La remise extraordinaire de Paolo Persichetti: un kidnapping sarkozien

La remise extraordinaire de Paolo Persichetti

Daniel BENSAÏD  et Gilles PERRAULT

Libération vendredi 19 mai 2006

La publication de Ma Cavale de Cesare Battisti, préfacé par Bernard-Henri Lévy, relance la controverse sur le sort des réfugiés italiens en France. Certains chroniqueurs se piquent à cette occasion de refaire le procès et de jouer les procureurs. Solidaires de Battisti dans son échappée, tel n’est pas notre propos. La décision d’extrader Battisti, condamné en Italie in absentia, rompt la parole donnée au nom de l’Etat français par un président et un Premier ministre en exercice. Le 20 avril 1985, François Mitterrand avait écrit à la Ligue des droits de l’homme : «J’ai dit au gouvernement italien que ces Italiens étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition.» Le 4 mars 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, confirmait cette « doctrine Mitterrand» : «Mon gouvernement n’a pas l’intention de modifier l’attitude qui a été celle de la France jusqu’à présent. C’est pourquoi il n’a fait et ne fera pas droit à aucune demande d’extradition d’un des ressortissants italiens qui sont venus chez nous à la suite d’actes de nature violente d’inspiration politique réprimés dans leur pays». Confiants dans cette parole donnée au nom de la France, plusieurs dizaines de réfugiés ont reconstruit leur vie au grand jour. C’est cette confiance qui est aujourd’hui bafouée, fragilisant plusieurs dizaines de personnes contre lesquelles, depuis leur arrivée dans ce pays, aucun grief n’a été établi.

On a pu lire dans la presse, à l’occasion de la parution du livre de Battisti, que l’engagement pris par François Mitterrand avait été respecté jusqu’à l’arrestation de l’écrivain en 2004. C’est avoir la mémoire bien courte. Il existe en effet un scandaleux précédent. Le 22 août 2002, à la faveur de la distraction estivale, Paolo Persichetti fut lâchement enlevé et livré dans la nuit même aux autorités italiennes sous le tunnel du Mont-Blanc, «métaphore, écrit l’extradé avec un humour grinçant, d’un accord souterrain, signé sans aucune transparence dans les chambres obscures du pouvoir et accompli dans le centre de la terre après une course folle au bout de la nuit». Ce kidnapping sarkozien n’a hélas pas bénéficié du même émoi dans le milieu littéraire que l’envol de Battisti. Or, si Cesare Battisti est en cavale, Paolo Persichetti, condamné sans appel sur le seul témoignage d’un repenti à vingt-deux ans de détention, est enfermé depuis quatre ans déjà à la prison de Viterbo. Son livre Exil et châtiment : coulisses d’une extradition, (Textuel 2005), est un démontage méticuleux de la théorie italienne du complot, du mécanisme de collaboration policière, des incohérences de l’instruction. A quelques exceptions près, les médias français ont gardé sur cet impitoyable réquisitoire un assourdissant silence.

Le cas Persichetti est pourtant exemplaire de ce qui est aujourd’hui en jeu. Arrêté en 1987 pour «organisation de bande armée» dans le cadre de l’enquête sur les Brigades rouges, il fit l’objet d’une seconde inculpation pour participation à l’attentat mortel du 20 mars 1987 contre le général Licio Gorigieri. Lavé de cette accusation en décembre 1989 par la cour d’assises, il fut condamné à cinq ans pour organisation de bande armée et remis aussitôt en liberté pour avoir accompli plus d’un an de préventive. En 1991, il fut condamné en appel à vingt-deux ans sur le seul témoignage d’un repenti. La sentence n’étant pas immédiatement applicable en vertu d’un recours en cassation, il s’est alors exilé en France. En novembre 1993, il fut arrêté dans les locaux de la préfecture de police où il s’était présenté volontairement pour renouveler son permis de séjour. En 1994, Edouard Balladur signait son décret d’extradition. Le président Mitterrand étant intervenu en faveur de sa remise en liberté, il fut libéré en janvier 1995. Il vivait depuis en pleine légalité, avait terminé ses études de sciences politiques, et enseignait à Paris-VIII.

Son extradition, sept ans plus tard, sur ordre du tandem Sarkozy-Perben, constituait une violation flagrante de l’article 14 de la Convention européenne d’extradition du 13 septembre 1957. Il est en effet avéré qu’elle répondait à la demande des autorités judiciaires italiennes, en quête de coupable pour l’assassinat, au printemps 2002, d’un conseiller du gouvernement Berlusconi, Marco Biagi. A peine incarcéré à Ascoli, Persichetti fit en effet l’objet d’une nouvelle instruction de la part des juges de Bologne. Or, la Convention européenne stipule que «l’individu qui aura été livré ne sera ni poursuivi ni jugé pour un fait autre que celui ayant motivé l’extradition». Au terme de deux ans d’enquête sinistrement grotesque, le juge des enquêtes préliminaires dut prononcer, le 5 novembre 2004, un non-lieu définitif en faveur de Persichetti, car «le bien-fondé de l’hypothèse d’accusation doit être considéré exclu», étant donné que les recherches n’ont fait émerger «aucun élément impliquant la personne soumise à enquête».

Il n’en demeure pas moins que Persichetti est toujours en prison et que toutes ses demandes d’assouplissement des conditions de détention ont à ce jour été rejetées. Comme l’écrivait Erri De Luca dans sa préface à Exil et châtiment, «la cellule refermée sur Paolo Persichetti est soudée à la flamme froide de la rancune». Si l’on doit se réjouir de l’émoi suscité par le cas Battisti, il ne faudrait pas qu’une infamie puisse en effacer une autre. Puisse la mobilisation autour de Cesare Battisti tirer des oubliettes le cas Persichetti, otage de deux déraisons d’Etat ! Puisse aussi, l’arrivée d’une coalition de centre gauche en Italie ouvrir enfin le débat sur l’amnistie!

N’est-il pas grand temps de tourner la page de ce passé qui ne passe pas, comme en témoigne encore l’acharnement judiciaire contre Adriano Sofri? Pourquoi l’amnistie semble-t-elle inconcevable en Italie ? Pourquoi la droite et la gauche italiennes, à de rares exceptions près, semblent-elles partager la même crispation tétanisée à ce sujet ? Et pourquoi entretenir la légende d’une fausse symétrie entre « deux démons », alors que la balance est aussi inégale entre un terrorisme d’Etat où se croisent les réseaux d’extrême droite, la loge P2, la mafia, des experts en guerre froide de l’Otan, et une poignée de militants qui se sont clairement expliqués sans se renier sur leur passé (voir la Révolution et l’Etat, d’Oreste Scalzone et Paolo Persichetti, Dagorno, 2000). En Argentine même, à l’occasion du trentième anniversaire de l’instauration de la dictature militaire, le président Kirchner vient de renoncer officiellement, au soulagement d’une partie des Mères de la place de Mai, à ce mythe d’une responsabilité équivalente de l’Etat et de ses victimes. Romano Prodi et sa majorité seront-ils capables d’un geste analogue ?
Mais comme l’écrit encore Erri De Luca : «Je suis dans un pays qui ne considère jamais la condamnation comme purgée. L’ennemi que nous avons été est encore inavouable pour notre pays» qui a « la rancune intacte » et conserve le temps passé «dans une icône de haine». L’extradition de Battisti après la livraison de Persichetti ne serait qu’un sacrifice supplémentaire consenti à cette icône, «au nom du peuple français» !

Lotta armata e teorie del complotto

Libri – Alberto Franceschini, a cura di Giovanni Fasanella, Che cosa sono le Br, Bur 2004 (Brigades rouges. L’histoire secrète des BR racontée par leur fondateur, Éditions du Panama 2005)

