L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

L’autodafé di Cesare Battisti

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Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

Per saperne di più
Cronache dall’esilio
Battisti esibito come un trofeo da caccia
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Estradizioni, l’Italia ha sempre aggirato regole
Dietro la caccia ai rifugiati degli anni 70 la fragilità di uno Stato che ha vinto sul piano militare ma non politico

 

«Battisti esibito come un trofeo da caccia»

L’ex membro della Brigate rosse Paolo Persichetti critica la messa in scena, a Roma, della caccia ai vecchi militanti d’estrema sinistra


Dichiarazioni raccolte da Jérôme Gautheret

Le monde pubblicato ieri alle 12h20

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Oggi cinquantaseienne, Paolo Persichetti ha militato durante gli anni 80 nei ranghi della Brigate rosse-Unione dei comunisti combattenti (BR-UCC). Dopo un primo soggiorno nelle prigioni italiane e un’assoluzione si istalla in Francia nel 1991. Condannato in appello a ventidue anni di prigione per «partecipazione a banda armata» et «concorso morale in omicidio», viene estradato nel 2002verso l’Italia, dove terminerà di scontare la pena nell’aprile 2014.
Persichetti si ribella contro il trattamento riservato a Cesare Battisti dopo la sua cattura in Bolivia e l’uso politico che il governo italiano fa della caccia degli anziani militanti d’estrema sinistra istallati in Francia dall’inizio degli anni 80.

Lunedì 14 gennaio, Cesare Battisti è atterrato all’aeroporto di Ciampino accolto da due ministri e una folla di giornalisti. Cosa vi ha ispirato questa scena?

Innanzitutto le condizioni generali della sua consegna alle autorità italiane restano oscure. La Bolivia non ha rispettato nessuna delle procedure previste in caso di estradizione o espulsione. Ha evitato di farlo ripassare per il Brasile, come sarebbe stato logico secondo la procedura, con l’obiettivo di impedirgli di beneficiare, meccanicamente, della riduzione di pena a trenta anni di prigione in virtù di un accordo concluso tra Roma e Brasilia.
Ci sono poi le immagini ripugnanti dell’aeroporto di Ciampino. Battisti è stata esibito come un trofeo da caccia. Un trattamento medievale che ci ha riportato all’epoca dei supplizi pubblici. Due ministri, di cui uno che sfoggiava una divisa da poliziotto, si sono invitati per assistere alla scena. Senza dimenticare il video ignobile messo in linea dal ministro della Giustizia, Alfonso Bonafede, il giorno successivo.

Questa cattura vi ha necessariamente ricordato delle cose…
arrivo_battisti_ciampino10Nei tre casi in cui l’Italia è arrivata a riportare nelle proprie galere degli esiliati, il mio nel 2002, quello di Rita Algranati nel 2004 e ora Battisti, le consegne si sono sempre svolte aggirando le leggi internazionali.
La sera del 24 agosto 2002 sono stato arrestato nella hall di un palazzo a Parigi mentre andavo a cena da amici. Sono stato condotto nella sede della DNAT [Divisione nazionale antiterrorismo] dove sono rimasto ammanettato come un cavallo ad un anello attaccato ad un muro, poi, verso mezzanotte, sono stato caricato all’interno di una macchina diretta verso l’Italia. Al termine di una folle corsa nella notte nera sono stato scambiato sotto il tunnel del Monte Bianco.
La sera del giorno dopo ero in prigione a Roma, ma la sorpresa è arrivata quando mi hanno accusato di aver preso parte all’uccisione di Marco Biagi, un consigliere del ministro del lavoro dell’epoca. Accusa senza fondamento perché al momenti dei fatti tenevo un corso nella sale B224 dell’università di Saint-Denis [Paris 8], davanti ad una ventina di studenti.
Si è trattato di una violazione della convenzione europea sulle estradizioni: La Francia, che era perfettamente al corrente delle intenzioni della magistratura italiana, avrebbe dovuto pretendere una nuova domanda di estradizione et l’Italia non avrebbe potuto indagarmi senza l’autorizzazione francese. Entrambi sapevano benissimo che davanti ai giudici della chambre d’accusation, le accuse italiane sarebbero crollate.

Il suo ritorno in Italia ha dato luogo ad una messa in scena simile?
Dw4R2OCX0AAYQ0YHo avuto diritto anch’io ad una grossa esposizione mediatica con la differenza che i media sono stati avvertiti quando ero già a Torino. La stampa era stata convocata per filmare il mio passaggio nel cortile della questura. Nei giorni successivi alcuni giornali raccontavano che Berlusconi e il suo governo, riuniti nella sua villa in Sardegna, avevano tirato fuori lo champagne all’annuncio del mio arresto (1).
Il rientro di Battisti è stato annunciato con largo anticipo facilitando in questo modo un’accurata messa in scena teatrale: sfilata dei diversi corpi di polizia, dirette radio-TV, e social… E’ stato l’avvenimento mediatico del momento. Quando alla fine del 2017, uno degli autori della strage di Brescia [8 morti e 102 feriti nel 1974 in Piazza della Loggia], Maurizio Tramonte, un militante d’estrema destra vicino ai servizi segreti, è stato ricondotto dal Portogallo, l’operazione si è svolta nell’anonimato il più assoluto. La narrazione dominante degli ultimi decenti ha riscritto la storia, ormai per l’Italia anche le stragi nelle piazze e sui treni sono opera delle Brigate rosse.

Che cosa si sa delle condizioni detentive di Cesare Battisti?
battistiAppena sbarcato a Roma è stato subito inviato nella prigione di Oristano, in Sardegna. Era talmente disorientato che una volta giunto sul posto ha chiesto in quale parte del mondo si trovasse… Questo carcere non è stato scelto a caso: è uno dei più rigidi del Paese e si trova su un’isola mentre la famiglia vive sul continente. In questo modo è stato amplificato l’isolamento, resi più difficoltosi i colloqui e le viste degli organismi di controllo.
Battisti è stato collocato in isolamento diurno per sei mesi in un luogo separato della prigione. Gli è stato confezionato una sorta di «41 bis» su misura, qualcosa di assolutamente illegale. E’ questo il tipo di trattamento che attende ogni rifugiato al suo rientro in Italia: anche io ho fatto quattro mesi e mezzo di isolamento.
Lo stesso Matteo Salvini ha annunciato che non si saranno benefici carcerari concessi et che Cesare Battisti marcirà in prigione fino alla fine fine dei suoi giorni. Un modo di mettere pressione sui giudici di sorveglianza che dovranno giudicare il suo percorso penitenziario. Come è accaduto a me, dovrà rispondere del «reato d’esilio». Gli rimprovereranno la cosiddetta «dottrina Mitterrand» e la decisone di Lula [ex-presidente brasiliano] di non estradarlo. L’intero percorso d’integrazione in Francia e in Brasile verrà interpretato al contrario, come una circostanza aggravante…
I giudici impazziscono davanti all’esperienza della fuga e dell’esilio. Mi sono visto contestare il libro che avevo scritto sul retroscena della mia estradizione [Esilio e castigo, 2005], ed anche i contenuti del mio master francese sulla «Democrazia giudiziaria». Il castigo che attende ogni esiliato è la distruzione di tutto ciò che era riuscito a ricostruire della propria vita. Devono dimostrare che l’unica soluzione possibile per gli insorti degli anni 70 è l’imprigionamento infinito, senza possibilità di uscita.

Matteo Salvini, e con lui l’intero governo italiano, ha annunciato che non si sarebbe fermato qui, si appresta infatti chiedere l’estradizione di altre persone ricercate dalla giustizia italiana, la più parte dei quali si trova in Francia.
Nel 2004, la giustizia francese aveva accettato l’estradizione di Battisti contro la promessa che l’Italia avrebbe modificato la sua legge sulla contumacia, permettendo a Battisti e agli altri nella sua stessa situazione di realizzare un nuovo processo. Il Brasile aveva concesso illuso accordo per l’estradizione in cambio di una commutazione dell’ergastolo a trenta anni di reclusione [la pena massima prevista dal codice penale brasiliano]. Nessuno questi impegni è stato rispettato dall’Italia. Al contrario lo hanno rinchiuso gettando le chiavi della sua cella.
Credo che la Francia debba attentamente riflettere di fronte alle richieste provenienti dall’Italia. Nel dopo guerra furono sufficienti appena cinque anni all’Italia per amministiare i crimini dei fascisti, sei anni alla Francia per i crimini commessi dall’OAS durante la guerra d’Algeria. Oggi, ad oltre quarant’anni dal rapimento Moro, siamo nel tempo della storia non più in quello del castigo.

 

Note
1) «La notizia arriva sabato sera a cena, nella villa del premier, e c’è tanta soddisfazione che parte anche un accenno di applauso al tavolo in cui accanto a Berlusconi siedono il ministro Pisanu, il ministro Stanca, con relative consorti, fra il portavoce Bonaiuti, la moglie e la mamma del Cavaliere. Il capo della polizia telefona al titolare del Viminale, e Pisanu dà in diretta l’annuncio: arrestato il brigatista Persichetti, latitante per l’omicidio Giorgieri. La cena a Villa Certosa, che poi si trasformerà in un vertice sulla sicurezza quando Pisanu e Berlusconi si appartano, diventa così un’occasione per festeggiare il successo delle forze di polizia. Soddisfazione che si allarga poi alla pattuglia di una decina di fedelissimi che, attorno alle 23, si presentano a Punta Lada per unirsi alla compagnia: il capo dei deputati europei di Forza Italia Tajani, il vicecapogruppo alla Camera Cicchitto, il responsabile giustizia Gargani, il sottosegretario Viceconte. Per chiudere in bellezza spunta anche la chitarra di Mariano Apicella, musica e canzoni fino a mezzanotte e mezza. Ministro degli Interni escluso: “sono stonato e non ho mai cantato nella mia vita, salvo quando il parroco del mio paese mi scelse per il coro ma solo perché ero arrivato primo al corso di catechismo», Repubblica del 26 agosto 2002.

