«Cesare Battisti a été exhibé comme un trophée de chasse»

L’ex-membre des Brigades rouges Paolo Persichetti critique la mise en scène, à Rome, de la traque des anciens militants d’extrême gauche

Propos recueillis par Jérôme Gautheret
Le monde Publié hier à 12h20, mis à jour hier à 12h20

Pilori

Aujourd’hui âgé de 56 ans, Paolo Persichetti a milité dans les rangs des Brigades rouges-Union des communistes combattants (BR-UCC), dans les années 1980. Après un premier séjour en prison en Italie et un acquittement, il s’installe en France en 1991. Condamné en appel à vingt-deux ans de prison pour «participation à une bande armée» et «complicité morale dans un homicide», il est extradé en 2002 vers l’Italie, où il terminera sa peine en avril 2014.
Il s’insurge contre le traitement dont a fait l’objet Cesare Battisti depuis son arrestation en Bolivie, et l’utilisation politique par le gouvernement italien de la traque des anciens militants d’extrême gauche installés en France depuis le début des années 1980.

Lundi 14 janvier, Cesare Battisti a atterri à l’aéroport de Ciampino, accueilli par deux ministres et une foule de journalistes. Que vous a inspiré cette scène?
Paolo Persichetti: D’abord, les conditions générales de sa remise aux autorités italiennes restent obscures. La Bolivie n’a respecté aucune procédure, ni d’extradition ni d’expulsion. Ils ont évité de le faire repasser par le Brésil, comme cela aurait été logique compte tenu de la procédure, dans le but de l’empêcher de bénéficier, mécaniquement, d’une réduction de sa peine à trente ans de prison en vertu d’un accord conclu entre Rome et Brasilia.
Puis, il y a les images de l’aéroport de Ciampino, qui étaient répugnantes. Battisti a été exhibé comme un trophée de chasse. Quelque chose de moyenâgeux rappelant l’époque des supplices publics. Deux ministres, dont un qui paradait en costume de policier, se sont invités pour assister à la scène. Sans parler de la vidéo ignoble qu’a mis en ligne le ministre de la justice, Alfonso Bonafede, le lendemain.

Cette capture vous a nécessairement rappelé des choses…
Dans les trois cas où l’Italie est arrivée à ramener dans ses propres geôles des exilés, mon propre cas en 2002, celui de Rita Algranati en 2004 et maintenant celui de Battisti, les remises se sont toujours déroulées en contournant les lois internationales.
Le soir du 24 août 2002, j’ai été arrêté dans le hall d’un immeuble à Paris, alors que j’allais dîner chez des amis. J’ai été emmené au siège de la DNAT [Division nationale antiterroriste], où je suis resté menotté comme un cheval à un anneau accroché au mur, puis, vers minuit, j’ai été mis dans une voiture en direction de l’Italie. Au but d’une folle course dans cette nuit noire, j’ai été échangé sous le tunnel du Mont-Blanc.
Le lendemain soir, j’étais en prison à Rome, mais la surprise est arrivée quand on m’a accusé d’avoir pris part au meurtre de Marco Biagi, un conseiller du ministre du travail d’alors. Accusation sans fondement, car au moment des faits, je tenais un cours dans la salle B224 de l’université de Saint-Denis, face à une vingtaine d’étudiants.
Il s’agissait d’une violation de la convention européenne sur les extraditions: la France, qui était parfaitement au courant des intentions de la magistrature italienne, aurait dû demander une nouvelle demande d’extradition et l’Italie ne pouvait pas m’inculper sans l’autorisation française. Ils savaient très bien que devant les juges, les accusations italiennes se seraient écroulées.

Votre retour en Italie avait-il donné lieu à une mise en scène comparable ?
J’ai eu droit, moi aussi, à une surmédiatisation avec la différence que les médias n’ont été avertis que quand j’étais déjà à Turin. La presse n’a été convoquée que pour filmer mon passage dans la cour de la questura. Les jours suivants, les journaux racontaient que Berlusconi et son gouvernement, réunis dans sa villa de Sardaigne, avaient sorti le champagne à l’annonce de mon arrestation.
IconaLa rentrée de Battisti a été annoncée à l’avance, ce qui a permis une mise en scène théâtrale très soignée: défilé des équipes spéciales des différentes polices, directs TV, radios et réseaux sociaux… Ça a été l’événement médiatique du moment. Il faudrait tout de même rappeler que fin 2017, lorsque l’un des auteurs de l’attentat de Brescia [8 morts et 102 blessés, en 1974], Maurizio Tramonte, un militant d’extrême droite proche des services secrets, a été ramené au Portugal, l’opération s’est déroulée dans l’anonymat le plus absolu. Pendant des années, on a raconté au pays que les attentats à la bombe étaient l’œuvre des Brigades rouges. On a réécrit l’histoire.

