L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

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L’autodafé di Cesare Battisti

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Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

Per saperne di più
Cronache dall’esilio
Battisti esibito come un trofeo da caccia
Cesare Battisti a été éxhibé comme un trophée de chasse
Estradizioni, l’Italia ha sempre aggirato regole
Dietro la caccia ai rifugiati degli anni 70 la fragilità di uno Stato che ha vinto sul piano militare ma non politico

 

Quella piccola evasione di parole, in ricordo di Sergio Manes

Leggo della morte di Sergio Manes (qui). A lui devo un libro, un libro scritto in carcere. A lui devo quella piccola evasione di parole raccolta in un volumetto di 238 pagine, Esilio e castigo. Restroscena di una estadizione. Sergio dirigeva una piccola casa editrice napoletana, La città del sole. Fu tra i pochi ad avere coraggio, darmi fiducia ed ascoltarmi in quel difficile 2005, insieme a Daniel Bensaïd che mobilitò l’editore francese Textuel. Altri pavidamente girarono le spalle. Dopo undici anni di esilio in Francia mi ritrovavo da tre anni nelle carceri italiane, “straniero in patria”, dopo una rendition avvenuta al coperto del tunnel del Monte Bianco. 
Ora che te ne sei andato, caro Sergio, ho il rammarico di non averti incontrato e abbracciato: il turbinio folle che è stata la vita sotto cronometro passata negli anni della semilibertà, venuta tre anni dopo quelle pagine, e poi quel che è succeso a Sirio mi hanno distolto. Mi angoscia questa mia mancanza, te ne chiedo scusa ora che è troppo tardi. Ciao Sergio!

Per saperne di più
Libri dal carcere e dall’esilio
Recensioni – l’ex brigatista tra esilio e castigo
Erri De Luca, “La fiamma fredda del rancore”
Vedi Paolo…
24 agosto 2002
Il Patto dei bravi
La polizia del pensiero
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Un kidnapping sarkozien
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto 24 agosto 2002

 

Devastazione e saccheggio, genealogia di un capo d’imputazione

E’ tempo di aprire una vertenza sull’amnistia a partire dai reati politici e sociali, magari prendendo a modello il progetto di amnistie sociale presentata dai senatori francesi del Pcf per annullare l’effetto dei processi, delle condanne (per reati fino a 10 anni) e delle sanzioni emesse contro sindacalisti, operai, manifestanti, attivisti antimmigrazione, che nell’ultimo decennio hanno partecipato alle lotte sociali e rivendicative, e poi votata anche se in forma emendata nel marzo scorso.
Il momento è maturo dopo la grazia concessa dal presidente della Repubblica Giorgio Napolitano al colonnello dell’Air Force Usa Joseph Romano, comandante della base Nato di Aviano, coinvolto con altri 22 esponenti della Cia e dei vertici del Sismi nel rapimento (definito “consegna straordinaria” nei protocolli segreti dell’ammnistrazione Bush) di Abu Omar, imam della moschea di via Quaranta a Milano.
La grazia d’ufficio concessa dal presidente della Repubblica rompe un tabù che inevitabilmente contraddice le posizioni ispirate alla fermezza precedentemente assunte dal Quirinale con la lettera inviata il 16 gennaio 2009 al presidente brasiliano Ignacio Lula da Silva per sollecitare l’estradizione di Cesare Battisti.
Se forme di clemenza amnistiale si dimostrano possibili, anche per reati molto gravi come quello commesso dal colonnello Romano (complicità nel sequestro di una persona, successivamente torturata in modo bestiale, per altro risultata estranea ai sospetti sollevati nei suoi confronti), sulla base di logiche di opportunità che in questo caso sono state ispirate da ragioni diplomatiche nei rapporti tra Stati alleati, perché esse restino legittime devono rispettare il criterio giuridico dell’eguaglianza dei trattamenti di fronte alla legge.
Se clemenza deve essere, essa non può che avere un carattere generale e non selettivo.
Perché dei giovani che 12 anni fa sono stati coinvolti in scontri di piazza che hanno provocato solo danni materiali debbono scontare condanne che arrivano fino a 15 anni di reclusione e il complice del rapimento di una persona poi torturata, che non ha scontato nemmeno un secondo di prigione cautelare, può essere al contrario graziato?