Per saperne di più
Cronache dall’esilio

Estradizioni, «L’Italia ha sempre aggirato regole»

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La lettera che Cossiga scrisse il 27 settembre 2002 all’ex Br Paolo Persichetti

L’Italia “non ha mai ottenuto un’estradizione con una procedura corretta, ha sempre aggirato le regole. Questo vale per il mio caso, per quello di Rita Algranati, arrestata al Cairo e rimpatriata senza alcuna procedura formale, e, ancora di più, per quello di Cesare Battisti“. A parlare all’AdnKronos è Paolo Persichetti, negli anni ’80 nelle Brigate Rosse-Unione dei Comunisti, primo (e unico) ex terrorista estradato in Italia dalla Francia. Il suo fu un caso giudiziario e politico. Nel 1993 Persichetti venne arrestato a Parigi, dove era arrivato legalmente prima della condanna in contumacia a 22 anni per banda armata e concorso morale nell’omicidio del generale Licio Giorgieri. Venne arrestato e liberato dopo 14 mesi, grazie all’intervento del presidente francese François Mitterand, e, nonostante alla fine il governo Balladur avesse deciso a favore della sua estradizione in Italia, a stopparne l’esecuzione fu l’arrivo all’Eliseo di Jacques Chirac, contrario a rimettere in discussione la dottrina Mitterrand. La vicenda si chiuse quasi dieci anni dopo: il 24 agosto del 2002, dopo essere stato fermato dalla polizia francese, l’ex Br venne consegnato nel corso della notte alle autorità italiane sotto il tunnel del Monte Bianco in virtù di quell’estradizione concessa ma mai eseguita.

«Io, di fatto, nel 2002 venni arrestato perché mi sospettavano di essere implicato nel delitto Biagi, cosa assolutamente falsa – spiega Persichetti -. Se avesse voluto agire nella legalità, l’Italia avrebbe dovuto emettere un mandato di arresto internazionale, supportato appunto da prove certe, e procedere a una nuova richiesta di estradizione. Ma nulla di tutto questo accadde».

E ora che il fronte delle estradizioni si è riaperto? «Le immagini di Battisti esibito terrorismo_foto_paolo_persichetticome un trofeo, il ghigno feroce di un ministro dell’Interno che vuol decidere al posto della magistratura e che lascia morire in mare profughi che fuggono da guerre e miseria, dovrebbero far riflettere la società e le autorità francesi. Chiunque verrà riconsegnato all’Italia, come è accaduto a me, non verrà punito per le vecchie condanne ma per il reato di esilio».

LA LETTERA DI COSSIGA – «Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per ‘redimere’ gli uomini! E non perda mai la speranza”. Si concludeva così la lettera che il presidente emerito della Repubblica Francesco Cossiga scrisse il 27 settembre 2002 all’ex Br, in risposta a un’intervista che Persichetti aveva fatto dal carcere in cui, tra l’altro, ricordava le posizioni di Cossiga, Macaluso ed Erri De Luca sull’amnistia. “Quando mi consegnarono quella busta in cella pensai che fosse un falso – racconta ora Persichetti all’AdnKronos -. Non me lo aspettavo. Poi però quella lettera venne usata innumerevoli volte, in tutti i casi di opposizione all’estradizione. Cossiga diceva alcune cose fondamentali, che oggi sono più attuali che mai».

Cossiga, rivendicava di aver «combattuto duramente il terrorismo» ma spiegava come si trattasse di un «fenomeno politico» che «affondava le sue radici nella particolare situazione sociale politica del Paese, e non invece un ‘humus delinquenziale’. “Voi siete stati battuti dall’unità politica tra la Democrazia Cristiana e il Partito Comunista Italiano, e per il fatto che non siete stati in grado di trascinare le masse in una vera e propria rivoluzione – scriveva tra l’altro Cossiga -. Ma tutto questo fa parte di un periodo storico dell’Italia che è concluso; e ormai la cosiddetta ‘giustizia’ che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o ‘vendetta’ o ‘paura’, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati, non con il voto popolare e con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le Forze di Polizia e di Sicurezza dello Stato».

Per questo, aggiungeva Cossiga, «io che sono stato per moltissimi di voi: ‘Cossiga con la K’ e addirittura ‘un capo di assassini e un mandante di assassinii’, oggi sono perché si chiuda questo doloroso capitolo della storia civile e politica del Paese, anche ad evitare che pochi irriducibili diventino cattivi maestri di nuovi terroristi, quelli che hanno ucciso D’Antona e Biagi che, per le Forze di Polizia e per la giustizia, è facile ricercare tra di voi, perché voi siete stati sconfitti politicamente e militarmente con l’aiuto della sinistra: andare a cercarli altrove potrebbe essere forse più imbarazzante…».

«Purtroppo ogni tentativo mio e di altri colleghi della destra o della sinistra di far approvare una legge di amnistia e di indulto si è scontrato soprattutto con l’opposizione del mondo politico che fa capo all’ex partito comunista», si rammaricava il presidente emerito.

Poi un passaggio più personale: «Leggo che Le hanno rifiutato l’uso di un computer, che onestamente non sapevo costituisse un’arma da guerra! Qualora Lei lo richieda ancora e ancora glielo rifiutassero, me lo faccia sapere, che provvederò io a farglielo dare. Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per ‘redimere’ gli uomini! E non perda mai la speranza».

lettera_mitterand.JPGLA LETTERA DI MITTERAND – Era invece il 17 gennaio 1995 quando il presidente francese François Mitterand per la prima volta entrò direttamente nella vicenda che riguardava un fuoriuscito italiano che aveva trovato riparo a Parigi; l’unico che poi, sette anni dopo, verrà estradato: Paolo Persichetti.

Con la ‘coabitazione’ tra il gollista Edouard Balladur al governo e Mitterand all’Eliseo, la ‘dottrina’ varata dal presidente francese a tutela dei terroristi italiani espatriati in Francia era in piena crisi. Arrestato nel novembre del 1993, Persichetti si oppose alla estradizione sostenendo il carattere politico dei reati che gli venivano contestati. Dopo oltre 14 mesi di detenzione e uno sciopero della fame di 19 giorni venne liberato nel gennaio 1995, grazie alla presa di posizione del presidente Mitterrand. Che, in quella occasione per la prima volta, prese posizione su un singolo caso.

«Avete voluto richiamare la mia attenzione sulla situazione di Paolo Persichetti – scrisse Mitterand in una lettera in risposta all’Abbé Pierre, che lo aveva sollecitato a intervenire sul caso -. Osservo con voi che la durata della sua carcerazione raggiungerà presto un anno e mezzo, mentre non può essere assimilata a una detenzione provvisoria trattandosi di una procedura di estradizione in corso d’esame. Ho quindi chiesto che l’attenzione del ministro della Giustizia sia richiamata su questa situazione in modo che venga data una stretta applicazione delle regole sia nazionali che internazionali in materia».

La muta e la preda, Battisti trasformato in trofeo da caccia

Ex Br Persichetti: «Battisti esibito come un trofeo, è barbarie»

Adnkronos, 14/01/2019 17:33

«Siamo alla barbarie. Un trofeo esibito e la muta che lo rincorre». A parlare all’Adnkronos è l’ex brigatista Paolo Persichetti, compagno di ‘esilio’ a Parigi con Cesare Battisti, Oreste Scalzone e tanti altri fuoriusciti italiani che nel 2002 fu tra l’altro il primo estradato in ‘violazione’ della dottrina Mitterrand. Saggista, sociologo, giornalista, ex appartenente alla colonna romana delle Brigate Rosse- Unione Comunisti Combattenti (si è preso una condanna a 22 anni per concorso morale nell’uccisione del generale dell’aeronautica Licio Giorgieri) Persichetti, che a Battisti è legato dalla lunga esperienza francese (“una comunità di destino”, dice) più che un fatto personale ne fa una questione di diritto e di giustizia.

«Nel caso Battisti la Bolivia non ha esercitato nemmeno la sovranità più elementare, neppure ha provato a salvare le apparenze pretendendo una formale richiesta di estradizione dall’Italia – spiega l’ex Br – Il ‘compagno’ Morales lo ha semplicemente rispedito in Italia al di fuori di ogni regola». E in Italia, sottolinea, le cose andranno nello stesso modo: «Non gli rifaranno un nuovo processo, come pure avevano assicurato alla Francia quando ne chiedevano l’estradizione, né gli faranno scontare 30 anni, come da accordi presi con il Brasile. Qui Battisti si farà l’ergastolo. Con Salvini che, violando tutti i principi di separazione dei poteri, da ministro dell’Interno già ha deciso che ‘non avrà benefici’. Una barbarie giuridica, peraltro applaudita da buona parte della sinistra. Stiano attenti quelli che plaudono a violazioni di una tale portata, però, perché poi si arriva anche a loro», sottolinea.

