L’autodafé de Cesare Battisti

Paru dans lundimatin#185, le 2 avril 2019

 

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

/ AFP / Alberto PIZZOLI

Durant l’inquisition espagnole, se tenaient de solennelles cérémonies publiques au cours desquelles on donnait lecture des jugements de condamnation et on célébrait les abjurations. Y participaient juges, fonctionnaires, ordres religieux, condamnés et public rassemblé sur une place où était érigé une estrade. L’issue de ces autodafés pouvaient être heureuse ou malheureuse, et dans le pire des cas le fait d’avoir sauvé son âme obligeait le coupable à remercier ses propres bourreaux.

L’autodafé de Cesare Battisti s’est tenu, comme il convient en ces temps ultramodernes et postdémocratiques, dans une salle de tribunal de Milan devant un public de journalistes et de télévisions. Il y avait les juges mais il manquait le coupable qui était passé aux aveux dans la prison d’Oristano deux jours plus tôt. Pour Battisti, le supplice public avait déjà eu lieu le jour de son arrivée en Italie. Dans les procès acutels, le coupable entre seulement nominativement dans le tribunal parce que son lieu prédestiné est la prison, bien avant la condamnation, d’où il peut se connecter – s’il le souhaite – par vidéoconférence. Une présence virtuelle résiduelle pour empêcher qu’on crie à l’abolition définitive des droits de la défense. Pour Battisti, les choses ont été encore plus simples : durant le procès, il n’était pas présent, on l’a condamné au maximum de la peine et 40 ans plus tard, il a avoué au fond de ce puits de 3 mètres sur 4 qu’est sa cellule isolée dans la prison d’Oristano. Ainsi s’est refermé le cercle de la justice !C’est ce qu’a écrit pour Repubblica, avec une grande satisfaction, le procureur Armando Spataro, responsable à la fin des années 70, de l’enquête contre les PAC, groupe dans lequel militait Battisti, d’après lequel il serait faux « que le système judiciaire ne soit pas en mesure de garantir les droits des accusés de terrorisme », au point que « le système italien est étudié comme un modèle vers lequel tendre ». Cette dernière affirmation est sans doute vraie : la « leçon italienne », en fait, a été un laboratoire qui a enseigné au monde comment constitutionnaliser l’urgence, en transformant en règle générale ce qui n’était jusque-là la suspension de la norme dans un espace et un temps donné. Discours repris aussi dans Libération, par Laurent Joffrin qui, sans réussir à éviter une prose percluse d’incessants oxymores, a reconnu à la démocratie italienne d’avoir « traversé l’épreuve sans renoncer, en substance, aux principes de l’Etat de droit.(…) Les membres des groupes terroristes ont été poursuivis avec énergie, mais condamnés la plupart du temps au terme de procès en bonne et due forme ». En réalité, à côté du maintien des « formes », c’est précisément la « substance » de l’Etat de droit qui a subi des modifications. S’il est vrai qu’on n’a pas créé de juridictions spéciales, et que les procès, même devenus « maxi-procès », ont été conduits devant des cours d’assises normales, il est tout aussi vrai que celles-ci ont invoqué des lois spéciales, des exceptions procédurales, des critères de faveurs et de différentiation : en somme un vaste arsenal d’exception qui a doublé les peines, étendue de manière démesurée la notion de complicité jusqu’à des formules elliptiques comme celle de « complicité morale ou psychique », inexistantes dans les autres codes européens, et à plusieurs reprises condamnées par les tribunaux français, multiplié les détentions préventives, renversé la charge de la preuve, érigé la parole intéressées des repentis en fondement des accusations. Sans oublier les tortures du professeur De Tormentis, désormais reconnues même par les tribunaux. Mais l’oxymore à la fin renverse la prose du directeur der Libération qui ajoute : « La « guerre » déclenchée là-bas par les activistes d’extrême gauche s’appuyait sur une analyse en partie juste, mais au bout du compte fausse, de la démocratie en Italie. »

En 1990, ce fut la magistrature française et non pas la doctrine Mitterrand qui déclara Battisti inextradable

Ce qu’on raconte dans la presse italo-française n’est pas vrai : Battisti ne s’est pas toujours déclaré innocent. En 1990, quand il fut visé par une première demande d’extradition provenant de l’Italie, la magistrature française considéra comme irrecevable la requête italienne parce que son procès conclu sur une condamnation, s’était tenu par contumace. A la différence de l’Italie, quand en France un accusé a été condamné en son absence, il a le droit à un nouveau procès une fois revenu à disposition de la justice. Ce fut donc la cour d’appel de Paris qui déclara Battisti inextradable. Décision juridique qui renforçait la politique d’asile de fait résumée dans la formule « doctrine Mitterrand ».Pendant 23 ans, du moment de sa fuite de l’Italie jusqu’à sa seconde arrestation en 2004, réalisée en violation du principe de l’autorité de la chose jugée, Battisti n’avait jamais recouru à la stratégie innocentiste. Le changement survint quand, sous la pression de certains milieux intellectuels et éditoriaux français qui l’avaient adopté, il décida de s’éloigner du cabinet De Félice-Terrel, qui avait historiquement défendu une grande partie des exilés italiens.

La campagne innocentiste

Présentée comme un changement radical après sa libération en mars 2004, la décision soudaine et brutale de faire recours à la catégorie de l’innocence fut assumée dès le début aux dépens de ses compagnons de destin, comme pour souligner que la distance intervenue avec sa vieille communauté serait devenue une valeur ajoutée. Les autres réfugiés furent accusés de l’avoir mis sous pression, carrément bâillonné, le tout sans épargner les jugements dénigrants à l’égard des autres formations politiques armées des années 70 différentes de celles de son petit groupe d’appartenance. Tandis que ses vieux avocats et compagnons d’exil le mettaient en garde, devant le risque que représentait ce choix, en lui rappelant que la procédure d’extradition n’était pas une anticipation du jugement du procès, ni un dernier degré du procès, mais une instance juridique où les requêtes provenant d’Italie étaient évaluées en fonction de leur conformité aux normes internationales et internes, certains de ses soutiens laissaient entendre que la défense nécessaire n’avait pas été développée auparavant parce qu’elle aurait pu « nuire à la protection collective accordée sans distinction des actes commis », à la « petite communauté des réfugiés italiens, protégée pendant plus de 20 ans par la parole de la France » (Le Monde du 23 novembre 2004). En plus d’insinuer, devant l’opinion publique, que la communauté des exilés était une communauté de « coupables » qui empêchaient l’unique « innocent » de se défendre, on leur attribuait un rôle de censeurs jusqu’à dépeindre les exilés comme une bande de cyniques inquisiteurs qui lançaient des excommunications.L’offensive médiatique massive menée par de nombreux et éminents défenseurs de son innocence revint à offrir des prétextes inespérés et des appuis objectifs aux partisans de l’urgence judiciaires, la plupart du temps avec des arguments inadaptés, superficiels et caricaturaux, alors même que le parquet antiterroriste italien n’avait que des arguments mystificateurs de la réalité historique et des vicissitudes judiciaires de ces années-là (rappelons que Spataro lui-même, contredisant le jugement, soutint longtemps que Battisti était directement impliqué dans dans l’assassinat de Torregiani.)

L’exil brésilien

Après que le gouvernement français eut concédé l’extradition et qu’il se fut réfugié au Brésil, l’affaire Battisti se poursuivit sur deux trajectoires : tandis que la campagne publique réitérait la ligne innocentiste, l’affrontement juridique devant le tribunal suprême fédéral et au niveau politique se centra sur l’urgence judiciaire qui avait caractérisé les enquêtes et les procès en Italie, et sur la peine de la perpétuité, sanction absente du code pénal brésilien, jusqu’au refus de l’extradition par le président Lula au terme de son mandat, le 31 décembre 2010.Une fois Delma Roussef, successeuse de Lula à la présidence, destituée, et après le coup d’Etat judiciaire du duo Moro-Bolsonaro, le premier procureur et le second candidat présidentiel, qui s’est concrétisé par l’arrestation de Lula, le destin de Battisti paraissait scellé. Arrêté, après s’être réfugié en Bolivie, il a été conduit en Italie dans le plus total vide juridique, par un pur acte de force, sans mesure régulière d’expulsion du pays, comme en témoigne le fait qu’il a été initialement pris en charge par la police brésilienne et ensuite arrêté sur la passerelle de l’avion qui devait le ramener à Sao Paulo, pour être remis à une équipe italienne arrivée en toute hâte sur les lieux. Artifice mis au point pour empêcher l’application de la clause de commutation de la peine de perpétuité à une peine de 30 ans, sur laquelle l’Italie et le Brésil s’étaient mis d’accord en octobre 2017, et indiquée dans la mesure d’extradition signée par le président Michel Temer, qui avait succédé à Dilma Roussef.

Extraordinary rendition et réclusion spéciale

Après l’arrivée en Italie et l’obscène cérémonie de Ciampino, Battisti a été soumis à un régime de détention extraordinaire qui va bien au-delà de la peine de six mois d’isolement diurne prévue par le jugement. Isolement que la cour d’Assises de Milan, entre temps, n’a pas retenu comme prescrit, malgré l’évidence des décennies passées, parce que – selon ses mots – l’imprescribilité de la perpétuité se « reflète » sur le segment de peine autonome de l’isolement diurne qui, rappelons-le, n’est pas une modalité d’exécution de la détention, mais une peine supplémentaire. Bien que les délits qui lui sont attribués n’entrent pas dans le cadre de ceux impliquant ce régime, Battisti est enfermé dans une cellule d’une section de la prison d’Oristano aménagée pour lui et dont il restera l’hôte unique une fois la période d’isolement diurne terminée. Une sorte de « zone réservée du 41bis » (régime spécial d’isolement total réservé aux mafieux et à quelques « terroristes » NdT) , réalisée en contournant les normes de l’organisation pénitentiaire. Un régime de détention conçu pour extorquer des déclarations au même titre que le 41bis officiel et qui a poussé Battisti à avouer des crimes sans avoir jamais pris part à son propre procès.

Les aveux

Dans le système judiciaire italien, la notion de culpabilité a été renversée par l’imposant arsenal législatif des récompenses. Le discriminant essentiel est devenu de fait le comportement du prévenu, la démonstration de sa soumission, le degré de repentir ou de collaboration. A égalité de délit et de responsabilité pénale, sont rendus des jugements et des traitements pénitentiaires très différents. La logique des récompenses a modifié les frontières de la culpabilité et de l’innocence. On peut être coupable et récompensé, innocent et puni. Ce que l’on est compte plus que ce qui a été fait. Battisti, malheureusement, n’a pas eu la force de se battre contre cette situation.