Devastazione e saccheggio: l’emergenza Italia e l’Italia dell’emergenza

Dal blog di giuseppearagno.wordpress.com
6 aprile 2013

Probabilmente nessuno meglio di Crispi ha mai spiegato il rapporto organico tra dissenso e legalità nell’Italia dell’emergenza. Accusato di aver calpestato la legge, proclamando lo stato d’assedio in Sicilia, l’ex mazziniano, passato dall’opposizione democratica ai monarchici e diventato più realista del re, nel marzo del 1894 non esitò a replicare: “Ai miei avversari, che mi hanno accusato di aver violato lo Statuto e le leggi dello Stato, potrei rispondere che di fronte allo Statuto c’è una legge eterna, quella che impone di garantire l’esistenza delle nazioni; questa legge è nata prima dello Statuto”.
Un principio inequivocabile quanto eversivo, che non solo ispirava e ispira da sempre in Italia il legislatore sui temi dell’ordine pubblico e del conflitto sociale, ma dimostra come, a voler leggere la nostra storia dal punto di vista delle classi subalterne, il capitolo giustizia può essere illuminante.
A parte la Toscana, dove il codice locale rimase operante perché non consentiva la pena di morte, alla sua nascita il Regno d’Italia estese all’intero territorio nazionale il codice penale del Regno di Sardegna. Di lì a poco, nel 1862, all’alba della nostra storia, l’approvazione della legge Pica sul cosiddetto “brigantaggio”, descritta come “mezzo eccezionale e temporaneo di difesa” ma prorogata più volte e tenuta in vita fino al 31 dicembre 1865, aprì l’eterna stagione delle leggi speciali nella gestione e nella regolamentazione del conflitto sociale: l’alibi della crisi, la normativa emergenziale, l’indeterminatezza e la strumentale confusione tra reato comune, meglio se confuso col malaffare organizzato, e manifestazione di dissenso politico. In archivio, a Napoli, è conservato un documento inedito che, in questo senso, è molto significativo. In una desolata riflessione scritta a matita nella cella d’un carcere, Luigi Felicò, un tipografo internazionalista che aveva sperimentato i rigori della repressione borbonica e parlava perciò con cognizione di causa, non aveva dubbi: la condizione del dissidente politico nell’Italia unita era diventata di gran lunga più dura.
Con grande ritardo – entrò in vigore il 1° gennaio del 1890 – il codice Zanardelli segnò l’effettiva unificazione legislativa dell’Italia nata dal Risorgimento. Per il giurista liberale, la legge penale non poteva essere in contrasto coi diritti dell’uomo e del cittadino e non si applicava al criminale per nascita inventato da Lombroso. La repressione, quindi, doveva abbinarsi alla correzione e all’educazione. Zanardelli abolì perciò la pena di morte, introdusse la libertà condizionale, adottò il principio rieducativo della sanzione e accrebbe la discrezionalità del giudice, consentendogli di adeguare la pena all’effettiva colpevolezza dell’imputato. Egli, tuttavia, non affrontò direttamente il tema della tutela dello Stato nei momenti di crisi sociale; la spinosa materia finì così per essere affidata a un “Testo unico” di Polizia, cui il giurista assicurò però la copertura d’una base teorica e strumenti efficaci quanto pericolosi. Egli, infatti, non solo introdusse un nuovo reato – il vilipendio delle istituzioni costituzionali e legislative – ma previde anche l’incitamento all’odio di classe e l’apologia di reato, crimini applicati a «chiunque pubblicamente fa apologia di un fatto che la legge prevede come delitto o incita alla disobbedienza della legge, ovvero incita all’odio tra le varie classi sociali in modo pericoloso per la pubblica tranquillità». La definizione volutamente vaga e indeterminata del reato consentiva a forza pubblica e magistrati di colpire agevolmente i movimenti sociali e la dissidenza politica ogni qualvolta lo sfruttamento capitalistico produceva dissenso e proteste.
Uno Stato deciso a non dare risposte positive al crescente malessere delle classi subalterne, poteva infine colpire agevolmente le nascenti organizzazioni dei lavoratori, criminalizzando il dissenso in virtù di norme vaghe, contenitori vuoti, pronti ad accogliere le “narrazioni” strumentali di forze dell’ordine che non distinguevano tra generico malcontento e pratica sovversiva. Indeterminatezza, crisi e natura emergenziale della regola – un’emergenza non di rado costruita ad arte e più spesso figlia legittima della reazione allo sfruttamento – diventavano così dato storicamente caratterizzante di una giustizia fondata su una “legalità ingiusta”, opposta alla giustizia sociale grazie ad apparati normativi che consentivano di adattare gli strumenti repressivi alle necessità delle classi dominanti.