Libri – Guillaume Perrault, Génération Battisti, Plon, Paris 2005

Paolo Persichetti
23 gennaio 2006

Due libri pubblicati negli ultimi tempi in Francia hanno rilanciato in termini estremamente polemici la tesi secondo cui copj13asple insorgenze armate apparse nell’Italia degli anni 70 avrebbero trovato una complicità culturale, se non aperto sostegno, nelle autorità di Parigi. È significativo dei tempi che corrono questo capovolgimento di prospettiva storica. Quella somma di fattori che presero forma nel dopoguerra, congelando per lungo tempo il sistema politico italiano, fino a renderlo privo d’alternanza per 49 anni, una fissità di sistema che secondo la storiografia più avvertita non poteva che facilitare l’apparizione di spinte rivoluzionarie in presenza di una potente tradizione sovversiva, contesto riassunto nella formula dell’«anomalia italiana», si capovolge nel suo contrario: l’«eccezione francese». Il problema non verrebbe più dalle carenze storiche di un paese che resta tuttora incapace di chiudere con un’amnistia stagioni da lungo tempo concluse, ma dalla sua vicina d’Oltralpe. Nell’intervista che Giovanni Fasanella ha fatto a Alberto Franceschini, la Francia viene dipinta come un «santuario del terrorismo», una centrale che avrebbe sistematicamente promosso la destabilizzazione della democrazia italiana. Siamo nel pieno di una narrazione storica che ripropone alcuni vieti cliché della retorica del complotto e della visione poliziesca della storia. L’obiettivo preso di mira è la cosiddetta «dottrina Mitterrand». Nel corso della sua grottesca testimonianza, un Franceschini ossessionato dalla cultura del sospetto racconta di come il padre, militante comunista ancora impregnato della mentalità staliniana, avuto sentore delle intenzioni bellicose del figlio, l’avesse messo sull’avviso: «ricordati che fuori dal partito c’è soltanto la Cia». Ancora prima della caduta del muro di Berlino, Parigi sarebbe stata dunque un vero incrocio d’intrighi internazionali, sostituendosi a Washington e Mosca nel ruolo di piattaforma destabilizzante dell’Italia. Così si arriva a sostenere che un asse socialdemocratico, guidato da Mitterrand, avrebbe tentato di giocare la terza forza tra le due maggiori potenze, destabilizzando volutamente la penisola grazie alla protezione offerta ai militanti della lotta armata. Quando la storia si trasforma in noir, il racconto può avvalersi di facili licenze narrative e trascurare il rigore cronologico degli eventi, fino a dimenticare che negli anni 70 la Francia era sotto la presidenza di Giscard D’Estaing.
Durante la guerra d’Algeria, l’Italia aveva sempre rifiutato di estradare i militanti dell’Oas e dell’Fln. Jean-Jacques Susini, coinvolto nell’attentato del Petit Clamart contro De Gaulle, rimase per molti anni sotto la protezione della polizia italiana. Non per questo il nostro paese venne accusato di essere una base antifrancese. Negli anni 80, Mitterrand ripagò l’Italia con la stessa moneta. Di fronte al flusso di rifugiati politici che traversavano le Alpi, fece del suolo francese una sorta di camera di decompressione del conflitto che dilagava in Italia, rifiutando le estradizioni nell’attesa di un’amnistia. «Al di la della risposta giudiziaria – ha spiegato una volta Louis Joinet, vero architetto di questa politica d’asilo (Libération del 23 settembre 2002) – si trattava di facilitare il cammino di chi tentava di uscire dalla lotta armata per andare verso una soluzione politica. L’importante era di non marginalizzare quelli che avevano una riflessione politica».
Per il giudice Rosario Priore, autore della postfazione, le cose non stanno affatto così. Deciso a seguire le tracce de l’abbé Augustin Barruel, afferma: «Con ogni probabilità il cervello parigino è esistito, agendo in perfetta intesa con le autorità di quel paese, come hanno provato le inchieste romane». L’istituto di lingue Hyperion avrebbe rimpiazzato la loggia degli Illuminati di Baviera. Ragione che lo spinse a sospettare dell’abbé Pierre, una delle personalità francesi più note, mentre il suo collega Ferdinando Imposimato voleva spiccare un mandato di cattura contro lo stesso Joinet, consigliere giuridico di Mitterrand. 9782755700206
Nel pamphlet scritto per denunciare la campagna di sostegno condotta dalla sinistra e da una parte degli intellettuali francesi contro l’estradizione di Cesare Battisti, chiesta dall’Italia nel febbraio 2004, Guillaume Perrault, convinto che «mai democrazia sia stata così liberale nell’affrontare il terrorismo», si dilunga nel descrivere un’Italia paradisiaca, vero giardino di giustizia e di diritto, rappresentazione che non coincide affatto con l’opinione della destra italiana a cui il suo quotidiano fa riferimento. Preso dall’entusiasmo del neofita, per giustificare il fondamento delle estradizioni richieste contro i fuoriusciti, spiega le meraviglie del rito semi-accusatorio, introdotto nel processo penale italiano con la riforma del 1989 e più volte ritoccato. Dimentica però di precisare che tutti i maxi processi per «terrorismo» sono stati condotti col vecchio rito istruttorio e che l’Italia è il paese più sanzionato dalla corte di giustizia di Strasburgo. Crede – per averlo letto da magistrati come Bruti Liberati – che si possa parlare di giustizia d’emergenza solo in presenza di corti speciali, che l’Italia non ha introdotto, e non sa che l’emergenza può darsi anche attraverso la produzione di una legislazione speciale, che mai abolita trasforma l’eccezione in regola. Come è accaduto fin dalla fine degli anni 70 e come la Corte costituzionale ha riconosciuto, giustificando l’adozione da parte del governo e del parlamento di una legislazione d’eccezione mai emendata. Ripercorre, quindi, la selva di prese di posizione sulla vicenda che gli intellettuali della rive gauche, e molti esponenti della letteratura noir, hanno preso – in realtà – a danno di Battisti stesso e degli altri rifugiati, un po’ come la medicina che uccide il malato. Perrault ha facile gioco nel ridicolizzare l’improvvisata ricostruzione storica degli anni 70 proposta da questi intellettuali. Emergono toni che trasudano risentimento, stucchevoli accenti da letteratura termidoriana, commenti codini e farisei, grottesche uscite scandalizzate che ricordano i gridolini d’orrore di madame la marquise, e argomenti che ricordano le accuse del Merlo, una gazzetta che l’Ovra (la polizia segreta fascista) pubblicava a Parigi per calunniare e denigrare i rifugiati antifascisti. Tratti di un generone cialtronesco che straparla senza pensare. Non sfugge al giornalista una recensione, apparsa su Libération dell’8 ottobre 1998 che, recensendo un libro di Battisti, presenta l’insurrezione sociale degli anni 70 come: «l’epopea di una generazione d’Italiani in secessione armata contro una società che non riconoscono più come la loro, raccontata sullo sfondo di un susseguirsi di rapine, alcool e donne[…] Il protagonista va alla guerra come all’amore, quasi fosse un solitario Don Giovanni».
Per spiegare la folgorazione della sinistra francese più snob verso questa caricatura culturale e politica degli anni 70, l’ex ambasciatore Martinet (autore della prefazione) evoca il «complesso del Marrano». Alla stregua di quegli ebrei spagnoli che per sfuggire alle persecuzioni si convertirono al cattolicesimo, rimanendo tuttavia intimamente fedeli alla vecchia religione, la sinistra francese orfana della rivoluzione cercherebbe ancora dei simboli capaci di rinfocolare i vecchi ideali di gioventù. Per Martinet si tratta ovviamente di un abbaglio sconcertante, che testimonierebbe della persistenza di un arcaismo politico novecentesco dentro la sinistra francese, causa di un clamoroso malinteso che l’avrebbe condotta a prendere lucciole per lanterne e chiamare «rivoluzionari» dei semplici «criminali». La controprova sarebbe venuta dalla reazione indignata della sinistra italiana, ai suoi occhi ben più moderna, riformista e liberale. L’ex ambasciatore di Palazzo Farnese guarda senza dubbio con favore al modello social-liberale blairiano, è singolare dunque che non si accorga di come il primo ministro inglese non abbia esitato a sporcarsi le mani con il conflitto irlandese, negoziando con l’Ira, liberando tutti i prigionieri politici, anche quelli con reati di sangue (e l’Ira, come gli altri gruppi irridentisti cattolici o protestanti, metteva le bombe), e stabilito le tappe di un processo politico che ha condotto alla fine del conflitto. In Italia, invece, il tanto decantato Blair viene guardato dai liberali e social-liberali di sinistra come di destra soltanto per le sue politiche di liberalizzazione e privatizzazione economica e sociale. resizephp2
Martinet compie anche altre omissioni, dimentica così di spiegare come dietro i rimproveri stizziti piovuti dai cugini d’Oltralpe, ci fosse una sindrome altrettanto curiosa: quella dell’«album di famiglia». Per fare fronte alla perenne carenza di legittimazione istituzionale, la sinistra italiana è posta di fronte alla continua necessità di far dimenticare il proprio passato. Le polemiche seguite all’apparizione del volume di Mirella Serri, I Redenti, hanno ricordato come una buona parte dell’intellighenzia ex comunista abbia vissuto diverse vite, passando il proprio tempo a cancellare le precedenti: dal fascismo della gioventù, al comunismo della maturità, al post o all’anticomunismo della senescenza. In un simile contesto culturale, appare chiaro allora perché i prigionieri e i rifugiati degli anni 70 debbano continuare ad essere relegati nel ruolo di capri espiatori, inchiodati ad una funzione cristica: pagare per tutti «la tragedia del Novecento», rispettando alla lettera il rito della esportazione della colpa.
Racconta ancora Perrault che nel pieno delle feroci polemiche che la stampa italiana aveva lanciato contro la sinistra francese, il sindaco di Roma Walter Veltroni si sarebbe precipitato a telefonare al suo omologo parigino, Bertrand Delanoë, per dissuaderlo dall’appoggiare Battisti. Un’ammirevole sensibilità etica che gli era mancata quando, direttore dell’Unità, fece campagna per la liberazione di alcuni neofascisti rei confessi di una decina di omicidi (e formalmente condannati anche per la strage di Bologna – che Perrault mette sul conto dei gruppi armati di sinistra). La clemenza, sembra dire Veltroni col suo gesto, vale per gli avversari della sponda avversa, non per quelli alla propria sinistra. Ma il doppio linguaggio venuto dall’Italia nei mesi di astiose polemiche sul caso Battisti non termina certo qui. Tra i giustizialisti della sinistra favorevoli alle estradizioni, viene citato anche Antonio Tabucchi, sublime personaggio che eccelle nell’arte di selezionare i pentiti: cattivi quelli che accusano i propri amici (Sofri); buoni quelli che chiamano in causa i nemici (Andreotti o Battisti). Dalle fila della magistratura non sono venuti discorsi migliori: mentre il segretario dell’Anm denunciava «i progetti di fascistizzazione dell’ordinamento giudiziario», fuori d’Italia ci si indignava con gli esponenti della rive gauche che ripetevano ingenuamente quanto letto sulla stampa della sinistra italiana. La destra non era da meno, in casa accusava la magistratura di totalitarismo, ma all’estero pretendeva che le sue sentenze fossero venerate, salvo evidentemente quando queste riguardavano Berlusconi.
Sembra finita qui, e invece ecco emergere un retroscena ancora più inquietante: il 13 giugno 2003, il magistrato della procura antiterrorismo di Parigi, Gilbert Thiel, aveva organizzato insieme alla Direzione nazionale antiterrorismo una retata che sarebbe dovuta scattare il successivo lunedì 23. L’obiettivo era quello di arrestare tre fuoriusciti, tra cui Battisti, insieme ad altri due italiani non latitanti, Maj e Czeppel, i soli che di fatto poi vennero catturati. Un’operazione concordata con i vertici del Viminale e la collaborazione della procura bolognese. L’intera operazione era finalizzata a propagandare un legame diretto con l’arresto, avvenuto nel marzo precedente, di una militante del gruppo autore degli attentati D’Antona e Biagi e validare così la leggenda della «centrale francese», proprio mentre questa era clamorosamente smentita dalle indagini. L’intervento di Chirac che, dopo l’estradizione lampo organizzata dal suo rivale Sarkozy, nell’agosto 2002, aveva accentrato i fascicoli sui rifugiati italiani sotto il controllo dei suoi uffici, fece saltare tutto. Il presidente della repubblica francese, infatti, temeva che la retata venisse interpretata come un regalo a Berlusconi che il primo luglio avrebbe assunto, tra i clamori mediatici della grande operazione antiterrorismo, la presidenza della Ue.

Link
Italie, le thème du complot dans l’historiographie contemporaine – Paolo Persichetti
Ci chiameremo la Brigata rossa
Spazzatura, Sol dell’avvenir il film sulle Brigate rosse e i complotti di Giovanni Fasanella
I marziani a Reggio Emilia
Caso Moro, l’ossessione cospirativa e il pregiudizio storiografico
Il caso Moro
Storia della dottrina Mitterrand

L’ex brigatista tra esilio e castigo

Recensione – Esilio e castigo, Paolo Persichetti, La Città del Sole, 2005 pagine

Vincenzo Tessandori
La Stampa
31 dicembre 2005

Solo lo stupido non cambia idea. Lo sostengono in molti, e nel loro personalissimo vocabolario manca il termine «coerenza». Alcuni di noi cercano di non tradirla la coerenza, ed è proprio quella personale e quella politica la cosa a cui sembra più tenere Paolo Persichetti, un protagonista del nostro tempo. Uno che non rinnega il passato, e per questo l’aggettivo che gli viene imposto è irriducibile. Ma irriducibile su che cosa? Su quell’utopia tragica chiamata rivoluzione? Sull’idea forse folle, detta libertà? Le carte giudiziarie ci dicono che militava nelle Brigate rosse, colonna romana; che in qualche modo ha avuto mano nell’assassinio del generale Licio Giorgieri, 20 marzo di un quarto di secolo fa; che viveva a Parigi, in quella colonia di fuoriusciti sospettata dal ministro degli interni italiano di formare, in parte, la «centrale francese», lo zoccolo duro del terrore. Queste carte, e più ancora Esilio e castigo, scritto con collera lucida e amara dall’ex brigatista, ci raccontano anche come un ingranaggio giudiziario possa finire per soffocarti.
È un racconto dal ritmo incalzante e di disincantata ironia ma privo del compiacimento, così irritante, per un passato che pare impossibile declinare al tempo remoto. Al protagonista, un quarantenne intellettuale, sembra non si voglia perdonare di aver avuto vent’anni con il loro corollario di idee, sogni, utopie e pure incubi. La militanza nella sinistra più radicale, l’accusa di terrorismo, l’arresto, il processo, il passaggio in Francia, l’università, l’insegnamento. L’illusione che tutto sia finito dura poco, la condanna è come una spada di Damocle anche per questo signor nessuno, cattivo maestro senza discepoli, «personaggio sconosciuto fino a quel momento, uno dei tanti delle generazioni insorte e inventato mediaticamente in quel frangente».
Il ricercato Persichetti Paolo, che tiene lezioni all’università Parigi 8, che non si nasconde, che conduce un’esistenza visibile e, a detta di tutti, non ne conduce una invisibile, dopo anni di indifferenza viene ammanettato e spedito in Italia. La Francia non era mai stata propensa a concedere estradizioni, con Persichetti decide altrimenti. E l’estradizione sembra trasformarlo in un uomo per ogni stagione e per ogni accusa. Anche quella di aver organizzato l’omicidio di Marco Biagi, 19 marzo 2002. Riconosciuto dallo zainetto. Seguono giorni, settimane di terrore vero, intimo. Finquando l’accusa viene riposta in un cassetto. Ma lui rimane un «nemico», trattato come un nemico, fra i più pericolosi, ci ricorda. Perché? Perché, in fondo, solo lo stupido non cambia idea.

