Pour une critique du paradigme victimaire

«Tout le monde n’a pas le droit d’être victime et toutes les victimes ne sont pas victimes de la même manière»

Paolo Persichetti
(Traduit par Serge Quadruppani, lundi 3 juin 2013)
http://www.article11.info

Au centre de ce processus, on trouve l’idée de «victime méritante». Il importe ici d’analyser la manière dont l’usage politique de cette notion a transformé l’action pénale et l’idée de justice.

Pendant longtemps, l’idée de justice a accompagné la tentative d’atteindre des objectifs universels susceptibles de déboucher sur l’amélioration des conditions de vie matérielles et spirituelles de chacun. Au concept de justice s’associaient les idées d’égalité et de fraternité (aujourd’hui, on dirait aussi sororité), de libre développement de l’existence humaine – ou bien le salut. En somme, la justice était considérée comme un principe contribuant au bien collectif (pour suivre le changement des langages, on dirait maintenant «bien commun»).
Le concept de justice n’est aujourd’hui plus simplement superposé à celui de droit, mais s’est vu accolé à un principe tout particulier: le droit de punir. Le désir d’améliorer le sort collectif s’efface au profit d’une vision pénitencielle du monde, qui voit dans l’action pénale, conçue comme un paradis immaculé opposé à la réalité impure du monde politique, l’instrument pour intervenir sur la réalité.
Ce nouveau sens commun, totalement immergé dans une vision manichéenne du monde n’offrant pas d’échappatoire – on est soit entièrement victime, soit totalement coupable –, a projeté la figure de la victime au rang de statut social recherché, faisant d’elle «une authentique incarnation de l’individu méritant: presque un modèle idéal de citoyen».
Dans une société où disparaissent progressivement les capacités inclusives et prévalent à leur place des dispositifs prédateurs, résultat de la «tension entre idéologie néo-libérale du libre marché et autoritarisme moral néo-conservateur», les contradictions, le mal-être social, la difficulté à vivre entraînent un développement confus de sentiments et de caillots de rancœurs. Ces derniers mêlent la peur de l’avenir et l’obsession du déclin social, accentuant ainsi les processus d’identification victimaires.
S’il y a une victime, il doit forcément y avoir un bourreau, ce qui par définition exclut la possibilité qu’il y ait une condition victimaire commune. Tout le monde ne pouvant être victime, la compétition pour atteindre ce statut a vite battu son plein. Et cette course à l’investiture légitimatrice repose sur des bases inégalitaires. Tout le monde n’a pas le droit d’être victime et toutes les victimes ne sont pas victimes de la même manière.
La posture victimaire – expliquent les études qui s’occupent du phénomène – est accordée sur la base de qualités requises par l’ordre social, politique, culturel et ethnique ; critères qui varient suivant les latitudes. Un individu appartenant aux groupes sociaux les plus stigmatisés – ceux qui se voient taxer d’une continuité originaire avec l’univers criminel ou la généalogie du mal – n’a aucune possibilité d’accéder à la sainteté victimaire.
En effet, plus que celle de victime, c’est la notion de «victime méritante» qui trouve affirmation et légitimation. La victime forte ne laisse aucune chance à la victime faible. Il ne suffit pas d’avoir subi un tort ou un dommage pour pouvoir être reconnus comme tel. La clé ? Faire partie de la catégorie qui a légitimité à l’être, un panthéon exclusif.

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Projetée par l’ombre longue d’Auschwitz, l’image de la victime tire sa supériorité éthique de la figure du sans-défense – celui qui est objet d’une agression totale contre sa passivité absolue. Cette asymétrie originaire est cependant bien différente de l’enchevêtrement embrouillé de conflits caractérisant les sociétés actuelles. Cet emmêlement souvent symétrique d’affrontements, de tensions et de violences brouille le tableau, imposant une dimension illégitime et controversée à nombre de victimes.

Plus qu’un jugement de fait, le statut de victime est le résultat d’un jugement de valeur tellement significatif – puisque source immédiate de légitimation politique – qu’il est devenu lui-même le lieu de la dispute. Le terrain d’une bataille allumée par cette « exaltation narcissique de la souffrance », sur laquelle a écrit Zigmunt Bauman dans Modernité et holocauste. Comme le soutenait Hannah Arendt, cette exaltation ne fait qu’engendrer d’autres victimes, niant cette reconnaissance de l’autre qui, dans le dispositif agonistique du conflit, est l’ennemi. Dans le dispositif victimaire, l’autre devient l’absolument diabolique, le mal universel, l’extra-humain à bannir, celui qui, par définition, est hors de toute consensus social.
Loin d’avoir renforcé la reconnaissance de la dignité humaine, la compétition victimaire s’est prêtée à une facile instrumentalisation qui a servi à renforcer le pouvoir des Léviathan. Sur le plan international, grâce au prétexte de l’ingérence humanitaire, le paradigme victimaire a favorisé le passage de l’éthique guerrière aux guerres éthiques, alimentant la grande hypocrisie de la justice pénale internationale, qui a permis aux vainqueurs de faire le procès des vaincus. Comme disait Pascal, «Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste», abolissant toute capacité de discernement entre d’une part les crimes de lèse-humanité universellement reconnus (la torture, l’esclavage, le génocide, les méfaits coloniaux…) et d’autre part les infractions commises par ceux qui ont exercé leur droit à la résistance.
Sur le plan intérieur, l’idéologie victimaire a accompagné la dérive justicialiste et la contre-réforme du procès pénal. Celui-ci, après avoir été le lieu de vérification des preuves, est devenu le théâtre d’une cérémonie cathartique qui, pour offrir une réparation symbolique à la victime, anticipe un jugement sans issue pour le coupable.
Enfin, sur le plan social, il rend passif les sujets victimisés, les amputant de leur intérêt humain et de leur complexité politique et civile, réduite ainsi à l’aspect monodimensionnel de ceux qui n’expriment que douleur et souffrance et demandent réparation. Cette requête ne trouvant pas la satisfaction promise par le procès pénal, elle précipite souvent ceux qui la formulent dans la spirale du ressentiment sans fin.

Approfondimenti
Il paradigma vittimario

«Non tutti hanno il diritto di essere vittime. Non tutte le vittime sono vittime allo stesso modo»

Al centro di tutto la “vittima meritevole”. Come l’uso politico della nozione di vittima ha trasformato l’azione penale e l’idea di giustizia

Paolo Persichetti
Gli Altri 17 maggio 2013

Per lungo tempo l’idea di giustizia corredava il tentativo di raggiungere obiettivi universali in grado di ripercuotersi nel miglioramento delle condizioni di vita materiali e spirituali di ciascuno. Al concetto di giustizia si associavano l’idea di eguaglianza e fraternità (oggi diremmo anche sorellanza), di libero sviluppo dell’esistenza umana, oppure la salvezza. Insomma qualcosa che contribuiva al bene collettivo (tanto per stare al mutamento dei linguaggi, ora si pronuncia “bene comune”).
Oggi il concetto di giustizia non è semplicemente sovrapposto a quello di diritto, ma indica un diritto tutto particolare, il diritto di punire. Il desiderio di migliorare le sorti collettive è sopravanzato da una visione penitenziale del mondo che vede nell’azione penale, concepita come un paradiso incontaminato contrapposto alla realtà impura dell’agire politico, lo strumento per intervenire sulla realtà.
Questo nuovo senso comune, interamente immerso all’interno di una visione manichea del mondo che non offre scampo, o si è interamente vittime o totalmente colpevoli, ha proiettato la figura della vittima tra gli status sociali più ambiti, rendendola un’«autentica incarnazione dell’individuo meritevole: quasi un modello ideale di cittadino».
In una società dove sempre più viene meno ogni capacità inclusiva e prevalgono al suo posto dispositivi predatori, risultato della «tensione tra ideologia neoliberale del libero mercato e autoritarismo morale neoconservatore», le contraddizioni, i malesseri sociali, la fatica di vivere assumono l’aspetto di un viluppo confuso di sentimenti, di grumi di rancore che intrecciando la paura per l’avvenire e l’ossessione per il declino sociale accentuano i processi d’identificazione vittimistica.
Se c’è una vittima deve esserci per forza un carnefice, ciò preclude per definizione la possibilità che vi possa essere una comune condivisione vittimaria. Non potendo essere tutti vittime ecco che presto si apre la competizione. L’investitura legittimante offerta dallo status di vittima, infatti, resta caratterizzato da un accesso limitato e diseguale. Non tutti hanno il diritto di essere vittime e non tutte le vittime sono vittime allo stesso modo.
La postura vittimaria – spiegano gli studi che si occupano del fenomeno – è riconosciuta unicamente sulla base di selezionati requisiti di ordine sociale, economico, politico, culturale ed etnico; criteri che variano secondo le latitudini. Per i gruppi sociali stigmatizzati in partenza, nei confronti dei quali si presume una contiguità originaria con l’universo criminale o la genealogia del male, non vi è alcuna possibilità di accedere alla santità vittimaria.
In effetti, più della vittima in sé è la nozione di “vittima meritevole” che trova affermazione e legittimazione. La vittima forte non lascia scampo alla vittima debole. Non basta aver subito un torto o un danno per poter essere riconosciuti come tale, occorre innanzitutto entrare a far parte della categoria legittimata ad esserlo, un pantheon esclusivo.
Proiettata dall’ombra lunga d’Auschwitz, l’immagine della vittima trae la sua superiorità etica dalla figura dell’inerme, colui che è oggetto di un’aggressione totale di fronte ad una passività assoluta. Questa asimmetria originaria è tuttavia ben diversa dall’intricato groviglio di conflitti presenti nelle società attuali e che inevitabilmente rende spurio e controverso ciò che si tende a collocare tra le vittime odierne, difficili da districare nell’intreccio spesso simmetrico dei contrasti, delle tensioni e delle violenze.
Più che un giudizio di fatto, lo status di vittima è il risultato di un giudizio di valore talmente significativo, poiché fonte immediata di legittimazione politica, da essere divenuto esso stesso il luogo della disputa. Un terreno di battaglia innescato da quella «esaltazione narcisistica della sofferenza», di cui ha scritto Zigmunt Bauman in Modernità e olocausto, e che alla fine – come sosteneva Hannah Arendt – genera solo altre vittime, negando quel riconoscimento dell’altro che nel dispositivo agonistico del conflitto è il nemico, mentre in quello vittimario diventa l’assolutamente diabolico, il male universale, l’extraumano da bandire, colui che per definizione è fuori da ogni consesso civile.
Lungi dall’aver rafforzato il riconoscimento della dignità umana, la competizione vittimaria si è prestata ad una facile strumentalizzazione che è servita a rafforzare il potere dei Leviatani. Sul piano internazionale, grazie al pretesto dell’ingerenza umanitaria, il paradigma vittimario ha favorito il passaggio dall’etica guerriera alle guerre etiche, alimentando la grande ipocrisia della giustizia penale internazionale che ha permesso ai vincitori di processare i vinti. Come diceva Pascal, «non riuscendo a fare della ragione una forza, hanno fatto della forza l’unica ragione», abolendo ogni capacità di discernimento tra i crimini di lesa umanità universalmente riconosciuti, come tortura, schiavitù, genocidio, misfatti coloniali e le infrazioni commesse da chi ha esercitato il diritto di resistenza.
Sul piano interno, l’ideologia vittimaria ha accompagnato la deriva giustizialista e la controriforma del processo penale, trasformato da luogo di accertamento delle prove a teatro di una cerimonia catartica che dovendo offrire riparazione simbolica alla vittima anticipa anzitempo un giudizio senza scampo per il reo.
Infine, sul piano sociale passivizza i soggetti vittimizzati, amputandone l’interezza umana e la complessità politica e civile, così ridotta all’aspetto monodimensionale di chi esprime solo dolore e sofferenza e domanda una riparazione. Richiesta che non trovando l’appagamento promesso dal processo penale precipita spesso nella spirale del risentimento infinito.

