L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

L’autodafé di Cesare Battisti

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Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

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Cesare Battisti rimesso in libertà perché «Un giudice di prima istanza non ha titolo per rimettere in discussione una decisione sovrana del presidente della Repubblica»

Il tribunale regionale federale a cui si era rivolto l’avvocato di Cesare Battisti, Igor Sant’Anna Tamasauskas, sottoposto giovedì a detenzione amministrativa presso il comando della polizia federale di San Paolo sulla base di un ordine emesso da un giudice di primo grado lo scorso 26 febbraio, ne ha ordinato l’immediata liberazione perché – come recita il provvedimento – «un giudice federale di prima istanza (una giurisdizione di rango inferiore) non ha titolo per rimettere in discussione una decisione sovrana del presidente della repubblica ratificata dal tribunale federale supremo».
Nelle scorse settimane il giudice Adverci Rates Mendes de Abreu del tribunale di Brasilia, pronunciatosi sul ricorso presentato dalla procura generale, aveva ritenuto illegittima la concessione del permesso di soggiorno permanente a Battisti, perché in violazione della nornativa brasiliana sull’immigrazione che impedisce a chi è entrato illegalmente nel Paese con documenti falsi la regolarizzazione amministrativa. Della questione si discusse lungamente all’interno del tribunale supremo federale che ritenne superata la questione perché assorbita dal rifiuto di concedere l’estradizione. Il giudice di Brasilia aveva deciso l’espulsione di Battisti verso la Francia o il Messico, dove questi era vissuto prima di arrivare in Brasile pensando di aggirare in questo modo la decisone sovrana del potere esecutivo di concedere un asilo di fatto. Misura non ritenuta in contraddizione con il rifiuto della estradizione deciso a suo tempo dal presidente della repubblica Ignacio Lula da Silva.
Nel dispositivo, il tribunale regionale federale che ha rimesso in libertà Battisti, istanza superiore a quello locale di Brasilia, riconoscendo il principio dell’habeas corpus, spiega che la decisione presa a suo tempo dal presidente della repubblica può essere sindacata solo da un istituto del medesimo rango costituzionale, come è il tribunale supremo federale, cosa già avvenuta a suo tempo. Non solo, ma il giudice entra nel merito del pronunciamento di nullità del permesso di soggiorno concesso a Battisti rilevando come esso vada contro l’articolo 63 dello Statuto dello Straniero: “non si procederà ad espulsione se questa mette in questione un’estradizione non ammessa dalla legge brasiliana”. Ora, l’estradizione – conclude il magistrato del tribunale regionale federale – non fu ammessa da Lula e cancellata dallo stesso STF, ragion per cui l’espulsione eseguita implicherebbe un’estradizione obliqua, risultando perciò contraria a volontà Lula e STF.
La sentenza, inoltre, ritiene che la messa in esecuzione della eventuale espulsione di Battisti, prim’ancora che si sia pronunciata l’istanza di appello, creerebbe un vulnus poiché susciterebbe una situazione di irreversibilità nel caso in cui la decisione di primo grado venisse smentita in sede di ricorso.
La decisione del fermo amministrativo, come la sentenza che annulla la concessione del permesso di soggiorno pemanente, appaiono sempre più un segnale dello scontro feroce tra potere giudiziario e potere politico, in atto non solo in Brasile ma un po’ in tutta l’America latina, dall’Argentina al Cile, dove si sta vivendo una sorta di stagione che ricorda l’offensiva giudiziaria di “mani pulite”. Una forzatura senza precedenti quella realizzata ieri che rischia però di trasformarsi in boomerang per i nemici di Battisti.
Intanto la notizia del fermo e le voci di una possibile espulsione verso la Francia hanno provocato le prime reazioni, l’ex presidente della repubblica francese Nicolas Sarkozy alla emittente radio Frace info ha dichiarato: «La questione dell’estradizione di Cesare Battisti riguarda anche la società italiana, che deve voltare la pagina di quegli anni terribili».

