La richiesta di una verità ancora mancante è stata una delle giustificazioni più richiamate nell’orgia di commenti che hanno accompagnato la notizia della retata degli esuli degli anni 70 a Parigi. Tra le voci più autorevoli si è distinta quella del nuovo ministro della Giustizia Marta Cartabia, accompagnata da numerosi esponenti del partito delle vittime. La pagina storica degli anni 70 non può ancora essere chiusa – sostengono questi nuovi soldati della verità – senza che prima non sia fatta chiarezza sui fatti della lotta armata. Di pari passo questo accertamento della verità non può essere separato dalla esecuzione della pena, unico modo – par di comprendere – per arrivare alla verità. Affermazione dalla portata inquietante: ritenere che la verità sia ontologicamente legata alla punizione apre scenari totalitari che non sembrano tuttavia aver creato allarme. Chi chiede verità in questo modo non sta promuovendo un percorso di conoscenza ma semplicemente una conferma, per giunta autoritaria, del proprio pregiudizio. Una verità precostituita a cui i colpevoli dovrebbero adeguarsi. L’esatto contrario della verità storica che invece è un processo libero da condizionamenti, dove si scava alla ricerca di fonti nuove e si rielaborano e si confrontano nello spazio pubblico quelle note. Quello che invece viene proposto dalle milizie della verità punitiva è un mercato della verità, il mercato delle verità contrapposte, verità che cambiano col cambiar delle maggioranze e dei colori politici.La cosa più assurda è vedere la massima autorità della Giustizia promuovere la richiesta di estradizioni, per giunta utilizzando tutti i sotterfugi possibili per aggirare le prescrizioni lì dove l’inesorabile decorso del tempo le ha già sancite (vedi l’invenzione della delinquenza abituale), sulla base di sentenze che ricostruiscono una verità giudiziaria con pesanti conseguenze penali, e subito dopo sentir dire che quei colpevoli devono ancora dire la verità, una verità che dunque non può che essere diversa da quanto sancito nelle sentenze. Ma se così stanno le cose, che legittimità hanno delle richieste di estradizione fondate su sentenze che non dicono il vero? In carcere, dopo la mia estradizione, rivolsi la stessa domanda al magistrato di sorveglianza che erigendosi a quarto grado di giudizio mi chiedeva la verità, altrimenti si sarebbe sempre opposta alla concessione di qualsiasi misura alternativa. «Se lei mi fa questa domanda – risposi – vorrei sapere in base a quale verità giudiziaria sono stato condannato?». Sembrava una di quelle pagine di Lewis Carrol in Alice e il paese delle meraviglie, «prima la condanna poi l’accertamento dei fatti». Ovviamente finì nel peggiore dei modi. Chi dice che ci sono ancora misteri abbia almeno la coerenza di pretendere l’annullamento delle vecchie condanne e dei vecchi processi. Non può al tempo stesso chiedere una nuova verità e confermare quelle vecchie colpe.
L’appel contre les extraditions des réfugiés italiens signé par des personnalités du monde de la culture française
Libération, 29 avril 2021
Monsieur le Président, C’est par la volonté d’un président de la République, François Mitterrand, que des militants d’extrême gauche italiens engagés dans la violence politique durant les années 70 ont été accueillis dans notre pays à la condition expresse d’abandonner toute activité illégale. Peut-être n’auriez-vous pas vous-même pris cette décision. Mais le contexte était différent, la «stratégie de la tension» encore vivace, les juristes français souvent perplexes quant aux «lois spéciales» qui régissaient les procédures italiennes. Et quoi qu’on pense de cet héritage, vous conviendrez qu’on ne peut remonter le cours du temps ni changer les événements du passé. Il y a maintenant quarante ans, plusieurs dizaines de personnes sont sorties de la clandestinité, ont déposé les armes, ont vu leurs dossiers examinés par les plus hautes autorités des services de renseignements, de police et de justice françaises : leur séjour en France a été accepté, puis officialisé par la délivrance de cartes de séjour. Certaines se sont mariées, créant ainsi des couples binationaux, beaucoup ont eu des enfants qui sont aujourd’hui citoyens français, parfois des petits-enfants, eux aussi français. Elles ont contribué à la richesse nationale par leur travail pendant plusieurs décennies, certaines étaient même employées par l’Etat français. Toutes ont respecté leur engagement de renoncer à la violence. Alors que ces personnes ont aujourd’hui entre 65 et 80 ans, qu’elles ont des problèmes de leur âge, problèmes de santé, de dépendance, de vieillissement, certains en Italie s’en servent comme de commodes épouvantails pour des objectifs de politique intérieure qui ne nous concernent pas. Leur campagne équivaut à accuser des dizaines de fonctionnaires de nos services administratifs, à accuser police, justice, administration de la République française d’avoir, quarante années durant, protégé des assassins.
C’est faire preuve d’un relativisme Faisant comme si le temps s’était arrêté il y a un demi-siècle, certains feignent de croire que ces personnes étaient restées figées dans un éternel présent, alors que la France et l’expérience douloureuse de l’exil loin du pays natal leur ont permis au contraire d’avancer sur le chemin de la vie, de devenir d’autres personnes. Pour la France, c’était faire confiance à l’être humain, en ses capacités de transformation et de progrès, et cette confiance a été honorée. En août 2019, à l’instigation de monsieur Salvini, l’Italie a ratifié la convention européenne relative à l’extradition entre Etats membres de l’Union européenne, ce qu’elle se gardait de faire depuis 1996. Cette initiative avait pour seul objectif d’annuler les décisions françaises afférentes à ces personnes. Selon nos règles de droit, en effet, les dossiers en question sont tous prescrits et ne sauraient donner lieu à des extraditions quarante, voire cinquante ans après les faits. Rappelons qu’en France, seuls les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles. Mettre un signe égal entre telle affaire d’homicide et un génocide, assimiler des personnes accueillies par la République française à des nazis cachés par quelque dictature du Proche-Orient, c’est faire preuve d’un relativisme qui ne pourra que réjouir les cercles négationnistes et leurs amis d’extrême droite.
Mécanismes fondamentaux de la justice Monsieur le Président, le souci de prendre davantage en compte le point de vue de nos partenaires européens ne saurait mener au confusionnisme historique et à l’abandon des mécanismes fondamentaux de la justice. Dans l’Orestie d’Eschyle, un meurtrier erre en exil, pourchassé par les déesses de la vengeance, qui réclament réparation au nom de la victime. Mais Oreste dit cette chose curieuse : «Je ne suis plus un suppliant aux mains impures : ma souillure s’est émoussée. Elle s’est usée au contact des hommes qui m’ont reçu dans leurs maisons ou que j’ai rencontrés sur les routes.» Comme si le temps, l’exil, le commerce des hommes avaient un pouvoir purificateur, et qu’Oreste ne se réduisait plus à celui qui fit cette chose, terrible entre toutes : tuer sa mère. A la fin de la pièce, Athéna, déesse protectrice de la Cité, prend une décision qui s’apparente davantage à une amnistie qu’à un acquittement. Les Erinyes, invitées à habiter Athènes, comme pour réaffirmer le respect des victimes, acceptent la fondation du tribunal de l’Aréopage, la fondation du droit moderne. Le cycle de la vengeance est achevé, vient celui de la justice. Cette fable, fondatrice de notre culture européenne commune, comment se peut-il qu’on l’oublie si souvent ? La vengeance est de nouveau à l’ordre du jour. La souillure qui ne s’efface jamais, qui réduit le criminel à son crime, toujours présent, jamais passé, est un outil pour manipuler l’opinion et troubler les consciences. Et l’extrême droite italienne, responsable des deux tiers des morts de ce qu’on appelle les «années de plomb» et qui ose parler au nom des victimes, ne pourrait que se féliciter de cette entreprise. Monsieur le Président, il faudrait sans doute Athéna pour convaincre le Parlement italien de voter la loi d’amnistie espérée depuis si longtemps, et qui permettrait à la société italienne de tourner la page et de regarder vers l’avenir. Mais vous avez toute latitude pour tenir l’engagement de la France vis-à-vis des exilés italiens, de leurs enfants, de leurs familles françaises. La décision de les extrader ne saurait être une question technique. Il s’agit d’une question politique qui dépend de vous. Voulez-vous faire ce qu’aurait fait à votre place un représentant du Rassemblement national ? Nous voulons croire que vous voudrez plutôt rappeler que la raison et l’humanisme sont au fondement de nos démocraties, qu’il n’est pas bon d’ajouter inutilement du malheur au malheur, et peut-être citer à vos interlocuteurs transalpins ce vers qu’Eschyle jadis mettait dans la bouche d’Athéna : «Tu veux passer pour juste plutôt qu’agir avec justice.»
Signataires : Agnès b., Jean-Christophe Bailly, Charles Berling, Irène Bonnaud, Nicolas Bouchaud, Valeria Bruni-Tedeschi, Olivier Cadiot, Sylvain Creuzevault, Georges Didi-Huberman, Valérie Dréville, Annie Ernaux, Costa-Gavras, Jean-Luc Godard, Alain Guiraudie, Célia Houdart, Matthias Langhoff, Edouard Louis, Philippe Mangeot, Maguy Marin, Gérard Mordillat, Stanislas Nordey, Olivier Neveux, Yves Pagès, Hervé Pierre, Ernest Pignon-Ernest, Denis Podalydès, Adeline Rosenstein, Jean-François Sivadier, Eric Vuillard, Sophie Wahnich, Martin Winckler
“Questo Paese appena cinque anni dopo la guerra ha dato amnistia e indulto a membri delle bande di fascisti che torturavano. E vogliamo parlare dell’armadio della vergogna? Sembra che solo i reati degli anni ’70 siano imprescrittibili, perché i protagonisti di quegli anni sono i vinti della storia”. A parlare all’Adnkronos è Paolo Persichetti, negli anni ’80 nelle Brigate Rosse-Unione dei Comunisti, primo (e unico, al momento) ex terrorista estradato in Italia dalla Francia, che, commentando gli arresti di oggi, sottolinea: “La messa in discussione dello Stato, il crimine rivoluzionario, è quello che non perdonano, anche se quella rivoluzione è fallita e tutti lo sanno, dunque non c’è nemmeno un pericolo di ‘memoria’”.
“L”esilio’ – dice Persichetti, parlando di una esperienza che ha vissuto in prima persona – non dico che è una forma di pena ma è certamente un percorso di difficoltà, di sofferenza: vivi senza permessi, senza lavoro, non è che sei lì a fare la bella vita, anche se poi magari la propaganda ti dipinge a mangiare ostriche e champagne. In Francia non ho mai avuto assistenza medica, non avevo i soldi per fare nulla, quando vivi sans papier è così”. E tuttavia, racconta l’ex terrorista parlando dei fuoriusciti, “quelle persone anche restando lì sono riuscite a dare un valore aggiunto alla loro vita. Roberta Cappelli, ad esempio, lavora da tanti anni come educatrice in una scuola per bimbi disabili: era un architetto, si è riconvertita, ha acquisito nuove competenze ed è diventata una riabilitatrice, una figura fondamentale per tante mamme con figli in difficoltà. Marina Petrella, invece, ha un’associazione che fa un lavoro sociale enorme, si occupa di anziani e persone in difficoltà, fa attività di sostegno sul territorio”. “Che senso ha ora distruggere tutto ciò? La pena deve avere una funzione socializzante, riabilitativa. E in qualche modo l”esilio’ ha avuto lo stesso effetto – sottolinea Persichetti, oggi ricercatore storico -: è stata la prova di un’alternativa possibile alla pena, alla sanzione e alla repressione, e una prova vincente. Il problema è che questo dimostra l’inutilità del sistema sanzione e del sistema giustizia come lo concepiamo. Ecco allora che dopo 40 anni lo Stato riafferma un potere su persone di 65 anni e più, che minimo dovranno fare 10 anni di carcere per avere benefici. Che senso ha? Il rapporto tra il tempo e la giustizia non può essere infinito”.
Arrestato a Milano il 4 aprile del 1981, dopo una trappola tesa in realtà ad Enrico Fenzi da un ex detenuto divenuto informatore della polizia, Mario Moretti, 75 anni compiuti il 16 gennaio 2021, ha raggiunto il suo quarantesimo anno di esecuzione pena. E’ l’unico membro del nucleo storico e del comitato esecutivo delle Brigate rosse ad essere ancora in carcere, in regime di semilibertà, misura ottenuta nel 1997 e che ha visto in questi anni chiusure, riaperture, restrizioni. Una circostanza che da sola dovrebbe fare giustizia dell’accusa che da più parti gli viene mossa di essere stato un infiltrato all’interno delle Brigate rosse. Nel corso dei decenni trascorsi è stata costruita sulla sua persona una leggenda nera che lo rappresenta come una figura ambigua, un doppiogiochista che ha operato per conto di imprecisati Servizi segreti la cui nazionalità, o campo di appartenenza, varia di volta in volta secondo le opinioni e gli schieramenti dei suoi accusatori. Nonostante la presenza di una ricca pubblicistica e filmografia che lo rappresenta in questo modo, prove anche minime di queste affermazioni non ne esistono. Ma in questi casi non servono, basta il brusio di fondo, il gioco di specchi e di echi reciproci dove il rimbalzo delle parole dell’uno e dell’altro diventa fonte del vero. Una macchina del fango a cui basta inchiodare la persona al sospetto, all’illazione, alla congettura.
Le diffamazioni del «Mega» A puntare il dito contro di lui, trasformando la dialettica politica, la diversità di punti vista sul modo di fare la lotta armata in attacchi alla purezza e integrità politica personale, sono stati all’inizio due suoi ex compagni. Alberto Franceschini e Giorgio Semeria, membri del nucleo storico delle Br, con grande disinvoltura gli attribuirono la responsabilità dei loro arresti chiedendo agli altri membri dell’Esecutivo esterno di aprire un’inchiesta nei suoi confronti. Indagine che venne svolta con molta discrezione da Lauro Azzolini e Franco Bonisoli, i quali coinvolsero Rocco Micaletto e Raffaele Fiore1. L’accurata verifica appurò l’infondatezza dei sospetti. I due dirigenti reggiani delle Br risposero che nulla di irregolare era emerso sulla condotta di Moretti. Ma la cosa non finì lì, il sospetto, divenuto un rovello ossessivo fino a sfociare in un delirio paranoico, lavorò nella testa di Franceschini e Semeria: durante la stagione delle torture e dei pestaggi praticati dalle forze di polizia sui militanti appena catturati, i due decretarono la caccia ai «traditori» ai quali erano state estorte dichiarazioni con l’uso della forza. In un clima di caccia alle streghe, dove le divergenze d’opinione, una diversa linea politica, il mancato allineamento alle tesi del «Mega», soprannome con cui Franceschini amava farsi chiamare con deferenza nelle carceri speciali, veniva immediatamente tacciata di «resa» al nemico, «tradimento» e «infamità», un piano inclinato che portò Semeria a macchiarsi dell’omicidio di Giorgio Soldati. Proveniente da Prima Linea, gruppo ormai in dissoluzione, il 12 novembre 1981 Soldati venne catturato insieme a Nando Della Corte all’interno della stazione centrale di Milano dopo un conflitto a fuoco nel quale trovò la morte un poliziotto. I due stavano allacciando rapporti con il Partito Guerriglia, formazione distaccatasi dalle Br e che dal carcere Franceschini e Semeria avevano sponsorizzato per sabotare la gestione politica delle Br incarnata proprio da Moretti. In questura, dopo un interrogatorio violento, Della Corte cominciò a collaborare, mentre a Soldati vennero estorte solo delle dichiarazioni. Giunto nel carcere di Cuneo, Franceschini e Semeria lo processarono. Abbagliati da un’allucinatoria fuga dalla realtà ritenevano che le ammissioni rese non erano parole estorte con la forza ma la prova di una resa politica, un segno di imborghesimento, un tradimento della causa.