Approfondimenti
Il paradigma vittimario

Dénis Berger e quella Francia dal basso che ha dato riparo ai rifugiati italiani

Qualche tempo fa, credo fosse l’ottobre del 2011, alla fine di una conferenza sugli anni 70 che avevo seguito per conto del giornale dove lavoravo, mentre gran parte dei partecipanti e degli spettatori abbandonavano la sala o si attardavano in capannelli proseguendo animatamente la discussione, un piccato Giovanni Fasanella molto irritato per essere stato definito dietrologo «da quelli come Persichetti e Clementi», additandomi disse pubblicamente che avrei dovuto fornire spiegazioni su chi avesse protetto e finanziato la mia fuga e il mio esilio in Francia. Fasanella alludeva ad un qualche ruolo giocato da fantomatici servizi segreti o entità non meglio precisate. Insinuazioni che in questi anni non sono rimaste confinate alla lucrosa attività di un professionista della calunnia, ma hanno avuto anche un carattere performativo. Le elucubrazioni sulla «centrale francese santuario della lotta armata in Italia», raccolte da Fasanella nel libro scritto con Franceschini, Che cosa sono le Br, Bur Rizzoli 2004, sembravano il calco delle piste investigative avviate da un solerte quanto incapace procuratore della repubblica bolognese, Paolo Giovagnoli. Una decina di anni fa questo magistrato ha condotto diverse inchieste sugli esuli, inviando numerose rogatorie che hanno dato luogo ad alcuni arresti, finiti poi nel nulla, e nell’agosto 2002 alla mia “consegna straordinaria”, sotto il tunnel del Monte bianco. Attraverso un artefatto investigativo, gli inquirenti riuscirono nel corso di una testimonianza a far coincidere il colore della zainetto blu marine, che avevo con me al momento dell’arrivo forzato in Italia, con un altro color camoscio indicato da una teste che aveva intravisto un individuo sospetto sotto l’abitazione di un consulente del governo ucciso nel marzo del 2002. Ne scaturì il mio coinvolgimento nell’inchiesta fino all’archiviazione due anni e mezzo più tardi. Le calunnie di Fasanella poggiavano su un classico dispositivo mentale di tipo proiettivo che permette di attribuire agli altri quelle che sono le proprie aspirazioni, anche più inconfessabili: ciò che si avrebbe in gran desiderio di fare o accettare. E siccome l’autonomia e l’indipendenza non sono le caratteristiche peculiari di chi anima queste proiezioni, per costoro diventa più che legittimo ritenere che tutti ne siano privi sol perché essi ne sono sprovvisti. E bene, la storia di Denis Berger, «marxista eterodosso, comunista dissidente, universitario non accademico che aveva fatto parte di quel piccolo gruppo di militanti anticolonialisti che durante la guerra d’Algeria hanno salvato l’onore internazionalista della sinistra francese appoggiando attivamente la lotta del popolo algerino», è la migliore risposta a gente del genere.

*  *  *

Denis Berger è morto il 6 maggio scorso. Ci ha lasciato dopo una lunga malattia. «Un carattere caloroso, dotato di un’ironia devastante, allergico ad ogni dogmatismo», così lo ha ricordato Michael Löwy, autore dell’articolo che segue, scritto per il Dizionario del Movimento operaio francese (le «Maitron»). Denis era un intellettuale concreto che sapeva agire mettendo a rischio la propria persona. L’ho conosciuto nel 1992. Ero riparato in Francia da un anno. Ci siamo incontrati per la prima volta nel dipartimento di scienze politiche dell’università di Paris 8, saint Denis-Vincennes, dove insegnava. Stavo tentando tra mille difficoltà di iscrivermi e riprendere gli studi. Non avevo documenti, il lavoro era scarso, i soldi pochi e il francese ancora stentato. Ero arrivato a lui tramite un altro professore, René Loureau. Non ci mise molto a capire che davanti non aveva uno dei soliti studenti. Denis è stato uno dei miei primi professori francesi. Era amato dagli allievi per i suoi corsi coinvolgenti. Non esitava a responsabilizzarti affidandoti relazioni e seminari. Veniva da una storia che era stata il crogiolo degli ultimi grandi pensatori francesi (da Henri Lefebvre a François Châtelet, passando per Felix Guattari, Claude Leffort ecc). Ma Denis non era solo questo. Nei miei anni d’esilio è stato un punto di riferimento, una figura rassicurante, protettiva, come un padre. Seguiva con premura i nostri percorsi, il mio e di altri ex militanti arrivati da altri Paesi, anch’essi rifugiati. Ci accompagnava, ci consigliava. Quando, nel novembre 1993, venni arrestato nei locali della prefettura di place d’Italie, dove ero stato convocato per ritirare il permesso di soggiorno, non esitò a coinvolgere i livelli istituzionali dell’università. Era il periodo delle elezioni d’ateneo e i compagni di facoltà s’inventarono una lista tutta per me. Riuscirono a farmi eleggere come rappresentante degli studenti nel consiglio di facoltà, accanto ai sindacatini. Un segno di solidarietà forte, di radicamento nella società francese che metteva in difficoltà la strategia del governo di destra del primo ministro Balladur, i giudici della Chambre e gli argomenti delle autorità italiane che avevano inviato la richiesta di estradizione. Denis era capace di gesti sorprendenti, come nel giorno in cui la corte pronunciò il suo parere favorevole all’estradizione. Il vecchio professore dalla chioma bianca memore del suo passato sorprese tutti saltando oltre le barriere per raggiungermi e abbracciarmi davanti a dei gendarmi rimasti imbambolati. Quel suo saper osare, e scegliere il momento giusto, lo capii solo più tardi, quando conobbi meglio la sua lunga storia politica, gli anni del réseau Spitzer, quello dei “porteurs de valises”. Come ricorda Michael Löwy, Denis Berger ha fatto parte di quella piccola truppa di militanti della sinistra francese che capirono l’importanza strategica della questione coloniale, di quanto fosse centrale schierarsi e agire per l’indipendenza dell’Algeria. Tra le imprese tentate allora – ci racconta sempre Löwy – il progetto di fuga dal carcere di Fresnes del 7 gennaio 1961. Con l’aiuto di Gerard Spitzer, anch’egli imprigionato, Denis organizzò la fuga di Mohamed Boudiaf e altri due suoi compagni di lotta, Doum e Bensalem. Alla fine però soltanto quest’ultimo riuscì a prendere il largo. Andò meglio nel febbraio 1961. Questa volta venne messa in piedi l’evasione di sei donne del  réseau Jeanson – due algerine e quattro francesi – dalla prigione della  Roquette (oggi smantellata e trasformata in un giardino pubblico). Le sei furono poi condotte clandestinamente in Belgio. Nel maggio 1962, invece, ci fu la preparazione del colpo grosso. Durante i negoziati d’Evian, gli algerini chiesero a Denis un aiuto per portare a termine l’evasione dei loro principali dirigenti, Ben Bella, Ait Ahmed e Mohamed Khidder, rinchiusi nel castello di Turquant vicino Saumur. Denis e i suoi compagni scovarono una galleria sotterranea che portava alle cantine della fortezza, ma una telefonata inopportuna di Ben Bella à Rabah Bitat (rinchiuso a Fresnes) mise la polizia sull’avviso e fece saltare l’intera operazione. Il resto della sua storia lo potete leggere nell’articolo quei sotto (in francese). Ecco chi era Denis Berger. Ecco il genere di persone che hanno aiutato i rifugiati italiani degli anni 70 riparati in Francia. Denis Berger ha fatto parte degli anni migliori della mia vita, quelli in cui mi sono formato definitivamente e sono maturato culturalmente. Anni dove le parole amicizia e solidarietà hanno trovato il loro significato più forte e pieno. A questa bella realtà sono stato strappato un giorno. Forte è il rammarico di non averlo riabbracciato per tempo, insieme agli altri scomparsi nel frattempo, Daniel Bensaïd, Jean-Marie Vincent, Roberto Silvi…. . Ciao Denis!

