L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

L’autodafé di Cesare Battisti

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

Per saperne di più
Cronache dall’esilio
Battisti esibito come un trofeo da caccia
Cesare Battisti a été éxhibé comme un trophée de chasse
Estradizioni, l’Italia ha sempre aggirato regole
Dietro la caccia ai rifugiati degli anni 70 la fragilità di uno Stato che ha vinto sul piano militare ma non politico

 

«Ridacci Battisti e riprenditi i trans». Finisce così il sit in contro Lula

Appena 100 manifestanti sotto l’ambasciata del Brasile a Roma. Quasi tutti militanti di estrema destra. Solo 50 a Milano davanti al consolato. Anche qui solo fascisti. Apena 5 a Firenze. Intanto nuova umiliazione per il ministro Frattini: secondo l’Ue il caso Battisti è «un affare bilaterale tra Italia e Brasile»

Paolo Persichetti
Liberazione
5 gennaio 2011

Attivisti neofascisti protestano sotto l'ambasciata del Brasile a Roma

Non si da pace il ministro degli Esteri Franco Frattini da quando il presidente brasiliano Lula ha negato, nell’ultimo giorno del suo mandato, l’estradizione di Cesare Battisti. Sembra un nuovo Cimabue, quello che una ne pensa e ne sbaglia due. Prima un nuovo ricorso al tribunale supremo brasiliano, poi quando ha capito che l’ipotesi non reggeva ha tirato fuori dal cilindro l’appello al tribunale dell’Aja, per fare cilecca anche qui. Ormai è interminabile la lista degli scivoloni diplomatici, delle brutte figure, delle tirate d’orecchie e dei sonori ceffoni ricevuti dal governo italiano in questa vicenda. L’ultimo incidente si è verificato ieri quando Michael Mann, uno dei portavoce della commissione Ue, ha dovuto precisare che per il diritto internazionale e comunitario il caso Battisti «è una questione essenzialmente bilaterale, non di competenza Ue». Il chiarimento è venuto dopo che la Farnesina aveva fatto circolare la voce di una iniziativa europea per costringere il Brasile a consegnare l’ex militante dei Pac. «E’ il Brasile che deve decidere», punto. Così ha sgomberato ogni dubbio sulla questione l’esponente della commissione. Affermazioni tacciate di «superficialità» da parte del ministero degli Esteri che tuttavia ha dovuto riconoscere la natura «complessa» dell’iniziativa. Affrettato è stato invece l’incontro concesso nella mattinata all’aeroporto milanese di Linate dal premier Silvio Berlusconi ad Alberto Torreggiani. Pochi minuti, il tempo di una foto da utilizzare per la giornata di protesta organizzata sotto l’ambasciata del Brasile a Roma, e di una dichiarazione per le agenzie, «andremo insieme a Bruxelles per una conferenza stampa». Nel pomeriggio si sono tenuti i sit-in di protesta a piazza Navona, dove per un giorno il tradizionale raduno della Befana è stato scacciato dall’arrivo delle tricoteuses. La questura è stata chiamata ad un difficile gioco d’incastro, un autentico rompicapo geometrico per tenere insieme i diversi contestatori di Lula, tutti uniti dall’odio feroce per la persona di Battisti ma divisi su tutto. Un circo Barnum promosso dal movimento della Santaché che sta cercando di lanciare in politica, per racimolare un po’ di voti, Alberto Torregiani, il figlio dell’orefice ucciso per rappresaglia dai Pac per aver a sua volta ammazzato un rapinatore in una pizzeria. Alberto venne ferito durante l’attentato da un proiettile esploso dalla pistola del padre che tentò di reagire all’agguato e da allora è tetraplegico. Davanti all’ambasciata brasiliana saluti romani, tricolori, manifesti che ricordavano Acca Larentia, un radioso Borghezio, slogan del tipo «chi non salta è brasiliano», cartelli con scritto «Lula riprenditi i trans brasiliani e ridacci Battisti». Improvvisamente nei paraggi si è materializzata la preoccupata presenza del senatore Gasparri. Grida di grande astio anche nei confronti di Carla Bruni mentre un manifestante un po’ alterato diceva a chi non lo avesse ancora capito, «so’ nazista e laziale». I pochi esponenti del Pd e Di Pietro sono stati accolti al grido di «buffoni» dai giovani di estrema destra che animavamo la protesta. Silenzio assoluto invece sulla mancata richiesta di estradizione da parte italiana degli agenti della Cia condannati per il rapimento di Abu Omar. Toni simili anche a Milano, in corso Europa, davanti al consolato brasiliano. Un gruppetto di manifestanti raggiunto dal ministro La Russa gridava, «Ridateci Battisti e riprendetevi i travestiti». Insomma contenuti molto qualificati per una giornata che ha ridato vigore all’orgoglio neofascista. Mancava solo la forca esposta in piazza. Il clima era tale che una scritta inneggiante a «Battisti libero» ed alcuni manifesti di Militant hanno suscitato allarme contro una supposta eversione.