Que sait-on des conditions de détention de Cesare Battisti ?
Une fois débarqué à Rome, il a été renvoyé à la prison d’Oristano, en Sardaigne. Il était tellement chamboulé qu’une fois arrivé sur place il a demandé dans quelle partie du monde il se trouvait… Cette prison n’a pas été choisie au hasard: elle est une des plus dures du pays. Elle se trouve de plus dans une île, alors que sa famille vit sur le continent. Une façon d’amplifier l’isolement, de rendre difficiles les parloirs et les visites des organismes de contrôle.
Battisti a été placé à l’isolement diurne pour six mois dans un lieu séparé de la prison. On lui a préparé une sorte de «41 bis» sur mesure [un régime d’isolement total, prévu pour les mafieux les plus dangereux, que la Cour européenne des droits de l’homme a qualifié de «torture»], quelque chose d’absolument illégal. D’ailleurs, c’est le type de traitement qu’attend tout réfugié ramené en Italie: moi aussi, j’ai fait quatre mois et demi d’isolement.
Matteo Salvini [le ministre de l’intérieur italien] lui-même a annoncé qu’il n’y aurait aucun aménagement de peine, et que Cesare Battisti allait pourrir en prison jusqu’à la fin de sa vie. Une façon de mettre sous pression les juges d’exécution des peines. Comme cela m’est arrivé à moi, il devra répondre d’un «délit d’exil». Ils lui reprocheront la soi-disant «doctrine Mitterrand» et la décision de Lula [ex-président brésilien] de ne pas l’extrader. Tout parcours d’intégration en France et au Brésil sera interprété à l’envers, comme une circonstance aggravante…
Les juges deviennent fous face à cette question de la fuite et de l’exil. On m’a reproché d’avoir écrit un livre sur les dessous de mon extradition [Exil et Châtiment,Textuel, 2005], et même d’avoir fait en France un diplôme d’études approfondies sur la «Judiciarisation de la démocratie». Le châtiment qui attend tout exilé, c’est la destruction de tout ce qu’il était arrivé à reconstruire. Ils doivent démontrer que la seule chose possible pour les révoltés des années 1970, c’est un emprisonnement infini, sans possibilité de sortie.

Matteo Salvini, et après lui tout le gouvernement italien, a annoncé qu’ils ne comptaient pas en rester là, et s’apprête à demander l’extradition d’autres personnes recherchées par la justice italienne, dont la plupart sont en France.
En 2004, la justice française avait accepté l’extradition de Battisti contre la promesse que l’Italie modifie sa loi sur la contumace, permettant à Battisti et aux autres dans la même situation d’espérer un nouveau procès. Le Brésil avait, lui, donné son accord pour l’extradition en échange d’une commutation de la perpétuité à trente ans de prison [la peine maximale prévue par le code pénal brésilien]. En Italie, aucun de ces engagements n’a été respecté. Au contraire, ils l’ont enfermé et ils ont jeté les clés de sa cellule.
Je pense que la France doit soigneusement réfléchir à toute requête venant de l’Italie. Il a fallu cinq ans à l’Italie, après la guerre, pour amnistier les crimes des fascistes, six ans à la France pour les crimes de l’OAS durant la guerre d’Algérie. Aujourd’hui, on est à plus de quarante ans de l’affaire Moro. C’est le temps de l’histoire, pas du châtiment.

Annunci

Cesare Battisti rimesso in libertà perché «Un giudice di prima istanza non ha titolo per rimettere in discussione una decisione sovrana del presidente della Repubblica»