«Visti i rapporti poco idilliaci di Macron con questo governo, mi chiedo se il presidente francese mai vorrà pretendere il rispetto degli impegni presi dall’Italia sul processo da rifare», dice ancora Persichetti. «Battisti viene descritto come l’eterno latitante, l’uomo in fuga, ma in realtà si è sempre avvalso delle prerogative sovrane degli Stati che lo hanno ospitato – sostiene l’ex Br – E’ sempre stato nella legalità in Francia, in Brasile, perfino in Bolivia, dove aveva chiesto asilo. I periodi di latitanza effettiva si riducono di fatto a quell’anno e mezzo prima che lo arrestassero in Brasile. Anche l’accesso illegale a La Paz è opinabile perché lui aveva con sé il documento brasiliano per i residenti esteri, riconosciuto in molti Paesi dell’America Latina».

«Lo hanno descritto come uno dei salotti, viveva in una soffitta» dice ancora. «C’è una costruzione del mostro, del personaggio… – ragiona Persichetti analizzando da sociologo immagini e notizie di questi giorni – La birra, il ghigno, il sorriso strafottente, la barba finta che finta non è… Lo hanno descritto come uno che si godeva la vita, la bella gente… Ma Battisti viveva in una soffitta e faceva il portiere. Lavorava in un sottoscala dove c’era un computerone su cui scriveva, però nell’immaginario era uno che viveva nei salotti francesi. Ha pensato di salvarsi con la scrittura ed è finito intrappolato nella figura dell’intellettuale da salotto».

«Dicono è finita la pacchia – aggiunge – Ma non sanno di cosa parlano, l’esilio è una vita dura, è la vita del sans papier, con la differenza che loro c’hanno la pelle di un altro colore e questo li espone a maggiori controlli della polizia. Nessuna assistenza sanitaria, niente soldi… ti devi arrangiare, sbarcare il lunario, e lui aveva sublimato imparando il mestiere dello scrivere, e poi è rimasto vittima del personaggio».

Fonte https://www.adnkronos.com/fatti/cronaca/2019/01/14/persichetti-battisti-esibito-come-trofeo-barbarie_cQmH24DwA56KudrjFG1F4O.html

Dopo la Zambrano, l’esilio raccontato come colpa

L’intervista – È in sala Dopo la guerra di Annarita Zambrano, in cui si racconta la vicenda di un ex brigatista rifugiato in Francia, interpretato da Giuseppe Battiston, costretto a fuggire perché sospettato dell’omicidio Biagi, avvenuto nel 2002. Ne abbiamo parlato con Paolo Persichetti, ex brigatista, giornalista e storico, cui il personaggio di Battiston è parzialmente ispirato

, Quinlan.it, 5 maggio 2018

Prima di parlare di Dopo la guerra di Annarita Zambrano, ti chiederei di raccontarci la tua storia, la tua vicenda all’interno delle Brigate Rosse.
Ho fatto parte di una delle ultime formazioni provenienti dalla storia delle Brigate rosse per un periodo abbastanza breve, poco meno di un anno, dall’estate 1986 al maggio 1987, quando fui arrestato e l’organizzazione smantellata.

Eri in clandestinità?
No, in altri tempi si sarebbe detto che ero un «irregolare».

Negli anni ’80 le Br perdono la loro unità e si suddividono in vari gruppi: tu a quale appartenevi?
Dopo il 1983 erano rimaste in piedi, nonostante l’uso dispiegato delle torture, una parte delle Brigate rosse – Partito comunista combattente, raccolte essenzialmente attorno a ciò che restava della colonna romana che in alcune periferie della capitale poteva ancora contare su un discreto numero di simpatizzanti. Un paio di anni dopo si aprì una discussione tra chi chiedeva di innovare la strategia brigatista, alla luce delle sconfitte e della mutata situazione sociale, e chi non voleva abbandonare l’ortodossia originaria, ormai però priva del contesto che l’aveva generata. Il dibattito portò all’ennesima divisione. Io ritenevo fondate le ragioni dei sostenitori del rinnovamento che avevano assunto la denominazione Br-Unione dei comunisti combattenti e quindi nell’86 ne entro a far parte. In realtà, come i fatti ci dimostrarono velocemente, entrambe le posizioni non avevano futuro. Era troppo tardi per innovare quella esperienza o per pensare di conservarla intatta, bisognava chiuderla prima con intelligenza.

Che azioni hanno compiuto le Br – Unione dei comunisti combattenti?
Si tentò di rilanciare il lavoro di massa, i rapporti con situazioni di lotta. Ci furono un paio di volantinaggi all’interno di grandi manifestazioni nazionali realizzati da un’area limitrofa e simpatizzante di compagni. Inizialmente l’intenzione era anche quella di abbassare il livello dello scontro armato, perché quel tipo di repertorio d’azione non era più condiviso come un tempo. Poi le cose sfuggirono di mano, e durante il ferimento del consigliere economico della Presidenza del Consiglio, Antonio Da Empoli, che materialmente aveva lavorato alle leggi di bilancio che colpivano redditi e condizioni di vita dei lavoratori, morì una compagna, Wilma Monaco. Quell’episodio segnò il destino futuro del gruppo. Un’altra circostanza sicuramente nefasta fu la competizione con l’altra branca dell’organizzazione, che aveva conservato la denominazione originaria. Successivamente ci fu l’attentato mortale al generale dell’aeronautica Licio Giorgieri, responsabile del Costarmaereo, ritenuto un esponente di quello che veniva definito il “complesso militar-industriale”. L’Italia aveva aderito al programma di «scudo stellare» avviato dall’amministrazione Reagan che rilanciava la corsa agli armamenti. Un progetto che aveva mobilitato l’opposizione di milioni di persone, scese in strada nei mesi precedenti.

Aula bunker Rebibbia, 1989 – Montesi

Quando vieni arrestato?
Il 29 maggio 1987. Mi attribuiscono subito un ruolo di organizzatore nonostante fossi lì da pochi mesi e poco dopo arriva anche l’accusa di coinvolgimento nell’azione Giorgieri. Accusa che crolla alla fine del processo in corte d’Assise dove viene ridimensionato anche il mio ruolo associativo nel gruppo. Dei 5 anni di condanna che mi vengono inflitti ne avevo già scontati la metà. Per effetto della derubricazione del reato vengo scarcerato, avendo oltrepassato i termini della detenzione cautelare. Era il 14 dicembre del 1989.

È quello più o meno lo stesso periodo in cui alcuni leader storici delle Br, come Renato Curcio, Mario Moretti e Barbara Balzerani, dichiarano finita la stagione della lotta armata?
Sì, il mio arresto, il processo e la scarcerazione traversano quei tre anni. E il grosso dei prigionieri politici dichiarò conclusa la stagione della lotta armata. Era un passo che sembrava preludere anche alla chiusura della stagione delle leggi di emergenza e a una eventuale amnistia-indulto che sanasse gli eccessi della legislazione speciale. Da alcuni settori del mondo politico arrivavano segnali in tal senso, persino uno come Ugo Pecchioli, l’uomo che aveva guidato l’azione di contrasto del Partito Comunista alla lotta armata, scrisse in uno dei suoi ultimi articoli che era giunto il tempo dell’amnistia. Tra i prigionieri c’era chi carezzava l’idea di cogliere l’esempio dei Tupamaros in Uruguay, che avevano concluso la lotta armata ed erano entrati nell’agone politico. E poi, anni dopo, avrebbero avuto addirittura un loro ex militante, Pepe Mujica, eletto presidente. Ma l’avvento di Mani pulite e la discesa in politica di Berlusconi modificarono drasticamente la situazione. Tutto venne seppellito sotto le ceneri della Prima Repubblica.

Roma, presidio davanti alla Cassazione, marzo 1991 – Montesi

Roma, festa della Fgci alla Mole Adriana, dibattito sull’uscita dall’emergenza, estate 1991 – Montesi