Link
Battisti, “Il no di Lula è una decisione giusta”
Battisti: condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione
“Ridacci Battisti e riprenditi i trans”, finisce così il sit-in contro Lula
Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Caso Battisti fabula do ergastolo

Governo italiano so obtem-extradicoes Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

Caso Battisti: risposta a Fred Vargas

Il Corriere della sera di oggi 31 dicembre 2010 in un articolo di Giovani Bianconi, che prende avvio in prima pagina e poi gira in terza, cita alcuni passaggi di questo testo scritto nell’ottobre 2004, ripreso e sviluppato in uno dei capitoli (le pagine finali del capitolo otto) del libro Esilio e Castigo. Retroscena di una estradizione, La città del sole edizioni. Per completezza d’informazione lo riproponiamo
integralmente in apertura del blog

A scanso d’equivoci
Paolo Persichetti
Carcere di Mammagialla, Viterbo ottobre 2004

Alcune precisazioni sui presupposti politici che hanno contraddistinto le linee difensive condotte dai fuoriusciti italiani davanti alle Chambres d’accusations nel corso degli ultimi vent’anni

Con un lungo articolo apparso su Le Monde del 15 novembre 2004, l’archeologa e scrittrice di romanzi gialli di successo, Fred Vergas, ha esposto tutti i dubbi e le inconsistenze probatorie che hanno caratterizzato le sentenze di condanna da parte della giustizia d’emergenza italiana nei confronti di Cesare Battisti. Verdetti largamente fondati sulle tardive dichiarazioni del superpentito Pietro Mutti (realizzate quando Battisti era già evaso e in fuga in Messico). È a tutti apparso evidente che un così dettagliato ed efficace intervento sarebbe stato molto opportuno nella scorsa primavera, quando di fronte alla Chambre veniva giocata la partita decisiva. Allora nessuno impedì a Battisti di scendere nel merito dei fatti che gli venivano imputati per difendersi anche tecnicamente dalle accuse più gravi. La scelta di non comunicare con la stampa italiana e di farlo in modo alquanto inappropriato con quella francese, è unicamente farina del suo sacco. Al «diritto di… spiegarsi», come affermato nella sua ultima intervista rilasciata alle Iene su Italia uno, ha abbondantemente rinunciato lui stesso in un momento in cui era rincorso da tutti i media, contribuendo non poco alla propria demonizzazione. Una discutibile ma in ogni caso legittima e libera scelta. Proprio per questo sorprende l’attuale atteggiamento del suo entourage ed in modo particolare la parte finale dell’arringa di madame Vergas del 15 novembre, nella quale si lascia intendere che la difesa di merito non sarebbe stata intrapresa prima perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia», oltre alle ulteriori dichiarazioni riportate su Le Monde del 23 novembre 2004. Piuttosto che adoperarsi per riparare la situazione, sembra che alcuni dei maggiori sostenitori di Battisti cerchino un capro espiatorio su cui scaricare l’errore di linea difensiva. Viene così attribuita alla comunità dei fuoriusciti una oggettiva funzione di condizionamento, un ruolo quasi censorio, che avrebbe vincolato la strategia difensiva al rispetto di una fantomatica «responsabilità collettiva», all’obbligo della difesa politica di principio previa scomunica. persichetti017a0dinu

Quanto è stato più volte riportato da autorevoli quotidiani, che hanno fatto anche menzione di supposti «malumori» di fronte al «nuovo corso» della difesa Battisti, notizie successivamente riprese dalla stessa stampa italiana, impone un necessario chiarimento pubblico riguardo alla politica difensiva adottata nel corso di oltre venti anni dai fuoriusciti di fronte alle chambres d’accusations, al fine di sgombrare il campo da malintesi, equivoci, inesattezze e caricature grottesche.