L’arrivo del bugiardo di Stato Terminati gli anni del furore purificatorio e clamorosamente sconfitta, tra pentimenti e torture, l’esperienza del Partito Guerriglia su cui avevano scommesso tutte le loro carte, Franceschini e Semeria si avviarono sulla strada della dissociazione. Questa nuova postura tuttavia non ha modificato il loro male di vivere, l’impasto di risentimento e frustrazione che li ha spinti, nel più classico dei transfert, ad esportare sugli altri responsabilità e fallimenti personali. Ne approfittarono per acquisire vantaggi premiali in cambio di una narrazione della loro esperienza militante subordinata agli interessi di apparati politici che fuori dal carcere li accolsero a braccia aperte. Alle abituali sentenze di morte sostituirono l’arma raffinata della diffamazione che trovava nel senatore Sergio Flamigni (Pci-Pds e successivi) un abile divulgatore. Più volte membro delle diverse commissioni parlamentari che hanno indagato sulla vicenda Moro, Il suo volume, La sfinge delle Brigate rosse. Delitti, segreti e bugie del capo terrorista Mario Moretti, scritto per le edizioni Kaos nel 2004, raccoglie, rielabora e amplifica sotto forma di biografia nera le congetture di Franceschini contro Moretti. Quella di Flamigni è un’ossessione dichiarata, un «fatto personale», come scrive in appendice al suo volume, ma anche redditizia sul piano della notorietà e della carriera politico-parlamentare, con relativi benefit annessi. Pierluigi Zuffada, un brigatista della prima ora, formatosi all’interno della Sit-Siemens, spiega così il ritorno all’ovile di Franceschini: «Grazie al Pci di allora ha trovato una collocazione sociale e lavorativa in seguito alla sua dissociazione. Ma per portare acqua al suo mulino, Franceschini sa bene che doveva dare qualcosa in più. E il “qualcosa in più” fa parte proprio della sua personalità: lui si considerava il più intelligente e … il più furbo, proprio così. E conoscendo i suoi polli, sapendo che la sola dissociazione non era poi la carta definitiva da giocare, ecco che trova la via maestra da percorrere tutta, insieme a Flamigni e soci: grazie alla veste politica e culturale del “redento”, inizia a suggerire argomenti che sicuramente avrebbero fatto presa nei suoi interlocutori, a rafforzare cioè la ricerca e di chi sta dietro alle “sedicenti”, o “cosidette” Brigate Rosse. La risposta per Franceschini è semplice: ma sicuramente Moretti. Poiché è difficile sostenere che Moretti sia al servizio del Kgb o della Cia, Franceschini insistere su una presunta ambiguità del “capo”, lasciando poi ai suoi interlocutori/padroni il compito di ricamarci a dovere, cosa di cui sono veramente abili»2.
Il percorso politico-sindacale di Moretti Nato a porto San Giorgio nelle Marche, orfano minorenne di padre in una famiglia con altri tre figli e una madre in difficoltà per crescerli, Moretti frequenta un convitto di salesiani a Fermo dove termina gli studi per raggiungere Milano grazie all’interessamento della marchesa Casati, sollecitata da una sua zia che aveva una portineria in un palazzo milanese della nobildonna. Questa vita di provincia è dipinta da Flamigni con toni foschi, Moretti viene descritto come un predestinato, un giovane «di destra» cresciuto in un «humus clericale» che dovrà infiltrare la sinistra (sic!), solo perché arriva alla politica e alla militanza rivoluzionaria a 22 anni, nella Milano del 1968-69, come tanti suoi coetanei. Anche il passaggio all’università Cattolica, l’unica che consentiva in quegli anni di frequentare corsi serali ad uno studente lavoratore come Moretti, che con il suo stipendio sostiene l’anziana madre e i tre fratelli, diviene la prova della sua ambiguità culturale, anche se in quella università con l’occupazione del novembre 1967 si manifestò uno degli eventi anticipatori della rivolta del 1968. In quella stessa università fece i suoi studi anche Nilde Jotti, ma a quanto pare per lei la regola di Flamigni non vale. Nemmeno la formazione politico-sindacale all’interno della Sit-Siemens, azienda che impiegava alla catena di montaggio tecnici diplomati come il giovane Moretti, placa il pregiudizio di Flamigni3. Anche il ruolo d’avanguardia nelle lotte all’interno della fabbrica, insieme a Gaio Di Silvestro e Ivano Prati, e che porta alla nascita del Gruppo di studio impiegati, contemporaneo alla formazione del primo Cub Pirelli, che poi si trasformerà nel Gruppo di studio operai-impiegati, «esperimento – racconterà lo stesso Moretti – di organizzazione autonoma dei lavoratori in fabbrica, tra il sindacato e la politica, tra la critica al modo di produzione capitalistico e il sogno di una progettualità democratica, rivoluzionaria»4, è per Flamigni motivo di maldicenza, ottusa dimostrazione della inadeguatezza culturale di un funzionario del Pci di fronte a quel che avveniva nelle fabbriche di quegli anni.
Gli arresti di Pinerolo Ispirato dalle accuse di Franceschini, Flamigni rincara la dose attribuendo a Moretti responsabilità dirette nel primo arresto di Curcio e dello stesso Franceschini 5. Ma a smentire i due sono le stesse parole di Curcio e quelle di Pierluigi Zuffada. Alberto Franceschini sa perfettamente di essere il primo responsabile della propria cattura. Non doveva trovarsi a Pinerolo con Curcio e Moretti nemmeno sapeva della sua presenza all’appuntamento con “Frate Mitra”, glielo dirà Mara Cagol dopo il disperato tentativo di intercettare i due lungo la strada per Pinerolo. I tre si erano visti a Parma il sabato 7 settembre 1974, dove c’era un appartamento in cui si tenevano gli incontri del «Nazionale». Era definita così, in quella fase in cui non esisteva ancora un Esecutivo formalizzato, la sede di coordinamento tra le varie colonne. A Milano operava Moretti, a Torino Margherita Cagol e Curcio, Franceschini era sceso a Roma con altri membri del gruppo, Bonavita e Pelli. Terminata la riunione nel tardo pomeriggio, Moretti rientra a Milano. Sa che Curcio il giorno successivo dovrà rivedere per la terza volta Girotto a Pinerolo. Lo raggiungerà direttamente da Parma dove resterà a dormire mentre Franceschini sarebbe rientrato a Roma. In realtà, mutando i programmi stabiliti, Franceschini non va a Roma ma accompagna Curcio a Torino. I due poi la domenica partono per Pinerolo. Il venerdì sera era arrivata una telefonata ad Enrico Levati, un medico del gruppo di Borgomanero, vicino Novara, che aveva contatti periferici con le Br. Nella telefonata un anonimo diceva che la domenica successiva Renato Curcio sarebbe stato arrestato all’appuntamento con Girotto. Levati raggiunse Milano ma ebbe grosse difficoltà per riuscire a trovare il contatto giusto negli ambienti delle fabbriche milanesi e far pervenire l’informazione. Quando questa arrivò alle Br, Moretti aveva già lasciato Milano per Parma. Al suo rientro trovò ad attenderlo con la notizia Attilio Casaletti, membro della colonna milanese. Sicuro di trovare ancora Curcio, Moretti fece ritorno a Parma dove arrivò intorno alle 22 insieme a Casaletti, ma non trovò nessuno nella base. A questo punto, racconta Curcio, «Moretti tenta di rintracciarmi nella mia casa di Torino, dove era venuto una volta, ma non ricorda l’indirizzo e neppure sa come fare ad arrivarci. Allora prova a ripescare Margherita, che doveva trovarsi in un’altra casa, ma anche lei era appena partita per non so dove. Come ultima possibilità convoca, in piena notte di sabato, un gruppo di compagni di Milano e gli dice di creare dei “posti di blocco” sulle strade tra Torino e Pinerolo»6. Tentativo che Moretti racconta in questo modo: «andiamo sulla strada per Pinerolo, separandoci sui due percorsi che portano a quella cittadina, e ci mettiamo nel bordo sperando che Curcio ci noti mentre passa»7. Zuffada aggiunge altri dettagli: «i compagni partano per l’Astigiano per avvisare Mara, che conosce l’abitazione di Renato, ma non la trovano. Pensano che sia a Torino a casa di Renato, per cui da lì vanno a Torino per cercarli, sperando che un contatto del luogo potesse conoscere l’abitazione di Renato. Non trovano il contatto, e in quel momento Mario e i due compagni prendono una decisione folle, anche perché era arrivata la mattina: vanno sul luogo dell’appuntamento a Pinerolo nella speranza di avvisare Renato prima dell’incontro con Girotto, rischiando di cadere anch’essi nella trappola. Pensavano che ad accompagnarlo fosse Mara, non certo che Franceschini fosse presente all’appuntamento. Si accorgono di una situazione strana, nel senso che il luogo pullula di agenti in borghese. La trappola era già scattata, i compagni riescono a svignarsela»8. Conclude Curcio, «Moretti non sapeva che non avevo viaggiato sulle strade statali, ma su strade bianche e percorsi miei che non rivelavo a nessuno. Dunque tutti i tentativi di raggiungermi vanno a vuoto»9. Zuffada e Moretti, smentendo Flamigni, sostengono che sulla figura di Girotto, a parte Curcio, ci fosse nel gruppo una perplessità generale, in particolare della Cagol. Secondo i piani di Curcio, l’ex frate avrebbe dovuto essere inserito nel fronte logistico in costituzione. Diffidenza rimasta anche dopo il secondo incontro a cui partecipò lo stesso Moretti (presidiato da un folto gruppo di brigatisti che controllavano la zona in armi, dissuadendo così le forze di Dalla Chiesa dall’intervenire). L’arruolamento programmato di Girotto derogava una regola ferrea, spiegherà successivamente Moretti: «nelle Br si arriva dopo una militanza nel movimento, sperimentata e verificata. Per Girotto non poteva essere così. Decidemmo almeno di essere rigidissimi sulla compartimentazione. Stabilimmo che avrebbe lavorato solo con Curcio in una struttura periferica, alla cascina Spiotta»10. Sulle successive recriminazioni di Franceschini, Zuffada fornisce alcune chiavi di lettura interessanti: «A partire dalla liberazione di Renato [nel carcere di Casale Monferrato, Ndr], Franceschini ha iniziato a imputare a Mario di non essere andato a liberarlo: la sua “visione” su Moretti è stata rafforzata dall’aver preferito Renato a lui. Non poteva prendersela con Mara, conoscendo bene come era fatta: lei non gliela avrebbe mai fatta passare. Si può dire che Franceschini abbia tratto un vantaggio dalla morte di Mara, nel senso che si è trovato un testimone in meno per contrastare la sua versione»11. Sul valore delle recriminazioni di Franceschini contro Moretti per la sua mancata evasione, Lauro Azzolini fornisce ulteriori dettagli: «Dopo la liberazione di Renato non è vero che l’Organizzazione non provò a liberare il Franceschini, anzi. Avvenne nel vecchio carcere di Cuneo; Franceschini lì era recluso e sapeva che l’Organizzazione aveva stabilito con lui la sua liberazione in altra modalità di quella di Casale. Pronto il nucleo, con Mara, e lui che pur armato fa tali errori da venire bloccato prima dell’intervento esterno. Col rischio di far pure catturare i compagni che erano pronti a “portarlo a casa”»12.
Il secondo arresto di Curcio, la trappola contro Semeria e il delatore interno alla colonna veneta Alcuni documenti recentemente desecretati e la testimonianza del giudice Carlo Mastelloni hanno permesso di ricostruire i retroscena che portarono al secondo arresto di Curcio nella base di via Maderno a Milano, il 18 gennaio del 1976, insieme a Nadia Mantovani, all’arresto nella stessa operazione di Angelo Basone, Vincenzo Guagliardo e di Silvia Rossi, moglie di quest’ultimo che però era estranea al gruppo. Le stesse fonti hanno permesso di ricostruire anche il nome di chi portò alla trappola tesa a Giorgio Semeria due mesi dopo, il 22 marzo 1976, sulla pensilina del rapido Venezia-Torino nella stazione centrale di Milano. Semeria provò a scendere dal treno ancora in movimento ma venne catturato e colpito al torace dal brigadiere Atzori quando era già stato immobilizzato. Il tentativo di omicidio nei suoi confronti spinse Semeria, allora responsabile del logistico nella colonna milanese, a ritenere che lo si volesse uccidere per coprire l’infiltrato che lo aveva venduto. In carcere, rimuginando insieme a Franceschini sulle circostanze dell’arresto, non trovò di meglio che indirizzare i sospetti contro Moretti, con il quale avrebbe dovuto incontrarsi il giorno successivo, chiedendo all’esecutivo di indagare su di lui. Accuse riprese da Flamigni nella sua monografia dedicata a Moretti13. Il delatore era, in realtà, un operaio veneto presente nella colonna fin dai suoi inizi e che lo aveva accompagnato alla stazione di Mestre, dove Semeria si era recato per rimettere in piedi la struttura locale. Secondo quanto riferito dal giudice Carlo Mastelloni nel suo libro Cuore di Stato, Semeria una volta in carcere fu avvertito dei sospetti che pesavano sull’operaio: due militanti veneti, Galati e Fasoli, che stavano per uscire dal carcere per scadenza dei termini di custodia cautelare, gli chiesero «di poter fare gli accertamenti del caso e colpire il presunto traditore». Semeria si oppose convinto che semmai l’operaio avesse avuto un ruolo, questi faceva parte di una rete di infiltrati che faceva capo a Moretti14. L’operaio venne arrestato da Mastelloni nel corso delle indagini sulla colonna veneta, «Ricordo – scrive Mastelloni – che qualche giorno dopo si precipitò nel mio ufficio per ottenere informazioni il colonnello Bottallo, capocentro a Padova del Sismi, già appartenente al vecchio Sid». Subito dopo questo intervento l’uomo venne rimesso in libertà15. In un appunto del generale Paolo Scriccia, consulente della Commissione Moro 2, presieduta da Giuseppe Fioroni, si può leggere che l’11 maggio 1993, nel corso di un esame testimoniale condotto dai pubblici ministeri romani Ionta e Salvi, il generale Nicolò Bozzo, collaboratore per il centro-nord del generale Dalla Chiesa, rivelò il nome di questo confidente: «ho notizia di un altro infiltrato nelle Brigate rosse e specificatamente di questo Tovo Maurizio che portò alla cattura di Curcio nel 1976 unitamente a Semeria Giorgio, Nadia Mantovani e Basone Angelo». Sempre nello stesso appunto troviamo un’altra testimonianza resa in commissione Stragi, il 21 gennaio del 1998, dove il generale Bozzo precisa: «noi abbiamo avuto un infiltrato, un certo Tovo Maurizio di Padova, nel 1975/1976. Questo Tovo Maurizio, Tovo o Lovo – io non l’ho mai visto e non ricordo bene – era una fonte del centro Sid di Padova. Il Sid, nella persona del generale Romeo. […] Seguendo questo soggetto siamo arrivati alla Mantovani, seguendo la Mantovani siamo arrivati al covo di via Maderno numero 10 [5 Ndr], dove la sera del 18 gennaio 1976 c’è stata un’irruzione, un conflitto a fuoco. Ferito Curcio e ferito gravemente il vicebrigadiere Prati. Sono stati catturati in due, Curcio e Mantovani. Da allora sono cessati gli infiltrati»16. In altri documenti dell’Aise, citati da Scriccia, si legge che l’infiltrato era indicato come fonte «Frillo». Nel l’ottobre 1990, sempre il generale Bozzo aveva rivelato in un altro interrogatorio che per quanto riguarda il Nord, i Carabinieri avevano avuto nel corso di tutta la loro attività di contrasto alle Brigate rosse, «solo tre infiltrati, tutti interni o fiancheggiatori, nessuno dei quali militare». Questi erano: «Silvano Girotto, nonché altri due, uno di Padova e uno della zona di Torino, i cui nomi sono noti ai magistrati che si interessarono delle relative vicende». Fonti – aggiunge Bozzo – che hanno collaborato «nell’anno 1974 (Girotto), nell’anno 1975/76 (quello di Padova) e nel 1979/80 (quello di Torino)». In realtà a Girotto non venne dato il tempo di infiltrarsi ma fu impiegato unicamente come esca. Dell’infiltrato torinese, parla invece il giudice Mastelloni nel suo libro: si trattava anche qui di un operaio della Fiat proveniente dal Pci che nel dicembre 1980 fece arrestare Nadia Ponti e Vincenzo Guagliardo, tornati a Torino per riorganizzare la colonna distrutta dalla collaborazione di Peci con i carabinieri di Dalla Chiesa. Contattato dalla staff di Dalla Chiesa – scrive Mastelloni – «l’uomo si accordò con i militari dietro promessa di un forte compenso economico per consegnare i due militanti clandestini, puntualmente bloccati all’interno di un bar del centro»17.