Il tribunale regionale federale a cui si era rivolto l’avvocato di Cesare Battisti, Igor Sant’Anna Tamasauskas, sottoposto giovedì a detenzione amministrativa presso il comando della polizia federale di San Paolo sulla base di un ordine emesso da un giudice di primo grado lo scorso 26 febbraio, ne ha ordinato l’immediata liberazione perché – come recita il provvedimento – «un giudice federale di prima istanza (una giurisdizione di rango inferiore) non ha titolo per rimettere in discussione una decisione sovrana del presidente della repubblica ratificata dal tribunale federale supremo».
Nelle scorse settimane il giudice Adverci Rates Mendes de Abreu del tribunale di Brasilia, pronunciatosi sul ricorso presentato dalla procura generale, aveva ritenuto illegittima la concessione del permesso di soggiorno permanente a Battisti, perché in violazione della nornativa brasiliana sull’immigrazione che impedisce a chi è entrato illegalmente nel Paese con documenti falsi la regolarizzazione amministrativa. Della questione si discusse lungamente all’interno del tribunale supremo federale che ritenne superata la questione perché assorbita dal rifiuto di concedere l’estradizione. Il giudice di Brasilia aveva deciso l’espulsione di Battisti verso la Francia o il Messico, dove questi era vissuto prima di arrivare in Brasile pensando di aggirare in questo modo la decisone sovrana del potere esecutivo di concedere un asilo di fatto. Misura non ritenuta in contraddizione con il rifiuto della estradizione deciso a suo tempo dal presidente della repubblica Ignacio Lula da Silva.
Nel dispositivo, il tribunale regionale federale che ha rimesso in libertà Battisti, istanza superiore a quello locale di Brasilia, riconoscendo il principio dell’habeas corpus, spiega che la decisione presa a suo tempo dal presidente della repubblica può essere sindacata solo da un istituto del medesimo rango costituzionale, come è il tribunale supremo federale, cosa già avvenuta a suo tempo. Non solo, ma il giudice entra nel merito del pronunciamento di nullità del permesso di soggiorno concesso a Battisti rilevando come esso vada contro l’articolo 63 dello Statuto dello Straniero: “non si procederà ad espulsione se questa mette in questione un’estradizione non ammessa dalla legge brasiliana”. Ora, l’estradizione – conclude il magistrato del tribunale regionale federale – non fu ammessa da Lula e cancellata dallo stesso STF, ragion per cui l’espulsione eseguita implicherebbe un’estradizione obliqua, risultando perciò contraria a volontà Lula e STF.
La sentenza, inoltre, ritiene che la messa in esecuzione della eventuale espulsione di Battisti, prim’ancora che si sia pronunciata l’istanza di appello, creerebbe un vulnus poiché susciterebbe una situazione di irreversibilità nel caso in cui la decisione di primo grado venisse smentita in sede di ricorso.
La decisione del fermo amministrativo, come la sentenza che annulla la concessione del permesso di soggiorno pemanente, appaiono sempre più un segnale dello scontro feroce tra potere giudiziario e potere politico, in atto non solo in Brasile ma un po’ in tutta l’America latina, dall’Argentina al Cile, dove si sta vivendo una sorta di stagione che ricorda l’offensiva giudiziaria di “mani pulite”. Una forzatura senza precedenti quella realizzata ieri che rischia però di trasformarsi in boomerang per i nemici di Battisti.
Intanto la notizia del fermo e le voci di una possibile espulsione verso la Francia hanno provocato le prime reazioni, l’ex presidente della repubblica francese Nicolas Sarkozy alla emittente radio Frace info ha dichiarato: «La questione dell’estradizione di Cesare Battisti riguarda anche la società italiana, che deve voltare la pagina di quegli anni terribili».

Sentenza scarcerazione Battisti 1Sentenza battisti 2

Per saperne di più
Caso Battitsi e altre cronache dell’esilio

«Ridacci Battisti e riprenditi i trans». Finisce così il sit in contro Lula

Appena 100 manifestanti sotto l’ambasciata del Brasile a Roma. Quasi tutti militanti di estrema destra. Solo 50 a Milano davanti al consolato. Anche qui solo fascisti. Apena 5 a Firenze. Intanto nuova umiliazione per il ministro Frattini: secondo l’Ue il caso Battisti è «un affare bilaterale tra Italia e Brasile»