La biographie de Denis Berger

Par Michael Löwy 7 mai 2013

DENIS BERGER 1932 – 2013

Dénis BergerDenis BERGER, Paris (7ème arrondissement), 11 juin 1932. Dirigeant communiste oppositionnel, fondateur du journal La voie communiste, actif dans les réseau de soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie. Enseignant au département de sciences politiques de l’Université de Paris 8 à partir de 1982. Denis Berger a exercé une influence souterraine importante sur l’extrême-gauche française des années 50 et 60, en particulier à travers le journal La voie communiste, dont il fut le principal animateur. Malgré la grande diversité de ses engagements politiques et organisationnels successifs et souvent éphémères, l’adhésion à un communisme de gauche, antistalinien, anticolonialiste et anti-impérialiste, donne le fil rouge de sa vie militante. Son activité militante commence en mars 1950, quant il adhère à la cellule étudiante du Parti Communiste Internationaliste (PCI), Section Française de la Quatrième Internationale. Sa première action importante sera la participation à la brigade de travail “14 Juillet” -organisée par le PCI en solidarité avec la Yougoslavie – qui va contribuer à construire une Cité Universitaire à Zagreb (été 1950). De retour à la cellule étudiante du PCI, il participe aux ventes du journal trotskyste “La Vérité” aux portes de la Sorbonne, et se trouve dans l’obligation de se défendre contre des attaques musclées de militants du PCF. Lors d’un meeting le 9 février 1953, il va se confronter personnellement, à coups de gourdins, avec Le Pen et ses hommes, qui interviennent aux cris de “Vive la réaction !”. Lors de la scission du PCI, il se solidarise avec le courant de Pablo et Frank, et accepte de mettre en pratique l’orientation “entriste” adoptée par la majorité du Secrétariat International de la Q.I. (mais seulement la minorité du PCI). Il adhère donc en 1953 au PCF, où il devient membre – et bientôt secrétaire – de la cellule “Saint Just”, composée d’étudiants d’histoire, où il côtoyé Alain Besançon, Claude Mazauric et Paul Boccara. Il reconnaît, devant ses camarades du PCF, avoir été un “trotsko-titiste”, et se trouve, pour cette raison, écarté du comité de section. Parallèlement, il devient un des responsables du “travail entriste” du PCI, et bientôt membre de son Comité Central et de son Bureau Politique (1955). Devenu instituteur à Saint Ouen en 1954, D.Berger passe à militer dans des cellules de banlieue du PCF. En 1956, suite au XXème congrès du PCUS et aux “événements” d’Hongrie, des courants dissidents apparaissent au sein du PCF. Felix Guattari, psychiatre ex-trotskyste, propose à des étudiants de la cellule de philo du Parti avec lesquels il est en contact -Lucien Sebag, Anne Giannini, et d’autres – la fondation d’un bulletin d’opposition interne : “Tribune de Discussion”. D.Berger rejoint ce groupe, qui va bientôt adhérer au PCI, et publier des prises de position radicales contre l’invasion soviétique en Hongrie. La “Tribune” entre peu après en contact avec un autre groupe de militants oppositionnels du PCF – Victor Leduc, Jean Pierre Vernant, Yves Cachin, Gerard Spitzer – qui a des opinions plus ambivalentes sur les événements hongrois, et qui avait crée son propre bulletin : “l’Etincelle”. Certains intellectuels oppositionnels – comme Henri Lefebvre et François Châtelet – collaborent aux deux bulletins, qui finiront après quelques discussions, par fusionner au printemps 1957, en produisant une publication conjointe sous le titre “Etincelle -Tribune de Discussion”. La dénonciation de Denis Berger et de ses amis comme trotskystes par l’ex-militante du PCI (devenue pro-soviétique) Michelle Mestre provoque le départ de Victor Leduc et de ses amis de “l’Etincelle” à la fin 1957. Quelques mois plus tard Gerard Spitzer, qui avait rejoint le bulletin “La Tribune de Discussion”, convainc le groupe à s’engager à fond dans la combat contre la guerre coloniale en Algérie. C’est à ce moment, début 1958, que Denis Berger décide, avec ses camarades, de lancer un journal, La Voie Communiste, qui se présente toujours comme une opposition interne du PCF, mais s’adresse en fait à un public plus large. Soutenu financièrement pendant une (très) courte période par J.P.Sartre, la publication aura comme principale ressource la clinique de Laborde, à Cour-Cheverny, où exerce Felix Guattari. Pendant ce temps, un débat s’ouvre au sein du PCI : tandis que D.Berger propose que le parti rejoigne un regroupement large avec des oppositionnels du PCF, limitant l’activité trotskyste à une revue théorique, Pierre Frank et la majorité – soutenus par les dirigeants internationaux, Michel Pablo et Ernest Mandel – insistent sur la construction du PCI comme noyau du parti révolutionnaire. La confrontation aboutit à la rupture et au départ fin 1958 de D.Berger et ses camarades – Lucien Sebag, Anne Giannini, Gabriel Cohen-Bendit, Felix Guattari. La Voie Communiste, qui s’est renforcé avec l’adhésion de Simon Blumenthal, Roger Rey et d’autres, décide de soutenir le FLN, et prend contact avec la Fédération de France du mouvement indépendantiste algérien. Arrêté le 5 décembre 1958 avec un groupe de militants français et algériens – dont Moussa Khebaïli, chef de la willaya Paris-périphérie – D.Berger passe dix jours dans les caves de la DST, mais – contrairement aux militants maghrébins – n’est pas torturé, et finit par être libéré par absence de preuves. Exclu du PCI fin 1958 et du PCF en 1960 – il avait en fait cessé de militer dans ce parti – D.Berger connaît aussi des difficultés internes dans La Voie Communiste, où il se trouve, pendant quelques temps, marginalisé. Il se consacre essentiellement, avec certains amis de la V.C. comme Roger Rey, à l’aide au FLN, en se spécialisant dans l’évasion de militants anticolonialistes. Ainsi, le 7 janvier 1961, ils préparent, avec l’aide de Gerard Spitzer, lui aussi emprisonné à Fresnes, la fuite de Mohamed Boudiaf et deux de ses compagnons – Doum et Bensalem – mais seulement ce dernier réussira à partir. L’opération la plus réussie a été l’évasion de six femmes du réseau Jeanson – deux algériennes et quatre françaises (dont Micheline Pouteau et Hélène Cuénat) – de la prison de la Roquette en février 1961, et leur sortie clandestine de la France (vers la Belgique). En mai 1962, pendant les négociations d’Evian, les algériens demandent à Denis Berger et Roger Rey d’aider à l’évasion de leurs principaux dirigeants, Ben Bella, Ait Ahmed et Mohamed Khidder, enfermés au château de Turquant près de Saumur. D.Berger et ses amis trouvent une galerie souterraine qui mène aux caves du château, mais un coup de téléphone malencontreux de Ben Bella à Rabah Bitat (emprisonné à Fresnes) met la police aux aguets et fait avorter la tentative. Au moment de l’Independence de l’Algérie D.Berger et ses amis de La Voie Communiste décident de soutenir Mohamed Boudiaf et son Parti de la Révolution Socialiste, plutôt que Ben Bella. Le groupe suit de près les événements en Algérie indépendante, mais s’intéresse aussi aux critiques chinoises à la politique soviétique, qui commencent à s’exprimer à cette époque. Cette question provoque des tensions internes, et en 1965 le groupe éclate, avec le départ de Felix Guattari et plusieurs autres. D.Berger – avec quelques proches – continue à publier un bulletin, bien plus modeste, intitulé “La Voie”. Pendant les années qui suivent, il s’investit surtout dans le Comité Vietnam National et dans le Tribunal Russel contre les crimes de guerre au Vietnam, deux organisations où il exerce des fonctions de secrétaire. Il participe aux séances du Tribunal Russel à Stockholm et Copenhagen, ainsi qu’à une mission d’enquête – composée entre autres par le dirigeant noir américain Stokely Carmichael et Mehmet Ali Aybar du Parti Ouvrier Turc – envoyée par celui-ci au Vietnam en été 1967. En mai 1968 il prend part aux événements sans jouer un rôle particulier. Après l’éphémère tentative de publier la revue Front (avec le soutien du FLN algérien) en 1969-70, D.Berger et ses amis de “La Voie” – dont sa compagne, Michelle Riot-Sarcey – décident, en 1971, d’adhérer au Parti Socialiste Unifié, où ils s’intègrent dans le courant marxiste-révolutionnaire animé par Jean-Marie Vincent et Jacques Kergoat. Lorsque en 1972 la plupart des militants de cette tendance décident d’adhérer à la Ligue Communiste Révolutionnaire, Denis Berger quitte lui-aussi le PSU, mais n’adhère à l’organisation trotskyste que trois ans plus tard (1975). Devenu chargé de cours à temps plein au département d’Economie Politique de l’Université de Paris 8 (Vincennes) en 1972, il milite à la cellule de la LCR dans cette université, en compagnie de Jean-Marie Vincent et d’Henri Weber. Il participe au comité de rédaction de la revue de la Ligue, Critique Communiste et contribue à la formation – avec Michel Lequenne – en 1977, d’un courant oppositionnel dans la LCR, la T-3 (Tendance Trois). Ses principaux désaccords avec la ligne de l’organisation concernent la stratégie de construction du parti, et la conception trotskyste classique sur la nature de l’URSS. Lorsque D.Berger, Michel Lequenne, J.M.Vincent et d’autres rédacteurs de Critique Communiste condamnent l’invasion soviétique en Afghanistan, ils se verront infliger un “blâme” par la direction de la Ligue. Lors du départ de plusieurs militants de la T-3 en 1985, il quitte de façon discrète la LCR, mais contrairement à la plupart de ces camarades, ne rejoint pas le parti Vert. A partir de cette date, D.Berger n’appartient plus à aucun organisation politique, mais continue à avoir des activités politiques et syndicales (il est militant du SGEN depuis 1972). Devenu assistant au département de Sciences Politiques de l’Université de Paris 8 en 1982, il passe son doctorat en 1988 avec une thèse intitulée “Les partis politiques : essai méthodologique. Le cas du PCF”, sous la direction de J.M.Vincent et est élu maître de conférences en 1989. Si dans le passé ses écrits prenaient surtout la forme d’articles de revues et journaux, il publie à partir de cette date deux ouvrages qui auront un certain retentissement dans l’opinion de gauche : Le spectre défait. Le fin du communisme ?, (1990) et, avec Henri Maler, Une certaine idée du communisme. Répliques à François Furet (1996). Il participe aussi à plusieurs ouvrages collectifs et est un des fondateurs (1990) de la revue Futur Antérieur . Récemment, renouant avec son passé de communiste oppositionnel, il participe à la rédaction du journal du courant communiste refondateur du PCF, Futurs. OEUVRES : Le spectre défait. Le fin du communisme ?, Paris, Editions Bernard Coutaz, 1990 ; avec Henri Maler, Une certaine idée du communisme. Répliques à François Furet , Paris, Editions du Felin, 1996. Participation aux ouvrages collectifs Permanence de la Révolution (Editions la Brèche, 1989), Femmes, Pouvoirs (Kimé, 1993), Démocratie et Représentation (Kimé, 1995), Marx après le marxisme (L’Harmattan, 1997) et Faire Mouvement (PUF, 1998). SOURCES : Hervé Hamon, Patrick Rotman, Les porteurs de valises. La résistance française à la guerre d’Algérie, Paris, Albin Michel, 1979 ; Ali Haroun La Septième Willaya, Paris, Seuil, 1986. Entretien avec D.Berger, novembre 1998.