Giunto al potere, il fascismo inizialmente si limitò a rendere inattive molte delle norme introdotte da Zanardelli, ma nel 1930 varò il nuovo codice firmato da Alfredo Rocco e destinato a sopravvivere al regime. Con la nascita della repubblica, infatti, si pensò inizialmente di tornare a Zanardelli, poi, in nome di una perniciosa continuità dello Stato, si volle confermare quello fascista, certamente più autoritario, ma “tecnicamente” più moderno. Eliminate le sue disposizioni più liberticide, si andò avanti così, in attesa di un nuovo codice che non s’è mai scritto. Se oggi Cancellieri, guarda caso, “tecnico” come Rocco, può tornare al reato di “devastazione e saccheggio”, si capisce il perché: la repubblica antifascista ha confermato l’apparato normativo fascista. Il problema di fondo, tuttavia, non è solo nel codice. Ci sono, infatti, “caratteri permanenti”, che attraversano trasversalmente le età della nostra storia e riguardano la natura classista dello Stato nato dal cosiddetto Risorgimento, le logiche di potere che tutelano l’ordine costituito e il salvacondotto che storicamente consente e assolve a priori condotte che non sono “deviate”, come si vorrebbe far credere, ma generate dalla indeterminatezza di norme consapevolmente discrezionali e consapevolmente madri di gravi abusi. Un meccanismo che procede su due linee parallele e complementari, un filo rosso che non si spezza nemmeno quando mutano le fasi della vicenda storica, e impedisce cambiamenti radicali anche quando di passa dalla monarchia alla repubblica e dalla dittatura alla democrazia. Un filo rosso che non ha soluzione di continuità: liberale, fascista o repubblicana, sul terreno dell’ordine pubblico l’Italia ha una identità che non muta col mutare dei tempi. Da un lato, infatti, l’uso indiscriminato, intimidatorio e per certi versi terroristico dell’emergenza legittima la ferocia delle misure repressive presso l’opinione pubblica; dall’altro l’indeterminatezza della norma lascia mano libera a forze dell’ordine e magistratura. E’ una sorta di “stato di polizia invisibile”, di “Cile dormiente”, che il potere ridesta appena una contingenza economica negativa fa sì che per il capitale la mediazione e le regole della democrazia siano merci costose che non trova mercato. Su questo sfondo vanno inserite sia l’esplosione programmata di più o meno lunghe fasi repressive – lo stato d’assedio nel 1894, le cannonate a mitraglia nel maggio ‘98, la furia omicida nelle piazza durante i moti della Settimana Rossa, il fascismo, Avola, e, per giungere ai nostri giorni, Genova 2001. In questo quadro si inseriscono l’indifferenza complice verso la tortura, la morte per “polizia” e ogni più efferata violenza: l’innocente muratore Frezzi ammazzato di botte in una caserma di Pubblica Sicurezza, Acciarito torturato, Bresci sparito, Anteo Zamboni, linciato dopo un oscuro attentato a Mussolini che consente il ripristino della pena di morte, e via via, fino ai nostri giorni, Cucchi, Aldovandi, Uva e i tanti morti di polizia.
Non si tratta di età della storia. Se a Napoli Crispi nel 1894, per sciogliere il partito socialista, fa affidamento sull’esperienza del prefetto per imbastire un processo che non lasci scampo – e il processo truccato va in porto –  la repubblica fa di peggio: cancella la verità col segreto di Stato. Sempre e in ogni tempo la vaghezza e la discrezionalità della legge consentono di colpire il dissenso come e quando si vuole. A soggiorno obbligato in età liberale ti spedisce la polizia, il confino negli anni del fascismo è un provvedimento di polizia e alla discrezione delle forze dell’ordine sono affidati in piena repubblica il fermo, la decisione di sparare in piazza; il “Daspo” che la Cancellieri e Maroni, due ministri dell’Interno, vorrebbero estendere oggi ai manifestanti, è un provvedimento amministrativo. Quale sia il criterio vero che regola qui da noi il rapporto tra legalità, tribunali e dissenso è scritto in numeri che non riguardano solo l’età liberale o fascista, ma anche e soprattutto quella repubblicana: dal 1948 al 1952, mentre nei grandi Paesi europei si contarono da tre a sei manifestanti uccisi, nelle piazze italiane la polizia fece sessantacinque vittime. E non si chiuse lì: nove furono poi i morti nel 1960, due caddero ad Avola nel 1968 e via, senza soluzione di continuità. Nel 1968, quando una legge poté deciderlo, l’Italia scoprì che con la repubblica si erano avuti quindicimila perseguitati politici con pene carcerarie che facevano invidia ai persecutori in camicia nera. E non era finita: di lì a poco, l’ennesima emergenza – il cosiddetto terrorismo – consentì la legge Reale, i morti dei quali la polizia di Stato non è stata mai chiamata a render conto e barbare leggi speciali che dovevano essere eccezionali e sono lì a dimostrare che qui da noi di eccezionale c’è stata probabilmente solo la parentesi democratica nata con la Resistenza.
Così stando le cose, non fa meraviglia se un’auto incendiata può costare a un ragazzo fino a otto anni di galera, mentre un poliziotto che uccide per strada un giovane inerme, si fa pochi mesi di prigione, esce, rimane in divisa e trova persino la vergognosa solidarietà dei colleghi. Pochi mesi sembrano infatti troppi a questi galantuomini che, dal loro punto di vista, hanno addirittura ragione: per una volta s’è rotto un patto scellerato. Lo Stato non ha garantito al suo fedele “servitore” il tradizionale diritto di uccidere a discrezione e impunemente.