Note 1. Testimonianza di Lauro Azzolini all’autore in data 12 aprile 2021, «Dopo le insistenze da parte di alcuni che erano incarcerati di porre attenzione al compagno Mario, anche Micaletto venne coinvolto, insieme ad altro compagno che ritenevamo di provata sicurezza, Fiore. In quei mesi Mario mostrò tutto il suo altruismo e solidarietà di comunista partecipando attivamente alle necessità della Organizzazione, come, in prima persona nel combattimento, col rischio della propria vita, per porre in salvo e cure a compagni feriti…e non solo. Per cui dopo mesi di “freno delle attività” dovute a tale voluta depistante inchiesta alla quale dammo risultanze concrete, riprendemmo a porre in essere il percorso strategico di costruzione offensiva della Organizzazione». 2. Pierluigi Zuffada, Le bugie di Alberto Franceschini, https://insorgenze.net/2020/08/03/le-bugie-di-alberto-franceschini/, 3 agosto 2020. 3. Sergio Flamigni, La sfinge delle Brigate rosse, Kaos 2004, pp. 7-32. 4.Mario Moretti, Brigate rosse, una storia italiana, prima edizione Anabasi p. 7. 5.Sergio Flamigni, Idem, pp. 138-142. 6. Renato Curcio, A viso aperto, Mondadori 1993, p. 103-104. 7. M. Moretti, Idem, p. 76. 8.Pierluigi Zuffada, Idem, 3 agosto 2020. 9. R. Curcio, Idem, p. 104. 10. M. Moretti, Idem, p. 73-74. 11. Pierluigi Zuffada, Idem, 3 agosto 2020: «La liberazione è stata decisa dall’Esecutivo dell’organizzazione all’interno di un programma per la liberazione dei compagni dalle galere. L’inchiesta ha portato a scegliere il carcere di Casale Monferrato come primo obiettivo, e tale scelta è stata imposta dalle allora capacità operative dell’Organizzazione, soprattutto dall’inesperienza nell’assaltare un carcere. Nella decisione di scegliere Casale hanno pesato soprattutto le argomentazioni di “Mara” Cagol. In contemporanea era stata fatta un’inchiesta sul carcere di Saluzzo, dove Franceschini era recluso, e addirittura in seguito al suo trasferimento a Pianosa, Moretti ha portato avanti inchieste per pianificare un’evasione da Pianosa. Da notare che Franceschini si è fatto beccare sul tetto di quel carcere durante una ricognizione per scappare, vanificando di fatto tutto il progetto di fuga. Se non ricordo male, né lui, né i suoi compagni di cella sono mai stati incriminati per tentata evasione, o danneggiamento delle sbarre della finestra. Ma ritornando a Casale, nella fase di pianificazione dell’azione sono stati evidenziati errori “tecnici”, per il superamento di uno di questi io sono stato chiamato da Mario Moretti: una volta corretto, ho insistito per parteciparvi attivamente, e in seguito processato e condannato». 12. Testimonianza di Lauro Azzolini all’autore in data 12 aprile 2021 che aggiunge: «Chi ha combattuto e vissuto con Mario non ha dubbi alcuno. Per quanto riguarda la Storia della Organizzazione Br e le “rotture che ha subito”, non essendo stato io in accordo con tali posizioni date, penso che il Franceschini abbia dato un forte apporto perché ciò succedesse» 13. Sergio Flamigni, Idem, 162-164. 14.Carlo Mastelloni, Cuore di Stato, Mondadori 2017, p. 223. 15. Ibidem, p. 223. 16. CM Moro 2, Doc 799/3 del 2 novembre 2016, Appunto del generale Paolo Scriccia, declassificato il 2 febbraio 2018. 17. Carlo Mastelloni, Idem, pp. 103-104. 5
Mario Moretti fu arrestato il 4 aprile del 1981. Quindi sono 40 anni precisi precisi che dorme in galera da molto tempo semilibero ma comunque detenuto notturno. L’anniversario di quelle manette è l’ennesima occasione che il festival della dietrologia non si lascia scappare. Basta sentire le parole che Gennaro Acquaviva all’epoca del sequestro Moro capo della segreteria di Bettino Craxi ha consegnato in questi giorni a Walter Veltroni che sul Corriere della Sera ci prova sempre a rievocare “i misteri”. «Non so chi, non so come, ma sono certo che le Brigate Rosse sono state manovrate presentemente dal Kgb. L’infiltrazione sovietica nell’area della protesta violenta era evidente. Nel gruppo romano non lo so non credo, ma nelle Br in genere penso di sì. Bisognerebbe chiedere a Moretti». Eccoci, un esponente del partito della trattativa insieme a un erede del partito della fermezza per ribadire quello di cui negli atti processuali non si trova traccia. Ma a Mario Moretti tutti o quasi continuano a chiedere la verità quella che lui ha sempre detto a cominciare con il libro intervista a Rossana Rossanda e Carla Mosca che gli chiedevano in che modo lui reagisse al sospetto di ambiguità e trasversalità. «Ah, con molta serenità e molta tranquillità nel senso che io mi rendo conto che attraverso questa accusa si vuole colpire l’idea dell’autenticità delle Brigate Rosse. La tesi che siano state manovrate dall’esterno è una tesi cara a chi non può sopportare l’idea che in questo paese si siano svolti dei fatti, delle iniziative, si siano giocati dei progetti politici esterni ai giochi di palazzo. Queste illazioni non meritano alcuna considerazione» è la posizione di Moretti che finora nessuno è stato in grado di scalfire concretamente. Anche se la dietrologia non vuole demordere. Ci sono carriere politiche e giornalistiche costruite sui falsi misteri del caso Moro. Sempre in questi giorni il figlio del capo della scorta di Moro, Domenico Ricci, intervistato da Adnkronos è tornato a intimare a Moretti di “dire la verità”. Non resta che stare ai fatti. Nel caso Moretti avesse intrallazzato con servizi segreti e potenze straniere non dormirebbe ancora dopo 40 anni in una cella del carcere di Opera. Il paese anche dopo così tanto tempo rifiuta di fare i conti con quello che fu un fenomeno squisitamente politico perché evidentemente ha paura della propria storia. Al punto da non voler prendere atto che Moretti condannato a sei ergastoli ha pagato per le sue responsabilità e dovrebbe dopo quarant’anni essere scarcerato. Avrebbe pieno diritto alla liberazione condizionata che lui non chiede perché non vuole evidentemente relazionarsi con chi in pratica con la dietrologia gli nega identità politica. Sentirsi rivolgere sempre lo stesso sospetto per uno che sta dentro dal 1981 è se possibile peggio dei sei ergastoli che gli hanno dato i giudici. In libreria da pochi giorni c’è un saggio “Brigate Rosse: un diario politico” curato dalla ricercatrice Silvia De Bernardinis. Un rendiconto critico e autocritico della storia delle Br a opera di alcuni dirigenti e militanti. Ribadisce il saggio, che dietro le Br c’erano solo le Br.
Il ruolo politico, assolutamente centrale, avuto dai militanti prigionieri nella vicenda brigatista, una caratteristica che innova sulla consueta tradizione rivoluzionaria che vedeva invece i prigionieri esclusi dalla vita politica dell’organizzazione esterna; il peso da loro giocato in alcuni passaggi cruciali: dal rapimento Moro, alla successiva contestazione della Direzione esterna con rivendicazione non solo dell’elaborazione della linea politica ma anche della direzione dell’organizzazione, fino alle spinte scissioniste che portano le Br alla spaccatura in più tronconi. La difficoltà di far capire al collettivo dei prigionieri che l’alto livello delle lotte nelle carceri speciali non era riproducibile all’esterno, dove il riflusso aveva travolto i movimenti sociali e negli stabilimenti Fiat prendeva forma la sconfitta della classe operaia. L’incapacità di mettere in pratica una nuova strategia dopo il rapimento Moro, la fine di una elaborazione unitaria con la fuga in avanti di chi credeva fosse maturo il tempo della «guerra civile dispiegata» o riteneva una soluzione rinchiudersi nel recinto della fabbriche, già stravolte dalla ristrutturazione produttiva. Lo smantellamento di intere colonne causato dal fenomeno dei “pentiti”, le torture dispiegate contro gli arrestati e il rifiuto di riconoscerle di una parte importante dei prigionieri, la proposta di «ritirata strategica» che suscitò aspre reazioni e successive scissioni sul modo di interpretarla. Barbara Balzerani riflette sulla sua esperienza all’interno della Brigate rosse a partire dal bilancio elaborato a metà degli anni 80 da un gruppo di militanti, a loro volta confluiti nelle Br-pcc
È uscito da poche settimane il libro che ho curato, Brigate rosse: un diario politico, per DeriveApprodi. Chi lo leggerà si troverà di fronte a un testo, se non distante, sicuramente differente dalle ricostruzioni storiche fatte dagli storici. È un’analisi densa, complessa e non facilmente sintetizzabile se non per linee generali, con una costruzione del testo metodologicamente molto chiara che analizza pezzo per pezzo la storia brigatista: parte dal contesto politico, prende in esame partiti politici, movimento di classe, sinistra rivoluzionaria, guerriglia e antiguerriglia, proposta politico-strategica delle Br e verifica alla prova dei fatti. Una ricostruzione a 360 gradi che è storia delle Br e storia dell’Italia degli anni 70, al di là delle intenzioni degli autori. Più che farti domande ti propongo alcuni temi di carattere generale che emergono dal testo su cui può essere utile spendere qualche parola. Diciamo prima di tutto che i compagni protagonisti del confronto, delle discussioni da cui ha origine il documento che DeriveApprodi ha deciso di pubblicare, sono stati tra quelli con cui hai condiviso sia la fase iniziale della tua esperienza nelle Br, nella colonna romana, sia il periodo successivo, quando ti sei ritrovata a gestire in un ruolo dirigente l’eredità brigatista e la parte finale della sua storia, per usare le tue parole, a cercare di «tradurre in pratica politica e organizzativa quel controverso bilancio». Fa eccezione Carlo Picchiura che hai conosciuto dopo il tuo arresto, nel 1985, durante i processi, uno dei pochi che dal carcere aveva aderito alle Br-Pcc dopo la spaccatura. Si tratta dei compagni politicamente più vicini e di discussioni che hai vissuto direttamente.
Si, ed è difficile parlarne ora che Piero, Gigi, Salvo e Picchio non ci sono più. Mancanze, tra le altre, che hanno reso ancora più vuoti questi anni così difficili da vivere. I legami nelle Br non sono mai stati familistici visto il prevalere su tutto della buona salute dell’Organizzazione e la precarietà della nostra vita a piede libero, ma è indubbio che il sentire i compagni un bene prezioso di cui godere e da preservare, dava forza anche nelle condizioni più dure e compensava la provvisorietà del domani di ciascuno di noi. La fiducia incondizionata è una reciprocità di sguardo che non sempre la politica concede ma che pareggia i conti con le proprie paure e incertezze quando si ha la fortuna di viverla. Cercare di essere all’altezza dell’altro insegna a superare la competizione e i protagonismi. Credo renda migliori. Questa pubblicazione rende giustizia a una realtà misconosciuta che poco appare nella storia delle Br. Infatti nella vulgata con cui è raccontata emergono pochissimi nomi in confronto ai tanti militanti che l’hanno attraversata e alla loro qualità. Anche questo concorre alla distorsione del suo patrimonio politico e del senso stesso dell’agire in un’organizzazione di comunisti. Come se non fosse un prodotto collettivo in cui ciascuno, per come sa e può, è essenziale a comporre il tutto ma la raffigurazione elitaria di qualche testa pensante nell’insignificanza di tanti anonimi e invisibili, senza nome, faccia e identità. E questo riguarda anche i compagni che hanno lavorato a vario titolo a questo testo dal carcere e che sono stati tra i pochi che ho avuto accanto negli ultimi difficilissimi anni di militanza. La spaccatura di cui parli, quella col Partito della guerriglia, non è stata la sola ma certamente la più devastante sia per l’inconciliabilità dell’analisi, delle tesi politiche e delle pratiche, sia per l’adesione massiccia dei nostri compagni in carcere. Cosa di non poco conto in quel periodo di scarse certezze. Per questo il testo che hai curato è ancora più prezioso, spiragli di luce nella opacità del presente per chi era rimasto fuori a resistere che, purtroppo, sono caduti nel vuoto (forse per un malinteso rigetto di ogni contributo proveniente dal carcere?) e un rimedio di senso nel dilagare di follia che sembrava imperversare tra i seguaci del partito della guerra civile in atto. Una mano tesa nella navigazione rovinosa della nostra crisi politica e del perfezionamento scissionista dei prigionieri del «nucleo storico». Le riflessioni di cui tratta il testo sono quelle che hanno impegnato i compagni prigionieri rimasti nelle Br-Pcc che non potevano che andare all’origine di una storia per poterne valutare i punti di criticità, gli errori, la necessità di adeguare l’analisi e la pratica alle nuove condizioni. Fino all’interrogarsi sulla percorribilità stessa del terreno di lotta per come l’avevamo sempre inteso, in cui l’azione armata costituiva la esemplificazione, il condensato di un programma politico reso possibile dai contenuti presenti nelle punte più avanzate del movimento rivoluzionario di quegli anni e necessario per continuare ad avanzare. Di quelle lotte interpretavamo l’insito contenuto rivoluzionario, di potere, traducendolo in una strategia politico-militare di guerra di lunga durata. Niente a che vedere con il sindacalismo o i bracci armati dei movimenti, niente con l’insurrezionalismo. Tutte concezioni queste che caratterizzavano molta parte delle altre organizzazioni rivoluzionarie e che verranno riproposte dai diversi spezzoni in cui si è frantumata l’Organizzazione. Si è trattato di uno scontro di idee portato avanti attraverso un intenso lavoro politico all’interno dei movimenti. Questo può spiegare anche la adesione alle Br di molti compagni che avevano animato il movimento del ’77 con la sua radicalità di contenuti, disperso dai carrarmati di Cossiga e la sua impossibilità di tenuta attraverso scontri armati di piazza.