Se questo è un uomo. Ora provate a dire che il 41 bis non è tortura

Il filmato qui sotto mostra Bernardo Provenzano ripreso dalle telecamere di sorveglianza della sala colloqui 41 bis del carcere di Parma durante l’unica ora mensile di colloquio ammessa con i propri familiari. Le immagini venute in possesso della trasmissione televisiva Servizio Pubblico risalgono al 15 dicembre 2012.
Provenzano è stato arrestato nell’aprile del 2006. Sei anni di 41 bis lo hanno ridotto in questo stato. L’uomo ormai ottantenne appare poco presente a se stesso, incapace di intendere. I suoi movimenti sono rallentati, il suo stato è poco vigile, non riesce ad impugnare correttamente la cornetta del citofono che permette di parlare con i familiari al di là del vetro. Per ogni gesto deve essere sollecitato più volte dal figlio. Ricurvo su se stesso porta un vistoso berretto di lana sul capo perché – dice – «fa freddo». Il figlio si accorge della presenza di un cerotto e gli chiede prima cosa sia successo e poi di togliersi il copricapo. Sulla testa appare il segno evidente di una ferita. Alla richiesta di cosa sia accaduto, Provenzano, articolando le parole con molta difficoltà, risponde di aver preso «Lignate, sì. Dietro i reni». Il figlio gli chiede se sia caduto, Provenzano risponde di sì in modo confuso. Due giorni dopo queste immagini, forse a seguito di una caduta, l’anziano detenuto è rimasto colpito da un’emorragia celebrale. Ricoverato d’urgenza è stato operato. Da allora sembra che abbia molte difficoltà a parlare e sia quasi incapace di intendere e di volere, tanto che per questo è stato escluso da un processo.

Di fronte a queste immagini c’è forse qualcuno che può ancora negare come il 41 bis sia una particolare forma di tortura esercitata attraverso lo strumento della deprivazione sensoriale assoluta?
Attualmente 673 persone (rilevamento del 2011) subiscono questo trattamento di restrizione assoluta, ulteriormente aggravata per quelli tra di loro che si trovano nelle “aree riservate” (circa una ventina).

Nelle scorse settimane il legale della famiglia Provenzano, l’avvocato Rosalba Di Gregorio, ha chiesto la revoca del 41 bis per il suo assitito e la sospensione dell’esecuzione della pena per motivi di salute, ma l’istanza è stata respinta. Dopo l’apparizione di un articolo su Repubblica del 21 maggio, nel quale si faceva riferimento alle presunte percosse subite da Provenzano, il ministro della Giustizia ha chiesto al Dipartimento dell’amministrazione penitenziaria di svolgere delle verifiche.

Attorno alle condizioni di salute di Provenzano si è accesa una singolare polemica che, omettendo completamente ogni interrogativo sul senso di un tale regime carcerario praticato su un uomo ridotto ormai ai minimi termini, solleva al contrario il sospetto che dietro le innumerevoli cadute registrate in cella nel corso dell’ultimo anno, in particolare l’ultima che l’ha ridotto in coma, vi sia dell’altro.
Che cosa? L’eventuale tentativo – si lascia intendere – di esercitare pressioni fisiche per impedire ad un Porvenzano ormai allo stremo di collaborare con la giustizia. E’ la tesi in particolare dell’eurodeputata Sonia Alfano, appartenente all’ormai dissolta Italia dei Valori, che nel corso dell’ultimo anno ha realizzato diverse visite al prigioniero. Secondo la parlamentare il peggioramento delle condizioni di salute di Provenzano potrebbe essere collegato al fatto che l’ex boss aveva mostrato interesse per un’eventuale collaborazione con la giustizia che gli avrebbe permesso di ottenere un regime carcerario più morbido del 41bis. Secondo Alfano, Provenzano sarebbe stato “neutralizzato”, ovvero sarebbe stato picchiato fino a rendere impossibile una sua collaborazione. In ragione di ciò, si sostiene in un comunicato diffuso da Servizio Pubblico: «la procura di Palermo ha aperto un’indagine per fare luce sui tanti misteri che ancora una volta avvolgono il super boss dei corleonesi».

Sul corpo di Provenzano si sta giocando uno scontro senza mezzi termini tra chi mostra di utilizzare il 41 bis come una sorta di anticipazione della morte del detenuto, seppellito nei cimiteri per vivi che sono questi particolari reparti carcerari, affinché l’ex capo mafioso porti nella tomba tutti i suoi segreti, e chi utilizza questo regime detentivo come mezzo per estorcere dichiarazioni da utilizzare contro i propri avversari politici. Una bella contesa insomma che mostra come giustizia e legalità non siano altro che arene della contesa politica.

Il 41 bis
imagesQuesto regime detentivo prevede la sospensione di tutte le regole ordinarie previste nell’ordinamento penitenziario. Può essere applicato anche a chi è in attesa di giudizio.
I detenuti in 41 bis possono fare una sola ora di colloquio al mese con parenti strettissimi attraverso un vetro divisorio e con i citofoni. Non potendo cumulare le ore come nelle carceri normali, molti di loro senza mezzi economici finiscono col fare pochissime ore di colloquio nell’arco dell’anno. La telefonata di 10 minuti ai familiari (alternativa al colloquio) è registrata e il familiare deve recarsi, per poterla ricevere, nel carcere più vicino al luogo di residenza. Le ore d’aria sono solo due mentre la socialità è limitata ad un massimo di tre persone individuate dalla Direzione dell’istituto senza possibilità di alcuno scambio tra detenuti (cibo, vestiti, libri…). La corrispondenza è limitata alle persone con cui si fanno i colloqui e sottoposta a censura. Non si possono tenere più di tre libri in cella. Recentemente il ministro della Giustizia Severino con una circolare ha disposto che il numero di tre libri dovesse ritenersi complessivo. In esso andavano inclusi anche quelli lasciati in magazzino, vietando al contempo la possibilità di ricevere giornali, riviste e libri dai familiari e per posta e autorizzandone unicamente l’acquisto tramite la ditta che gestisce il sopravitto e che offre una scelta ridottissima (settimana enigmistica, sorrisi e canzoni ecc. Niente riviste culturali, politiche, di letteratura, scientifiche o specialistiche).
Nelle sezioni con regime 41 bis opera un corpo speciale di polizia penitenziaria – il Gom (Gruppo operativo mobile) – che può stabilire norme particolari per questo tipo di sezioni. Alla sospensione dei diritti voluta dal Ministero si possono perciò aggiungere divieti particolari e specifici come la possibilità di avere con sé solo un numero limitatissimo di indumenti, calzini, fogli di carta, biro, ecc.

Gli imputati rinchiusi in regime di 41 bis sono esclusi dai processi. Non vengono più condotti nelle apposite gabbie predisposte nelle aule bunker dei tribunali ma portati in stanze, ricavate all’interno delle carceri, collegate in videoconferenza con i tribunali dove sono presenti soltanto giudici e avvocati. Viene così azzerato il diritto alla difesa.

Le aree riservate
Nelle carceri di Parma, Ascoli Piceno, Terni, Tolmezzo, Novara, Viterbo, L’Aquila e Spoleto, sono state allestite delle aree riservate, un 41 bis ancora più ristrettivo.

Attualmente tre prigionieri politici sono sottoposti a questo regime detentivo:
Nadia Desdemona Lioce (a L’Aquila)
Marco Mezzasalma (a Parma)
Roberto Morandi (a Terni)

Domani a Parma si terra una corteo nazionale contro il carcere e il 41 bis

25mag13carcereSul resoconto del corteo di Parma potete leggere qui

Approfondimenti
Cronache carcerarie

41 bis
Dopo la legge Gozzini tocca al 41 bis, giro di vite sui detenuti

Carcere, gli spettri del 41 bis

 

Aveva trascorso in carcere 40 anni della sua vita. E’ morto 2 giorni fa alla Molinette di Torino. Si chiamava Giuseppe Ciulla