L’autodafé di Cesare Battisti

ITALY-CRIME-POLITICS-HISTORY-BATTISTI

Durante l’Inquisizione spagnola si tenevano delle solenni cerimonie pubbliche nel corso delle quali si dava lettura delle sentenze di condanna e si celebravano le abiure. Vi partecipavano i giudici, i funzionari, gli ordini religiosi, i rei e il pubblico radunato in una piazza dove era stato eretto un palco. Gli esiti di questi autodafé potevano essere fausti o infausti, ed anche nel caso peggiore l’aver avuto salva l’anima obbligava il colpevole a dover ringraziare i propri carnefici.
L’autodafé di Cesare Battisti si è tenuto, come si conviene in tempi ultramoderni e di postdemocrazia, in una sala del tribunale di Milano davanti ad un pubblico di giornalisti e televisioni. C’erano i giudici ma mancava il reo che aveva reso confessione nel carcere di Oristano due giorni prima. Per Battisti il supplizio pubblico era già avvenuto al momento del suo arrivo in Italia. Nei processi attuali il reo entra solo nominalmente in tribunale poiché il suo luogo predestinato è la prigione, ben prima della condanna, da dove può collegarsi – se ritiene – in videoconferenza. Una residua presenza virtuale per impedire che si possa gridare alla cancellazione definitiva dei diritti della difesa. Per Battisti le cose sono state ancora più semplici: durante il processo non era presente, lo hanno condannato al massimo della pena e quarant’anni dopo ha confessato dal fondo di quel pozzo di 3 metri per 4 che è la sua cella isolata del carcere di Oristano. Così il cerchio della giustizia si è chiuso!
Lo ha scritto per Repubblica, con grande soddisfazione, il procuratore Armando Spataro, titolare alla fine degli anni 70 dell’inchiesta contro i Pac, gruppo nel quale militava Battisti, secondo cui sarebbe falso «che il sistema giudiziario non sia stato in grado di garantire i diritti degli accusati di terrorismo», tanto che «il sistema italiano è studiato come modello verso cui tendere». Quest’ultima affermazione è senza dubbio vera: la «lezione italiana», infatti, è stata un laboratorio che ha insegnato al mondo come costituzionalizzare l’eccezione, rendendola regola permanente e non più sospensione nello spazio e nel tempo della norma.
Discorso questo, ripreso anche da Laurent Joffrin, su Libération, che senza riuscire ad evitare una prosa accidentata da ossimori continui ha riconosciuto alla democrazia italiana di aver «traversato la prova senza rinunciare, nella sostanza, ai principi dello Stato di diritto. Gli appartenenti alle formazioni terroristiche sono stati perseguiti con energia, ma condannati nella gran parte dei casi alla fine di processi condotti secondo le regole». In realtà, a fronte di mantenimento delle «forme» è proprio la «sostanza» dello Stato di diritto che ha subito delle modifiche. Se è vero che non sono state introdotte giurisdizioni speciali, ma i processi, seppur divenuti “maxi”, sono stati condotti dalle normali corti d’Assise, è altresì vero che queste si sono avvalse di leggi speciali, eccezioni procedurali, criteri premiali e differenziali: insomma un ampio arsenale d’eccezione che ha raddoppiato le pene, esteso a dismisura l’uso del concorso fino a formule ellittiche come quello «morale o psichico», inesistente negli altri codici europei, e ripetutamente censurato dalle Chambres francesi, moltiplicato la custodia preventiva, capovolto l’onere della prova, eretto la parola remunerata dei pentiti a fondamento delle accuse. Senza dimenticare le torture del professor De Tormentis, ormai accertate anche dai tribunali. Ma l’ossimoro alla fine travolge la prosa del direttore di Libération che aggiunge: «La “guerra” innescata dagli attivisti dell’estrema sinistra si fondava su un’analisi giusta, ma alla fine dei conti falsa, della democrazia in Italia».

Nel 1990 fu la magistratura francese non la dottrina Mitterrand a dichiarare inestradabile Battisti
Non è vero quel che si racconta sulla stampa italo-francese: Battisti non si è dichiarato sempre innocente. Nel 1990, quando fu oggetto della prima domanda di estradizione proveniente dall’Italia, la magistratura francese ritenne irricevibile la richiesta italiana poiché il processo e la condanna nei suoi confronti, come di altri suoi coimputati, si erano tenuti in contumacia. A differenza dell’Italia, quando in Francia un imputato è stato condannato in sua assenza ha diritto ad essere riprocessato una volta presente. Fu dunque la corte d’appello di Parigi a ritenere inestradabile Battisti. Decisione giuridica che rafforzava la politica di asilo di fatto riassunta nella formula della «dottrina Mitterrand».
Per 23 anni, dal momento della sua fuga dall’Italia fino al suo secondo arresto del 2004, realizzato in violazione del ne bis in idem, Battisti non aveva mai fatto ricorso alla strategia innocentista. La svolta avviene quando, sotto la pressione di alcuni ambienti intellettuali e editoriali francesi che lo avevano adottato, decise di mollare lo studio legale De Félice-Terrel, che aveva storicamente difeso gran parte dei fuoriusciti italiani.

La campagna innocentista
Presentata come una radicale svolta dopo la scarcerazione del marzo 2004, la decisione repentina e brutale di fare ricorso alla categoria dell’innocenza venne assunta fin da subito a discapito dei suoi compagni di destino, quasi a sottolineare che la distanza frapposta con la sua vecchia comunità fosse d’improvviso divenuta un valore aggiunto. Il resto dei fuoriusciti fu accusato di averlo condizionato, addirittura imbavagliato, il tutto senza risparmiare giudizi denigratori nei confronti di altre formazioni politiche armate degli anni Settanta diverse dal suo piccolo gruppo d’appartenenza. Mentre i suoi vecchi legali e compagni di esilio lo mettevano sull’avviso, di fronte al rischio che rappresentava quella scelta, ricordandogli che la procedura d’estradizione non era un’anticipazione del giudizio processuale, né un ulteriore grado del processo, ma una sede giuridica dove le richieste provenienti dall’Italia venivano valutate sotto il profilo della conformità con le norme internazionali e interne, alcuni suoi sostenitori lasciavano intendere che la difesa di merito non era stata intrapresa in precedenza perché avrebbe potuto «nuocere alla protezione collettiva accordata senza distinzione degli atti commessi», alla «piccola comunità dei rifugiati italiani, protetta da oltre vent’anni dalla parola della Francia» (Le Monde del 23 novembre 2004). Oltre a insinuare, di fronte all’opinione pubblica, che quella dei fuoriusciti fosse una comunità di “colpevoli” che impedivano all’unico “innocente” di difendersi, veniva attribuito loro un ruolo censorio fino a designare i fuoriusciti come una combriccola di cinici inquisitori che lanciavano scomuniche.
Anche la massiccia offensiva mediatica condotta dai molti e autorevoli sostenitori della sua innocenza in punto di fatto offrì pretesti insperati e sponde oggettive ai sostenitori dell’emergenza giudiziaria, il più delle volte con argomenti impropri, superficiali e caricaturali, nonostante le procure antiterrorismo avessero solo argomenti mistificatori della realtà storica e delle vicissitudini giudiziarie di quegli anni (ricordiamo come lo stesso Spataro, contraddicendo la stesse sentenze, sostenne per lungo tempo che Battisti fosse direttamente coinvolto nell’uccisione di Torregiani).

L’esilio brasiliano
Rifugiatosi in Brasile, dopo che il governo francese aveva concesso l’estradizione, l’affaire Battisti proseguì su due binari: mentre la campagna pubblica reiterava la linea innocentista, lo scontro giuridico davanti al Tribunale supremo federale e in sede politica si incentrò sull’emergenza giudiziaria che aveva contraddistinto le inchieste e i processi in Italia e sulla pena dell’ergastolo, sanzione assente nel codice penale brasiliano, fino al rifiuto dell’estradizione firmato dal presidente Lula alla scadenza de suo mandato, il 31 dicembre 2010.
Una volta spodestata Dijlma Roussef, succeduta a Lula alla presidenza del Brasile, e dopo il golpe giudiziario del duo Moro-Bolsonaro, il primo procuratore e il secondo candidato presidenziale, concretizzatosi con l’arresto dello stesso Lula, il destino di Battisti appariva segnato. Arrestato, dopo essere riparato in Bolivia, è stato condotto in Italia nel più totale vuoto giuridico, con un puro atto di forza, senza una regolare misura di espulsione da quel Paese, come testimonia il fatto che fu inizialmente preso in consegna dalla polizia brasiliana e successivamente fermato sulle scalette dell’aereo che doveva ricondurlo a São Paulo, per essere consegnato ad una squadra italiana giunta in tutta fretta sul posto. Artificio congegnato per impedire l’applicazione della clausola di commutazione della pena dell’ergastolo a 30 anni, concordata con l’Italia nell’ottobre 2017, e indicata nel provvedimento di estradizione firmato dal presidente Michel Temer, succeduto a Dijlma Roussef.

Consegna straordinaria e reclusione speciale
Giunto in Italia, dopo l’oscena cerimonia di Ciampino Battisti è stato sottoposto ad un regime detentivo straordinario che esula dalla stessa pena dell’isolamento diurno di sei mesi previsto in sentenza. Isolamento che la corte d’Assise di Milano, nel frattempo, non ha ritenuto prescritto, nonostante l’evidenza dei decenni trascorsi, perché – a suo dire – l’imprescrittibilità dell’ergastolo «si riverbera» sul segmento di pena autonoma dell’isolamento diurno, che – ricordiamo – non è una modalità di esecuzione della detenzione ma è ulteriore pena a tutti gli effetti.
Nonostante le sue imputazioni non rientrino per ragioni cronologiche nella fascia dei reati ostativi, Battisti è rinchiuso in una cella all’interno di una sezione del carcere di Oristano adibita per lui e di cui resterà l’unico ospite una volta terminato il periodo di isolamento diurno. Una sorta di “area riservata del 41 bis” del tutto abusiva, realizzata aggirando le norme dell’ordinamento penitenziario. Un regime detentivo concepito per estorcere dichiarazioni al pari del 41 bis ufficiale e che ha spinto Battisti a confessare dei reati senza aver mai preso parte al proprio processo.

La confessione
Nel sistema giudiziario italiano la nozione di colpa è stata stravolta dall’imponente arsenale legislativo premiale. Il discrimine essenziale è divenuto infatti il comportamento tenuto dal reo, la sua prova di sottomissione, il grado di ravvedimento o collaborazione. A parità di reato e responsabilità penale vengono emesse sentenze e offerti trattamenti penitenziari molto diversi. La logica della premialità ha modificato i confini della colpa e dell’innocenza. Si può esser colpevoli e premiati, innocenti e puniti. Conta più ciò che si è di quel che si è fatto. Battisti, purtroppo, non ha avuto la forza di battersi contro questa situazione.

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Cronache dall’esilio
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Dopo la Zambrano, l’esilio raccontato come colpa

L’intervista – È in sala Dopo la guerra di Annarita Zambrano, in cui si racconta la vicenda di un ex brigatista rifugiato in Francia, interpretato da Giuseppe Battiston, costretto a fuggire perché sospettato dell’omicidio Biagi, avvenuto nel 2002. Ne abbiamo parlato con Paolo Persichetti, ex brigatista, giornalista e storico, cui il personaggio di Battiston è parzialmente ispirato

, Quinlan.it, 5 maggio 2018

Prima di parlare di Dopo la guerra di Annarita Zambrano, ti chiederei di raccontarci la tua storia, la tua vicenda all’interno delle Brigate Rosse.
Ho fatto parte di una delle ultime formazioni provenienti dalla storia delle Brigate rosse per un periodo abbastanza breve, poco meno di un anno, dall’estate 1986 al maggio 1987, quando fui arrestato e l’organizzazione smantellata.