24 agosto 2002: storia di una “consegna straordinaria”

Retroscena di una estradizione

Paolo Persichetti
Liberazione
venerdì 15 aprile 2005

Era una calda sera d’estate quella del 24 agosto 2002 e l’Italia aveva urgente bisogno di recuperare uno di quei giovani maledetti degli anni ribelli per offrirlo in pasto all’opinione pubblica. Una grossolana impostura, escogitata con l’intento di fornire l’immagine truccata di un brillante successo operativo dopo l’attentato mortale contro Marco Biagi, ucciso pochi mesi prima da un piccolo gruppo che aveva riesumato dal museo della storia una delle ultime sigle della lotta armata. Un paese distratto e annoiato, persino futile, conquistato dall’avidità dell’oblio, impaurito dalla possibilità di sapere, era stato scosso dal frastuono di quegli spari improvvisi. Irritato dal brusco risveglio, aveva rovistato furiosamente in un passato ormai sconosciuto. Cercava in spazi e tempi lontani i responsabili di quei colpi senza radici. Attribuiva al passato quella che era una surreale imitazione figlia del presente. Cercava nelle figure di ieri dei colpevoli per l’oggi. estradizioneFu così che all’alba del giorno seguente venni scambiato nel tunnel del Monte Bianco. Metafora di un accordo sotterraneo, siglato al di fuori di ogni trasparenza, concluso nel ventre della terra, lontano dalla luce del sole, distante dal chiarore del giorno, dopo una folle corsa nella notte. Quella furtiva consegna celava una flagrante violazione della legalità internazionale: una persona non può essere estradata per dei fatti posteriori a quelli indicati nel decreto, in assenza di una nuova richiesta e previa verifica del suo fondamento. Pur di avallare il teorema della centrale francese le autorità hanno agito aggirando tutti gli obblighi previsti dalla convenzione europea sulle estradizioni.
I passati rivoluzionari faticano a diventare storia, adagiati nel limbo della rimozione, periodicamente vedono schiudersi le porte dell’inferno che risucchia brandelli di vita, trascina esistenze sospese. Lasciti, residui d’epoche finite che rimangono ostaggio dell’uso politico della memoria. Non un passato che torna ma un futuro che manca. La concomitanza con l’anniversario dell’11 settembre ricordava quanto la musica nel mondo fosse cambiata. Era tempo ormai per un forte richiamo all’ordine, alla riaffermazione dell’autorità, al rispetto assoluto della legge, al ripristino della certezza della pena. In un fondo di Barbara Spinelli, intitolato «Gli assassini tornano di moda», venivo seriamente redarguito perché i prigionieri e i rifugiati non avevano mai fatto atto di pubblico pentimento. Poche settimane più tardi, nel silenzio cimiteriale di una cella d’isolamento, una lettera anonima riprendeva l’argomento consigliandomi di collaborare con la giustizia, se volevo uscire da quella sentina della terra. Una richiesta surreale che undici anni dopo cercava ancora le prove del verdetto emesso in corte d’appello.
Alla fine di una lunga trafila burocratica, anche il magistrato di sorveglianza non ha autorizzato i permessi d’uscita perché: «non risulta che abbia pubblicamente assunto posizioni di dissociazione della lotta armata, tanto più necessaria alla luce della grave recrudescenza del fenomeno terroristico dichiaratamente ispirato all’ideologia delle Brigate rosse». Una richiesta irricevibile poiché costituirebbe una resa di fronte a trattamenti differenziali e premiali che hanno incrinato il principio di eguaglianza di fronte alla legge e trasformato l’inchiesta, il processo e il carcere, da sedi di verifica e ricerca della prova o svolgimento della pena, in mercati delle indulgenze, fiere dello scambio politico, luoghi dove si riceve un po’ di futuro in cambio del proprio passato. Diceva a tale proposito Jeremy Bentham che «la sfera della ricompensa è l’ultimo asilo dove si trincera il potere arbitrario».
Le diverse formazioni in cui erano divise le Brigate rosse degli anni 80 si sono estinte alla fine di quel decennio. Una netta discontinuità politica fu sancita dai militanti dell’epoca. Lo striminzito gruppo apparso solo più tardi, negli anni 90, sotto la sigla Ncc, è sorto con un evidente intento polemico nei confronti dei fuoriusciti e dei prigionieri che durante gli ultimi grandi processi dell’87-89 avevano decretato la chiusura del ciclo politico della lotta armata. Ogni confusione con le epoche precedenti è dunque ingiustificata e strumentale. Non ci sono ambiguità intrattenute. Chi sostiene il contrario nel ceto politico, nel governo o tra gli apparati investigativi e giudiziari, offre solo la prova di una sorprendente osmosi culturale, una micidiale simmetria d’atteggiamento con gli autori degli attentati D’Antona e Biagi. I quali hanno tutto l’interesse a rimuovere i percorsi politici condotti dagli ex militanti della lotta armata nel decennio 90.
La dissociazione è l’esatto contrario di una disposizione dell’animo, un afflato della coscienza, un soprassalto dello spirito che sosterrebbe nobili percorsi di distacco interiore, assolutamente liberi e disinteressati, ma un tipico modello di autocritica degli altri, che ricava vantaggi giudiziari e penitenziari dall’esportazione delle proprie responsabilità. Paradossalmente il protrarsi della lotta armata, da cui essa pretende un cinico distacco, è il presupposto della sua forza contrattuale. Qualcosa d’assolutamente opposto al divenire politico del fenomeno stesso, al suo approdare altrove, al suo oltrepassarsi attraverso un tragitto assolutamente autonomo, sottratto a qualsiasi forma di connivenza o compiacenza col potere, come è avvenuto alla fine degli anni 80.
La riesumazione di questo vecchio arnese dell’emergenza riporta strumentalmente in dietro di decenni i percorsi politici realizzati. Una caricatura archeologica che si spiega con la maligna intenzione di costruire un nesso morale, in assenza di quello materiale, tra i militanti degli anni 70-80 e gli episodi del 1999 e del 2002. La responsabilità viene così ad assumere una singolare dimensione transitiva, utile per ricacciare indietro il timore di dover riconoscere che quei nuovi colpi d’arma da fuoco siano anche responsabilità di chi ha cullato il paese nella rimozione, di chi quell’oblio ha teorizzato e incensato, di chi in questo modo ha evitato imbarazzanti domande. Il rifiuto ostinato dell’amnistia, mantenendo gli insorti simbolicamente emarginati nei recinti carcerari o nei limbi disciplinari d’esistenze semipenitenziarie, ha congelato il tempo, cristallizzato le epoche, e tentato d’impedire a quel sapere incarcerato, a quelle esperienze sotto chiave o esiliate, di far valere le ragioni dell’irriproducibilità dei modelli di lotta armata trascorsi. Non anatemi morali ma autonome valutazioni politiche udibili dalle componenti sociali antisistema. Tutto questo è mancato. L’Italia è rimasta fedelmente ancorata alle politiche dell’urgenza, allo stato d’eccezione, ai modelli dell’abiura che hanno facilitato il reistallarsi della coazione a ripetere. L’esilio e il carcere hanno alterato la coscienza del tempo, rafforzando nella società la tentazione di considerare immutabile il rimosso.
Negli anni passati, prigionieri e fuoriusciti, se non altro per quella saggezza che fuoriesce dal disagio di chi deve confrontarsi con circostanze sfavorevoli, hanno dovuto misurarsi con la sconfitta esplorandone gli aspetti più reconditi, vivendola sui propri tragitti esistenziali, tra esili senza asilo e castighi. All’anatema hanno opposto la riflessione. Avrebbero potuto barricarsi nelle torri in cemento blindato delle carceri, trovare conforto nell’isolamento penitenziario che gli era destinato, arroccarsi nel dolore per le vittime della propria parte, sentirsi l’emblema sacrificale di un martirio metastorico, vivere di una mortifera nostalgia che come scrive Milan Kundera, «non intensifica l’attività della memoria, non risveglia ricordi, basta a se stessa, alla propria emozione, assorbita com’è dalla sofferenza». Invece hanno rifiutato tutto questo. Non si sono sottratti alla realtà mutata che rendeva obsolete le loro scelte passate. Hanno cercato, nonostante i muri e le sbarre, di andare oltre. Sono evasi dalla loro pena, sono fuggiti ai carcerieri rimasti a sorvegliare solo i fantasmi di una società attardata, ancora madida di rancore contro le immagini vuote d’icone da odiare.
I «vincitori», o quel che ne è rimasto, cosa hanno fatto? Adagiati sopra e poi travolti dagli stessi dispositivi concepiti per sconfiggere gli insorti non hanno saputo condurre a termine la benché minima elaborazione collettiva del lutto. Si rimproverano dei singoli per aver eluso un discutibile senso di colpa, mentre la società italiana è stata interamente conquistata dalla rimozione. Ciò che per i prigionieri e i rifugiati, ma anche per settori della società civile, è oramai storia, materia d’indagine e inchieste serrate da discutere con le tecniche fredde delle scienze sociali, per la quasi totalità del ceto politico e della magistratura resta una ferita aperta, strumentalmente intrattenuta come una piaga viva che non può e non deve cicatrizzarsi. Allo scandaglio del lavoro storico si contrappone la venerazione di una memoria trasfigurata nel culto di un dolore non riassorbibile. Al lavoro d’incorporazione del passato, doloroso e conflittuale, si sostituisce un atteggiamento di rifiuto che fa di esso una trincea su cui attestarsi. L’elaborazione del lutto diventa in questo modo, secondo una consolidata tradizione inquisitoriale, uno strumento di bonifica delle coscienze che aggiunge alla sanzione sui corpi anche la correzione delle menti. Si afferma in questo modo una narrazione penitenziale della storia contrassegnata da totem e tabù, miti fondatori e comportamenti demonizzati. La complessità sociale degli eventi si riduce ad una rozza contrapposizione tra bene e male, il decennio dei movimenti e dei conflitti diventa storia di delitti. I fatti perdono ogni loro dimensione sociale per acquistare unicamente rilevanza penale mentre la militanza si confonde con la devianza. Come in un perfetto esorcismo, gli anni 70 diventano il capro espiatorio del Novecento italiano, il capitolo che manca al livre noir du communisme.
A conti fatti, riflettere su questo passato che non passa, cercando di non farlo restare un’àncora, un peso, una zavorra, ma di scioglierlo nel presente, si è dimostrato una inutile fatica di Sisifo. Uno sforzo vano e inviso, causa di pregiudizio e di sospetto perché non recuperabile e integrabile attraverso logiche premiali e dissociative, ma quel che è peggio, oggetto di un vero e proprio misconoscimento, fatto nullo e non avvenuto, circostanza azzerata, pagina sbiancata.