Sentenza scarcerazione Battisti 1Sentenza battisti 2

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Cesare Battisti scarcerato, rifiutata definitivamente l’estradizione. Il governo annuncia un ricorso all’Aja. L’Italia resuscita la linea della fermezza


Intervista a : http://www.radiondadurto.org

Paolo Persichetti
Liberazione 10 giugno 2011

Battisti non torna e in Italia scoppia l’ennesima bufera mediatica, nonostante fosse ampiamente scontato l’esito finale sfavorevole per le autorità italiane. Non c’era partita. Che in materia estradizionale la decisione finale appartenga alla sfera del politico, e dunque dell’esecutivo, lo sanno anche le matricole di giurisprudenza; sta scritto in tutti i trattati internazionali, vale per l’intera comunità giuridica mondiale. Nemmeno all’interno dello spazio giudizario europeo, nonostante l’introduzione di alcuni micidiali automatismi, come il mandato d’arresto comunitario e il mutuo riconoscimento delle decisioni di giustizia, è stato eliminato del tutto il ruolo giocato dagli esecutivi. E dunque perché in Brasile le cose sarebbero dovute andare diversamente? Tanto più che il governo italiano, in passato, si è avvalso delle sue prerogative rifiutando di attivare le procedure di estradizione per i cittadini statunitensi, tutti agenti della Cia, coinvolti secondo quanto accertato dalla procura di Milano nel rapimento per le vie della città dell’imam della moschea di via Quaranta, Abu Omar. Ragioni di opportunità politica (non certo giuridica), dovute agli accordi segreti e alla sudditanza strategica che lega l’Italia agli Usa, hanno giustificato la scelta dell’esecutivo di non avviare le richieste di estradizione. Circostanza che fece allora infuriare il capo del pool antiterrorismo della procura milanese, Spataro. Negli ultimi sei mesi la coppia di giudici,  Mendes e Peluso, di cui sono note le simpatie per la destra, che nel corso del lungo iter estradizionale si sono alternati nella carica di presidente e relatore della causa, è ricorsa ad ogni escamotage dilatorio per ritardare l’udienza finale. In effetti, dopo la decisione di Lula di rigettare l’estradizione, presa il 31 dicembre scorso, l’unico argomento rimasto nelle mani dei sostenitori della consegna di Battisti alla giustizia italiana era lo status quo: congelare la situazione per allungare a dismisura la sua permanenza in carcere, fino a rasentare una sorta di sequestro di persona. Gesto di servile cortesia offerto agli amici della destra italiana e ultimo sgarbo a Lula; prova ormai che in Brasile l’affare Battisti da controversia giuridica si era ridotto a materia di scontro politico. Alla fine, quando mercoledì si è tenuta l’udienza plenaria, dopo una discussione di 7 ore tutta in diretta tv, su un canale interamente dedicato ai lavori del Stf (una trasparenza impensabile nelle opache stanze dei tribunali italiani), i giudici hanno prima respinto, ritenendola illegittima, la pretesa delle autorità italiane, formulata in un ricorso, di sindacare la decisione sovrana presa da Lula e quindi ribadito, con 6 voti contro tre (tra cui Mendes e Peluso), l’irrevocabilità della decisione presa dal capo dello Stato. Battisti è stato scarcerato poco prima della mezzanotte. Ora dovrà attendere la regolarizzazione amministrativa essendo venuto meno l’asilo politico inizialmente concessogli del ministro della Giustizia, Tarso Genro. Battisti si ritroverà nella situazione di “rifugio di fatto”, con un normale permesso di soggiorno in tasca come quando viveva a Parigi dopo la decisione di Lionnel Jospin di regolarizzare, nel 2007, la posizione amministrativa dei fuoriusciti italiani degli anni 70. La decisione dei giudici brasiliani ha suscitato in Italia una sorta di revival del film Zombie. Dal cimitero della storia è stato resuscitato il cadavere putrefatto dell’union sacrée vertici istituzionali, Napolitano in testa, maggioranza e opposizioni si sono saldati in un demagogico e ipocrita coro di grida sdegnate e dichiarazioni sgangherate. Il giurista Antonio Cassese (già membro di giurisdizioni internazionali), senza timore di palesare un suo personale conflitto di interessi, ha rilanciato su Repubblica la via del ricorso alla Corte di giustizia internazionale dell’Aja. Intenzione confermata dal governo ma che rischia di provocare l’ennesima figuraccia internazionale dell’Italia. Quella dell’Aja è una corte d’arbitrato che dirime controversie tra Stati. L’Italia non sottoporrebbe mai materie afferenti alla sua sovranità interna ad una controversia arbitrale. Ancora una volta non si capisce perché dovrebbero farlo i brasiliani. Il ceto politico italiano delira e resta drammaticamente incapace di un esame di coscienza serio su quanto è accaduto negli anni 70, proprio quando sul quel periodo si stanno aprendo squarci importanti, come il recente libro di Miguel Gotor, Il memoriale della Repubblica, Einaudi, mostra. Per contrastare la lotta armata, descrive lo storico con impressionate dovizia documentale, si fece ricorso ad uno «stato di eccezione non dichiarato»: corpi speciali, investigatori e magistratura operarono nell’opacità più assoluta e nella sistematica violazione di regole e procedure.