Paolo Persichetti
Liberazione
5 gennaio 2011

Attivisti neofascisti protestano sotto l'ambasciata del Brasile a Roma

Non si da pace il ministro degli Esteri Franco Frattini da quando il presidente brasiliano Lula ha negato, nell’ultimo giorno del suo mandato, l’estradizione di Cesare Battisti. Sembra un nuovo Cimabue, quello che una ne pensa e ne sbaglia due. Prima un nuovo ricorso al tribunale supremo brasiliano, poi quando ha capito che l’ipotesi non reggeva ha tirato fuori dal cilindro l’appello al tribunale dell’Aja, per fare cilecca anche qui. Ormai è interminabile la lista degli scivoloni diplomatici, delle brutte figure, delle tirate d’orecchie e dei sonori ceffoni ricevuti dal governo italiano in questa vicenda. L’ultimo incidente si è verificato ieri quando Michael Mann, uno dei portavoce della commissione Ue, ha dovuto precisare che per il diritto internazionale e comunitario il caso Battisti «è una questione essenzialmente bilaterale, non di competenza Ue». Il chiarimento è venuto dopo che la Farnesina aveva fatto circolare la voce di una iniziativa europea per costringere il Brasile a consegnare l’ex militante dei Pac. «E’ il Brasile che deve decidere», punto. Così ha sgomberato ogni dubbio sulla questione l’esponente della commissione. Affermazioni tacciate di «superficialità» da parte del ministero degli Esteri che tuttavia ha dovuto riconoscere la natura «complessa» dell’iniziativa. Affrettato è stato invece l’incontro concesso nella mattinata all’aeroporto milanese di Linate dal premier Silvio Berlusconi ad Alberto Torreggiani. Pochi minuti, il tempo di una foto da utilizzare per la giornata di protesta organizzata sotto l’ambasciata del Brasile a Roma, e di una dichiarazione per le agenzie, «andremo insieme a Bruxelles per una conferenza stampa». Nel pomeriggio si sono tenuti i sit-in di protesta a piazza Navona, dove per un giorno il tradizionale raduno della Befana è stato scacciato dall’arrivo delle tricoteuses. La questura è stata chiamata ad un difficile gioco d’incastro, un autentico rompicapo geometrico per tenere insieme i diversi contestatori di Lula, tutti uniti dall’odio feroce per la persona di Battisti ma divisi su tutto. Un circo Barnum promosso dal movimento della Santaché che sta cercando di lanciare in politica, per racimolare un po’ di voti, Alberto Torregiani, il figlio dell’orefice ucciso per rappresaglia dai Pac per aver a sua volta ammazzato un rapinatore in una pizzeria. Alberto venne ferito durante l’attentato da un proiettile esploso dalla pistola del padre che tentò di reagire all’agguato e da allora è tetraplegico. Davanti all’ambasciata brasiliana saluti romani, tricolori, manifesti che ricordavano Acca Larentia, un radioso Borghezio, slogan del tipo «chi non salta è brasiliano», cartelli con scritto «Lula riprenditi i trans brasiliani e ridacci Battisti». Improvvisamente nei paraggi si è materializzata la preoccupata presenza del senatore Gasparri. Grida di grande astio anche nei confronti di Carla Bruni mentre un manifestante un po’ alterato diceva a chi non lo avesse ancora capito, «so’ nazista e laziale». I pochi esponenti del Pd e Di Pietro sono stati accolti al grido di «buffoni» dai giovani di estrema destra che animavamo la protesta. Silenzio assoluto invece sulla mancata richiesta di estradizione da parte italiana degli agenti della Cia condannati per il rapimento di Abu Omar. Toni simili anche a Milano, in corso Europa, davanti al consolato brasiliano. Un gruppetto di manifestanti raggiunto dal ministro La Russa gridava, «Ridateci Battisti e riprendetevi i travestiti». Insomma contenuti molto qualificati per una giornata che ha ridato vigore all’orgoglio neofascista. Mancava solo la forca esposta in piazza. Il clima era tale che una scritta inneggiante a «Battisti libero» ed alcuni manifesti di Militant hanno suscitato allarme contro una supposta eversione.

Link
Battisti, “Il no di Lula è una decisione giusta”
Battisti: condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione
“Ridacci Battisti e riprenditi i trans”, finisce così il sit-in contro Lula
Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Caso Battisti fabula do ergastolo

Governo italiano so obtem-extradicoes Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

Estradizione di Battisti: «Il no di Lula è una decisione giusta»

Alcune precisazioni su questa intervista apparsa su “la Repubblica”. Purtroppo le poche righe messe a disposizione hanno dato origine ad alcune inesattezze e qualche ambiguità. Fino ad oggi ho passato (tra prigioni italiane e francesi) più di 12 anni della mia vita in carcere, non 6 come alcuni quotidiani di destra hanno immediatamente scritto (in particolare Paolo Granzotto sul “Giornale” del 3 gennaio). 12 anni di pena effettiva corrispondono, per effetto del calcolo della “liberazione anticipata” (per i profani del sistema carcerario vuole dire una sorta di sconto per buona condotta) a 15 anni di pena maturata.
Da 2 anni e mezzo esco ogni mattino dal carcere per andare a lavorare e vi rientro la sera. Questo regime detentivo prende il nome di semilibertà, o se volete anche “semicarcerazione” (come la storia del bicchiere mezzopieno e mezzovuoto). Questa mezza libertà che inizia con le luci del giorno non è una libertà vera ovviamente. Il semilibero si porta il carcere addosso lungo tutta la giornata. Non può andare dove vuole ma solo dove i giudici hanno stabilito. Ha degli orari ben precisi che deve rispettare, è consegnato sul posto di lavoro come in una sorta di arresti lavorativi, a meno che l’attività lavorativa svolta non imponga degli spostamenti, tutti preventivamente segnalati e monitoriati. Terminato il lavoro deve rispettare una fascia di reperibilità che non gli consente alcun altro spostamento. Gli unici spostamenti ammessi sono dal carcere al lavoro, dal lavoro a casa, da casa al ritorno in carcere. Ogni altro eventuale spostamento al di fuori degli orari preventivamente ammessi non è consentito.
Al momento della mia estradizione dalla Francia 3 delle 4 condanne che mi erano state inflitte erano prescritte. In sostanza il decreto di estradizione firmato dal primo ministro francese nel 1995 non era più valido (il testo riportava in calce come condizione che le pene indicate non fossero prescritte). Di norma una nuova procedura avrebbe dovuto essere riaperta per aggiornare la validità della estradizione. In realtà sono stato consegnato alle autorità italiane perché la procura di Bologna cercava in tutti i modi di spostare le indagini sull’attentato Biagi verso quello che chiamava il “santuario francese”, rivelatasi poi un vero e proprio depistaggio. Una richiesta di “individuazione” e una rogatoria internazionale erano state avviate contro di me. Anche qui il trattato che disciplina le estradizioni tra Paesi europei prevedeva l’attivazione di una nuova procedura di estradizione per i nuovi fatti che mi venivano addebitati. Tutto ciò non avvenne mai. Fui consegnato all’alba del 25 agosto 2002 sotto il tunnel del Monte Bianco senza nuova estradizione, senza possibilità di difendermi, anzi senza nemmeno sapere dell’accusa che m’attendeva in Italia. Per oltre due anni e mezzo sono rimasto indagato nell’inchiesta Biagi, all’inizio in modo occulto, poi formalizzato, per essere alla fine prosciolto. Nei 3 anni successivi mi sonso stati sistematicamente negati i permessi a causa degli articoli e di un libro che avevo scritto nel frattempo. Non è affatto vero, come invece ha scritto Giuseppe Cruciani in una specie di lista di proscrizione dal titolo “Gli amici del terrorista. Chi protegge Cesare Battisti”, Sperling & Kupfer 2010, che i detenuti condannati per reati politici possono usufruire dell’indulto di 3 anni concesso dal parlamento nel 2006. I reati aggravati dall’articolo 1 delle legge Cossiga, che sanziona le “finalità di terrorismo e sovversione dell’ordinamento costituzionale”, nonché alcuni dei reati canonici previsti nel capitolo dei delitti contro la personalità interna dello Stato del codice Rocco (banda armata, associazione sovversiva, attentato contro lo Stato) sono stati esclusi dall’applicazione di questo indulto.