8164158303_82022db094_nL’avevo conosciuto al Mammagialla di Viterbo tra il 2003 e il 2004. Veniva dal Penale di Rebibbia da dove era stato allontanato perché considerato indesiderabile. Finire al Mammagialla voleva dire una cosa sola: trovarsi in punizione. La casa circondariale di VIterbo era (e da quanto ne so ancora non è cambiata) un “istituto eminentemente custodiale”, che tradotto vuol dire con un regime detentivo rigido: celle sempre chiuse, poche attività “trattamentali”, accesso a misure alternative e benefici pressoché nullo. Insomma un carcere punitivo dove si sta chiusi e basta.
Ma Giuseppe Ciulla, così si chiamava, per così poco non si scoraggiava affatto. Ne aveva viste di molto peggio nella sua lunga carriera penitenziaria. Il carcere era la sua vita. C’era entrato a 27 anni e fatta eccezione per un breve periodo, circa un anno e mezzo, non era più uscito. Alla fine quasi quarant’anni in tutto. Diciotto di fila la prima volta e poi il resto. Ho letto la notizia della sua morte sul notiziario di Ristretti orizzonti. Da alcuni anni avevo perso le sue tracce. L’ultima volta che gli avevo scritto era in un centro clinico penitenziario, credo a Pavia, ma la lettera mi tornò indietro. Gli avevo mandato copia di una sentenza della Cassazione che poteva essergli utile per la battaglia che conduceva da tempo, vedersi riconosciuta la sospensione della pena per gravi motivi di salute. Era ancora a Viterbo con me quando fu mandato d’urgenza in ospedale. Una grave forma di diabete gli aveva provocato una cardiopatia molto seria. Lo operarono e da allora non si è mai ripreso veramente. Mi scriveva di sentire continuamente forti dolori al petto.
A Viterbo era arrivato a causa delle uova, tre uova tirate al direttore di Rebibbia, mancandolo. Il diabete gli aveva attinto la vista. Ci vedeva poco e dunque mancò il bersaglio. Raccontava ridacchiando che gli ispettori della custodia non gli rimproverarono tanto il suo gesto quanto non aver centrato il bersaglio.
Da ragazzo aveva ottenuto il diploma di perito elettronico, raccontava che per questo aveva dato il suo piccolo contributo durante la rivolta nel carcere di Trani, lui che non c’entrava nulla con i politici ma che aveva incrociato perché all’epoca per ragioni disciplinari era riuscito a farsi differenziare finendo negli speciali. Dalle radio e le televisioni, di cui si era occupato come riparatore in una delle sue prigioni passate, era diventato un appassionato di computer, di hardware soprattutto. Smontava e rimontava, leggeva tonnellate di riviste specializzate. Il suo sogno era quello di assemblare un mega computer. E così un componente alla volta si era fatto inviare a Rebibbia penale, dove il regime detentivo molto liberale lo consentiva, una super macchina. Ma la paranoia che qualcuno potesse metterci le mani dentro lo spinse a congegnare una password invalicabile di 36 caratteri, tra lettere e numeri. Una follia. Ovviamente perse presto l’appunto con la pass, impossibile da ricordare per la sua lunghezza, e così il computer divenne inutilizzabile. Chiese di farlo uscire per inviarlo ad una società specializzata, il che dopo un’estenuante tira e molla burocratico gli venne concesso. Solo che, una volta uscito, il computer non rientrò più. La Direzione non concesse mai l’autorizzazione. Iniziò così una lunga prova di forza con Ciulla che faceva istanze, riempiva domandine senza successo. Nel frattempo la rabbia montava, la convinzione di subire un torto personale anche, una sorta di persecuzione mirata, fino al lancio senza successo delle uova. In poche ore dovette fare il sacco e salire su un blindato direzione Mammagialla, la prigione dei reprobi del Lazio.
Non so perché, non ricordo più, ma era stato chiamato al casellario (il magazzino), forse per dei libri che mi erano arrivati. Il regime Eiv (elevato indice di sorveglianza) a cui ero sottoposto prevedeva un controllo sistematico dei materiali di lettura che ricevevo. Il carcere doveva fotocopiare le copertine, raccoglierle in una cartellina ed inviarle ad un apposito ufficio del Dap che le verificava. Per farne cosa? Stilare il mio profilo ideologico-culturale, controllare l’evoluzione dei miei interessi, oppure farsi le seghe. Con tutti quei testi in francese chissà cosa avranno mai capito?
Una volta in magazzino vidi appesa sulla parete una gabbietta con dentro dei pappagallini. Chiesi di chi fossero.
– Di un ergastolano, mi disse la guardia.
– In questo istituto non possono entrare. Abbiamo avvertito la Lipu che ora verrà a prenderli.
Quei pappagalli erano di Ciulla. Lui era qualche cella prima della mia. Quando capii che i piccoli volatili erano i suoi ci andai a parlare. Iniziò un lungo racconto. Quegli animali erano il suo mondo affettivo. Separato da moglie e figli, non aveva altro. A Rebibbia vivevano liberi nella cella (scusate l’ossimoro), potevano anche uscire dalla finestra, tanto facevano piccoli voli, qualche giro e poi tornavano. Nella sua vita aveva ucciso due volte, la seconda aveva ammazzato la madre. «Quella lì», diceva quando ne parlava senza mai pronunciare il nome. Verso di lei covava ancora un odio profondo, terribile. Era un sentimento che mi turbava. Mi chiedevo quale trauma originario avesse scatenato quel conflitto insieme a tanta avversione. La famiglia l’aveva ripudiato.
Eppure Ciulla sapeva essere affettuoso, leale, quasi un bambino. Un detenuto d’altri tempi, con le sue regole un po’ all’antica anche se all’improvviso il suo umore poteva scurirsi.  Riusciva ad accumulare un risentimento senza fine, un odio profondo che poteva scatenarsi in crisi d’ira senza controllo contro il carcere e tutto ciò che lo rappresentava. Era in eterno conflitto con “l’amministrazione” senza saper elaborare un minimo di strategia efficace. Quella guerra lo teneva in vita. Un probabile disturbo della personalità lo rendeva a quel punto paranoico. Non saprei dire quanto tutto ciò esistesse già prima dell’entrata in carcere o fosse una naturale conseguenza di quel lunghissimo imprigionamento e dei mille soprusi subiti. Chiamato davanti al comandante o al direttore era capace di fare mostra di sferzanti monologhi infarciti di dotte citazioni che studiava nella sua testa per giorni, ripetendoli a memoria.
Con lucida onestà un’educatrice, che aveva preso parte ad un consiglio di disciplina nei suoi confronti, mi raccontò una volta d’aver detto agli altri membri del collegio esterrefatti dal suo show:
– Tutto questo odio l’abbiamo prodotto noi. Questa persona è il risultato dell’istituzione. Un fallimento.
Ciulla era un maestro di ricette carcerarie. Siciliano, si inventava manicaretti carichi di calorie, che certo non facevano bene al suo diabete. Era un mago nel ricucinare la casanza. Per oltre un anno ho mangiato con lui, guardato con stupore dagli altri. Giuseppe si fidava molto di me, ed io riuscivo a calmarlo. Nelle ore di socialità aveva sempre un aneddoto su qualche carcere dove era stato, un racconto su un lontano episodio. Sembrava che non fosse mai stato fuori. Il suo era un mondo dentro.
Anche se la sua vista era menomata, era abilissimo con le mani. Aveva imparato a lavorare la creta. Ma al Mammagialla non era possibile, non era ammesso e quindi faceva oggetti con la pasta di pane che poi dipingeva. Me ne ha regalati diversi. Anche una falce e martello, sì perché il suo cuore era socialista.
Ora Giuseppe se n’è andato. Morto di ergastolo. Penso alla sua solitudine. Avrà forse pensato che anch’io l’ho abbandonato. Un’altro di quelli che non tengono la parola.
Ciao Giuseppe, ci siamo accompagnati per un po’ tra quelle mura.
Speravo riuscissi a resistere per vedere prima o poi alleggerire la tua pena.

(fonte Ristretti orizzonti)
Ergastolano di 67 anni muore a Torino: da inizio anno sono deceduti 8 detenuti ultra 65enni
Giuseppe Ciulla, che stava scontando l’ergastolo nel carcere “Lorusso e Cutugno” di Torino, è morto nel pomeriggio di venerdì 18 maggio scorso nel Repartino Detenuti dell’Ospedale “Molinette”, dove era stato trasportato a seguito dell’aggravamento delle patologie di cui soffriva.
Con il decesso di Giuseppe Ciulla salgono a 71 i detenuti che hanno perso la vita da inizio anno (21 per suicidio, 32 per malattia e 18 per cause “da accertare). Otto di loro avevano più di 65 anni e 5 avevano superato i 70 anni, limite oltre il quale è possibile scontare la pena in detenzione domiciliare presso la propria abitazione, o presso un luogo di cura, come previsto dalla Legge n. 251 del 5 dicembre 2005 (cosiddetta “ex-Cirielli”, o anche “Salva Previti”).
Nonostante la suddetta norma sia in vigore da oltre 7 anni, 31 dicembre 2012 gli ultrasettantenni presenti nelle carceri italiane risultavano ben 587, mentre i detenuti con un’età compresa tra i 60 ed i 70 anni erano 2.489.
L’attuale situazione carceraria, caratterizzata in molti Istituti di Pena da sovraffollamento, condizioni igieniche ed ambientali degradate, carenze dell’assistenza sanitaria e insufficiente presenza di Personale penitenziario, per i detenuti anziani rappresenta una vera e propria condanna a “morire di carcere”.

Detenuti ultra 65enni morti nelle carceri italiane da inizio anno 

Cognome

Nome

Età

Data morte

Causa

Carcere

Ciulla Giuseppe

67 anni

18-mag-13

Malattia Torino
G. Pierino

73 anni

8-mag-13

Malattia Teramo
Bombaker Sliman

78 anni

2-mag-13

Malattia San Vittore (Mi)
De Deker Jacques

66 anni

31-mar-13

Malattia Sassari
Iaria Giovanni

65 anni

12-feb-13

Malattia Asti
Pasquini Francesco

77 anni

3-feb-13

Suicidio Lanciano (Ch)
Finotto Savino

70 anni

20-gen-13

Malattia Udine
Paradiso Michele

76 anni

19-gen-13

Malattia Vibo Valentia


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Bugiardi senza gloria

IMG_1454L’inautenticità della testimonianza morale proposta da Saviano nei suoi testi trova una ulteriore conferma nella inconsistenza della rettifica da lui fornita sulle circostanze in cui si sarebbe svolta la presunta telefonata che avrebbe ricevuto da Felicia Impastato, madre di Peppino. Una correzione introdotta a nove anni di distanza dopo le smentite dei familiari e una querela persa. Saviano ammette di aver artefatto il racconto e chiama in causa una ragazza, una sua amica, che avrebbe fatto da intermediaria, senza aggiungere altro. Non dice il nome, non precisa le circostanze. Se vuole essere creduto deve fare qualche sforzo di memoria in più

 
“E così davanti allo specchio di quella che un tempo fu la sua vita, cominciò a sputare tutti i giorni sulla faccia di quel che non era diventato lo scaracchio di ciò che era stato”
Dashiell Hammett

«E’ inutile – diceva don Abbondio – se uno il coraggio non ce l’ha, non se lo può dare». A leggere certe stizzite pagine di Roberto Saviano (qui) viene subito da pensare che nulla è cambiato da quel dì che Manzoni scrisse i Promessi sposi. Fin dai banchi del liceo ci illudemmo di un’Italia che potesse diventare finalmente leopardiana. E invece con quel suo voler essere don Rodrigo con i più vulnerabili e restare un don Abbondio che si aggira con la scorta dei Bravi davanti ai potenti, Saviano è lì a ricordarci che l’Italia ancora oggi appartiene ai conformisti, mentre quella dei chierici è fatta di allineati, di arruolati, di «pagliette», come li definiva Gramsci con la sua analisi profetica: figure che hanno fatto delle loro competenze intellettuali un «accessorio “poliziesco”, la cui funzione è quella di presentare il malumore sociale del Meridione come una questione di mera competenza della “sfera di polizia” giudiziaria».

9 maggio 2013, il giorno nero di Saviano e la rivincita di Peppino Impastato
Dopo la sonora disfatta giudiziaria subita dalla sua querela contro due miei articoli, di cui uno sul suo scontro con i familiari di Peppino Impastato (qui), Saviano seppur con la coda fra le gambe pensava di essersela comunque cavata grazie alla blindatura costruita attorno alla notizia, censurata da tutti i grandi media e reti televisive. Scrivo censurata perché la notizia non era affatto ignota alle redazioni delle maggiori testate le quali decisero tutte, con pochissime eccezioni (Liberazione online, Il Corriere del mezzogiorno, Filippo Facci su Libero, Radio radicale), di non darne contezza e non commentarla davanti ai loro lettori. Tra «Saviano e il brigatista», anche se una decisione di giustizia dava ragione a quest’ultimo, le redazioni decisero di non raccontare il torto di Saviano. Si doveva stare con lui comunque, anche con le sue bugie, la sua antipatia, la sua arroganza, la sua inautenticità, perché Saviano è il sistema, l’ordine costituito, la norma dominante, non ci si può mettere contro di lui. Come diceva Pascal, «Non riuscendo a fare della ragione una forza, fecero della forza la loro ragione».
Si comprende allora l’illivorita reazione dello scrittore di scorta davanti all’inaspettato successo, dilagato all’improvviso nella rete dopo quattro mesi di silenzio, della bruciante notizia della sua sconfitta. La serenità con cui oggi racconta di averla accolta in gennaio poggiava sull’accerchiamento di quella scomoda informazione, sul silenzio cimiteriale che su di essa sarebbe dovuto cadere grazie alla complicità del sistema mediatico, al conformismo omertoso dell’ambiente, all’enorme influenza del potente gruppo editoriale che gli sta alle spalle, capace di decretare ciò che è vero e ciò che è falso, ciò che è accaduto e ciò che non si deve raccontare.
Non è bastato, come un fiume carsico la notizia inabissata ha scavato un suo cammino, ha trovato la crepa, si è insinuata fino a riemergere in superficie come una sorgente d’acqua, rimbalzando sul web nel giorno dell’anniversario della morte di Peppino Impastato (qui, qui e qui). A quel punto non potendo più ignorarla Saviano è dovuto correre ai ripari. Costretto a dire qualcosa, ha scelto la sua bacheca facebook per tornare sull’episodio (leggi qui) della telefonata fantasma che avrebbe ricevuto dalla madre di Peppino Impastato, per ribadire che quel colloquio telefonico sarebbe realmente avvenuto, nonostante le smentite fornite dal fratello di Peppino, Giovanni, e dalla cognata Felicetta, che gestivano le comunicazioni telefoniche dell’anziana donna.