Esilio e castigo, retroscena di una estradizione /1

Estratti dal libro Esilio e castigo, Paolo Persichetti, La città del sole edizioni 2005

Retroscena dell’inchiesta e delle manipolazioni attorno alle indagini condotte dal “gruppo di lavoro sull’omicidio di Marco Biagi” e dalla procura di Bologna

Capitolo VII – “Blu come un camoscio” /Prima parte

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Perché non fu il pm Paolo Giovagnoli stesso a emettere subito il decreto di sequestro, invece di chiedere a un’altra autorità giudiziaria di farlo al suo posto, nell’ambito di un’inchiesta che ben poca utilità potrà ricavare da quel reperto? In quel settembre 2002, l’illecita esigenza di mantenere occulta l’indagine contro Persichetti e preservare la segretezza sembra essere preminente e assoluta. Circostanza che induce la procura bolognese a commettere un grossolano errore, probabilmente indotta dal delirio d’onnipotenza, dal senso d’impunità ricavato dal sostegno politico unanime che l’estradizione, strappata alla Francia con un bluff, aveva ottenuto. Bologna si sente un crocevia delle inchieste sul “nuovo terrorismo”. La città “sazia e disperata” esce dall’alveo della provincia opulenta e sonnacchiosa per salire alla ribalta delle indagini sull’eversione. Sente di avere in mano la pista giusta che la farà emergere sulle procure rivali. Ma la legge è chiara: un bene non può essere sottomesso a vincolo cautelare, e in ragione di ciò abusivamente sottoposto ad atti istruttori, in assenza di un motivato decreto di sequestro. Si pensa allora di aggirare l’ostacolo, interpretando in modo “creativo” l’art. 371 cpp, equiparando lo scambio del reperto a quello delle copie di atti e informazioni che può avvenire tra diverse autorità giudiziarie. In questo modo la procura potrà anche eludere la reazione della difesa, evitando la contestazione del sequestro e il contraddittorio preliminare che avrebbe aperto un varco sul fronte dell’accusa, disvelandone la trama e mettendo in luce l’inconsistenza indiziaria delle sue ipotesi. Per rinforzare il suo teorema con delle prove vere e solide, Giovagnoli

Zainetto color camoscio blu

Daltonismo giudiziario: ecco lo zainetto che secondo il sostituto procuratore di Bologna Paolo Giovagnoli era di color camoscio

cerca in tutti i modi di guadagnare tempo. Solo la possibilità di agire in segreto gli avrebbe offerto la garanzia di poter continuare a indagare senza intralci, o meglio sarebbe dire imbastire impunemente artificiosi castelli indiziari, miserabili patacche probatorie. Solo restando nascosto poteva evitare il rischio di doversi misurare con un’estensione della domanda d’estradizione in presenza di un fascicolo terribilmente vuoto. Il 27 settembre 2002, la Digos romana risponde inviando copia delle agende, nonché gli estremi delle carte di credito e dei codici Imei dei telefonini cellulari sequestrati, e informa Giovagnoli che lo «zainetto marca Samsonite» era stato trasmesso presso l’ufficio del dottor Vitello, titolare del decreto di sequestro. Il 30 novembre 2002, alle ore 12.30, lo zainetto si trova negli uffici del nucleo operativo dei carabinieri di Bologna, dove viene sottoposto a ricognizione.

Com’era finito lì?
La risposta ce la dà Giovagnoli stesso, in una lettera che il 2 novembre aveva indirizzato al dirigente della Digos romana: «Facendo seguito al colloquio presso codesto ufficio del 11.10.2002 – scrive il sostituto procuratore bolognese – chiedo che vogliate trasmettere a questo ufficio per il tramite della polizia giudiziaria Digos, lo zaino nonché la copia del disco per personal computer sequestrati al detenuto in riferimento e della consulenza tecnica disposta sullo stesso disco, nonché di altri atti eventualmente compiuti nell’ambito dello stesso procedimento». Stupisce questo ossessivo attaccamento a un banale portacomputer, dalle pareti rigide e imbottite, che non è destinato ad allargarsi a sacco come un normale zaino da spalla, che dunque non lo è anche se alcuni vorrebbero che fosse. C’è da parte del sostituto procuratore di Bologna una sorta di feticismo compulsivo che ricorda la coperta di Linus, quell’infantile oggetto di transizione che ha preso il posto dell’orsacchiotto o del succhiotto, spesso sinonimo d’infanzia infelice.
Eppure i telefonini, le carte di credito, le agende telefoniche sono tradizionalmente risorse fondamentali per le indagini. Veri e propri tesori informativi. Come mai in questo caso non destano nessun particolare interesse? Ma perché da essi non emerge nulla. Anzi solo prove difensive. Le schede ricaricabili Sim non sono attivabili in Italia. Gli stessi telefoni non funzionano con carte italiane, mentre il traffico telefonico non conduce oltre il giro dei familiari. Le carte di credito funzionano solo Oltralpe. Le agendine sono stracolme di nomi francesi, oppure di giornalisti e addirittura di qualche politico italiano. Quanto all’agenda di lavoro, essa suscita solo imbarazzo negli inquirenti. Infatti, nei giorni che precedono o che coincidono con l’attentato sono annotati numerosi e precisi impegni e appuntamenti. Sono tutti molto dettagliati, quindi verificabili, come[…] gli impegni per il 13, il 14 (lezione all’università, sala b 235, ore 16.30-19.00) […]

di blu c'è solo un bel cielo

Camoscio: di blu c’è solo un bel cielo

Insomma, gli inquirenti avevano in mano una mole enorme d’elementi e spunti d’indagine per verificare da subito, senza particolari difficoltà, i suoi spostamenti in quei giorni del marzo 2002. Peraltro sarebbe bastato chiedere a lui stesso, cosa che al contrario non hanno mai fatto, neanche quando decisero di ascoltarlo come teste informato sui fatti, il 12 febbraio 2003. Periodo nel quale la procura cercava ancora di nascondere le proprie intenzioni. Capziosamente invece si sono solo interessati ai computers presenti nella sua abitazione ed a quelli di due suoi vecchi amici, di cui uno ex coimputato, presso i quali hanno cercato tracce probatorie collegate alle sue attività. Il postulato accusatorio li conduceva a cercare il suo fantasma in Italia e ignorare la sua presenza fisica in Francia.

1/ segue

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Esilio e castigo, restroscena di una estradizione /2

Estratti dal libro Esilio e castigo, Paolo Persichetti, La città del sole edizioni 2005


Retroscena di una inchiesta e manipolazioni attorno alle indagini condotte dal “gruppo di lavoro sull’omicidio di Marco Biagi” e dalla procura di Bologna

Capitolo VII – “Blu come un camoscio” /Seconda parte

 

Questo accecamento colpevolista è all’origine di un grottesco episodio d’omonimia. Il 23 gennaio 2003, Giovagnoli invia la Digos nell’abitazione di un’attivista romana, già attenzionata in precedenti indagini e confusa con la sorella di uno dei suoi amici perquisiti. Nessuno in procura e in questura si era preoccupato di verificare la reale consanguineità tra i due. La semplice omonimia bastava agli inquirenti, a cui non sembrava vero di aver finalmente trovato il “contatto” tra Persichetti e ambienti ritenuti “filoeversivi”, così da poter avvalorare lo sgangherato teorema della centrale francese. Ovviamente la perquisizione non darà alcun esito, perché i due non si conoscevano affatto. Se gli investigatori avessero controllato meglio, invece di lasciarsi sopraffare dall’abusiva correlazione fra due cognomi identici, si sarebbero accorti dell’errore maldestro.

La vera sorella dell’amico di Persichetti si chiamava Nicoletta, come era facile rilevare anche dall’agendina telefonica a lui sequestrata, e non Paola, coma la donna perquisita. Ennesima dimostrazione dei metodi approssimativi di un’inchiesta incapace d’accertamenti banali, quanto essenziali, per evitare scambi di persona. Ancora una volta, però, l’errore era figlio di postulati che non solo sfuggivano a qualsiasi verifica, ma addirittura si avvalevano di farneticanti invenzioni e contraffazioni della realtà. Solo grazie all’indagine difensiva condotta dall’avvocato Francesco Romeo, nel giugno 2003, verranno finalmente depositate agli atti sedici testimonianze che dettagliano ad abundantiam i suoi movimenti e le sue attività nel periodo incriminato. Le annotazioni presenti nell’agenda trovano così ampi riscontri a cui si aggiungeranno anche nuove circostanze, come la “cena politica” del 19 marzo al Marais, o gli appunti forniti da alcuni studenti sulla lezione tenuta il 14 marzo. Insomma, un piccolo campione, selezionato unicamente per esigenze di sinteticità, di quanto la procura avrebbe potuto raccogliere se solo avesse avuto l’intenzione di accertare la verità e non di fabbricare un colpevole. Ma ormai a Bologna sono obnubilati. Non possono tornare indietro. Tengono stretta la preda che hanno inventato. Ogni loro passo successivo è viziato dalla necessità di legittimare il postulato iniziale. C’è una compresenza di elementi diversi tra investigatori e magistrati che dà luogo a un impasto surreale, una sinergia che non funziona e che risponde a strani imput.
Il gruppo di lavoro su Marco Biagi è un coacervo estemporaneo d’incompetenze e limiti che si sommano l’un l’altro. Lo dirige l’ex capo della mobile veneziana, un funzionario assolutamente digiuno d’inchieste sui gruppi sovversivi, senza background culturale sul fenomeno. Non conosce le storie di quei movimenti, le loro filiazioni, le differenze culturali, confonde le sigle, sottovaluta le scissioni, ignora la discontinuità decisiva del decennio 90. Per lui e per gli altri “mobilieri” un ex brigatista vale l’altro, le sigle si equivalgono, pure quelle scomparse da più di un decennio. Le resuscitano, attribuiscono intenzioni, riscrivono biografie e identità pur di far coincidere la realtà con i loro pregiudizi e la loro ignoranza. Quelli delle Digos non sono da meno. Anche loro sono malmessi dopo che alla fine degli anni 80 il fenomeno della lotta armata si è estinto. Molte “memorie storiche” sono andate in pensione, i nuovi non hanno esperienza, si sono fatti le ossa con l’hooliganismo degli stadi e qualche centro sociale. Non sanno leggere i documenti, altrimenti saprebbero quello che gli autori dei nuovi attentati ribadiscono da tre anni in tutte le salse: siamo gli Ncc, più qualche altro raccolto per strada, abbiamo ripreso la bandiera delle Br-Pcc di cui intendiamo proseguire il percorso interrotto – la cosiddetta “continuità oggettiva” – e le Br-Pcc a cui guardiamo non sono quelle della «ritirara strategica»(1) dell’82, ma quelle della prima posizione fuoriuscite dalla rottura organizzativa dell’84-85. In un manoscritto di dodici pagine a circolazione interna e nel quale si delinea in piena franchezza il bilancio fallimentare del «rilancio» della lotta armata avvenuto con l’azione D’Antona, documento citato dal Corriere della sera del 18 maggio 2004 e ritrovato dalla Digos nel dicembre 2003, all’interno del deposito che le «nuove Br» avevano predisposto in tutta fretta in via Montecuccoli a Roma, dopo il conflitto a fuoco del marzo precedente sul treno Roma-Arezzo, si può leggere: «Noi storicamente non siamo le Br-Pcc ma gli Ncc[…] le Br-Pcc appartengono al proletariato, sono state il suo strumento politico-organizzativo e la classe vi si riconosce, per cui anche la non appartenenza politico-organizzativa dà un diritto-dovere di riprenderne il cammino».
Quelli delle Digos non sono da meno. Anche loro sono malmessi dopo che alla fine degli anni 80 il fenomeno della lotta armata si è estinto. Molte “memorie storiche” sono andate in pensione, i nuovi non hanno esperienza, si sono fatti le ossa con l’hooliganismo degli stadi e qualche centro sociale. Non sanno leggere i documenti, altrimenti saprebbero quello che gli autori dei nuovi attentati ribadiscono da tre anni in tutte le salse: siamo gli Ncc, più qualche altro raccolto per strada, abbiamo ripreso la bandiera delle Br-Pcc di cui intendiamo proseguire il percorso interrotto – la cosiddetta “continuità oggettiva” – e le Br-Pcc a cui guardiamo non sono quelle della «ritirara strategica»(1) dell’82, ma quelle della prima posizione fuoriuscite dalla rottura organizzativa dell’84-85. In un manoscritto di dodici pagine a circolazione interna e nel quale si delinea in piena franchezza il bilancio fallimentare del «rilancio» della lotta armata avvenuto con l’azione D’Antona, documento citato dal Corriere della sera del 18 maggio 2004 e ritrovato dalla Digos nel dicembre 2003, all’interno del deposito che le «nuove Br» avevano predisposto in tutta fretta in via Montecuccoli a Roma, dopo il conflitto a fuoco del marzo precedente sul treno Roma-Arezzo, si può leggere: «Noi storicamente non siamo le Br-Pcc ma gli Ncc[…] le Br-Pcc appartengono al proletariato, sono state il suo strumento politico-organizzativo e la classe vi si riconosce, per cui anche la non appartenenza politico-organizzativa dà un diritto-dovere di riprenderne il cammino».