Ma prima, quando esci dal carcere alla fine dell’89, cosa accade?
Un grande casino. Fatta eccezione per i mesi del processo trascorsi a Rebibbia, avevo passato gran parte di quei due anni e mezzo in solitudine, in particolare nel carcere di Foggia. La conseguenza era stata una sorta di leggera agorafobia, invece mi ritrovo nel bel mezzo di un grosso movimento nazionale d’occupazione delle università che prese il nome di Pantera. In carcere avevo ripreso a studiare e soprattutto a dare esami. Negli anni precedenti al carcere l’impegno politico e il cantiere in cui lavoravo mi avevano assorbito completamente. L’esperienza della Pantera diventa anche la prima occasione per sperimentare quel passaggio alla «lotta politica, aperta e di massa» di cui si parlava nei documenti che avevano dichiarato chiuso il ciclo della lotta armata. Era anche un tentativo di allargare le basi sociali della lotta per l’amnistia, far conoscere la realtà delle carceri speciali, la condizione e il numero dei prigionieri politici presenti in Italia. Contro questi ragazzi però si abbatté subito un tentativo di criminalizzazione molto pesante. Si chiese loro di prendere le distanze da un passato che nemmeno conoscevano. Minacce che provocarono al contrario curiosità, voglia di sapere, attenzione verso quel passato rimosso ed esorcizzato. Scatta così la campagna contro i «brigatisti infiltrati nelle università». A parte il fatto che io come altri eravamo studenti iscritti in quelle facoltà, quella campagna ribaltò il più tradizionale dei cliché costruiti contro di noi: non erano più le Brigate rosse a venire infiltrate ma erano gli ex brigatisti che si infiltravano. Questo episodio diventa l’antefatto del processo d’appello che capovolge il verdetto di primo grado: passo infatti dai due anni e mezzo che mi restavano da fare a ventidue anni e mezzo di reclusione, anche se sono l’unico dei condannati a pene pesanti a non essere subito incarcerato. Partecipo a iniziative pubbliche sugli anni ’70 e l’amnistia, iniziamo la campagna per la liberazione di Prospero Gallinari e Salvatore Ricciardi, due detenuti delle Br incarcerati nonostante gravi patologie cardiache, poi scatta la famosa estate di Cossiga, quella del picconatore, in cui il presidente della Repubblica lancia la proposta di un’amnistia per chi aveva fatto la lotta armata, proponendo addirittura un provvedimento di grazia per Renato Curcio. E Cossiga era quello che aveva più diritto di parlare, visto che quando era ministro dell’Interno aveva varato le leggi speciali scrivendo di suo pugno alcuni articoli. Come a dire: «Io li ho combattuti, io ho inserito i surplus di pena, inventato i pentiti e i dissociati, le carceri speciali, e ora sempre io dico che quella stagione è finita». Il dibattito intorno al tema però non prese mai il via, anche perché Cossiga venne preso per matto. Era l’estate del ’91. Capisco che non ci sono margini politici per restare, per dire: «Ok, c’è la condanna, ma se si apre un percorso di soluzione politica, resto in Italia». A settembre il governo Andreotti col sostegno del Pci mette definitivamente la pietra tombale su ogni apertura. Ne discuto con Rossana Rossanda nel suo ufficio, a Il manifesto. Lei mi appoggia, anzi sollecita da «vecchia comunista» la mia partenza. «Mettiti in salvo, poi si vedrà!». Decido finalmente di andarmene in Francia. Era il 21 settembre del 1991. È la svolta. Inizia il percorso da rifugiato, senza nostalgie e rimpianti verso un Paese che cambiava rapidamente travolto dal morbo giustizialista. Altra vita, altra storia.

Parigi, autunno 1992 – Staccioli

Resti in Francia fino al 2002?
Sì, per undici anni. E già questo rientra nel film. Fino all’agosto del 2002.

Già, perché per l’appunto Dopo la guerra mette in scena la vicenda di questo ex brigatista, interpretato da Battiston, che vive in Francia da tanti anni e che si è costruito una vita – si dice – da intellettuale. Vita che viene sconvolta al momento dell’omicidio Biagi, di cui viene accusato ingiustamente.
Il film della Zambrano inizia con il fatto compiuto. L’estradizione improvvisa di un compagno del personaggio interpretato da Battiston, Adriano, che non si vede mai in scena e viene solo evocato, e che sembra tra l’altro rimandare proprio alla mia estradizione, accusato dell’omicidio a Bologna di Biagi, che nel film ha il nome di Rossini. Tra l’altro, casualmente, Rossini è lo stesso nome del protagonista della famosa canzone di Paolo Pietrangeli, una storia che nulla c’entra con quella del professor Marco Biagi. Anzi Rossini sarebbe stato il classico lavoratore precarizzato dalle leggi suggerite proprio da Biagi. Come se non bastasse, il gruppo che nel film rivendica l’uccisione del giuslavorista, consulente del governo, prende il nome di Nuclei rivoluzionari armati. Una sigla non certo vicina alla lotta armata di sinistra ma che evoca piuttosto quella dei neofascisti dei Nar, condannati in sede processuale per la strage alla stazione di Bologna. Mi chiedo: quanto questi errori storici siano del tutto involontari, frutto solo dell’insipienza culturale della regista e dei suoi collaboratori? D’altronde se come giornata della memoria si è scelto il 9 maggio, giorno della morte di Peppino Impastato e di Aldo Moro, anziché il 12 dicembre, ricorrenza della strage di Piazza Fontana, mettendo nello stesso calderone le vittime della mafia, delle stragi neofasciste e di Stato e quelle della lotta armata per il comunismo, con la precisa volontà di confondere fenomeni radicalmente opposti e contrari, il risultato non può essere che questo frullato d’ignoranza.

La tua riconsegna all’Italia nel 2002 mette fine alla cosiddetta dottrina Mitterrand, che aveva offerto riparo a tanti ex esponenti della lotta armata.
Non si può dire che abbia messo fine, intanto perché la mia non è una estradizione ma una “consegna straordinaria” che provoca una lacerazione profonda nella politica di rifugio messa in campo da Mitterrand, e poi – in secondo luogo – perché ne viola le regole. La successiva vicenda Battisti, che si trasforma presto in un affaire tutto francese, si conclude con la sua fuga in Brasile, che ha tolto dall’imbarazzo gli stessi francesi. Ma anche il decreto di estradizione di Marina Petrella, parliamo del 2008, venne poi annullato grazie all’intervento di Sarkozy, che alla fine si è schierato sulla linea mitterrandiana. Un atto che a me è sempre stato negato.

Puoi spiegare il senso della dottrina Mitterrand?
La definizione di dottrina Mitterrand si è imposta per semplificazione lessicale. In realtà una dottrina è qualcosa di giuridico, di codificato. Quella di Mitterrand invece è una politica che si attua nel tempo, si aggiusta, si aggiorna, si adatta e va a costruirsi per passaggi successivi. Tutto parte con la campagna elettorale del 1981: nel momento in cui le strategie riformiste non sono più in grado di misurarsi con riforme di struttura, per la presenza dei vincoli esterni e l’adesione a modelli economici liberali, l’unica opzione che evochi l’alternanza politica diventa il varo di una serie di provvedimenti carichi di forti significati simbolici. Insomma un riformismo a costo zero che evoca un immaginario ripreso dalla tradizione culturale della sinistra di un tempo, non quella giustizialista, forcaiola e legalista di oggi, ma al contrario: l’abolizione della pena di morte, il ripristino dell’idea della Francia terra d’asilo e d’accoglienza. Temi ripresi dalla Rivoluzione francese ma anche dal ruolo di ex potenza coloniale che ha sempre raccolto nel suo territorio élite dissidenti.

E la Francia si propone tuttora come terra d’accoglienza, anche in campo cinematografico, di registi perseguitati in patria…
È la classica politica di chi è abituato a proiettare oltre i confini nazionali la propria influenza: tenersi in casa le élite dissidenti di altri paesi perché non sai mai come gira la storia, e un giorno quegli esiliati potranno diventare i governanti del domani. Avendoli ospitati in casa tua hai creato dei legami culturali, di conoscenza, che ti permetteranno di avere rapporti privilegiati in un momento successivo. È una politica di controllo, di dominio, che guarda sempre lontano… Mitterrand si rivolgeva ad esempio ai baschi dell’ETA, anche perché lo scontro armato con l’autorità spagnola sconfinava nel versante francese; e all’Italia, anche perché nel ’77 si era creato un rapporto molto forte tra le élite intellettuali ultra-radicali francesi e l’Autonomia italiana. Dunque cominciò a esserci un fenomeno di fuoriusciti che approdavano a Parigi, anche perché il Diritto francese non conosceva ancora la legislazione d’emergenza che l’Italia si era imposta per combattere la sovversione sociale e la lotta armata. L’ordinamento penale d’Oltralpe tutelava ancora il reato politico tanto che le corti di giustizia si trovavano in imbarazzo davanti alle richieste italiane. La procedura di estradizione funziona così: prima c’è il vaglio tecnico-giuridico della magistratura, se questa ritiene giuridicamente fondata la richiesta, allora l’ultima parola passa al campo politico. Quando arriva Mitterrand si danno subito indicazioni in favore degli inquisiti e condannati per i reati associativi [associazione sovversiva o banda armata, n.d.r.]. Solo su una cosa c’era la certezza dell’estradizione, il rapimento Moro. Poi, nell’85, i giudici francesi negano per la prima volta l’estradizione anche per un reato di sangue, di cui era accusato un militante Br della colonna Walter Alasia. A quel punto la sfera politica integra la decisione della giustizia e la cosiddetta dottrina Mitterrand estende ulteriormente il suo ventaglio protettivo.