Una telefonata per entrare nel Pantheon
Perché l’esistenza di questa telefonata rivestiva per Saviano una così grande importanza, tanto da averne fatto la causa di una querela, nonostante nell’articolo messo sotto accusa, che si occupava delle diffida contro Einaudi promossa dai familiari di Impastato (leggi qui), il brano occupasse uno spazio del tutto accessorio, una breve citazione virgolettata di una dichiarazione di Umberto Santino del Centro Impastato, che lo stesso in quei giorni dell’ottobre 2010 aveva ripetuto in altre interviste (qui) mai attaccate da Saviano?
Saviano aveva raccontato l’episodio in uno scritto del 2004 con una ragione ben precisa che lui stesso espone, «come per una sorta di filo che sentivo da lontano legarmi alla battaglia di Peppino Impastato». La veridicità dell’episodio è dunque decisiva per la credibilità e l’autenticità di un personaggio divenuto nel frattempo amministratore ufficiale della memoria dell’antimafia, l’imprenditore morale delle battaglie per la legalità. In caso contrario si sarebbe minata irreparabilmente la sua attendibilità, Saviano si sarebbe trovato fuori dal pantheon nel quale si è era infilato d’ufficio, divenendo così abusivo il passaggio di testimone ideale che lo scambio telefonico con Felicia Impastato avrebbe dovuto legittimare rendendolo l’erede simbolico della storia di Peppino.

Alla ricerca del diversivo, una querela fondata sulla colpa d’autore
Sarebbe interessante capire perché pur sentendosi diffamato Saviano abbia accuratamente evitato di querelare e dunque di affrontare a viso aperto le fonti di quelle affermazioni da lui ritenute false e calunniose, ovvero Umberto Santino, che subito dopo ne ha scritto anche in un libro, Don Vito a Gomorra, editori riuniti 20011, e soprattutto Giovanni Impastato e sua moglie Felicia Vitale, figlio e nuora di Felicia Bartolotta-Impastato.
Nel testo della querela presentata da Saviano si stigmatizzano invece le «usurate formule ideologiche utilizzate da Persichetti», nelle quali – prosegue l’esposto – «sembra di sentire l’eco di un giornalismo aggressivo, figlio di un’epoca fortunatamente chiusasi, ma i cui strascichi ancora avvelenano il presente. L’epoca nella quale molti – “nemici di classe” – trovarono la morte, per mano di coloro i quali (qualcuno li definirebbe “vittime della storia”) ritennero la via della violenza maestra del cambiamento della società. E così, dalle colonne di “Liberazione” Persichetti aggredisce Saviano…», con quella volontà di «vomitare il proprio odio ossessivo ed ossessionato» nei suoi confronti.
Attaccando me, Saviano ha pensato di colpire l’anello debole, il punto ritenuto più vulnerabile, ricorrendo ad un suggestivo parallelo tra la mia storia politica e la successiva odissea giudiziaria, risalenti a 26 anni fa, e il lavoro giornalistico attuale: in modo particolare lì dove – lasciava intendere nella querela – tuttora permarrebbe il dato comune di una pratica di «aggressione» e ricorso alla «violenza» che avrebbe dato corpo ad una sorta di “terrorismo cartaceo”.
L’uso del diversivo tipologico è stato impiegato per svilire e criminalizzare l’esercizio della libertà di critica e la serietà metodologica del mio lavoro. La mia condanna, con relativa revoca della semilibertà, avrebbe inevitabilmente gettato nel discredito i familiari di Impastato e il Centro diretto da Umberto Santino. Quel che si dice un perfetto colpo di sponda nel gioco del biliardo. Solo che Saviano ha steccato la palla, e come Fantozzi ha sgarrato il tappeto verde.
La querela è piena di chicche che la dicono lunga sul fragile retroterra culturale del personaggio, ad esempio quando mostra di non conoscere l’opera di Foucault (leggi qui), il che spiega molto della sua concezione della devianza.

Un racconto inautentico
Nel ribadire che la telefonata c’è veramente stata, Saviano introduce una novità stranamente taciuta per ben nove anni: l’esistenza di una misteriosa (e miracolosa a questo punto) intermediaria che non faceva parte della famiglia Impastato.

«Una ragazza – scrive Saviano – aveva letto i miei articoli e ne aveva parlato alla signora Felicia incontrandola a Cinisi. Le aveva passato me al telefono, all’epoca sconosciutissimo scrittore».

Quasi impaurito da questa sua tardiva rivelazione dai contorni talmente incerti da apparire un fragile escamotage congegnato per non perdere la faccia, Saviano mette subito le mani avanti e precisa:

«Non avevo ancora scritto Gomorra e mandavo come gesto di omaggio gli articoli che scrivevo. Non è detto che ci si ricordi di un ragazzo che scrive di camorra e che nessuno conosce. Appunto, erano anni precedenti al 2004 e Gomorra esce solo nel 2006».

Cosa vuole dire Saviano, che l’anonima fanciulla in questione chiamata a testimonianza della telefonata potrebbe oggi non ricordarsi più dell’episodio?
Saviano, grande frequentatore di materiali giudiziari, iniziato alle fonti investigative, ferquentatore di procure d’ogni risma e luogo, intimo degli apparati di polizia di punta specializzati nelle indagini antimafia, come egli stesso ha riconosciuto recentemente con un gesto d’inattesa trasparenza (leggi qui), sa bene che non può limitarsi a riferire circostanze così generiche e per giunta contraddittorie.
Questa misteriosa fanciulla era di Cinisi o veniva da fuori? E se veniva da fuori che ci faceva a Cinisi? Ha un’identità, un lavoro, una storia, insomma esiste davvero oppure nel frattempo gli è successo qualcosa, ci auguriamo proprio di no! Non vorremmo fosse andata all’estero, in una di quelle lande sperdute dove per una di quelle malaugurate sventure della sorte sia divenuta irrintracciabile, o ancora, avesse incontrato la vocazione per rinchiudersi in un convento di clausura rifuggendo nella contemplazione i clamori del mondo. Per il bene della verità non prendiamo nemmeno in considerazione l’ipotesi che nel frattempo la ragazza abbia potuto sposare un casalese in odor di camorrìa.
Saviano non lo dice, resta vago. In che luogo questa ragazza avrebbe incontrato la signora Felicia, per strada o in casa sua? Ci sono dei testimoni? E perché questa giovane non si è mai fatta avanti di sua sponte? E perché Saviano ha atteso tanto prima di tirarla fuori?
Non lo ha fatto quando scrisse per la prima volta della telefonata (8 dicembre 2004). Non ci ha pensato quando ripubblicò quel testo in una raccolta (giugno 2009). Lo ha omesso nella querela contro di me (12 gennaio 2011). Lo ha dimenticato nella opposizione alla richiesta di archiviazione del pm (24 settembre 2012). Non l’ha menzionata quando si è presentato in aula davanti al gip (15 gennaio 2013). L’ha taciuto quando il gip ha archiviato la sua querela dandogli torto (21 gennaio 2013). Se ne ricorda d’improvviso solo oggi. Perché?
Nel racconto apparso su Nazione Indiana l’8 dicembre del 2004 (qui), poi ripreso in una raccolta di scritti dal titolo La bellezza e l’inferno, uscito come Gomorra presso Mondadori, l’ammiraglia delle case editrici belusconiane, Saviano aveva raccontato in tutt’altro modo le circostanze della telefonata:

«Inviavo a Felicia gli articoli sulla camorra che scrivevo, così, come per una sorta di filo che sentivo da lontano legarmi alla battaglia di Peppino Impastato. Un pomeriggio, in pieno agosto mi arrivò una telefonata: “Roberto? Sono la signora Impastato!
A stento risposi ero imbarazzatissimo, ma lei continuò: “Non dobbiamo dirci niente, dico solo due cose una da madre ed una da donna. Quella da madre è stai attento, quella da donna è stai attento e continua”.»

Oggi Saviano cambia versione, la telefonata non gli arriva più direttamente, come lasciava intendere nel 2009, quando accennava ad una sorta di nesso tra l’invio dei suoi articoli a Felicia e la reazione che questi avrebbero suscitato nell’anziana donna che così l’avrebbe cercato al telefono. Le cose andarono diversamente, dice oggi. Gli articoli li aveva letti la ragazza che poi porge il telefono a Felicia.
Saviano spiega che era sua abitudine inviare in omaggio i suoi articoli ma stavolta non cita più i destinatari, che restano ignoti mentre Felicia scompare. Siamo di fronte ad un passo indietro, ad una rettifica che però aggiunge ancora più dubbi di quanti ve ne fossero in precedenza.
Saviano sa bene che non può lasciare questa storia a metà pensando di cavarsela con una capriola sbilenca. A questo punto o dice tutta la verità per intero, circostanziando in modo esaustivo, credibile e soprattutto verificabile quanto avvenne attorno a quella presunta telefonata, oppure se non è in grado non ha che da chiedere scusa a Giovanni Impastato, Felicia Vitale, Umberto Santino e alla memoria di Felicia Bartolotta. In caso contrario sarà per tutti più che legittimo pensare quel che la fata Turchina disse un giorno a Pinocchio: «Le bugie, ragazzo mio, si riconoscono subito! perché ve ne sono di due specie: vi sono le bugie che hanno le gambe corte, e le bugie che hanno il naso lungo: la tua per l’appunto è di quelle che hanno il naso lungo».
Quale che sia la verità sulla reale esistenza della intermediaria, Saviano ha già ammesso di aver artefatto l’episodio della telefonata modificandolo in modo da collocarsi al centro degli avvenimenti, lasciando intendere che fosse lui ad avere un rapporto diretto con Felicia e non la ragazza che ha cancellato dal racconto. Una centralità falsa che rende la testimonianza morale della sua narrazione del tutto inautentica.
Di questo passo, caro Saviano, non vorremmo che un giorno ti ritrovassi come quel personaggio di Dashiell Hammett che «davanti allo specchio di quella che un tempo fu la sua vita, cominciò a sputare tutti i giorni sulla faccia di quel che non era diventato lo scaracchio di ciò che era stato».

