Les paradoxes de «L’antimafia»: Ignazio Sbalanca coupable d’amitié

Le cas d’un jeune sicilien condamné pour une «relation dangereuse». Le délit a été accompli à Racalmuto, la ville de l’écrivain Leonardo Sciascia et met en évidence les mécanismes pervers de «L’antimafia». Un recours a été déposé auprès de la Cour Européenne de Strasbourg

Paolo Persichetti
Liberazione 30 septembre 2010

En 1706 une loi anglaise encourageait les voleurs à dénoncer leurs propres complices. En cas de condamnation des personnes dénoncées on promettait à ces «collaborateurs ante litteram», qu’on appelait encore délateurs ou mouchards, une prime de 40 livres sterling. Le but poursuivi était de démanteler les groupes criminels qui se seraient trahis réciproquement. En réalité le résultat fut  bien différent car cela donna naissance à une nouvelle catégorie d’informateurs professionnels, de parjures qui rendaient de faux témoignages et faisaient chanter leurs victimes (Vincenzo Ruggiero, 2003).

Le tout pénal crée injustice
Cette invention corrompit inévitablement le fonctionnement de la justice, conséquence qui intéressa bien peu le pouvoir car cette nouvelle disposition mit à jour un avantage bien plus grand: l’utilisation d’un nouveau puissant instrument de gouvernement. Le binôme «omerta-délation») prend naissance à l’extérieur de l’enceinte des prisons. Cette logique perverse reçut en Italie une nouvelle impulsion quand, il y a trente ans, par des décrets d’urgence et la législation des primes anti- subversion furent introduits le «repenti-délateur» (collaborateur de justice) et le «dissocié» (l’abjurant). C’est alors que débuta une longue période, qui n’est pas encore terminée, qui justifia l’avènement d’une philosophie publique nouvelle qui s’est inclinée devant la raison d’État. A partir de là une expansion progressive du pouvoir judiciaire a dérouté une bonne partie des conflits – de toute nature ou degré – dans les tribunaux, transformés dès lors en arènes judiciaires. D’urgence en urgence, en passant par le terrorisme, les mafias, la corruption, les immigrés, la sécurité, un populisme pénal a pris naissance et a envahi transversalement la société en s’insinuant, aussi bien à  droite qu’à gauche des coalitions politiques, même très souvent en se superposant aux vieilles barrières idéologiques jusqu’à les faire disparaître. Le milieu judiciaire est devenu l’axe autour duquel tournent tous les contentieux, on pense et on parle uniquement à travers la loupe du système pénal. Une surenchère qui à la fin n’a plus créé de justice. Comme le disaient déjà les Romains :summum ius, summa iniuria. Les vicissitudes judiciaires sont devenues une sorte de biographie de la nation, le filigrane à travers lequel lire l’histoire récente du Pays.

L’histoire d’Ignazio
Une histoire telle, transformée en rouleau compresseur judiciaire, a transformé nos prisons en décharges, dépotoirs où sont enterrés toutes les difficultés et les malaises sociaux. Les classes les plus faibles paient le prix le plus élevé, entre immigrés et toxicomanes, incapables à la différence de cols blancs de réaliser ces types de crimes qui à la fin ne se payent jamais. Mais cette fabrique moderne du rite expiatoire fauche des victimes partout, même parmi ceux qui par leur origine sociale pensent ne jamais franchir la porte cochère d’une prison. Ce qui est arrivé à Ignazio Sbalanca, âgé de 28 ans, étudiant en droit, issu d’une famille modèle avec un père employé et une mère enseignante. Actuellement en prison à Agrigente, où il est en train de purger une peine de deux ans et huit mois pour «complicité aggravée».

Une bande d’infiltrés et repentis
Tout se passe à Racalmuto, la ville de Leonardo Sciascia. La trame littéraire et le déroulement judiciaire s’entrecroisent presque inévitablement. Dans la ville sévissait une bande impliquée dans une vendetta sanglante. L’histoire a été racontée par Gaetano Savatteri dans un livre, Les Enfants de Regalpetra, fait sa propre version du titre du livre de Sciascia. Originaire de du pays, Savatteri a rencontré les mafieux arrêtés devenus entre temps collaborateurs de justice. Mais en quoi tout cela concerne-t-il Igniazio Sbalanca? Dans cette sale histoire il est tiré par les cheveux par un repenti. Il n’a jamais fait partie de familles mafieuses. Ceci a été exclus par quatre des cinq Cours de justice qui se sont occupées de son cas: le “Réexamen” (chambre d’accusation), qui le libéra peu de jours après son arrestation en juillet 2007, la Cassation et l’Appel, qui requalifia en complicité la condamnation de six ans et huit mois pour association mafieuse infligée au premier degré et le jugement définitif de la Cour de Cassation qui a confirmé sa non appartenance à l’association mafieuse. Ignazio n’a jamais possédé ou empoigné des armes, n’a jamais trafiqué des substances illicites, n’a jamais extorqué d’argent à personne, n’a jamais détenu ni transmis des «pizzini» (messages compromettants) des chefs mafieux. Il n’a pas proféré de menaces ou exercé de violences sur personne. Il n’a jamais volé, recelé, attenté aux biens ou aux personnes. Mais Ignazio a eu un ami, un peu plus âgé que lui, qu’il a connu sur les bancs du lycée. Le jeune qui a également été élève de sa mère, finit en prison. Il s’appelle Luigi Gagliardo mais il n’avoue pas tout de suite de s’être mis à la disposition de la mafia de Racalmuto. Après son arrestation Ignazio arrête toute relation avec lui. Il ne répond pas à ses lettres ou aux sollicitations de sa mère. Vue de l’extérieur, cette dureté peut être jugée excessive. Au fond tout le monde peut faire une erreur et l’amitié, qui est une chose complexe, devrait servir surtout en ces moments difficiles. Mais Ignazio explique qu’il s’est senti trahi par la duplicité de son «ex ami» et ne voulut plus en entendre parler. Au contraire, d’après lui, les accusations exprimées à son encontre par le repenti Beniamino Di Gati auraient pour origine le ressentiment éprouvé par Gagliardo à cause de cette ferme rupture.