E dunque tu ne hai usufruito solo in parte?
All’inizio sembra filare tutto liscio. Seguo il protocollo consolidato da tempo che mi indicano gli avvocati. Ottengo anche un breve permesso di soggiorno. Studio la lingua e trovo subito lavoro, una cosa impensabile in Italia, vista la storia che avevo. Dopo qualche tempo affitto a mio nome anche un piccolo monolocale. Decido di riprendere l’università e mi iscrivo a Paris 8. Nel 1993 cambia il clima politico, arriva la seconda coabitazione, vale a dire che Mitterrand era presidente della Repubblica e la destra governava. E dunque, visto che il governo di destra cercava dei punti di contrasto con il presidente di sinistra, si decide di attaccarlo anche su questa ‘dottrina’. Perciò io divento un caso politico, tutto francese, usato come strumento per mettere Mitterrand in difficoltà. Mi arrestano in Prefettura, dove ero stato convocato per il rinnovo del permesso di soggiorno. Segue la procedura di estradizione. I giudici rifiutano nove domande di rimessa in libertà, resto in carcere un anno e mezzo, nel frattempo danno avviso favorevole anche per il reato associativo, cosa che non era mai accaduta prima di allora. Mitterrand era malato, era esploso il caso del suo cancro, non appariva più in pubblico. Istruito dai baschi dell’Eta faccio lo sciopero della fame, che durerà 19 giorni nelle celle d’isolamento dei seminterrati della prigione della Santé. Poi Mitterrand invia una lettera al Ministro della Giustizia, nella quale scrive: «Persichetti non ha mai commesso nessun reato in Francia, lavorava, aveva regolari documenti, la detenzione preventiva a cui è sottoposto sta esorbitando ogni limite». Nel giro di nemmeno una settimana vengo scarcerato. Ma, subito, arriva la reazione del governo con la convocazione del Consiglio di Stato che conferma il decreto d’estradizione. È il febbraio del ’95 e per la prima volta nella mia vita divento latitante, entro in clandestinità, con l’aiuto fraterno di Oreste Scalzone, che mi è sempre stato accanto. Il paradosso è che non ero stato latitante quando facevo la lotta armata e lo divento 8 anni dopo, quando tutto è ampiamente finito.

Una dimensione completamente assente dal film che la Zambrano mette in scena. La latitanza del personaggio di Battiston viene trattata in maniera molto superficiale: lui si rifugia in campagna con la figlia, in una zona imprecisata della Francia, e sostanzialmente la sua clandestinità non è mai a repentaglio. Per assurdo, potrebbe restare anche tutto il tempo in campagna, visto che nessuno lo va a cercare.
La mia storia è molto diversa e soprattutto ha attraversato tutte le sfumature che dal nero arrivano al grigio. Dall’iniziale autoreclusione al soggiorno in un campo scuola di archeologia. La situazione politica cambia nuovamente nel maggio ’95, quando Chirac diventa presidente della Repubblica. Pur essendo di destra, è legato all’esperienza del gollismo tradizionale e dice: «Non metto in discussione la parola data dalla Repubblica». La conseguenza è questa: non mi estradano, ma non mettono mano al decreto di estradizione. Il nero si schiarisce un po’: nessuno mi cerca, ma è meglio se non mi faccio trovare. Per dire, se mi sento male e vado in ospedale, rischio di essere estradato. Così lentamente scopro un mondo parallelo, quello della solidarietà: medici e infermieri militanti che assistono i sans papiers, li curano, svolgono anche accertamenti ed esami clinici complessi. E poi tante persone che mi ospitano, mi aiutano, fanno da prestanome. Va a finire che quelli diventano anni di grande studio: mi rifugiavo nelle biblioteche, dove nessuno ti viene a cercare. E ricordo che la protezione dei libri mi dava una grande pace interiore.

La Zambrano, nel suo film, sia pur in maniera indiretta, e nelle dichiarazioni che lo accompagnano, mette sotto accusa l’atteggiamento francese, in particolare per l’appunto per quel che riguarda la dottrina Mitterand.
Non mi sembra che i suoi siano grandi argomenti: dice che la dottrina Mitterrand ha violato la sovranità dell’Italia. Ma ogni stato ha autorità sul suo territorio. Il riconoscimento reciproco delle decisioni di giustizia ancora non c’era. E poi, la Zambrano forse non sa che l’Italia in passato aveva fatto la stessa cosa. Negli anni ‘60, al tempo della guerra d’Algeria, era stato ospitato Jean-Jacques Susini, un dirigente dell’Oas [Organization d’Armée secrète, n.d.r.], che aveva persino partecipato al fallito attentato a De Gaulle. Susini è vissuto cinque anni sotto copertura della questura di Roma, e i francesi lo sapevano. Su un altro versante, più positivo, l’Italia offrì asilo anche ad alcuni militanti del Fronte di Liberazione Nazionale algerino. Tra questi anche tre donne evase dalla prigione parigina della Roquette. La politica mitterrandiana ha fatto da camera di decompressione, una strategia per nulla sgradita alle autorità politiche italiane almeno fino alla fine degli anni ’80. E si è parlato di asilo politico in maniera inappropriata. In realtà i francesi hanno creato una zona di tolleranza, e basta. Pensa dover far tornare nelle carceri italiane centinaia di persone accusate di reati politici. Poteva diventare una situazione esplosiva.

Ma non si potrebbe dire che, in seguito ai casi algerini, la Francia volesse vendicarsi?
Si potrebbe pensare che i francesi abbiano detto: «Ora vi ripaghiamo con la vostra stessa moneta». Ma non è così, perché chi ha gettato le basi della dottrina Mitterrand era un magistrato di cultura garantista, Jean-Louis Joinet, fondatore del Syndicat de la magistrature, formatosi sul pensiero di Foucault. Il suo obiettivo era cercare di risolvere tutti i conflitti armati che ancora persistevano in Europa: l’Ira, l’Eta, gli Armeni e l’Italia. E Mitterrand era un avvocato di formazione, era stato ministro delle Colonie. La sua carriera politica era iniziata negli anni della guerra civile con l’Algeria. Joinet sostiene che da quella esperienza il presidente francese aveva tratto una lezione: l’importante nella lotta al terrorismo era trovare percorsi politici di fuoriuscita. Un modo per governare le contraddizioni e superare il conflitto. E poi c’è da dire anche questo: i francesi si ritrovavano questa massa di italiani in fuga e non potevano farli vivere in clandestinità. Perché non li puoi arrestare tutti, e quelli che sono latitanti si trovano costretti a vivere nell’illegalità per sopravvivere. Un rischio troppo grande.

Questura di Torino, 25 agosto 2002 – Ansa

In che situazione ti trovavi quando nel 2002 vieni accusato dell’omicidio di Biagi?
Nel 1997, quando al governo era salito il socialista Jospin, ero tornato all’università. In due anni sono riuscito a recuperare e terminare il ciclo, poi entro in scuola dottorale e vinco un assegno di ricerca sulla “Democrazia giudiziaria” e inizio tenere dei corsi. Ma mi trovavo ancora in una situazione paradossale, perché quando entravo nell’università ero Paolo Persichetti, quando ne uscivo diventavo un’altra persona, con un’altra identità. Utilizzavo mille filtri, continue precauzioni. Avevo una esistenza pubblica: su l’Humanité uscivano miei articoli sulla situazione politica italiana, sul berlusconismo, sui girotondi, pubblicavo un libro insieme a Oreste Scalzone, ma la mia dimensione personale restava prudente. Nel frattempo in Italia si torna a sparare, su entrambi i fronti: muore Massimo D’Antona, muore Carlo Giuliani e poi nel marzo 2002 Marco Biagi. La procura di Bologna si inventa la pista francese, riprendendo una vecchia vulgata dietrologica che attribuiva alla scuola di lingue Hyperion [fondata a Parigi nel ’77 da tre esponenti dell’estrema sinistra italiana, Duccio Berio, Vanni Mulinaris e Corrado Simioni, n.d.r.] il ruolo di supervisore occulto delle Br. Vertici di polizia e magistrati decidono che i nuovi attentati sono stati concepiti a Parigi, ritenuta il «santuario della lotta armata». È una scelta politica, un modo per regolare i conti con la dottrina Mitterrand, accusata di essere stata uno strumento di destabilizzazione della democrazia italiana, e per far fuori il partito dell’amnistia animato da Scalzone. La sera del 24 agosto vengo bloccato nell’androne di un palazzo dalla polizia francese e caricato in macchina. Inizia una folle corsa nella notte. All’alba del 25 vengo scambiato sotto il tunnel del Monte Bianco. In Italia mi attende una parata mediatica. Una donna che lavorava a Mediaset sostiene di avermi visto più volte con uno zainetto color camoscio sulle spalle sotto l’abitazione di Marco Biagi. Al momento della cattura avevo con me uno zainetto di colore blu. Lo fanno vedere alla donna che lo riconosce come identico. Scopro così di non essere tornato in Italia per la vecchia condanna, per altro in parte prescritta. Ma ero stato consegnato aggirando le regole dei trattati estradizionali, visto che nessuno aveva chiesto per me l’estradizione per l’omicidio Biagi. Alla fine il mio avvocato dimostra la pretestuosità delle accuse: nelle ore in cui sarei stato avvistato sotto casa di Biagi tenevo lezione in facoltà a Parigi. I miei studenti consegnarono persino gli appunti di quelle lezioni. La verifica sarebbe stata molto facile fin dall’inizio, ma poi non sarebbe stato più possibile convincere i francesi del mio coinvolgimento nell’attentato.

Parigi, settembre 2002, corteo contro l’estradizione di Paolo Persichetti

Dopo aver visto Dopo la guerra di Annarita Zambrano, puoi dire che – in particolare l’incipit – è ispirato parzialmente a te, oppure no? O a Cesare Battisti?
Mah, io nel film dovrei essere Adriano, l’amico e compagno di militanza di Battiston che è stato appena estradato e che viene solo citato. Un fugace fantasma, il pretesto che innesca tutto ma poi finisce lì. Non se ne parla più. Però nel film anche Battiston/Marco è accusato dell’attentato, solo che a differenza del protagonista io mi sono dovuto difendere in carcere. E sarebbe stato interessante descrivere anche questo aspetto. La regista ha sovrapposto due vicende diverse per generazione e percorso politico, la mia e quella di Battisti: un bel pateracchio. Tra l’altro in quell’incipit c’è anche una ulteriore semplificazione perché le contestazioni contro l’articolo 18 sono soprattutto sindacali e di fabbrica e non avvengono all’università.