Alcune considerazioni sul testo: il contesto, il fine per cui è stato scritto e il metodo con cui è stato scritto questo documento gli danno alcune qualità: prima di tutto non è un documento ideologico ma politico, il fatto di non dover sostenere una tesi lo mette al riparo dal pericolo di forzare la realtà alla propria tesi. Un’analisi concreta su fatti concreti, marxista. Considerando il momento in cui viene proposto, dominato da un dibattito pressoché ideologico, riflesso della crisi delle Br, mi sembra un dato significativo. Inoltre, sia il fatto che nasce per cercare di risolvere i punti critici e i limiti nella condotta della guerriglia e per capire se e quali fossero gli scenari possibili per la lotta armata, sia il fatto di essere scritto a partita non ancora formalmente conclusa, fa sì che non cada in autogiustificazioni, rischio sempre presente nelle ricostruzioni ex post.
Si, la metodologia adottata dagli estensori è propria di un contributo di analisi politica e non ideologica, né tantomeno programmatica. Non è un caso che quei compagni sostenessero la battaglia politica in corso a fianco delle Br-Pcc anche a partire dal ruolo che i prigionieri avrebbero dovuto assumere nel dibattito interno. Questo è un capitolo importante nella nostra storia e ne riflette luci e ombre. I nostri prigionieri avevano sempre avuto una grande importanza nelle dinamiche interne dell’Organizzazione. Erano la nostra faccia pubblica, erano tra i fondatori dell’Organizzazione, avevano grandi capacità politiche, erano i magnifici protagonisti del processo guerriglia e delle lotte in carcere. Ma, forse anche a causa della contraddittorietà dei nostri dispositivi interni, bisogna concludere che hanno negativamente condizionato le nostre scelte e, da un certo punto in poi, esasperato i nostri problemi politici. Soprattutto quando si è evidenziata la crisi di superamento della fase della propaganda armata e l’impasse della nostra capacità di elaborazione programmatica, le forzature da parte loro non hanno certo contribuito a dipanare la nostra inadeguatezza. In questa strettoia si è materializzato l’intervento a gamba tesa della maggior parte dei prigionieri coagulati intorno alle tesi del «nucleo storico». Non si è trattato di un contributo politico teso ad affrontare le nuove condizioni dello scontro a cavallo degli anni ’80 tutto da verificare nella pratica ma dell’elaborazione di un dettagliato programma valido per tutta l’organizzazione. Nonostante i tentativi di mediazione e di limatura degli eccessi di un’analisi completamente sballata circa le condizioni dello scontro, le tesi di una rivoluzione alle porte, mutuata dalle condizioni delle lotte in carcere, hanno cortocircuitato il già squilibrato rapporto dentro-fuori facendolo deragliare su un capovolgimento delle cause-effetto. Secondo quei compagni le difficoltà dell’Organizzazione non erano di carattere politico a fronte di una difficile transizione in una fase di offensiva del nemico e di deciso rallentamento di passo della conflittualità di classe, ma derivavano da una cattiva conduzione da parte della sua direzione. Fino al precipitare di questa bufera intestina in mozioni formali di sfiducia nei confronti dell’esecutivo e operazioni scissioniste di pezzi dell’organizzazione. Va sottolineata la varietà di tesi politiche delle varie fazioni in cui s’è frantumata la compagine Br, dal sindacalismo armato, allo scioglimento nel movimento, alla centralità dei settori emarginati e del carcere, tutte però confluenti nel chiedere legittimità ai prigionieri. Su tutto è emersa la velleità di superamento della crisi attraverso la decapitazione della direzione nazionale ritenuta un freno alle potenzialità rivoluzionarie delle masse nel presente. Sta di fatto che la debolezza dell’organizzazione ha reso possibile l’impensabile, ossia la pretesa di una sua direzione dall’interno del carcere. E se questo, nei fatti, ha dimostrato tutta la sua non praticabilità ha anche avuto tutto l’agio di aumentarne le difficoltà. In tutta evidenza la qualità e le finalità del contributo del testo in esame è di tutt’altra natura e rispondeva al compito da parte dei prigionieri di dare un supporto all’organizzazione nella lettura della fase più difficile della sua storia, senza interloquire nella linea politica. Contributo politico senza sconti e reticenze che quei compagni assolvevano nella consapevolezza di avere come compiti fondamentali non essere di intralcio all’Organizzazione esterna, di tenere conto dei rapporti di forza per non creare condizioni di detenzione invivibili e, all’occasione, segare le sbarre e raggiungerci. Nella consapevolezza di essere ostaggi del nemico, sottoposti a un incessante controllo e impossibilitati a verificare nella pratica le loro tesi. Nella assunzione di una responsabilità collettiva e non personalistica di cui rendere conto. E nonostante il minoritarismo, il ritardo e la scarsa efficacia nel riuscire a contenere la frana sotto cui è rimasta seppellita persino la memoria del nostro tentativo di «assalto al cielo», resta un documento decisivo per chiunque voglia comprenderne la complessità, al di là delle celebrazioni o della svendita. Soprattutto perché quei nodi politici su cui anche le Br si sono incagliate sono rimasti irrisolti. In primis dai fuoriusciti che, va sottolineato, a decenni di distanza non si sono curati di fare un bilancio delle loro scelte e renderne conto, come le Br hanno sempre fatto.
Il testo, proprio per come è costruito, fa emergere con grande chiarezza il significato di lotta armata come strategia politica, un concetto molto ben definito nella storia delle Br, come hai appena chiarito sopra, e che anche all’interno delle Br nel periodo della crisi è stato confuso con altro, e di cui oggi ancor di più, per il modo in cui è stata divulgata nel senso comune non solo la storia delle Br ma tutto il contesto degli anni ’70, si è persa traccia. Le Br nascono dalle lotte del 1968-69 e attraversano tutto il ciclo di lotte degli anni 70, e anzi si spingono anche oltre. Si trovano ad agire in due contesti diversi, e in condizioni diverse, e cioè, in un lasso di tempo brevissimo, tra il 1974 e il 1978-79, passano dall’esercitare un certo peso all’interno delle fabbriche, a esercitare un peso politico a livello nazionale. Un passaggio che avviene in un contesto diverso da quello che ne ha segnato la nascita e coincide con un processo di ristrutturazione mondiale in corso, da una situazione che vede la classe operaia all’offensiva ad un quadro che si fa sempre più resistenziale. Vi trovate in un groviglio di contraddizioni.
Il progetto politico delle Br nasce sulla concezione guerrigliera di dimostrare la fattibilità oltre che la necessità di assunzione di una mentalità e una strategia offensive. Nelle migliori tradizioni del movimento rivoluzionario non si trattava di concepire la legittimità della lotta armata come reazione difensiva alla violenza dello Stato in una dinamica a perdere di rincorsa della repressione né tantomeno giustizialista. Era il livello e la qualità dello scontro di classe che la motivavano. Credo che le lotte operaie che avevano conquistato l’autonomia di classe ne fornissero un inequivocabile esempio nella prassi di guadagnare terreno e strappare conquiste sul campo stando sempre un passo avanti alla mediazione contrattuale. Nei graduali aggiustamenti della linea politica nel vivo dello scontro, attenzione massima era rivolta a una analisi in grado di esaminare i piani strategici del capitalismo per poterne anticipare le mosse. Questo in un quadro di belligeranza di una parte significativa del movimento operaio e rivoluzionario e di rafforzamento del campo rivoluzionario internazionale. La focalizzazione del processo di perdita dell’autonomia nazionale dei paesi capitalistici (nascita dello Sim) ne è una esemplificazione a fronte di una progettualità del nemico di governo della crisi del modello fordista, globalizzando i mercati e accentrando il capitale finanziario, delocalizzando le fabbriche, ristrutturando la produzione, precarizzando il lavoro e le condizioni di vita di vasti settori proletari. E, su tutto, dichiarando guerra alla conflittualità, condizione sine qua non per garantire i profitti delle aziende multinazionali. Al grande capitale occorreva stabilire nuovi margini della democrazia parlamentare che potevano contenere sia colpi di stato e dittature (come in Cile e in Argentina) sia l’autoritarismo «ferreo» di governi alla Thatcher. Da questo punto di vista si rende comprensibile il salto all’attacco al cuore dello Stato come scelta strategica delle Br per rinsaldare e dare prospettiva ai rapporti di forza favorevoli conquistati nelle fabbriche e nei territori. Questo il quadro ed è indubbio che, almeno in Italia, i progetti della ristrutturazione liberista della produzione e dei rapporti sociali non hanno avuto vita facile grazie al movimento rivoluzionario e alla lotta armata. Quadro che cambia con l’arretramento di quel movimento e le modificazioni a livello internazionale a favore del fronte imperialista. Che la tendenza dei programmi del grande capitale fossero quelli analizzati è da tempo sotto gli occhi di tutti nella loro piena realizzazione. Negli anni in cui le Br l’hanno teorizzata erano appunto una tendenza, un processo e non un dato di fatto, soprattutto nell’«anello debole della catena» come l’Italia. Dentro questo quadro contraddittorio abbiamo oscillato tra una visione materialistica dello stato delle cose presenti e la sballata convinzione di un precipitare all’ordine del giorno delle dinamiche di rinnovamento/riorganizzazione della politica e dell’economia. Per questo nella testa di qualcuno si era formata la convinzione che non rimanesse che armare le masse essendosi esaurito ogni spazio di tutela dei loro interessi materiali immediati. Ammesso che le condizioni di una rottura rivoluzionaria ci fossero, i tempi in politica non sono un accidente che si possono dilatare o accorciare a proprio piacimento e i nostri sono stati decisamente sfasati mancando la periodizzazione della «lunga durata» e il suo andamento affatto lineare. Fino a che tutto è diventato una rincorsa a fiato corto nel tentativo di rimediare agli errori. Fuori tempo massimo.
C’è un dato che sembra essere costante nella storia delle Br, contraddittorio perché al tempo stesso ne costituisce la forza e l’originalità ma anche uno dei punti deboli e dei limiti, e cioè il carattere sperimentale, che discende dalla loro eterodossia. Il non avere modelli di riferimento gli dà la libertà e le mette in condizione di dover sperimentare. Come si dice nel testo, si parte «da una base progettuale che tende a precisare, per approssimazioni successive, la propria proposta politico-strategica, come anche le soluzioni tattiche».
Ma la sperimentazione non è sempre stata la caratteristica dei processi rivoluzionari? A quale modello si è ispirata la Cina di Mao, la Cuba di Castro o le guerriglie dell’America latina? A quale la rivoluzione dei curdi del PKK, dei greci del «17 novembre», dei compagni dell’Eta, degli zapatisti e quella guidata da Sankara? È certo esistito un paradigma rivoluzionario novecentesco che ne ha dettato i caratteri generali ma sul terreno della pratica ciascuno ha dovuto fare i conti con la propria composizione di classe, con la storia e le tradizioni sociali del proprio paese, con la propria collocazione in ambito internazionale, con il grado di consenso/controllo del potere e, soprattutto, con il livello dello scontro di classe. Se il Partito comunista cinese avesse dovuto considerare la classe operaia il soggetto centrale del processo rivoluzionario, avrebbe dovuto inventarsela. E non è forse vero che certe direttive da Mosca abbiano «ingessato» l’andamento delle rivoluzioni specie nei paesi in via di decolonizzazione? Noi siamo stati il frutto di una fuoriuscita dal modello insurrezionale, partito-esercito, ormai impraticabile nelle situazioni metropolitane al livello di maturazione del conflitto rivoluzione/controrivoluzione. Troppi i dispositivi di controllo, non ultimi quelli di partiti e sindacati. Troppi i livelli di differenziazione e relativa mediazione. Al contrario la guerriglia offriva un modello di possibilità di attacco anche ad alto livello con una forza militare ridotta. Quello che conferiva incisività non era la sua endemicità. Ossia non era decisiva la quantità e il livello delle azioni messe in campo quanto la capacità di cogliere il maturare delle contraddizioni di classe, i piani del nemico, i punti deboli del suo schieramento, il livello del peso politico della guerriglia nel movimento rivoluzionario. Questo ha comportato la necessità di affinare le armi dell’analisi di contesto e compiere i salti necessari per non perdere la capacità offensiva e disperdere i rapporti di forza conquistati. Ossia sperimentare sul campo la validità delle proprie analisi.
Diversamente da altre organizzazioni combattenti le Br hanno sempre identificato nella Dc il nemico principale. Ma il ciclo di lotte di quegli anni vede anche lo scontro tra due vie e due concezioni presenti all’interno del movimento operaio: da una parte la tradizione terzinternazionalista e il progetto di integrazione della classe operaia nello Stato e dall’altra la centralità del conflitto capitale/lavoro, la guerra di classe, la distruzione dello Stato. Compromesso storico e attacco al cuore dello Stato.
Si, nonostante il peso dell’azione controrivoluzionaria del partito e del sindacato comunisti le Br hanno condotto una battaglia politica nel movimento per affermare la centralità della Democrazia cristiana nel campo nemico. Tra noi e i comunisti c’era una contrapposizione di altra natura. Proprio perché si trattava del conflitto tra due anime interne alla classe, per dirla alla cinese, si trattava di una «contraddizione in seno al popolo» e come tale andava trattata. La presenza negativa del più grande partito comunista d’occidente in questo paese non è certo stata secondaria nel procedere dello scontro, ma questo nulla toglie al fatto che si trattasse di contraddizioni reali che vivevano all’interno della classe operaia. La Dc deteneva il potere e non lo avrebbe mai ceduto ai comunisti, nonostante la loro forza elettorale e la loro fattiva collaborazione. Proprio le vicende legate alla «campagna di primavera» ne sono una dimostrazione: il governo sarebbe rimasto ed è sempre rimasto saldamente in mano alla Dc mentre i loro «alleati» perfezionavano la loro deriva socialdemocratica. Ai comunisti sono andati incarichi di «lavori sporchi» di contenimento e repressione e per questo sono stati particolarmente invisi nell’ambito dei movimenti. Non senza qualche ragione. Ma per arrivare al governo hanno dovuto cancellare il peccato della loro origine nel campo comunista, mai del tutto amnistiato nell’occidente capitalistico, sconfessare ideologia e alleanze, cambiare nome e cognome. Nel conflitto degli anni ’70, secondo la nostra visione, erano sì lo Stato ma quello interno alla classe operaia. Nei loro confronti andava usato il bisturi più affilato. La gestione autocritica dell’azione contro Guido Rossa ne è l’esempio più appropriato, come anche la fotografia di quanto lo scontro fosse interno alla classe operaia.
Stando ad una verifica dei fatti, la presenza della guerriglia non ha rappresentato un ostacolo né allo sviluppo del movimento, né alle conquiste del movimento operaio degli anni 70, al contrario, ha contribuito a spostare i rapporti di forza e ha rallentato il processo di ristrutturazione.