Link
Radio radicale: intervista a Paolo Persichetti sul caso Cesare Battisti e sulla politica italiana rispetto agli anni di piombo
Intervista a : http://www.radiondadurto.org
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Cesare Battisti, un capro espiatorio

Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti
Il Brasile respinge la richiesta d’estradizione di Battisti, l’anomalia è tutta italiana
Scontro tra Italia e Brasile per l’asilo politico concesso a Battisti

Tarso Gendro: “L’Italia è chiusa ancora negli anni di piombo”
Crisi diplomatica tra Italia e Brasile per il caso Battisti richiamato l’ambasciatore Valensise
Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
Testo integrale della lettera di Lula a Napolitano
Caso Battisti: una guerra di pollaio
Dove vuole arrivare la coppia Battisti-Vargas?
Risposta a Fred Vargas
Corriere della Sera: la coppia Battisti Vargas e la guerra di pollaio

Intervista a Paolo Persichetti sul caso Cesare Battisti e sulla politica italiana rispetto agli anni di piombo

Tutto quello che viene taciuto sulle cattive ragioni che stanno dietro la richiesta di estradizione contro Cesare Battisti

di Paolo Persichetti

Vi ricordate il rapimento di Abu Omar? Era l’imam della moschea di via Quaranta a Milano prelevato il 17 febbraio 2003 e trasferito in Egitto nell’ambito del programma di extraordinary renditions condotto dagli Stati Uniti d’America. Al suo arrivo in Egitto fu immediatamente arrestato e sottoposto a brutali torture per poi essere rilasciato l’11 febbraio 2007 senza alcuna condanna. Nel luglio 2006 la Procura di Milano aveva avanzato una richiesta di estradizione nei confronti di 26 cittadini statunitensi accusati di appartenere alla Cia e individuati come membri della squadra speciale che portò a termine la “consegna straordinaria”. Il governo italiano nelle vesti del guardasigilli Roberto Castelli prima, Clemente Mastella successivamente e Angelino Alfano oggi, ha sempre ribadito l’intenzione di non dare seguito alla richiesta per ragioni di opportunità politica legate ad accordi segreti strategici con gli Usa, dietro i quali si celano anche ragioni e modalità del rapimento. Non a caso sia il governo Prodi che quello Berlusconi hanno apposto il segreto di Stato sulla vicenda.
L’episodio riveste un notevole interesse per due fondamentali ragioni:

1) L’esistenza di un principio di discrezionalità che di fatto sfocia nella piena arbitrarietà di un governo che applica due pesi e due misure a seconda che il Paese richiesto sia il Brasile o gli Stati uniti e che la persona domandata sia Cesare Battisti o uno degli agenti della Cia che hanno rapito Abu Omar. Il rapimento di persona, aggravato dalle torture inferte contro la vittima prima in Italia, nella base aerea di Aviano, poi in Egitto, è un reato molto grave passibile di una condanna fino a 30 anni di reclusione