1. Già nella scorsa primavera, alcuni scrittori sia pur nelle loro generose intenzioni hanno dato vita ad una disastrosa campagna stampa infarcita d’errori, pressapochismi storico-politici e argomenti dilettanteschi sugli anni Settanta e sull’Italia recente, compromettendo notevolmente gli esiti della vicenda Battisti e più in generale fragilizzando lo stesso sostegno di cui hanno sempre usufruito i fuoriusciti italiani. Molti di questi interventi hanno infatti offerto pretesti insperati ai sostenitori delle ragioni dello Stato e della magistratura italiana che, per la prima volta da venti anni a questa parte, sono riusciti a guadagnare terreno benché avessero dalla loro solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni. Un contesto sfuggito di mano alla tradizionale linea politica tenuta dai fuoriusciti e improntata ad una rigorosa critica della giustizia d’emergenza ed ai suoi metodi che hanno stravolto il processo penale, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse.

2. Per oltre venti anni, i fuoriusciti hanno sempre rivendicato il principio del rispetto della dottrina Mitterand «per tutti e per ciascuno», senza esclusioni o differenziazioni legate al tipo di reato o d’appartenenza organizzativa contestata. In questo modo si è inteso difendere l’unico criterio oggettivo eguale per tutti. Un minimo comun denominatore politico capace di tradurre su un terreno giuridico la comune appartenenza ad una medesima vicenda storica, al di là delle singole passate differenze di militanza, di cultura politica e d’ideologia. Una posizione che nulla ha a che vedere con formule confuse sul piano politico e assolutamente inconsistenti su quello giuridico, come la cosiddetta «responsabilità collettiva». Principio che per altro Battisti stesso è sempre stato il primo a non rispettare. Innumerevoli sono state, infatti, le occasioni nelle quali egli ha espresso giudizi denigratori – come ribadito anche nella sua ultima intervista dell’estate scorsa – nei confronti di formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo vecchio gruppo d’appartenenza.

3. La nozione di «responsabilità collettiva» può avere pertinenza all’interno di una riflessione etico-politica che investa la ricostruzione storica generale dei movimenti sociali e dei gruppi rivoluzionari che hanno agito negli anni Settanta e Ottanta, oppure per definire la natura etica del legame associativo che ha operato all’interno di ogni singola formazione. Difficilmente una tale nozione può avere valore operativo sul terreno dello scontro giudiziario. La posta in gioco del processo penale è dimostrare la responsabilità personale. Responsabilità di cui la giustizia d’emergenza italiana è addirittura arrivata a fornire interpretazioni largamente estensive, attraverso forme ellittiche di complicità come il concorso morale o psicologico. Appare chiaro, allora, come di fronte ad un’esigenza d’efficacia sia vitale saper tradurre sul piano strettamente giuridico, lì dove se ne presenti la necessità o la possibilità, anche una difesa del corpo singolo, in carne ed ossa, della persona indicata con nome e cognome nella domanda d’estradizione, altrimenti la confusione tra campi che seppur legati restano distinti da codici propri, come la battaglia storico-politica e quella tecnico-giuridica, conduce ad inevitabili catastrofi difensive.

4. Nelle oltre ottanta procedure di estradizione affrontate di fronte alla Chambres, i fuoriusciti ed i loro legali non hanno mai rinunciato, quando se ne presentavano le condizioni, ad introdurre anche la difesa di merito, ritenuta un valore aggiunto nelle argomentazioni difensive. Numerosi – ed anche clamorosi in taluni casi – sono stati gli episodi in tal senso. A nessuno sfugge, infatti, l’enorme valenza politica generale e le numerose ricadute positive sul piano collettivo che possono suscitare la possibilità di smascherare i pentiti, svelare i metodi della giustizia d’emergenza, smontare i teoremi dell’accusa, fornendo l’immagine cruda e reale della giustizia italiana. Indurre a credere, come purtroppo è stato scritto recentemente, che tutto ciò sarebbe stato interpretato dalla comunità dei fuoriusciti come una maniera di «liquidare a poco prezzo il proprio passato» è un atteggiamento irresponsabile, che ha come unico effetto quello di minare l’unità di un gruppo sottoposto ad un durissimo attacco, creando artificiali malintesi e ingiustificate tensioni, oltre a designare i fuoriusciti di fronte all’opinione pubblica come una combriccola di cinici inquisitori.