Approfondimenti utili
Francia, amnistia per fatti commessi in occasione di movimenti sociali attività sindacali e rivendicative
Dopo le pesanti condanne per devastazione e saccheggio confermate dalla cassazione torniamo a parlare di amnistia (un libro per riflettere: politici e amnistia, tecniche di rinuncia alla pena per i reati politici dall’Unità d’Italia ad oggi)
Movimento 5 stelle, non basta appoggiare la lotta no tav dovete battervi anche per l’amnistia in favore dei reati contestati durante le lotte sociali e la difesa dei territori
Stéphan Gacon, L’Amnistie, Seuil, Paris 2002, pp. 424
L’Amnistia Togliatti, Mimmo Franzinelli, Mondadori, Milano 2006, pp. 392
Une histoire politique de l’amnistie a cura di Sophie Wahnich Puf, Parigi, aprile 2007, pp. 263
Per l’amnistia e contro la tortura

Doppio Stato e dietrologia nella narrazione storiografica della sinistra italiana

Il mito consolatorio del doppio Stato

Paolo Persichetti
16 maggio 2009
Liberazione del 21 maggio 2009

Il doppio Stato: a sinistra il primo, alla sua destra il secondo

Dal dopoguerra alla caduta del muro di Berlino l’Italia è stata una repubblica a “sovranità limitata”. Poi le cose non sono andate meglio. La mutata situazione geopolitica ha solo proiettato verso l’esterno la “soggezione atlantica” dei vertici istituzionali, in precedenza volta soprattutto a puntellare con ogni mezzo la fedeltà occidentale interna. Ai protocolli ancora oggi segreti, corollari del Patto atlantico del 1949 che sottopongono l’Italia a strettissimi vincoli geopolitici, con relativa superfetazione d’apparati, reti d’influenza, cessione di sovranità territoriale alle basi Usa e Nato, se ne sono aggiunti dei nuovi, in particolare dopo l’avvento della «guerra asimmetrica». La vicenda delle extraordinary rendition (consegne 35 Arte predire passatostraordinarie), il rapimento dell’imam milanese Abu Omar, realizzato dalla Cia con il coinvolgimento diretto del Sismi e l’inchiesta della procura milanese che ne è seguita, hanno portato alla luce l’esistenza di nuovi accordi segreti su cui i governi Berlusconi e Prodi hanno posto con perfetta continuità e spirito bipartizan il segreto di Stato. È da questa constatazione storica, difficilmente contestabile, che deve partire una riflessione sul modo in cui è stata raccontata a sinistra la sudditanza atlantica dell’Italia.

L’inesistente doppio Stato
La costituzione di Weimar, come lo statuto albertino, non furono mai aboliti dal nazismo e dal fascismo. Vennero disattivati grazie al potere di sospensione proprio dello stato d’eccezione e affiancati da una seconda struttura, che nel caso dell’esperienza nazista il costituzionalista Ernst Fraenkel definì, in un libro del 1942, «Stato duale». Nasce da qui, in modo azzardato, la formula del «doppio Stato», ripresa in un saggio del 1989 da Franco De Felice.
Questa categoria, che ha fornito una parvenza concettuale alla retorica del complotto, insieme ai continui riferimenti all’azione di «poteri invisibili» e «occulti» (Bobbio) o di uno «Stato parallelo» (Giannuli), e poco importa se la data d’origine debba risalire allo sbarco degli americani in Sicilia, al Gobbo del Quarticciolo, a Portella delle ginestre, al rumor di sciabole e alle Intentone degli anni 60 (la letteratura dietrologica propone infinite varianti), hanno davvero aiutato a comprendere la storia del dopoguerra e del decennio 70 in particolare?
La rappresentazione del sessantennio repubblicano come un coerente continuum criminale traversato da trame e segreti, tentativi eversivi e assalti rivoluzionari eterodiretti, P2 e mafia, servizi traviati, tutti perfettamente intrecciati e sorretti da un’unica regia e un medesimo disegno: «impedire il compimento della democrazia», ovvero quell’alternativa o alternanza di governo (qui il lessico muta con le svolte politiche), risponde a verità?
Come spiegare allora il fatto che un giovane sostituto procuratore di nome Luciano Violante, destinato ad una carriera d’esponente storico del primo Stato (quello che la vulgata dietrologica ritiene buono), interviene su informativa del ministro degli interni democristiano Paolo Emilio Taviani, medaglia d’oro della Resistenza bianca, fondatore di Gladio insieme ad Aldo Moro, dunque entrambi esponenti del secondo Stato (quello deviato), per indagare contro Edgardo Sogno, membro a questo punto di un terzo Stato (stavolta traviato), che tramava un golpe gollista di ristrutturazione autoritaria della repubblica, nel mentre operava attraverso i carabinieri della divisione Pastrengo un quarto Stato (deviatissimo e traviatissimo) in combutta col Mar del neofascista Carlo Fumagalli, le bombe stragiste, le cellule nere del Triveneto, il tutto in presenza del «super Sid», scoperto dal giudice Guido Salvini, che forse era dunque un quinto Stato (ancora più che deviato o traviato, uno Stato invertito)?
Poi c’erano gli Stati negli Stati come la mafia, cioè lo Stato doppione e, infine, gli antistati, come le Br, che però certuni vorrebbero una diramazione di uno dei precedenti cinque Stati. Che vuol dire tutto questo? Che forse l’Italia era un paese eccessivamente statalista?