Su questo non ci dovrebbero essere dubbi. La forza dei movimenti in quegli anni era un concerto polifonico che andava ben oltre le differenze. E il travaso reciproco di forza funzionava almeno quanto era in grado di ottenere conquiste che mai sono state tanto rilevanti. Come è evidente, soprattutto oggi, quella sul piano sanitario. E questo al di là della autorappresentazione dei diversi soggetti in campo che, nella sconfitta, è diventata uno scarico di responsabilità da imputare alle Br. Persino le battaglie per i diritti civili non subivano danni nonostante le tesi cospirazioniste dei pacifisti impegnati nella battaglia per il divorzio mentre le Br sferravano il primo «attacco al cuore dello stato» con il processo al giudice Sossi. Ma, aspetto ancora più importante, basterebbe analizzare le vicende legate allo scontro che ha riguardato la Fiat per rendersi pienamente conto di quanto sia stata determinante la crisi della guerriglia nell’accelerazione della ristrutturazione e nell’attacco alle avanguardie interne alla fabbrica. Ritorniamo su un punto cui accennavi sopra, e cioè il peso del «nucleo storico» in carcere. Se è vero che dal carcere non si può dirigere la guerriglia, la si condiziona, o almeno nel vostro caso sembra averla condizionata. Ribaltando il principio guida delle Br dove la pratica ha sempre preceduto la teoria, finite – parlo delle Br fuori dal carcere – per cercare di adattare la realtà alla teoria. Il documento restituisce questo processo in termini politici e in termini politici dà anche una spiegazione che ha portato alla centralità del «nucleo storico». Sintetizzando, dopo la «campagna di primavera» la fase della propaganda armata si esaurisce e le Br cercano, senza trovarlo, il passaggio alla fase successiva che il nucleo storico identifica, teorizzandolo sull’esperienza concreta delle lotte in carcere, nel passaggio alla guerra civile. Siamo nel 1979 e la Direzione Br si scontra con una realtà che al contrario non è in alcun modo assimilabile o generalizzabile con il contesto carcerario. Basti solo pensare alla vicenda Fiat. Il nodo della crisi, che non si risolverà, è che dopo la propaganda armata e in un contesto di lotte resistenziali la guerriglia – o almeno l’esperienza delle Brigate rosse – non trova soluzioni. Su questo nodo politico avviene la spaccatura all’interno delle Br.
n verità questo precipitato ha una lunga incubazione e attraversa le tappe che hanno portato a maturità la crescita politica e organizzativa delle Br. A un’analisi a posteriori si possono rilevare i chiaroscuri di un rapporto dentro/fuori che non necessariamente doveva avere un epilogo tanto negativo. E questo ha messo in evidenza errori, malintesi, incertezze progettuali e inadeguato governo delle contraddizioni interne. Esemplificativo è il passaggio del processo di Torino. Alla sbarra praticamente l’interezza del quadro dirigente originario. Si trattava del primo processo in cui lo Stato intendeva dimostrare la forza di seppellire i comunisti armati sotto secoli di galera e celebrare la sua vittoria sull’eversione. Non è andata così. La stretta dialettica tra i compagni prigionieri e l’Organizzazione all’esterno rendeva possibile dimostrare nella pratica che «la rivoluzione non si processa». Di più, che a essere processato era lo Stato. Quel processo ha visto rimandi successivi a causa della difficoltà di costituzione della giuria popolare, proprio per la politicità che aveva conquistato grazie alla conduzione in aula dei compagni e l’attacco esterno dell’organizzazione. L’esemplificazione di «chi processa chi» con un iter giudiziario bloccato (fino all’intervento persuasivo extragiudiziale del Pci a sanare la riluttanza dei giurati) e il sequestro di Aldo Moro rendeva palese la forza dell’attacco al cuore dello stato nella disarticolazione degli assetti di potere. Fuor di polemica, non capire e rifiutare questo passaggio non spiega come si potesse sviluppare un processo rivoluzionario endemicizzando lo scontro senza tentare di individuare e anticipare il progetto controrivoluzionario della borghesia. Organizzarsi sul terreno della lotta armata per agire sul piano dei bisogni credo sia una partita persa in partenza. Il processo di Torino ha contribuito enormemente ad aumentare la visibilità dei prigionieri all’esterno e il loro prestigio nell’Organizzazione, anche per il livello del loro contributo teorico. Col senno di poi si può dire che tutto questo avesse già in nuce l’esito negativo che ha avuto? Certo è che, come sostengono i compagni del testo in esame, l’Organizzazione, sia pur recalcitrante, ha scelto di adottare in toto la produzione programmatica proveniente dal carcere in una vistosa virata economicista del suo progetto. E la contraddittorietà con cui è stata agita non è stata sufficiente a evitare il capovolgimento di un caposaldo dei suoi fondamenti nel tentativo di adattamento della realtà alla teoria. Nonostante il suo avanzare incerto il «dopo Moro» ha significato una stagione di crescita e grande vitalità dell’Organizzazione in un contesto nazionale che ha toccato il massimo dello sviluppo dei gruppi armati. L’interpretazione che i prigionieri hanno dato di questa situazione è stato il precipitare qui e ora della «conquista delle masse sul terreno della lotta armata». I programmi «immediati» dovevano costituirne il viatico, traducendo meccanicamente la capacità di organizzare delle rivolte in carcere con il precipitato in termini di condizioni sociali talmente contrapposte al sistema vigente da poter essere soddisfatte solo armi alla mano a livello di massa. Naturalmente la pratica dell’Organizzazione non poteva essere all’altezza di tale aspettativa e il dissenso è andato crescendo fino a sfociare nella rottura. La spinta decisiva è stata un progetto di evasione dall’Asinara che ovviamente aveva come condizione imprescindibile il supporto dell’Organizzazione. Per noi si trattava di un attacco dal mare con un allestimento logistico del tutto diverso da quello metropolitano a cui eravamo abituati. Le forze impegnate erano notevoli e anche di più le difficoltà di portare a termine l’operazione senza danni. Ma non ci siamo tirati indietro. La preparazione è durata tanto da consumare tutti i mesi estivi. Basti pensare alla difficoltà di una via di fuga fino all’entroterra o alla scarsa propensione del luogo al furto di veicoli tanto che le macchine necessarie le abbiamo dovute portare dal “continente”. Alla fine dell’estate abbiamo dovuto desistere data la rarefazione della popolazione locale con la partenza dei turisti. Per noi si trattava di un rinvio, per i compagni in carcere di un tradimento. Secondo loro non è che non avevamo potuto ma non avevamo voluto. Questa la sostanza della loro accusa. Lo sviluppo dello scontro è andato verso la deriva scissionista dopo la richiesta di dimissioni dell’esecutivo, in seguito reiterata dai separatisti della colonna milanese. Finalmente dall’interno del carcere era stato costruito un gruppo all’esterno che rispondeva pienamente alle aspettative dei teorici della guerra sociale totale. In tutta evidenza, in questo bilancio, le responsabilità personali non sono state secondarie.
Un altro aspetto portato in luce dal documento è questo: benché le Br ponessero sin dal 1975 come obiettivo strategico quello di staccare l’Italia “anello debole della catena imperialista” per una collocazione nell’area dei paesi non allineati, nella visione strategica brigatista, secondo quanto è scritto nel documento, si sottolinea l’assenza di un collegamento della guerriglia all’interno di un fronte antimperialista, in una strategia globale antimperialista, che era al contrario una questione importante e molto presente nel contesto che aveva determinato l’origine stessa della guerriglia. Si tratta di una linea di combattimento che le Br-Pcc tentano di riprendere negli anni ’80 con la costruzione del Fronte combattente antimperialista. Per la prima volta le Br escono dall’ambito nazionale e attaccano direttamente la Nato con l’azione Dozier e in seguito con l’azione che colpisce Leamon Hunt. L’appunto critico che viene mosso, in particolare su Dozier, è che si tratta di un mutamento importante all’interno delle Br che non viene compreso fino in fondo teoricamente, manca di un impianto strategico.
Tutto vero. Nei nostri documenti il riferimento strategico alla questione internazionale è ricorrente, anche perché lo scenario che si era aperto con le rotture rivoluzionarie delle «zone di influenza» dopo la Seconda guerra mondiale sono state uno degli elementi che hanno favorito anche l’insorgenza degli anni ’70. Ma è come se il sottinteso fosse internazionalisti sì ma «ognuno a casa sua». La nostra storia è strettamente legata a quella del soggetto rivoluzionario da cui le Br sono nate, ossia gli operai del polo industriale del nord di cui hanno seguito anche la sorte. Certo «provincialismo» brigatista è andato in parallelo con la particolare forza della guerriglia e del movimento rivoluzionario nel nostro paese che, paradossalmente, non ha facilitato la costruzione di battaglie comuni con altre forze antimperialiste di diversa cultura politica. Al di là di relazioni di scambio e sostegno il capitolo «internazionale» è rimasto vacante nella nostra agenda. Ci sentivamo nello stesso flusso rivoluzionario ma, come anche altre forze combattenti, in un contesto internazionale caratterizzato dalla autodeterminazione delle singole esperienze. La vicinanza con le altre forze guerrigliere in Europa si è limitata alle analogie riscontrabili in alcune battaglie (vedi sequestro di Martin Schleyer), ma gli obiettivi comuni delle organizzazioni combattenti, come la liberazione dei prigionieri, non sono stati sufficienti a colmare le distanze strategiche. A dispetto di quanto andavamo teorizzando circa la necessità di un fronte comune delle forze guerrigliere e con il campo dei paesi non allineati nei fatti ha prevalso la nostra specificità alla «fatica» di individuare e percorrere i terreni propri di un fronte antimperialista. Alla fine degli anni ’70 e anche in coincidenza con la sconfitta del soggetto politico che avevamo messo al centro del nostro progetto, diventava non più rinviabile colmare il vistoso vuoto di progetto, anche in presenza della ripresa di movimenti contro le basi Nato e contro la guerra. In extremis abbiamo cercato di recuperare il terreno perduto su un programma di «guerra alla guerra» che andasse a rafforzare l’attacco alla tecnocrazia neoliberista. Veramente troppo tardi per elaborare una strategia all’altezza del compito anche alla luce della crisi di credibilità che aveva scavato a fondo al nostro interno e non solo.
La ritirata strategica: riprendendo quanto dicevo sopra, anche in questo caso il dato sperimentale mi sembra quello più evidente, con un concetto tra l’altro estraneo alla tradizione Br.
Beh, fare come se nulla fosse stato dopo il fallimento dell’operazione Dozier e la costatazione di quanto fosse profonda la crisi interna non espressa prima, sarebbe stato il massimo. Certo è che abbiamo dovuto cercare una via d’uscita sotto i colpi del contrattacco nemico e quella di ricorrere a ripieghi buoni solo in termini ideali (ritirarsi nelle masse) e per altri lidi e condizioni ha prevalso. Abbiamo cercato di capire come organizzare la resistenza per contenere le perdite, analizzare le cause del tracollo e verificare la possibilità di riprendere a combattere. Non ultima la verifica dello stato di salute della nostra credibilità e della rete di sostegno. A differenza delle altre «ritirate» compiute dall’Organizzazione l’ultima avveniva alla fine della lunga stagione di offensiva dei movimenti e nel pieno delle nostre lacerazioni. Occorreva perciò addestrarsi per capire quale fosse un difficile «che fare» non escludendo la verifica che ce ne fosse ancora uno praticabile. Nella consapevolezza che una guerriglia urbana non può ritirarsi per un tempo indefinito senza perdere fisionomia, riferimenti di classe e affidabilità. In quella situazione il dato sperimentale è stato fortemente condizionato dal contrastare un nemico che, grazie alle informazioni dei «pentiti», aveva deciso in tutta evidenza di sferrare il suo attacco finale. Mentre i nostri compagni continuavano a cadere, mentre i conflitti a fuoco per strada si moltiplicavano, i buontemponi della «rivoluzione alle porte» completavano la loro operazione denigratoria alimentando il coretto che ci voleva arresi a un passo dalla rivoluzione e trascinandoci in uno scontro frontale contro la follia della loro guerra ai compagni che avevano dato informazioni sotto tortura. Solo dopo l’esaurirsi dell’effetto e della disponibilità alla collaborazione di quanti si andavano «pentendo» abbiamo potuto riprendere l’attività, a fiato corto per risorse e lucidità. C’erano ancora compagni che si univano a noi per percorrere una strada mai tanto incerta. Nella scomparsa di tutte le altre ipotesi di lotta armata praticate.
Negli ultimi tempi ha preso forma un corpus storiografico, prodotto soprattutto da chi non ha avuto esperienza diretta degli anni ’70, che riporta alla luce produzione teorica ed esperienze pratiche di quegli anni e che ragiona, questa dovrebbe essere la regola ma sappiamo che così non è, sulle fonti nel loro contesto. Per quanto riguarda le Br, il dato che emerge è che, diversamente da ciò che per decenni si è affermato, la produzione teorica delle Br esisteva, e che rispetto ai temi in discussione a livello internazionale non era affatto marginale (il concetto di globalizzazione nel 1970, lo stato imperialista delle multinazionali). Questa produzione teorica ha una caratteristica fondamentale: nasce nella fabbrica, è tutta interna alla dinamica di classe e capisce perfettamente, proprio perché lo vive nella praxis della fabbrica, come si muove il capitale. Comparandola con quel che viene prodotto negli stessi anni dai centri di studio dei partiti della sinistra o anche in ambito accademico, che avevano ben più potenti mezzi a disposizione, il dato è di grande interesse. E apre a una riflessione sul fatto che l’esistenza di un «sapere di classe» è sistematicamente rimosso – e qui non parlo esclusivamente di Br ovviamente.
Ormai questo dovrebbe essere acclarato. E non tanto per spirito autocelebrativo ma perché il «sapere di classe», contrapposto alla presunta neutralità della tecnica produttivistica, costituisce l’impalcatura che ha sostenuto e continua a sostenere la possibilità di liberazione dal capitalismo. E questo è un dato che non è cambiato per quanti tentativi di sua applicazione possano essere stati fallimentari anche perché il conflitto di classe non si è certo esaurito nel ‘900.
Chi leggerà non avendo familiarità con il linguaggio brigatista noterà che ci si riferisce alle Br come «Organizzazione», un concetto e un principio che mi pare colgano essenza e sostanza di ciò che sono state le Br.
Si, non ci siamo mai sentiti né definiti «partito». Abbiamo sempre pensato di essere un’avanguardia in stretta dialettica con altre avanguardie armate e non. Non eravamo la guida di grandi masse all’assalto di un palazzo, ma una forza politico/militare che sul lungo periodo sperimentava la capacità di disarticolazione dei progetti nemici con l’obiettivo di impedirne la realizzazione e favorire e riempire di prospettiva rivoluzionaria l’opposizione di classe. L’unità del politico/militare si rifletteva nel singolo militante che incarnava un principio fondante dell’Organizzazione, la caratteristica della sua formazione politica e la ricomposizione tra lavoro manuale e intellettuale. Non è un caso che le biografie dei militanti fossero tanto simili per estrazione sociale e cattivi maestri di se stessi.