Délit d’amitié
A ceux qui lui reprochent, comme le fera Gaetano Savatteri dans un article paru en avril dernier sur S, qui dans une petite ville comme Racalmuto «tout le monde sait les affaires de tout le monde», et que il aurait donc été impossible ne pas connaître les fréquentations mafieuses de Gagliardo ainsi que de son frère en fuite pour des faits mafieux, Sbalanca répond que dans la famille en question il y avait même deux policiers. Nous sommes en Sicile terre où tout se mêle et en même temps il semble qu’il n’y ait que deux possibilités, ou on est avec le blanc ou on est avec le noir, ou avec l’État ou avec la mafia. En somme Ignazio est arrêté parce que le collaborateur Beniamino Di Gati, gardien du cimetière de Racalmuto, personnage ambigu de l’enquête et sur lequel pèse le soupçon d’avoir commencé à collaborer avant son arrestation en se transformant en confident, frère du chef mafieux local Maurizio, lui- même repenti, affirme qu’il serait un «approché». Ce qu’il entend dire ce n’est pas clair. «Mais approché pourquoi?» lui demandent les enquêteurs. Et Di Gati répond «Je dis approché parce qu’il était très ami avec Luigi (Gagliardo) mais non parce qu’il a joué un rôle». De toute évidence ceci est une supposition. Eu égard à l’amitié entre les deux, Di Gati pense (mais qui le lui aurait dit?) que leur confiance était telle qu’il ne pouvait y avoir de secret entre eux. L’accusation concerne quelques passage en en voiture que Beniamino Di Gati dit avoir reçu par Luigi Gagliardo en compagnie, mais seulement deux fois, d’Ignazio Sbalanca. Des parcours très courts, à l’intérieur de la ville sans jamais dépasser la banlieue de Racalmuto. Services qui devaient lui permettre de rejoindre en sécurité son frère Maurizio, caché dans un village peu distant. Pour avoir un minimum de crédibilité procédurale ces accusations auraient du être avalisés par le frère en cavale de Beniamino Di Gati, Ignazio, et Luigi Galiardo. Mais le frère de Beniamino, qui en tant que chef local de la mafia connaissait tout de la famille qu’il commandait, exclut à plusieurs reprises que Sbalanca puisse faire partie de la mafia: «Sbalanca n’a rien à voir avec la mafia et n’a jamais eu de comportement mafieux». Luigi Gagliardo pressé par les magistrats afin qu’il confirme les accusations, avec une prose hésitante admet par contre les parcours en voiture, «pas plus de quatre cinq fois en l’espace de plusieurs années» et la présence occasionnelle de son ami: «de temps en temps Sbalanca me tenait compagnie». A la demande si ce dernier savait où ils allaient, Gagliardo répond: «je pense que oui, je ne peux pas savoir avec certitude s’il était au courant; parce que lui se trouvait comme moi pour ce qui est de la façon de savoir». Quand, comment et où ils avaient convenu de cette «façon de savoir», il ne le dit pas. Par contre il précise ce que c’était: mimique, par gestes et sous-entendus. Quand Beniamino Di Gati lui demandait de l’accompagner en voiture, il ne disait jamais où il allait. Cela pour Gagliardo était une «intuition intime». Voilà le comportement criminel imputé à Sbalanca: «accompagnant occasionnel d’un accompagnateur» dans le boulevard du centre ville, où tout le monde croise tout le monde. Quiconque aurait pu finir à sa place. C’est vraiment le cas de dire que tout cela laisse sans voix.

Professionnels de l’antimafia
«Pouvons-nous être amis de tous?», lui a reproché encore une fois Gaetano Savatteri en touchant du doigt la vraie quintessence de la faute sanctionnée par les juges: le «délit d’amitié» motivé par ses fréquentations imprudentes. Un jugement que, s’il était fondé, aurait du se limiter au domaine de la morale a été transformé pourtant en sanction pénale. Pendant ce temps Savatteri oublie ses propres amitiés, comme beaucoup de parrains de l’antimafia habitués à prendre leurs distances seulement avec celles des autres. Cette histoire met en lumière la face cachée du professionisme antimafieux, le purisme inquisitorial qui pactise avec les repentis et en même temps s’érige en chaire morale pour tous. «L’omertà est une loi ignoble d’accablement, intimidation et découragement: mais les primes et l’honneur accordées à la délation ne sont pas meilleures, et venant des autorités légales, risquent d’être pires», écrivait Adriano Sofri en 1997 lors de son rentrée en prison.

Castelvolturno, posata una stele per ricordare il massacro ma Saviano non c’era e il sindaco era contro

A due anni dalla strage in cui vennero uccisi dalla camorra sei lavoratori ghanesi per sottomettere l’intera comunità migrante al lavoro schiavile, una stele è stata posta sul luogo dell’eccidio mentre il sindaco Pdl, Antonio Scalzone, spargeva ulteriore odio contro i migranti. L’8 ottobre prossimo verrà organizzato per la prima volta uno “sciopero delle rotonde”, luogo dove ogni mattina si tiene il mercato spontaneo (e al nero) della forza lavoro immigrata

Paolo Persichetti
Liberazione
19 settembre 2010

Per ricordare i due anni dalla strage di Castelvolturno, dove vennero massacrati sei lavoratori ghanesi per volontà di Giuseppe Setola, capo della cosiddetta “ala militarista” del clan dei casalesi, una stele è stata posta davanti al luogo dell’eccidio. Circa 200 persone si sono raccolte ieri intorno alla 11 all’altezza del chilometro 43 della strada domiziana. C’erano studenti di un istituto superiore del posto, amici e familiari delle vittime, lavoratori immigrati, il vescovo di Capua monsignor Schettino, monsignor Nogaro, vescovo emerito di Caserta, l’imam di una moschea da poco aperta a Catelvolturno, varie associazioni tra cui il csa ex Canapificio, i padri Comboniani, ecc. Non si è fatto vedere invece Roberto Saviano, forse perché ai suoi occhi l’iniziativa non rivestiva un sufficiente omaggio alla dea della legalità. I presenti, infatti, hanno montato la stele contro la volontà del sindaco, Antonio Scalzone, che ha apertamente osteggiato l’iniziativa insultando la memoria dei lavoratori uccisi. A suo dire, «forse non erano innocenti», nonostante le dichiarazioni rese durante l’inchiesta da uno degli autori del massacro abbiano dimostrato che si è trattato di una strage con finalità di odio razziale. La camorra voleva terrorizzare l’intera comunità immigrata per ottenere la loro piena sottomissione allo sfruttamento economico e così ha scelto un luogo a caso per colpire. Negli atti processuali è emerso che i killer per addestrarsi sparavano sulla gambe degli immigrati africani.
La scultura in ferro, simbolo di fratellanza, solidarietà, lotta al razzismo e alla camorra – due fili intrecciati che sostengono una targa con i nomi delle sei vittime e dell’unico sopravvissuto – è stata istallata senza che le forze dell’ordine intervenissero per impedirlo. Ai morti di Castelvolturno, già dimenticati, Saviano ha preferito Fini e Veltroni che incontrerà il prossimo 25 settembre a Pollica-Acciaroli, dove si terrà una manifestazione per la legalità dopo l’omicidio del sindaco Angelo Vassallo – a dire il vero dal movente tuttora incerto – nel corso di una cerimonia che consacrerà le “convergenze parallele” del bipolarismo neomoderato. Tuttavia questa assenza non ha per nulla turbato i presenti che tra canti, balli, preghiere e discorsi hanno accompagnato la cerimonia in un clima che stonava con l’apatia generale di una popolazione dispersa lungo un unico asse stradale senza un centro, senza un luogo, esempio degradato di spazio inurbano. Indifferenza che segnala una difficoltà: la solidarietà può vincere solo se coniugata con la questione del lavoro. A Castelvolturno c’è una sottoclasse di lavoratori ridotta ad una condizione di sfruttamento semischiavile. Contro di loro non c’è solo la camorra ma anche pezzi di società legale, egoista e cinica, ingrassata da questo lavoro sottopagato, a cui da voce il sindaco che raggiunto dai giornalisti dopo la commemorazione ha rincarato le accuse, «la nostra comunità farà la fine degli indiani d’America. Morirà sotto il peso dell’immigrazione». Peccato che il sindaco non si accorga che, a differenza di quel che accadeva nelle praterie del Nord America, a portare le giacche blu stavolta sono i nativi, non i migranti vessati dalla militarizzazione del territorio. Il modello Caserta, i controlli a tappeto delle forze dell’ordine e la presenza dell’esercito, al di là degli annunci di maggiore severità contro le attività della camorra, si sono risolti in una ulteriore stretta contro i più deboli, i più vulnerabili, i lavoratori senza permesso di soggiorno fermati su pulman e autobus. «Chiedo allo Stato la loro l’espulsione, così come dispone la legge», ha proseguito il primo cittadino di Castelvolturno, che per allontanare da sè il sospetto di razzismo ha aggiunto, aggravando ulteriormente la propria situazione, «Qui i neri sono di casa a cominciare da quelli delle basi Nato [i militari e gli impiegati statunitensi]».
Parole che non fermeranno comunque le iniziative: l’8 ottobre prossimo, in occasione della settimana nazionale di mobilitazione indetta dalle reti antirazziste, è previsto un inedito “sciopero delle rotonde” (luoghi di raccolta dove ogni mattina si tiene il mercato spontaneo della forza-lavoro immigrata), mentre il 9 si terrà un corteo dentro Castelvolturno.