5. Inoltre, va ricordato che la procedura d’estradizione non è un’anticipazione o un ulteriore grado del processo, legittimato a valutare il merito delle prove a carico o a discarico della persona richiesta dall’autorità statale straniera. Le Chambres d’accusations sono abilitate unicamente a pronunciarsi sulla ricevibilità giuridica delle richieste, analizzandole sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e nazionali: convenzione sui diritti umani, convenzione sulle estradizioni, diritto penale e di procedura interno. Per questa ragione le difese hanno sempre dovuto agire dispiegando una strategia fatta di stadi successivi: in primis rispetto dei diritti umani; ostatività dell’estradizione di fronte ad infrazioni di natura politica; assenza di contrasto con i principi di specialità e doppia incriminazione; assenza di contumacia; prescrizione dell’infrazione ecc. In secondo luogo, e sempre se la corte lo consente, la difesa solleva in aula, altrimenti fuori dall’aula, le questioni di merito, come la non colpevolezza. In ultima istanza subentrava la tutela politica prevista dalla dottrina Mitterand.

6. È fuori discussione che la soluzione generale e definitiva al problema dei prigionieri e dei rifugiati possa venire solo dal varo di un’amnistia. Misura che lo Stato italiano ha sempre rifiutato poiché ha trovato nei fuoriusciti un serbatoio di comodi capri espiatori e responsabili di sostituzione. È altrettanto evidente che sollevare di fronte alle Chambres questo argomento ha ben poca efficacia e pertinenza.

7. Benché l’uso del termine «innocenza» risulti improprio per definire la tradizionale difesa tecnica volta a contestare gli addebiti specifici, è evidente che il ricorso ad una tale terminologia da parte dell’attuale difesa di Battisti è più che altro dovuto ad una concessione all’enfasi retorica ed alla semplificazione mediatica. Espedienti che sicuramente non riescono a compensare le innumerevoli falsità e mistificazioni diffuse nei mesi scorsi dai media fautori della sua estradizione. Ciò che invece desta seri dubbi è il tono scelto per giustificare pubblicamente la decisione di passare alla difesa di merito. Quasi che con questa scelta si volesse marcare una differenza individuale con le tradizionali condotte difensive dei fuoriusciti. Un atteggiamento, tanto più sorprendente quanto, in realtà, questa discontinuità non è con la comunità ma con le precedenti convinzioni di Battisti stesso. Stupisce dunque il bisogno di sottolineare una distanza col resto della comunità, come se la diversità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Le cronache degli ultimi anni ci hanno lungamente documentato sulla sorte avuta da strategie difensive costruite sulla enucleazione esasperata del caso individuale rispetto a quello che è stato il sistema dell’emergenza, la catena di montaggio dell’eccezione che ha investito tutti i rifugiati e i prigionieri.

In conclusione, è auspicabile che tutti coloro che hanno una parte in questa vicenda mantengano un atteggiamento più attento e responsabile, improntato all’onesta intellettuale ed al rispetto di chi da decenni si batte contro le estradizioni. Occorre prestare maggiore cura alle affermazioni che vengono immesse nello spazio pubblico, con particolare riguardo all’interesse generale, al destino comune che lega tutti i fuoriusciti.

Battisti, è il mostro: impiccatelo!

Mondo politico unanime. C’è uno da linciare, dài che troviamo dei valori comuni!

Piero Sansonetti
Gli Altri venerdì 20 novembre 2009

È spaventoso il riflesso condizionato, la reazione di massa che hanno accolto la sentenza contro Cesare Battisti, scrittore italofrancese accusato e condannato in contumacia per fatti di terrorismo dei primi anni ottanta. Neanche una sfumatura, neanche un distinguo, un dubbio: tutti – tutti, tutti, tutti – hanno esultato e dichiarato giornata di gioia il 18 novembre, e cioè il giorno nel quale la Corte brasiliana – con un solo voto di maggioranza – ha deciso di rispedire Battisti in Italia perché sconti 30 anni di carcere. In Parlamento, quando è arrivata la notizia, c’è stato un grande applauso bipartisan (il primo dal 2002, quando Papa Wojtyla venne in visita a Montecitorio… e pensare che venne a Montecitorio a chiedere l’amnistia!). Le dichiarazione dei leader politici di centrodestra e centrosinistra sono entusiaste e patriottiche.