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www.articolo21.org: Archiviata la querela di Roberto Saviano contro il quotidiano Liberazione
“Persichetti ha utilizzato fonti attendibili”, il gip archivia la querela di Saviano contro l’ex brigatista
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Liberazione – Criticare Saviano è possibile
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La replica del Centro Impastato a Saviano, «è squallido non riconoscere di aver detto cose inesatte e non vere»

Umberto Santino, Presidente del Centro Impastato, risponde a Roberto Saviano che in un intervento postato sulla sua bacheca di facebook (che potete leggere qui) è tornato sull’episodio della telefonata fantasma che avrebbe ricevuto dalla signora Felicia Bartolotta-Impastato, madre di Peppino Impastato, per ribadire che quel colloquio telefonico sarebbe realmente avvenuto, nonostante le smentite fornite dal fratello di Peppino, Giovanni, e dalla cognata Felicetta, che gestivano le comunicazioni telefoniche dell’anziana donna.
Saviano aveva raccontato l’episodio in uno scritto del 2004 con una ragione precisa che lui stesso espone, «come per una sorta di filo che sentivo da lontano legarmi alla battaglia di Peppino Impastato».
La veridicità dell’episodio è dunque decisiva per la credibilità di un personaggio divenuto nel frattempo amministratore ufficiale della memoria dell’antimafia, l’imprenditore morale delle battaglie per la legalità. In caso contrario verrebbe minata irreparabilmente la sua attendibilità, si troverebbe scacciato dal pantheon al quale si è iscritto d’ufficio, divenendo così abusivo il passaggio di testimone ideale che lo scambio telefonico con Felicia Impastato avrebbe legittimato rendendolo l’erede simbolico della storia di Peppino Impastato.
Capite allora che se alla fine diventa legittimo dubitare dell’esistenza di quella telefonata, Robertino si ritova davvero nella merda. Di quelle grosse che non c’è scorta che tenga o blindata che regga

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Scrive Umbero Santino del Centro Impastato a proposito delle ultime esternazioni di Saviano mi limito ad alcune precisazioni:

1. Saviano ribadisce che il film “I cento passi” “aveva giocato un ruolo essenziale, perché l’Autorità giudiziaria desse una risposta definitiva su un caso che ormai ciascuno sentiva vicino. Un film aveva avuto il merito di creare un’urgenza sociale. Un’urgenza giudiziaria”.

Abbiamo già detto che il processo a Vito Palazzolo è cominciato nel marzo del 1999, quello a Gaetano Badalamenti nel gennaio del 2000, il film è andato nelle sale cinematografiche nel settembre del 2000. La Commissione parlamentare antimafia ha costituito il Comitato per indagare sul depistaggio delle indagini per il delitto Impastato nell’ottobre del 1998. Abbiamo pubblicato la relazione nel volume Peppino Impastato, anatomia di un depistaggio, di cui nel 2012 è uscita una nuova edizione. Il film non ha avuto, né poteva avere, nessuna influenza sulla vicenda giudiziaria. Dell’impegno dei familiari, dei compagni di Peppino e del Centro Impastato per la riapertura dell’inchiesta, ben prima del film, aveva parlato il giornalista Francesco Lalicata, durante l’incontro dell’agosto 2009 presso la pizzeria di Giovanni Impastato.

2. Il Centro avrebbe “intimato” a Fazio di ospitare Giovanni Impastato nelle sue trasmissioni, e avrebbe voluto “estorcere… favori di promozione televisiva”. Ci siamo limitati a chiedere la partecipazione di Giovanni per parlare dell’impegno dei familiari, dei compagni di militanza e del Centro per salvare la memoria di Peppino Impastato e per ottenere giustizia. Non aspiravamo, né aspiriamo, a nessuna “promozione televisiva”. Ci basta sapere che abbiamo svolto il nostro lavoro con pieno impegno, anche quando siamo stati isolati da tanti che credevano che Peppino fosse un terrorista e un suicida.

3. Sulla telefonata di Felicia, madre di Peppino, Giovanni e la moglie Felicia hanno dichiarato che quella telefonata non c’è stata. Le loro dichiarazioni hanno avuto un peso decisivo nell’archiviazione della querela. Ora Saviano parla di una ragazza che aveva letto i suoi articoli “e ne aveva parlato alla signora Felicia, incontrandola a Cinisi” e “le aveva passato me al telefono”. Una versione che compare solo ora e che, in ogni caso, è ben diversa da quanto affermato nel libro La bellezza e l’inferno, alla pagina 124: “Un pomeriggio, in pieno agosto, mi arrivò una telefonata…”. Abbiamo parlato della telefonata solo dopo la pubblicazione del libro, poiché prima non ne avevamo notizia.

4. Sui commenti sulla nostra iniziativa mi limito a osservare che squallido è non riconoscere di aver detto cose inesatte e non vere, e non chiedere di ristabilire la verità«.

Umberto Santino, Presidente del Centro Impastato

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Democrazia senza popolo

L’oligarchizzazione del potere e il governo delle tecnostrutture

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Maurice Duverger definiva l’accordo per governare insieme tra moderati di destra e moderati di sinistra una «democrazia senza popolo». Per il politologo francese questa coalizione dei centri, il regno della «Palude», priva i cittadini della possibilità di una scelta reale.

-1I mercati finanziari odiano la democrazia. In fondo si può riassumere così il precipizio dei valori di listino in cui sono cadute le borse alla notizia che il popolo greco doveva essere chiamato a pronunciarsi con un referendum sulle terribili misure antisociali chieste dalla Bce per salvare il Paese dal fallimento. Di questo nuovo odio per la democrazia aveva scritto alcuni anni fa il filosofo Jacques Rancière. Vale la pena ricordarne brevemente qualche passaggio: «alla critica delle carenze sostanziali presenti nel progetto democratico si è sostituita oggi una denuncia del suo eccesso di vitalità»; «Il protagonismo democratico attuale è visto come il segno di una società che vorrebbe divorare lo Stato» e l’economia, aggiungiamo noi, al punto che l’unica democrazia buona per il capitalismo finanziario è una «democrazia senza popolo».
Per riassumere quanto accaduto Rossana Rossanda sul manifesto è ricorsa alla famosa parafrasi con la quale Bertolt Brecht aveva ironizzato sulle parole del segretario generale dell’Unione degli scrittori della Ddr che di fronte ai moti operai del ’53 di Berlino-Est aveva detto: «La classe operaia di Berlino ha tradito la fiducia che il Partito gli aveva riposto: ora dovrà lavorare duro per riguadagnarsela!» e che Brecht riformulò in questo modo: «Il Comitato centrale ha deciso: poiché il popolo non è d’accordo, bisogna nominare un nuovo popolo».
Oggi il capitalismo finanziario non si accontenta di un nuovo popolo, vuole dissolverlo! Dalle ceneri della volontà popolare è nato il governo Monti.

9788822063182Il sistema politico italiano non conosce ancora una vera lotta per l’alternanza. La ragione – secondo Mauro Fotia – è da ricercare in quel male antico che è il consociativismo, fenomeno che, con i suoi risvolti trasformistici, risale ai primi anni dell’Unità ma ha ritrovato vigore nell’ultimo cinquantennio repubblicano attraverso lla Dc di Moro e il Pci di Berlinguer, fino al Pd di D’Alema e Veltroni. Il Pd, in realtà, ha proseguito gli inganni e gli incantesimi di tale processo, anziché interromperlo.


Consociativismo e think-tank, il potere all’ombra di Enrico Letta

Intervista a Giovanni De Luna,“Il governo tecnico sancisce il fallimento della-politica”
Recensione – “Il consociativismo non è mai finito” di Mauro Fotia, Dedalo edizioni 2011
L’inutile eredità del Pci tra consociativismo e compromesso storico
Perché non sciogliere il popolo? di Rossana Rossanda
Per il Censis il governo Monti è espressione di una politica prigioniera del primato dei poteri finanziari
Recensione – “La haine de la démocratie-Il nuovo odio della democrazia” di Jacques Rancière

Consociativismo e think tank, il potere all’ombra di Enrico Letta

Enrico Letta, classe 1966, nonostante ciò considerato un giovane nella politica italiana, è nipote di Gianni Letta, il braccio destro di Berlusconi, il suo plenipotenziario. Cattolico, nutrito di cultura imprenditoriale, da sempre vicino al mondo confindustriale, vice presidente di Aspen istitute Italia dal 2003 (sorto in Colorado nel 1950 ha la sua sede centrale a Washington ed è finanziato dalla Carnegie Corporation, la Rockefeller Brothers Fund e la Ford Foundation), è membro del club Bilderberg assieme allo zio Gianni e fa parte della stessa Commissione Trilaterale. Insomma non si è fatto mancare nulla: uomo di relazioni, la sua agenda è ben fornita. Collocato da tempo in tutti i posti che contano, quelle necessarie camere di compensazione situate nelle retrovie dove le élites occidentali si incontrano riservatamente, anticipano strategie, elaborano accordi, creano un tessuto di relazioni e conoscienze dirette necessario alla gestione delle politiche, le governances, del capitalismo attuale. Enrico Letta ha l’aria di uno di quelli che ci stava già da piccolo, tanto si muove a suo agio in questo mondo felpato.
Ma c’è qualcosa di più che forse bisogna conoscere per capire meglio alcuni dei passaggi politici realizzati in questi ultimi giorni da questo grande tessitore della tela consociativa italiana, di quel «consociatvismo bipolare» come le definisce Mauro Fotia nel suo, Il consociativismo infinito, Dedalo edizioni 2011 (un testo che andrebbe riletto alla luce di quanto è accaduto dal varo del «governo dei tecnici» guidato da Mario Monti alla nascita di questo esecutivo di «grande coalizione»).
Enrico Letta è anche l’ispiratore di un think tank bipartisan, “veDrò”, una specie di laboratorio per le elités, «nato – così recita la homepage del sito – per riflettere sulle declinazioni future dell’Italia e delineare scenari provocatori, ma possibili, per il nostro Paese. Sulla scena dal 2005, la nostra è una rete di scambio di conoscenza formata da più di 4.000 persone: professori universitari, imprenditori, scienziati, liberi professionisti, politici, artisti, giornalisti, scrittori, registi, esponenti dell’associazionismo».
Leggete questi due interressanti articoli che seguono, sono illuminanti.