Link
Cronache migranti
I dannati della nostra terra
Il nuovo lavoro schiavile
Dopo i fatti di Rosarno manifestazione di protesta al Cie di Crotone
Ma dove vuole portarci Saviano?

Alla destra postfascista Saviano piace da morire
Populismo penale

Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Pagliuzze, travi ed eroi
Attenti, Saviano è di destra, criticarlo serve alla sinistra

Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”

 

Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne

Libri – Mario Moretti, Brigate Rosse. Une histoire italienne, Traduction de l’italien par Olivier Doubre, éditions Amsterdam, 356 pages, 19 euros


Au début des années 1990, Mario Moretti, principal dirigeant des Brigades rouges pendant les années 1970, est incarcéré à Milan. Il accorde alors un long entretien à deux célèbres journalistes italiennes, Carla Mosca et Rossana Rossanda, ancienne dirigeante du Parti communiste italien. Publié pour la première fois en France, ce témoignage unique restitue au plus près l’histoire italienne des «années de plomb», la situation d’exception qui régnait alors, ainsi que le mouvement massif d’insubordination révolutionnaire qui secouait la péninsule transalpine. Tout au long de cette période, l’ordre existant semblait à chaque instant près de vaciller.
De la formation politique des premiers brigadistes dans les usines milanaises à l’arrestation de Moretti, plus de dix années se sont écoulées. En 1978, les Brigades rouges ont organisé l’un des événements majeurs de l’histoire italienne contemporaine: Aldo Moro, chef de la Démocratie chrétienne, promoteur d’un «compromis historique» entre cette dernière et le Parti communiste, est enlevé et exécuté… par Moretti lui-même, qui le reconnaît ici pour la première fois.
Tout au long de cette décennie, les Brigades rouges se sont évertuées, à travers la terrible radicalité du choix politique de la lutte armée, à combattre l’État, le capitalisme et l’exploitation, au nom de la liberté et de l’égalité. Sans compromis ni compromissions. Mais à quel prix?
À l’heure où le monde semble s’installer de nouveau durablement dans une ère de turbulences et où partout les États mettent en place des législations d’exception au nom de la lutte contre le terrorisme, il importe plus que jamais de revisiter l’histoire italienne des «années de plomb».

Link
Enzo Traverso, années de plomb entre tabou et refoulement

Le thème du complot dans l’historiographie italienne – Paolo Persichetti
Anni Settanta
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
Storia della dottrina Mitterrand

Etica della lotta armata
Il nemico inconfessabile
Ma quali anni di piombo: gli anni 70 sono stati anni d’amianto
Mario Moretti, Brigate rosse une histoire italienne
Steve Wright per una storia dell’operaismo
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”

Covergenze paralelle: iniziativa con Saviano e confronto Fini-Veltroni

Mafia: IL 25 INIZIATIVA A POLLICA CON SAVIANO E CONFRONTO FINI-VELTRONI

(ASCA) – Roma, 15 set 2010 – Un intervento di Roberto Saviano e un confronto tra Gianfranco Fini e Walter Veltroni sulla legalità e contro ogni mafia. L’iniziativa, intitolata ”Sfida per la democrazia”, è stata organizzata da Democratica, l’associazione che fa capo a Veltroni, e da Generazione Italia, che fa riferimento al Presidente della Camera. Si terrà nel pomeriggio di sabato 25 settembre a Pollica, luogo simbolo dopo l’uccisione del sindaco Angelo Vassallo.
«Su questioni come la legalità – ha detto Italo Bocchino (Fli) illustrando la manifestazione – e fatti preoccupanti come l’uccisione del sindaco di Pollica-Acciaroli, si deve lavorare su un fronte comune con iniziative che spingano i partiti a isolare la criminalita’ e a non tollerare zone grige. E’ positiva questa convergenza per affrontare un tema con due grandi leader».
Per Marco Minniti (Pd) «è un elemento importante che due organizzazioni che fanno riferimento a schieramenti politici diversi decidano di organizzare questa iniziativa insieme. Abbiamo a che fare con mafie radicate in Italia con ramificazioni internazionali forti. L’impegno della politica deve essere per una lotta senza quartiere alle mafie. C’è bisogno di un’assunzione di responsabilità da parte della politica che deve tagliare i rapporti con la mafia. Le mafie votano e fanno votare. Ma è importante che quei voti la politica li respinga».
Per il vice presidente della Commissione antimafia, Fabio Granata (Fli), quella a Pollica «è una manifestazione della bella politica che su questi temi non puo’ non parlare un linguaggio univoco. Non si puo’ pensare che non ci sia un nesso tra i soldi che mancano per le auto della polizia e i 60 miliardi drenati dalla corruzione e i 120 miliardi gestito dalle mafie e dalle ecomafie».