Concetto Cecchio
Repubblica
2 gennaio 2011

PERSICHETTI, come valuta la mancata estradizione di Cesare Battisti?
«Mancata estradizione? Giusto rifiuto. Me ne rallegro. Il Brasile si aggiunge alla lunga lista di Paesi che non hanno accolto le richieste dell’Italia: Grecia, Svizzera, Francia, Gran Bretagna, Canada, Argentina, Nicaragua, e non cito il Giappone perché mi ripugna, visto che ha dato la cittadinanza al neofascista Delfo Zorzi».
L’irriducibile Paolo Persichetti, romano, 48 anni, condannato a 19 anni di carcere per la sua partecipazione alle Brigate Rosse della seconda metà degli anni Ottanta- le Br Udcc – è l’unico terrorista che è stato estradato dalla Francia nel 2002. Aveva trascorso undici anni a Parigi, gli ultimi come ricercatore all’Università. Era sospettato, senza saperlo, dell’omicidio Biagi, accusa che poi cadde. Ma qua è rimasto: detenuto per sei anni. Da due anni è semilibero, a Rebibbia. Collabora con il quotidiano Liberazione.

La motivazione di Lula è che tornando in Italia l’incolumità di Battisti sarebbe a rischio. Lei conosce bene le nostre carceri. Non è una motivazione ridicola?
«Guardi che nelle motivazioni si fa soprattutto riferimento all’aggravamento della posizione di Battisti, che finirebbe in un carcere duro nonostante non commetta reati da 30 anni. Nel giudizio dei brasiliani incide poi anche il fatto che nel loro ordinamento non è prevista la pena dell’ergastolo. Soprattutto guardano a quelle vicende con gli occhi della storia, come da tempo dovrebbe fare anche l’Italia. In questo Paese al contrario si vogliono regolare ancora dei conti in termini giudiziari invece che affrontare gli anni di piombo con un atto di chiusura politica».

Ma Battisti non ha scontato un solo giorno di carcere per i quattro omicidi. Le sembra eticamente sostenibile in uno Stato di diritto?
«Ma tra Italia, Francia e Brasile, ha scontato cinque, forse sei anni. Certo, è una piccola parte rispetto all’ergastolo ma di poco inferiore a quella subita dal suo maggiore accusatore, reo confesso di diversi omicidi e premiato con i lauti sconti di pena previsti dalla legislazione speciale antiterrorismo».

C’è di più: Battisti si è sottratto ai processi, fuggendo prima in Messico e poi in Francia.
«Era un suo diritto. Il diritto ammette la possibilità di sottrarsi altrimenti non esisterebbero i trattati internazionali e bilaterali che regolano la disciplina delle estradizioni tra Stati, prevedendo anche la possibilità di offrire protezione. E poi l’Italia ha un presidente del consiglio che si sottrae da anni ai processi partecipando ai summit internazionali senza che ciò crei scandalo. Perché dovrebbe crearlo Battisti».

Le pare che questa è giustizia?
«Cosa vuol dire giustizia? Battisti è sfuggito alle leggi emergenziali di quel decennio. Le faccio notare che quando, nel 2004, le autorità francesi decisero di estradarlo in Italia lo fecero perché il governo italiano promise loro che gli avrebbe rifatto i processi, visto che le condanne erano state comminate in contumacia. Era chiaramente una promessa di marinaio…»

Infatti Battisti preferì scappare di nuovo, in Brasile. E le vittime aspettano da 30 anni: provi a mettersi nei loro panni.
«Lo faccio spesso. Ho incontrato Sabina Rossa per un’intervista ed è stata un incontro doloroso, difficilissimo, avevo paura di sbagliare un solo aggettivo. Dopodiché non credo che la presenza in carcere di Battisti risarcisca i parenti dal loro dolore. Insisto: questo Paese non sa rielaborare il proprio passato, lo strumentalizza continuamente. Risultato: la piaga rimane sempre aperta».