A Bologna, Vittorio Rizzi spiega ad un giornalista che lo intervista in posizione genuflessa (Repubblica del 26 ottobre 2003) che l’inchiesta è ripartita dalla «indagine di sistema», come prescrive il manuale del piccolo detective. In sostanza «riapri i faldoni, rileggi una per una le carte, verifichi vecchie intuizioni, misuri se una connessione logica valida ieri lo sia ancora oggi o se il tempo non l’abbia contraddetta. Rileggi tutto. Ma proprio tutto» ma non capisci nulla perché non hai le basi, perché non è come acchiappare spacciatori, rapinatori, mafiosi, prosseneti o mariti che menano alle mogli. Insomma postulano che tutto venga dal passato, che qualcuno tiri le fila, magari da lontano, protetto in qualche santuario e invece i “nuovi” sono lì, sotto il loro naso che girano indisturbati da tre anni. E così ripescano vecchi fascicoli, si interessano a “latitanti” che potrebbero tranquillamente incontrare in strada, nei posti di lavoro, in ritrovi pubblici se solo facessero un salto a Parigi. Rileggono impolverati dossier, incollano A 4 sui muri, giocano ai rebus e ai quiz ma dimenticano di consultare le emeroteche, le videoteche, le librerie, dove informazioni sui rifugiati e i loro interventi pubblici non mancano di certo. È vero, non sono topi di biblioteca. Loro guardano i film di Starki e Hutch. Hanno il grilletto facile e sfondano le porte. Non pensano, menano… quando gli riesce, come a Genova. E così focalizzano l’attenzione su Persichetti. È un quarantenne, condannato per un processo della fine degli anni 80. Uno degli ultimi, dunque per forza deve sapere qualcosa. Poco importa che non abbia mai avuto nulla a che vedere con le Br-Pcc nella sua traiettoria giudiziaria. Potrebbe aver mutato idea. Le posizioni politiche si cambiano come le maglie delle squadre di calcio, pensano i “mobilieri”. E poi Persichetti è scappato in Francia, vuol dire che aveva cattive intenzioni e non che volesse risparmiarsi vent’anni di galera. situazione non ci sono solo degli investigatori che al massimo potrebbero rimpiazzare i Dupont presenti nei fumetti di Tintin, c’è anche un magistrato molto particolare, che è lì, se è vero quel che ha scritto Il Messaggero del 31 ottobre 2003: «Con il dolore e la rabbia di chi si è visto portare via un carissimo amico[…]. Un’amicizia di tanti anni, quelli della giovinezza, del matrimonio e della nascita dei figli, che Marco Biagi e Paolo Giovagnoli hanno visto crescere e diventare grandi insieme fino a quella tragica sera». Se ciò trovasse conferma – e l’assenza di ogni smentita suona come silenzio-assenso (2) – ci troveremmo di fronte a una insostenibile sovrapposizione di ruoli tra funzioni della pubblica accusa e interessi della parte civile. Verrebbe offuscata la fiducia nella serenità interiore del magistrato e atroce sarebbe la sensazione di vedere il diritto penale ridotto a escrescenza della Sharia islamica, la procura di Bologna in un avamposto talebano.
Ormai l’indagine contro Persichetti ha assunto un valore identitario e recedere, quando si è andati troppo oltre nell’ipotesi accusatoria, equivarrebbe a riconoscere un errore dalla portata troppo grande: il fallimento del teorema che lega vecchie e nuove Br e nega ogni discontinuità. Non mollare vuol dire dunque attaccarsi a ciò che resta: al portacomputer. Ed è qui che assistiamo a un evento miracoloso, l’improvvisa modificazione cromatica dello zaino che ne stempera il pigmento. D’altronde l’Italia è il paese delle madonne che lacrimano sangue, degli eczemi che si trasformano in stigmate. Perché stupirsi se anche la miscredente Bologna viene finalmente toccata dal segno divino?
Ad aggravare la situazione non ci sono solo degli investigatori che al massimo potrebbero rimpiazzare i Dupont presenti nei fumetti di Tintin, c’è anche un magistrato molto particolare, che è lì, se è vero quel che ha scritto Il Messaggero del 31 ottobre 2003: «Con il dolore e la rabbia di chi si è visto portare via un carissimo amico[…]. Un’amicizia di tanti anni, quelli della giovinezza, del matrimonio e della nascita dei figli, che Marco Biagi e Paolo Giovagnoli hanno visto crescere e diventare grandi insieme fino a quella tragica sera». Se ciò trovasse conferma – e l’assenza di ogni smentita suona come silenzio-assenso (2) – ci troveremmo di fronte a una insostenibile sovrapposizione di ruoli tra funzioni della pubblica accusa e interessi della parte civile. Verrebbe offuscata la fiducia nella serenità interiore del magistrato e atroce sarebbe la sensazione di vedere il diritto penale ridotto a escrescenza della Sharia islamica, la procura di Bologna in un avamposto talebano. Ormai l’indagine contro Persichetti ha assunto un valore identitario e recedere, quando si è andati troppo oltre nell’ipotesi accusatoria, equivarrebbe a riconoscere un errore dalla portata troppo grande: il fallimento del teorema che lega vecchie e nuove Br e nega ogni discontinuità. Non mollare vuol dire dunque attaccarsi a ciò che resta: al portacomputer. Ed è qui che assistiamo a un evento miracoloso, l’improvvisa modificazione cromatica dello zaino che ne stempera il pigmento. D’altronde l’Italia è il paese delle madonne che lacrimano sangue, degli eczemi che si trasformano in stigmate. Perché stupirsi se anche la miscredente Bologna viene finalmente toccata dal segno divino?
Una sprovveduta quarantenne con l’hobby delle passeggiate canine si trova così travolta in una storia troppo grande per le sue fragili spalle. Questa volta sono i carabinieri che entrano in azione quasi a voler bilanciare la loro assenza fino ad ora riscontrata nelle indagini. Un po’ di luci della ribalta spettano anche a loro. Chiamano la teste, la pressano, gli suggeriscono delle risposte, la condizionano. Se la lavorano insomma. E per lei è difficile dire di no. Tentenna, è esitante, non ricorda bene, ma alla fine finisce per sottoscrivere sempre la versione che l’Arma ha già confezionato. In una deposizione del 23 marzo 2002, di pochi giorni successiva all’attentato, quando la memoria era ancora fresca e i ricordi non ancora inquinati da pressioni successive, aveva raccontato di «uno zainetto color camoscio» portato in spalla da un individuo sospetto.
Il 30 novembre, sette mesi dopo, viene messa davanti a quattro borse, tra cui quella di Persichetti trafugata dalla procura romana. La messa in scena orchestrata è perfetta. Non c’è un solo zaino chiaro tra tutti quelli esposti. Addirittura una delle borse ha una forma allungata (come quelle sportive) con la cintola a tracolla. Un altro zaino è bicolore. Restano, in effetti, due sacchi in tinta unita. Uno è nero, l’altro è quello bleu marine di Persichetti. Siamo di fronte a quella che in gergo viene definita “tecnica a imbuto”, concepita per incanalare testi sovente fragili e sprovveduti, ansiosi di testimoniare il loro dovere di cittadini, ossequiosi delle istituzioni, e nella fattispecie delle uniformi. Nonostante gli sforzi predisposti per sollevarla dal peso del dubbio, la nostra testimone resta estremamente titubante. Sentiamola:
«Posso dire che il ricordo dello zaino che la persona portava a spalle non è molto nitido, comunque nella forma e nel colore può avvicinarsi ai primi due zaini che mi avete mostrato contrassegnati dai n° 1 e 2 [quello nero e quello blu di Persichetti, NdA].
Sicuramente il colore dello zaino non era molto scuro [e certo aveva parlato di color camoscio, nda] e per questo può avvicinarsi al secondo zaino, contrassegnato dal n° 2 [quello di Persichetti, NdA].»
Ma sì, perché non averci pensato prima? Il blu è meno scuro del nero, per questo può tranquillamente definirsi un colore chiaro. Di questo passo anche la notte più buia sarà splendente come il sole a mezzogiorno. Giovagnoli, riassumendo l’episodio nel rapporto inviato al GIP per chiedere il rigetto dell’istanza di dissequestro presentata dalla difesa nell’aprile 2003, scrive con imperturbabile candore: «La teste il 30-11-2002 ha riconosciuto lo zaino sopraindicato come quello portato dalla persona da lei notata nei pressi della casa del professor Biagi».
Vero, come un camoscio blu.

Tra gli inquirenti più daltonici spicca Vittorio Rizzi, “tutto chiacchiere e telefonini”, attuale capo della Mobile romana

Paolo Giovagnoli

Daltonico d’eccellenza: Paolo Giovagnoli

Link
Esilio e castigo, retroscena di una estradizione-1
La polizia del pensiero – Alain Brossat
Bologna, l’indagine occulta su Persichetti e il caso Biagi
Paolo Giovagnoli, quando il pm faceva le autoriduzioni
Paolo Giovagnoli, lo smemorato di Bologna
Storia della dottrina Mitterrand
Negato il permesso all’ex Br Paolo Persichetti per il libro che ha scritto

Note

1) Nei primi mesi del 1982, dopo il fallimento del sequestro del generale statunitense James Lee Dozier, le torture inflitte ai militanti catturati e le ondate di arresti che seguirono, quel che resta delle gruppo dirigente delle Br-Pcc lancia la proposta di una «ritirata strategica» che, prendendo atto delle dure sconfitte militari subite, avrebbe dovuto avviare una riflessione sulle prospettive della lotta armata e sulla necessità di ritornare ad un rapporto più interno con i propri settori sociali di riferimento.

2) In effetti, a conclusione dell’arringa pronunciata durante il processo in corte d’assise, Paolo Giovagnoli abbandonandosi ad alcuni istanti d’emozione ha ricordato questa amicizia.

2/ fine

 

Exil et Chatiment

Livres: Paolo Persichetti, Exil et châtiment. Coulisses d’une extradition, préfactions de Gilles Perrault et Erri De Luca

Paolo Persichetti a été enlevé et extradé précipitamment sur décision du gouvernement Raffarin pendant le dernier week-end d’août 2002, au
97828459714311 mépris de la parole donnée au nom de la France par François Mitterrand puis par Lionel Jospin. Il a été livré la nuit même à la justice italienne pour purger une condamnation à 17 ans de prison sans aucun recours ni procédure d’appel. Aujourd’hui détenu à Viterbo, Paolo Persichetti développe dans ce livre, à partir de son cas personnel, une critique ravageuse de la procédure pénale italienne et de la collusion entre les déraisons d’Etat dont il est devenu l’otage. À travers la démystification de la « démocratie judiciaire » et son analyse de la « judiciarisation » de l’espace public, il conduit une réflexion de fond sur les refoulements et les pathologies d’une société italienne, hantée par ses années de plomb et refusant obstinément de tourner la page par une mesure d’amnistie.
Écrit d’une plume alerte et souvent féroce, le livre de Persichetti est précédé de deux préfaces, l’une de Gilles Perrault (lui-même critique impitoyable de l’institution judiciaire dans Le pull-over rouge) et l’autre de Erri di Luca. En écho à l’émoi suscité par la probable extradition de Cesare Battisti,
le réquisitoire de Persichetti revêt une actualité brûlante. Condamné sur la simple délation d’un repenti, victime d’une injustice révoltante, bouc-émissaire d’un combat perdu depuis longtemps, à l’heure enfin où l’état d’exception tend s’imposer dans l’espace judiciaire européen, son auteur risque d’être englouti dans les oubliettes pénales de l’Etat italien.