I dietrologi nella stanza dei bottoni
Dopo le due alternanze del 1996 e del 2006, che hanno visto post-comunisti e comunisti al governo, hanno ancora diritto di cittadinanza leggende del genere? Come mai trame e segreti non sono stati dissolti? Non era una promessa delle sinistre? Perché permane il segreto di Stato su molte vicende? Perché gli apparati più discussi sono stati irrobustiti proprio negli anni dell’Ulivo? I carabinieri trasformati in quarta forza armata?
La retorica del complotto non assomiglia forse ad una narrazione consolatoria, un alibi capace di scaricare altrove ogni tipo di difficoltà, errore, sconfitta e avversità sopravvenuta? Non è stata, quella del doppio Stato, una pessima ideologia che oltre ad aver allontanato dalla verità ha sedimentato un vittimismo recriminatorio che continua a fare velo? L’abitudine alla dietrologia non ha forse portato l’esercizio della critica a disfarsi di ogni capacità critica? Siamo passati dalla radicalità di un pensiero che andava alla ricerca della radice delle cose ad una concezione indiziaria, una visione poliziesca che ha fatto del “sospetto” la chiave di lettura della realtà. È disarmante l’idea che il lavoro di ricostruzione storica debba ridursi a una sorta di risalita gerarchica verso un vertice, una struttura a base piramidale che nasconde l’ordito del complotto. Variante volgare, nel migliore dei casi, delle ben più solide teorie elitiste.

La disciplina che predice il passato
Dove ha origine questa porosità culturale della sinistra verso le tesi dietrologiche? Forse c’entra l’influenza cattocomunista, quel compromesso storiografico che ha messo insieme la leggenda complottista antilluminista de l’abbé Barruel contro la rivoluzione francese e le purghe stalinane degli anni 30?
La «dietrologia», ovvero questa moderna arte divinatoria protesa a «predire il passato», ha tolto alla sinistra la capacità di capire la storia. Se i fatti sociali si vedono sistematicamente ridotti a eventi delittuosi, se il tentativo d’analisi e spiegazione che ne segue ricalca la trama giudiziaria, il fare storia non ha più nulla a che vedere con le scienze sociali ma diventa solo un capitolo, l’ennesimo, del paradigma penale. È in questo modo che la dietrologia contro le trame di Stato si è fatta dietrologia dello Stato contro la società. Forse si spiega così il fatto che gli scaffali delle librerie trabocchino di volumi che ripetono la medesima litania complottista ispirata o scritta da magistrati (Violante, Caselli, Priore, Imposimato ecc.), da giornalisti della giudiziaria o consulenti delle commissioni parlamentari che sulla dietrologia hanno costruito le loro carriere, mentre i contributi di storici e sociologi si contano sulla punta delle dita. Gli anni 70 sono diventati appannaggio della letteratura noir ma non della storiografia. Su quegli anni si romanza, s’inventa, si fantastica, si fa astrologia e cartomanzia, criminologia, vittimologia, fiction, tutto fuorché scienza sociale.

Antistoria
È noto come il discorso dietrologico segua una logica ermetica, un procedere circolare, un divenire chiuso. Questa sordità cognitiva lo tutela dalle smentite che si accumulano nel tempo rendendo estenuante e del tutto inefficace la verifica della semplice coerenza interna ed esterna delle sue asserzioni. Le teorie complottiste non recepiscono mai la confutazione, che anzi viene letta come una dimostrazione ulteriore della cospirazione contro la verità (dispositivo che ricorda la famosa «prova diabolica» dell’inquisizione). Tallonare i molteplici e mutevoli asserti che alimentano le teorie del complotto, quegli arcana imperii, quei «lati oscuri», quel «sottosuolo inquietante» sempre evocato, non sortisce risultati per la semplice ragione che la dietrologia è un’antistoria.
Quando si scoprì che il terzo uomo presente in via Montalcini, la prigione di Moro, non era la fantomatica «eminenza grigia», il «grande vecchio», «l’entità superiore», sempre evocata, ma un altro militante delle Br (Germano Maccari), Sergio Flamigni, arcigno esegeta del complotto, replicò che allora ve n’era sicuramente un quarto ancora ignoto, ed oggi per uscire dall’angolo si sostiene che la prigione fosse altrove.
Con un immenso lavoro documentale Vladimiro Satta ha pazientemente smontato tutto ciò, chiarito ogni «mistero» sul caso Moro, ma è servito a poco. In queste vicende il vero mistero restano le fonti dei teorici del mistero. La logica e i principi della razionalità illuministica non funzionano di fronte ad una retorica che ricorre a tecniche argomentative come il metodo dell’amalgama, la confusione di tempi e luoghi, ad acquisizioni parziali, ricostruzioni lacunose, errori macroscopici, manipolazioni, invenzioni, sentito dire, correlazioni arbitrarie, affermazioni ipotetiche, false equazioni.
Liberarsi dalle superstizioni e tornare a pensare una realtà traversata da processi, conflitti, contraddizioni; recuperare la categoria di storicità degli eventi, è il solo modo per uscire dalla superstizione del complotto.
Ma è forse già troppo tardi. La sinistra ha perso la voglia di pensare.