Che ricordo ha di Battisti?
«L’ho incrociato spesso in Francia, anche se avevamo giri diversi. Un personaggio simpatico, guascone, che viene da una famiglia proletaria. Ho conosciuto anche i suoi famigliari, persone oneste che si sono sempre ammazzate di fatica. Cesare era un ragazzo ribelle, che poi ha politicizzato la sua ribellione, come tanti di quella generazione. In ogni caso una estradizione non si decide sulla base della simpatia o antipatia (reale o costruita dai media). Per questo l’Italia perde sempre».

Link
“Ridacci Battisti e riprenditi i trans”, finisce così il sit-in contro Lula
Battisti: condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione
Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata

Esilio e castigo, retroscena di una estradizione-1
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto
La polizia del pensiero – Alain Brossat
Kafka e il magistrato di sorveglianza di viterbo
Vedi Paolo…
Erri De Luca, la fiamma fredda del rancore
Il Patto dei bravi


Caso Battisti: il presidente del Stf brasiliano Cesar Peluzo pronto ad impugnare il no alla estradizione del Presidente Lula

Scontro instituzionale ai vertici della repubblica federale del Brasile. L’avvocatura generale dello Stato rende noto il suo parere contrario alla estradizione di Cesare Battisti e sostiene che il trattato di estradizione tra Brasile e Italia consente al presidente Lula di assicurare l’asilo politico a Battisti, indipendentemente dalla decisione della Corte suprema che si era pronunciata in favore della estradizione, a patto che la pena dell’ergastolo fosse commutata ad una pena non superiore ai 30 anni di reclusione (cosa che l’Italia non ha mai fatto). Per tutta risposta Cesar Peluzo, presidente del Supremo tribunale federale, si è detto pronto ad impugnare la decisione del presidente della repubblica se questa fosse contraria alla estradizione di Cesare Battisti per valutarne la conformità con il trattato bilaterale di estradizione tra Brasile e Italia. Il presidente del Stf sarebbe intenzionato a sollevare un conflitto di attribuzione dei poteri di decisione finale con la presidenza della repubblica. Fatto senza precedenti. Sarebbe questo il retroscena che spiegherebbe le ragioni dell’incontro tenutosi oggi pomeriggio, ore 15 brasiliane (18 italiane) tra Lula e Peluzo e l’avvocato generale dell’Unione, Luiz Inacio Adams, e il ministro della Giustizia Luis Paulo Barreto. Incontro che secondo le ultime indiscrezioni farebbe slittare a domani l’annuncio ufficiale della decisione di Lula.


Link
Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Caso Battisti fabula do ergastolo

Governo italiano so obtem-extradicoes

Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti
Cesare Battisti, un capro espiatorio

Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti
Brasile: niente asilo politico per Cesare Battisti
Il Brasile respinge la richiesta d’estradizione di Battisti, l’anomalia è tutta italiana
Scontro tra Italia e Brasile per l’asilo politico concesso a Battisti

Tarso Gendro: “L’Italia è chiusa ancora negli anni di piombo”
Crisi diplomatica tra Italia e Brasile per il caso Battisti richiamato l’ambasciatore Valensise
Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
Testo integrale della lettera di Lula a Napolitano
Caso Battisti: una guerra di pollaio
Dove vuole arrivare la coppia Battisti-Vargas?
Risposta a Fred Vargas
Corriere della Sera: la coppia Battisti Vargas e la guerra di pollaio

Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu
La fine dell’asilo politico
Vendetta giudiziaria o soluzione politica?

Cesare Battisti: la decisione finale resta nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del Tsf
Battisti è il mostro, impiccatelo
Caso Battisti: parla Tarso Genro, “Anni 70 in Italia, giustizia d’eccezione non fascismo”
Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Caso Battisti: voto fermo al 4 a 4. Udienza sospesa
Caso Battisti, Toffoli non vota
Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata

Cesare Battisti: la decisione finale nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del Tribunale supremo, Gilmar Mendes

Dopo la notte di odio, gli invasati della vendetta e le tricoteuses che siedono sugli scranni del Parlamento e nelle redazioni dei giornali e delle televisioni costretti a guardare la realtà.
La decisione sull’estradizione di Battisti resta nelle mani del presidente della Repubblica Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del Tribunale supremo, Gilmar Mendes