Paolo Persichetti, ESILIO E CASTIGO, edizioni Città del Sole 2005

Libri: Paolo Persichetti, Esilio e castigo, edizioni Città del Sole, 15 euro

 

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Scritto in prigione e pubblicato per la prima volta in Francia, questo libro è la rappresentazione fedele di un caso di ingiustizia esemplare e costituisce uno stimolo efficace per la ripresa del dibattito sugli avvenimenti di quegli anni cruciali, al di là delle sciocchezze reticenti e delle turpitudini interessate che la vulgata ufficiale continua ad accreditare. Detenuto nel carcere di Viterbo, l’autore sviluppa qui una critica rabbiosa della procedura penale, di cui è divenuto ostaggio. Attraverso l’analisi della ‘democrazia giudiziaria’ e della ‘giudiziarizzazione’ dello spazio pubblico, Paolo Persichetti presenta una riflessione incalzante su problemi non risolti della società italiana, risalenti agli anni ’70, e che avevano già allora disvelato la natura classista e persecutoria delle istituzioni e le gravi responsabilità di una certa ‘sinistra’. La requisitoria dell’autore è di un’attualità scottante, in un’epoca in cui lo stato d’eccezione tende a imporsi nello spazio giudiziario europeo e, più in generale, a livello internazionale. «La cella addosso a Paolo Persichetti è saldata con la fiamma fredda del rancore. Prima il raggiro, la truffa di una finta accusa per poterlo estradare, e la complicità dei funzionari che si sono prestati a trafugare un corpo in libertà per consegnarlo ai carcerieri. Poi la penitenza di scontare pene per le rivolte politiche del 1900 […]. Rancori: in Italia non si perdona l’azione di chi andò allo sbaraglio senza alcun tornaconto personale. Chiamano volentieri terrorismo qualunque azione non abbia un riscontro economico. Da noi si perdona tutto, purché commesso per arricchimento […]. Incomprensibile e perciò imperdonabile è la generazione politica della quale Paolo Persichetti è stato uno degli ultimi iscritti, il più giovane dei noialtri di allora». (Erri De Luca) Paolo Persichetti (Roma, 1962) partecipa alle grandi lotte dell’inizio degli anni ’80. Nel 1987 è arrestato per organizzazione di banda armata. È poi accusato, senza elementi, di aver partecipato all’omicidio Giorgieri. Si rifugia in Francia, dove – nonostante la richiesta di estradizione che il governo francese ‘congela’ come per tutti i fuoriusciti – insegna scienze politiche all’Università di Parigi VIII. Nel 2002 è arrestato con la falsa accusa di complicità nell’uccisione di Marco Biagi, ed è estradato in Italia dove viene incarcerato a Viterbo.

Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu

n. 20 anno V – ottobre-dicembre 2004

Paolo Persichetti
http://www.hortusmusicus.com/schede/scheda.php?numero_hm=20&art=601

Di fronte alla notizia della fuga di Cesare Battisti, il ministro degli Interni Beppe Pisanu si è augurato che questi «sia arrestato e consegnato alla giustizia il prima possibile, perché chiunque oggi in Italia avesse l’idea d’imboccare la via scellerata del terrorismo deve sapere che, prima o poi, sarà raggiunto dalla forza paziente dello Stato» . Un concetto coverhm20media-1ribadito più volte in occasione di alcune recenti estradizioni e da cui trasuda una singolare idea delle istituzioni. Non sorprende tanto l’ipocrita insistenza, pronunciata con studiata pacatezza, sulla supposta forza paziente ma inesorabile dello Stato. Qui Pisanu ha voluto distinguersi dal suo collega di governo, il guardasigilli Roberto Castelli, che ha affermato lo stesso pensiero digrignando rabbiosamente i denti: «pensavate d’averla fatta franca andando all’estero a godervi la vita… Noi vi cercheremo comunque, dovunque e per sempre». Differenze di stile non di sostanza. Paziente o meno, la forza dello Stato resta per essenza strabica ed eccelle nell’esercizio selettivo della memoria. Colpisce semmai la risonanza biblica presente nelle parole del ministro: quella confusione tra i requisiti formali di uno Stato laico e di diritto col Dio terribile della punizione, l’arbitro ultimo e inesorabile del giudizio universale, molto diverso per altro dal Dio misericordioso dei vangeli. Ma la dottrina giuridica positiva ritiene che la sanzione sia altra cosa dal giudizio divino. Essa ha senso solo all’interno di una temporalità storica ben definita, oltre la quale perderebbe significato fino a capovolgersi. Non più giustizia ma vendetta, abuso, persecuzione. Per questo il codice penale prevede la nozione di prescrizione non solo del reato ma anche della pena. L’idea d’imprescrittibilità che recentemente, sotto la spinta dell’euforia penale, nuovo oppio dei popoli, ha guadagnato terreno, è rimasta comunque confinata a crimini eccezionali come quelli contro l’umanità. Certo per le pene più lunghe la prescrizione interviene solo dopo trent’anni, una distanza immensa. Eppure buona parte dei fuoriusciti oramai hanno superato la soglia dei vent’anni dalla condanna, cioè sono più vicini alla tempo della prescrizione che a quello della sanzione. Chi aspira a riportarli nelle carceri vorrebbe invece fermare il tempo e ricondurre indietro le lancette della storia come quei giapponesi persi nelle isole del pacifico.
Le parole di Pisanu e Castelli, uomini della destra politica, vengono a compimento di un processo, paradossalmente governato dalla sinistra, che ha visto mutare profondamente la cultura giudiziaria. La giustizia si è in qualche modo privatizzata. Il processo penale, ispirato in passato alla difesa dell’interesse generale, oggi viene presentato come una escrescenza tribale, una fatwa talebana legittimata dalla retribuzione simbolica della figura della vittima. Fatti sociali ritmati da una periodicità storica che consentiva la possibilità di un loro riassorbimento, vengono ora inclusi in una metafisica nozione del Male che è al tempo stesso unico e perenne, e perciò irrecuperabile. Male, colpa, vittima divengono nuove categorie supreme che annullano ogni differenza di luogo, di spazio e di tempo. Destoricizzano e desocializzano gli eventi, sacralizzandoli. L’esaltazione narcisistica del dolore muta la stesa percezione dei fatti sociali, in questo modo la reciprocità agonistica è sostituita dall’inconciliabilità vittimistica, dando vita ad una competizione della sofferenza che mina ogni possibile terreno di riconciliazione civile e supplisce la fuga dalle responsabilità della politica.
Le dichiarazioni del ministro degli Interni sono apparse come un monito, un anatema, una sorta di teorema performativo a fini preventivi: arrestare i latitanti della lotta armata di trent’anni addietro, e tra questi in particolare i fuoriusciti riparati in Francia, per usare il loro tardivo castigo come un deterrente contro chi volesse di nuovo imbracciare le armi nel futuro. Un modo di regolare non tanto i conti di ieri quanto piuttosto quelli di domani e ciò attraverso l’uso dei corpi dei fuoriusciti, in questo modo spersonalizzati, disumanizzati, scarnificati e trasformati in figure cristiche. Crocifisse sulla scorta di un iperbolico principio transitivo che li ridurrebbe ad oggetto della “colpa” altrui, sacrificati a mo’ d’esempio. La colpa, o meglio, la responsabilità che il diritto penale concepisce solo come personale, soggettiva, intenzionale e cosciente, diverrebbe così un’essenza astratta trasposta nel tempo e nella storia. E pour cause direbbero i francesi che c’entrano molto in questo caso. Oggetto della controversia è, infatti, la riscoperta del peccato originale, che fuoriesce da una visione teologica della storia. pg_008Questa anacronistica disputa sul senso di colpa non
è altro che il tentativo d’esportare altrove le cause e le eventuali responsabilità che stanno dietro il ritorno un po’ farsesco della lotta armata alcuni decenni dopo la guerra civile degli anni 70. Creare un nesso morale tra la sovversione di quegli anni e gli spari di oggi, costruire una responsabilità monocasuale, retrocederla nel tempo, è l’ennesima prova di una cultura della rimozione eletta a norma di vita. Dietro c’è il terrore di dover riconoscere che quei nuovi colpi d’arma da fuoco tornati a risuonare siano anche responsabilità di chi ha cullato il paese nella rimozione, di chi ha teorizzato e incensato l’oblio del decennio insorgente, di chi in questo modo ha evitato imbarazzanti domande. Le parole di Pisanu nascondono un inaccettabile tentativo di spiegare gli attentati del 1999 e del 2002 come l’affiorare in superficie di una deriva carsica che rimonterebbe alla fine degli anni 80. Secondo il responsabile del Viminale non sarebbe mai intervenuta alcuna soluzione di continuità. Gli attentati D’Antona e Biagi esprimerebbero oltre a una lineare continuità politico-ideologica, anche un evidente nesso organizzativo diretto e soggettivo con i militanti degli anni 70-80. Si afferma: «sono la stessa cosa. Residui di un fenomeno mai veramente sopito, che ha covato sotto la cenere lungo tutti gli anni 90, complici un eccesso di clemenza e la sottovalutazione degli organi di polizia e di governo distolti da altre emergenze». L’eccesso di clemenza sarebbe dunque la causa di tutto. Di quale clemenza poi si stia parlando, non è dato sapere, i prigionieri stanno tutti scontando le loro condanne fino all’ultimo secondo stabilito. L’unica amnistia prevista è quella del tempo.
Probabilmente per clemenza s’intende allora quel centinaio circa di fuoriusciti residenti in Francia e quel pugno di fuggitivi sparsi in altri paesi del mondo. Latitanti, per forza di cose recidivi si è provato a dire all’inizio per poi doversi arrendere di fronte all’evidenza. Allora si è costruito un nuovo teorema e così la colpa originaria ha sostituito quello della centrale francese, legittimando una postura ultrarepressiva che schiaccia sotto il rullo compressore dell’intolleranza totale ogni differenza e diversità. È un approccio che potrebbe definirsi “quantitativo” e non “qualitativo”, animato da analisi rozze, ottuse e oscurantiste, una visione strumentale e superficiale, surrogata da un credo assoluto nella forza.
Questo tipo d’interpretazione, per nulla innocente, suggerisce l’idea che i fenomeni sovversivi non abbiano più un carattere storicamente ciclico ma siano divenuti endemici. Secondo questa tesi dovremmo abituarci a convivere con le ombre e i fantasmi di una concezione clandestina della politica, una minaccia che, a seguito del declino delle grandi spinte ideologiche e al riemergere delle narrazioni religiose, assumerebbe i connotati di un patchwork, un confuso assemblaggio antioccidentale nel quale confluirebbe di tutto. Tipica silhouette del male, che tanto piace alla vulgata neoconservatrice nordamericana, intrisa di un manicheismo biblico perfettamente simmetrico al peggior integralismo islamico. Uno spauracchio opportunamente agitato per giustificare quella “guerra civile dall’alto”, scaturita dal nuovo assetto geopolitico unipolare. img_270867_lrg «Chiediamo all’Unione europea l’inclusione delle Brigate rosse nella lista delle organizzazioni terroristiche», ha affermato il ministro degli Esteri, Franco Frattini, durante il vertice della Nato svoltosi a Bruxelles a inizio aprile 2004. Una richiesta paradossale, poiché rivolta nei confronti di un’organizzazione che non esiste più da ben oltre un decennio e che difficilmente può essere giustificata dall’apparizione di uno scarno numero di imitatori sgominati in breve tempo. Dietro questa richiesta del governo italiano, oltre all’intenzione di mettere in difficoltà la Francia per la venticinquennale ospitalità concessa ai fuoriusciti, vi è la piena adesione all’idea che chiunque abbia, in un modo o nell’altro, preso parte a vicende politiche rivoluzionarie rappresenti una minaccia permanente. Si tratta della palese ammissione che ad essere perseguita non è più l’infrazione eventuale ma l’identità, addirittura remota, delle persone oggetto di queste misure restrittive. Costoro verrebbero considerate, contro ogni buon senso, in possesso di un savoir faire rimasto intatto e aggiornato tecnicamente nei decenni. È questo il nuovo sigillo che le democrazie attuali pongono sulla figura del nemico politico interno, eletto a pericolo permanente e immutabile. Assistiamo in questo modo ad una sorprendente osmosi culturale, ad una micidiale simmetria d’atteggiamento tra le parole di Pisanu e quelle degli autori degli attentati D’Antona e Biagi. Entrambi fanno tabula rasa del decennio 90. Entrambi legittimano le proprie posizioni realizzando una curiosa rimozione storica che cancella l’oltrepassamento realizzato dalla quasi totalità dei prigionieri e dai fuoriusciti della lotta armata, riguardo a una vicenda storica considerata conclusa da oltre un quindicennio.
È quanto mai strumentale la posizione di chi cerca nelle figure di ieri dei responsabili per l’oggi, attribuendo al passato quella che è stata una surreale imitazione figlia del presente. Un paese distratto e annoiato, persino futile, oramai conquistato dall’avidità dell’oblio, impaurito dalla possibilità di sapere, è rimasto scosso dal frastuono di quegli spari improvvisi. Per questo, irritato dal brusco risveglio, ha rovistato furiosamente in un passato sconosciuto, preferendo cercare in spazi e tempi lontani i responsabili di quei colpi senza radici, piuttosto che cercarsi attorno e guardarsi allo specchio. L’Italia è sempre più un paese che non vuole conoscersi e cerca momentaneo sollievo dietro dei capri espiatori, dei simbolici responsabili di sostituzione. cortei_liberta1
Il diniego ostinato, oggi potremmo dire premeditato, dell’amnistia, mantenendo gli insorti simbolicamente emarginati nei recinti carcerari o nei limbi disciplinari di esistenze semipenitenziarie, ha congelato il tempo, cristallizzato le epoche, e impedito a quel sapere incarcerato, a quelle esperienze sotto chiave o esiliate, di affermare le ragioni della irriproducibilità e inattualità dei modelli di lotta armata trascorsi. Non anatemi morali o squallide dissociazioni, ma autonome valutazioni politiche udibili dalle componenti sociali antisistema. Tutto questo è mancato. L’Italia è rimasta fedelmente ancorata alle politiche dell’urgenza, allo stato d’eccezione, ai modelli dell’abiura che hanno facilitato il reistallarsi della coazione a ripetere. L’esilio e il carcere hanno alterato la coscienza del tempo, rafforzando nella società la tentazione di considerare immutabile il rimosso. Se la Francia di Mitterand si era posta il problema di trovare una soluzione alla violenza fuoriuscita dal conflitto politico degli anni 70, l’Italia di Pisanu (e di Violante) continua solo a mostrarsi capace di mettere in scena la dansa degli apprendisti stregoni.