Programma bipartizan: la forca

I giornali seguono l’onda. Il più giubilante, naturalmente, è Il Fatto (titolo: “La giustizia brasiliana ha detto sì…speriamo che sconti presto la sua pena in Italia”, più punto esclamativo); molto simili i titoli di Giornale e Libero (finalmente questi tre quotidiani si sono trovati su una posizione praticamente identica); “E’ arrivato il momento di pagare”, dice Libero; “Ora niente scherzi”, Il Giornale. Felice, naturalmente anche Repubblica, seppure in modo un po’ più composto, e abbastanza contenti anche giornali, in genere un po’ meno forcaioli, come Stampa e Corriere della Sera. L’impressione è che il paese abbia finalmente trovato un obiettivo “unico” che tenga insieme tutti i forcaiolismi. Quelli berlusconiani e quelli antiberlusconiani. E che nel rogo per Cesare Battisti trovi un sollievo per le proprie ansie, un armistizio per la lunghissima guerra di fazioni. In fondo, questo si sapeva, nessuna delle due fazioni è liberale. Non lo è la destra, fortemente condizionata dalla cultura qualunquista della Lega e delle sue ampie componenti reazionarie; non lo è la sinistra, trascinata al giustizialismo e all´ultralegalitarismo dall´influenza abnorme, sul suo pensiero, acquisito negli ultimi 15 anni dalla magistratura (diciamo dalla parte più giacobina della magistratura) e dai cosiddetti “Girotondi” (Travaglio e zone circostanti). E siccome le cose stanno così, e sul piano della difesa dello Stato di diritto le differenze tra i due schieramenti sono esilissime, e cangianti (a seconda delle immediate conseguenze politiche) era logico che un caso complesso e delicato come il caso-Battisti avrebbe acceso la fiamma del linciaggio, unificando i due schieramenti, unificando i due populismi, e unificando anche la “base” con il ceto politico.
In questo clima è persino difficile cercare di prender le difese dello scrittore. Mi è capitato l’altra sera di trovarmi in una puntata di “Porta a Porta” a sostenere le mie posizioni (cioè quelle, moderatissime, di liberale garantista) contro il muro compatto (per fortuna abbastanza gentile) degli altri dieci ospiti e dello stesso conduttore (che però ha il merito, non certo comune a tutti gli altri conduttori, di ospitare nella sua trasmissione anche le posizioni assolutamente minoritarie come era la mia).
E a “Porta a Porta” – lo confesserò – mi sono sentito persino intimidito. Mi pareva di esagerare quando dicevo che non si può condannare una persona a due ergastoli sulla base delle dichiarazioni – discutibilissime – di un solo pentito, e senza che nemmeno un avvocato di fiducia abbia avuto la possibilità di difendere l’imputato.
Il caso Battisti è un caso clamoroso di negazione dello stato di diritto. È una sentenza sì e no indiziaria. E avrebbe dovuto suscitare una grande protesta, qui in Italia, come in parte è successo in Francia. Il fatto che niente di questo sia avvenuto, la dice lunga su cosa è rimasto, qui da noi, della cultura del diritto, delle garanzie, della tolleranza. Niente, niente è rimasto. Cenere. Sarà facile, secondo voi, su questa cenere, cercare di ricostruire una sinistra, o comunque una struttura liberale della società? Eppure io mi ricordo che di questa sinistra, qualche anno fa, erano padri personaggi come Terracini, Lombardo Radice, Vassalli, Malagugini, Luporini. Ve li ricordate? temo di no.
Per quel che riguarda la sorte personale di Battisti, le speranze, non tantissime, restano nelle mai del presidente Lula. Starà a lui decidere se dare il via libera alla decisione della Corte, o invece se fermarne l´esecuzione, per motivi politici (intravvedendo i termini, non difficili da scorgere, di una persecuzione politica) oppure per motivi umanitari (dato che lo sciopero della fame, iniziato dall´imputato, mette a rischio la sua sopravvivenza). Non ci resta che sperare. Ed esprimere solidarietà all’antipatico Battisti (augurandoci che questo sacrilegio non ci scosti una maledizione generale).

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Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Caso Battisti: voto fermo al 4 a 4. Udienza sospesa
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Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata

Caso Battisti: voto fermo al 4 a 4. Prossima udienza il 18 novembre

Udienza per l’estradizione di Battisti: sospesa dopo un 4 a 4 nelle votazioni. La votazione finale riprendera il prossimo mercoledì 18 novembre. Il presidente della corte suprema ha già annunciato che non si asterrà. Tutti sanno che è favorevole all’estradizione. La decisione finale sulla sorte di Batisti a quel punta sarà nelle mani del cpo dello Stato Ignacio Lula da Silva