Eri in clandestinità?
No, in altri tempi si sarebbe detto che ero un «irregolare».

Negli anni ’80 le Br perdono la loro unità e si suddividono in vari gruppi: tu a quale appartenevi?
Dopo il 1983 erano rimaste in piedi, nonostante l’uso dispiegato delle torture, una parte delle Brigate rosse – Partito comunista combattente, raccolte essenzialmente attorno a ciò che restava della colonna romana che in alcune periferie della capitale poteva ancora contare su un discreto numero di simpatizzanti. Un paio di anni dopo si aprì una discussione tra chi chiedeva di innovare la strategia brigatista, alla luce delle sconfitte e della mutata situazione sociale, e chi non voleva abbandonare l’ortodossia originaria, ormai però priva del contesto che l’aveva generata. Il dibattito portò all’ennesima divisione. Io ritenevo fondate le ragioni dei sostenitori del rinnovamento che avevano assunto la denominazione Br-Unione dei comunisti combattenti e quindi nell’86 ne entro a far parte. In realtà, come i fatti ci dimostrarono velocemente, entrambe le posizioni non avevano futuro. Era troppo tardi per innovare quella esperienza o per pensare di conservarla intatta, bisognava chiuderla prima con intelligenza.

Che azioni hanno compiuto le Br – Unione dei comunisti combattenti?
Si tentò di rilanciare il lavoro di massa, i rapporti con situazioni di lotta. Ci furono un paio di volantinaggi all’interno di grandi manifestazioni nazionali realizzati da un’area limitrofa e simpatizzante di compagni. Inizialmente l’intenzione era anche quella di abbassare il livello dello scontro armato, perché quel tipo di repertorio d’azione non era più condiviso come un tempo. Poi le cose sfuggirono di mano, e durante il ferimento del consigliere economico della Presidenza del Consiglio, Antonio Da Empoli, che materialmente aveva lavorato alle leggi di bilancio che colpivano redditi e condizioni di vita dei lavoratori, morì una compagna, Wilma Monaco. Quell’episodio segnò il destino futuro del gruppo. Un’altra circostanza sicuramente nefasta fu la competizione con l’altra branca dell’organizzazione, che aveva conservato la denominazione originaria. Successivamente ci fu l’attentato mortale al generale dell’aeronautica Licio Giorgieri, responsabile del Costarmaereo, ritenuto un esponente di quello che veniva definito il “complesso militar-industriale”. L’Italia aveva aderito al programma di «scudo stellare» avviato dall’amministrazione Reagan che rilanciava la corsa agli armamenti. Un progetto che aveva mobilitato l’opposizione di milioni di persone, scese in strada nei mesi precedenti.

Aula bunker Rebibbia, 1989 – Montesi

Quando vieni arrestato?
Il 29 maggio 1987. Mi attribuiscono subito un ruolo di organizzatore nonostante fossi lì da pochi mesi e poco dopo arriva anche l’accusa di coinvolgimento nell’azione Giorgieri. Accusa che crolla alla fine del processo in corte d’Assise dove viene ridimensionato anche il mio ruolo associativo nel gruppo. Dei 5 anni di condanna che mi vengono inflitti ne avevo già scontati la metà. Per effetto della derubricazione del reato vengo scarcerato, avendo oltrepassato i termini della detenzione cautelare. Era il 14 dicembre del 1989.

È quello più o meno lo stesso periodo in cui alcuni leader storici delle Br, come Renato Curcio, Mario Moretti e Barbara Balzerani, dichiarano finita la stagione della lotta armata?
Sì, il mio arresto, il processo e la scarcerazione traversano quei tre anni. E il grosso dei prigionieri politici dichiarò conclusa la stagione della lotta armata. Era un passo che sembrava preludere anche alla chiusura della stagione delle leggi di emergenza e a una eventuale amnistia-indulto che sanasse gli eccessi della legislazione speciale. Da alcuni settori del mondo politico arrivavano segnali in tal senso, persino uno come Ugo Pecchioli, l’uomo che aveva guidato l’azione di contrasto del Partito Comunista alla lotta armata, scrisse in uno dei suoi ultimi articoli che era giunto il tempo dell’amnistia. Tra i prigionieri c’era chi carezzava l’idea di cogliere l’esempio dei Tupamaros in Uruguay, che avevano concluso la lotta armata ed erano entrati nell’agone politico. E poi, anni dopo, avrebbero avuto addirittura un loro ex militante, Pepe Mujica, eletto presidente. Ma l’avvento di Mani pulite e la discesa in politica di Berlusconi modificarono drasticamente la situazione. Tutto venne seppellito sotto le ceneri della Prima Repubblica.

Roma, presidio davanti alla Cassazione, marzo 1991 – Montesi

Roma, festa della Fgci alla Mole Adriana, dibattito sull’uscita dall’emergenza, estate 1991 – Montesi

Ma prima, quando esci dal carcere alla fine dell’89, cosa accade?
Un grande casino. Fatta eccezione per i mesi del processo trascorsi a Rebibbia, avevo passato gran parte di quei due anni e mezzo in solitudine, in particolare nel carcere di Foggia. La conseguenza era stata una sorta di leggera agorafobia, invece mi ritrovo nel bel mezzo di un grosso movimento nazionale d’occupazione delle università che prese il nome di Pantera. In carcere avevo ripreso a studiare e soprattutto a dare esami. Negli anni precedenti al carcere l’impegno politico e il cantiere in cui lavoravo mi avevano assorbito completamente. L’esperienza della Pantera diventa anche la prima occasione per sperimentare quel passaggio alla «lotta politica, aperta e di massa» di cui si parlava nei documenti che avevano dichiarato chiuso il ciclo della lotta armata. Era anche un tentativo di allargare le basi sociali della lotta per l’amnistia, far conoscere la realtà delle carceri speciali, la condizione e il numero dei prigionieri politici presenti in Italia. Contro questi ragazzi però si abbatté subito un tentativo di criminalizzazione molto pesante. Si chiese loro di prendere le distanze da un passato che nemmeno conoscevano. Minacce che provocarono al contrario curiosità, voglia di sapere, attenzione verso quel passato rimosso ed esorcizzato. Scatta così la campagna contro i «brigatisti infiltrati nelle università». A parte il fatto che io come altri eravamo studenti iscritti in quelle facoltà, quella campagna ribaltò il più tradizionale dei cliché costruiti contro di noi: non erano più le Brigate rosse a venire infiltrate ma erano gli ex brigatisti che si infiltravano. Questo episodio diventa l’antefatto del processo d’appello che capovolge il verdetto di primo grado: passo infatti dai due anni e mezzo che mi restavano da fare a ventidue anni e mezzo di reclusione, anche se sono l’unico dei condannati a pene pesanti a non essere subito incarcerato. Partecipo a iniziative pubbliche sugli anni ’70 e l’amnistia, iniziamo la campagna per la liberazione di Prospero Gallinari e Salvatore Ricciardi, due detenuti delle Br incarcerati nonostante gravi patologie cardiache, poi scatta la famosa estate di Cossiga, quella del picconatore, in cui il presidente della Repubblica lancia la proposta di un’amnistia per chi aveva fatto la lotta armata, proponendo addirittura un provvedimento di grazia per Renato Curcio. E Cossiga era quello che aveva più diritto di parlare, visto che quando era ministro dell’Interno aveva varato le leggi speciali scrivendo di suo pugno alcuni articoli. Come a dire: «Io li ho combattuti, io ho inserito i surplus di pena, inventato i pentiti e i dissociati, le carceri speciali, e ora sempre io dico che quella stagione è finita». Il dibattito intorno al tema però non prese mai il via, anche perché Cossiga venne preso per matto. Era l’estate del ’91. Capisco che non ci sono margini politici per restare, per dire: «Ok, c’è la condanna, ma se si apre un percorso di soluzione politica, resto in Italia». A settembre il governo Andreotti col sostegno del Pci mette definitivamente la pietra tombale su ogni apertura. Ne discuto con Rossana Rossanda nel suo ufficio, a Il manifesto. Lei mi appoggia, anzi sollecita da «vecchia comunista» la mia partenza. «Mettiti in salvo, poi si vedrà!». Decido finalmente di andarmene in Francia. Era il 21 settembre del 1991. È la svolta. Inizia il percorso da rifugiato, senza nostalgie e rimpianti verso un Paese che cambiava rapidamente travolto dal morbo giustizialista. Altra vita, altra storia.

Parigi, autunno 1992 – Staccioli

Resti in Francia fino al 2002?
Sì, per undici anni. E già questo rientra nel film. Fino all’agosto del 2002.

Già, perché per l’appunto Dopo la guerra mette in scena la vicenda di questo ex brigatista, interpretato da Battiston, che vive in Francia da tanti anni e che si è costruito una vita – si dice – da intellettuale. Vita che viene sconvolta al momento dell’omicidio Biagi, di cui viene accusato ingiustamente.
Il film della Zambrano inizia con il fatto compiuto. L’estradizione improvvisa di un compagno del personaggio interpretato da Battiston, Adriano, che non si vede mai in scena e viene solo evocato, e che sembra tra l’altro rimandare proprio alla mia estradizione, accusato dell’omicidio a Bologna di Biagi, che nel film ha il nome di Rossini. Tra l’altro, casualmente, Rossini è lo stesso nome del protagonista della famosa canzone di Paolo Pietrangeli, una storia che nulla c’entra con quella del professor Marco Biagi. Anzi Rossini sarebbe stato il classico lavoratore precarizzato dalle leggi suggerite proprio da Biagi. Come se non bastasse, il gruppo che nel film rivendica l’uccisione del giuslavorista, consulente del governo, prende il nome di Nuclei rivoluzionari armati. Una sigla non certo vicina alla lotta armata di sinistra ma che evoca piuttosto quella dei neofascisti dei Nar, condannati in sede processuale per la strage alla stazione di Bologna. Mi chiedo: quanto questi errori storici siano del tutto involontari, frutto solo dell’insipienza culturale della regista e dei suoi collaboratori? D’altronde se come giornata della memoria si è scelto il 9 maggio, giorno della morte di Peppino Impastato e di Aldo Moro, anziché il 12 dicembre, ricorrenza della strage di Piazza Fontana, mettendo nello stesso calderone le vittime della mafia, delle stragi neofasciste e di Stato e quelle della lotta armata per il comunismo, con la precisa volontà di confondere fenomeni radicalmente opposti e contrari, il risultato non può essere che questo frullato d’ignoranza.