Paolo Persichetti
Liberazione 20 novembre 2009

Montecitorio, l'aula delle tricoteuses

Cesare Battisti è ancora in Brasile e l’intricata vicenda della sua estradizione è ben lontana dall’essere conclusa. Cessata la danza macabra dei festeggiamenti seguiti all’annuncio del via libera all’estradizione concesso mercoledì sera, anche se di stretta misura (5 contro 4), dal Supremo tribunale federale brasiliano, diradati i fumi dell’odio, seccata la schiuma del rancore, il risveglio per le tante tricoteuses che siedono sugli scranni del Parlamento o nelle redazioni dei giornali e delle televisioni è stato mesto e sbiascicato. Dopo la sbornia il ritorno alla realtà ha infranto il miserabaile sogno della vendetta. Il sabba della sera prima è apparso in tutta la sua fallace illusione, effetto sugestivo, stato di trans della coscienza provocato dall’acido lisergico del livore. L’applauso che ha interrotto i lavori parlamentari all’annuncio del voto favorevole all’estradizione, le centinaia di lanci d’agenzia che riportavano slavine di dichiarazioni avventate e invasate manifestazioni di vittoria, tutto è finito in fumo, svanito come una nube tossica di menzogne, ricordo confuso di una serata di follia. Tanto rumore per nulla. Il golpe giudiziario tentato dal presidente del tribunale supremo federale del Brasile, Gilmar Mendes, non è riuscito. Dopo aver fatto pesare con il proprio voto, ampiamente scontato da mesi, la bilancia contro la concessione dell’asilo politico a Battisti, Mendes aveva puntato tutto sul furto della decisione finale dalle mani del presidente della Repubblica Lula, in barba a tutta la tradizione giuridica internazionale. Tentativo eversivo di modificare unilateralmente l’equilibrio dei poteri previsto nella costituzione. Ma la bilancia del voto si è ribaltata grazie al cambio di fronte del giudice Ayres Britto, che ha permesso alla corte (con un 5 a 4 capovolto) di rispettare il dettato costituzionale. Il capo dello Stato non è un notaio, un passacarte che sigla col suo nome sentenze altrui. Il potere di firma indica una capacità di valutazione qualificata e autonoma. Ora l’argomento della “politicità” dei reati ascritti a Battisti non potrà più essere utilizzato per giustificare il rifiuto della sua estradizione, perché censurato dalla corte, anche se nella dichiarazione di voto Mendes ha ammesso, contraddicendosi, la natura politica di buona parte delle incriminazioni. Lula dovrà fondare l’eventuale rifiuto di consegnarlo all’Italia con altre giustificazioni giuridiche, che tuttavia non mancano nella lunga lista di violazioni, abusi, norme in deroga presenti nel dossier. Non ultimo il fatto che Battisti non avrà diritto ad un nuovo processo, come invece era stato promesso alla Francia pur di estradarlo. Mendes ha sostenuto che la responsabilità diretta o morale negli omicidi contestati a Battisti è priva di politicità perché questi sono stati commessi in azioni individuali, estranei a contesti di piazza, a manifestazioni pubbliche. Ma seguendo questo ragionamento estemporaneo, solo i linciaggi sarebbero politici mentre tutti i tirannicidi della storia rimarrebbero volgari omicidi a carattere privato. E’ con questi fragili argomenti che il Stf ha negato la natura politica dei reati attribuita nelle sentenze dalla stessa magistratura italiana. Come riportava ieri il quotidiano brasiliano O Globo, l’esecutivo sta valutando la possibilità di mantenere Battisti in Brasile utilizzando altre formule legali. «Nessuno, nel governo, crede che Battisti debba tornare in Italia», sostiene una fonte vicina al presidente. Per farlo, Lula ha dalla sua le clausole d’eccezione presenti nel trattato bilaterale, che gli consentono di bloccare anche un processo di estradizione avallato dal massimo potere giudiziario. Ma forse non avrà nemmeno bisogno di farlo, se l’Italia non si dimostrerà in grado di adempiere alla condizione posta dal Stf per concedere l’estradizione: commutare l’ergastolo ad una pena non superiore ai 30 anni.

Link
Battisti è il mostro, impiccatelo
Caso Battisti: parla Tarso Genro, “Anni 70 in Italia, giustizia d’eccezione non fascismo”
Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Caso Battisti: voto fermo al 4 a 4. Udienza sospesa
Caso Battisti, Toffoli non vota
Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata

Battisti, è il mostro: impiccatelo!

Mondo politico unanime. C’è uno da linciare, dài che troviamo dei valori comuni!

Piero Sansonetti
Gli Altri venerdì 20 novembre 2009

È spaventoso il riflesso condizionato, la reazione di massa che hanno accolto la sentenza contro Cesare Battisti, scrittore italofrancese accusato e condannato in contumacia per fatti di terrorismo dei primi anni ottanta. Neanche una sfumatura, neanche un distinguo, un dubbio: tutti – tutti, tutti, tutti – hanno esultato e dichiarato giornata di gioia il 18 novembre, e cioè il giorno nel quale la Corte brasiliana – con un solo voto di maggioranza – ha deciso di rispedire Battisti in Italia perché sconti 30 anni di carcere. In Parlamento, quando è arrivata la notizia, c’è stato un grande applauso bipartisan (il primo dal 2002, quando Papa Wojtyla venne in visita a Montecitorio… e pensare che venne a Montecitorio a chiedere l’amnistia!). Le dichiarazione dei leader politici di centrodestra e centrosinistra sono entusiaste e patriottiche.