Un tuo compagno ha detto che avete fatto una straordinaria apologia del potere, cioè gli avete attribuito una «lucidità strategica» che non aveva. In Compagna Luna e Perché io perché non tu mi sembra che anche tu faccia, con un linguaggio diverso, la stessa considerazione.
Alla luce dei fatti è così. Nello sforzo di comprenderne la natura abbiamo confuso le linee di elaborazione strategica del potere, per esempio le direttive della scuola di Chicago, con la capacità politica di traduzione da parte dei soggetti preposti. (Ma ex post a capire sono buoni tutti!). Se si pensa al tempo che si è reso necessario perché la gestione tecnocratica in campo economico prevalesse e trasformasse la stessa natura della politica istituzionale; se si pensa a quanto sia comunque contraddittoria questa realtà, si può capire quanto poca cosa fosse quella «lucidità». Le mie considerazioni a cui fai riferimento sono state in relazione a come sono andate le cose soprattutto durante il sequestro Moro. L’insensatezza della «fermezza» mentre la casa bruciava, la svalutazione dell’ostaggio («non è lui»!), l’immobilismo dei veti incrociati tra Dc e Pci, i controlli di polizia in sostituzione di qualsiasi iniziativa del governo, non erano una risposta ma la fotografia di una classe dirigente alla «Todo modo». Quelle mie riflessioni hanno trovato in seguito qualche oggettiva conferma. Infatti di recente sono stati resi noti i verbali delle riunioni dei democristiani e dei comunisti durante i 55 giorni del sequestro. Altro che statisti. Da una parte una congerie di gruppi di potere e feudi elettorali ognuno per sé e dall’altra un grande partito operaio ridotto a garante dello status quo del potere altrui. Nero su bianco si possono trovare nel volume Brigate Rosse. Dalle fabbriche alla campagna di primavera. Una lettura veramente molto istruttiva.
Marco Clementi, Paolo Persichetti, and Elisa Santalena. Brigate rosse: Dalle fabbriche alla «campagna di primavera». Volume I. Roma: DeriveApprodi, 2017. 512 pp; 23.80 €. ISBN: 978-88-6548-177-6
With this volume – which is only the first of a multi-volume work – Marco Clementi, Paolo Persichetti and Elisa Santalena gave a crucial contribution to the understanding of a topic as difficult and complex as the history of the Italian Red Brigades (or BR). The three authors consulted a quantitively and qualitatively impressive amount of sources, which go from court records to the records of public investigating commissions; from police and carabinieri sources to those of the secret services; from memoires to interviews to those directly involved. This fundamental volume is certainly bound to remain the definite text on the topic for the forthcoming years. The merits of this work are evident since the setting the authors clarify in the introduction. One first, important merit is giving Italian “armed struggle the dignity of a study subject.” This dignity, as the authors highlight, has been often denied especially in the cultural area of the Italian Communist Party (PCI). This cultural area has in fact produced over the years many “pamphlets written by essayists with a more than dubious methodology” (6). A second important merit is certainly giving a strong blow to the many conspiracy theories which are sadly still frequent in the discussion of the history of the Italian Red Brigades. In this case also, the authors underline the responsibility of the PCI in giving legitimacy to these theories, which go from labelling the BR “fascist provocateurs” to alleging the involvement of foreign secret services (KGB, CIA or Mossad, depending on taste). In fact, even though such theories existed since the beginning of leftist armed struggle in Italy, there was a “watershed in 1984, when the PCI [, which was] in a strategical crisis after the failure of the historical compromise [with the Christian Democratic Party] […] distanced itself from the majority motion” of the Parliamentary Investigating Commission on the abduction of Aldo Moro. The authors highlight that fighting against conspiracy theories is a lost battle since the beginning. However, they concretely help those who wish to tackle the matter seriously, from a historical point of view. One third important merit is the authors’ courageous interpretation of the BR phenomenon. In fact, the three authors avoid comfortable explanations, and clarify that the Italian Red Brigades were not “the illegitimate child but an integral part – though a minority – of a decade-long clash whose existence few have admitted in Italy” (12). The authors painstakingly scanned the history of the birth of the Red Brigades, highlighting that they were born in large Northern Italian factories, and reconsidered the importance of the intellectual contributions coming from Trento and Reggio Emilia. The BR were an organization, then, which was born in factories and which could grow thanks to “workers’ opacity,” a concept developed by the British scholar Edward P. Thompson which the three authors relevantly apply to the case of the Red Brigades. Remarkably, this concept was used even by Giuliano Ferrara – who at the time was a leader of the Turin section of the PCI – to describe this phenomenon (56). The authors paint a realistic and merciless portrait of the Italian extra-parliamentary Left, which was fluid and magmatic. The BR were only one of many organizations – though it certainly was the most dangerous and long-lasting – which could be an arrival or a starting point for many militants, who were strongly convinced violence was necessary. Fourthly, the authors give us new insights on the abduction of Aldo Moro by painstakingly analysing the stance of the PCI. According to the authors, Moro was not insane while being held by the BR, but sought a rational and strategic way to reach a compromise between the BR and the state, so that his life could be spared. The solution was not found, because Moro clashed against a rubber wall in which the PCI had a fundamental importance. The authors talk about “rigor mortis” (436-440) referring to the opposition of the PCI to any negotiation. They sketch a party which was prey of a rigid realpolitik, and which was more interested in saving its presence in the government than in saving Moro’s life. Certainly, the PCI acted in a certain way also because it was anxious to be recognised as a credible interlocutor by the Italian business world and by the United States. PCI representative Giorgio Napolitano played a crucial role in building links with “American friends” (417-435). Fifthly, the authors make an incredibly detailed description of anti-BR strategies, highlighting a crucial factor which has been largely neglected so far, that is the fundamental use of torture which helped the Italian state to defeat the BR. In fact, the use of torture – which was at first episodic, but which became more and more systematic after the Moro case – was fundamental to extort information on locations and individuals which fundamentally contributed to the state’s victory. In particular, the book tells the case of Enrico Triaca, one printmaker of the BR who was subject to waterboarding (500-511). By way of conclusion, all scholars and concerned readers cannot but thank the authors for their excellent work. We all wait for the second volume.
Aldo Moro era convinto che il terrorismo non avesse solo un carattere politico ma anche una dimensione internazionale. Pochi mesi prima del suo rapimento, in un incontro avvenuto nello studio di via Savoia con l’ambasciatore degli Stati Uniti Richard Gardner, affrontò la questione sostenendo che il fenomeno della lotta armata era «probabilmente sostenuto dall’Est, forse dalla Cecoslovacchia». Aggiunse che il terrorismo italiano e tedesco erano «profondamente legati» e mossi da un medesimo disegno: «minare le società democratiche sulla frontiere Est-Ovest». Contrariamente a quel che si ritiene oggi, Moro era convinto che lo sviluppo delle azioni dei gruppi armati avrebbe rafforzato gli obiettivi di governo del Pci: «un’escalation incontrollata dell’ordine pubblico» – affermava lo statista democristiano – avrebbe reso impossibile ogni opposizione alle richieste, che provenivano dalle «public demands», di «inclusione» e «partecipazione del Pci al governo per porre fine alla violenza» e «ristabilire l’ordine pubblico». Argomenti che spinsero Moro ad esortare gli Stati Uniti affinché assumessero «un ruolo attivo nel combattere il terrorismo», chiedendo a Gardner una «maggiore assistenza e cooperazione» da parte dell’intelligence statunitense con i servizi di sicurezza italiani» (1). A scriverlo è lo storico Giovanni Mario Ceci nel volume, La Cia e il terrorismo italiano. Dalla strage di piazza Fontana agli anni Ottanta (1969-1986), Carocci 2019. I report dell’agenzia di Langley, dell’ambasciata Usa a Roma e di altri attori dell’amministrazione statunitense, che l’autore cita nel libro, ribaltano l’attuale vulgata mainstream sugli scenari complottisti che avrebbero portato al rapimento del leader democristiano da parte delle Brigate rosse, sgretolando la convinzione stratificata da decenni di un sequestro sponsorizzato e supervisionato, addirittura con l’apporto diretto di forze esterne, in particolare atlantiche, al mondo brigatista, per impedire l’alleanza tra Dc e Pci e l’entrata di quest’ultimo nel governo. Nell’incontro del 4 novembre del 1977, lo statista democristiano fece capire agli americani che l’unico vero modo che avevano per arrestare la progressione elettorale del Pci e le sue ambizioni governative era intervenire su quelle che, a suo avviso, erano le matrici della sovversione interna italiana, ovvero la strategia di destabilizzazione della società che avrebbe trovato sostegno nelle interferenze sovietiche. Attività che, secondo Moro, non era finalizzata a sabotare l’avvicinamento del Pci all’area di governo ma semmai a favorirla rafforzando la sua immagine di unica forza politica in grado di salvare le istituzioni calmierando le spinte antisistema dei movimenti sociali ed esercitando la sua capacità di forza d’ordine. Questa personale convinzione di Moro, che per altro mutò drasticamente quando dalla prigione del popolo nella prima lettera a Cossiga scrisse di trovarsi «sotto un dominio pieno e incontrollato», era opinione diffusa negli ambienti politici moderati e conservatori italiani e trovava ispirazione in alcune precedenti veline dei Servizi italiani che chiamavano in causa l’operato dei Paesi dell’Est. Anche il Pci riteneva, ma solo in sede riservata, che vi fosse una qualche interferenza oltre cortina, in particolare dei cecoslovacchi. Sono note le lamentele di Cacciapuoti e di Amendola nei confronti dei “fratelli cecoslovacchi” che sdegnosamente rigettavano l’accusa. I sospetti, dimostratisi infondati, dei dirigenti di Botteghe oscure erano dovuti all’ospitalità che nell’immediato dopoguerra Praga aveva fornito, su richiesta degli stessi comunistin italiani, a diversi esponenti delle milizie partigiane comuniste e dell’organizzazione Volante rossa che non avevano deposto le armi dopo la fine della guerra civile e per questo erano stati perseguiti dalla magistratura. Questo bacino di militanti, il più delle volte coinvolti in azioni di rappresaglia contro ex gerarchi ed esponenti fascisti, nonostante fosse stato esfiltrato dall’apparato riservato del Pci era maltollerato dalla nuova dirigenza di fede togliattiana. Un atteggiamento proiettivo che spinse la dirigenza di questo partito ad avviare una ossessiva campagna, divenuta vincente nei decenni successivi, che ribaltava lo schema complottista attribuendo ogni responsabilità del sequestro Moro all’azione dei Servizi segreti occidentali.
Terrorismo interno o internazinale? L’amministrazione statunitense prese sul serio le richieste di Moro e G.M.Ceci ne ricostruisce attentamente tutti i passaggi: Gardner volato a Washington riferì la richiesta al segretario di Stato Vance ed al consigliere per la sicurezza Brzezinski, la questione venne introdotta in un memorandum inviato ai membri dell’European Working Group, che si riunì il 9 dicembre 1977, dove ci si chiedeva «che aiuto stiamo fornendo all’Italia in relazione al terrorismo (sia interno sia, se ve ne è, Internationally-inspired)? (2). Tuttavia emerse subito un grosso ostacolo dovuto alla presenza della nuova dottrina di «non interferenza non indifferenza» emanata dall’amministrazione Carter e alle limitazioni, introdotte dal Congresso statunitense a metà degli anni 70, che impedivano al governo Usa di intervenire nelle attività di polizia interna di altri paesi. Dopo le polemiche scatenate dai ripetuti interventi diretti della Cia, come fu per il colpo di Stato contro Allende in Cile, le azioni coperte dell’Agenzia d’intelligence furono sottoposte a restrizioni salvo nei casi in cui vi era un manifesto pericolo per la sicurezza degli Stati Uniti e dei suoi interessi. Situazione che si prefigurava solo nel caso fosse stato dimostrato che quanto avveniva in Italia avesse una matrice internazionale. L’assenza di questa prova, più volte richiesta alle autorità italiane, impedì un intervento diretto e immediato della Cia, i cui analisti per altro in un report della Cia “centrale” ritenevano di non condividere «la tesi, alquanto popolare in Italia, che il terrorismo sia alimentato all’estero, né tantomeno il suo corollario, ossia che scomparirebbe se malvagi potenze straniere smettessero di immischiarsi», mentre un’analisi di Arthur Brunetti, capocentro della Cia a Roma, realizzata nei giorni precedenti il sequestro Moro ribadiva che le Br «sono un fenomeno nato e cresciuto interamente in Italia» e che «nulla indicava che l’Unione sovietica, i suoi satelliti nell’Europa dell’Est, la Cina o Cuba avessero avuto un ruolo diretto nella creazione o nella crescita delle Br». (3) Nel bel mezzo di questo lavorìo diplomatico giunse come un lampo la notizia del rapimento del leader democristiano. Le prime analisi portarono Washington a temere che l’azione delle Br potesse estendersi anche ad obiettivi statunitensi, successivamente i numerosi report prodotti dall’intelligence Usa durante il sequestro focalizzarono l’attenzione verso le possibili ricadute sul quadro politico italiano. Gli analisti osservarono con molta finezza le mutazioni intervenute all’interno della Dc e il profondo cinismo che muoveva la rinnovata «rivalità» e le diverse manovre di riposizionamento dei leader democristiani che ambivano alla successione di Moro come capi del partito per «assumere il ruolo di front runner nelle elezioni presidenziali di dicembre». Secondo la Cia, il governo italiano nel corso del sequestro aveva «riportato una vittoria negativa rimanendo fermo», senza tuttavia essere riuscito a colpire militarmente le Br. Alla fine, concludevano gli analisti di Langley sbagliando completamente previsione, era il partito comunista la forza politica uscita rafforzata dall’esito del sequestro, poiché la linea della fermezza l’aveva collocata – a loro avviso – in una «posizione forte», che avrebbe reso impossibile la nascita di governi senza la sua partecipazione. Sul piano operativo, nonostante una richiesta di top priority da parte italiana, la Cia non andò oltre lo scambio di informazioni. Sotto la pressante insistenza di Roma il governo americano si limitò ad inviare un funzionario del Dipartimento di Stato (non un membro della Cia), Steven R. Pieczenik, psicologo esperto di guerra psicologica che giunse a Roma il 3 aprile 1978 (dopo il trezo comunicato brigatista nel quale si annunciava la collaborazione di Moro all’interrogatorio) e operò su mandato del ministro dell’Interno Cossiga all’interno di un “comitato di esperti”, dove erano presenti figure analoghe. La permanenza dell’esperto americano fu molto breve, convintosi della inutilità del suo contributo, rientrò negli Stati uniti il 16 aprile successivo, dopo appena 13 giorni.