La tua riconsegna all’Italia nel 2002 mette fine alla cosiddetta dottrina Mitterrand, che aveva offerto riparo a tanti ex esponenti della lotta armata.
Non si può dire che abbia messo fine, intanto perché la mia non è una estradizione ma una “consegna straordinaria” che provoca una lacerazione profonda nella politica di rifugio messa in campo da Mitterrand, e poi – in secondo luogo – perché ne viola le regole. La successiva vicenda Battisti, che si trasforma presto in un affaire tutto francese, si conclude con la sua fuga in Brasile, che ha tolto dall’imbarazzo gli stessi francesi. Ma anche il decreto di estradizione di Marina Petrella, parliamo del 2008, venne poi annullato grazie all’intervento di Sarkozy, che alla fine si è schierato sulla linea mitterrandiana. Un atto che a me è sempre stato negato.

Puoi spiegare il senso della dottrina Mitterrand?
La definizione di dottrina Mitterrand si è imposta per semplificazione lessicale. In realtà una dottrina è qualcosa di giuridico, di codificato. Quella di Mitterrand invece è una politica che si attua nel tempo, si aggiusta, si aggiorna, si adatta e va a costruirsi per passaggi successivi. Tutto parte con la campagna elettorale del 1981: nel momento in cui le strategie riformiste non sono più in grado di misurarsi con riforme di struttura, per la presenza dei vincoli esterni e l’adesione a modelli economici liberali, l’unica opzione che evochi l’alternanza politica diventa il varo di una serie di provvedimenti carichi di forti significati simbolici. Insomma un riformismo a costo zero che evoca un immaginario ripreso dalla tradizione culturale della sinistra di un tempo, non quella giustizialista, forcaiola e legalista di oggi, ma al contrario: l’abolizione della pena di morte, il ripristino dell’idea della Francia terra d’asilo e d’accoglienza. Temi ripresi dalla Rivoluzione francese ma anche dal ruolo di ex potenza coloniale che ha sempre raccolto nel suo territorio élite dissidenti.

E la Francia si propone tuttora come terra d’accoglienza, anche in campo cinematografico, di registi perseguitati in patria…
È la classica politica di chi è abituato a proiettare oltre i confini nazionali la propria influenza: tenersi in casa le élite dissidenti di altri paesi perché non sai mai come gira la storia, e un giorno quegli esiliati potranno diventare i governanti del domani. Avendoli ospitati in casa tua hai creato dei legami culturali, di conoscenza, che ti permetteranno di avere rapporti privilegiati in un momento successivo. È una politica di controllo, di dominio, che guarda sempre lontano… Mitterrand si rivolgeva ad esempio ai baschi dell’ETA, anche perché lo scontro armato con l’autorità spagnola sconfinava nel versante francese; e all’Italia, anche perché nel ’77 si era creato un rapporto molto forte tra le élite intellettuali ultra-radicali francesi e l’Autonomia italiana. Dunque cominciò a esserci un fenomeno di fuoriusciti che approdavano a Parigi, anche perché il Diritto francese non conosceva ancora la legislazione d’emergenza che l’Italia si era imposta per combattere la sovversione sociale e la lotta armata. L’ordinamento penale d’Oltralpe tutelava ancora il reato politico tanto che le corti di giustizia si trovavano in imbarazzo davanti alle richieste italiane. La procedura di estradizione funziona così: prima c’è il vaglio tecnico-giuridico della magistratura, se questa ritiene giuridicamente fondata la richiesta, allora l’ultima parola passa al campo politico. Quando arriva Mitterrand si danno subito indicazioni in favore degli inquisiti e condannati per i reati associativi [associazione sovversiva o banda armata, n.d.r.]. Solo su una cosa c’era la certezza dell’estradizione, il rapimento Moro. Poi, nell’85, i giudici francesi negano per la prima volta l’estradizione anche per un reato di sangue, di cui era accusato un militante Br della colonna Walter Alasia. A quel punto la sfera politica integra la decisione della giustizia e la cosiddetta dottrina Mitterrand estende ulteriormente il suo ventaglio protettivo.

E dunque tu ne hai usufruito solo in parte?
All’inizio sembra filare tutto liscio. Seguo il protocollo consolidato da tempo che mi indicano gli avvocati. Ottengo anche un breve permesso di soggiorno. Studio la lingua e trovo subito lavoro, una cosa impensabile in Italia, vista la storia che avevo. Dopo qualche tempo affitto a mio nome anche un piccolo monolocale. Decido di riprendere l’università e mi iscrivo a Paris 8. Nel 1993 cambia il clima politico, arriva la seconda coabitazione, vale a dire che Mitterrand era presidente della Repubblica e la destra governava. E dunque, visto che il governo di destra cercava dei punti di contrasto con il presidente di sinistra, si decide di attaccarlo anche su questa ‘dottrina’. Perciò io divento un caso politico, tutto francese, usato come strumento per mettere Mitterrand in difficoltà. Mi arrestano in Prefettura, dove ero stato convocato per il rinnovo del permesso di soggiorno. Segue la procedura di estradizione. I giudici rifiutano nove domande di rimessa in libertà, resto in carcere un anno e mezzo, nel frattempo danno avviso favorevole anche per il reato associativo, cosa che non era mai accaduta prima di allora. Mitterrand era malato, era esploso il caso del suo cancro, non appariva più in pubblico. Istruito dai baschi dell’Eta faccio lo sciopero della fame, che durerà 19 giorni nelle celle d’isolamento dei seminterrati della prigione della Santé. Poi Mitterrand invia una lettera al Ministro della Giustizia, nella quale scrive: «Persichetti non ha mai commesso nessun reato in Francia, lavorava, aveva regolari documenti, la detenzione preventiva a cui è sottoposto sta esorbitando ogni limite». Nel giro di nemmeno una settimana vengo scarcerato. Ma, subito, arriva la reazione del governo con la convocazione del Consiglio di Stato che conferma il decreto d’estradizione. È il febbraio del ’95 e per la prima volta nella mia vita divento latitante, entro in clandestinità, con l’aiuto fraterno di Oreste Scalzone, che mi è sempre stato accanto. Il paradosso è che non ero stato latitante quando facevo la lotta armata e lo divento 8 anni dopo, quando tutto è ampiamente finito.

Una dimensione completamente assente dal film che la Zambrano mette in scena. La latitanza del personaggio di Battiston viene trattata in maniera molto superficiale: lui si rifugia in campagna con la figlia, in una zona imprecisata della Francia, e sostanzialmente la sua clandestinità non è mai a repentaglio. Per assurdo, potrebbe restare anche tutto il tempo in campagna, visto che nessuno lo va a cercare.
La mia storia è molto diversa e soprattutto ha attraversato tutte le sfumature che dal nero arrivano al grigio. Dall’iniziale autoreclusione al soggiorno in un campo scuola di archeologia. La situazione politica cambia nuovamente nel maggio ’95, quando Chirac diventa presidente della Repubblica. Pur essendo di destra, è legato all’esperienza del gollismo tradizionale e dice: «Non metto in discussione la parola data dalla Repubblica». La conseguenza è questa: non mi estradano, ma non mettono mano al decreto di estradizione. Il nero si schiarisce un po’: nessuno mi cerca, ma è meglio se non mi faccio trovare. Per dire, se mi sento male e vado in ospedale, rischio di essere estradato. Così lentamente scopro un mondo parallelo, quello della solidarietà: medici e infermieri militanti che assistono i sans papiers, li curano, svolgono anche accertamenti ed esami clinici complessi. E poi tante persone che mi ospitano, mi aiutano, fanno da prestanome. Va a finire che quelli diventano anni di grande studio: mi rifugiavo nelle biblioteche, dove nessuno ti viene a cercare. E ricordo che la protezione dei libri mi dava una grande pace interiore.

La Zambrano, nel suo film, sia pur in maniera indiretta, e nelle dichiarazioni che lo accompagnano, mette sotto accusa l’atteggiamento francese, in particolare per l’appunto per quel che riguarda la dottrina Mitterand.
Non mi sembra che i suoi siano grandi argomenti: dice che la dottrina Mitterrand ha violato la sovranità dell’Italia. Ma ogni stato ha autorità sul suo territorio. Il riconoscimento reciproco delle decisioni di giustizia ancora non c’era. E poi, la Zambrano forse non sa che l’Italia in passato aveva fatto la stessa cosa. Negli anni ‘60, al tempo della guerra d’Algeria, era stato ospitato Jean-Jacques Susini, un dirigente dell’Oas [Organization d’Armée secrète, n.d.r.], che aveva persino partecipato al fallito attentato a De Gaulle. Susini è vissuto cinque anni sotto copertura della questura di Roma, e i francesi lo sapevano. Su un altro versante, più positivo, l’Italia offrì asilo anche ad alcuni militanti del Fronte di Liberazione Nazionale algerino. Tra questi anche tre donne evase dalla prigione parigina della Roquette. La politica mitterrandiana ha fatto da camera di decompressione, una strategia per nulla sgradita alle autorità politiche italiane almeno fino alla fine degli anni ’80. E si è parlato di asilo politico in maniera inappropriata. In realtà i francesi hanno creato una zona di tolleranza, e basta. Pensa dover far tornare nelle carceri italiane centinaia di persone accusate di reati politici. Poteva diventare una situazione esplosiva.

Ma non si potrebbe dire che, in seguito ai casi algerini, la Francia volesse vendicarsi?
Si potrebbe pensare che i francesi abbiano detto: «Ora vi ripaghiamo con la vostra stessa moneta». Ma non è così, perché chi ha gettato le basi della dottrina Mitterrand era un magistrato di cultura garantista, Jean-Louis Joinet, fondatore del Syndicat de la magistrature, formatosi sul pensiero di Foucault. Il suo obiettivo era cercare di risolvere tutti i conflitti armati che ancora persistevano in Europa: l’Ira, l’Eta, gli Armeni e l’Italia. E Mitterrand era un avvocato di formazione, era stato ministro delle Colonie. La sua carriera politica era iniziata negli anni della guerra civile con l’Algeria. Joinet sostiene che da quella esperienza il presidente francese aveva tratto una lezione: l’importante nella lotta al terrorismo era trovare percorsi politici di fuoriuscita. Un modo per governare le contraddizioni e superare il conflitto. E poi c’è da dire anche questo: i francesi si ritrovavano questa massa di italiani in fuga e non potevano farli vivere in clandestinità. Perché non li puoi arrestare tutti, e quelli che sono latitanti si trovano costretti a vivere nell’illegalità per sopravvivere. Un rischio troppo grande.