Ucciso il sindaco di Pollica, dubbi sulla matrice camorristica

Oggi l’autopsia chiarirà la dinamica dell’agguato. Fiaccolata dei sindaci campani

Paolo Persichetti
Liberazione 8 settembre 2010

L’inchiesta sull’omicidio di Angelo Vassallo, il sindaco di Pollica ucciso in un agguato lunedì notte, è passata nelle mani della direzione distrettuale antimafia di Salerno diretta dal procuratore Franco Roberti. La decisione è stata presa di comune accordo con i vertici della procura di Vallo della Lucania e il comando provinciale dei carabinieri. Alle indagini parteciperanno anche elementi del Ros e del Ris. L’enorme rilievo politico-mediatico assunto dalla vicenda ha reso quasi inevitabile questo passaggio di competenze in favore di una struttura inquirente dotata di un raggio d’azione e strumenti investigativi molto più potenti e penetranti. Ciò non vuol dire però che le indagini debbano orientarsi per forza verso un delitto di stampo camorristico di tipo tradizionale. Una fin troppo facile concessione agli stereotipi è apparsa infatti la fretta con la quale media, mondo politico, professionisti dell’antimafia e cantori della legalità, hanno voluto etichettare la matrice camorristica dell’omicidio. Allo stato delle indagini nulla si sa ancora sul movente esatto dell’agguato mortale. «Smettetela di parlare di camorra, qui non è mai arrivata», ha gridato a gran voce il vice sindaco di Pollica, Stefano Pisani. Parole mosse innanzitutto dalla preoccupazione di non danneggiare l’immagine fortemente positiva della zona e un’ economia turistica di gamma alta incentrata sull’alto valore naturalistico dei luoghi. Tuttavia le parole del primo collaboratore di Angelo Vassallo dicono una verità: il Cilento non è terra di camorra. Almeno non lo è stata fino ad oggi. «La criminalità qui non ha mai avviato i suoi affari – ha spiegato ancora Pisani – anche se eravamo preoccupati che questo potesse accadere». Ciò non toglie che Vassallo, nel corso della sua attività di amministratore pubblico, possa essere entrato in contrasto con personaggi che avevano grossi interessi nella zona. L’omicidio potrebbe avere origini nell’intreccio di questioni amministrative, ambientali, economiche interne al territorio. C’è chi ha ricordato, per esempio, la sua forte opposizione alla privatizzazione del porticciolo di Acciaroli. Ad agosto, ha raccontato il vicesindaco, Vassallo era intervenuto personalmente contro alcuni spacciatori all’interno di alcuni locali pubblici e in altri posti un po’ più isolati del paese, segnalandoli poi alle forze dell’ordine. Secondo il fratello vi sarebbero stati dei contrasti anche con i carabinieri: «prima di essere ammazzato, mi aveva detto che personaggi delle forze dell’ordine erano in combutta con personaggi poco raccomandabili. Ci sono delle lettere scritte sia al comando provinciale, sia al comando centrale a Roma senza alcuna risposta». Circostanza smentita dal generale Franco Mottola, comandante della Legione carabinieri Campania, il quale ha aggiunto che le lettere riguardavano solo «piccole lamentele, relative alla sfera di competenza del comandante della Compagnia di Vallo della Lucania e a quella dello stesso sindaco (ad esempio per gli adempimenti cui sono chiamati i titolari negli alberghi per la segnalazione degli ospiti). Questioni peraltro chiarite per le vie brevi tra i due». Intanto si è saputo che tutti gli esposti presentati contro il sindaco erano stati archiviati. La notizia della presenza di denunce nei suoi confronti era circolata ieri nei lanci di agenzia. Il nome di Vassallo era salito alle cronache anche per un altra vicenda, la morte di Francesco Mastrogiovanni, il maestro anarchico deceduto per un edema polmonare nel corso di un Tso, dopo aver trascorso 82 ore senza cibo né acqua legato ad un letto di contenzione del reparto psichiatrico dell’ospedale di Vallo della Lucania. Per quella morte sono sotto processo 18 persone, tra medici e infermieri. A firmare l’autorizzazione, largamente immotivata, per il ricovero coatto era stato proprio Vassallo. Tuttavia al momento del ricovero Matrogiovanni si trovava a san Mauro del Cilento, cioè fuori dalla giurisdizione del sindaco di Pollica-Acciaroli, che quindi in quel tragico episodio aveva abusato dei propri poteri. Vicenda che getta un’ombra cupa su un personaggio dipinto in questi giorni come una stella. Ma forse, più semplicemente, Vassallo interpretava fedelmente la sinistra di oggi.

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Dietro l’omicidio Vassallo la pista del traffico di droga

Piperno: «Cossiga, architetto dell’emergenza giudiziaria era convinto che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni»

Ostaggio e succube al tempo stesso del Pci. Era affascinato dalla cultura statolatrica di quel partito con cui mise in piedi un patto di ferro per combattere la rivolta sociale degli anni 70. Una intervista di Franco Piperno offre un ritratto assai diverso dalle commemorazioni ufficiali e dalla vulgata che circola in quel che rimane della sinistra estrema


Iaia Vantaggiato
il manifesto
19 Agosto 2010

Nel 1978, nei 55 giorni più lunghi e più tragici nella storia della Repubblica, erano schierati su fronti opposti. Franco Piperno, ex leader di Potere operaio, faceva quel che era in suo potere, e non era molto, per facilitare la trattativa e salvare la vita di Aldo Moro. Francesco Cossiga, ministro, faceva quel che poteva, ed era moltissimo, per impedire la trattativa, anche a costo di sacrificare Moro.

Cominciamo dalla trattativa, quella tentata da te e da Lanfranco Pace.
L’idea fu di Paolo Mieli e Livio Zanetti, allora direttore dell’Espresso, l’unico giornale che aveva seguito le diverse fasi del movimento e col quale molti di noi avevano una certa consuetudine. Zanetti mi chiamò e mi disse che Claudio Signorile voleva incontrarci.

Tutto nasce nell’entourage craxiano?
Suppongo di sì anche se non ne ho le prove. All’epoca, eravamo nell’aprile del ’78, io ero già in Calabria e la donna con cui ero sposato – Fiora Pirri – era stata arrestata da poco. Per questo all’inizio provai una forte resistenza ad accettare quell’incontro, temevo di infilarmi in qualcosa che avrebbe avuto come conseguenza quella di peggiorare la posizione di Fiora, accusata – insieme a un numero sterminato di persone – di essere stata a via Fani.

Poi però all’incontro con Signorile decidesti di andare.
A convincermi fu una nuova telefonata di Paolo Mieli ma anche il peggioramento della situazione di Fiora. Pensai che se Moro fosse stato ucciso sarebbe stato un guaio per tutti noi. Così venni a Roma e incontrai Signorile diverse volte – prima da solo, poi con Lanfranco Pace che più di me aveva modo di far arrivare rapidamente alle Br le proposte che venivano da questa parte del Psi che faceva capo a Craxi e non a Giacomo Mancini – in una casa di via del Corso abitata da uno dei finanziatori del partito socialista. Eravamo a buon punto. Lo pensavo io e lo pensava Signorile.

Qual era la proposta?
Un esponente della Dc, nello specifico Amintore Fanfani, avrebbe dovuto pubblicamente riconoscere la disponibilità a trattare coi brigatisti sulla base della scarcerazione di alcuni di quelli che erano stati arrestati ma soprattutto della chiusura del carcere dell’Asinara, un carcere particolarmente crudele, direi al limite della tortura. Questo esponente della Dc avrebbe dovuto dimostrare disponibilità a compiere o a proporre non a realizzare una misura che era nell’ambito della legalità. L’oggetto concreto della trattativa si sarebbe precisato successivamente. In quel momento la cosa importante era interrompere quell’abbrivio, l’uccisione di Moro, e dare un segnale individuando tra le richieste delle Br quali erano legalmente accettabili da parte dello Stato. E tutto ciò andava fatto non da qualcuno che ricopriva un incarico di Stato ma da Fanfani che ricopriva solo incarico politico.