Link
Quando la memoria uccide la ricerca storica – Paolo Persichetti
Storia e giornate della memoria – Marco Clementi
Doppio Stato? Una teoria in cattivo stato – Vladimiro Satta
La teoria del doppio Stato e i suoi sostenitori – Pierluigi Battista
La leggenda del doppio Stato – Marco Clementi
Italie, le theme du complot dans l’historiographie contemporaine – Paolo Persichetti
I marziani a Reggio Emilia – Paolo Nori
Ci chiameremo la Brigata rossa – Vincenzo Tessandori
Spazzatura, Sol dell’avvenir, il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
Lotta armata e teorie del complotto
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
Storia della dottrina Mitterrand

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata

Estradizioni, il diritto virtuale italiano

Valentina Perniciaro
L’Altro 16 settembre 2009

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Le uniche volte che il nostro paese è riuscito a prendere alcuni militanti della lotta armata riparati all’estero è stato possibile solo grazie alla frode, ad accordi sottobanco, a manovre che hanno aggirato leggi e trattati internazionali. Nel 1987-88 tre militanti accusati di partecipazione a banda armata arrivarono dopo una poco chiara triangolazione con Spagna e Francia, dove in quel momento Mitterrand affrontava la sua prima coabitazione e ministro dell’Interno, coautore dell’intera operazione insieme a quello italiano, era Charles Pasqua. Personaggio noto per gli intrighi e i metodi spicci affidati ad operazioni coperte dei servizi. Allora la Francia espulse in Spagna i tre italiani, richiesti dalla nostra magistratura per una processo in corso nell’aula bunker di Rebibbia. Nel Frattempo la Spagna aveva negoziato lo scambio dei tre con quello di un militante basco accusato di appartenere all’Eta e da mesi detenuto Rebibbia. In questo modo non solo venne aggirata la dottrina Mitterrand ma lo stesso trattato che regolava la materia delle estradizioni tra paesi europei. Ai tre, per fortuna, andò bene perché nel corso dei processi le loro posizioni si alleggerirono. Alla fine scontarono “solo” alcuni anni di detenzione preventiva. Non è stato così per la prima “estradizione” diretta dalla Francia, quella di Paolo Persichetti nell’agosto 2002. Un polverone mediatico accompagnò l’episodio, volgarmente festeggiato con un brindisi a villa Certosa da Berlusconi e i suoi sodali durante una cena in cui era presente anche mamma Rosa. All’annuncio, dato via telefono dall’allora capo della polizia De Gennaro al ministro degli Interni Beppe Pisanu presente alla festa, si levò un coro di applausi e qualcuno invitò a levare i bicchieri in aria per brindare alla caccia riuscita. Non si trattava di un’estradizione realizzata secondo i crismi dei trattati europei ma di una consegna speciale. Erano gli anni in cui a livello internazionale era entrata in voga la prassi delle extraordinary rendition e da noi Cia e Sismi rapivano Abu Omar, l’Iman di via Quaranta a Milano mentre funzionava a pieno regime l’agenzia di disinformazione di Pio Pompa. Il vecchio decreto d’estradizione che pesava sulla testa di Persichetti, firmato nel 1994 dal primo ministro francese Balladur nel corso della seconda coabitazione (destra al governo e il socialista Mitterrand all’Eliseo), non era più valido perché due delle tre condanne inflitte erano prescritte. Per riaverlo l’Italia imbastì un’enorme montatura giudiziaria esportando a Parigi la pista investigativa che avrebbe dovuto condurre a scoprire gli autori dell’attentato mortale contro Marco Biagi, avvenuto pochi mesi prima. Gli investigatori bolognesi crearono di sana pianta la «pista francese», una pesante campagna stampa venne orientata contro gli esuli ritenuti gli animatori del «santuario parigino della lotta armata». Non c’era nulla di vero. Semmai a Parigi c’era la centrale politica dell’amnistia, una spina nel fianco da sempre mal sopportata dalle autorità e dalla magistratura italiana. Arrestato in serata, nel corso della notte Perichetti venne trasferito e consegnato all’alba sotto il tunnel del Monte Bianco. Viste le accuse indicate nelle rogatorie internazionali e l’inchiesta sull’attentato Biagi che l’aspettava in Italia, Persichetti avrebbe avuto il diritto di dimostrare la propria estraneità nel corso di una nuova e regolare procedura di estradizione, che mai ci fu.