Sì, credo che la Zambrano abbia voluto assecondare la vulgata secondo la quale, se tiri un cartoccetto per protestare e per manifestare il tuo dissenso, allora sei già colpevole, e in qualche modo è la premessa per imbracciare un’arma.
Può darsi, comunque è un falso storico. Va detto, tra l’altro, che la lotta armata è nata all’interno di situazioni, di reti, di percorsi di lotta reale nei posti di lavoro, nelle periferie urbane. Un contesto che ancora non è stato raccontato dal cinema italiano.

Parigi, 21 marzo 2002 – Solari

Comunque, da lì arriviamo subito al personaggio interpretato da Battiston, Marco, che dovrebbe incarnare la figura dell’irriducibile, quello che non si è pentito e non si è dissociato. Ma la Zambrano giudica con eccessiva severità il suo personaggio, non solo politica ma proprio umana, visto che è connotato solo da caratteristiche negative: si ubriaca e la figlia lo porta a dormire, quindi è infantile; al momento della fuga prende dei vestiti vecchi della figlia e quindi è disattento ed egoista, e così via.
La rappresentazione negativa del personaggio interpretato da Battiston è rivendicato dalla Zambrano che dice anche di aver voluto evitare facili identificazioni romantiche con il cattivo da parte dello spettatore e per questo sostiene di aver scelto un attore dalla fisicità ingombrante e, a suo modo di vedere, repulsiva. Non fa un bel complimento a Battiston, che invece è molto bravo. Ora, il centro del film ruota attorno al contrasto rappresentato da un padre egoista, insensibile, autocentrato, che occupa per intero la scena, anche fisicamente data la sua imponenza. Un padre che invade inopportunamente, che non vuol lasciar crescere la figlia nel suo mondo ma trascinarla nel vortice della sua vita disperata e maledetta. Qualcosa che non è un eccesso d’amore ma brutale possessività, come se la ragazza non esistesse, non avesse una sua vita interiore, dei desideri, una possibilità di scegliere lì dove lui non ha alcuna scelta. Sul piano strettamente fattuale, storico-cronachistico, non esistono precedenti su cui la sceneggiatura possa aver fondato questa scelta narrativa. Si tratta di una costruzione fantasiosa. Io non avevo figli e Cesare Battisti fugge senza le due figlie, che restano in Francia. Tutto si può dire fuorché non le abbia tutelate. Altri fuoriusciti, posti davanti a un dilemma simile hanno preferito restare accanto ai loro figli col rischio di essere estradati. La scelta narrativa dunque rappresenta un posizionamento voluto, che negativizza il protagonista. Se si utilizza la stampella della cronaca, come fa la regista, facendo capire immediatamente al pubblico che si parla di tizio e di caio, e poi ce se ne allontana subito stuprando quei personaggi, affibbiandogli fisicità, caratteri, atteggiamenti che non gli appartengono, che tipo di lavoro si sta realizzando? Alla regista è mancata la curiosità di conoscere dal vero queste storie. E, da ricercatore, dico che prima devi conoscere e poi devi giudicare perché altrimenti si fa politica e non cinema. Poi, a ben vedere, l’operazione è a mio avviso ancora più subdola perché penso che la finzione segua un percorso autobiografico: nel film la Zambrano sta essenzialmente parlando di sé, del suo problema con la figura paterna, che a suo parere andrebbe abbattuta, addirittura «insieme a Dio e lo Stato» – come ha spiegato con le sue parole. Ogni volta che nel film c’è un padre, che sia l’ex militante o il cognato magistrato, c’è un rapporto conflittuale, un rifiuto, in cui la regista va a identificarsi.

È vero, entrambi i padri del film, Battiston/Marco e Riccardo, il magistrato, marito di sua sorella Anna, vengono descritti come figure negative.
Il paradosso di tutto questo è che se vuoi abbattere il padre, poi non ha senso che tra i due padri vai a scegliere solo quello che per storia politica si avvicina di più all’esperienza della critica al patriarcato. Abbatti proprio lui e salvi il giudice, che è per definizione il patriarcato. E poi non vai a scomodare gli anni Settanta se devi regolare i conti con tuo padre, anche lui per altro magistrato. La Zambrano affronta un conflitto padre-figlia che trascende le epoche e dove il contesto storico è talmente povero, senza spessore, che è facilmente intercambiabile. Quel padre poteva essere chiunque, un mafioso o un imprenditore di Tangentopoli, un piddino o un cinquestelle. Non cambiava niente.

Nel film il magistrato opera bene nel ruolo che si è scelto nella società, visto che fa da giudice a un processo sull’amianto, mentre il brigatista opera male, anzi ha operato male in un passato imprecisato. Entrambi però per l’appunto sono personaggi negativi nel privato. Perché Battiston/Marco non capisce i problemi di sua figlia, mentre il magistrato Riccardo si comporta in maniera un po’ viscida con la moglie Anna, è omertoso con la loro figlia, e soprattutto non sopporta la madre di lei e di Battiston/Marco. E non la vuole in casa, perché il personaggio della madre vuole ancora bene al figlio, anche se è diventato un criminale.
Sì, Riccardo rimuove la figura del fratello della moglie davanti a sua figlia. E lì c’è quella leggera presa di coscienza di Anna che, ad un certo momento, dopo che ha letto l’intervista del fratello, decide di riaffrontare le cose e ne parla alla bambina. E poi c’è la figura della madre, che è quella che ha fatto fuggire il figlio, che lo ha protetto e lo protegge ancora, anche perché davanti all’autorità giudiziaria è un muro, non collabora. Lei è quella che non rinnega nessuno e che non rimuove nulla. Infatti mi sembra il personaggio più riuscito del film. Racchiude in sé la storia di quelle centinaia di madri coraggio che hanno viaggiato per le carceri d’Italia per raggiungere i loro figli, o che li hanno sostenuti in mille modi durante la loro latitanza.

Sì, son d’accordo. Però lo fa in senso materno, perché lei – proprio perché madre – accoglie anche il figlio sbagliato, li accoglie tutti, perché è una madre. Forse c’è quindi un discorso – sottotraccia, magari – sulla contrapposizione classica tra la società maschile, storica, e quella femminile, astorica. Quella maschile è conflittuale e quella femminile, invece, è accogliente. Una femminilità che è tesa alla cultura – la madre fa lezioni di pianoforte, Anna insegna Dante al liceo – e alla gestione di un privato senza conflitti. C’è l’uomo che fa la guerra e la donna che la rifiuta. E il film infatti si intitola Dopo la guerra, una condizione postuma gestita da donne, che sono le sopravvissute.
Può darsi, però, intanto la guerra richiamata nel titolo a mio avviso non fa veramente riferimento al conflitto sociale armato degli anni ’70, ma a una normale guerra di famiglia, una sorta di “guerra dei Roses”, un conflitto che avrebbe potuto essere trasposto in qualsiasi contesto. E poi la storia della lotta armata smentisce totalmente questa chiave di lettura. Probabilmente la Zambrano si è ispirata a quel tipo di paradigma, ma è totalmente fuorviante, sia nei fatti storici sia nell’etimologia delle parole. Guerra è una parola femminile, lotta è una parola femminile, politica è una parola femminile. E poi le organizzazioni armate, tutte comprese, hanno avuto una percentuale di presenza femminile che si aggira tra il 30% e il 35%, tre volte superiore agli altri gruppi della sinistra rivoluzionaria, per non parlare di quelli istituzionali. Le donne avevano ruoli dirigenti. Nelle Br la dirigente che è durata più a lungo di tutti è stata una donna, Barbara Balzerani. Io sono stato arruolato da una donna. Questo è il dato storico di quegli anni.

E sì, forse, il modo in cui Annarita Zambrano descrive le donne nel film è sostanzialmente molto tradizionale, tutto rivolto al privato, a un rapporto tra madri e figlie. In particolare, la figlia di Battiston è un’adolescente che non vuole sapere assolutamente nulla di suo padre.
Sì, è vero. La figlia in qualche modo lo rinnega…

Direi addirittura che gli è indifferente, che forse è peggio. Rinnegarlo sarebbe stato qualcosa di più drammatico e dunque più cinematografico.
Però magari il padre l’ha tenuta in questa inconsapevolezza per proteggerla. Ci si può domandare perché lei non voglia aiutare suo padre, ma ci si può anche dare la spiegazione che il padre l’abbia tenuta all’oscuro per proteggerla. Non l’ha sufficientemente responsabilizzata di fronte a quella che era la sua condizione di figlia di un latitante.

In realtà nel film non vediamo né che lei lo rifiuta né che lui la tiene all’oscuro del suo passato. L’unica cosa che vediamo è che il padre tira fuori il Corriere della Sera, dove c’è una foto di lui da giovane e dove viene indicato come sospettato dell’omicidio. E lei capisce subito, perché evidentemente lei sa, non c’è bisogno di spiegazioni. È una scena anche riuscita, quella, sia pur troppo elusiva.
Vuol dire poco. Il fatto che sappia non ci dice ancora quanto sia stata resa consapevole delle possibili brusche conseguenze. Il precedente rapporto padre-figlia il film non ce lo racconta, diciamo che ci lascia intuire l’esistenza di un rimosso. Ma anche qui, la scelta narrativa che vede Battiston padre vedovo, e dunque sua figlia orfana della madre, serve a estremizzare la negativizzazzione del personaggio. Con la madre in vita sarebbe sfumato l’egoismo del protagonista.