Settembre 1978, la Cia si mobilità contro le Brigate rosse Alla fine l’ostacolo venne superato con un espediente burocratico: riclassificare le Brigate rosse all’interno della categoria del “terrorismo internazionale”. L’8 maggio, il giorno prima della esecuzione di Moro, lo Special Coordinating Comitee del Consiglio nazionale della sicurezza, Nsc, diede finalmente semaforo verde, ritenendo che si potesse «offrire aiuto all’Italia per combattere il terrorismo internazionale», ma quando la decisione venne comunicata alle autorità italiane il corpo di Moro era già stato ritrovato in via Caetani. La circostanza tuttavia non arrestò i propositi statunitensi che nel settembre 1978 giunsero a Roma con l’obiettivo di svolgere un’attività unilaterale di intelligence contro le Br, attivando operazioni di infiltrazione all’interno questa organizzazione. L’ambasciatore Gardner si oppose, raccogliendo le resistenze italiane, sostenendo che questo tipo di attività sarebbe stata compito delle autorità di Roma. Alla fine si raggiunse un compromesso: l’ambasciata americana «avrebbe considerato caso per caso le proposte di reclutamento di persone da infiltrare nelle Br» con la possibilità di decidere autonomamente se «andare avanti da soli o dopo un accordo con gli italiani». Gardner ricorda nel suo libro di memorie che in effetti si registrò davvero «un caso di questo genere» e «la decisone fortunatamente fu di condurre l’operazione in accordo con il governo italiano». (4)
L’operazione Stark L’unico tentativo conosciuto, per altro del tutto infruttuoso, è quello di Ronald Stark, un cittadino americano arrestato nel 1975 per traffico di stupefacenti e scarcerato nel 1979 con una motivazione redatta dal giudice Floridia in cui si riconosceva la sua collaborazione con la Cia. Il suo compito sarebbe stato quello di avvicinare all’interno delle carceri alcuni brigatisti detenuti. L’operazione non produsse risultati perché già dal 1977 i Br erano stati tutti trasferiti nel carceri speciali e Stark non finì mai in questo circuito. Se l’operazione di infiltrazione prese avvio alla fine del 1978 – come afferma Gardner – per Stark fu impossibile avvicinarli. Dalla documentazione della Direzione generale degli istituti di pena viene fuori che Stark fu rinchiuso nelle carceri di Modena, Pisa, Matera, Rimini e che nell’ultimo periodo della sua detenzione si trovava a Bologna. Prigioni estranee al circuito delle carceri speciali e che dopo il 1977 non accolsero più al loro interno brigatisti. Dalla stessa documentazione risulta che l’unico periodo in cui Stark, condannato per traffico internazionale di stupefacenti, si trovò ristretto nello stesso istituto di pena dove erano anche altri brigatisti fu il 1975 nel carcere di Pisa, poco dopo il suo arresto, tre anni prima che le Brigate rosse entrassero nel mirino dell’agenzia di Langley. Ammesso che fosse lui l’agente provocatore reclutato negli ultimi mesi del 1978, gli americani erano davvero in seria difficoltà se l’unica risorsa messa in campo per la loro strategia era riposta in un improbabile personaggio, un narco trafficante tenuto a debita distanza dai sospettosi brigatisti incarcerati che al massimo si trovarono a condividere, come riferisce Curcio nel suo libro, A viso aperto, il passeggio dell’aria con uno che cercava di attaccare bottone. Il racconto che Curcio fa dell’episodio (Stark gli propose durante il passeggio di organizzare una evasione dal carcere) lascia supporre che lo statunitense lavorasse già da confidente per il Ministero dell’Interno. In effetti Gardner afferma che l’operazione fu condotta di concerto con i Servizi italiani. Risulta, infatti, che funzionari del Ministero dell’Interno ebbero ripetuti incontri con lui nel carcere di Matera: tra questi spicca il nome di Nicola Ciocia, il famoso professor De Tormentis specialista del waterboarding, torturatore di diversi nappisti e brigatisti, tra cui Enrico Triaca, Ennio di Rocco, Stefano Petrella e di diversi componenti della colonna napoletana. I documenti ci dicono che l’unica persona caduta nella rete di questo agente provocatore fu Enrico Paghera, militante di Azione Rivoluzionaria che dopo la scarcerazione venne nuovamente arrestato e trovato in possesso di una cartina relativa ad un campo palestinese in Libano di cui era indicato il nome del responsabile e che risultò fornitagli dall’americano.
Note 1. Nella nota 26, p. 69, del suo volume, GM Ceci indica come fonte un report inviato dall’ambasciata Usa di Roma, Ambassador’s Meeting with Christian Democrat President, from Amembassy Rome to SecState, 7 November 1977, DN:1977ROME18056. Anche lo storico G. Formigoni, ricorda sempre GM Ceci, aveva riferito su questo incontro e sulla posizione di Moro in, Aldo Moro. Lo statista e il suo dramma, il Mulino, 2016, pp.325-6. 2. GM. Ceci, p. 69, nota 27, Memorandum from Robert Hunter and Richard Vine to Members of European Working Group, Agenda for Meeting, December 9, 1977, in DDRS. 3. Giovanni Maria Ceci, La Cia e il terrorismo italiano. Dalla strage di piazza Fontana agli anni Ottanta (1969-1986), Carocci 2019, p. 84. 4. Richard N. Gardner, Mission: Italy. Mission: Italy. Gli anni di piombo raccontati dall’ambasciatore americano a Roma.1977-1981, Mondadori, 2004, p. 234.
L’appartenenza all’apparato riservato del Pci e il lavoro informativo all’interno della fabbrica
Il 24 gennaio 1979 Guido Rossa, militante del Pci e sindacalista della Fiom-Cgil all’interno degli stabilimenti dell’Italsider di Genova-Cornigliano, rimase ucciso in un’azione della colonna genovese delle Brigate rosse che inizialmente prevedeva soltanto il suo ferimento. Tre mesi prima della sua uccisione, il 25 ottobre 1978, Rossa aveva denunciato un operaio dell’Italsider, Francesco Berardi, scoperto mentre diffondeva all’interno della fabbrica volantini della Brigate rosse (leggi qui il verbale della denuncia). Rossa era una figura importante all’interno della fabbrica, portavoce della linea ufficiale del Pci all’interno dell’azienda, svolgeva per conto del suo partito anche un incarico molto speciale. Ecco il ritratto che ne fece un suo compagno di lavoro: «In fabbrica rappresentava il potere sindacale. Di indole schiva e modesta, non voleva apparire uomo di comando, pur esercitandolo con molta fermezza e autorità. Era conosciuto molto dagli addetti ai lavori, i dipendenti politicizzati e sindacalizzati, ma non dalla massa delle maestranze, stando poco in mostra. Non prendeva mai la parola nelle assemblee generali. Ma dentro il Consiglio di fabbrica, tra i delegati, era un numero Uno; dettava legge, incuteva quasi soggezione ai delegati che lo consideravano portatore del verbo di Enrico Berlinguer e Luciano Lama. Il reparto dove Rossa svolgeva il suo lavoro, l’officina di manutenzione, era la Stalingrado dello stabilimento. Il reparto più rosso, dominatondagli attivisti del Pci. Come una nicchia protetta, nel suo seno, in un sottoscala stava il piccolo laboratorio di riparazione degli strumenti di precisione. Lì, Guido Rossa operava con molta libertà».1
I taccuini Nel libro che ricostruisce la storia di suo padre, Sabina Rossa racconta una scoperta importante: il ritrovamento di alcuni taccuini che un suo compagno di lavoro e di sindacato aveva conservato per anni: «Ecco, sono tutte cose di Guido. Ero presente nello spogliatoio della fabbrica il giorno in cui, subito dopo l’attentato, la polizia aprì il suo armadietto. Trovarono questi documenti, avevo paura che andassero perduti e li presi in custodia. Li ho conservati fino ad oggi, per quasi trent’anni. Ma adesso è giusto che li abbia tu».2 I notes erano cinque, enormi – scrive Sabina Rossa – «E sulla copertina di ognuno era segnato un anno: sul primo il 1974, sull’ultimo 1978. Per cinque anni, anno per anno, con la sua grafia pulita e ordinata, papà aveva annotato con estrema precisione tutti i fatti sindacali dell’Italsider, con tanto di tabelle zeppe di dati ed elenchi di nomi… […] Per cinque anni aveva annotato, quasi giorno per giorno, con maniacale pignoleria, ogni cosa che avesse a che fare con l’attività sindacale all’interno della fabbrica. Organici. Livelli di avanzamento e anzianità. Qualifiche. Mansioni. Orari di lavoro. Paga. Nuovi assunti, loro provenienza e inquadramento. Ferie. Assenze giornaliere e richieste di rimpiazzo… In cinque anni papà aveva ricostruito il quadro della situazione, dipendente per dipendente. E di ognuno conosceva anche numeri di matricola e di patente, e di alcuni persino l’esito di «visite psicoterapeutiche». Non c’era nulla che fosse sfuggito alla sua attenzione. Ho pensato – prosegue ancora Sabina Rossa – che forse quei notes potevano essere riletti anche da un altro punto di vista. Non dovevo cercare grandi rivelazioni che sarebbe stato impossibile trovare fra quegli appunti. Ma dovevo capire perché mio padre aveva fatto quel lavoro, per cinque anni, con pazienza certosina e metodo scientifico».3
Intelligences di fabbrica, Guido Rossa e la struttura riservata del Pci Proseguendo il suo coraggioso lavoro di scoperta della attività riservate del padre, Sabina Rossa incontra prima il generale dei Carabinieri Nicolò Bozzo che ebbe un ruolo importante nei nuclei speciali creati dal generale Alberto Dalla Chiesa di cui fu uno stretto collaboratore: «Dalla Chiesa – spiega il generale Bozzo – mi aveva incaricato di tenere i rapporti con il Pci. Dal Pci abbiamo avuto tutta la collaborazione possibile e immaginabile. Su questo non può esserci nemmeno un’ombra di dubbio. Io avevo rapporti con Lovrano Bisso, allora segretario provinciale del Pci: ci aiutò in ogni modo».4 La successiva testimonianza di Bisso, raccolta sempre da Sabina Rossa, è rivelatrice della speciale missione che Guido Rossa conduceva in fabbrica: «[…] Quell’esperienza si rivelò utile anche di fronte alla minaccia brigatista. Fu un lavoro particolarmente difficile e pericoloso. Per diverse ragioni. Innanzitutto le Brigate rosse avevano una struttura fortemente centralizzata e compartimentata, con una base di sostegno non particolarmente ampia. Quindi non erano facilmente penetrabili. Inoltre, i loro gruppi di fuoco, che applicavano la tattica del “mordi e fuggi”, erano assai efficaci; mentre le forze dell’ordine, pur disponendo di personale di livello, per tutta una fase diedero l’impressione di brancolare nel buio. Tutto questo rendeva assai spregiudicata l’azione delle Br. Per la natura delle difficoltà, quindi decidemmo di concentrare l’attenzione piuttosto su ciò che stava dietro alla produzione del materiale di propaganda brigatista. Vale a dire: chi scriveva volantini e documenti, dove si stampavano, chi li trasportava, come entravano in fabbrica, chi li distribuiva. E poi, su un piano più strettamente politico, dovevamo capire quale grado di consenso quei documenti fossero in grado di suscitare fra i lavoratori. Posso dire questo, che il lavoro di Guido Rossa ci portò assai vicino all’individuazione di gran parte della catena di produzione della propaganda brigatista. Il contributo di tuo padre fu davvero eccellente. Mi aveva parlato di Berardi già alcuni mesi prima di quel 25 ottobre 1978. Lo aveva già individuato e lo teneva d’occhio».5
Note 1 Intervento di Pierluigi Baglioni, impiegato dell’Italsider, in Guido Rossa mio padre, Giovanni Fasanella e Sabina Rossa, Bur, pp.149-150, 2006. 2 Ivi, p. 145. 3 Ivi, pp. 145-148. 4 Ivi, p. 141. 5 Ivi, pp. 158-159.
Si sa, l’utilizzo pubblico della storia è spesso cosa ben diversa dalla storia come disciplina scientifica. Ciò perché da sempre la politica (soprattutto quella al potere) tende a volersene appropriare, distorcendo, occultando, inventando eventi, situazioni, contesti, per fini di preservazione dello status quo. Il rapimento e l’uccisione di Aldo Moro, presidente della Democrazia cristiana, nella primavera del 1978 è forse l’evento del secondo dopoguerra italiano a essere oggetto di una continua campagna basata su ricostruzioni senza alcuna aderenza documentaria e su interpretazioni fantasiose e mistificatorie. La scorsa estate gruppo di storici e storiche, ricercatori e ricercatrici, studiosi e studiose della storia politica italiana del tempo recente hanno redatto un appello teso non solo a demistificare l’alone di complottismo che avvolge il discorso pubblico sul caso Moro, ma anche a ripristinare il dibattito e il confronto sul piano del rigore metodologico. Sul tema abbiamo deciso di intervistare uno degli estensori della lettera aperta, lo scrittore e giornalista Paolo Persichetti
Machina-Deriveapprodi.com, 25 novembre 2020 Intervista di Alberto Pantaloni a Paolo Persichetti
1.Com’è possibile che a distanza di oltre quarant’anni dai fatti di via Fani e via Caetani, in un contesto politico enormemente mutato, ci sia ancora chi è ossessionato dai complotti e dalle dietrologie? Il passato, quando è ritenuto scomodo, subisce in genere un processo di rimozione: viene dimenticato, seppellito per poi riemergere qui e là se ne è rimasta traccia. Nel caso della lotta armata degli anni ’70 è avvenuto un processo radicalmente diverso: quella vicenda è stata sottoposta a una ipermemorizzazione fabbricata dai poteri pubblici. Sappiamo che la memoria è un impasto di ricordo e oblio che nel caso delle memorie private risponde a dei processi di selezione psichica legati alla singola storia del soggetto. Nella memoria pubblica, invece, i processi di selezione sono politici.
2.Spiegaci in che modo ha preso forma questo uso pubblico del passato. Tra i momenti decisivi ci sono certamente i ripetuti interventi del presidente della repubblica Giorgio Napolitano, per altro uno dei protagonisti della linea della fermezza che volò negli Usa proprio nelle settimane del sequestro Moro. In più occasioni tra il 2007 e il 2008, fino all’editto pronunciato dal Quirinale il 9 maggio di quell’anno, decretò il divieto di parola pubblica degli ex appartenenti delle formazioni armate degli anni ’70, i quali – sosteneva – «non avrebbero dovuto avvalersi per cercare tribune da cui esibirsi, dare le loro versioni dei fatti, tentare ancora subdole giustificazioni». Al tempo stesso l’istituzione nel 2007 di una giornata nazionale della memoria delle vittime del terrorismo che si tenne la prima volta il 9 maggio dell’anno successivo, data significativa che relegava lo stragismo con le sue complicità statali negli sgabuzzini della memoria ponendo al centro dei rituali commemorativi il sequestro Moro, mischiando e confondendo l’iperviolenza statuale e atlantica delle stragi con le insorgenze armate provenienti da gruppi sociali oppressi. Un altro aspetto importante è stata l’attribuzione di un ruolo di amministrazione della memoria pubblica all’associazionismo che si era visto riconosciuto lo status di vittima legittima. Da qui l’elaborazione di discorsi fondati sulla stigmatizzazione etica, l’anatema morale a scapito di un approccio fondato sull’impiego delle discipline dell’analisi sociale, politica ed economica. La conseguenza è stata l’oblio dei fatti e delle condizioni sociali che determinarono quegli eventi, per altro figli di un modello di società e di produzione nel frattempo superati e dimenticati. Questa memoria svuotata dalle sue matrici causali ha assunto le sembianze di un spettro che si proietta ancora oggi, oltre il millennio, un po’ come lo spettro marxiano, rinviandoci sbiadite immagini in bianco e nero di una violenza politica irragionevole e manipolata che cancella i colori della storia. L’eredità, il condensato di questa chimica della memoria statuale sono stati il complottismo (la dietrologia) e il vittimismo.