VeDrò, il potere all’ombra di Enrico Letta

di Stefano Feltri
Il Fatto Quotidiano, 28 Agosto 2012

LettaEnrico Letta ha soprattutto una funzione rassicurante: se il centrosinistra dovesse vincere le elezioni, legge elettorale permettendo, un pezzo del capitalismo italiano avrebbe qualcuno con cui parlare. Qualcuno che non propone patrimoniali e che non parla solo di cassintegrati e sindacati, tipo Stefano Fassina, il responsabile economico del partito. La convention estiva di Letta, VeDrò (che si svolge appunto a Dro, a Trento) è sempre un’anticamera dell’anno economico-politico che si riapre a settembre dopo le vacanze. Qui, tra un cocktail a bordo lago (di Garda) e un pranzo veloce nel prato della ex centrale elettrica di Fies, si è costruito parte del progetto di Matteo Renzi, sempre qui Corrado Passera, due anni fa, ha mosso i primi passi verso il governo. Finanza, comunicazione e politica si incontrano in questo salotto estivo (lobby, corrente, festa dell’unità fighetta, le definizioni che circolano sono molte) per tenere i rapporti con il centrosinistra, Letta è padrone di casa discreto, garante di quel clima trasversale rappresentato dalla coppia di “vedroidi” più fotografata, Nunzia De Girolamo (Pdl) e Francesco Boccia (Pd).
Tema di quest’anno sono i supereroi americani, con l’idea che servono superpoteri per salvare l’Italia e l’Europa. “Se sono super è anche merito dei miei partner”, esulta un Superman su una scheda fornita ai partecipanti (sul petto ha le virgolette simbolo di VeDrò). I partner sono poi gli sponsor, quelli che finanziano l’iniziativa, pagata anche dalle quote degli iscritti, da 150 a 300 euro più l’albergo. I tre “partner” principali sono Eni, Enel e Telecom. Come usa nei grandi raduni italiani, pagare una fiche garantisce in cambio visibilità sul palco dell’evento. Lo scorso anno Paolo Scaroni, capo dell’Eni, si era prodotto in un monologo.
Quest’anno tocca a Fulvio Conti, amministratore delegato dell’Enel da poco diventato anche uno degli esponenti più forti della nuova giunta di Confindustria, di cui dirige il centro studi. L’intervista sentimentale è condotta da Antonello Piroso, l’ex direttore del Tg La7 che nel 2011 a VeDrò discuteva con Fedele Confalonieri di musica classica. Conti celebra la propria parabola di self made man, da “cascherino” (garzone del fornaio) a top manager. E soltanto da un palco come quello di VeDrò si possono dire cose tipo “quello di Fukushima non è stato un incidente nucleare in senso stretto” (vero, c’è stato lo tsunami, prima) e “il nucleare non è una disgrazia” senza rischiare fischi. Visti i tempi, Conti coglie l’occasione per ricordare un paio di volte come le decisioni importanti le ha spesso discusse con “Pier Luigi” (che sarebbe Bersani, aspirante premier).
L’Enel è ovunque a VeDrò: Conti sul palco, le macchine elettriche nel parcheggio, uno stand ben visibile nel cortile, funzionari di vario grado nei gruppi di lavoro in cui si suddividono i “vedroidi” nel pomeriggio. Poi c’è Telecom Italia, il presidente Franco Bernabè è al suo debutto a VeDrò, nel suo monologo non parla di telefoni e banda larga ma di innovazione, dice tra l’altro che più che i cambiamenti tecnologici servono quelli organizzativi, “a Telecom se usassimo tutto il potenziale della tecnologia a disposizione dovremmo ridurre drammaticamente il personale impiegatizio”. Brividini di piacere tra i liberisti in platea. Il potere economico vedroide è soprattutto pubblico e parapubblico, con tutte le zone grigie intermedie, per cui è facile trovare un anno qualcuno in una grossa azienda, l’anno dopo al ministero, quello successivo magari in proprio come consulente. Ma c’è anche tanta finanza, ci sono venture capitalist che nelle pause caffè discutono di potenziali investimenti. C’è una folta colonia londinese di banchieri, di cui ha fatto parte a lungo anche Ivan Scalfarotto (vicepresidente del Pd), pure lui vedroide. Sono banchieri democratici, nel senso che da Londra seguono il Pd (più Matteo Renzi che Letta, a dire il vero). E a sancire questa rilevanza finanziaria, ieri, doveva esserci un grande dibattito tra i capi italiani delle tre principali agenzie di rating. Si è presentato soltanto Alessandro Settepani, di Fitch, intervistato da un altro storico vedroide Oscar Giannino. Settempani però non si sbilancia troppo sui destini dell’Italia: “L’ultima volta che ho fatto una dichiarazione mi è arrivato un avviso di garanzia”, dice ricordando l’inchiesta della Procura di Trani sulle comunicazioni dei rating sull’Italia.
Il potere economico vedroide non pare troppo preoccupato dalla fine dell’esperienza tecnica di Mario Monti. E neppure particolarmente inquieto sugli scenari futuri. Perché, in fondo, il senso di VeDrò è anche questo: assicurare ai partecipanti che, chiunque vinca, ci sarà sempre una rete trasversale di conoscenze e rapporti a garantire il business as usual.


Riparte VeDrò il think tank di Enrico Letta per raccontarci il leader del futuro

di Celestina Dominelli
Il Sole 24 Ore,  28 agosto 2010

Altrove, all’ombra dei palazzi della politica, il tema della leadership del centrosinistra e di come costruire un’alternativa convincente a Silvio Berlusconi sta conoscendo svariate declinazioni. E così i partiti dell’opposizione discettano a ogni pie’ sospinto di alleanze e primarie , di «un nuovo Ulivo» e di leggi elettorali . Ma c’è anche chi, molti chilometri più a Nord, nella centrale idroelettrica Fies di Dro (Trento), sul nodo delicatissimo del leader del futuro ha costruito una quattro giorni di lavoro intensivo. Un metodo diverso, per cominciare, che è ormai l’architrave rodata di VeDrò-L’Italia del futuro, il think thank bipartisan promosso da Enrico Letta e Giulia Bongiorno e presieduto da Benedetta Rizzo, e giunto quest’anno alla sua sesta edizione. Una scelta, quella di delinerare il percorso del leader del futuro, nata prima del dibattito delle ultime settimane. «In un sistema bipolare come il nostro il tema della leadership – spiega il vicesegretario del Pd, Enrico Letta – è diventato rilevante per l’opinione pubblica, poi l’attualità ha fatto il resto trasformandolo in un argomento caldissimo». Ma a suggerire la strada è stata soprattutto la crisi economica che, aggiunge Letta, «ha accresciuto il bisogno di leadership convincenti». Che il pensatoio bipartisan intende costruire con un dettagliatissimo percorso: 17 working group cui spetterà il compito di mettere a fuoco tutte le caratteristiche del futuro leader, dagli strumenti di comunicazione al programma, dalla personalità al rapporto con il territorio. Insomma, una road map accuratissima tenuta insieme da un fil rouge che è un po’ il motore di tutto il progetto: l’assenza di modelli rigidi di confronto e la libertà totale di espressione. Che Benedetta Rizzo, compagna d’avventura di Letta e presidente del think thank, sintetizza così. «A VeDrò tutti coloro che siedono attorno al tavolo hanno lo stesso diritto di parola». E dietro quel “tutti” c’è un panel molto ricco che racconta l’altra chiave del successo dell’appuntamento: il “taglio generazionale” (i partecipanti sono nati a partire dagli anni ’60) e la trasversalità politica, religiosa e culturale di chi arriverà in questo angolo di Trentino. Dall’amministratore delegato del Gruppo Intesa-San Paolo, Corrado Passera, a esponenti politici di entrambi gli schieramenti (i presidenti di Regione, Renata Polverini e Vito De Filippo, i sindaci di Firenze e Verona, il viceministro Adolfo Urso, ma anche molti parlamentari), da firme prestigiose del giornalismo a imprenditori (Anna Maria Artoni, Luisa Todini, Ivan Lo Bello) e a magistrati (Raffaele Cantone, Nicola Gratteri,Stefano Dambruoso). Tutti a discutere di come dovrà essere il leader del 2020. Per arrivare, attraverso i working group, a un identikit completo. Che sarà messo a confronto con i risultati del Rapporto VeDrò 2010, dal titolo assai suggestivo: “Italiano sarà lei. Gli italiani e la leadership». Così al lavoro prospettico dei gruppi si affiancherà la ricerca su un campione di cittadini che fornirà di nuovo l’aggancio con l’attualità. Ma di Pd e di alleanze qui non si parla. E Letta si prepara alla full immersion. «Quest’anno saremo in 600 – racconta – e abbiamo dovuto rimandare indietro molta gente. Quando partimmo eravamo la metà». Quel “quando” riporta indietro la lancetta al 2005 e a un Letta “folgorato” sulla via dell’Aspen Institute in Colorado. «Rimasi colpito dalle modalità del confronto e dall’informalità e tornando in Italia ho pensato a qualcosa che avesse lo stesso taglio». Così Dro, provincia di Trento, ha strizzato l’occhio agli States.

Approfondimenti
Consociativismo

Stronzi con la scorta

Scontento perché il figlio non sa sparare, Saviano senior porta il pargolo ad addestrarsi nell’uso della pistola. Soddisfatto della prova gli regala un pallone con la faccia di Maradona. La scena si svolge sul litorale domizio, al Villaggio Coppola dove sorgeva uno dei più grandi mostri d’abusivismo edilizio d’Europa. La spiaggia è un cimitero colmo di spazzatura e vecchie ferraglie arrugginite. Bersaglio due bottiglie di Peroni sul tetto di una 127 bruciata. L’arma è una Beretta 92Fs, versione civile della pistola in uso alle forze di polizia di mezzo mondo che l’autore descrive così: «Era tutta graffiata, sembrava brizzolata, una vecchia signora pistola. Tutti la conoscono come M9 non so perché. La sento sempre citare con questo nome: “Ti metto una M9 tra gli occhi, devo cacciare l’M9? Cavolo, mi devo prendere un M9”. Mio padre mi mise in mano la Beretta. La sentii pesantissima. Il calcio della pistola è ruvido, sembra di carta vetrata, ti si appiccica nel palmo e quando ti sfili la pistola di mano sembra quasi che ti graffi con i suoi microdenti. Mio padre mi indicava come togliere la sicura, armare la pistola, stendere il braccio, chiudere l’occhio destro se il bersaglio era a sinistra e puntare»

Dopo gli spari segue un dialogo in cui si filosofeggia sull’ontologia umana:

“Robbé, cos’è un uomo senza laurea e con la pistola? ”
“Uno stronzo con la pistola.”
“Bravo. Cos’è un uomo con la laurea senza pistola?”
“Uno stronzo con la laurea…”
“Bravo. Cos’è un uomo con la laurea e con la pistola?”
“Un uomo, papà!”
“Bravo, Robertino”

L’episodio è evidenziato da Alessandro Dal Lago a pagina 61 del suo, Eroi di carta, il caso Gomorra e altre epopee, Manifestolibri 2010.
La scena si trova alle pagine 185-187 di Gomorra, Mondandori 2006, prima edizione

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