Dicevi che la trattativa sembrava quasi conclusa. Dove s’inceppò?
La sera del venerdì precedente all’uccisione di Moro venne da Signorile il consigliere militare del presidente della Repubblica e anche un motociclista carabiniere che avrebbe dovuto portare queste «indicazioni» a Fanfani. Così io me ne andai quel venerdì sera convinto che le chance di salvare Moro fossero alte. Ammetto per onestà intellettuale che non avevo nessuna simpatia per Moro e che di per sé non è che fossi in preda all’angoscia se l’uccidevano o meno. Quello che mi sembrava evidente è che uccidere Moro, oltre che un crimine, sarebbe stato un gigantesco errore per le conseguenze che avrebbe portato non tanto alle Br che erano clandestine ma soprattutto al movimento.

Fu Cossiga a far fallire la trattativa?
Non sono in grado di dirlo. Di certo uno degli errori fu che al posto di Fanfani parlò un uomo della sua corrente che si chiamava Bartolomei. Me la ricordo quella dichiarazione trasmessa al tg della notte: confusa e timida. Sulle Br non poteva avere nessun effetto.

Torniamo a Cossiga.
Cossiga aveva deciso che era meglio sacrificare Moro. Glielo dissi anche, anni dopo. E credo che nella sua decisione abbia avuto un’influenza determinante l’atteggiamento del Pci. Penso che coloro che hanno messo un veto totale a ogni possibilità di trattativa siano stati proprio i dirigenti del Pci. Cossiga si allineò per tenere in piedi il rapporto col Pci e per salvare il compromesso storico. E su questo c’era anche il consenso dell’allora segretario della Dc, Benigno Zaccagnini. Mentre Fanfani, secondo quanto lo stesso Signorile mi disse, era per provare.

Dunque uno scontro tra due correnti della Dc.
Esattamente. La sinistra Dc era schierata sulle posizioni del partito comunista che non avrebbe mai tollerato un qualsiasi riconoscimento indiretto delle br per le conseguenze che ci sarebbero state anche a livello di organizzazione dello stesso Pci, a cominciare dalle grandi fabbriche. Del resto lo si è capito quando l’anno dopo Dalla Chiesa ha arrestato in una notte sola 80 operai. Nelle fabbriche c’era una presenza brigatista che il Pci vedeva come «concorrenza».

Insomma tu dici che la Dc, o almeno una parte della Dc, avrebbe trattato e che la linea della fermezza fu un «regalo» al Pci. E quella parte non era quella di Cossiga.
Quello fu un episodio rivelatore della cattiva coscienza del ceto politico italiano, là mentivano tutti. La Dc avrebbe trattato come ha fatto in altre occasioni e come del resto è stato fatto in altri paesi, prima e dopo Moro. Non dico che Berlinguer volesse uccidere Moro. Dico che se anche se fosse stato rapito un loro dirigente, il compagno Pajetta per esempio, l’avrebbero sacrificato. Era nella logica del Pci. Tutto tranne che accettare una qualche richiesta che sarebbe servita a legittimare una corrente terroristico-sovversiva. I comunisti di allora erano chiaramente avviati verso una politica di superamento della «contrapposizione tradizionale» e dell’idea che il partito dovesse portare a un ribaltamento sociale.

Rapimento Moro come momento di verità, allora?
Sì e la crisi della I Repubblica è cominciata allora perché i comunisti sono diventati i fautori dell’ordine, cosa che non era mai successa prima . Sono stati loro che capillarmente hanno denunciato i compagni. Pensa che, a Torino, Giuliano Ferrara come capogruppo del Pci e insieme a Fassino hanno promosso le denunce anonime.

Ma le leggi speciali le ha fatte Cossiga.
Cossiga è stato un esecutore, certo non un rozzo esecutore, ma in quell’occasione ha realizzato sostanzialmente le richieste del partito comunista. E lui sapeva di aver toccato il fondo del barile della legalità con le leggi speciali contrariamente ai comunisti che mentivano. Mi ricordo quando venne in Canada e chiese di vedermi tramite una suora che adesso è morta, suor Teresilla. Parlammo di amnistia. C’era anche Pace. Vedi, lui era tra quelli convinti che con l’amnistia si sarebbero chiusi gli aspetti più orripilanti di quegli anni. Quelle leggi, lui lo sapeva, avevano profondamente alterato la consuetudine legale italiana. La presenza della magistratura negli affari politici è cominciata allora. Cossiga era cosciente di aver innescato una profonda ferita nella tradizione giuridica italiana quindi pensava all’amnistia come a uno dei modi di attenuare questa ferita.

Però le Br come soggetto politico le ha riconosciute mentre il movimento lo ha massacrato.
Le ha riconosciute dopo. Durante quei giorni lui è stato spietato. Pensa – e questo è rilevatore della sua schizofrenia – che lui ha negato che le lettere di Moro fossero autentiche. Diceva delle cose che lui stesso ha ammesso, parlando con me, essere false. Certo è stato una personalità notevole ma era sardo e i sardi hanno due anime, l’ascaro e il ribelle. Pensa alla Brigata Sassari che lui ha voluto ricostituire dove si parla il sardo e dove il sardo va a morire al posto del sovrano. Cosa successa al tempo dei Savoia e che Cossiga ha rimesso in piedi. In Cossiga coesistevano entrambi gli elementi. Quando ha avuto responsabilità di governo e di influenza diretta e operativa sul Paese si è comportato come un ascaro, anzi come un generale degli ascari.

Ascaro col movimento e ribelle poi?
Esattamente. Lui è stato spietato e ha anche lasciato fare manifestazioni perché le cose si incancrenissero. Pensa all’episodio in cui muore Giorgiana Masi: una trappola. Poi ha ripreso la sua natura ribelle arrivando sino a rivendicare l’appartenenza a una famiglia di pastori in contrapposizione a quella aristocratica di Berlinguer. Cossiga è un caso estremo e alla fine si è preso la libertà dei matti: quella di dire delle verità in punto di morte.