Consegna straordinaria di Rita Algranati

Consegna straordinaria di Rita Algranati

Nel 2004 fu il turno di Rita Algranati e Maurizio Falessi, riparati da anni in Algeria. Vennero consegnati via il Cairo alla Digos dopo un accordo con i servizi algerini. Nessuna procedura d’estradizione, nessun giudice ha mai valutato se le pretese italiane fossero fondate, le accuse di natura politica o meno, i processi coretti. Nessun timbro o decreto ha mai sancito e reso legale quell’episodio. Fu un atto di pirateria internazionale, un’azione di contrabbando di vite umane. Presi e caricati a forza su un volo diretto in un paese terzo, ad attenderli trovarono le autorità italiane che preventivamente avevano concordato il tutto. Per giunta dopo un anno di carcere le condanne di Falessi risultarono prescritte. È arrivata poi la vicenda Battisti. Prima in Francia, dove il grosso della battaglia giudiziaria ruotò attorno alla contumacia. La tesi italiana era che questa non inficiava minimamente il diritto alla difesa, soprattutto perché a detta degli italiani Battisti aveva comunque nominato dalla latitanza un legale di fiducia. In realtà uno dei primi avvocati di Battisti venne arrestato per un certo periodo, mentre la nomina del secondo, si è poi accertato, era frutto di un falso. Tuttavia ancora non bastava. Bisognava convincere i giudici di una chambre d’accusation che seppur ben disposti erano comunque vincolati da leggi e giurisprudenza. Alla fine l’Italia strappò l’avviso favorevole sulla base di una promessa, il varo di una legge che avrebbe consentito alle persone condannate in contumacia di chiedere la riapertura del processo. Non si era mai visto che qualcuno venisse estradato in virtù di una legge che ancora non c’era. Era l’inizio del diritto virtuale all’italiana, la giustizia creativa che seguiva il solco delle evoluzioni della finanza. In effetti, una modifica derisoria dell’articolo 175 del codice di procedura venne poi introdotta, ma questa non ha mai previsto automatismi. È rimasto sempre un collegio di giudici a vagliarne la pertinenza. Così la Francia concesse l’estradizione sulla base dell’ennesimo raggiro: la promessa della riapertura di un processo che non sarebbe mai venuto, prova ne è il fatto che di fronte al Supremo tribunale brasiliano si discute d’ergastolo. Il Brasile ne chiede la commutazione, l’Italia risponde che non ce n’è bisogno perché si tratterebbe di una «pena virtuale». Ma il Brasile si farà fregare come la Francia?


Link
Battisti, la decisione finale resta nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del tribunale supremo, Gilmar Mendes

Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Caso Battisti fabula do ergastolo

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Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti
Cesare Battisti, un capro espiatorio

Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti
Brasile: niente asilo politico per Cesare Battisti
Il Brasile respinge la richiesta d’estradizione di Battisti, l’anomalia è tutta italiana
Scontro tra Italia e Brasile per l’asilo politico concesso a Battisti

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Crisi diplomatica tra Italia e Brasile per il caso Battisti richiamato l’ambasciatore Valensise
Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
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Risposta a Fred Vargas
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Storia della dottrina Mitterrand
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Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Tolleranza zero, il nuovo spazio giudiziario europeo
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Un kidnapping sarkozien

La Francia rinuncia all’estradizione di Marina Petrella

La Francia ha deciso di scarcerare Marina Petrella
Scalzone, “Quando si parla di confini dell’umanita vuol dire che se ne sta escludendo una parte”
Marina Petrella ricoverata in ospedale ma sempre agli arresti
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Peggiorano le condizioni di salute di Marina Petrella
Lettera da Parigi della figlia di Marina Petrella
Marina Petrella sarà estradata, addio alla dottrina Mitterrand

Estradizione di Cesare Battisti: la menzogna dell’ergastolo virtuale

La disinformatia del governo italiano che tenta di negare l’esistenza dell’ergastolo

Tito Lapo Pescheri
L’Altro
13 settembre 2009

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Propaganda fascista contro Cesare Battisti