Paolo Persichetti
Liberazione 13 novembre 2009

Colpo di scena all’apertura dell’udienza del Supremo tribunale federale brasiliano che ieri doveva pronunciarsi sulla estradizione di Cesare Battisti, condannato in Italia a due ergastoli per una serie di attentati mortali commessi sul finire degli anni 70 dai Pac.
Il presidente della corte, Gilmar Mendes, ha reso noto il contenuto di una lettera inviata da Dias Toffoli, il giudice insediatosi tra le polemiche lo scorso 23 ottobre al posto di Menezes Direito, deceduto il primo settembre.

dsc_0023Toffoli, che in qualità di avvocato generale dell’Unione era già intervenuto nel procedimento, chiamato a fornire un parere sull’eccezione di incostituzionalità sollevata contro la concessione dell’asilo politico a Battisti, aveva difeso la correttezza della decisione presa dal ministro della Giustizia, Tarso Genro. Per evitare conflitti d’interesse ha preferito appellarsi alla clausola di coscienza e non prendere parte al voto. Un gesto che smentisce clamorosamente tutti quelli che avevano accusato Lula di averlo designato per far pendere gli equilibri del Tribunale a favore di Battisti. Nei giorni scorsi era persino circolata voce su un possibile ricorso contro la sua nomina da parte del governo italiano che per voce del proprio legale aveva chiesto a Toffoli di non presenziare al voto. Intervento che ha provocato la ferma reazione del ministro Genro contro l’atteggiamento irrispettoso della sovranità interna brasiliana. Fin dall’inizio l’Italia ha interferito in modo pesante sulla giustizia brasiliana. Un proconsole del governo, il procuratore Italo Ormanni, è stato inviato sul posto per manovrare nei corridoi del Tribunale e influenzare l’esito finale del voto. In realtà Toffoli avrebbe potuto votare. Non esistevano ostacoli giuridici, anzi i giuristi avevano elencato diversi precedenti. Soprattutto avrebbe potuto esprimersi sulla procedura di estradizione, nella quale non era mai intervenuto. Il Tribunale, infatti, con una scelta senza precedenti, e che molti hanno considerato quanto mai barocca, ha deciso di accorpare le due procedure: quella sulla costituzionalità della legge che attribuisce al ministro della Giustizia il potere di concedere lo status di rifugiato; e l’altra, sulla richiesta di estradizione avanzata dall’Italia. Il presidente Gilmar Mendes ha manovrato l’intera vicenda procedurale fornendo prova di notevole fantasia e creatività, al punto che nei manuali di diritto verrà ricordato come il fondatore del surrealismo giuridico brasiliano.
Venuto meno il voto di Toffoli, che avrebbe potuto subito chiudere la questione dando la maggioranza ai contrari alla estradizione, restano ancora aperti diversi scenari. Marco Aurelio Mello, il magistrato che all’ultima udienza aveva chiesto una sospensione, ha sciolto nel corso dell’udienza la riserva e si è detto contrario alla estradizione perché «il Tribunale supremo non può sostituirsi all’esecutivo». E’ noto che a livello planetario la materia estradizionale appartiene alla competenza dell’Esecutivo poiché attiene alla sfera dei rapporti politico-diplomatici tra Stati. L’autorità giudiziaria è chiamata soltanto ad esprimere un parere sulla fondateza e regolarità guiridica delle richieste di estradizione. Un criterio riconosciuto anche dalla costituzione italiana.
Messa di fronte fronte ad una situazione di perfetta parità, 4 contro 4, (la volta scorsa la sospensione era avvenuta in presenza di una maggioranza favorevole alla estradizione di 4 contro 3) la corte ha sospeso l’udienza. Al momento in cui questo giornale va in tipografia, non siamo in grado di dirvi quando riprenderà. Per sciogliere questa situazione di stallo, il presidente Mendes potrebbe essere chiamato ad esprimere un voto dirimente.
Decisione per nulla scontata. I contrari all’estradizione porranno, infatti, la questione dell’habeas corpus, ovvero il rispetto del principio del favor rei. Già in passato Mendes si era astenuto dal votare in situazione simile. Se prevalesse questa soluzione, la vicenda verrebbe archiviata e Battisti, scontata la pena per i documenti falsi, liberato. Una seconda incognita riguarda l’ipotesi che uno dei giudici chieda di rivedere la propria posizione. Nei giorni scorsi su alcuni quotidiani si era ventilata l’ipotesi di un ripensamento di Carlos Britto, che inizialmente si era detto favorevole all’estradizione. Anche in questo caso Battisti tornerebbe libero. Esiste anche l’eventualità che uno dei votanti chieda una ulteriore pausa di riflessione.
Se dovesse invece prevalere la volontà di far votare il presidente Mendes, da sempre favorevole alla estradizione, legato da stretti rapporti con gli ambienti del centrodestra italiano e che della vicenda Battisti ha fatto un trampolino di lancio per le sue ambizioni politiche, allora la partita davanti al Tribunale si chiuderebbe con un voto a maggioranza favorevole alla estradizione. A quel punto la palla passerebbe nelle mani del presidente Lula, ma anche qui c’è chi è intenzionato a porre un problema di legittimità che aprirebbe uno scontro di poteri tra esecutivo e giudiziario. Mendes, infatti, con un’interpretazione senza precedenti e assolutamente contrastante con la dottrina giuridica recepita a livello mondiale, ritiene la firma del capo dello Stato un puro atto formale, una mera ratifica della decisione presa dall’autorità giudiziaria. Ovviamente le cose non stanno così. I retropensieri politici che presiedono questa lettura sono del tutto evidenti. Mendes vuole destabilizzare e ridurre la sovranità del capo dello Stato. Difficilmente Lula accetterà di cedere ad una simile pretesa e valuterà l’intera vicenda sulla base di criteri politico-giuridici. L’Italia, infine, se vuole riavere Battisti dovrà comunque accedere alla condizione posta dal Tribunale perché l’estradizione possa essere materialmente possibile: commutare la pena dell’ergastolo a 30 anni di reclusione. Una questione non da poco. Fino ad ora il governo italiano ha sempre sorvolato. Davanti alla Stf ha sempre spacciato la menzogna dell’ergastolo previsto nell’ordinamento italiano come pena virtuale. Ma a Lula basterà questa favola per firmare?