2) Questo episodio conferma che lo scettro finale sulla decisione inerente alle estradizioni non appartiene alla magistratura ma al potere politico. E’ il potere esecutivo che decide se avviare o meno la richiesta di estradizione; parimenti è il potere esecutivo che decide in ultima istanza se concederla o meno. La decisione di Lula sul caso Battisti, come quella espressa dal governo italiano sul rapimento di Abu Omar, è dunque del tutto legittima perché all’interno di una consolidata e più che secolare tradizione del diritto internazionale sancita da accordi bilaterali e trattati internazionali. Le magistrature nazionali vengono solo chiamate a valutare la conformità giuridica della richiesta con gli ordinamenti interni e internazionali.

Questa è solo una parte delle considerazioni da me esposte nella intervista rilasciata a radio radicale che può essere ascoltata in integrale cliccando qui.

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Franco Corleone: “Per essere credibile sul caso Battisti l’Italia deve abolire l’ergastolo”
Mozione bipartizan in parlamento: “Ridateci Battisti”. La lega: “Rapitelo”
Perché il Brasile non ha estradato Battisti. Intervista a Radio radicale
Scalzone da un consiglio ai parlamentari che si indignano per il no alla estradizione di Battisti: “Cospargetevi l’anima di vasellina”
Battisti: la decisione finale nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del tribunale supremo Gilmar Mendes
Caso Battisti: parla Tarso Genro, “Anni 70 in Italia, giustizia d’eccezione non fascismo”
Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Battisti, “Il no di Lula è una decisione giusta”
Battisti: condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione
“Ridacci Battisti e riprenditi i trans”, finisce così il sit-in contro Lula
Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

Franco Corleone: «Per essere credibile sul caso Battisti l’Italia deve abolire l’ergastolo»

L’intervista – Franco Corleone, ex sottosegretario alla Giustizia e oggi Garante per i diritti dei detenuti del comune di Firenze: «revisone del processo, abolizione dell’ergastolo e ratifica del protocollo contro la tortura avrebbero fornito all’Italia una immagine diversa»

Paolo Persichetti
Liberazione 20 gennaio 2011

Con le mozioni bipartizan votate lunedì in parlamento per riavere Battisti dal Brasile, l’Italia tenta di camuffare lo stato di confusione istituzionale in cui è precipitata dopo le rivelazioni sul sexigate che hanno investito il suo presidente del consiglio. Tuttavia non basterà a ridare lustro alla propria iniziativa diplomatica. La crisi di credibilità è verticale. In nome di quale giustizia il governo italiano continua a pretendere l’estradizione, con una ostinazione che rasenta l’aggressione verso la sovranità interna di un’altro Paese, se a casa propria non è in grado di garantire l’uguaglianza di fronte alla legge? L’affare Battisti è diventato un argomento di propaganda su cui hanno investito i giustizialisti di destra e di sinistra. La stessa cosa accade in Brasile, dove la destra post-dittatura ne ha fatto un oggetto di revanche. Sullo sfondo sempre più dimenticati restano gli aspetti giuridici dell’intera vicenda. Non a caso. Ogni qualvolta i processi dell’emergenza sono stati esaminati sotto il loro profilo giuridico l’Italia ha sempre perso la partita delle estradizioni contro i militanti condannati per i fatti degli anni 70. Non ci sarà nessun ricorso all’Aja perché il Brasile è contrario. L’Ue ha spiegato alla Farnesina che le estradizioni sono un contenzioso bilaterale. Il trattato commerciale con Brasilia verrà comunque rispettato. In mano al governo di Roma non rimane altro che sperare in un golpe giudiziario che Peluzo e Mendes stanno congeniando. Singolare aspettativa per un centrodestra che non passa giorno senza denunciare in casa propria i complotti della magistratura. Ma indiscrezioni apparse nei giorni scorsi su alcuni media brasiliani fanno sapere che la maggioranza dei giudici del Stf (6 contro 3, mentre due si asterrebbero) non sembra condividere affatto la scelta, tutta personale, presa dal presidente della corte, Peluzo, di voler esaminare a febbraio la conformità della decisione presa da Lula. Peluzo, per altro, è in contraddizione con se stesso perché quando era relatore, come gli altri 5 giudici che votarono per l’estradizione, aveva condizionato la consegna di Battisti alla commutazione dell’ergastolo. Richiesta che l’Italia si è sempre ben guardata dall’adempiere. E proprio da qui parte il ragionamento di Franco Corleone, già sottosegretario alla Giustizia nel primo governo Prodi e oggi garante dei detenuti per il comune di Firenze. «Si poteva fare qualcosa di più invece che lasciarsi andare a una reazione vittimistica e isterica».