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Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Anni Settanta

Francesco Cossiga: “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”

“La soi-disant justice qui s’est exercée et qui s’exerce encore à votre encontre, même si elle est légalement justifiable, tient politiquement soit de la vengeance, soit de la peur”

Sénat de la République
Francesco Cossiga

à M. Paolo Persichetti
Casa Circondariale Marino del Tronto
Frazione Navicella, 218
63100 Ascoli Piceno

Rome, 27 septembre 2002

Cher monsieur Persichetti,

J’ai lu l’entretien que vous avez accordé à La Stampa (25 septembre 2002), et je vous remercie pour l’attention que vous et vos camarades réservez à mes analyses et à mes jugements.
J’ai combattu durement le terrorisme, mais j’ai toujours estimé que, s’il s’agit bien entendu d’un phénomène politique gravissime et blâmable, il n’en plonge pas moins ses racines dans la situation sociale et politique particulière du pays et non dans un “humus propre à la délinquance”.
Le terrorisme de gauche – qui était aussi le fruit de ceux qui, au sein des partis et de la Cgil, n’avaient pas le courage d’aller jusqu’au bout de leurs opinions ou de leurs actes, qui professaient la “violence” au Parlement et dans “la rue”, mais qui, ensuite, n’ont pas assumé, c’est le moins qu’on puisse dire, la responsabilité des conséquences pratiques de leurs enseignements – naît à mon avis d’une lecture “non historique” du marxisme-léninisme et d’une “mythification” de la Résistance et de la Libération qui, dans le contenu social et politique de la gauche, a échoué parce qu’elle a conduit à la reconstitution d’un “régime des libertés bourgeoises”.
J’estime que l’extrémisme de gauche, qui n’était pas un terrorisme au sens propre (en effet, [les militants] ne croyaient pas qu’on ne pouvait changer la situation politique que par des actes terroristes), mais plutôt une “subversion de gauche”, comme l’avait été à ses débuts le bolchevisme russe, c’est-à-dire un mouvement politique qui, se trouvant dans la situation de combattre un appareil d’État, usait de méthodes terroristes comme l’ont toujours fait tous les mouvements de libération, y compris la Résistance (l’assassinat d’un grand philosophe comme Giovanni Gentile – bien qu’il fût fasciste – alors qu’il marchait tranquillement dans la rue par des résistants des Gap [NdT : Groupes d’actions patriotique, d’orientation communiste] florentins peut être jugé favorablement ou négativement, mais, d’un point de vue théorique, il n’en reste pas moins un acte de terrorisme), en croyant amorcer – et c’est là qu’était l’erreur, ne serait-ce que sur un plan formel – un mouvement véritablement révolutionnaire.
Vous avez été battus par l’unité politique entre la Démocratie chrétienne et le Parti Communiste Italien, et parce que vous n’avez pas su entraîner derrière vous les masses dans une véritable révolution. Mais tout ceci fait partie d’une période historique de l’Italie qui est achevée. Et, dorénavant, la soi-disant “justice” qui s’est exercée et qui s’exerce encore à votre encontre, même si elle est légalement justifiable, tient politiquement soit de la “vengeance”, soit de la “peur”. Ce sont précisément ces mêmes sentiments qui animent nombre de communistes de cette période. Quelle légitimité républicaine croient-ils détenir, quand ils l’ont conquise non par un suffrage populaire ni par des luttes des masses, mais à la faveur de leur collaboration avec les forces de police et de sécurité de l’État ? C’est pour cela que moi, qui ai été pour beaucoup d’entre vous “KoSSiga” [NdT: les deux S sont écrits à la main en calligraphie runique pour évoquer le sigle nazi], voire carrément “le chef d’une bande d’assassins responsable d’avoir ordonné des homicides”, je suis aujourd’hui partisan de clore ce chapitre douloureux de l’histoire civile et politique du pays, ne serait-ce que pour éviter qu’une poignée d’irréductibles ne deviennent de funestes maîtres à penser pour de nouveaux terroristes, ceux qui ont tué d’Antona et Biagi, que, pour les forces de police et pour la Justice, il est commode de chercher parmi vous, parce que vous avez été vaincus politiquement et militairement avec l’aide de la gauche : il serait peut-être plus embarrassant d’aller les chercher ailleurs…
Malheureusement, toutes les tentatives, de ma part ou de la part de certains de mes collègues, de droite ou de gauche, de faire approuver une loi d’amnistie ou d’indulto [NdT: allègement de la peine d’emprisonnement] se sont heurtées surtout à l’opposition de la sphère politique de l’ex-Parti communiste.
J’ai lu qu’on vous a refusé l’usage d’un ordinateur. Honnêtement, j’ignorais qu’un tel appareil pouvait être une arme de guerre ! Au cas où vous en feriez de nouveau la demande et que celle-ci serait de nouveau rejetée, faites-le-moi savoir et je veillerai personnellement à vous le faire parvenir.
Ne perdez jamais votre dignité d’homme, même en prison, lieu qui n’est pas fait ni organisé pour “racheter” les hommes ! Et ne perdez jamais espoir.

Cordialement,
Francesco Cossiga

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Anni Settanta
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
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Erri De Luca, lettre à un detenu politique flambant neuf

Francesco Cossiga: “Br, eravate dei nemici politici, non dei criminali”

«Ormai la cosiddetta giustizia che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o vendetta o paura»

 

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Senato della Repubblica
Francesco Cossiga

Roma, 27 settembre 2002

Gentile Signor Persichetti,

ho letto la Sua intervista a La Stampa (25 settembre 2002) e La ringrazio per l’attenzione che Lei e i Suoi compagni riservate alle mie valutazioni e ai miei giudizi.
Io ho combattuto duramente il terrorismo, ma ho sempre ritenuto che certo si trattasse di un gravissimo e deprecabile fenomeno politico, ma che affondava le sue radici nella particolare situazione sociale politica del Paese, e non invece un “humus delinquenziale”.
Il terrorismo di sinistra – frutto anche di chi nei partiti e nella Cgil lanciava la pietra e nascondeva la mano, e che insegnava la “violenza” in Parlamento e “in piazza”, ma non si é poi assunto, tutt’altro, la responsabilità delle conseguenze pratiche degli insegnamenti stessi -, nasce a mio avviso da una lettura “non storica” del marxismo-leninismo e da una “mitizzazione” della Resistenza e della Liberazione che, nel contenuto sociale e politico della sinistra, è fallita perché ha portato alla ricostituzione di un “regime delle libertà borghesi”.
Ritengo che l’estremismo di sinistra, che era non un terrorismo in senso proprio (non credeva infatti che solo con atti terroristici si potesse cambiare la situazione politica), ma era “sovversione di sinistra” come agli albori era il bolscevismo russo, e cioè un movimento politico che, trovandosi a combattere un apparato dello Stato, usava metodi terroristici come sempre hanno fatto tutti i movimenti di liberazione, Resistenza compresa (l’assassinio di un grande filosofo, anche se fascista, che camminava tranquillamente per strada, Giovanni Gentile, da parte di Gap fiorentini si può giudicare positivamente o negativamente, ma da un punto di vista teorico è stato pur sempre un atto di terrorismo) pensando di innescare – e qui era l’errore anche formale – un vero e proprio movimento rivoluzionario.
Voi siete stati battuti dall’unità politica tra la Democrazia Cristiana e il Partito Comunista Italiano, e per il fatto che non siete stati in grado di trascinare le masse in una vera e propria rivoluzione. Ma tutto questo fa parte di un periodo storico dell’Italia che è concluso; e ormai la cosiddetta “giustizia” che si è esercitata e ancora si esercita verso di voi, anche se legalmente giustificabile, è politicamente o “vendetta” o “paura”, come appunto lo è per molti comunisti di quel periodo, quale titolo di legittimità repubblicana che credono di essersi conquistati, non con il voto popolare e con le lotte di massa, ma con la loro collaborazione con le Forze di Polizia e di Sicurezza dello Stato. Per questo, io che sono stato per moltissimi di voi: “Cossiga con la K” e con le due [N.d.R. qui viene lasciato uno spazio riempito poi con due “S” runiche, a mano], e addirittura “un capo di assassini e un mandante di assassinii”, oggi sono perché si chiuda questo doloroso capitolo della storia civile e politica del Paese, anche ad evitare che pochi irriducibili diventino cattivi maestri di nuovi terroristi, quelli che hanno ucciso D’Antona e Biagi che, per le Forze di Polizia e per la giustizia, è facile ricercare tra di voi, perché voi siete stati sconfitti politicamente e militarmente con l’aiuto della sinistra: andare a cercarli altrove potrebbe essere forse più imbarazzante…
Purtroppo ogni tentativo mio e di altri colleghi della destra o della sinistra di far approvare una legge di amnistia e di indulto si è scontrato soprattutto con l’opposizione del mondo politico che fa capo all’ex-partito comunista.
Leggo che Le hanno rifiutato l’uso di un computer, che onestamente non sapevo costituisse un’arma da guerra! Qualora Lei lo richieda ancora e ancora glielo rifiutassero, me lo faccia sapere, che provvederò io a farglielo dare.
Non perda mai la Sua dignità di uomo neanche in carcere, luogo non fatto e non gestito certo per “redimere” gli uomini! E non perda mai la speranza.