3.Alla fine di agosto una serie di esponenti (sessanta) del mondo della ricerca storica e dell’inchiesta politica hanno firmato un documento di denuncia del crescente peso che la visione complottistica sul rapimento e l’uccisione del Presidente della Democrazia cristiana Aldo Moro da parte delle Brigate rosse ha nel discorso pubblico, dalle dichiarazioni della politica agli editoriali degli organi d’informazione. Lo storico Marco Clementi, fra i firmatari, ha affermato che questa presa di posizione costringe tutti «a misurarsi con il principio di realtà». È il vecchio problema della contraddizione fra verità storica e uso pubblico (cioè politico) della storia. Un problema che non riguarda solo gli anni Settanta della nostra storia (si pensi alle polemiche sulla Resistenza o sulle Foibe nel nostro Paese, o a quelle sulla Guerra Civile americana negli Usa). Come mai siete usciti con questo documento ad agosto scorso? L’offensiva complottista è cosa che va avanti da diversi decenni… L’innesco è stato l’ennesimo fake che accostava le vicende legate alla strage di Bologna dell’agosto 1980, che stando alle sentenze della magistratura hanno una matrice di destra, in ogni caso opposta per movente, obiettivi e pratiche operative al fare dei gruppi della sinistra rivoluzionaria armata e delle Brigate rosse, geneticamente antistragiste. Ma aldilà della ragione specifica, credo che sia stato un segnale importante di cambiamento, la prova di una maturazione del mondo della ricerca, di una nuova consapevolezza e anche della presenza di un maggiore coraggio degli studiosi dovuto forse all’arrivo di nuove generazioni non più embedded, slegate cioè da vincoli e condizionamenti che potevano esercitare fino a ieri le vecchie baronie legate culturalmente al catechismo dell’emergenza e della fermezza tramandato dalla Prima Repubblica. C’è un clima nuovo a cui ha certamente contribuito la maggiore socializzazione delle fonti di provenienza statale. Recenti aggiornamenti normativi hanno reso più democratico l’accesso agli archivi. Oggi è possibile consultare quei documenti che un tempo erano appannaggio solo della magistratura, delle commissioni parlamentari e dei loro consulenti. Una circostanza che in passato ha favorito una certa opacità e anche la manipolazione delle fonti stesse. È accaduto che carte scomode venissero ignorate o citate solo in parte. Quel tempo è finito! C’è una nuova generazione di studiosi che non è più disposta ad accettare narrazioni che ignorano i canoni storiografici: la confusione di tempi e luoghi, l’uso dei de relato spesso attribuiti a defunti, le correlazioni arbitrarie, le affermazioni ipotetiche, i sillogismi e le false equazioni, le suggestioni e molto altro ancora condito con un approccio paranoico che rifugge ogni confutazione. Per decenni l’accesso riservato alle carte è stato un formidabile strumento per mistificare la storia, costruire un discorso funzionale ai poteri, per tracciare una narrazione ostile alla storia dal basso, con l’obiettivo di negare la capacità dei soggetti di muoversi e pensare in piena autonomia secondo interessi legati alla propria condizione sociale, politica, culturale. Così si è finiti in una sorta di nuovo negazionismo storiografico.
4.Diversi studi sui documenti delle Commissioni Moro avevano già evidenziato in passato la natura assolutamente endogena del fenomeno brigatista e dell’operazione Moro, penso ai volumi di Clementi e Satta, che sono stati i pionieri del ristabilimento della verità storica… Insomma la situazione era già chiara decenni fa… Senza dubbio «La pazzia di Aldo Moro» di Marco Clementi e «L’odissea nel caso Moro» di Vladimiro Satta, apparsi rispettivamente nel 2001 e nel 2003, hanno segnato una svolta metodologica decisiva. Finalmente due studiosi, per altro di matrice culturale diversa, riportavano sui dei corretti binari storiografici l’analisi del sequestro Moro. Quanto a dire che quei due lavori furono sufficienti per rendere la situazione chiara, ce ne corre. I loro studi hanno senza dubbio aperto una nuova strada, seguita poi da altre pubblicazioni e altri autori cresciuti negli ultimi anni ma in misura sempre inferiore rispetto alla mole della pubblicistica complottista, al peso delle narrazioni dietrologiche diffuse sulla stampa, nel cinema e nei grandi format televisivi. Non c’è competizione: l’industria editoriale è orientata sul tema del cold case,anche perché paga in termini di mercato. Cerca testi sensazionalistici spacciati per inchieste che promettono scoop, garantiscono rivelazioni, spacciano soluzioni agli eterni misteri che per definizione restano insolubili, inarrivabili altrimenti il gioco finisce e il circo chiude. I grandi format televisivi, se osserviamo quel che è accaduto in occasione del quarantennale del sequestro Moro, hanno riprodotto questo schema. La lettera firmata dai sessanta storici e ricercatori è stata un sasso lanciato in questo stagno putrido, un acquitrino insalubre dove hanno trovato la loro ragion d’essere una pletora di cialtroni, un circo Barnum di pagliacci e mitomani dietro cui si celano figure senza scrupoli.
5.Esponenti di area Pci (penso a Sergio Flamigni e a Miguel Gotor) continuano imperterriti nella loro crociata sulla presunta «verità»: Flamigni è arrivato addirittura ad accusare Giuseppe Fioroni, Presidente della Commissione parlamentare d’inchiesta sul sequestro del Presidente Dc dal 2014 al 2017, di avere gestito i lavori della Commissione in modo «autocratico e disordinato» per nascondere la verità. Anche la dietrologia non è più quella di una volta. I lavori dell’ultima commissione Moro presieduta dal democristiano Giuseppe Fioroni, oggetto ora di diverse querele rivolte contro uno dei suoi ex membri (l’ex commissario Gero Grassi), hanno scatenato la balcanizzazione della dietrologia, una sorta di tutti contro tutti. Rivalità, concorrenza nel mercato delle fake news, logica mercantile dello scoop, di chi la spara più grossa tanto poi nessuno verifica e nessuno risponde (ma anche qui le querele ci dicono che qualcosa sta cambiando e un principio di realtà e responsabilità sta per essere introdotto), fiorire di tesi complottiste che si annullano a vicenda divorandosi tra loro, hanno condotto al parossismo il discorso dietrologico. Una iperbole che lo mette al passo con gli altri cospirazionismi che traversano il pianeta in questo momento e mobilitano le interiora della destra più conservatrice e reazionaria. A Flamigni, che ha campato per decenni sul monopolio dell’accesso ai documenti e su risultanze peritali incerte, non va giù che questa commissione abbia disposto ingenuamente nuove perizie scientifiche su via Fani, via Gradoli e via Montalcini. Accertamenti che hanno definitivamente sepolto ogni possibilità di utilizzare imprecisioni, limiti ed errori che in passato consentivano di insinuare ricostruzioni complottiste. La commissione Fioroni, convinta che le acquisizioni storiografiche, le testimonianze dei protagonisti e le ricostruzioni cui erano giunte le cinque precedenti inchieste giudiziarie sulla vicenda Moro fossero inesatte, fuorvianti o patteggiate, con l’enfasi supponente di chi avrebbe finalmente disvelato la verità a tutti nascosta, ha disposto nuove perizie che si sono avvalse delle moderne tecniche forensi inesistenti quando vennero condotte le prime indagini. Da un presupposto errato è scaturito così un risultato virtuoso che oggi è a disposizione di tutti i ricercatori ma che ha scandalizzato Fioroni e gli altri commissari (meno uno), i quali totalmente spiazzati hanno cercato in tutti i modi di ridimensionarle. In fondo la commissione ha lavorato tre anni per cercare di smontare quello che involontariamente le risultanze scientifiche andavano accertando. Uno spettacolo surreale che tuttavia non è riuscito a cancellare la conferma che in via Fani le cose sono andate come hanno sempre raccontato i brigatisti: nessun attacco è stato mosso da destra, non c’erano superkiller professionisti, agenti segreti, motociclette coinvolte nell’operazione, nessuno ha sparato contro il parabrezza del teste Marini. Abbiamo anche la certezza genetica che sfata la leggenda di Moro tenuto o passato in via Gradoli e sappiamo che l’esecuzione del presidente Dc all’interno del box di via Montalcini è compatibile con il luogo, le risultanze balistiche, l’analisi splatter (le gocce di sangue) e audiometrica degli spari. Insomma è calato il sipario sulla dietrologia in via Fani.
6.Miguel Gotor, lo storico delle eresie membro della commissione, ha parlato nel suo ultimo libro di «Verità “concordate” tra poteri dello Stato e i militanti armati». Polemica che forse verrà rinfocolata dopo la pubblicazione di stralci del carteggio fra l’ex Presidente della repubblica Cossiga e alcuni esponenti delle Brigate rosse… ll «patto di omertà», come lo ha chiamato Flamigni, il «patto segreto» tra «complici» come hanno scritto altri competitor dell’arcigno custode della verità politica del Pci sul sequestro Moro è una costruzione finalizzata a esportare la parte di responsabilità politica che pesa sui partiti che sostennero la linea della fermezza. A quarant’anni di distanza invece di interrogare le ragioni che spinsero Dc e Pci a rifiutare la trattativa, sacrificando un uomo per non perdere lo Stato, come recitava il famoso editoriale di Scalfari apparso su «la Repubblica» del 21 ottobre 1978, si insinua l’esistenza di un accordo sotterraneo tra prigionieri delle Br e vertice democristiano suggellato dal cosiddetto memoriale Morucci-Faranda. Nulla ci dicono sulla dimensione psicologica e culturale che mosse i dirigenti dei due maggiori partiti, come riuscirono a dire che le lettere di Moro erano manipolate, circostanza smentita dall’ultimo lavoro scientifico curato da Michele Di Sivo. Resta ancora inspiegato il silenzio di Fanfani che venendo meno ad accordi presi non pronunciò il discorso di apertura promesso. Perché tacque? Fu bloccato? Questioni che si cerca di occultare inventando un patto attorno a un memoriale che raccoglie le deposizioni di Morucci e Faranda davanti alla magistratura e a cui i due dissociati, poi divenuti collaboratori, per ottenere l’accesso ai benefici penitenziari aggiunsero i nomi dei partecipanti all’azione di via Fani prima indicati solo con dei numeri. Un resoconto che nella parte politica valorizza la loro dissidenza contro la dirigenza brigatista. Non si capisce quale interesse avrebbero avuto gli esponenti delle Br a fare proprio un testo a loro ostile. Non solo, oggi sappiamo che del memoriale vennero messi al corrente Pecchioli e Cossiga che sulla questione si consultarono. Se anche il Pci era della partita, perché il patto occulto riguarderebbe solo la Dc? Inoltre i fautori di questa tesi non sono in grado di fornire informazioni essenziali sui tempi e i luoghi dell’accordo oltre che sull’oggetto dello scambio: Morucci e Faranda erano nel carcere per pentiti di Paliano mentre Moretti e compagni si trovavano sparpagliati nelle prigioni speciali. Inesistenti i rapporti tra loro, segnati da rotture traumatiche (Morucci e Faranda rubarono armi e soldi della colonna romana) e ostilità per la scelte dissociative e collaborative. Flamigni, consapevole di questo vulnus, si inventa che l’accordo si sarebbe materializzato nei giorni finali del sequestro, così la toppa è peggiore del buco. Il rifiuto della trattativa per liberare Moro si sarebbe materializzato nell’accordo per farlo sopprimere: come, dove, quando? E il vantaggio ricavato? I secoli di carcere ricevuti nelle sentenze? Un abisso logico senza risposta.
7.Richiami spesso la responsabilità del Pci nella costruzione delle tesi complottiste. È senza dubbio la forza politica che grazie al suo importante bacino culturale ha più di ogni altra contribuito a costruire e consolidare questa narrazione. Il 1984 è stato un anno di svolta per il Pci. La prematura scomparsa di Enrico Berlinguer precipita il partito in uno stallo politico. In crisi di strategia dopo il naufragio del compromesso storico, il Pci imprime una svolta anche sulla vicenda Moro. Con una mozione presentata il 9 maggio 1984 alla Camera e al Senato prende le distanze dalla relazione di maggioranza che aveva appoggiato l’anno precedente in chiusura dei lavori della prima commissione d’inchiesta parlamentare sul rapimento Moro, e dal primo processo in corte d’assise che si era concluso nel 1983. La stampa del partito e i suoi intellettuali si mobilitano per produrre da quel momento una intensa letteratura che darà vita a categorie come quella di «doppio Stato», «Stato parallelo» anche sulla scia di un precedente lavoro sui «poteri invisibili» di Bobbio. Nasce la stagione del complottismo. Il nodo storico-politico che tormenta il Pci è dimostrare che la vita di Moro non venne sacrificata in nome della ragion di Stato, cioè di una linea di fermezza che avrebbe precluso ogni possibilità di trattativa con le Br. Il Pci tenta di tirarsi fuori dalla responsabilità di aver contribuito, sacrificando Moro, alla disfatta della propria strategia. Una consapevolezza che spinge i dirigenti di Botteghe oscure ad avviare la lunga stagione vittimista e recriminatoria della dietrologia: la neolingua del complotto. Un paradigma consolatorio che ha creato una vera malattia del pensiero.
8.Non ti sembra che in questa epoca di teoria debole c’è spesso confusione tra esercizio della critica e letture complottiste della realtà. L’idea che la realtà sia qualcosa su cui si deve gettare luce perché dominata dall’ombra e dall’invisibile, è divenuto il nuovo modo di giustificare una sorta di contronarrazione che si pretende autonoma, libera e indipendente dai «poteri».È sconcertante questa idea di un passato fatto di misteri e segreti anziché di processi, rotture, trasformazioni: uno schema cognitivo che riporta all’epoca dell’inquisizione, ai paradigmi interpretativi che i frati domenicani impiegavano individuando il disegno del maligno nei fenomeni incompresi o inaspettati che la società presentava. L’idea che il mondo sia più comprensibile se visto dal buco della serratura di un ufficio dei servizi segreti piuttosto che dai tumulti che attraversano le strade, i luoghi di lavoro, lì dove scorre la vita e si tessono e scontrano le relazioni sociali, economiche e politiche, è il segno tragico di una malattia della conoscenza. Una sorta di incapacità ontologica che impedisce di accettare non solo la possibilità ma la pensabilità stessa che dei gruppi sociali, siano essi grandi o piccoli, possano aver concepito e tentato di mettere in pratica una via rivoluzionaria. La dietrologia, il cospirazionismo hanno come essenza filosofica il negazionismo della capacità del soggetto di agire, pensare in piena autonomia. Il complottismo è un nuovo instrumentum regni che favorisce una visione delle cose perfettamente congeniale alla perpetuazione degli assetti di potere del capitalismo attuale. Attraverso la dietrologia si vuole veicolare l’idea che dietro ogni ribellione non c’è l’agire sociale e politico di gruppi umani ma solo un inganno, una forma di captazione, uno stratagemma del potere.
* Su questi argomenti si vedano le pubblicazioni di DeriveApprodi: Sergio Bianchi e Raffaella Perna (a cura di), Le polaroid di Moro, 2012 Andrea Casazza, Gli imprendibili. Storia della colonna simbolo delle Brigate rosse, 2013 Marco Clementi, Paolo Persichetti, Elisa Santalena, Brigate rosse. Dalle fabbriche alla «campagna di primavera», 2017 Barbara Balzerani, Perché io perché non tu, 2009 Barbara Balzerani, Compagna luna, 2013 Salvatore Ricciardi, Maelstrom, 2011