Sì, e aggiungerei anche che il coté sociale, e dunque anche quello del personaggio di Battiston, è quello di una famiglia alto-borghese. Come a dire che il figlio viziato si è dato alla lotta armata.
Un cliché. Tutto il film ruota attorno al dramma claustrofobico di un interno borghese. Non ci sono strade, piazze, non c’è la società, salvo quando Viola, la figlia di Battiston, si fa trascinare in una festa dal ragazzo di cui è invaghita. Ma la scena è messa per contrasto: la voglia di vivere della fanciulla opposta alla cupezza dell’esiliato.

Certo, ci sono dei casi, ma sono pochi… il figlio del critico cinematografico Morando Morandini, o il figlio del politico Carlo Donat-Cattin.
Non si può comunque chiudere gli occhi e non guardare i dati sociologici e statistici. Le componenti che vanno a riempire le file dei militanti della lotta armata provenivano per lo più dal mondo del lavoro, del precariato. E poi l’Adriano del film, cioè io, non è nato a Parioli o Prati, ma a Primavalle. I miei nonni erano braccianti abruzzesi, poveri e analfabeti. Mia madre è arrivata alla terza elementare e mio padre, che era una persona molto intelligente, si è istruito in una sezione del Pci, quella di Ponte Milvio che contribuì ad aprire nel 1945. Vengo da un mondo agli antipodi da quello borghese.

Però, è anche vero che non possiamo accusare la Zambrano di aver deciso di voler rappresentare un personaggio che viene da un mondo della buona borghesia. Non la possiamo accusare in partenza di questo. Il punto di debolezza di questa scelta è che, se lei parte da questo dato, non si capisce per quale motivo lui sia diventato un militante della lotta armata. Non si capiscono le motivazioni della sua scelta politica, se non per l’accenno alla morte del fratello per mano della polizia.
Sì, c’è questa scena dell’intervista in clandestinità fatta al personaggio di Battiston. Momento topico del film che serve a spiegare le sue motivazioni. Nonostante lo sforzo di rendere gli argomenti nella loro integralità e genuinità, facendo comprendere anche la sua coerenza e il disprezzo per le scelte premiali di fronte alla legge, come quelle del pentimento e della dissociazione, traspare una povertà argomentativa. La lotta armata appare una scelta dettata dalla disperazione di una generazione senza futuro, provocata dalla morte violenta del fratello oppure vissuta come unica alternativa alla morte per eroina, come tanti in quegli anni. Argomento che riprende un vecchio cliché narrativo complottista che spiega il riflusso delle lotte sociali della fine degli anni ’70 con il dilagare pilotato dall’alto dell’eroina tra i giovani. Circostanza che impoverisce terribilmente le ragioni di Battiston/Marco, rendendolo ridicolo. Non è così. Non è andata così. Prima Linea, ad esempio, il mondo di Sesto San Giovanni è tutta gente che fuoriesce dalla cintura industriale, sono operai e figli di operai che rifiutano quella società dello sfruttamento.

Nella scena dell’intervista che hai citato, viene infatti identificata la scelta estrema della lotta armata come frutto di un’emarginazione personale e non come presa di coscienza di uno sfruttamento in atto a livello sociale. Sei emarginato, perché hai problemi relazionali, e allora fai la lotta armata. È come parlare di una sorta di malattia.
Per la Zambrano la lotta armata è un’alternativa alla tossicodipendenza. Una sorta di metadone. La spiegazione si pone su un terreno di scelte esistenziali, quando in realtà furono scelte politiche, culturali, di generazione e di contesto, di conflitto, che nascevano dentro dei precisi percorsi politici. È una banalizzazione, poi so bene che, visto il contesto attuale, la gente dirà del film: è intollerabile, è inaccettabile che si parli in questo modo di quel periodo. Vedrai che in Italia questo film verrà tacciato di essere di estrema sinistra quando invece è intriso di moralismo.

Rebibbia, marzo 2013 – Baruda

Cosa pensi della conclusione del film?
Rappresenta l’apice della rimozione. La scelta di chiudere con la morte del protagonista mentre tenta di recuperare i passaporti gettati dalla figlia, è una scena grottesca e surreale, suggerita forse proprio dalla tragica fine di Marco Donat-Cattin, il figlio del politico. Ma anche qui ci troviamo davanti all’ennesimo scempio: Donat-Cattin muore per generosità, travolto mentre cercava di prestare soccorso a delle persone ferite in un incidente stradale. Non solo, ma rientrato in Italia si era pentito, collaborando con la giustizia. Insomma molto distante dal personaggio incarnato da Battiston. Questa morte è una trovata per evitare ogni scelta. Se lo si lasciava fuggire, si teneva aperta una contraddizione e si legittimava la fuga, facendo vincere i cattivi, come succede in certo cinema americano. Un esito politicamente scorretto. Se invece si sceglieva la cattura e poi l’estradizione, mostrando quindi il trionfo dello stato borghese, si sarebbe dovuto accennare a quello che sarebbe accaduto una volta estradato e quindi sottolineare il fatto che non c’entrasse nulla con la morte di Biagi, mettendo inevitabilmente in cattiva luce una magistratura che truccava le carte. E sarebbe stato un problema, perché lo si privava di una colpa di cui era subito stato ammantato dall’opinione pubblica, come si vede in varie scene del film. Poi ci sarebbe stato il carcere speciale, una esecuzione penale che giungeva molti decenni dopo i fatti e che per giustificarsi aveva bisogno di nuove ragioni: per esempio l’esser stato rifugiato, una condizione che avrebbe fatto dell’esilio una colpa, la prova di un ravvedimento mancato, dimostrando come la detenzione non fosse più una punizione rivolta a reati lontani ma a ciò che il protagonista era diventato, alla sua vita successiva priva di reati ma commendevole per una visione etica dello Stato. Meglio morto allora. È la rimozione che vince ancora. Rimozione e senso oppressivo di colpa sono i messaggi lanciati dal film. Sentimenti personali della regista che trasferisce sui suoi personaggi.

Hai citato il cinema americano. E una cosa che insegna il grande cinema americano è la descrizione di un cattivo affascinante, un cattivo che sbaglia ma ha le sue ragioni, ha delle precise motivazioni per sbagliare. Qui invece il cattivo è privo di qualsiasi connotazione positiva che lo renda un minimo umano, o che dia conto del fatto che ha sofferto. C’è chi dice, ad esempio, che il cattivo è un buono che diventa cattivo. Non c’è nulla di tutto questo in Battiston, e la conseguenza qual è? Che il suo personaggio non è credibile, non prende vita.
A mio avviso attraverso il personaggio di Battiston la Zambrano trasmette un messaggio molto chiaro e in linea con la vulgata corrente: la dimensione mediocre se non infima di chi ha intrapreso la via della lotta armata, l’inconsistenza culturale, l’assenza di dimensione etica, il cinismo, la disumanità, la vigliaccheria di quella generazione di insorti. Per lei il fatto di sottrarsi alla cattura è un elemento di vigliaccheria non di resistenza. Invece per fare il fuggiasco non bisogna avere paura dell’ignoto, ci vuole intelligenza, creatività, curiosità, esser pronti a mettersi in discussione e reinventarsi. Poi se vieni arrestato, la paghi. Se non hai questo coraggio, ti costituisci. Perché, chiaramente, costituirsi dà dei vantaggi. È il mondo al rovescio.

Abbiamo parlato di questo film anche perché è uno dei pochi, ma non l’unico, che cerca di affrontare il discorso della lotta armata. Va detto però, a mio avviso, che finora nel cinema italiano quella stagione non la si è mai affrontata in maniera oggettiva, scevra cioè da pregiudizi. Pensa a Buongiorno, notte di Bellocchio, in cui i brigatisti parlano come dei ciclostilati e non hanno quasi caratteristiche umane – se non il personaggio di Maya Sansa, che però, per l’appunto, serve a far da tramite con lo spettatore ed è lo strumento per instillare il dubbio. O pensa a La prima linea, tutto impostato sul presente di Scamarcio/Sergio Segio che continua a ripetere di sentirsi in colpa. Ricordo con meno dispiacere La seconda volta dove, pur impostato tutto sulla colpa – che non è che sia necessariamente un male – almeno il personaggio dell’ex militante Valeria Bruni Tedeschi era un vero personaggio, con delle stratificazioni caratteriali. Anche tu vedi questa mancanza nel nostro cinema? E te lo chiedo non solo perché hai avuto una parte in quell’epoca, ma anche perché tu sei anche giornalista e storico – hai pubblicato lo scorso anno un primo volume sulla storia delle Brigate Rosse, solo per fare un esempio – e, dunque, ti sarai necessariamente interrogato sul discorso della rappresentazione di quegli anni. Su come raccontare quella stagione.
La situazione del cinema non è diversa da quella della storiografia. Sono due forme di rappresentazione che risentono della situazione complessiva della società. Siamo a 50 anni dall’inizio degli anni ’70, quest’anno ricorre il quarantennale del sequestro Moro, nonostante questa distanza prevale ancora un approccio interamente etico-politico con accenti addirittura più rigidi rispetto alla timida curiosità con sui si provò a guardare alla fine degli anni ’80. La società che diede vita a quegli eventi non esiste più, sono scomparse le cittadelle industriali roccaforti della classe operaia, è cambiato il volto delle periferie, le ragioni di quella rivolta smarriscono sotto anatemi morali o virano con facilità nel chiaroscuro di ricostruzioni spionistico-complottiste. Sembra l’epoca del male assoluto che può essere affrontata solo espiando e provando senso di colpa verso le vittime di una sola parte. Quando per Liberazione ho dovuto seguire il processo «Eternit» sulle vittime delle produzioni d’amianto, ho scoperto che negli anni ’70 l’amianto ha causato la morte di 3 mila persone, tra le maestranze e le popolazioni vicine, più altre che stanno incubando la malattia. Nel film infatti c’è persino un accenno a questa vicenda. Nel complesso le vittime della lotta armata di sinistra sono state 128. Eppure, ancora oggi, per indicare quel decennio si continua a parlare di anni di piombo. E non di anni anni d’amianto.