Questura di Torino, 25 agosto 2002 – Ansa

In che situazione ti trovavi quando nel 2002 vieni accusato dell’omicidio di Biagi?
Nel 1997, quando al governo era salito il socialista Jospin, ero tornato all’università. In due anni sono riuscito a recuperare e terminare il ciclo, poi entro in scuola dottorale e vinco un assegno di ricerca sulla “Democrazia giudiziaria” e inizio tenere dei corsi. Ma mi trovavo ancora in una situazione paradossale, perché quando entravo nell’università ero Paolo Persichetti, quando ne uscivo diventavo un’altra persona, con un’altra identità. Utilizzavo mille filtri, continue precauzioni. Avevo una esistenza pubblica: su l’Humanité uscivano miei articoli sulla situazione politica italiana, sul berlusconismo, sui girotondi, pubblicavo un libro insieme a Oreste Scalzone, ma la mia dimensione personale restava prudente. Nel frattempo in Italia si torna a sparare, su entrambi i fronti: muore Massimo D’Antona, muore Carlo Giuliani e poi nel marzo 2002 Marco Biagi. La procura di Bologna si inventa la pista francese, riprendendo una vecchia vulgata dietrologica che attribuiva alla scuola di lingue Hyperion [fondata a Parigi nel ’77 da tre esponenti dell’estrema sinistra italiana, Duccio Berio, Vanni Mulinaris e Corrado Simioni, n.d.r.] il ruolo di supervisore occulto delle Br. Vertici di polizia e magistrati decidono che i nuovi attentati sono stati concepiti a Parigi, ritenuta il «santuario della lotta armata». È una scelta politica, un modo per regolare i conti con la dottrina Mitterrand, accusata di essere stata uno strumento di destabilizzazione della democrazia italiana, e per far fuori il partito dell’amnistia animato da Scalzone. La sera del 24 agosto vengo bloccato nell’androne di un palazzo dalla polizia francese e caricato in macchina. Inizia una folle corsa nella notte. All’alba del 25 vengo scambiato sotto il tunnel del Monte Bianco. In Italia mi attende una parata mediatica. Una donna che lavorava a Mediaset sostiene di avermi visto più volte con uno zainetto color camoscio sulle spalle sotto l’abitazione di Marco Biagi. Al momento della cattura avevo con me uno zainetto di colore blu. Lo fanno vedere alla donna che lo riconosce come identico. Scopro così di non essere tornato in Italia per la vecchia condanna, per altro in parte prescritta. Ma ero stato consegnato aggirando le regole dei trattati estradizionali, visto che nessuno aveva chiesto per me l’estradizione per l’omicidio Biagi. Alla fine il mio avvocato dimostra la pretestuosità delle accuse: nelle ore in cui sarei stato avvistato sotto casa di Biagi tenevo lezione in facoltà a Parigi. I miei studenti consegnarono persino gli appunti di quelle lezioni. La verifica sarebbe stata molto facile fin dall’inizio, ma poi non sarebbe stato più possibile convincere i francesi del mio coinvolgimento nell’attentato.

Parigi, settembre 2002, corteo contro l’estradizione di Paolo Persichetti

Dopo aver visto Dopo la guerra di Annarita Zambrano, puoi dire che – in particolare l’incipit – è ispirato parzialmente a te, oppure no? O a Cesare Battisti?
Mah, io nel film dovrei essere Adriano, l’amico e compagno di militanza di Battiston che è stato appena estradato e che viene solo citato. Un fugace fantasma, il pretesto che innesca tutto ma poi finisce lì. Non se ne parla più. Però nel film anche Battiston/Marco è accusato dell’attentato, solo che a differenza del protagonista io mi sono dovuto difendere in carcere. E sarebbe stato interessante descrivere anche questo aspetto. La regista ha sovrapposto due vicende diverse per generazione e percorso politico, la mia e quella di Battisti: un bel pateracchio. Tra l’altro in quell’incipit c’è anche una ulteriore semplificazione perché le contestazioni contro l’articolo 18 sono soprattutto sindacali e di fabbrica e non avvengono all’università.

Sì, credo che la Zambrano abbia voluto assecondare la vulgata secondo la quale, se tiri un cartoccetto per protestare e per manifestare il tuo dissenso, allora sei già colpevole, e in qualche modo è la premessa per imbracciare un’arma.
Può darsi, comunque è un falso storico. Va detto, tra l’altro, che la lotta armata è nata all’interno di situazioni, di reti, di percorsi di lotta reale nei posti di lavoro, nelle periferie urbane. Un contesto che ancora non è stato raccontato dal cinema italiano.

Parigi, 21 marzo 2002 – Solari

Comunque, da lì arriviamo subito al personaggio interpretato da Battiston, Marco, che dovrebbe incarnare la figura dell’irriducibile, quello che non si è pentito e non si è dissociato. Ma la Zambrano giudica con eccessiva severità il suo personaggio, non solo politica ma proprio umana, visto che è connotato solo da caratteristiche negative: si ubriaca e la figlia lo porta a dormire, quindi è infantile; al momento della fuga prende dei vestiti vecchi della figlia e quindi è disattento ed egoista, e così via.
La rappresentazione negativa del personaggio interpretato da Battiston è rivendicato dalla Zambrano che dice anche di aver voluto evitare facili identificazioni romantiche con il cattivo da parte dello spettatore e per questo sostiene di aver scelto un attore dalla fisicità ingombrante e, a suo modo di vedere, repulsiva. Non fa un bel complimento a Battiston, che invece è molto bravo. Ora, il centro del film ruota attorno al contrasto rappresentato da un padre egoista, insensibile, autocentrato, che occupa per intero la scena, anche fisicamente data la sua imponenza. Un padre che invade inopportunamente, che non vuol lasciar crescere la figlia nel suo mondo ma trascinarla nel vortice della sua vita disperata e maledetta. Qualcosa che non è un eccesso d’amore ma brutale possessività, come se la ragazza non esistesse, non avesse una sua vita interiore, dei desideri, una possibilità di scegliere lì dove lui non ha alcuna scelta. Sul piano strettamente fattuale, storico-cronachistico, non esistono precedenti su cui la sceneggiatura possa aver fondato questa scelta narrativa. Si tratta di una costruzione fantasiosa. Io non avevo figli e Cesare Battisti fugge senza le due figlie, che restano in Francia. Tutto si può dire fuorché non le abbia tutelate. Altri fuoriusciti, posti davanti a un dilemma simile hanno preferito restare accanto ai loro figli col rischio di essere estradati. La scelta narrativa dunque rappresenta un posizionamento voluto, che negativizza il protagonista. Se si utilizza la stampella della cronaca, come fa la regista, facendo capire immediatamente al pubblico che si parla di tizio e di caio, e poi ce se ne allontana subito stuprando quei personaggi, affibbiandogli fisicità, caratteri, atteggiamenti che non gli appartengono, che tipo di lavoro si sta realizzando? Alla regista è mancata la curiosità di conoscere dal vero queste storie. E, da ricercatore, dico che prima devi conoscere e poi devi giudicare perché altrimenti si fa politica e non cinema. Poi, a ben vedere, l’operazione è a mio avviso ancora più subdola perché penso che la finzione segua un percorso autobiografico: nel film la Zambrano sta essenzialmente parlando di sé, del suo problema con la figura paterna, che a suo parere andrebbe abbattuta, addirittura «insieme a Dio e lo Stato» – come ha spiegato con le sue parole. Ogni volta che nel film c’è un padre, che sia l’ex militante o il cognato magistrato, c’è un rapporto conflittuale, un rifiuto, in cui la regista va a identificarsi.

È vero, entrambi i padri del film, Battiston/Marco e Riccardo, il magistrato, marito di sua sorella Anna, vengono descritti come figure negative.
Il paradosso di tutto questo è che se vuoi abbattere il padre, poi non ha senso che tra i due padri vai a scegliere solo quello che per storia politica si avvicina di più all’esperienza della critica al patriarcato. Abbatti proprio lui e salvi il giudice, che è per definizione il patriarcato. E poi non vai a scomodare gli anni Settanta se devi regolare i conti con tuo padre, anche lui per altro magistrato. La Zambrano affronta un conflitto padre-figlia che trascende le epoche e dove il contesto storico è talmente povero, senza spessore, che è facilmente intercambiabile. Quel padre poteva essere chiunque, un mafioso o un imprenditore di Tangentopoli, un piddino o un cinquestelle. Non cambiava niente.

Nel film il magistrato opera bene nel ruolo che si è scelto nella società, visto che fa da giudice a un processo sull’amianto, mentre il brigatista opera male, anzi ha operato male in un passato imprecisato. Entrambi però per l’appunto sono personaggi negativi nel privato. Perché Battiston/Marco non capisce i problemi di sua figlia, mentre il magistrato Riccardo si comporta in maniera un po’ viscida con la moglie Anna, è omertoso con la loro figlia, e soprattutto non sopporta la madre di lei e di Battiston/Marco. E non la vuole in casa, perché il personaggio della madre vuole ancora bene al figlio, anche se è diventato un criminale.
Sì, Riccardo rimuove la figura del fratello della moglie davanti a sua figlia. E lì c’è quella leggera presa di coscienza di Anna che, ad un certo momento, dopo che ha letto l’intervista del fratello, decide di riaffrontare le cose e ne parla alla bambina. E poi c’è la figura della madre, che è quella che ha fatto fuggire il figlio, che lo ha protetto e lo protegge ancora, anche perché davanti all’autorità giudiziaria è un muro, non collabora. Lei è quella che non rinnega nessuno e che non rimuove nulla. Infatti mi sembra il personaggio più riuscito del film. Racchiude in sé la storia di quelle centinaia di madri coraggio che hanno viaggiato per le carceri d’Italia per raggiungere i loro figli, o che li hanno sostenuti in mille modi durante la loro latitanza.

Sì, son d’accordo. Però lo fa in senso materno, perché lei – proprio perché madre – accoglie anche il figlio sbagliato, li accoglie tutti, perché è una madre. Forse c’è quindi un discorso – sottotraccia, magari – sulla contrapposizione classica tra la società maschile, storica, e quella femminile, astorica. Quella maschile è conflittuale e quella femminile, invece, è accogliente. Una femminilità che è tesa alla cultura – la madre fa lezioni di pianoforte, Anna insegna Dante al liceo – e alla gestione di un privato senza conflitti. C’è l’uomo che fa la guerra e la donna che la rifiuta. E il film infatti si intitola Dopo la guerra, una condizione postuma gestita da donne, che sono le sopravvissute.
Può darsi, però, intanto la guerra richiamata nel titolo a mio avviso non fa veramente riferimento al conflitto sociale armato degli anni ’70, ma a una normale guerra di famiglia, una sorta di “guerra dei Roses”, un conflitto che avrebbe potuto essere trasposto in qualsiasi contesto. E poi la storia della lotta armata smentisce totalmente questa chiave di lettura. Probabilmente la Zambrano si è ispirata a quel tipo di paradigma, ma è totalmente fuorviante, sia nei fatti storici sia nell’etimologia delle parole. Guerra è una parola femminile, lotta è una parola femminile, politica è una parola femminile. E poi le organizzazioni armate, tutte comprese, hanno avuto una percentuale di presenza femminile che si aggira tra il 30% e il 35%, tre volte superiore agli altri gruppi della sinistra rivoluzionaria, per non parlare di quelli istituzionali. Le donne avevano ruoli dirigenti. Nelle Br la dirigente che è durata più a lungo di tutti è stata una donna, Barbara Balzerani. Io sono stato arruolato da una donna. Questo è il dato storico di quegli anni.