L’Italia è disposta a fare carte false pur di riavere Cesare Battisti dal Brasile. È da quando si è riaperta la partita delle estradizioni degli esuli italiani che l’Italia bara su tutti i tavoli, quelli del diritto internazionale, della politica diplomatica e della ricostruzione storica degli anni 70. Qualcuno potrebbe anche dire che in questa partita il fine giustifica i mezzi, ma non si pretenda poi di dare lezioni di morale, non s’invochino etica e vittime, ancora meno si pretenda il rispetto internazionale. Il nostro Paese è la fotografia di un ceto politico (di governo e d’opposizione) che vive della doppiezza dei comportamenti e della verità: impunità per sé e i propri amici, regole e sanzioni solo per gli altri, per i propri nemici. Nella vicenda Battisti l’Italia fino ad ora si è contraddistinta per la scelta d’argomenti strumentali, di circostanza, adattati di volta in volta alla controparte. Una truffa dietro l’altra da consumati giocatori di frodo. La prova sta nella strategia scelta di fronte al tribunale superiore federale del Brasile dove l’argomento della contumacia, rilevante quando la discussione si svolgeva di fronte alla giustizia francese, è totalmente scomparso. In Brasile si è parlato soltanto di politicità dei delitti e d’ergastolo. La prima ridicolamente negata, nonostante l’evidenza delle condanne per reati associativi e la presenza d’aggravanti specifiche applicate per sanzionare atti tesi a «sovvertire l’ordinamento costituzionale». Il secondo, il «fine pena mai», anzi «99/99/9999» come recitano gli attuali certificati penali digitalizzati, trasformato nella favoletta dell’«ergastolo virtuale». E questo perché il relatore del tribunale supremo federale, Cezar Peluso, ha vincolato il via libera all’estradizione al rispetto di una clausola: la revoca dell’ergastolo – pena che il Brasile non riconosce perché abolito dopo la dittatura militare – da commutare ad una condanna non superiore a 30 anni. Un criterio del genere è previsto anche nella nostra costituzione che vieta l’estradizione in Paesi dove la persona subirebbe trattamenti degradanti e non riconosciuti dal nostro sistema giudiziario. Ragion per cui, per esempio, non si accolgono richieste da paesi che prevedono la pena di morte. Per aggirare questo nuovo ostacolo le nostre autorità si accingono a organizzare l’ennesimo raggiro. Il procuratore Italo Ormanni, inviato a Brasilia per perorare gli argomenti del governo avrebbe fornito rassicurazioni al Stf sul fatto che la pena dell’ergastolo prevista nel nostro codice sarebbe solo un «concetto virtuale», non una persecuzione a vita. I tecnici di via Arenula avrebbero spiegato, seguendo i canali diplomatici, che l’ergastolo in Italia non oltrepasserebbe i 26 anni, soglia che secondo l’art. 176 consente di chiedere la liberazione condizionale. Questo argomento era già stato impiegato dal guardasigilli Clemente Mastella nel 2007, omettendo però una circostanza decisiva, ovvero che la condizionale è solo un’ipotesi virtuale non un automatismo. Di fronte alla reazione inferocita di alcuni familiari delle vittime, Mastella fece marcia indietro spiegando che si era trattato solo di uno stratagemma per strappare l’estradizione. Un modo per fregare i brasiliani facendogli credere ciò che non era vero. Ora Angiolino Alfano ci riprova, spalleggiato da Frattini e La Russa e con l’assenso di Napolitano. Per denunciare questa operazione di disinformatia alcuni degli oltre 1400 ergastolani italiani (circa il 4,5% dell’intera popolazione reclusa) scrissero anche una lettera aperta al presidente Lula. «In Italia – spiegavano gli autori – uno sciopero della fame che ha coinvolto migliaia di persone contro una pena socialmente eliminativa, figlia giuridica della pena di morte, non fa notizia come il fatto che siano stati depositati alla corte di Strasburgo ben 739 ricorsi contro l’ergastolo». In Italia l’ergastolo resta a tutti gli effetti una pena perpetua. La concessione della liberazione condizionale, dopo il ventiseiesimo anno di reclusione, resta solo un’ipotesi sottomessa alla discrezionalità della magistratura, per altro difforme da tribunale a tribunale e sempre più impraticabile a causa di una giurisprudenza restrittiva che lega il fine pena ad atti pubblici di contrizione e pentimento degni dell’epoca dell’inquisizione. La legge per altro esclude tutti quelli che sono sottoposti al carcere duro (oltre 500 sono in regime di 41 bis). I detenuti rinchiusi da oltre 20 anni sono 1648, tra questi 56 hanno superato i 26 anni e 37 sono andati oltre i 30. Il record riguarda un detenuto rinchiuso nel carcere di Frosinone con ben 39 anni di reclusione sulle spalle. Di ergastolo si muore. Le autorità brasiliane non possono ignorarlo. Stiano ben attente a non farsi ingannare dalle menzogne che vengono da parte italiana.

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Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

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Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti
Brasile: niente asilo politico per Cesare Battisti
Il Brasile respinge la richiesta d’estradizione di Battisti, l’anomalia è tutta italiana
Scontro tra Italia e Brasile per l’asilo politico concesso a Battisti

Tarso Gendro: “L’Italia è chiusa ancora negli anni di piombo”
Crisi diplomatica tra Italia e Brasile per il caso Battisti richiamato l’ambasciatore Valensise
Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
Testo integrale della lettera di Lula a Napolitano
Caso Battisti: una guerra di pollaio
Dove vuole arrivare la coppia Battisti-Vargas?
Risposta a Fred Vargas
Corriere della Sera: la coppia Battisti Vargas e la guerra di pollaio

Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu
La fine dell’asilo politico
Vendetta giudiziaria o soluzione politica?
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario
Giorgio Agamben, Europe des libertes ou Europe des polices?
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Tolleranza zero, il nuovo spazio giudiziario europeo
Il Nemico inconfessabile, sovversione e lotta armata nell’Italia degli anni 70
Il nemico inconfessabile, anni 70
Un kidnapping sarkozien

La Francia rinuncia all’estradizione di Marina Petrella

La Francia ha deciso di scarcerare Marina Petrella
Scalzone, “Quando si parla di confini dell’umanita vuol dire che se ne sta escludendo una parte”
Marina Petrella ricoverata in ospedale ma sempre agli arresti
La vera impunità è la remunerazione dei pentiti
Peggiorano le condizioni di salute di Marina Petrella
Lettera da Parigi della figlia di Marina Petrella
Marina Petrella sarà estradata, addio alla dottrina Mitterrand