Cosa?
Spostare l’asse del dibattito dagli insulti a una riflessione sulla civiltà giuridica. Uno degli ostacoli che hanno impedito l’estradizione è la permanenza dell’ergastolo nel nostro sistema penale. Il fatto che il Brasile non abbia questa pena dimostra l’abisso che c’è tra il Paese definito la culla del diritto e quello considerato terra di selvaggi. In realtà la bilancia è a tutto vantaggio del Brasile. Sono rimasto molto colpito dalle prime reazioni attribuite al presidente della Repubblica che parlavano di sorpresa, delusione, stupore.

Perché l’Italia non sarebbe riuscita a farsi capire, come ha detto Napolitano?
Forse perché ha cercato di confondere le carte sostenendo che l’obiezione sull’ergastolo era infondata perché non esiste quando invece è vivo e vegeto. Nel giro di un decennio gli ergastoli sono addirittura raddoppiati in percentuale e numero assoluto. C’è anche la novità dell’ergastolo ostativo che impedisce a gran parte degli ergastolani di accedere alla liberazione condizionale, a meno che non collaborino. La mancata revisione del processo, la mancata commutazione dell’ergastolo, la mancata ratifica del protocollo aggiuntivo contro la tortura. Tutti appuntamenti mancati che avrebbero fornito un’altra immagine della nostra giustizia. In realtà non si vuole trovare una soluzione, siamo di fronte ad un atteggiamento a somma zero: o tutto o niente. Vogliono Battisti con l’ergastolo e basta, per di più in condizioni tali che renderebbero ostativa qualsiasi misura trattamentale. Non ci sarebbe tribunale di sorveglianza capace di applicargli la Gozzini. In realtà l’Italia non si è fatta capire solo dal Brasile ma da molti altri Paesi. La lista di quelli che hanno negato le estradizioni è lunga.

In Italia ci sono detenuti politici in carcere da oltre 30 anni.
Affrontare il nodo dell’ergastolo è ormai l’unico modo per chiudere il residuo penale degli anni 70. Napolitano ha una possibilità, quella del messaggio alla camere che è anche la prima prerogativa dell’articolo 87 della costituzione, l’ultima è quella della grazia e della commutazione della pena. Approfittando di un caso ritenuto così straordinario potrebbe spiegare cosa l’Italia può fare per rendersi credibile. Sul tappeto c’è la questione della permanenza dell’ergastolo. L’altro è invitare il parlamento a ratificare il protocollo aggiuntivo della convenzione contro la tortura e nominare una autorità di controllo sulle carceri in un momento in cui c’è una situazione d’emergenza. In attesa di una riforma del sistema delle pene, il presidente potrebbe commutare l’ergastolo di Battisti dimostrando che non saremmo di fronte ad una pena ostativa ma a una sanzione che consente di accedere a un normale percorso trattamentale.