E sì, forse, il modo in cui Annarita Zambrano descrive le donne nel film è sostanzialmente molto tradizionale, tutto rivolto al privato, a un rapporto tra madri e figlie. In particolare, la figlia di Battiston è un’adolescente che non vuole sapere assolutamente nulla di suo padre.
Sì, è vero. La figlia in qualche modo lo rinnega…

Direi addirittura che gli è indifferente, che forse è peggio. Rinnegarlo sarebbe stato qualcosa di più drammatico e dunque più cinematografico.
Però magari il padre l’ha tenuta in questa inconsapevolezza per proteggerla. Ci si può domandare perché lei non voglia aiutare suo padre, ma ci si può anche dare la spiegazione che il padre l’abbia tenuta all’oscuro per proteggerla. Non l’ha sufficientemente responsabilizzata di fronte a quella che era la sua condizione di figlia di un latitante.

In realtà nel film non vediamo né che lei lo rifiuta né che lui la tiene all’oscuro del suo passato. L’unica cosa che vediamo è che il padre tira fuori il Corriere della Sera, dove c’è una foto di lui da giovane e dove viene indicato come sospettato dell’omicidio. E lei capisce subito, perché evidentemente lei sa, non c’è bisogno di spiegazioni. È una scena anche riuscita, quella, sia pur troppo elusiva.
Vuol dire poco. Il fatto che sappia non ci dice ancora quanto sia stata resa consapevole delle possibili brusche conseguenze. Il precedente rapporto padre-figlia il film non ce lo racconta, diciamo che ci lascia intuire l’esistenza di un rimosso. Ma anche qui, la scelta narrativa che vede Battiston padre vedovo, e dunque sua figlia orfana della madre, serve a estremizzare la negativizzazzione del personaggio. Con la madre in vita sarebbe sfumato l’egoismo del protagonista.

Sì, e aggiungerei anche che il coté sociale, e dunque anche quello del personaggio di Battiston, è quello di una famiglia alto-borghese. Come a dire che il figlio viziato si è dato alla lotta armata.
Un cliché. Tutto il film ruota attorno al dramma claustrofobico di un interno borghese. Non ci sono strade, piazze, non c’è la società, salvo quando Viola, la figlia di Battiston, si fa trascinare in una festa dal ragazzo di cui è invaghita. Ma la scena è messa per contrasto: la voglia di vivere della fanciulla opposta alla cupezza dell’esiliato.

Certo, ci sono dei casi, ma sono pochi… il figlio del critico cinematografico Morando Morandini, o il figlio del politico Carlo Donat-Cattin.
Non si può comunque chiudere gli occhi e non guardare i dati sociologici e statistici. Le componenti che vanno a riempire le file dei militanti della lotta armata provenivano per lo più dal mondo del lavoro, del precariato. E poi l’Adriano del film, cioè io, non è nato a Parioli o Prati, ma a Primavalle. I miei nonni erano braccianti abruzzesi, poveri e analfabeti. Mia madre è arrivata alla terza elementare e mio padre, che era una persona molto intelligente, si è istruito in una sezione del Pci, quella di Ponte Milvio che contribuì ad aprire nel 1945. Vengo da un mondo agli antipodi da quello borghese.

Però, è anche vero che non possiamo accusare la Zambrano di aver deciso di voler rappresentare un personaggio che viene da un mondo della buona borghesia. Non la possiamo accusare in partenza di questo. Il punto di debolezza di questa scelta è che, se lei parte da questo dato, non si capisce per quale motivo lui sia diventato un militante della lotta armata. Non si capiscono le motivazioni della sua scelta politica, se non per l’accenno alla morte del fratello per mano della polizia.
Sì, c’è questa scena dell’intervista in clandestinità fatta al personaggio di Battiston. Momento topico del film che serve a spiegare le sue motivazioni. Nonostante lo sforzo di rendere gli argomenti nella loro integralità e genuinità, facendo comprendere anche la sua coerenza e il disprezzo per le scelte premiali di fronte alla legge, come quelle del pentimento e della dissociazione, traspare una povertà argomentativa. La lotta armata appare una scelta dettata dalla disperazione di una generazione senza futuro, provocata dalla morte violenta del fratello oppure vissuta come unica alternativa alla morte per eroina, come tanti in quegli anni. Argomento che riprende un vecchio cliché narrativo complottista che spiega il riflusso delle lotte sociali della fine degli anni ’70 con il dilagare pilotato dall’alto dell’eroina tra i giovani. Circostanza che impoverisce terribilmente le ragioni di Battiston/Marco, rendendolo ridicolo. Non è così. Non è andata così. Prima Linea, ad esempio, il mondo di Sesto San Giovanni è tutta gente che fuoriesce dalla cintura industriale, sono operai e figli di operai che rifiutano quella società dello sfruttamento.

Nella scena dell’intervista che hai citato, viene infatti identificata la scelta estrema della lotta armata come frutto di un’emarginazione personale e non come presa di coscienza di uno sfruttamento in atto a livello sociale. Sei emarginato, perché hai problemi relazionali, e allora fai la lotta armata. È come parlare di una sorta di malattia.
Per la Zambrano la lotta armata è un’alternativa alla tossicodipendenza. Una sorta di metadone. La spiegazione si pone su un terreno di scelte esistenziali, quando in realtà furono scelte politiche, culturali, di generazione e di contesto, di conflitto, che nascevano dentro dei precisi percorsi politici. È una banalizzazione, poi so bene che, visto il contesto attuale, la gente dirà del film: è intollerabile, è inaccettabile che si parli in questo modo di quel periodo. Vedrai che in Italia questo film verrà tacciato di essere di estrema sinistra quando invece è intriso di moralismo.

Rebibbia, marzo 2013 – Baruda

Cosa pensi della conclusione del film?
Rappresenta l’apice della rimozione. La scelta di chiudere con la morte del protagonista mentre tenta di recuperare i passaporti gettati dalla figlia, è una scena grottesca e surreale, suggerita forse proprio dalla tragica fine di Marco Donat-Cattin, il figlio del politico. Ma anche qui ci troviamo davanti all’ennesimo scempio: Donat-Cattin muore per generosità, travolto mentre cercava di prestare soccorso a delle persone ferite in un incidente stradale. Non solo, ma rientrato in Italia si era pentito, collaborando con la giustizia. Insomma molto distante dal personaggio incarnato da Battiston. Questa morte è una trovata per evitare ogni scelta. Se lo si lasciava fuggire, si teneva aperta una contraddizione e si legittimava la fuga, facendo vincere i cattivi, come succede in certo cinema americano. Un esito politicamente scorretto. Se invece si sceglieva la cattura e poi l’estradizione, mostrando quindi il trionfo dello stato borghese, si sarebbe dovuto accennare a quello che sarebbe accaduto una volta estradato e quindi sottolineare il fatto che non c’entrasse nulla con la morte di Biagi, mettendo inevitabilmente in cattiva luce una magistratura che truccava le carte. E sarebbe stato un problema, perché lo si privava di una colpa di cui era subito stato ammantato dall’opinione pubblica, come si vede in varie scene del film. Poi ci sarebbe stato il carcere speciale, una esecuzione penale che giungeva molti decenni dopo i fatti e che per giustificarsi aveva bisogno di nuove ragioni: per esempio l’esser stato rifugiato, una condizione che avrebbe fatto dell’esilio una colpa, la prova di un ravvedimento mancato, dimostrando come la detenzione non fosse più una punizione rivolta a reati lontani ma a ciò che il protagonista era diventato, alla sua vita successiva priva di reati ma commendevole per una visione etica dello Stato. Meglio morto allora. È la rimozione che vince ancora. Rimozione e senso oppressivo di colpa sono i messaggi lanciati dal film. Sentimenti personali della regista che trasferisce sui suoi personaggi.

Hai citato il cinema americano. E una cosa che insegna il grande cinema americano è la descrizione di un cattivo affascinante, un cattivo che sbaglia ma ha le sue ragioni, ha delle precise motivazioni per sbagliare. Qui invece il cattivo è privo di qualsiasi connotazione positiva che lo renda un minimo umano, o che dia conto del fatto che ha sofferto. C’è chi dice, ad esempio, che il cattivo è un buono che diventa cattivo. Non c’è nulla di tutto questo in Battiston, e la conseguenza qual è? Che il suo personaggio non è credibile, non prende vita.
A mio avviso attraverso il personaggio di Battiston la Zambrano trasmette un messaggio molto chiaro e in linea con la vulgata corrente: la dimensione mediocre se non infima di chi ha intrapreso la via della lotta armata, l’inconsistenza culturale, l’assenza di dimensione etica, il cinismo, la disumanità, la vigliaccheria di quella generazione di insorti. Per lei il fatto di sottrarsi alla cattura è un elemento di vigliaccheria non di resistenza. Invece per fare il fuggiasco non bisogna avere paura dell’ignoto, ci vuole intelligenza, creatività, curiosità, esser pronti a mettersi in discussione e reinventarsi. Poi se vieni arrestato, la paghi. Se non hai questo coraggio, ti costituisci. Perché, chiaramente, costituirsi dà dei vantaggi. È il mondo al rovescio.

Abbiamo parlato di questo film anche perché è uno dei pochi, ma non l’unico, che cerca di affrontare il discorso della lotta armata. Va detto però, a mio avviso, che finora nel cinema italiano quella stagione non la si è mai affrontata in maniera oggettiva, scevra cioè da pregiudizi. Pensa a Buongiorno, notte di Bellocchio, in cui i brigatisti parlano come dei ciclostilati e non hanno quasi caratteristiche umane – se non il personaggio di Maya Sansa, che però, per l’appunto, serve a far da tramite con lo spettatore ed è lo strumento per instillare il dubbio. O pensa a La prima linea, tutto impostato sul presente di Scamarcio/Sergio Segio che continua a ripetere di sentirsi in colpa. Ricordo con meno dispiacere La seconda volta dove, pur impostato tutto sulla colpa – che non è che sia necessariamente un male – almeno il personaggio dell’ex militante Valeria Bruni Tedeschi era un vero personaggio, con delle stratificazioni caratteriali. Anche tu vedi questa mancanza nel nostro cinema? E te lo chiedo non solo perché hai avuto una parte in quell’epoca, ma anche perché tu sei anche giornalista e storico – hai pubblicato lo scorso anno un primo volume sulla storia delle Brigate Rosse, solo per fare un esempio – e, dunque, ti sarai necessariamente interrogato sul discorso della rappresentazione di quegli anni. Su come raccontare quella stagione.
La situazione del cinema non è diversa da quella della storiografia. Sono due forme di rappresentazione che risentono della situazione complessiva della società. Siamo a 50 anni dall’inizio degli anni ’70, quest’anno ricorre il quarantennale del sequestro Moro, nonostante questa distanza prevale ancora un approccio interamente etico-politico con accenti addirittura più rigidi rispetto alla timida curiosità con sui si provò a guardare alla fine degli anni ’80. La società che diede vita a quegli eventi non esiste più, sono scomparse le cittadelle industriali roccaforti della classe operaia, è cambiato il volto delle periferie, le ragioni di quella rivolta smarriscono sotto anatemi morali o virano con facilità nel chiaroscuro di ricostruzioni spionistico-complottiste. Sembra l’epoca del male assoluto che può essere affrontata solo espiando e provando senso di colpa verso le vittime di una sola parte. Quando per Liberazione ho dovuto seguire il processo «Eternit» sulle vittime delle produzioni d’amianto, ho scoperto che negli anni ’70 l’amianto ha causato la morte di 3 mila persone, tra le maestranze e le popolazioni vicine, più altre che stanno incubando la malattia. Nel film infatti c’è persino un accenno a questa vicenda. Nel complesso le vittime della lotta armata di sinistra sono state 128. Eppure, ancora oggi, per indicare quel decennio si continua a parlare di anni di piombo. E non di anni anni d’amianto.