Cordialmente,
Francesco Cossiga

Signor Paolo Persichetti
Casa Circondariale Marino del Tronto
Frazione Navicella, 218
63100 Ascoli Piceno

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Solo Cossiga ha detto la verità sugli anni 70

Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Anni Settanta

Pagliuzze, travi ed eroi

Risposta a Severino Cesari, direttore editoriale di Einaudi-Stile libero (cioè Mondadori, casa editrice di Roberto Saviano)

Alessandro Dal Lago
il manifesto 17 giugno 2010

Severino Cesari («Non prendiamocela con una fiaccola nel buio», il manifesto 11 giugno) entra nel merito del mio «pamphlet» sul fenomeno Gomorra-Saviano) e lo stronca in base ai miei errori fattuali. In sostanza, avrei riportato cose che Saviano, in Gomorra e altri testi, non dice. Da qui, evidentemente, l’infondatezza di quanto scrivo. Come è detto in una delle amabili e-mail non firmate che ho ricevuto (e che ovviamente conservo gelosamente), le mie sarebbero tutte «stupide fandonie», ecc..
Si rassicurino tutti i lettori indignati: non ho alcun problema a confessare i miei delitti cartacei. Eccone alcuni. Come Cesari mi rimprovera, è verissimo che, laddove Saviano scrive «stivaletti», io cito «stivali». Chiedo venia. Vuol dire che un giorno o l’altro, se Cesari vorrà, in un pubblico dibattito discuteremo sulla classe logica degli oggetti «calzature». Uno «stivaletto» appartiene alla classe «stivali», come io malignamente faccio intendere, o «scarpe sportive», come ritiene Cesari sulla scorta di Saviano? Il dibattito sarà senz’altro appassionante. Secondo Cesari, inoltre, ho citato affermazioni di Saviano, riportate da un giornalista, in occasione di una «manifestazione anticamorra», e avrei dovuto citare «una trasmissione televisiva». Mi dichiaro touché, dottor Cesari. Se mai il mio libretto avrà una riedizione, correggerò con «dichiarazioni anti-camorra durante una trasmissione televisiva». È soddisfatto? Lei dice anche che io attribuisco a Saviano la parola «olocausto», a proposito dei morti di camorra, mentre invece è nel titolo di un articolo a firma Dario Del Porto. Qui, temo, è lei a essere un po’ frettoloso. Infatti, io cito esattamente l’articolo in questione, con tanto di nome del giornalista (Eroi di carta, p. 25, nota 11).
Mi fermo qui, perché a me le contro-critiche di Cesari sembrano solo considerazioni notarili, allo scopo evidente di emarginare i miei argomenti, evidentemente imbarazzanti. «Perché guardi la pagliuzza che è nell’occhio del tuo fratello, e non t’accorgi della trave che è nel tuo? Come puoi dire al tuo fratello: permetti che tolga la pagliuzza che è nel tuo occhio, e tu non vedi la trave che è nel tuo?». Così recita un noto passo del Vangelo, che mi sembra assai pertinente in queste discussioni, e non su stivali o stivaletti, note a pié di pagina, titoli fraintesi e qualsiasi altra «fandonia», ma sul senso di Gomorra e dei suoi effetti, sulla straordinaria figura pubblica del suo autore, su gran parte dei media che ne assumono la difesa preventiva e censoria contro chicchessia e, di conseguenza, sulla cultura politica e letteraria del nostro paese. Lei su tutto questo, caro Cesari, non ha detto proprio nulla. E voglio aggiungere, prima di passare a una cosa molto più seria, che io offro ai miei lettori citazioni assai estese degli scritti di Roberto Saviano e numerosi esempi del suo stile (che io ritengo mediocre, a torto o ragione, ma su cui lei glissa). Cito anche brani di interviste a Saviano, ma sì, che fino a prova (o smentita) contraria sono strumenti legittimi di lavoro per un critico. Almeno per uno, come me, che interpreta quello che legge, bene o male che sia, e lo cita, ciò che il Saviano «indagatore» del crimine organizzato non fa, almeno in Gomorra.
A proposito di pagliuzze, travi, «fandonie», interpretazioni, invenzioni e documentazioni, che mi dice della pagina iniziale di Gomorra, in cui si parla del famoso caso dei «cinesi che non muoiono mai»? Lei sa bene che l’incipit di un romanzo (o qualsiasi altra cosa sia Gomorra) è decisivo per creare la Stimmung, e cioè l’atmosfera emotiva, di un libro e quindi la sua verità presso i lettori. Ora, lei dovrebbe sapere che sia in un libro-inchiesta sui cinesi in Italia (da me citato, in Eroi di carta, p. 69, n.47), sia nel sito delle Associazioni dei cinesi in Italia (idem), la storia dei cinesi è stata giudicata semplicemente una leggenda metropolitana. E questo, per di più, in un paese in cui l’immagine degli stranieri non è esattamente rosea…
Io mi limito a ribadire: se Gomorra è un testo d’invenzione letteraria, lo giudicheremo – liberamente – in base al suo stile. Ma se è un testo che pretende di dire la «verità» fattuale o morale su Napoli, il crimine, la camorra ecc., la storia dei cinesi getta un’ombra lunga sulla sua «verità». E quindi mi aspetto, prima o poi, delle risposte, magari da lei, sulle domande tipiche del buon giornalismo d’inchiesta: «chi», «quando», «dove»? Ecco il problema dell’ambiguità della narrazione in Gomorra, se uno ha letto veramente quello che ho scritto.
Lei, dottor Cesari, è nel suo pieno diritto di ignorare gli argomenti sostanziali di Eroi di carta ed estrarre le pagliuzze dai miei occhi. Ma io sono nel mio, quando confermo che nel saggio si discute soprattutto del rapporto tra un testo e l’apparato retorico, editoriale e mediale che l’ha fatto proprio. Ma vi si discute anche della povertà di idee della sinistra italiana e, naturalmente, di letteratura. Per inciso, solo i moralisti da prima pagina (che esistono solo in Italia) possono aver frainteso il titolo del mio saggio per un insulto a Saviano, mentre è il rimando alla mia riflessione sul significato dell’eroismo in una cultura governata dai media (in cui rientrano, appunto, anche i bestseller «letterari»).
Questa polemica, così come si è sviluppata, è durata abbastanza. È partita dall’ingenua esecrazione di chi ha ordinato di non leggermi, con l’evidente effetto opposto. E anche la sua «lettura», dottor Cesari, non aggiunge molto: è la comprensibile (ma solo in Italia) stroncatura, da parte di un editore, di chi critica un proprio autore. Ma, al di là delle polemiche, il caso Gomorra-Saviano, in termini mediali, resta di grande interesse e invita a ulteriori ricerche e riflessioni. Perché non si tratta tanto di «una fiaccola nel buio», come è titolato il suo pezzo contro di me, quanto di un faro abbacinante che illumina non tanto la «realtà» della camorra, quanto il paese culturale e mediale in cui viviamo.