Link
Agamben, Lo Stato d’eccezione
Tolleranza zero: estensione dell’infrazione di terrorismo e nuovo spazio giudiziario europeo
La giudiziarizzazione dell’eccezione 1
La giudiziarizzazione dell’eccezione 2
Il caso italiano, lo Stato di eccezione giudiziario
Storia della dottrina Mitterrand
Dalla dottrina Mitterrand alla dottrina Pisanu

La fine dell’asilo politico
Garapon, L’utopia moralizzatrice della giustizia internazionale
Tarso Gendro, “l’Italia è ancora chiusa negli anni di piombo”
Brasile, stralci della decisione del ministro della giustizia Tarso Gendro

La fine dell’asilo politico

Il tabù dell’amnistia

Paolo Persichetti
Hortus musicus n. 20 anno V – ottobre-dicembre 2004

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I passati rivoluzionari faticano a diventare storia.
Adagiati nel limbo della rimozione periodicamente
vedono schiudersi le porte dell’inferno che risucchia brandelli di vita,
trascina esistenze sospese.

Lasciti, residui d’epoche finite che rimangono ostaggio dell’uso politico della memoria.

Non un passato che torna ma un futuro che manca

Il 30 giugno 2004, la chambre d’accusation de la cour d’appel di Parigi ha concesso “avviso favorevole” alla domanda d’estradizione rivolta dall’Italia nei confronti di Cesare Battisti. Non è la prima volta che un parere del genere viene espresso; è accaduto in più occasioni anche negli anni della dottrina Mitterrand. Questo “avviso” rappresenta, infatti, un semplice parere sulla ricevibilità tecnico-giuridica della richiesta. Almeno tale era l’interpretazione incontestata che coverhm20mediaveniva fornita negli anni in cui il diritto estradizionale non era stato ancora abrogato dall’entrata in vigore del mandato d’arresto europeo. Le nuove procedure, infatti, hanno introdotto il principio del reciproco riconoscimento delle decisioni di giustizia penale, tra gli stati membri dell’Unione. Una prassi che inaugura lo spazio giudiziario europeo sotto i cattivi auspici di un evidente disequilibrio tra le accresciute potenzialità repressive delle autorità statali e le ridotte garanzie di tutela dei singoli cittadini dell’Unione. L’obiettivo primario delle nuove norme entrate in vigore nel 2004 è quello di togliere al potere politico la possibilità di decidere, in ultima istanza, sulla estradizione. Infatti, nella vecchia tradizione sancita dai numerosi trattati bilaterali sorti nell’epoca dello jus publicum europeum, e poi recepita nelle diverse convenzioni europee pattuite nel corso del Novecento, la decisione (ben diversa dalla emissione di un semplice avviso tecnico) restava una prerogativa sovrana del potere politico. Più che di un processo di desovranizzazione siamo di fronte ad una nuova forma di sovranità, non più stabilita su scala nazionale e sulla base di una legittimità politica derivante dal suffragio, ma proiettata in uno spazio sovranazionale sorretto da una legittimità che non trae fondamento dal suffragio, ma dal processo d’integrazione e d’autonomizzazione di alcune tecnostrutture statali. I vari protocolli stabiliti con il sistema informatico Schengen, il mandato d’arresto europeo, Europol ed Eurojust stanno alle vecchie sovranità politiche come la Banca centrale europea sta alla vecchie politiche economiche nazionali di scuola keynesiana. Il diritto estradizionale ha rappresentato per oltre un secolo il meglio della cultura giuridica di scuola liberale. Maturato nella temperie delle lotte nazionali, democratiche e repubblicane del XIX° secolo, esso viene definitivamente sotterrato nell’epoca che vanta il dominio assoluto del modello neoliberale sul pianeta. Circostanza che suggerisce più di una riflessione sulla natura liberticida e dispotica del neoliberismo contemporaneo, marcato dall’eccezione permanente inaugurata subito dopo l’11 settembre 2001.
Trasformato in una foglia di fico, il diritto non riesce più neanche a salvaguardare la propria logica formale interna, assumendo sempre più le goffe sembianze di un travestimento kelseniano dell’essenza decisionista sostenuta da Schmitt. Il nuovo mandato europeo viola persino la regola della non retroattività. Entrato in vigore nel 2004, ai singoli Paesi è stata lasciata la possibilità di retrodatare la soglia temporale a partire dalla quale le nuove norme hanno valore. In Francia questo limite è stato esteso fino al 1993. La procedura applicata nei confronti di Cesare Battisti si è dunque prevalsa, almeno formalmente, delle disposizioni previste dalla convenzione europea del 1957. Ma a nessuno sfugge come il merito della decisione finale sia stato ispirato dalla nuova cultura giudiziaria liquidatoria delle vecchie garanzie previste dalla passata dottrina. Lo spirito del mandato d’arresto europeo è prevalso sulla lettera della vecchia convenzione, l’anticipazione virtuale sulla norma reale. Una circostanza non nuova. Gran parte degli avvisi favorevoli emessi dalle Chambres a partire dalla metà degli anni Novanta nei confronti dei fuoriusciti italiani, si è ispirata a questa anticipazione zelante di norme non ancora in vigore, dando vita ad una vera e propria giurisprudenza virtuale .
Quel che più colpisce nell’ultima decisione presa dai magistrati francesi, senza voler entrare troppo nei dettagli giuridici, è la palese violazione del ne bis in idem, la fondamentale regola che ogni matricola di giurisprudenza apprende sui banchi dell’università fin dalle prime lezioni di diritto. Non si può essere giudicati due volte per gli stessi fatti. Importa poco che nel 1991 la procedura riguardasse solo degli ordini di cattura e non dei mandati d’esecuzione pena. Gli episodi contestati restano gli stessi senza che sia nemmeno mutata nel frattempo la loro qualificazione. Un tempo, recitava una dottrina oramai desueta, di fronte ad una condanna definitiva l’obbligo di tutela e l’esercizio del principio di precauzione dovevano essere esercitati con un’attenzione ancora maggiore, non essendo più consentita alcuna possibilità di correggere il giudizio finale. Le autorità politiche francesi, attraverso alcune dichiarazioni del guardasigilli Dominique Perben e del presidente della Repubblica Jacques Chirac, hanno lasciato trapelare l’intenzione di voler firmare il decreto d’estradizione, una volta che il fascicolo sarà giunto sul tavolo del governo, aprendo così la strada, salvo fatti nuovi, ad una lunga sequela d’altri casi. Un capovolgimento di fronte che appare ancora più netto della decisione assunta nell’agosto 2002 nei confronti del sottoscritto. rossoLa nuova procedura d’estradizione avviata contro Cesare Battisti ha
scioccato la sinistra francese, scatenando accese reazioni e dibattiti. Fatto senza precedenti, molti leaders della sinistra, dai Verdi, alla Lcr, al Pcf fino allo stesso segretario del partito socialista, Fraçois Hollande, hanno reso visita al rifugiato italiano rinchiuso nella prigione parigina della Santé, mentre il sindaco di Parigi, Jean Delanoe, insieme alla giunta di rosso-verde lo ha dichiarato sotto la protezione del Comune. L’ampio sostegno e la forte simpatia iniziale sono stati successivamente compromessi dalle ripercussioni di una disastrosa campagna stampa infarcita d’errori, rappresentazioni grottesche, discorsi improvvisati, pressapochismi storico-politici sugli anni Settanta e sull’Italia recente, a cui hanno preso parte alcuni scrittori di gialli e fantascienza. Molti dei loro interventi hanno offerto pretesti insperati ai sostenitori delle ragioni dello Stato e della magistratura italiana che, per la prima volta da venti anni a questa parte, sono riusciti guadagnare terreno e simpatie, peraltro rispondendo agli argomenti dilettanteschi sollevati in favore del fuoriuscito italiano con discorsi non meno faziosi e ipocriti. Un contesto sfuggito di mano alla tradizionale linea politica tenuta dai fuoriusciti e improntata ad una rigorosa critica della giustizia d’emergenza. Oggetto della disputa era la veridicità del ricorso alla giustizia d’eccezione per reprimere l’offensiva rivoluzionaria degli anni Settanta e più in generale il giudizio sulla natura democratica o dittatoriale dell’Italia. Alcuni interventi apparsi sui quotidiani francesi (le Monde, Libération, L’Humanité) hanno evocato l’immagine maldestra dei «tribunali militari», triste ricordo della repressione della Comune di Parigi e più in generale il ricorso ad uno stato d’eccezione classico, con la sospensione delle giurisdizioni ordinarie e la creazione di tribunali speciali (sul modello del Tribunale speciale fascista o della Cour de sûreté de l’État), senza risparmiare approssimativi ritratti su un’Italia in stivali e camicia nera. Argomenti di chiara marca girotondina che ricalcavano quanto figure come Dario Fo (le Monde dell’11 gennaio 2002, «Le nouveau fascisme est arrivé») e Antonio Tabucchi (le Monde del 6 febbraio 2002, «L’abîme du totalitarisme»), avevano denunciato all’opinione pubblica francese pochi mesi dopo la bruciante, anche se largamente prevista, sconfitta dell’Ulivo nel maggio 2001. pg_008