Per saperme di più
L’esilio

 

 

Quella piccola evasione di parole, in ricordo di Sergio Manes

Leggo della morte di Sergio Manes (qui). A lui devo un libro, un libro scritto in carcere. A lui devo quella piccola evasione di parole raccolta in un volumetto di 238 pagine, Esilio e castigo. Restroscena di una estadizione. Sergio dirigeva una piccola casa editrice napoletana, La città del sole. Fu tra i pochi ad avere coraggio, darmi fiducia ed ascoltarmi in quel difficile 2005, insieme a Daniel Bensaïd che mobilitò l’editore francese Textuel. Altri pavidamente girarono le spalle. Dopo undici anni di esilio in Francia mi ritrovavo da tre anni nelle carceri italiane, “straniero in patria”, dopo una rendition avvenuta al coperto del tunnel del Monte Bianco. 
Ora che te ne sei andato, caro Sergio, ho il rammarico di non averti incontrato e abbracciato: il turbinio folle che è stata la vita sotto cronometro passata negli anni della semilibertà, venuta tre anni dopo quelle pagine, e poi quel che è succeso a Sirio mi hanno distolto. Mi angoscia questa mia mancanza, te ne chiedo scusa ora che è troppo tardi. Ciao Sergio!

Per saperne di più
Libri dal carcere e dall’esilio
Recensioni – l’ex brigatista tra esilio e castigo
Erri De Luca, “La fiamma fredda del rancore”
Vedi Paolo…
24 agosto 2002
Il Patto dei bravi
La polizia del pensiero
Francesco Cossiga, “Eravate dei nemici politici, non dei criminali”
Francesco Cossiga, “Vous étiez des ennemis politiques pas des criminels”
Un kidnapping sarkozien
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto 24 agosto 2002

 

Scalzone da un consiglio a chi si indigna per il no di Lula alla estradizione di Battisti: “Parlamentari d’Italia cospargetevi l’anima di vasellina”

Con il no all’estradizione di Cesare Battisti Lula respinge il tentativo di golpe giudiziario condotto da parte dei settori più retrivi della magistratura brasiliana (gli stessi che proteggono ancora oggi i torturatori della dittatura) che hanno utilizzato questa procedura di estradizione per condurre una battaglia politica interna

Paolo Salvatore Orrù
notizie.tiscali.it, 30 dicembre 2010

http://notizie.tiscali.it/articoli/interviste/10/12/intervista-scalzone-battisti-lula.html

Oreste Scalzone

«Parlamentari d’Italia cospargetevi l’anima di vasellina. Per quanto mi riguarda, in un’intervista che ho rilasciato a Radio Onda d’Urto il 18 novembre 2009 avevo previsto che Cesare Battisti non sarebbe stato estradato. Feci la mia previsione dunque – nello stesso giorno in cui il Supremo Tribunal Federal – aveva reputato illegittimo lo status di rifugiato politico concesso dal governo brasiliano a Battisti. Gli ultràs della destra più incarognita (incoraggiati peraltro dalla sinistra emergenzialista e giustizialista italiana), avevano però voluto strafare: avevano addirittura messo ai voti una sorta di sottrazione al Presidente federale delle sue prerogative e facoltà in materia attribuitegli dalla Costituzione, avocandole a sé. Se la cosa fosse passata, sarebbe stato un golpe in piena regola: come se il Governo pretendesse con un decreto legge di trasferire nelle proprie mani i poteri di controllo…. che so, della Corte costituzionale, o la Cassazione decidesse di requisire poteri assegnati ad altro ordine dello Stato, l’esecutivo, il Parlamento…».
Oreste Scalzone – fondatore di Potere Operaio e Autonomia Operaia – scaglia la sua pietra, senza nascondere la mano, contro chi avrebbe voluto – media, giudici, parlamentari – l’estradizione dell’ex esponente dei Proletari Armati per il Comunismo (Pac). A Scalzone non importa che l’ex terrorista sia stato condannato all’ergastolo con sentenze passate in giudicato per aver commesso quattro omicidi in concorso durante gli anni di piombo (la prima fase della latitanza l’ex Pac l’ha trascorsa in Francia, dove ha beneficiato delle guarentigie offerte dalla dottrina Mitterrand): «Da quando il Diritto è stato mondanizzato, la Giustizia penale non pretende di attingere la “Verità assoluta”, quella che in dottrina giuridica si chiama storica. Non introducendo un’ipotesi-Dio, la Giustizia non si pretende infallibile, come quella del Santo Offizio dell’Inquisizione. Se non c’è vox Dei, che si manifesta per esempio attraverso l’ordalìa, la  verità giudiziaria è una congettura sulla verità, mai assoluta – per dirla con Foucault, la Giustizia penale è un dispositivo di produzione di effetti di verità…». Quello che a Scalzone interessa è che che i nostri politici «si prendano una bella camomilla: vogliono stravincere ad vitam æternam? Non ce la fanno».

Scalzone, lei dice, in sostanza, che i magistrato brasiliani hanno tentato il push?
Il putsch non essendo peraltro riuscito sul nascere (su questo punto lo stesso “Supremo” si era pronunciato contro a maggioranza), nella logica di un Capo dell’esecutivo si potrebbe far arrestare il gruppo di sediziosi, e trascinarli in Tribunale per cospirazione politica per mutare la forma di governo, attentato alla Costituzione, eventualmente fellonìa e alto tradimento. Non è propriamente il mio campo di competenza, ma possiamo una volta tanto giocare al Monopoli… A quel punto, mi sembrava chiaro che Lula avrebbe potuto dire ai suoi “pari” di parte italiana, “capirete che, dopo questo, non posso, proprio non posso, piegarmi ad un tintinnar di sciabole… Mi dispiace per voi…”.

La decisione di Lula a favore di Cesare Battisti era nell’aria…
Per me è una conferma di una profezia assai facile. Sono i membri di un Parlamento che come un sol uomo sono balzati in piedi con un urlo da stadio, senza alcun rispetto di sé, come una muta di linciatori per interposta penalità, che sono accecati dalla loro passione triste, mortifera e trista. Ora voglio vedere che cosa diranno tutti quelli che per giorni hanno stragiurato che Battisti era già bello e pronto per essere impachettato dai brasiliani per essere gettato in pasto ai media e ai politici italiani.

Il suo era semplice tifo o traeva le sue convinzioni da altri elementi?
Non sono mai stato tifoso di niente (semmai, sono stato giocatore…) : non è certo che per tifo che ci si può impegnare allo spasimo per la difesa della vita di qualcuno, rifiutando che il passato pesi come un incubo sulla vita in corso, sul presente… Non è che un avvocato che si batte strenuamente per un suo difeso va considerato un tifoso di quest’ultimo… Lì si tratta di deontologia forense, codificata da un Ordine professionale, da una corporazione ; per me e quelli come me, è una sorta di deontologia d’altra natura.

Secondo lei – quindi – i giudici sudamericani erano andati oltre le loro competenze istituzionali?
Votando per l’estradizione di Battista il Supremo Tribunal Federal, con lo stesso voto, contemporaneamente, ha deciso di non tener conto di una prerogativa che nella Costituzione brasiliana appartiene al Presidente federale – in questo caso a Lula – e di allogarsela: ripeto, questo sarebbe un golpe.

Una vittoria dei battistiani, una sconfitta per chi avrebbe voluto un epilogo di segno diverso?
Almeno per quanto mi riguarda, non è questione di tifo o di “battistiani” … Certo, qualche fanatico c’è sempre – e il tifo con un segno opposto rispetto a quelli che sbraitavano in Parlamento contro l’ex Pac, al di là di tutto era un capolavoro del controproducente.

Quanto lei andava affermando è stato confermato dai giornali lo scorso aprile. E così?
E’ così: adesso voglio vedere se, dai La Russa ai dipietristi, ripeteranno quello sconcio spettacolo. Sia chiaro sono tutt’altro che un fan delle posizioni dei romanzieri francesi che a Battisti – più che altro – hanno finito per far danno. Per me è solo un caso, è una vita, un principio, una questione di etica della responsabilità. Penso – ed è andata così – che per gli ossessi della punizione sia stata una lezione. Non so se adesso si presenteranno sbracati i Caselli di turno o i parlamentari da stadio che sghignazzarono troppo presto … (l’altra volta non mancò di esprimere il suo giubilo anche il Presidente della Repubblica). Chissà se capiranno, e incasseranno senza gazzarre assai sconce. Capisco il dolore delle parti civili, ma è infame attizzarlo, condannandoli ad un orribile frustrazione, a vagare come anime morte incapaci di elaborare il lutto senza un capro espiatorio comunque…

Battisti, fra le altre cose, ha detto in Italia c’è un regime fascista e che c’è la tortura. Eccessivo?
Per quanto mi riguarda, mai ho detto che in Italia c’è qualcosa che è simile al fascismo e alla tortura. Sono volgarità da propaganda di bassa lega, che sono oltretutto un boomerang che si ritorce contro chi vi fa ricorso. Piuttosto, il punto vero sono i contesti in cui la crociata della parte italiana nasce e si colloca: una sorta di tendenza a un mostruoso Leviatano globale, nazionale, locale, che ibrida, come in un kitsch post-moderno di stili, le logiche di tutte le peggiori forme, storicamente presentatesi, di alienazione penale.