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Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti

Il relatore del Tribunale supremo del Brasile si pronuncia per l’annulamento dell’asilo politico concesso a Battisti e ne chiede l’estradizione a patto che l’Italia commuti l’ergastolo ad una pena non superiore a 30 anni. Il Brasile infatti non riconosce la pena dell’ergastolo abolita dal proprio codice penale dopo l’uscita dalla dittatura fascista

Una richiesta che mette in seria difficoltà l’Italia. Il ministro degli esteri Frattini e quello della Difesa La Russa, che vantavano i meriti del nostro sistema giudiziario immacolato (salvo quando si occupa di Berlusconi), sono in difficoltà. L’Italia infatti non è disposta ad accogliere una richiesta del genere che inevitabilmente, in ragione del principio di eguaglianza del trattamento, aprirebbe un contenzioso sull’abolizione di questa pena, per altro già prevista nel dettato costituzionale

Insomma l’Italia è sempre più in un vicolo cieco

Paolo Persichetti
Liberazione 11 settembre 2009

Nonostante l’euforia con la quale molti quotidiani italiani, Repubblica in testa, hanno dato per certa l’imminente estradizione di Cesare Battisti, dopo l’udienza tenutasi mercoledì scorso davanti al tribunale supremo brasiliano (l’equivalente della nostra corte costituzionale), la complessa partita politico-giudiziaria che si sta giocando attorno alla vicenda è ancora tutta aperta. ALeqM5igDSk4Oj0Y4UD4b8FwQtlVQjYD1A
Dopo 11 ore di discussione la corte si è aggiornata rinviando ogni decisione a data da destinarsi. Il presidente Gilmar Mendes ha accolto la richiesta di sospensione avanzata del giudice Marco Aurélio Mello. Oltre al merito, infatti, sono state affrontate numerose opzioni procedurali. Nel corso del primo giro di votazioni la corte si è spaccata: il relatore Cezar Peluso e altri tre giudici hanno votato per l’annullamento dell’asilo politico riconosciuto dal ministro della giustizia Tarso Gendro. A loro avviso la scelta di concederlo sarebbe stata infondata perché i reati ascritti a Battisti (condannato a due ergastoli per la sua militanza nella lotta armata nei lontani anni 70) non sarebbero politici ma di «dritto comune». Tuttavia, poiché il Brasile dopo la dittatura militar-fascista ha abolito l’ergastolo dal suo codice penale, il relatore ha legato l’eventuale via libera per l’estradizione all’accoglimento da parte italiana di una clausola che prevede la commutazione dell’ergastolo ad una pena non superiore ai 30 anni.
Joaquim Barbosa e altri due giudici hanno invece difeso la concessione dello status di rifugiato, replicando che sarebbe stato assurdo smentire la politicità dei reati attribuiti a Battisti perché riconosciuta dalla stessa giustizia italiana attraverso l’applicazione di specifiche aggravanti di pena. Ai tre, che hanno anche censurato l’arroganza del governo italiano e le dichiarazioni razziste di alcuni ministri nei confronti del Brasile, trattato alla stregua di una repubblica delle banane, si è aggiunta la posizione più sfumata di Mello.
Quattro contro quattro insomma. Mancavano due membri del collegio, il giudice Menezes Direito deceduto da pochi giorni, ferocemente convinto dell’estradizione di Battisti. In attesa che riacquistasse le forze il presidente del tribunale aveva appositamente rinviato per mesi la discussione del caso, con la segreta speranza di potersi avvalere del suo voto. L’altro magistrato, Celso de Melo, si è pilatescamente tirato fuori dalla contesa. Ago della bilancia potrebbe essere il Presidente Mendes che mercoledì ha preferito non votare, sempre che non si decida di escludere dal voto il relatore, come proposto da alcuni. Mendes, uomo della destra e gran rivale di Lula, è uno dei capofila del partito dell’estradizione, molto sensibile alle pressioni del governo italiano. Terminata la pausa di riflessione, se non ci saranno nel frattempo cambiamenti, l’aritmetica farà il suo corso sfavorevole a Battisti. Se permanesse invece una situazione di parità, dovrebbe prevalere il principio del favor rei.