Su le Monde del 27 marzo 2004, il presidente dell’Associazione nazionale magistrati, Edmomdo Bruti Liberati, ha avuto facile gioco nel replicare che tutto ciò non era mai avvenuto. Confortato da questa ovvietà, si è poi lanciato in una vile menzogna, asserendo che la giustizia italiana aveva giudicato quella lunga stagione d’insorgenza politica in modo assolutamente sereno ed equilibrato, senza l’ausilio di misure eccezionali e mantenendo intatte tutte le garanzie costituzionali, nonostante il contenuto d’alcune sentenze dell’Alta corte, emanate nei primi anni Ottanta, lo smentissero apertamente. All’epoca, la Consulta aveva riconosciuto il ricorso all’eccezione, giustificando il diritto di governo e parlamento ad adottare un’apposita legislazione svincolata dalle garanzie costituzionali. In realtà l’esperienza italiana ha innovato il repertorio classico dello stato d’eccezione, mettendo in pratica un modello molto diverso da quella situazione di “sospensione” o “vuoto” del diritto di cui ha recentemente scritto il filosofo Giorgio Agamben (Lo stato d’eccezione, Bollati Boringhieri 2003). L’Italia non ha affatto sospeso il diritto ordinario, non ha avuto bisogno di dotarsi di giurisdizioni speciali. Al contrario ha stravolto, deformato, inquinato il diritto penale corrente, camuffando sapientemente l’eccezione e rendendola in questo modo permanente: attraverso deroghe, nuovi reati, aggravanti speciali, appesantimenti delle pene, riformulazione dei criteri di formazione della prova (la parola dei pentiti), allungamento smisurato della detenzione preventiva, procedure eccezionali e pratiche informali . La norma corrente si è così dissolta in un vasto insieme d’eccezioni, creando una situazione d’ibrido giuridico. L’Italia ha fatto a meno dei giudici militari perché, sotto la toga, la magistratura ordinaria ha indossato l’uniforme dello Stato etico, assumendo una postura politica e sposando una vocazione purificatrice e combattente del proprio ruolo, corredato di un potentissimo arsenale penale speciale. Una formula innovativa della “eccezione giudiziaria” rimasta inconfessata e inconfessabile, come hanno dimostrato le parole di Bruti Liberati e d’altri insieme a lui. Quanto alla suscettibilità di cui hanno fatto mostra le autorità italiane insieme alla stampa di destra come di sinistra, è bene rammentare che nei decenni passati, nonostante la Francia abbia ripetutamente fatto ricorso alla giustizia d’eccezione e addirittura mantenuto nel suo ordinamento la pena di morte, abolita solo nel 1981, a tal punto che gli altri paesi europei non accedevano alle sue domande d’estradizione, ciò non ha compromesso il giudizio delle altre nazioni nei suoi confronti, e questo perché sempre più la forma dell’eccezione moderna investe le democrazie. Lo scandalo sollevato nei confronti delle accuse mosse alla giustizia italiana da una parte della società francese ha fatto emergere anche la sfacciata doppiezza che su fronti avversi oppone il discorso dell’associazione nazionale magistrati e dei suoi supporters giustizialisti della sinistra a quello della destra berlusconiana o leghista. Mentre i primi non esitano a denunciare all’interno del territorio nazionale i «progetti di fascistizzazione dell’ordinamento giudiziario», come affermato dal segretario generale dell’Anm, Carlo Fucci, per poi all’estero attaccare quelli che, avendo letto quanto da loro stessi detto, ripetono ingenuamente le medesime critiche; i secondi, in patria, accusano la magistratura di totalitarismo ma fuori pretendono che le sue sentenze vengano rispettate e venerate, purché non riguardino gli affari personali del loro premier, Silvio Berlusconi.
Se l’estradizione di Battisti verrà portata a termine, sempre che le differenti istanze di ricorso ancora disponibili non la annullino, lo Stato italiano vedrà coronare lo sforzo avviato negli ultimi tempi, con l’ausilio dei mezzi più disparati, per ricondurre nelle carceri vecchi militanti condannati per lontani fatti di lotta armata, che da uno o più decenni erano riparati all’estero . Oltre trent’anni ci separano dall’inizio della lotta armata, almeno quindici dalla sua conclusione. L’80% dei prigionieri è in carcere da un periodo che oscilla tra i 21 e i 26 anni; la maggior parte dei restanti almeno da 16. Tutto ciò però non appaga affatto i partigiani della certezza della pena. I fautori della legalità ritengono, infatti, che vi siano tuttora conti aperti, anche quando le ultime indagini hanno dimostrato che i due attentati del 1999 e del 2002, venuti ad interrompere oltre un decennio di silenzio, nulla hanno a che vedere con il passato e tanto meno con un fantomatico “santuario francese”, inizialmente accreditato dalle autorità per giustificare le estradizioni.  Sulle ragioni di questo surreale ritorno delle armi vi sarebbe molto da dire, compresa la sfrenata voglia di rimozione degli anni Settanta, il rifiuto ostinato dell’amnistia che ha congelato il tempo e cristallizzato le epoche, tentando d’impedire a quel sapere incarcerato, a quelle esperienze sotto chiave o esiliate, di far valere le ragioni dell’irriproducibilità e inattualità dei modelli di lotta armata trascorsi. Larghi settori della società italiana rimproverano i prigionieri e i rifugiati di non aver mai fatto atto di pubblico pentimento e per questo di aver eluso il senso di colpa, mantenendo per giunta un atteggiamento ambiguo nei confronti di una cultura politica che non esclude il ricorso alla violenza. Il superamento del passato resta ancora un terreno di controversia. Ciò che per gli uni è oramai storia, materia d’indagine e inchieste serrate, da discutere con le tecniche fredde e puntigliose delle scienze sociali, per gli altri è tuttora una ferita aperta, una piaga viva che non può e non deve cicatrizzarsi. Allo scandaglio del lavoro storico si contrappone la venerazione di una memoria trasfigurata nel culto di un dolore non riassorbibile. Al lavoro d’incorporazione del passato doloroso e conflittuale, si sostituisce un atteggiamento di rifiuto che fa di quel passato una trincea su cui attestarsi. 131677
I vinti, se non altro per quella saggezza che fuoriesce dal disagio di chi deve confrontarsi con circostanze sfavorevoli, hanno dovuto misurarsi con la sconfitta esplorandone gli aspetti più reconditi, vivendola sui propri tragitti esistenziali, tra esili senza asilo e castighi. All’anatema hanno opposto la riflessione. Avrebbero potuto barricarsi nelle torri in cemento blindato delle carceri, trovare conforto nell’isolamento penitenziario che gli era destinato, come è accaduto ad alcuni, oppure arroccarsi nel dolore per le vittime della propria parte, sentirsi l’emblema sacrificale di un martirio metastorico, vivere di una mortifera nostalgia che come scrive Milan Kundera, «non intensifica l’attività della memoria, non risveglia ricordi, basta a se stessa, alla propria emozione, assorbita com’è dalla sofferenza». Invece hanno rifiutato tutto questo. Non si sono sottratti alla realtà mutata. Hanno cercato, nonostante i muri e le sbarre, di andare oltre. Sono evasi dalla loro pena, sono fuggiti ai carcerieri rimasti a sorvegliare solo i fantasmi di una società attardata, ancora madida di rancore contro le immagini vuote di icone da odiare. Non sorprende dunque, se tuttora resta incompresa, o suscita addirittura scandalo, la scelta di François Mitterand d’offrire uno spazio d’asilo informale ai fuoriusciti italiani. Un atteggiamento che non cercava risposte a come si fosse scatenata la violenza politica, ma a come se ne potesse uscire. Per una sorta di contrappasso della storia, la Francia degli anni Ottanta restituiva l’aiuto ricevuto negli anni della guerra d’Algeria, quando l’Italia rifiutava sistematicamente l’estradizione dei militanti del Fln o dell’Oas, tra i quali anche uno degli autori dell’attentato del Petit-Clamart contro De Gaulle. Ma a differenza di allora, il declino di quelle culture politiche che sapendo pensare il conflitto erano anche in grado di riassorbire la violenza, quando questa straripava nei momenti più aspri dello scontro, ha ceduto il posto a visioni etiche e concezioni penali che mettono al centro della loro azione temi morali come il problema della colpa.
L’ombra lunga di Auschwitz ha portato con sé l’era dell’imperdonabile, dell’imprescrittibile, dell’indicibile e dell’inescusabile. Male, colpa, vittima, sono figure che assurgono a nuove categorie di una visione morale della storia che relega la politica in luoghi reconditi e infimi e annulla ogni differenza di luogo, di spazio e di tempo. Destoricizzati e desocializzati, gli eventi si colorano di un’aura sacrale. Muta la stessa percezione che i soggetti hanno di se e della loro collocazione all’interno dei fatti. L’esaltazione narcisistica del dolore introduce una nuova dimensione simbolica degli avvenimenti. La reciprocità agonistica è sostituita dall’inconciliabilità vittimistica. Una competizione della sofferenza, tra vittima dominante e vittima soccombente, che mina ogni possibile terreno di riconciliazione civile. Per questo l’amnistia è divenuta una proposta indecente, qualcosa che racchiude il massimo d’irrealismo politico e d’immoralità etica. Strano destino quello di un istituto nato con la democrazia ateniese e divenuto un tabù per le democrazie moderne. Forse una spiegazione si trova in quella finzione che presuppone il gioco democratico. L’amnistia si concepisce unicamente se si considera il corpo politico come diviso o potenzialmente divisibile. Invece oggi i sistemi politici democratici hanno sempre più vocazione ad autorappresentarsi come modelli compiuti, assolutamente insuperabili se non attraverso processi regressivi, percorsi a ritroso che ristabiliscano forme autoritarie o oligarchiche. Il concetto è chiaro: al di fuori del sistema non può esserci un’altra sfera politica poiché l’ordinamento democratico è il compimento stesso della politica, il grado più elevato della sua capacità inclusiva. L’artificiale rifiuto di concepire possibili divisioni della comunità, genera un dispositivo perverso, totalmente autovincolante, da impedire al sistema di autocorregersi. Le democrazie attuali sembrano, infatti, unicamente preoccupate di preservare un’immagine consensuale, dove l’esistenza sociale si dipana in una realtà che deve apparire senza rilievi. Evocare l’amnistia sarebbe come ammettere l’esistenza di conflitti di fondo, di fratture che implicherebbero il riconoscimento di repressioni avvenute, della presenza di una palese disarmonia politica. Abbandonare questa ipocrisia, può forse aiutare la ricerca di soluzioni realistiche che calino di nuovo l’idea di democrazia all’interno della storia, riconducendola a quel gesto inaugurale del politico che è il “riconoscimento del conflitto dentro la società”. Ciò consentirebbe di recuperare quegli strumenti di ripoliticizzazione delle controversie, capaci di permettere al sistema d’autocorregersi dopo aver affrontato traumatiche fasi di divisione e scontro. Sarebbe paradossale, infatti, voler ribadire la figura del nemico irriconciliabile nel momento in cui le democrazie intendono affermarsi come un modello di superamento dell’inimicizia politica.