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Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

Mozione bipartizan in parlamento. Al Brasile: «Ridateci Battisti»

Torna l’union sacrée, nuova versione della linea della fermezza. Tutti d’accordo senza distinzioni tra parlamentari di destra e sinistra: «Il governo faccia ogni cosa per riavere Cesare Battisti». E siccome le vie legali sono ormai esaurite perché il diritto internazionale si è sempre mostrato critico nei confronti delle inchieste e dei processi dell’emergenza contro gli insorti degli anni 70, un senatore della Lega propone di passare a vie di fatto: «rapitelo» sull’esempio degli Israeliani edegli Stati uniti. Insomma una bella “consegna straordinaria” metterebbe tutti d’accordo. Ciò che il diritto non concede si ottiene con la forza

Chi volesse approfondire la questione può ascoltare questa intervista rilasciata a Radio radicale

Paolo Persichetti
Liberazione
19 gennaio 2011

Mappa delle extraordinary renditions

Mentre scemano tristi gli ultimi giorni del crepuscolo berlusconiano in parlamento è andato in scena uno degli atti più grotteschi di quella tragedia di un Paese ridicolo, divenuta la recita quotidiana sul palcoscenico della realtà italiana. Con impavido coraggio, di fronte al discredito internazionale che le rivelazioni sui “bunga bunga” del premier Berlusconi stanno suscitando, il senato e la camera hanno approvato ieri all’unanimità una mozione che impegna il governo (sic!), «a promuovere ogni opportuna iniziativa presso il tribunale supremo federale del Brasile, la commissione di conciliazione istituita ai sensi del vigente accordo bilaterale tra Italia e Brasile, presso la corte internazionale di giustizia Onu dell’Aja e in ogni altra sede istituzionale o giurisdizionale competente affinché, ricercando ogni soluzione condivisa con la repubblica federativa del Brasile, si pervenga all’estradizione di Cesare Battisti». La mozione della camera è risultata dalla «fusione» di sette mozioni di contenuto sostanzialmente analogo. Insomma tutti uniti e tutti insieme, destra e sinistra, sopra e sotto, senza bunga bunga o Marchionne a dividere gli schieramenti. Se c’è un nome che ricompatta qualsiasi divisione, questo è quello di Cesare Battisti nei confronti del quale si cementa immediatamente un odio bavoso. I fondamenti giuridici della mozione ovviamente valgono ben poco perché l’Aja è un tribunale arbitrale che non può affrontare nessun contenzioso senza la previa disponibilità dei due contendenti. Nessun Paese serio ha mai negoziato ciò che attiene alla propria sovranità interna. Roma non lo farebbe, perché dovrebbe Brasilia? Appunto, ma che importa. Quel che conta è inscenare l’indignazione. E così persino la Fnsi, venerdì scorso a Bergamo, in occasione del proprio congresso, ha approvato all’unanimità una mozione nella quale si invitano «i mass media italiani a seguire il caso Battisti con l’obiettivo che il criminale venga estradato e consegnato alla giustizia italiana». Il documento preparato da Pierfrancesco Gallizzi, consigliere per la comunicazione del ministro della Difesa Ignazio La Russa, già candidato per il Pdl al comune di Sesto san Giovanni, «invita i giornalisti italiani a tenere sempre ben presenti le affermazioni del presidente della Repubblica, Giorgio Napolitano, in relazione a questa vicenda». Pare che sia stato presentato con un blitz notturno (alle 3 di notte) quando la platea dei 300 delegati era ormai vuota. A votare erano appena una sessantina. L’immagine dell’unanimità si costruisce anche con queste furbettate. Per non essere da meno il senatore della Lega Piergiorgio Stiffoni ha invitato i servizi italiani a rapirlo:«Bisogna fare come gli israeliani nel 1960, quando andarono in Argentina, impacchettarono Eichmann e se lo portarono a Gerusalemme. E’ un paradosso, ma non più di tanto». Prima di lui l’idea era già venuta a La Russa che ne aveva parlato durante davanti ad una platea di carabinieri. Intanto il governatore del Veneto Luca Zaia appoggia la proposta lanciata dall’assessore alla cultura della provincia di Venezia, Raffaele Speranzon, che vorrebbe mettere all’indice i testi degli scrittori italiani (oltre 40) che l’11 febbraio 2004 avevano firmato una petizione a sostegno di Cesare Battisti. «Via dagli scaffali delle biblioteche civiche i libri degli intellettuali che difendono questo terrorista». Iniziativa partita da un consigliere Pdl del comune di Martellago, Paride Costa.

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