novembre 2009
Scoperto l’autore del volantino firmato Brigate rosse giunto alla redazione genovese del Giornale nei giorni scorsi, dopo l’enorme clamore mediatico che ha accompagnato la notizia dell’arrivo nelle sedi di altri giornali e tv (Bologna, Milano e altri centri del nord), di un volantino di 4 pagine siglato Nat, Nuclei di azione territoriale. Si tratta di Francesco Guzzardi, 49 anni, un nome che da solo dice poco. Molto più interessante è invece la sua professione. Non è un operaio, non è un precario, non è uno studente. Non frequenta i centri sociali, al contrario lavora proprio nella redazione del quotidiano fatto oggetto di minacce. Si tratta, infatti, di un giornalista. Denunciato dalla digos per procurato allarme e simulazione di reato, Guzzardi ha spiegato agli agenti di aver scritto il volantino minatorio per far uscire allo scoperto una storia di minacce gravi rivolte nei suoi confronti, da parte di non meglio precisati «malavitosi e nomadi della periferia genovese», a causa di una serie di inchieste giornalistiche sulla Valbisagno. Il testo, un grossolano falso scritto a mano e con una stella a cinque punte, un logo talmente inflazionato che ormai non si nega più a nessuno, era stato messo da Guzzardi davanti alla porta della redazione. All’interno il giornalista proferiva contro se stesso frasi dal significativo contenuto politico, del tipo: «Non abbiamo ancora deciso se spaccare il culo al vostro servo». Senza percepire il benché minimo senso del ridicolo, il capo della redazione genovese dello stesso quotidiano, Lussana, nel dichiarare il proprio stupore per quanto emerso dall’indagine ha tuttavia voluto ringraziare: «lettori ed istituzioni per la solidarietà e la vicinanza espresse in questi giorni al Giornale ». La vicenda suscita ovvia ilarità. Ma il semplice sghignazzo non basta. Oltre ad osservare che il narcisismo vittimistico è ormai una delle posture più ambite nello spazio pubblico, al punto da rasentare vertigini autopersecutorie, forse vale la pena trarre qualche considerazione in più. Dopo l’arrivo del volantino dei Nat, vi è stata una rincorsa generale ad accreditare un nuovo allarme terrorismo. Una fretta fin troppo sospetta, quasi una voglia malcelata. Intervistato, il magistrato Ferdinando Pomarici ha parlato di «imitatori delle Br». Gli ha fatto eco l’ex pm Libero Mancuso, «Non è un delirio, ma un’analisi lucida».
Quando il fenomeno armato esisteva e aveva radici, il suo linguaggio veniva definito «delirante», ora che è fantasmatico diventa «lucido». Nel gioco di ombre cinesi che prende per vero i fantasmi, chi accredita lo fa per darsi credito. È ormai lontana l’epoca in cui nelle redazioni, in particolare quelle di sinistra come l’Unità, una circolare interna ordinava ai giornalisti di non citare mai per esteso la firma “Brigate rosse”, preferendogli la sigla Br o la dizione bierre , accompagnata con aggettivi come «sedicenti» e «deliranti» per evitare imbarazzanti riferimeti a terminologie sulle quali, ovviamente, si voleva mantenere il monopolio assoluto evitando, anche solo attraverso la semplice evocazione di alcuni termini, riferimenti all’immaginario della storia del movimento operaio, al patrimonio memoriale della Resistenza e della lotta internazionalista. In questa rincorsa a dare per buone anche le bufole più inverosimili, il Giornale si è contraddistinto lanciando una campagna su «Milano incubatrice del nuovo terrorismo», descrivendo una situazione di «tensioni, sgomberi e arresti» e il «rischio infiltrazioni Br nei cortei». Il quotidiano di Feltri si riferiva all’arresto di alcuni militanti di un centro sociale, tra cui il figlio di Mario Ferrandi, detto «coniglio», un importante collaboratore di giustizia passato per Prima linea e altri gruppi armati milanesi degli anni 70. Di «clima avvelenato» e «soffio degli anni violenti», ha scritto anche «l’agente Betulla», al secolo Renato Farina, vice direttore del Giornale quando si scoprì la sua collaborazione con il Sismi, ed oggi firma di Libero. La sua proposta? «Lavoro repressivo, condito con analisi sulle fucine di questi pensieri» sovversivi. Farina si riferiva forse a Guzzardi?
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Populismo armato, alle radici della fraseologia dei Nuclei di azione territoriale
Nta, la sigla vuota utilizzata per lanciare intimidatori allarmi terrorismo
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Roberto Maroni: Nat, analogie con vecchie Br