Link
Franco Corleone: “Per essere credibile sul caso Battisti l’Italia deve abolire l’ergastolo”
Perché il Brasile non ha estradato Battisti. Intervista a Radio radicale
Mozione bipartizan in parlamento: “Ridateci Battisti”. La lega: “Rapitelo”
Battisti: la decisione finale nelle mani di Lula. Fallisce il golpe giudiziario tentato dal capo del tribunale supremo Gilmar Mendes
Caso Battisti: parla Tarso Genro, “Anni 70 in Italia, giustizia d’eccezione non fascismo”
Dall’esilio con furore, cronache dalla latitanza e altre storie di esuli e ribelli
Battisti, “Il no di Lula è una decisione giusta”
Battisti: condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione
“Ridacci Battisti e riprenditi i trans”, finisce così il sit-in contro Lula
Le consegne straordinarie degli esuli della lotta armata
Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

«Ridacci Battisti e riprenditi i trans». Finisce così il sit in contro Lula

Appena 100 manifestanti sotto l’ambasciata del Brasile a Roma. Quasi tutti militanti di estrema destra. Solo 50 a Milano davanti al consolato. Anche qui solo fascisti. Apena 5 a Firenze. Intanto nuova umiliazione per il ministro Frattini: secondo l’Ue il caso Battisti è «un affare bilaterale tra Italia e Brasile»

Paolo Persichetti
Liberazione
5 gennaio 2011

Attivisti neofascisti protestano sotto l'ambasciata del Brasile a Roma

Non si da pace il ministro degli Esteri Franco Frattini da quando il presidente brasiliano Lula ha negato, nell’ultimo giorno del suo mandato, l’estradizione di Cesare Battisti. Sembra un nuovo Cimabue, quello che una ne pensa e ne sbaglia due. Prima un nuovo ricorso al tribunale supremo brasiliano, poi quando ha capito che l’ipotesi non reggeva ha tirato fuori dal cilindro l’appello al tribunale dell’Aja, per fare cilecca anche qui. Ormai è interminabile la lista degli scivoloni diplomatici, delle brutte figure, delle tirate d’orecchie e dei sonori ceffoni ricevuti dal governo italiano in questa vicenda. L’ultimo incidente si è verificato ieri quando Michael Mann, uno dei portavoce della commissione Ue, ha dovuto precisare che per il diritto internazionale e comunitario il caso Battisti «è una questione essenzialmente bilaterale, non di competenza Ue». Il chiarimento è venuto dopo che la Farnesina aveva fatto circolare la voce di una iniziativa europea per costringere il Brasile a consegnare l’ex militante dei Pac. «E’ il Brasile che deve decidere», punto. Così ha sgomberato ogni dubbio sulla questione l’esponente della commissione. Affermazioni tacciate di «superficialità» da parte del ministero degli Esteri che tuttavia ha dovuto riconoscere la natura «complessa» dell’iniziativa. Affrettato è stato invece l’incontro concesso nella mattinata all’aeroporto milanese di Linate dal premier Silvio Berlusconi ad Alberto Torreggiani. Pochi minuti, il tempo di una foto da utilizzare per la giornata di protesta organizzata sotto l’ambasciata del Brasile a Roma, e di una dichiarazione per le agenzie, «andremo insieme a Bruxelles per una conferenza stampa». Nel pomeriggio si sono tenuti i sit-in di protesta a piazza Navona, dove per un giorno il tradizionale raduno della Befana è stato scacciato dall’arrivo delle tricoteuses. La questura è stata chiamata ad un difficile gioco d’incastro, un autentico rompicapo geometrico per tenere insieme i diversi contestatori di Lula, tutti uniti dall’odio feroce per la persona di Battisti ma divisi su tutto. Un circo Barnum promosso dal movimento della Santaché che sta cercando di lanciare in politica, per racimolare un po’ di voti, Alberto Torregiani, il figlio dell’orefice ucciso per rappresaglia dai Pac per aver a sua volta ammazzato un rapinatore in una pizzeria. Alberto venne ferito durante l’attentato da un proiettile esploso dalla pistola del padre che tentò di reagire all’agguato e da allora è tetraplegico. Davanti all’ambasciata brasiliana saluti romani, tricolori, manifesti che ricordavano Acca Larentia, un radioso Borghezio, slogan del tipo «chi non salta è brasiliano», cartelli con scritto «Lula riprenditi i trans brasiliani e ridacci Battisti». Improvvisamente nei paraggi si è materializzata la preoccupata presenza del senatore Gasparri. Grida di grande astio anche nei confronti di Carla Bruni mentre un manifestante un po’ alterato diceva a chi non lo avesse ancora capito, «so’ nazista e laziale». I pochi esponenti del Pd e Di Pietro sono stati accolti al grido di «buffoni» dai giovani di estrema destra che animavamo la protesta. Silenzio assoluto invece sulla mancata richiesta di estradizione da parte italiana degli agenti della Cia condannati per il rapimento di Abu Omar. Toni simili anche a Milano, in corso Europa, davanti al consolato brasiliano. Un gruppetto di manifestanti raggiunto dal ministro La Russa gridava, «Ridateci Battisti e riprendetevi i travestiti». Insomma contenuti molto qualificati per una giornata che ha ridato vigore all’orgoglio neofascista. Mancava solo la forca esposta in piazza. Il clima era tale che una scritta inneggiante a «Battisti libero» ed alcuni manifesti di Militant hanno suscitato allarme contro una supposta eversione.

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Governo italiano so obtem-extradicoes Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti

Battisti, condiserazioni di carattere umanitario dietro il rifiuto della estradizione

Il rapporto dell’avvocatura generale: la pena dell’ergastolo, l’impossibilità di rifare il processo e il clima politico ostile rendono rischiosa la sua estradizione

Paolo Persichetti
Liberazione
4 gennaio 2010

Il comportamento tenuto dalle autorità italiane nella complessa vicenda estradizionale di Cesare Battisti assomiglia molto a quel particolare stadio della crescita infantile che gli esperti definiscono “egocentrismo radicale”, lì dove il bambino non percepisce alcuna distanza tra il mondo esterno e il proprio corpo. Fase evolutiva primordiale che approda più avanti ad una forma di egocentrismo più sofisticato, di tipo “intellettuale”, una sorta di dittatura infantile dove il punto di vista delle altre persone non è differenziato dal proprio. Insomma la classica situazione dove i propri desideri vengono presi per realtà inoppugnabile. Siccome il ceto politico pensava che l’estradizione di Battisti fosse dovuta senz’ombra di dubbio, il rigetto finale pronunciato da Ignacio Lula da Silva nell’ultimo giorno del suo mandato presidenziale ha suscitato strepiti indispettiti, urla viziate, lagne tiranniche. Pare proprio che i vari Frattini, La Russa, Gasparri, e ancora più giù i politicanti mozza-orecchie dell’Idv e gli ipocriti piddini senz’anima e cervello, pensino al Brasile come ad una repubblica delle banane col bollino blu o al paese dei viados che bazzicano la Tomba di Nerone. Solo un Paese caduto ormai in una sorta di medioevo postmoderno può guardare con tanta cecità ad una potenza subcontinentale in espansione, come il Brasile appunto, dando prova del classico sprezzo degli idioti come quel cronista del Giornale che ha invocato le Cannoniere. Di fronte alle scomposte reazioni provenienti dalla Penisola, prim’ancora dell’annuncio ufficiale della sua decisione, il presidente Lula ha abbandonato ogni cortesia diplomatica rinunciando ad informare preventivamente i vertici istituzionali italiani. Un segnale molto netto raddoppiato dal sostegno arrivato dal nuovo ministro della Giustizia José Cardoso, che a nome del nuovo governo (e della stessa neopresidente Dilma Roussef) ha difeso la scelta di non estradare Battisti. Col passare delle ore hanno perso consistenza giuridica anche i bellicosi annunci di ricorso lanciati da Frattini. Come ha spiegato Sabino Cassese su Repubblica, impugnare la decisione di Lula di fronte al Stf avrebbe poche possibilità di successo, molto probabilmente l’iniziativa verrebbe considerata irricevibile. Anche l’eventuale ricorso all’Aja non avrebbe maggiori chances. Si tratta, infatti, di una commissione arbitrale che dovrebbe presupporre la disponibilità del Brasile a rendere negoziabile un aspetto della sua sovranità. Cassese avanza l’ipotesi di un compromesso sulla pena di Battisti, come la commutazione dell’ergastolo ad una condanna inferiore. Perché mai il Brasile dovrebbe negoziare ora qualcosa che l’Italia si è sempre rifiutata di fare durante l’intera procedura d’estradizione? La formula giuridica prescelta da Lula per il rifiuto, ovvero il rischio di un aggravamento della posizione personale di Battisti che la consegna all’Italia potrebbe provocare, richiamato alla lettera f, del primo comma dell’articolo 3 del trattato bilaterale, fa riferimento proprio a questo atteggiamento di chiusura totale pervenuto dall’Italia. Una volta che il Stf ha annullato la concessione dell’asilo politico, Lula per poter esprimere la propria decisione finale, prevista dalla costituzione, doveva attenersi strettamente ai requisiti indicati dal trattato bilaterale. Stabilito ciò, nel parere presentato dall’avvocatura dello Stato si esaminano attentamente tutti i fondamenti giuridici che attribuiscono al presidente della repubblica brasiliana il potere di rifiutare l’estradizione anche in difformità con il parere fornito dal Stf, e in particolare per «considerazioni di carattere umanitario». Eventualità prevista in numerosi trattati bilaterali stipulati con paesi europei. Il testo richiama come filosofia giuridica guida per la scelta finale il diritto penale minimo, definito «pensiero criminologico umanitario», esposto da Luigi Ferrajoli nel suo testo canonico, Diritto e ragione. Teoria delle garanzie penali. Il parere prosegue elencando le diverse situazioni di criticità del dossier Battisti: la presenza di una condanna all’ergastolo (pena capitale abolita in Brasile) aggravata da una pena accessoria pari a tre anni di isolamento diurno; pena che anche nel caso assai improbabile venisse scontata solo in parte terrebbe Battisti, che ha 56 anni, in carcere praticamente fino alla morte, nonostante siano trascorsi oltre 30 anni dai fatti imputati, venendo meno al principio di risocializzazione; l’impossibilità di ottenere un nuovo processo nonostante la condanna in contumacia; infine il clima acceso che circonda la vicenda documentato con una ricca rassegna di bellicose e ingiuriose dichiarazioni di esponenti politici e istituzionali italiani. «Uno stato d’animo che giustifica preoccupazioni a causa del peggioramento che ne deriverebbe sulla sua situazione personale», quando – suggerisce sempre l’avvocatura – «servirebbe serenità». Non mancano precise critiche alla deriva vittimaria presente in Italia dove il diritto penale è inteso come diritto delle vittime anche se «il diritto processuale contemporaneo respinge questo concetto».

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Ora l’Italia s’inventa l’ergastolo virtuale pur di riavere Battisti
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Brasile, rinviata la decisione sull’estradizione di Battisti
Brasile: niente asilo politico per Cesare Battisti
Il Brasile respinge la richiesta d’estradizione di Battisti, l’anomalia è tutta italiana
Scontro tra Italia e Brasile per l’asilo politico concesso a Battisti

Tarso Gendro: “L’Italia è chiusa ancora negli anni di piombo”
Crisi diplomatica tra Italia e Brasile per il caso Battisti richiamato l’ambasciatore Valensise
Stralci della decisione del ministro brasiliano della giustizia Tarso Genro
Testo integrale della lettera di Lula a Napolitano
Caso Battisti: una guerra di pollaio
Dove vuole arrivare la coppia Battisti-Vargas?
Risposta a Fred Vargas
Corriere della Sera: la coppia Battisti Vargas e la guerra di pollaio

Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu
La fine dell’asilo politico
Vendetta giudiziaria o soluzione politica?
Il caso italiano: lo stato di eccezione giudiziario