Per saperme di più
L’esilio

 

 

La fuga

Dedicato ad Oreste ed ai suoi settant’anni

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Oreste parlava mentre guardavo scorrere veloce una pianura senza fine. Il nero delle ardesie sui tetti spioventi aggiungeva qualcosa di malinconico al cielo già grigio. Era la fine di febbraio. Un tempo alluvionale aveva gonfiato i fiumi, la piena s’era riversata nelle campagne circostanti e le pianure s’erano fatte acquitrinose. Una sinfonia d’inverno accompagnava la fuga. Da molte ore oramai eravamo insieme, dopo esserci incontrati fuori Parigi. La sua presenza complice e allegra era decisiva per tenere a bada la tristezza. Mi sentivo rassicurato. Oreste era particolarmente contento, poteva finalmente evadere dalla costellazione parigina e dal suo ritmo incalzante. L’entusiasmava quella fuga, la sensazione d’immergersi nuovamente nella latitanza.
[…]
I pensieri correvano veloci, il treno anche. L’ascoltavo, mentre osservavo sempre più assorto il filo lontano dell’orizzonte. Eravamo stanchi dopo diverse giornate febbrili perse a collezionare buchi nell’acqua, dinieghi gentili e imbarazzati, e treni, navette e treni, fino a perderne il conto. Come in un film d’azione avevamo dovuto ripiegare saltando in modo rocambolesco da una vettura già in movimento per riparare in modo imprevisto, nel pieno d’una notte tragicomica, sotto un tetto amico. Al mattino fortunatamente le cose si erano messe per il meglio, ridemmo così di quanto era accaduto, miglior modo per non conservare risentimenti e andare avanti.
[…]
Fuori oramai calava la sera, un lungo fiume di parole era trascorso, e una luce dal giallo intenso s’era accesa nello scompartimento. Quell’atmosfera mi ricordava sensazioni familiari: i treni serali che dalla periferia nord di Parigi mi riportavano a casa dopo la lunga giornata passata tra aule di corsi e scaffali di biblioteca dell’università. Quei luoghi, animati da una popolazione studentesca colorata e vivace, erano divenuti per me una seconda casa. Il grigiore cupo del cielo parigino si stemperava nella confusione della grande Hall e dei caffè interni, ritrovi conviviali, luoghi d’incontro tra un corso e l’altro dove discussioni serie e meno serie, politica, deliri e corteggiamenti si mescolavano alla densa coltre di fumo. Il look delle studentesse del dipartimento di cinema e d’arte si confondeva col hijab che alcune ragazze franco-magrebine ostentavano sul capo. Una bellezza dai tratti e dai colori mediterranei disegnava quei visi e quei corpi. Al loro passaggio le discussioni s’interrompevano bruscamente, i tavolini restavano vuoti.
I treni avevano pochi passseggeri a quell’ora, solo qualche pendolare attardato, giovani delle cités mescolati agli studenti che rientravano, poche ragazze dall’aria rapida e diffidente, visi stanchi, sovrapensiero, sovente rinchiusi in quella forma attuale d’autismo sociale che è l’ascolto dei walkman, “baladeurs” come vengono definiti nei dizionari francesi.
Sconsolato vedevo il mio viso riflesso sul finestrino, la fronte inclinata sul vetro. Stavo partendo senza una destinazione chiara. L’importante era stato innanzitutto mettermi fuori portata. «Adesso, spariamo insieme — aveva detto Oreste, e poi con una pausa maliziosa aveva aggiunto — voce del verbo sparire». Ovunque, altrove, sarebbe stato migliore. Mi chiedevo, senza trovare risposte confortanti, se in questa fine di secolo, d’un secolo illusionista, potesse esistere ancora una terra di libertà disposta ad accogliere un uomo, un sovversivo condannato come “terrorista”, scacciato da alcuni e rincorso da altri. La domanda m’assillava. Un senso d’ignoto mi risucchiava. Sentivo la vertigine. La sola certezza veniva dalla caparbia volontà di non arrendermi, di fuggire comunque, dovunque. Quella stessa ragione che m’aveva mosso al momento dello sciopero della fame, intrapreso durante la detenzione, quando oramai tutto sembrava perduto, poco meno di due mesi prima. Una decisione ultima, estrema, e che avevo sentito senza ritorno. Diciotto giorni passati nel piccolo settore “d’haute securité” del reparto d’isolamento punitivo della Santé. Un’esperienza d’ascèsi, dolorosa e fortificante, viaggio solitario, confronto estenuante col corpo che se ne andava lentamente. Nel catabolismo, alla ricerca dei limiti, la misura del dolore fisico e della forza morale. Molta incomprensione ci fu per quel gesto. Alcuni me ne vollero, scorgendovi una sorta di volontà di ricatto verso il loro affetto. Ma il malinteso aveva accresciuto il mio arroccamento, rafforzato il patto con me stesso, l’accettazione della solitudine trasformata in volontà d’andare avanti comunque, anche da solo.
[…]
Tutto ciò era accaduto poco più d’un mese prima, dopo una liberazione strappata in extremis, ma già sembrava un tempo lontano. Non restava ormai che farne un saggio uso. Altre questioni occupavano i miei pensieri. Il rischio che comportava il dover varcare numerose frontiere e poi le domande piene d’inquietudine sul tragitto da fare per arrivare lontano, in un nuovo paese dove ricominciare ancora una volta da zero.
Ma c’era dell’altro: volevo fuggire, questo era certo, ma, oltre le conseguenze penali d’una parte della mia militanza politica, sfuggivo anche qualcosa ch’era dentro me stesso. C’è sempre una ragione esistenziale profonda che muove la vita d’un uomo. Pensavo che i chilometri potessero aiutarmi. Fuggivo un congedo disastroso, pieno d’incomprensione e risentimento. Le parole d’una lettera inavvertitamente crudele d’una donna oramai muta di sentimenti. Fuggivo pensando che la felicità, come la libertà, fosse altrove. Le attribuivo un luogo fisico, uno spazio geografico, dimenticavo ch’essa, come la tristezza, è uno stato psicologico, un moto dei sentimenti, una condizione dell’animo. Correvo su quel treno pensando che la soluzione fosse lontano. In realtà, non facevo che trascinare dietro di me, per intero e nell’affanno, le questioni irrisolte della mia esistenza.
Quella fuga era cominciata con una voce che mi aveva avvertito al telefono, quando la breve vacanza, in attesa del verdetto del Consiglio di Stato, volgeva a termine. Così, rigettato l’ultimo ricorso, dopo una solenne udienza pubblica, non mi restava che sparire. Quel raggio di sole era durato molto poco, neanche un mese, passato «a cento all’ora, senza fissa dimora». Dall’uscita di prigione, in una tarda serata, ancora smagrito e pallido per i postumi dello sciopero della fame, ai festeggiamenti e poi al turbinio d’appuntamenti ed incontri per continuare la battaglia contro l’estradizione e riorganizzare la vita fuori. Il ritorno all’università per ringraziare i compagni e le compagne, gli studenti, i professori e il rettore del sostegno fornitomi, per le centinaia di firme raccolte nelle petizioni e per l’elezione negli organi di rappresentanza studentesca. Una confusione ed un affollamento cosi lontani dalla quiete del carcere. Non avevo più casa e dormivo dove capitava. Camminavo sui marciapiedi di Parigi col sacco dei vestiti in spalla. Non avevo avuto modo di fermarmi, né di pensare. Ero senza fiato che già dovevo ripartire.
Fuori oramai brillavano le luci e la stazione più prossima era vicina. Dovevo separarmi da Oreste che mancava da Parigi oramai da molti giorni. La cosa poteva cominciare a divenire sospetta. Baci e abbracci raccolti in una stretta fortissima con gli occhi umidi d’emozione. La borsa in spalla, un maschera di De Filippo come viso, me lo ricordo sul marciapiede della stazione che mi lanciava l’ultimo saluto. Per un po’ non l’ho più visto, ma avevo portato con me la sua voce calda e roca. Lo sentivo e lo vedevo che mi parlava ancora. Alla prossima volta, compagno e amico.
Estratto da Senza tetto ne legge,1996, inedito