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Ma dove vuole portarci Saviano?
Buttafuoco, “Saviano agita valori e codici di destra, non regaliamo alla sinistra”
Populismo penale
Il diritto di criticare l’icona Saviano
La libertà negata di criticare Saviano
Saviano, l’idolo infranto
Attenti, Saviano è di destra. Criticarlo serve alla sinistra
Alla destra postfascista Saviano piace da morire

«Scarcerate Papini. Accuse senza argomenti»

Conferenza stampa presso il tribunale di Roma. Un appello chiede la liberazione di Masimo Papini. Il prossimo 21 giugno il tribunale della libertà dovrà riesaminare il precedente rifiuto censurato dalla Cassazione

Paolo Persichetti
Liberazione
15 giugno 2010

Massimo Papini non è più solo. A sostenerlo in questi lunghi mesi d’isolamento carcerario non ci sono più soltanto i suoi avvocati e i suoi amici che hanno dato vita ad un combattivo comitato di difesa. Negli ultimi tempi il muro di silenzio che circondava il suo caso giudiziario si è rotto. Una petizione è stata firmata da esponenti del cinema e dello spettacolo, mondo nel quale Papini lavorava. Ieri hanno preso la parola durante una conferenza stampa tenutasi presso il tribunale di Roma la scenografa Paola Comencini, la deputata radicale Rita Bernardini e Gianluca Peciola, consigliere provinciale di SeL. Dopo una visita nel carcere Rebibbia, da parte della battagliera parlamentare radicale che senza tregua conduce nelle prigioni «visite di sindacato ispettivo» – come precisa con puntiglio – Radio radicale ha cominciato a trasmettere le udienze del processo, iniziato lo scorso 22 febbraio, nel quale Papini è accusato di partecipazione a banda armata per aver conservato negli anni un rapporto di amicizia con Diana Blefari Melazzi. La militante delle cosiddette «nuove Br» suicidatasi nel carcere femminile di Rebibbia il 31 ottobre, esattamente un mese dopo l’arresto dello stesso Papini, suo ex compagno, che aveva tentato di scagionare fino all’ultimo. L’attenzione comincia finalmente a focalizzarsi su una vicenda giudiziaria considerata, a torto, “minore”, come se il suo tragico intrecciarsi con la morte di una detenuta in condizioni psicologiche devastate dal 41 bis, messa per questo sotto pressione con l’arresto dell’unico punto di riferimento esistenziale che le era rimasto, non fosse una vicenda su cui vigilare con attenzione. Se la morte della Blefari ha fatto parlare di «uso della malattia come strumento d’indagine», finalizzato a costruire con tutti i mezzi una «collaborazione», quella contro Papini appare una vera e propria persecuzione. Indagato e arrestato all’inizio per fare pressione sulla donna, continua a essere mantenuto in carcere e sovraccaricato di accuse, senza lo straccio di un riscontro, per coprire a posteriori una condotta investigativa che viola le stesse regole in nome del quale pretende di agire.
Nel corso della conferenza stampa, Paola Comencini ha raccontato la sua amicizia lunga 12 anni, spiegando come Papini fosse stimato nel mondo del cinema per il suo lavoro nei set dei più grandi registi italiani. «Un’attività – ha sottolineato – che assorbiva talmente la sua esistenza e lo teneva così lontano da Roma da rendere inverosimili le accuse». Ha rivelato anche come al ritorno dai colloqui con la Blefari fosse molto provato. La donna, afflitta da rovinose crisi d’identità e disturbi percettivi fino ad arrivare ad allucinazioni visive, si fidava solo di Papini e aveva risposto in lui ogni speranza. «Massimo paga l’aver risposto a quel grido d’aiuto». E che il rapporto con Diana Blefari Melazzi fosse alla luce del sole l’ha precisato anche l’attuale fidanzata di Papini, Grazia, che ha sopraffatto la timidezza per spiegare con gli occhi lucidi come Massimo «fin dal primo giorno mi disse che aveva questa amica. Io stessa ho preparato da mangiare per lei e le ho mandato dei vestiti». Rita Bernardini ha denunciato le condizioni di detenzione proibitive in cui versa il detenuto, isolato 24 ore su 24, costretto a pochissima aria in un cubicolo di cemento, senza nemmeno la possibilità d’avere libri a sufficienza per trascorrere utilmente il tempo.
Mentre il processo si trascina senza che l’accusa sia mai riuscita a fornire uno straccio di prova della colpevolezza di Papini, un fatto nuovo potrebbe aprirgli presto le porte della prigione. Il prossimo 21 giugno il Tribunale della libertà dovrà riesaminare nuovamente il precedente rifiuto di scarcerarlo, pronunciato in ottobre ma cassato il 4 marzo dalla Cassazione. Una censura netta quella pronunciata dalla suprema corte che rimprovera il collegio del riesame di non aver spiegato perché Papini sarebbe colpevole. «Siamo di fronte ad un caso giudiziario paradigmatico», spiega l’avvocato Romeo. «A causa del nuovo pacchetto sicurezza del luglio 2009 – aggiunge il legale – Papini si è visto sottrarre importanti tutele processuali. Si è passati direttamente in corte d’assise senza il vaglio dell’udienza preliminare. Fase che non potrà mai più essere recuperata. E’ stato chiesto il giudizio immediato con il fascicolo dell’accusa incompleto. Le carte mancanti sono giunte soltanto a processo avanzato». Papini doveva essere processato a prescindere.

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Amnistia e solidarietà sotto processo Massimo Papini in aula lunedi 22 febbraio 2010
Un altro Morlacchi dietro le sbarre

Ignorata la disponibilita offerta da un gruppo di detenute che si offrì di assistere la Blefari. I magistrati puntavano al pentimento
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