499e6d2fc191c_zoomQuello che stampa, mondo politico ed esponenti della vittimocrazia italiana omettono di raccontare, è che l’eventuale annullamento dell’asilo politico avrà come unico effetto immediato la riapertura della procedura d’estradizione, sospesa proprio in virtù della copertura fornita dallo status di rifugiato. Insomma non vedremo affatto Battisti manette ai polsi arrivare in Italia, per la delusione del ministro Frattini e del suo collega La Russa, che un po’ di diritto penale comparato e qualche convenzione internazionale potrebbero pure studiarli. In ogni caso la decisione finale – sempre che la magistratura non dichiari irricevibile la richiesta d’estradizione (va ricordato che il mancato riconoscimento dell’asilo politico non inficia minimamente la possibilità di rifiutare una domanda d’estradizione) – spetta in ultima istanza a Lula.
Non è chiaro cosa farà il presidente brasiliano, negli ultimi tempi sembra che per ragioni di politica interna e d’opportunità internazionale abbia ammorbidito la sua posizione e si sia fatto più ricettivo rispetto alle posizioni italiane, nonostante la loro fastidiosa invasività. La stessa scrittrice Fred Vargas, nume tutelare di Battisti, si è fatta portavoce nelle ultime ore di questi timori legati al mutare degli equilibri interni al governo brasiliano, alla necessità per Lula di avvalersi del sostegno elettorale di un ministro rivale di Gendro. Certo la scrittrice poteva pensarci prima. È lei una delle responsabili della disastrosa linea difensiva sempre portata avanti. Per l’Italia, comunque vada, la vicenda Battisti sarà una grosso problema. Con la sua ostinata insistenza si è cacciata in un vicolo cieco. Figuraccia internazionale se il Brasile dovesse alla fine negare l’estradizione, confermando il giudizio pessimo che già in sede internazionale viene espresso nei confronti del suo sistema penale e penitenziario. Sono ben sette i paesi al mondo che nel corso degli ultimi decenni hanno rifiutato l’estradizione di militanti politici degli anni 70. Tra questi, oltre alla Francia della dottrina Mitterrand, c’è stata anche la Gran Bretagna. In caso contrario, l’Italia dovrebbe mettere mano alla pena dell’ergastolo per Battisti adeguandosi a quei parametri internazionali di civiltà giuridica che da noi fanno difetto. A quel punto si porrebbe il problema degli oltre 1400 ergastolani d’Italia, e degli altri detenuti politici in carcere da oltre 30 anni. La disponibilità espressa a suo tempo dal ministro Mastella venne travolta dalla reazione della lobby vittimocratica. A differenza del Brasile, il nostro sistema politico non ha avuto la nitidezza di liberarsi delle eredità della dittatura fascista, di cui conserviamo ancora un codice penale addirittura irrigidito dalle leggi dell’emergenza.

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Caro Lula, in Italia di ergastolo si muore

Estradizione Cesare Battisti, la menzogna dell’ergastolo virtuale

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Brasile: niente asilo politico per Cesare Battisti
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Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
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Un kidnapping sarkozien

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