Programma bipartizan: la forca

I giornali seguono l’onda. Il più giubilante, naturalmente, è Il Fatto (titolo: “La giustizia brasiliana ha detto sì…speriamo che sconti presto la sua pena in Italia”, più punto esclamativo); molto simili i titoli di Giornale e Libero (finalmente questi tre quotidiani si sono trovati su una posizione praticamente identica); “E’ arrivato il momento di pagare”, dice Libero; “Ora niente scherzi”, Il Giornale. Felice, naturalmente anche Repubblica, seppure in modo un po’ più composto, e abbastanza contenti anche giornali, in genere un po’ meno forcaioli, come Stampa e Corriere della Sera. L’impressione è che il paese abbia finalmente trovato un obiettivo “unico” che tenga insieme tutti i forcaiolismi. Quelli berlusconiani e quelli antiberlusconiani. E che nel rogo per Cesare Battisti trovi un sollievo per le proprie ansie, un armistizio per la lunghissima guerra di fazioni. In fondo, questo si sapeva, nessuna delle due fazioni è liberale. Non lo è la destra, fortemente condizionata dalla cultura qualunquista della Lega e delle sue ampie componenti reazionarie; non lo è la sinistra, trascinata al giustizialismo e all´ultralegalitarismo dall´influenza abnorme, sul suo pensiero, acquisito negli ultimi 15 anni dalla magistratura (diciamo dalla parte più giacobina della magistratura) e dai cosiddetti “Girotondi” (Travaglio e zone circostanti). E siccome le cose stanno così, e sul piano della difesa dello Stato di diritto le differenze tra i due schieramenti sono esilissime, e cangianti (a seconda delle immediate conseguenze politiche) era logico che un caso complesso e delicato come il caso-Battisti avrebbe acceso la fiamma del linciaggio, unificando i due schieramenti, unificando i due populismi, e unificando anche la “base” con il ceto politico.
In questo clima è persino difficile cercare di prender le difese dello scrittore. Mi è capitato l’altra sera di trovarmi in una puntata di “Porta a Porta” a sostenere le mie posizioni (cioè quelle, moderatissime, di liberale garantista) contro il muro compatto (per fortuna abbastanza gentile) degli altri dieci ospiti e dello stesso conduttore (che però ha il merito, non certo comune a tutti gli altri conduttori, di ospitare nella sua trasmissione anche le posizioni assolutamente minoritarie come era la mia).
E a “Porta a Porta” – lo confesserò – mi sono sentito persino intimidito. Mi pareva di esagerare quando dicevo che non si può condannare una persona a due ergastoli sulla base delle dichiarazioni – discutibilissime – di un solo pentito, e senza che nemmeno un avvocato di fiducia abbia avuto la possibilità di difendere l’imputato.
Il caso Battisti è un caso clamoroso di negazione dello stato di diritto. È una sentenza sì e no indiziaria. E avrebbe dovuto suscitare una grande protesta, qui in Italia, come in parte è successo in Francia. Il fatto che niente di questo sia avvenuto, la dice lunga su cosa è rimasto, qui da noi, della cultura del diritto, delle garanzie, della tolleranza. Niente, niente è rimasto. Cenere. Sarà facile, secondo voi, su questa cenere, cercare di ricostruire una sinistra, o comunque una struttura liberale della società? Eppure io mi ricordo che di questa sinistra, qualche anno fa, erano padri personaggi come Terracini, Lombardo Radice, Vassalli, Malagugini, Luporini. Ve li ricordate? temo di no.
Per quel che riguarda la sorte personale di Battisti, le speranze, non tantissime, restano nelle mai del presidente Lula. Starà a lui decidere se dare il via libera alla decisione della Corte, o invece se fermarne l´esecuzione, per motivi politici (intravvedendo i termini, non difficili da scorgere, di una persecuzione politica) oppure per motivi umanitari (dato che lo sciopero della fame, iniziato dall´imputato, mette a rischio la sua sopravvivenza). Non ci resta che sperare. Ed esprimere solidarietà all’antipatico Battisti (augurandoci che questo sacrilegio non ci scosti una maledizione generale).

Link
Battisti: la decisione finale nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del tribunale supremo Gilmar Mendes
Caso Battisti: parla Tarso Genro, “Anni 70 in Italia, giustizia d’eccezione non fascismo”
Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Caso Battisti: voto fermo al 4 a 4. Udienza sospesa
Caso Battisti, Toffoli non vota
Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata